- il y a 10 ans
Echappées belles : Mongolie Sophie débute son périple en Mongolie à Erdenet par la découverte de sa mine de cuivre. Elle ira au Monastère Amarbaya ...
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00:37Bonjour à tous, c'est un merveilleux voyage que je vous propose de vivre avec moi aujourd'hui.
00:42Vous savez, ces voyages qu'on imagine faire dans ses rêves les plus fous et qu'on a la chance
00:46de réaliser un jour, je suis en Mongolie.
00:48La Mongolie, c'est un immense pays, grand comme trois fois la France et qui compte près de deux millions
00:53et demi d'habitants.
00:55Je suis en gare d'Erdonet qui est une étape sur le trajet du Transsibérien. Voyager en train est une
01:01aventure en soi ici.
01:07J'ai décidé de découvrir le pays en voiture par la route, ce qui est assez épique aussi paraît-il.
01:19Vous vous sentirez l'âme d'un explorateur en venant aux Mongolies.
01:22Paysages de steppes, déserts, arides, vallées verdoyantes, sont autant de décors qui réveilleront en vous des envies d'exploration d
01:29'un nouveau monde.
01:30Abandonnez vos repères occidentaux le temps d'un voyage, c'est ce que je vous conseille de faire.
01:34Longtemps fermée au monde extérieur après des années de domination soviétique, la Mongolie est aujourd'hui accessible.
01:39Elle a su préserver tout ce qui fait son charme, l'échevaucher des peuples nomades dans les steppes,
01:44des paysages à couper le souffle et même l'austérité architecturale de sa capitale, Oulonbator.
01:50Mais il y a une chose qu'il faut toujours garder en tête.
01:52La Mongolie est une destination qui se mérite.
01:55Soyez un voyageur humble, patient et curieux.
01:57Et ce pays coincé entre la Chine et la Russie vous offrira toutes ses richesses.
02:10J'ai rejoint le centre-ville d'Erdonet qui est la deuxième plus grande ville du pays et qui compte
02:16environ 80 000 habitants.
02:18Et je suis en compagnie de Dava qui a la gentillesse de me faire découvrir son beau pays.
02:23Alors on commence par une ville, Dava, et c'est vrai qu'elles ne sont pas très très jolies ces
02:27villes en Mongolie, soyons tout à fait honnêtes.
02:29Oui, c'est construit par le soviétique, ça veut dire style soviétique.
02:34Alors je remarque que la langue mongole s'écrit en cyrillique.
02:38C'est pas du russe, ça c'est du...
02:39C'est pas du russe, c'est cyrillique, c'est du cyrillique, mais les russes, ils comprennent.
02:50C'est quoi ces petites graines ? Je vois plein de gens à manger dans la rue.
02:53Ça c'est le graine qui pousse dans le bois.
02:56C'est dans les pommes de pain ?
02:59Tu enlèves, après tu vois le...
03:02Il y a les graines.
03:04Le marché de viande, là, il y a une odeur très forte, vous ne pouvez pas sentir, mais ça sent
03:09très fort.
03:10Vous mangez essentiellement de la viande d'ailleurs, vous mangez très peu de poisson.
03:15À la base, le repas, ça se compose de la viande et de la farine.
03:19Et vous accompagnez la viande avec quoi surtout ?
03:22Du riz et un peu de pommes de terre.
03:25Oui.
03:28Nous poursuivons notre découverte de la patrie de John Giscan.
03:32Comme moi, je suis sûre que vous êtes impatients d'en savoir un peu plus sur les us et coutumes
03:35de la Mongolie.
03:36Les trois premiers reportages de cette émission vont nous permettre de le faire.
03:40Nous avons suivi une tribu nomade, des cavaliers hors pair, qui nous ont permis de partager leur quotidien.
03:46Nous assisterons à un événement sportif, il s'agit du Nadam.
03:50C'est en quelque sorte les Jeux du stade version mongole.
03:53Nous suivrons également trois jeunes mongols qui ont choisi une vie moderne et urbaine.
03:59Et comme toutes les semaines, nous allons quitter notre destination principale pour vous proposer une idée de destination pour partir
04:05en week-end.
04:06Direction Marrakech au Maroc.
04:08Et ne manquez pas le troisième épisode du voyage de Marc Mopti à Madagascar, le long de la Nationale 7.
04:20Alors Dava, tu m'as promis de m'emmener dans un endroit magique, il s'agit de quoi ?
04:24J'ai du palestère bouddhiste qui s'appelle Amar Vaisalat.
04:29Voyager en Mongolie, c'est aussi s'intéresser aux populations nomades qui vivent dans les steppes.
04:34Certains d'entre eux acceptent volontiers des visiteurs étrangers de passage.
04:39Leur savoir-faire et leur tradition n'en sont pas pour autant dénaturés.
04:41Et fort heureusement, nous allons donc rencontrer une famille qui va nous parler de cette vie en communauté.
04:47Regarde.
05:16Le souffle des grandes étendues.
05:19La Mongolie est une immense steppe où la liberté, sauvage, doit se domestiquer.
05:32Cet empire des steppes est chevauché depuis des millénaires par des cavaliers hors pair.
05:37L'ourga à la main, l'un des enfants du clan de Dharan, tente de dresser un troupeau de chevaux
05:41avec cette perche au lasso.
05:49Batmunk est le doyen de cette famille de nomades.
05:52Toute sa vie, il l'a consacré à dompter cette nature au galop.
05:56Il faut du courage pour dresser un cheval.
05:59Le cavalier peut se blesser.
06:02J'essaie toujours d'accompagner mes enfants pour leur donner des conseils.
06:07Regardez ce cheval, la fou qu'il a.
06:09C'est un honneur quand on est nomade d'avoir un beau troupeau.
06:12Le cheval fait partie de notre tradition.
06:15On se déplace avec lui, on travaille avec lui.
06:21Le pastoralisme nomade est au cœur de la culture mongole.
06:24Ce mode de vie concerne 40% de la population.
06:30Batmunk et son épouse, Tzantal, sont à la tête d'un clan de trois enfants,
06:34cinq petits-enfants et une centaine de chevaux.
06:44Daava, le fils aîné de Batmunk, revient d'un long voyage à travers la steppe.
06:48Il est parti chercher Mende, son grand garçon, scolarisé en internat.
07:03Mende est de retour dans le clan pour les grandes vacances.
07:05Sous la yurte, on s'échange les dernières nouvelles.
07:08Les terribles intempéries de l'hiver et la perte du cheval de course,
07:12celui qui faisait la gloire de la famille.
07:29C'était notre étalon favori.
07:32J'ai dû le vendre cette année pour compenser nos pertes d'argent
07:35après la rigueur de la dernière saison froide.
07:38Mais j'ai tenu à confectionner ce morindour, ce violon à tête de cheval,
07:42en utilisant sa queue et sa crinière pour les cordes.
07:46Quand j'entends l'instrument, ça me rappelle le son de son galop.
07:49Je me souviens des bons moments passés à le chevaucher.
07:52Mes enfants, eux aussi, apprendront à en jouer pour perpétuer son souvenir.
08:01Mende et ses frères sont nés sur un cheval.
08:04Ils ont grandi dans la steppe.
08:06Et ils n'ont qu'un seul espoir, devenir de grands cavaliers,
08:09gagner des courses avec leur monture.
08:13Le cheval est notre allié.
