Cérémonie du 7 mai 2008 Reportage CDT® Claude Millet - IREG Diên Biên Phú : la plus furieuse, la plus longue bataille du Corps expéditionnaire français en Extrême-Orient. 170 jours d'affrontement dont 57 jours d'enfer. Geneviève de Galard a vingt ans quand la guerre d’Indochine commence. Elle rêve d’aventures et veut servir. Elle choisit le métier de convoyeuse de l’armée de l’Air. Sa mission : soigner les blessés lors des évacuations aériennes. Basée à Hanoï au Tonkin, elle reçoit mission le 28 mars 1954 de se poser une fois encore à Diên Biên Phu cernée par le vietminh, afin d’évacuer les blessés vers l’arrière. Son destin bascule. Accidenté, son avion sanitaire ne peut plus repartir. A 29 ans, Geneviève se retrouve prisonnière, la seule femme à partager le sort des 15 000 soldats de l’armée française pris dans la nasse de cette sinistre cuvette. Pendant deux mois, jusqu’au dernier baroud d’honneur, elle incarne pour eux, l’infirmière, la confidente et l’image de la douceur dans l’enfer des combats. Mais sa place, elle ne la céderait à personne. La peur ? Pas le temps ! L’angoisse de la mort ? Sa foi chrétienne la protège. Après la chute du camp, le 7 mai 1954, elle restera près de trois semaines à soigner ses chers blessés, démunie de tout, de pansements, de médicaments, avant d’être libérée. Elle sera accueillie deux mois plus tard comme une héroïne par le Président des Etats-Unis, le Général Eisenhower, applaudie au Congrès américain, fêtée sur Broadway au cours d’une parade triomphale suivie par 250 000 New-Yorkais.
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