00:00 et on ne peut pas se permettre avec la position défavorable qu'il y a la nôtre
00:05 médiatiquement, politiquement, de faire ce genre de choses.
00:09 Ici à Bobigny, les députés insoumis de Seine-Saint-Denis
00:13 organisent un meeting contre la réforme des retraites.
00:15 On va en profiter pour demander aux militants ce qu'ils pensent de leurs députés.
00:19 Je considère qu'ils sont sur la bonne voie et qu'ils font ce qu'il faut.
00:29 Et que ce qu'ils font est nécessaire.
00:31 Mais traiter un ministre d'assassin, est-ce que c'est nécessaire ?
00:34 Alors oui c'est ça.
00:35 Après peut-être, par rapport à la collision du groupe,
00:38 j'imagine qu'il y a certains éléments, certains députés qui commettront ce genre d'agissement.
00:44 Et je ne sais pas si c'est si critiquable que ça.
00:47 Peut-être que c'est maladroit.
00:49 C'est vrai que traiter d'assassin, c'est peut-être un peu beaucoup.
00:52 Mais Eric Borx a dit que c'était un appel au meurtre aussi.
00:58 Il faut arrêter de faire les vierges et pleurer là et tout.
01:00 Ça va arriver.
01:01 Le seul moment dans l'hémicycle où il y a eu à un moment donné un mot de trop
01:06 et c'est avec un député qui s'en est excusé tout de suite.
01:09 Pour le reste, c'est des débats.
01:11 Excusez-moi mais on est en train de casser,
01:13 on est en train de forcer les gens à travailler deux ans de plus.
01:15 On ne va quand même pas s'attendre qu'on débatte comme si on buvait du thé.
01:19 Je dis ça à dessein parce que c'est le président Debré,
01:23 aux gens du Républicain, qui disait que l'Assemblée ne servait pas à ça.
01:25 Donc les débats à l'Assemblée ne sont pas si terribles que ça.
01:27 Il faut arrêter avec ça.
01:28 Il y a une espèce de propagande macroniste derrière ça
01:30 qui est faite pour nous intimider mais ça ne marche pas.
01:33 Après, il y a des paroles malheureuses mais ce n'est pas grave.
01:39 L'essentiel, il est ce qu'ils font passer sur la retraite à 60,
01:43 sur la réforme de la retraite.
01:45 À la mi-temps, quel est le score ?
01:47 À la mi-temps, je pense que ça fait 2-0 pour nous.
01:50 À l'Assemblée, je n'y hâte pas.
01:53 On a marqué les nuls mais au moins, on n'en a pas pris.
01:55 D'accord ?
01:57 C'est un jeu assez défensif.
02:00 On a quand même un certain devoir d'exemplarité en tant que députée.
02:04 Malheureusement, ce sont des petits écarts qui nuisent à notre image,
02:08 qui est déjà très entachée, sachant qu'on n'est pas à notre avantage
02:12 déjà dans les médias, etc.
02:14 Le moindre faux pas est pisté.
02:16 C'est un problème.
02:17 Et d'autant plus dans un moment aussi crucial
02:20 que dans le cadre de la réforme des retraites.
02:22 Je pense que le moindre faux pas sert pour Assemblée nationale,
02:27 qui finalement est totalement absent des débats,
02:31 qui est totalement absent aussi des mobilisations sociales dans la rue, etc.
02:36 Et donc, c'est juste du pain béni pour eux.
02:38 On a un sondage BVA qui est sorti ce matin,
02:41 qui classait la France insoumise deuxième force politique
02:44 avec la moins bonne image du paysage politique
02:46 pendant le combat sur la réforme des retraites.
02:49 La seule force politique qui détourne ça, c'est le gouvernement.
02:51 C'est assez évocateur, quand même, ce chiffre-là,
02:54 de quasiment 70%, voire un peu plus,
02:56 qui ont une opinion défavorable de l'image de la France insoumise
03:00 sur cette réforme des retraites-là.
03:01 Et ça, il faut le garder en tête.
03:02 Ce genre d'excès de zèle, d'esclandre, de fougue,
03:07 c'est très bien pour les militants sincères
03:08 qui voient que leurs députés sont combatifs.
03:10 Mais dans l'opinion publique,
03:12 c'est quelque chose qui peut être très vite contre-productif,
03:14 on le voit aujourd'hui.
03:17 Sous-titrage Société Radio-Canada
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03:22 Merci.
03:23 Merci à tous !
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