08:15Quand je reviens dans la steppe, c'est sur mon cheval que j'arrive à retrouver toute ma liberté.
08:20J'oublie tout.
08:21J'ai l'impression de m'envoler avec lui.
08:25J'apprends à monter à cheval pour garder le troupeau comme les grands.
08:29Mais surtout parce que je n'aime pas marcher à pied.
08:32Par contre, moi je sais qu'il ne faut pas dire « chou ! »
08:35Sinon le cheval, il part au galop.
08:37Et moi avec.
08:45Depuis peu, Batmunk et les siens reçoivent régulièrement la visite de nomades
08:49venant de contrées de plus en plus lointaines.
08:53Près de 200 000 voyageurs foulent chaque année les steppes mongoles.
08:56Pour le clan, quelle que soit la monture, le cheval ou la jeep, l'hospitalité est de mise.
09:06Batmunk est fier de raconter son quotidien aux étrangers,
09:09sa liberté et sa résistance face au souffle de la steppe.
09:13Batmunk, en mongol, signifie bravoure.
09:17Cette capacité de vivre en pleine nature, de surmonter les rigueurs d'un hiver,
09:22les chaleurs de certains étés, pour une veuille aussi dure que celle qu'il a menée,
09:28c'est un roc.
09:29Ce monsieur est un roc.
09:31Batmunk et son épouse, son tal, se sont rencontrés sur ces immenses étendues.
09:3650 ans plus tard, ils s'apprêtent à passer la main.
09:40Dans la steppe, la vie est rude.
09:42Il n'y a pas de place pour les plus faibles.
09:45Mes meilleurs souvenirs, c'est quand j'étais jeune,
09:48quand j'ai rencontré ma femme.
09:49Elle était magnifique sur son cheval.
09:52C'est comme ça qu'on s'est connus.
09:55Nous sommes nés et nous avons grandi ici.
09:57Nous y vivrons jusqu'à notre dernier jour.
10:01Après nous, nos enfants prendront la relève.
10:03Ils perpétueront ainsi la tradition nomade.
10:15Chaque soir, habillée de son dème,
10:18l'habit traditionnel,
10:19Santal part pour un dernier galop,
10:21comme un défi au temps qui passe.
10:41Bientôt, ses enfants lui succéderont,
10:43poursuivant à leur tour,
10:45dans ses contrées lointaines,
10:47la magnifique histoire qui lit l'homme et le cheval.
11:04Avant de rejoindre l'un des plus beaux monastères du pays,
11:08nous allons faire une petite escale
11:09chez un producteur de céréales.
11:12Dava cherche la route.
11:14Il faut emprunter un petit chemin, c'est ça ?
11:16Oui, il y a par ici.
11:17Un peu par ici, apparemment.
11:19Après, c'est un campaneau routier.
11:20Oui, c'est ça.
11:21C'est un campaneau.
11:35Qu'est-ce qu'ils cultivent ici ?
11:37C'est une pomme de terre.
11:38Pomme de terre.
11:39Très bien.
11:40Comment vous avez vécu, vous,
11:41l'ouverture du pays dans les années 90 ?
11:45Jusqu'en 1990,
11:47je conduisais un tracteur pour l'État.
11:50Ensuite, il y a eu la privatisation.
11:53Nous avons récupéré une parcelle de terre
11:55et aujourd'hui, nous la cultivons.
12:17Le voilà, le fameux monastère au fond de cette vallée.
12:21Il se mérite, hein ?
12:22Parce qu'on vient de parcourir quoi ?
12:23Environ 170 kilomètres au départ d'Erdonais ?
12:26Oui.
12:26Alors, il y a eu différentes restaurations du monastère
12:29grâce à des aides de l'UNESCO.
12:30Le visiter, c'est en savoir un peu plus sur l'histoire de la Mongolie.
12:34Pousse sur les portes de ce sanctuaire.
12:38Mon nom à moi, c'est Gangsour.
12:40J'ai 11 ans.
12:44Ma mère est morte il y a quelques années
12:45et c'est ici au monastère d'Amar Bayas Galante
12:48que j'ai été recueillie.
12:51Je suis un des plus jeunes disciples.
12:55Construit en 1723 sous l'occupation Manchou,
12:58Amar Bayas Galante est l'un des temples bouddhistes
13:00les plus populaires du pays.
13:04Gangsour suit la prière le matin.
13:06Son temps libre, il l'occupe en dirigeant les visites du temple.
13:14Vous voyez, sur ces deux socles reposent les statues de deux divinités.
13:18Le dieu du nord à gauche et celui du sud à droite.
13:22Nous devons passer devant eux pour aller prier.
13:31Le temple, dit de la félicité tranquille, porte bien son nom.
13:34Il est l'un des rares monastères à avoir résisté aux purges soviétiques.
13:39Sous l'influence de Staline, sur 762 monastères,
13:42724 furent détruits et 17 700 religieux exécutés.
13:47Le moine Batmour vit aujourd'hui au milieu du temple miraculé.
13:52Nous sommes une trentaine de moines à vivre dans l'enceinte d'Amar Bayas Galante.
13:58Depuis 15 ans, nous veillons à faire revivre ce site.
14:08Le culte a repris librement en 1990 à la chute de la dictature communiste.
14:33Amar Bayas Galante et le bouddhisme participent aujourd'hui au renouveau de l'identité mongole.
14:43Je souhaitais rester au monastère.
14:45J'ai l'honneur d'être accueilli par le chef spirituel de la communauté.
14:48Vous pouvez m'expliquer vos fonctions principales ici ?
14:53En fait, dans le monastère, il y a certaines règles.
14:58Les moines ne doivent pas sortir du monastère, par exemple.
15:03Certains moments sont réservés à la prière.
15:06Moi, je m'occupe de l'enseignement des enfants.
15:10Je leur transmets tout ce qu'ils doivent savoir à propos de notre communauté
15:15et tout ce qu'ils doivent savoir sur la religion.
15:20Pour eux, c'est une école spéciale, en quelque sorte,
15:22où ils apprennent le bouddhisme et s'exercent au dharma, la loi naturelle,
15:26ce qui est le plus important.
15:28Et tous les petits moines, tous les enfants sont heureux ici ?
15:33Oui, bien sûr, les enfants sont heureux chez nous.
15:36Et lorsque ce n'est pas le cas,
15:39ils peuvent évidemment rentrer chez leurs parents.
15:45On ne les force pas à rester.
15:47D'ailleurs, parfois, certains repartent chez eux.
15:50Est-ce que vous pouvez m'apprendre, en quelques mots,
15:53les principes fondamentaux du bouddhisme ?
15:57Vous ne devez faire de mal à personne, à aucun être vivant.
16:03Au contraire, vous devez faire tout votre possible pour aider les autres.
16:08Et vous y parvenez par la méditation.
16:15Est-ce que vous pouvez m'expliquer ce qui se passe ?
16:17On peut aller voir ?
16:19Eh bien là, ils soufflent dans un coquillage
16:21pour appeler les moines à la prière.
16:33Vous savez, ce qui me rend heureux ici, avant tout,
16:36c'est d'aider les autres.
16:37Car en les aidant, eh bien, je m'aide moi-même.
16:46J'ai vraiment trouvé que c'était un endroit magique.
16:50Autre moment exceptionnel à vivre absolument,
16:52si vous venez en Mongolie,
16:54ce sont les Jeux Olympiques version mongoles.
