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Tests salivaires à l’école : « Je préfère cracher, ça fait moins mal que le coton-tige dans le nez »

Le Parisien
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« Je préfère cracher plutôt que d’avoir un coton-tige dans le nez. Ça fait moins mal ! », lance Baptiste, 10 ans, qui arbore fièrement son petit pot au couvercle rouge, dans lequel il vient tout juste de déposer sa salive. Comme lui, ils étaient près de 400 élèves de l’école élémentaire République à Bourg-la-Reine ( Hauts-de-Seine) à s’être portés volontaires, après consentement parental, pour passer des tests salivaires ce mardi matin. Soit 80 % des écoliers que compte l’établissement. Pour encadrer et permettre les prélèvements, la mairie de la commune a fait appel à des animateurs et du personnel de la mairie, formés quelques jours avant par des techniciens du laboratoire d’analyses médicales Cerballiance. « La formation a duré une demi-journée. On nous a expliqué le protocole, les étiquetages et deux trois conseils pour aider les enfants à produire de la salive », détaille Khaled, en enfilant sa blouse blanche et ses gants de protection. Car même si les tests salivaires sont moins redoutés par les enfants que les prélèvements par écouvillon dans le nez ( souvent désagréables voire douloureux pour certains ), cracher suffisamment de salive s’avère parfois plus difficile qu’il n’y paraît. « Il nous faut 1 mml de matière dans le pot. On ne se rend pas compte, mais ça fait quelques crachats. Donc pour les aider, on leur conseille de penser à quelque chose qu’ils aiment bien manger. Un bonbon par exemple. Et de stimuler les glandes salivaires en massant légèrement le haut de la mâchoire », poursuit l’encadrant. Les flacons sont ensuite récupérés par une biologiste du laboratoire, qui vérifie les noms des élèves, la quantité de salive produite avant de les envoyer pour être analysés. Les résultats seront rapidement délivrés, soit en tout début de soirée, soit tôt le lendemain matin, pour permettre à l’école d’avertir les familles en cas de résultats positifs au coronavirus, d’isoler les élèves au plus vite et ainsi briser rapidement la chaîne de contamination. Déployée progressivement en France depuis le retour de vacances des écoliers, cette nouvelle campagne de tests dans les écoles devrait prendre de l’ampleur d’ici la mi-mars, avec pour objectif, d’atteindre 300 000 tests par semaine.

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