Le Bonhomme Sept Heures est un personnage fictif maléfique de la culture du Québec et du Canada francophone.
Au Canada francophone et au Québec, on parle de ce vagabond sinistre aux jeunes enfants pour leur faire peur et ainsi les rendre plus sages. Il était censé ramasser les enfants qui étaient encore dehors après sept heures du soir ou qui ne dormaient pas. La légende du Bonhomme Sept Heures est maintenant oubliée dans plusieurs régions, mais l'expression demeure répandue. Les termes croque-mitaine et père Fouettard sont assez méconnus au Canada, contrairement à « Bonhomme Sept Heures ».
On rencontre aussi les orthographes suivantes : « Bonhomme sept-heures », « Petit bonhomme sept heures », « Bonhomme setteur », « Bonhomme 7 heures »
Trois hypothèses existent sur l'étymologie de cette expression.
La première hypothèse veut que ce terme vienne de l'anglais bone-setter (qui signifie rebouteux). Un bone setter est en fait un ramancheur (régionalisme québécois pour rebouteux), une personne qui replace les articulations démises ou qui fait des manipulations pour guérir des douleurs comme les maux de dos. Lorsque dans une famille on faisait venir le bone setter, souvent la personne traitée gémissait, grinçait des dents ou criait de douleur ce qui faisait très peur aux enfants. Plus tard, lorsque ceux-ci ne voulaient pas obéir, on les menaçait du bone setter. Au Québec francophone, l'expression bone setter serait devenu le bonhomme sept heures. Il se peut très bien que ce soit là une erreur, car les spécialistes de la langue québécoise ont historiquement souvent eu tendance à voir des anglicismes dans les régionalismes. On peut penser à mouche à feu (luciole), par exemple, qu'on classe comme anglicisme dans le Dictionnaire des anglicismes de Gilles Colpron, tandis que ce mot se trouve dans le Littré, ce qui en fait au pire un anglicisme de maintien.
La deuxième hypothèse veut que ce terme soit un dérivé des bonhomme la nuit et couche huit-heures, qui sont présents dans certains parlers de France, et seraient arrivés en Amérique du Nord avec les premiers colons francophones. Le Bonhomme Sept Heures serait alors l'homme responsable d'éteindre l'éclairage des rues le soir venu. Selon Lionel Boisvert du Trésor de la langue française informatisé, que l'on mentionne dans l'article Bonhomme Sept Heures du grand dictionnaire terminologique, on trouverait des formes voisines de ce nom en breton : bonhomme basse heure et bonhomme basse hour.
Selon une troisième hypothèse, l'origine de ce personnage serait liée au bomb setter. Cette personne devait allumer les bombes des lampadaires qui fonctionnaient au gaz ou à l'huile, autour des années 1890 dans les rues de Montréal. Cette personne devait le faire avant 7 heures. Le mot se serait déformé et serait devenu Bonhomme Sept Heures. Donc un personnage se promenant à la brunante, difficile à identifier et que les parents pouvaient mentionner pour faire peur aux enfants qui ne voulaient pas écoute
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