16:57Des concurrents venus des quatre coins des steppes
16:59se retrouvent pour le Grand Adam.
17:01C'est la fête des sports traditionnels.
17:03Course à cheval, lutte ou encore tir à l'arc sont pratiqués,
17:06suivant le quotidien de plusieurs athlètes.
17:15Aux quatre coins du pays, lutteurs et cavaliers s'entraînent activement
17:18pour la grande compétition d'une Adam
17:20qui se déroule chaque année à Oland-Bator.
17:27Pagui a quitté la steppe pour la capitale.
17:30Il doit tenter d'honorer son clan,
17:32remporter le titre du meilleur lutteur.
17:35Ça me fait drôle de me retrouver en ville,
17:37dans un bâtiment où les gens dorment les uns au-dessus des autres.
17:42J'ai parcouru près de 1700 kilomètres
17:45depuis ma province de Bayan-Olgi
17:47pour participer aux Jeux de demain.
17:54Le grand jour.
17:55Les tribus venues de toute la steppe
17:57défilent dans le stade d'Oulan-Bator
17:59pour ouvrir le Nadam.
18:01Ces Jeux du stade version mongol
18:03honorent chaque année les trois jeux virils,
18:05le tir à l'arc, la lutte
18:06et la course de chevaux.
18:08Une tradition qui remonte à huit siècles,
18:10du temps où ces trois activités
18:11étaient les armes stratégiques
18:13de l'empereur Gengis Khan
18:14pour conquérir le monde.
18:28Pagui a une revanche à prendre.
18:30Il est arrivé en demi-finale l'an dernier.
18:33Plus de 1000 lutteurs vont participer au combat.
18:35À la fin de la journée,
18:36il n'en restera qu'une poignée.
18:41Je suis là pour gagner,
18:43pour passer tous les tours de sélection.
18:45Je viens d'une famille de lutteurs.
18:48Mon père a ici été sacré Zahane.
18:50Il a eu le titre honorifique.
18:52Et dès que je fais la danse de l'aigle
18:54sur le terrain,
18:55je sens la force en moi.
19:00Les lutteurs concourent pour le titre
19:02d'Ulsin Aourag,
19:03le champion national.
19:05Le combat s'achève
19:06dès qu'un genou ou un coude
19:08touche le sol.
19:18Les nomades affluent sur les gradins
19:20pour assister au spectacle,
19:21à l'une des épreuves reines
19:23de ces Olympiades mongoles.
19:27Vous savez,
19:28en Mongolie,
19:30si on a un fils,
19:31on veut à tout prix
19:32qu'il devienne lutteur.
19:33C'est le sport favori des Mongols,
19:35comme le foot en Occident.
19:42Dernier combat de la journée.
19:44Pagui, lui,
19:44a son ticket pour le second tour.
19:49Je suis très content
19:50de mon premier combat.
19:51Je suis sélectionné
19:52pour la finale de demain.
19:54Je dois faire preuve de force
19:55et d'agilité
19:55pour aller jusqu'en finale.
19:59A l'extérieur du stade,
20:01le Nadam prend des allures
20:02de grande kermesse.
20:03Chaque année,
20:04le festival permet aux familles
20:05de bénéficier de trois jours fériés.
20:21A quelques pas des combats de lutte,
20:23la seconde épreuve du Nadam débute.
20:26Le tir à l'arc est ouvert aux femmes
20:28depuis moins d'un siècle.
20:29Certains n'hésitent pas à dire
20:30que les jeux ont perdu de leur virilité.
20:37Les juges donnent le signal
20:38de départ aux archers.
20:39Ils font un chant en crescendo
20:41pour les encourager.
20:42S'ils lèvent les mains au ciel,
20:44c'est que la flèche a atteint la cible.
20:49Le tir à l'arc a longtemps
20:50été réservé aux hommes.
20:52Aujourd'hui,
20:52les femmes sont de plus en plus nombreuses.
20:55On a même une championne
20:56âgée de 86 ans.
21:00Mais l'épreuve phare du Nadam,
21:02c'est la course de chevaux
21:03organisée à 30 kilomètres
21:05à l'extérieur d'Ulambator.
21:07Les nomades ont chacun posé
21:08leur yurte aux abords de la capitale.
21:11Dahava a entraîné son fils
21:13toute l'année.
21:14Seuls les enfants
21:15de moins de 12 ans
21:15participeront.
21:19C'est mon enfant
21:20Heng Tai Vang
21:20qui représentera notre famille.
21:23Il a 7 ans.
21:24C'est la première fois
21:25qu'il participe
21:26à la grande course de chevaux.
21:28Je l'ai préparé
21:29dans la steppe.
21:30Mais cette fois,
21:31il devra faire la course seul
21:33avec d'autres enfants
21:34aussi légers que lui.
21:37Les Mongols sont nés
21:39sur des chevaux.
21:40Il y a 800 ans,
21:41nous avons conquis
21:43la moitié du monde.
21:44Et depuis,
21:45nous faisons monter
21:46les enfants
21:47dès leur plus jeune âge.
21:51Mon fils,
21:53tu feras de ton mieux.
21:54Reste toujours
21:55contre le cheval
21:55et regarde droit.
21:57Sois fort
21:58et chante très fort
22:00le Jinju.
22:07Chaque éleveur,
22:08chaque clan
22:09va mesurer sa force.
22:11Le cheval gagnant
22:12fera la renommée
22:13du troupeau.
22:14Heng Tai Vang
22:15est parti rejoindre
22:16la ligne de départ,
22:17un lieu tenu secret
22:18jusqu'au jour J.
22:20La course se déroule
22:21sur plus de 30 km,
22:22à l'abri des regards
22:24du commun des mortels.
22:32Heng Tai Vang
22:33est arrivé 37e.
22:34Pour sa première compétition,
22:36il donne à son clan
22:36un premier gage de bravoure.
22:41Le Nadam
22:42s'achève
22:43sur un dernier galop.
22:45Celui-là même
22:45qui,
22:46800 ans plus tôt,
22:47a porté encore plus loin
22:48les frontières
22:49du grand empire mongol.
23:04Nous sommes toujours
23:05en Mongolie.
23:06Si vous voulez assister
23:07aux fêtes du Nadam,
23:08elles se déroulent
23:09entre le 11 et le 13 juillet
23:11ici à Ulaanbaatar.
23:13Sachez qu'il y a
23:13d'autres fêtes
23:14des sports traditionnels
23:15qui se déroulent
23:16dans d'autres provinces
23:17du pays.
23:18Et justement,
23:18Ulaanbaatar,
23:19j'y suis.
23:27J'ai ma photo
23:28avec John Giskan.
23:33Aujourd'hui,
23:33c'est la rentrée des classes
23:34qui se passe
23:35dans une ambiance
23:35assez particulière.
23:36Il semblerait
23:37que les enfants
23:38soient très contents
23:39d'aller à l'école.
23:40Bonjour, Bata.
23:42Comment ça va ?
23:43Bonjour, Sophie.
23:44Tu vas bien ?
23:45Oui.
23:45On va assister
23:45à la fête ?
23:46Oui.
23:51Les enfants
23:52qui prennent une fleur,
23:53ils donnent au professeur
23:55pour souhaiter
23:57une bonne année
23:58de l'école.
24:02Maintenant, il va donner
24:03des coups de violents
24:04aux têtes de cheval.
