00:00Les établissements scolaires de Mayotte, dévastés par le cyclone Shido il y a un mois,
00:04devaient rouvrir leurs portes le lundi aux enseignants et au personnel pour la rentrée
00:08administrative, cependant.
00:11La situation s'annonce compliquée alors qu'il se prépare à accueillir les élèves dans une
00:15semaine. Les enseignants étaient censés retourner à Mayotte le lundi 13 janvier.
00:20Mais l'arrivée de la tempête tropicale d'Ikuldi et de la mousson a retardé leur retour,
00:24certains enseignants ont quitté l'île.
00:27Tandis qu'un nombre significatif est revenu pour préparer la rentrée, néanmoins il est
00:31primordial de résoudre les questions matérielles.
00:33Car il sera nécessaire de nettoyer ou de réaménager de nombreux espaces, dans certains
00:38cas, des travaux conséquents sont inévitables.
00:41Ahmed Atoumani, du CNCFT, souligne qu'au moins 9 des 16 classes d'une école sont inutilisables,
00:47et dans un collège les bureaux administratifs ont été saccagés.
00:50Tandis que les animaux parcourent les lieux, rendant la situation encore plus critique,
00:55l'école élémentaire Kavanissu d'Amanu, fréquentée par près de 2000 élèves issus
00:59des bidonvilles environnant, est l'un des cas les plus sévères.
01:02Le directeur, Guillaume Dupré-Oekesse, explique que la structure est ravagée, il n'y a plus
01:08de toiture ni de charpente dans certaines salles, témoigne-t-il ajoutant qu'il pourrait
01:13commencer à déblayer les gravats.
01:14La sécurité des élèves soulève des préoccupations, et des tantes écoles pourraient être mises
01:19en place pour accueillir les enfants.
01:21Le directeur propose de créer plusieurs salles temporaires afin de scolariser les
01:25enfants deux fois par semaine.
01:27Pour Guillaume Dupré-Oekesse, la scolarisation est une priorité fondamentale.
01:31Il souligne la nécessité de faire un état des lieux des élèves pour évaluer les dégâts
01:35causés par le cyclone.
01:37Par ailleurs, il est impératif de leur fournir de la nourriture et de l'eau avant d'aborder
01:42les cours.
01:43Une inquiétude partagée par Hosni Balachi, secrétaire général de la CFDT, qui s'interroge
01:48sur les lieux disponibles pour accueillir tous ses élèves.
01:50Si des enseignants sont revenus après avoir quitté le territoire, il reste peu de logements
01:55en bon état pour garantir le retour des élèves comme Noëlien, onze ans, témoigne des pertes
02:00subies dans leur bidonville.
02:02Tout s'est envolé avec le vent et la pluie, confie-t-elle.
02:04Son frère Nouh Ramid, quatorze ans, se dit inquiet de ne plus avoir de cantine, tout
02:09comme Ismaël.
02:10En terminale, qui commente l'impact des cyclones sur ses études ? Bien qu'il tente de suivre
02:15ses cours grâce à son téléphone, il se sent très stressé.
02:18La tâche à accomplir est immense, réparer les écoles, loger les enseignants, en recruter
02:23de nouveau et relancer le ramassage scolaire.
02:25Malgré cela, le maire de Mamou, Abdouadou Soumalia, reste optimiste en planifiant un
02:30retour des élèves à partir du 20 novembre, même si cela se fera probablement de manière
02:35progressive et dégradée.
02:36Il espère aussi que dès avril, tout pourra revenir à la normale.
02:39Cette perspective reste néanmoins un défi complexe à relever.
02:46N'oubliez pas que je lis maintenant tous vos commentaires.
02:48Abonnez-vous et à bientôt pour de nouvelles vidéos.
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