24:06C'est un instrument
24:07très traditionnel
24:08qui vient de
24:10de la ching-jiskan.
24:11Qu'est-ce que j'ai dit
24:12à peu près
24:12à cet élève ?
24:147-8 ans.
24:147-8 ans, oui.
24:16À quand remontent
24:16les origines
24:17de cet instrument ?
24:21Il y a longtemps,
24:22Koukoum Namil
24:23a un beau jeune homme
24:24habité dans la province
24:25de Dorno.
24:28Il est parti à l'armée
24:29très loin de chez lui.
24:30Mais en chemin,
24:31il a rencontré
24:32une princesse.
24:35Au moment de rentrer,
24:36elle a offert
24:36un beau cheval ailé
24:37comme preuve d'amour.
24:41Mais une servante,
24:42amoureuse du jeune homme,
24:43a coupé les ailes
24:44du cheval
24:44par jalousie.
24:45Le cheval est mort.
24:49Très triste,
24:50le jeune homme
24:50a récupéré la tête,
24:52la crinière
24:52et les côtes
24:53pour en faire
24:53un instrument de musique.
25:12Maintenant,
25:12on va voir
25:12comment elle construit.
25:14Très bien.
25:15On va aller
25:15dans un atelier
25:16où ils en fabriquent.
25:19Un violon comme ça,
25:21une personne,
25:22ils le mettent
25:23trois jours
25:23pour le monter.
25:24Quel bois
25:25ils utilisent ?
25:27Il y a du meulez
25:28et il y a du sapin.
25:32Ce bois
25:33pour faire le sang,
25:35ça c'est du sapin.
25:40Merci beaucoup, monsieur.
25:41Nous allons maintenant
25:42nous intéresser
25:42à la jeune génération mongole.
25:44ils ont décidé
25:46de vivre
25:46à Ouland-Bator
25:47et ils ont choisi
25:48une vie moderne
25:49et urbaine,
25:50qu'ils soient mannequins,
25:52étudiants
25:52ou encore chanteurs de rap.
25:54Voici les jeunes mongols
25:55du 21e siècle,
25:57galerie de portrait.
26:05effervescente, décomplexée,
26:08cavalière
26:08et urbaine.
26:09La Mongolie nouvelle génération
26:11s'émancipe.
26:17Une mue qui débute
26:18par une gueule de bois.
26:19Sur les hauteurs
26:20d'Ouland-Bator,
26:21dans ses quartiers
26:22de yurts
26:22où s'entassent
26:23près de 200 000 personnes,
26:24Muko rêve d'accéder
26:25à cette jeunesse bouillonnante.
26:27Il a quitté la steppe
26:28pour la capitale.
26:29À 20 ans,
26:30il incarne
26:31cette autre Mongolie.
26:36Je suis venu
26:37de la province
26:38de Dungdobi,
26:39dans le désert de Gobi.
26:42Ça fait 10 ans
26:43que je suis arrivé ici.
26:44Je suis étudiant
26:45en 3e année
26:46de tourisme
26:46à l'université.
26:48Je vis dans ce quartier
26:49de Yurt
26:49avec mes deux sœurs.
26:55Comme tous les habitants
26:56de cette banlieue,
26:57nous sommes des nomades
26:58issus de la steppe.
27:00On ne plante pas
27:01notre temps
27:02par plaisir,
27:03vous savez.
27:03On le fait un peu
27:04par tradition,
27:05mais surtout le temps
27:06de finir nos études
27:07et de gagner notre vie.
27:10La steppe
27:11prend ses quartiers
27:12à Ulaanbaatar.
27:13La capitale
27:14compte désormais
27:151 million d'habitants,
27:16soit un tiers
27:17de la population mongole.
27:19Sous le poids
27:20de l'exode rural,
27:21la ville fait peau neuve.
27:23Comme la plupart
27:24des nouveaux arrivants,
27:25Muko vit à peine
27:26au-dessus du seuil
27:27de pauvreté,
27:2815 euros par mois.
27:30Pour subvenir
27:31à ses besoins,
27:31il s'est engagé
27:32sur l'un des nombreux
27:33chantiers de la ville.
27:42J'ai commencé
27:43à travailler
27:44il y a deux jours.
27:45À Ulaanbaatar,
27:46les constructions
27:46se multiplient
27:47et je suis fier
27:48de me dire
27:48que je participe
27:49à la construction
27:50d'une capitale
27:51plus moderne.
27:57Libérée d'une longue
27:58dictature communiste
27:59depuis 1990,
28:01la Mongolie sort
28:01à peine
28:02de son adolescence
28:03démocratique.
28:04Dans la capitale,
28:05près d'un habitant
28:06sur trois
28:06à moins de 20 ans.
28:08Une génération
28:09porteuse
28:10de nouveaux espoirs,
28:11d'un nouveau visage.
28:13Comme celui
28:14de Kulangu.
28:15À 17 ans,
28:16Kulangu
28:17est une jeune mannequin.
28:18Les modèles mongols
28:19sont parmi les plus recherchées
28:21en Asie.
28:21Plus d'une trentaine
28:22d'agences
28:22sont pignons sur rue
28:23à Ulaanbaatar.
28:25Elles contribuent
28:25à diffuser partout
28:26dans le monde
28:27ce nouveau visage
28:28de la Mongolie.
28:37Je ne m'habille pas
28:38souvent en tenue traditionnelle.
28:40D'habitude,
28:41les agences nous demandent
28:42des défilés super branchés.
28:44Mais là,
28:44je suis fière
28:45de porter la tenue mongole.
28:47C'est aussi notre carte
28:48de visite dans le monde.
28:59Kulangu est née
29:00à la fin du communisme.
29:01Elle a grandi
29:02au milieu
29:03d'un autre système,
29:05libéralisée,
29:06ouverte
29:06sur de nouveaux espoirs.
29:08Sa mère,
29:09Oyun-sur-en,
29:10l'a inscrite
29:10à tous les concours
29:11de beauté
29:12pour prendre sa revanche
29:13sur un passé
29:14sans liberté,
29:15pour porter l'avenir
29:16de sa fille
29:16vers un autre horizon
29:18que la steppe.
29:23Parfois,
29:24on se dispute
29:24avec ma fille.
29:25C'est un peu
29:26un conflit de génération.
29:28Moi,
29:28à son âge,
29:29c'était le communisme.
29:31On ne pouvait pas
29:31sortir librement.
29:33J'avais juste
29:33le droit de jouer
29:34à la corde dans la rue.
29:36Aujourd'hui,
29:37ma fille est libre,
29:37elle peut défiler
29:38partout dans le monde.
29:40C'est que quelque chose
29:41est en train
29:42de changer en Mongolie.
29:48Au pied des constructions
29:49soviétiques,
29:50une nouvelle voix
29:51se fait entendre,
29:52impertinente,
29:53voire rebelle.
29:55Kuitza a lui aussi
29:56une vingtaine d'années.
29:57Il exprime
29:58les états d'âme
29:59de sa génération
30:00par le rap.
30:04Aujourd'hui,
30:05les Mongols
30:05font attention
30:06à leur apparence.
30:07Ils ont changé
30:08de l'extérieur
30:09en s'habillant différemment,
30:10mais à l'intérieur,
30:11ils sont toujours
30:12les mêmes.
30:13Les temps changent,
30:14les apparences aussi,
30:15mais au fond,
30:16on est en pleine reconstruction.
30:28Kuitza est aujourd'hui
30:29le chanteur de rap
30:29le plus populaire du pays.
30:31Ses textes reflètent
30:32l'évolution
30:32d'une société
30:33en pleine mutation.
30:35Une société qui mue
30:36d'une tradition nomade
30:37dans la steppe
30:38à une ambition occidentale
30:40dans la capitale.
30:50Les comportements
30:50sont en train de changer.
30:52Avant,
30:53sous le communisme,
30:53on était encadrés.
30:55Les gens attendaient
30:56de faire ce qu'on leur disait.
30:57Les jeunes aujourd'hui
30:58ont bien compris
30:59qu'il faut se battre
31:00pour construire
31:00son propre avenir.
31:10Le soir,
31:10Kulangu et ses camarades,
31:12tous apprentis mannequins,
31:13se retrouvent
31:14dans l'un des nombreux
31:15bars branchés
31:15d'Ulambator.
31:16On y parle
31:17de la Chine,
31:18de l'Amérique,
31:19d'une nouvelle forme
31:20de nomadisme.
31:23Moi,
31:24j'ai quitté la steppe
31:24avec mes parents
31:25à l'âge de 7 ans.
31:26Aujourd'hui,
31:27j'ai perdu
31:27toutes ces traditions.
31:28Je me sens citadine.
31:30De toute façon,
31:31ça paraît de plus en plus loin
31:32de vivre sous une yurte
31:33ou d'être nomade.
31:34Moi,
31:35je me sens un peu
31:35comme une européenne.
31:37Oui,
31:38moi aussi,
31:38je préfère vivre en ville
31:39ou à l'étranger.
31:46retour sous la yurte.
31:48Muko et ses sœurs
31:49n'ont pas encore
31:49assez d'argent
31:50pour vivre
31:50comme les autres citadins.
31:55La steppe me manque
31:56et mes parents aussi.
31:58Je sais d'où je viens
31:59et je ne l'oublierai pas.
32:01C'est pas ça.
32:03Vous savez,
32:04je viendrai peut-être
32:04à Oland-Bator
32:05mais je n'oublierai jamais
32:06mes traditions
32:08car je suis fils de nomade.
32:17Je suis toujours
32:18à Oland-Bator
32:19en Mongolie
32:20en compagnie de Bata
32:21qui a la gentillesse
32:22de ma compagnie.
32:23Donc,
32:24si on veut aller
32:24dans le désert de Gobi,
32:25c'est par là,
32:26c'est ça ?
32:27C'est à 600 kilomètres.
32:28600 kilomètres au Gobi.
32:29Donc là,
32:30on est dans le désert
32:31d'un quartier
32:31un peu plus moderne
32:32d'Oland-Bator.
32:33En fait,
32:34le développement
32:35en Mongolie,
32:36ça ne se passe
32:37qu'à Oland-Bator.
32:38Maintenant,
32:39vous comptez beaucoup
32:39sur le tourisme
32:41pour le développement
32:42économique du pays.
32:43Voilà,
32:44c'est ça.
32:44En fait,
32:45le tourisme,
32:45ça s'est développé
32:47en Mongolie
32:48il y a 50 ans
32:48mais il n'y avait
32:50qu'au moins
32:53deux,
32:54trois personnes
32:54par l'an.
32:55Alors que maintenant,
32:56il y a au moins
32:5723 ou 24 000
32:59touristes
32:59qui viennent
33:00en une année
33:01qu'en été.
33:02C'est bien d'un côté
33:03pour le développement
33:04du pays.
33:06Mais de l'autre,
33:06il y a un mais ?
33:07De l'autre,
33:08quand il y a des touristes,
33:09nous,
33:09on devient plus
33:11dans le socialisme
33:12avec de l'argent.
33:13C'est pour ça,
33:14il y a le peuple
33:15qui est en train
33:16de perdre son...
33:17L'argent pervertit tout
33:19un peu.
33:19Voilà,
33:19c'est ça.
33:20Ouais.
33:21Bon,
33:21on va essayer
33:21de traverser.
33:22C'est assez impressionnant.
33:23je reste vers toi.
33:25Oui,
33:25c'est très impressionnant.
33:26Parce que là,
33:27c'est pas du tout
33:27priorité aux piétons.
33:29Hop, hop, hop.
33:30Combien il y a de voitures
33:31ici en ville ?
33:3350 000 voitures
33:34à Ola Mbata.
33:35Oh là là,
33:35oh là là là là.
33:36Hop, hop, hop.
33:38C'est dangereux.
33:39C'est au péril
33:40de notre vie
33:40que nous venons
33:42de traverser
33:42ce boulevard.
33:44Maintenant,
33:44on va voir
33:45le monsieur
33:46qui fait du chant
33:48lyphonique.
33:49C'est une technique
33:50traditionnelle.
33:51Traditionnelle.
33:52C'est très mongol.
33:57Alors,
33:58racontez-moi,
33:58Ola Mbata me disait
33:59que c'était vraiment
34:00un chant traditionnel
34:02ici en Mongolie.
34:03Je crois savoir
34:04que c'est une technique
34:05quand même très difficile.
34:07En général,
34:09le chant reproduit
34:10le même son
34:10que la parole.
34:12Mais pour le chant
34:13lyphonique,
34:14c'est différent.
34:16On exerce une pression
34:18très forte sur la gorge
34:19et c'est ce qui permet
34:20de produire ce son.
34:23Il part du larynx
34:24et lorsqu'il arrive
34:25dans la bouche,
34:27ça fait caisse de résonance.
34:36qu'est-ce qu'ils signifient,
34:38ces chants ?
34:38Ils ont une symbolique
34:40particulière ?
34:43Dans le chant lyphonique,
34:44il y a un son
34:45qu'on appelle
34:46karira.
34:47Il reproduit
34:48le son du vent
34:49dans la montagne.
34:49il y a un son
34:50avec toi.
34:51C'est le truc.
34:55C'est le truc.
35:19la ville rouge, Marrakech, au Maroc.
35:22Et vous allez pouvoir constater qu'il n'y a pas que la plage d'Amalphna à visiter.
35:26Regardez.
35:35C'est devenu l'une des destinations privilégiées des Français.
35:39Chaque semaine, ils sont 20 000 à se rendre à Marrakech.
35:43Certains ont même décidé de s'y installer, comme Hanouk et Geoffrey.
35:48En leur compagnie, petite visite guidée de la Médina,
35:51à la découverte de ce qui fait la renommée du pays, l'artisanat marocain.
35:55Il y a des lanternes, on peut peut-être trouver notre bonheur.
36:00Et donc ça, tu n'as pas d'autre taille ?
36:01Non, je n'ai pas d'autre taille.
36:03D'accord.
36:04Si vous voulez, vous pouvez me commander et je peux faire pour vous.
36:07Les souks de Marrakech comptent parmi les plus grands du monde arabe.
36:10On trouvera immanquablement son bonheur,
36:12pour peu que l'on veuille bien se frotter au sport national, le marchandage.
36:16Je ne sais pas s'il y a une vraie recette, il faut s'adapter au vendeur.
36:21Toujours être souriant avec lui, ne pas le prendre mal.
36:25Et puis si ça ne se fait pas, laisser tomber, peut-être qu'il reviendra te chercher.
36:30Il faut oser se perdre dans cette immense Médina.
36:33Les marrakechis sont bienveillants et il y aura toujours une découverte au bout de la ruelle.
36:38Et donc là, nous arrivons sur la place des épices, avec le fameux café des épices.
36:45C'est un petit café tout simple, où on peut manger de très bons sandwiches.
36:51Vu du ciel, la Médina, c'est un enchevêtrement de terrasses, d'antennes paraboliques et de minarets.
36:56Vu du sol, c'est un dédale de murs borgnes, derrière lesquels se cachent les fameux riades.
37:00Qu'elles soient modestes à 45 euros la nuit, ou luxueuses,
37:04ces habitations traditionnelles, aujourd'hui reconverties en maisons d'hôtes,
37:08renferment tout un peu de l'âme marrakechis.
37:15On peut imaginer qu'on pouvait être le riad quand on était fait, tout de suite.
37:22Donc ça, c'est un petit morceau de vie ancien, c'est comme habiter dans une maison.
37:30Bien sûr, comme partout autour du monde, on peut loger dans un des nombreux hôtels-clubs de la ville.
37:36Mais Marrakech, c'est l'occasion de découvrir des lieux de villégiature d'exception.
37:41Soyez bienvenus à Caravanseray.
37:44À quelques kilomètres des remparts, dans un modeste d'art, une ferme fortifiée.
37:50De l'extérieur, rien ne laisse présager d'un tel luxe raffiné.
37:54Hamam en tas de lacte, 17 suites, certaines avec piscine privative.
37:59Mais ici, l'exceptionnel a un coût, de 160 à 480 euros la nuit.
38:05Plus simplement, mais tout aussi dépaysant,
38:08la nuit sous-tente à Tifréouine, sur la route de l'Atlas, dans un bivouac amélioré.
38:14Tu as tout préparé, c'est bon ?
38:16Il faut que tu rajoutes les bougies et c'est bon.
38:19Super.
38:19Les gens dormaient plutôt au sol parce que c'était bivouac.
38:22Et puis maintenant, les gens, on essaie d'améliorer le produit.
38:24Donc on a préparé des sommiers, en fer forgé parce que c'est un peu traditionnel au Maroc.
38:30Le Sahara est encore loin, mais Marrakech, c'est déjà la porte du Grand Sud.
38:34Un terrain de jeu privilégié pour les passionnés des sports mécaniques.
38:41On est à 45 minutes de Marrakech et on a la chance ici d'avoir des espaces de liberté et
38:48d'aventure
38:48qui nous permettent d'imaginer qu'on est en plein désert, dans les dunes.
39:00Anouk et Geoffray ont eux opté pour un autre moyen de locomotion,
39:03la balade en quad, une façon ludique de découvrir la palmerée
39:07et les plaines arides entourant Marrakech.
39:12C'est l'aventure en amont.
39:20On adore faire ce petit trek
39:22parce que les paysages, ils sont magnifiques
39:24et puis en plus, c'est super accessible.
39:27Le prix est vraiment très raisonnable
39:30et pour autant de plaisir des yeux, c'est top.
39:34Après une journée dans la poussière du désert,
39:36il est bon de s'alanguir au bord de l'eau.
39:38Les tourtereaux ont choisi le dernier lieu tendance de la ville,
39:41le Murano et sa piscine rouge.
39:45Parfait.
39:52Quand la nuit tombe sur Jama-Efna,
39:54le rythme s'accélère en musique.
40:06Le Chouès chante en berbère
40:07et raconte la vie de tous les jours
40:09ainsi que l'histoire sociale du Maroc,
40:11comme cette chanson qui parle de la fin du protectorat français
40:14en 1956.
40:18Et chaque soir,
40:19se monte et se démonte des dizaines de gargotes.
40:22Toutes proposent les couscous,
40:24tajines et autres brochettes.
40:26On a pris du couscous royal,
40:27on a pris aussi une petite entrée marocaine,
40:29une salade très fraîche, tomates, coriandre, menthe, etc.
40:32Et c'est cher ?
40:32Non, c'est pas cher.
40:34Chacun, il peut prendre ce qu'il veut.
40:36Nous avons deux cartes comme ça.
40:38Voilà.
40:39Comme ça, c'est clair.
40:41Je pense que ça va nous coûter une misère.
40:43Par rapport à Paris, il n'y a pas photo.
40:46Le whisky marocain, le whisky berbère.
40:48Bienvenue.
40:51Bienvenue.
40:52Allez, je suis prêt à l'agir.
40:54Allez, à la nôtre.
40:55À votre santé.
40:56Allez, à la nôtre.
40:56Allez, à la vôtre.
41:14Contour en Mongolie pour nos échappées belles.
41:17La semaine prochaine, nous vous proposerons une nouvelle idée de destination pour partir en week-end.
41:21En ce qui me concerne, j'ai passé la nuit sous la yurte.
41:24Bimba et sa famille ont eu la gentillesse de m'accueillir.
41:26Bon, là, il est un peu tôt et c'est l'heure de la traite des juments.
41:33Tu te sers du poulain pour faire venir le lait.
41:36Et après, tu vas enlever le poulain, c'est ça ?
41:38Ça.
41:44Allez, je vais essayer.
41:47Comme les vaches, de toute façon.
41:48Ça doit faire comme les vaches.
41:51Bon, eh bien, ça n'arrive pas.
42:03Ça, c'est ta préparation à base de lait pour faire ça, la crème, là ?
42:12Oui, ça, en fait, c'est du lait de vache.
42:16Et je le remue comme ça pour en faire de la crème.
42:21Et après, ça donne-t-il ?
42:22Ça, d'accord.
42:29Vous êtes combien à dormir ici ?
42:32Nous vivons à cinq ici.
42:34Mon mari, mon frère, sa femme, ma fille et moi.
42:41Mon fils est né via Oulanbator, chez ses grands-parents, parce qu'il va à l'école.
42:48C'est à 70 kilomètres de là.
42:52Quand j'étais petite, nous y allions à cheval.
42:55Mais aujourd'hui, nous y amenons mon fils en camion ou en train.
43:00L'année prochaine, ma petite fille de trois ans partira, elle aussi, chez ses grands-parents, pour aller au jardin
43:06d'enfants.
43:12C'est pas trop dur pour toi de laisser tes enfants partir comme ça ?
43:16Si, si, bien sûr.
43:18Avec votre campement, vous changez souvent de place ?
43:23Nous nous déplaçons plusieurs fois dans l'année.
43:26En ce moment, nous sommes sur notre camp d'été.
43:30A l'automne, nous changerons d'emplacement, et en hiver, nous irons dans un endroit plus proche des montagnes, car
43:35elles arrêtent les vents froids.
43:37C'est aussi un lieu où il y a des bergeries pour nos troupeaux.
43:40Je te propose maintenant, Bimba, que nous partions pour Madagascar.
43:44C'est en effet aujourd'hui le troisième volet du voyage que nous propose le réalisateur Marc Mopti.
43:50Il nous permet de découvrir l'île le long de la National 7.
43:54Aujourd'hui, grâce à lui, nous allons assister à une cérémonie.
43:57Je ne vous en dis pas plus.
43:58A tout à l'heure en Mongolie.
44:07Tant de choses à voir, à pied, en pouce-pouce ou en 4x4.
44:13Tant de personnes à rencontrer, tant de villages à découvrir, et tant de visages à qui sourire.
44:21Tant d'images à offrir ou à ramener, et je ne suis qu'à moitié du chemin.
44:27Une chose me manque, l'océan vers lequel tout a convergé.
44:33Voir Manakara et reprendre la National 7 jusqu'en Balavo, pour voir le soleil se coucher sur le parc de
44:39l'Isale.
44:42Fiala Ransu, Manakara.
44:45La mer au bout des rails.
44:47Un petit écart de 160 km vers l'océan Indien.
44:52Pardonne-moi RN7.
44:53La tentation est trop grande.
44:56La motrice décide à partir.
44:59Le risque de panne est omniprésent,
45:01et je ne sais trop si j'arriverai à destination.
45:06Alain me dit que certains rails datent de 1896,
45:10et que sur 1200 mètres de dénivelé, il y a 21 tunnels et 42 ponts.
45:15A moins que ce ne soit 21 ponts et 42 tunnels.
45:18Mais ce voyage est un régal pour l'aventure.
45:33Le train traverse la forêt,
45:35et sur les flancs d'escarpés de la falaise,
45:37je n'ai pas assez d'yeux,
45:39pour apprécier la féerie,
45:40la luxuriance de cette forêt d'émeraudes,
45:42égayée de plusieurs cascades.
45:53Le convoi s'arrête dans chacune des 17 gares de la ligne,
45:56soit tous les 10 kilomètres.
45:58Dans chaque gare,
45:59des multitudes de petits vendeurs
46:01se précipitent aux fenêtres,
46:02avec des écrevisses,
46:04des fruits de saison,
46:06pommes cannelles, bananes,
46:08samosas,
46:08ou des beignets.
46:20Une ambiance incroyable,
46:22où le temps qui passe
46:23n'a pas détruit cette liaison vitale
46:25pour des dizaines de milliers d'agriculteurs.
46:44La pauvreté m'attriste toujours,
46:46mais ne me choque plus.
46:48Pour ces enfants et ces femmes,
46:50rien n'a changé.
46:51Aujourd'hui,
46:53qu'y a-t-il de plus dans leur assiette ?
46:59Une attente inévitable,
47:01tant que le quai ne soit pas vide.
47:03Le train, c'est aussi Muramur.
47:06Doucement, doucement.
47:30Océan Indien,
47:31tout le monde descend.
47:39Le Muramur, c'est doucement, doucement.
47:42Et c'est vrai que le Balgache
47:45n'est pas un homme pressé,
47:47n'est pas un être pressé.
47:50Le temps ne compte pas.
47:52Alain me quitte
47:54pour d'autres rivages.
48:14De retour dans les hautes terres de Swatanan,
48:17là où un homme fétichiste
48:19se convertit suite à une vision céleste,
48:21les adeptes du mouvement du réveil,
48:24aujourd'hui écoutent la musique profane.
48:27Vêtus de blanc,
48:29ils observent trois règles
48:30des saintes écritures.
48:31Le repentir,
48:33l'amour
48:33et la solidarité.
48:35Les enfants sont partout autour de nous,
48:37mais sans mendier,
48:39uniquement pour nous serrer la main.
48:41C'est aussi cela, Malakascar,
48:43me dit l'un d'eux.
48:44Chien d'un en dessous
48:45où le cœur de Sileo, je t'aime.
49:25Je quitte les hauts plateaux.
49:27Je rencontre l'île rouge.
49:29Un autre paysage se dessine
49:31au gré des kilomètres avalés.
49:34Plus chaud, plus sec.
49:35Je suis à la moitié du cordon
49:37de cette Nationale 7.
49:41Ces aibus sur la route
49:42d'un bal à veau
49:43font quelquefois plus de 200 kilomètres
49:45pour se retrouver dans ton assiette
49:47à Tana,
49:49à Jasourie.
49:50Il est végétarien.
50:01Une odeur séculaire m'attire,
50:04parfum d'histoire de maîtrise
50:05et de labeur.
50:06Un surprenant atelier de papier Antemoro
50:08m'apprend que fabriqué à partir
50:11de la plante d'avoie,
50:12il est entièrement naturel
50:14avec ses incrustations d'herbes et de fleurs.
50:18Le procédé est originaire
50:19du pays Antemoro
50:20sur la côte sud-est
50:22dont la population
50:23a des origines arabes.
50:26C'est pendant la Seconde Guerre mondiale
50:28que la fabrique a connu son apogée
50:30avec la pénurie de papiers ordinaires.
50:33Cette production exceptionnelle
50:34voyage aujourd'hui à travers le monde,
50:37de l'Europe au Japon.
50:46Ce papier-là
50:47m'accompagnera
50:48jusqu'au bout de ma route,
50:49histoire de faire quelques croquis
50:51ou de m'en faire un carnet de voyage.
50:59Tous les grands troupeaux du sud
51:00convergent le mercredi matin
51:02au marché d'Ambalave,
51:04plaque tournante du commerce
51:05du Zébu.
51:06C'est le deuxième rassemblement
51:08de bovins à Madagascar.
51:09Les vendeurs viennent de partout
51:11et négociant essentiellement
51:13d'automne en arrivent.
51:14D'un corps à l'autre,
51:16ils passent et repassent
51:17dans les nuages de poussière.
51:22Sa vie, sa bouge
51:24et réellement ce commerce
51:25assure l'animation de la ville.
51:27Les bêtes sont ensuite
51:29transportées par camion
51:30vers la capitale
51:31ou à pied
51:32vers Fianaronsu
51:33ou Ansirabe.
51:43Un bouvier vient me parler.
51:45Dans ce pays,
51:47le Zébu, c'est le symbole
51:48de la richesse
51:48et de la puissance.
51:50Il est sacrifié
51:51pour les fêtes traditionnelles.
51:53Madagascar, c'est le pays
51:54des ancêtres.
51:55Ne l'oubliez pas.
52:03Les dards à l'eau,
52:05les voleurs de Zébu,
52:06sont un véritable fléau
52:07dans la région.
52:08Chaque mois,
52:09une centaine de bêtes
52:09disparaissent.
52:10Chez le peuple Barra,
52:12la coutume veut que
52:13pour qu'un jeune
52:13devienne adulte,
52:14il doit montrer sa bravoure
52:16par le vol d'un Zébu.
52:29Une pancarte
52:30à la sortie de la ville
52:31m'oblige
52:33à faire une halte.
52:34Il paraît
52:35que les codes de Fianar
52:36sont la fierté
52:37du Bézillé.
52:39Si je veux goûter
52:40au meilleur blanc du pays,
52:41c'est l'occasion.
52:43Un chemin caoutant,
52:45des plans à perte de vue,
52:46on pourrait se croire
52:48dans le sud-ouest de la France.
52:49Mais non,
52:51je suis bien à Madagascar.
52:55L'histoire est trop belle
52:56pour être vraie.
52:58En 1939,
52:59Chan Fui,
53:01avec une seule valise
53:02comme bagage,
53:03quitte canton
53:04pour Madagascar.
53:05Il s'approprie
53:07à merveille
53:07la devise
53:08de Deng Xiaoping.
53:11Enrichissez-vous.
53:12Depuis 30 ans,
53:14il réussit
53:15à transmettre
53:15à plusieurs de ses fils
53:16à son amour
53:17pour la vigne.
53:20Goûtons voir
53:20si le vin est bon.
53:23Je suis né
53:24au milieu
53:25de trois cultures,
53:26en fait.
53:27J'ai du sang français,
53:28corse,
53:31chinois
53:31et malgache.
53:33Donc,
53:33je suis né
53:34au milieu
53:34de trois cultures
53:35et ça fait que
53:36je me sens
53:36un peu à l'aise
53:37partout.
53:38La destinée
53:39plutôt de notre famille,
53:40c'était Madagascar.
53:41Par contre,
53:42c'est vrai qu'un Chinois
53:43dans le vin,
53:44mais bon,
53:45l'amour du vin
53:45l'a conduit
53:46à planter
53:47de la vigne
53:48et à faire du vin.
53:50Nous,
53:50on appelle ça
53:51un blanc de blanc,
53:52c'est-à-dire
53:53qu'il n'est pas macéré
53:54avec les pépins
53:55de raisin,
53:56c'est uniquement
53:56une vinification.
53:59C'est-à-dire
53:59qu'on prend le vin,
54:00le jus directement,
54:02en saigné,
54:03comme on dit,
54:03qui part en fermentation.
54:05Donc,
54:06ce vin blanc,
54:06il a besoin
54:07d'un microclimat,
54:08en fait,
54:09et ce microclimat,
54:10on l'a emballé.
54:11Il faut beaucoup de soleil,
54:13suffisamment de pluie
54:14et beaucoup d'amour
54:15pour en faire
54:15un bon vin blanc.
54:18Ne dit-on pas
54:18que la prochaine récolte
54:19est la meilleure ?
54:40À la sortie
54:41d'un bas laveau,
54:42les hautes terres
54:42s'achèvent
54:43et le pays barin,
54:44le grand sud,
54:45s'offre à moi.
54:48La fin progressive
54:49des rizières,
54:49des maisons en briques rouges,
54:51l'apparition soudaine
54:53de gros blocs de pierre,
54:54tout me signifie
54:55que j'entre
54:55dans un nouveau territoire.
54:57C'est le pays
54:58des gitans malgaches.
54:59Et puis,
55:00au beau milieu
55:01de la plus longue route
55:02du pays,
55:03comme si celle-ci
55:04avait toujours été la leur,
55:06des troupeaux de zélus
55:07occupent la chaussée.
55:19ironie du progrès,
55:20depuis que la route
55:21est bonne,
55:22Adja ne s'arrête pas
55:23à Ayos,
55:24150 kilomètres
55:25avant d'atteindre
55:26Ranoia
55:27et le fameux
55:28Colorado malgache.
55:34au relais de la reine,
55:36m'attend une véritable
55:37oasis de verdure
55:38en plein désert,
55:39rappelant le décor
55:40d'un western.
55:41Pour les nouveaux
55:42explorateurs,
55:43tout est possible.
55:45La National 7
55:46est essentielle
55:47puisque,
55:48si vous voulez,
55:49c'est l'axe principal,
55:50c'est l'axe touristique
55:51principal de Madagascar.
55:54Et elle a ceci
55:55de particulier,
55:56si vous voulez,
55:56c'est qu'elle coupe
55:57le pays un peu
55:58dans le sens du travers.
55:59Et donc,
56:00elle les coupe
56:00par zones climatiques,
56:02zones géographiques,
56:03etc.
56:04Et ça vous donne
56:04une série de paysages
56:06qui sont extrêmement différents,
56:08qui vont des hauts plateaux
56:09jusqu'à la mer.
56:11Et nous,
56:11nous sommes pratiquement
56:13au centre,
56:13là,
56:14au milieu de ce massif
56:16qui est extraordinaire.
56:18Donc,
56:18nous sommes un maillon
56:19important de cette chaîne
56:20de la National 7.
56:21Pour nous,
56:22elle est très importante.
56:23oui.
56:23Il y a sur ce massif
56:24énormément de légendes,
56:26de croyances,
56:27de choses comme ça.
56:28Donc,
56:28il s'agissait d'arriver
56:30sans trop se faire voir.
56:32C'était le but.
56:32Il faut de la persévérance.
56:35Il faut payer
56:35énormément de sa personne.
56:37Il faut être présent
56:38dans tout ce qu'on entreprend.
56:40Et là,
56:41à ce moment-là,
56:41on peut réaliser
56:43des choses
56:43qu'on ne réaliserait pas ailleurs.
56:50J'ai suivi les conseils
56:52de Gilbert
56:52pour m'offrir
56:54une heure magique
56:55derrière le massif
56:56de l'Isalle.
56:58La légende dit
56:59que la région
56:59servait de repère
57:00à des bandits
57:01de grands chemins,
57:03les Fahavalo,
57:04qui détroussaient
57:05les voyageurs
57:05en s'enduisant
57:06d'une couche de graisse
57:07de Zébu.
57:10Le film
57:11est presque parfait.
57:13Clint Eastwood
57:14m'attend peut-être
57:16dans la prochaine divigence.
57:38Nous sommes de retour
57:38en Mongolie.
57:39La semaine prochaine,
57:40vous retrouverez
57:41un nouvel épisode
57:42du voyage
57:43de Marc Mopti
57:44à Madagascar.
57:45Merci à lui
57:45pour ce très beau voyage.
57:47Et en parlant
57:47de beau voyage,
57:48celui que je suis en train
57:49de faire ici actuellement
57:50en Mongolie
57:51est absolument exceptionnel.
57:53Derrière moi,
57:53ils essayent d'attraper
57:54un cheval
57:55puisqu'on va m'apprendre
57:56à monter à cheval.
57:58Alors,
57:58ils m'ont l'air quand même
57:59assez sauvage
58:00et assez fougueux.
58:02Je ne sais pas encore
58:03vraiment comment ça va se passer.
58:04Mais c'est un moment
58:05assez important.
58:06C'est le débourrage
58:07pour ceux qui connaissent
58:07les chevaux.
58:09On va essayer
58:09de dompter un peu la bête.
58:24Finalement,
58:24ça s'est bien passé.
58:26Oui,
58:27on commence à le maîtriser.
58:29Il va s'habituer
58:30comme les autres.
58:33Tu as combien de chevaux
58:35en tout ?
58:42Plus de 10 ?
58:4320 ?
58:44Ils sont précieux
58:45ces chevaux pour vous.
58:46Ils sont importants
58:47dans votre vie.
58:49Oui,
58:49chez nous,
58:50tout tourne autour du cheval.
58:51On en a besoin
58:52pour chercher le bétail,
58:55l'été pour le lait
58:56et l'hiver pour la viande.
58:57en tout.
59:01Ça,
59:01comme ça ?
59:03Eh bien voilà,
59:04on dirait que j'ai fait ça
59:05tous les jours, dis donc.
59:10Voilà,
59:11c'est malheureusement
59:11la fin
59:12de ces échappées belles
59:13en Mongolie.
59:14Je crois qu'à mon retour,
59:15je ne serai plus tout à fait
59:16la même
59:16après ce très beau voyage.
59:18Si comme moi,
59:19vous avez la chance
59:20de venir un jour ici,
59:22vous constaterez peut-être
59:23que les Mongols
59:24peuvent paraître distants
59:25au premier abord
59:26mais croyez-moi,
59:27ce n'est qu'une façade.
59:28Je crois que c'est tout simplement
59:29de la timidité.
59:30Vous verrez très rapidement
59:31que ce sont des gens
59:32très généreux,
59:34très accueillants
59:34et qui ont vraiment
59:35le cœur sur la main.
59:36Je vous dis
59:37à très bientôt.
59:38Faites de beaux voyages.
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