- il y a 10 ans
Echappées belles : Sophie est au pays des ch'tis. Découverte de la citadelle, de Notre Dame de La Treille, de Lille et ses initiatives culturelles. Nous partirons à ...
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00:00:06C'est parti !
00:00:47Bonjour, bonjour à tous.
00:00:48Je suis très heureuse de vous retrouver cette semaine.
00:00:52On le chante dans les chansons.
00:00:53Il sert de décor pour des films.
00:00:55On fait des louanges de son accueil incomparable.
00:00:58Bienvenue dans le Nord pour ces nouvelles échappées belles.
00:01:02Point de départ, la capitale des Flandres, Lille.
00:01:07C'est à quelques kilomètres de la frontière belge,
00:01:10chez la famille Beck, que je vais apprendre
00:01:11que houblon, bière et cheval flamand
00:01:14ont un point commun, la passion et l'amour d'une famille.
00:01:18C'est une joyeuse bande que je vais retrouver
00:01:20dans les eaux fraîches de la mer du Nord
00:01:22pour pratiquer le longe-côte,
00:01:24une discipline qui n'aura plus de secret pour moi
00:01:26grâce à Jean-Paul.
00:01:28Qu'est devenue la ville de Bergue ?
00:01:30Après la déferlante de Bienvenue chez les ch'tis,
00:01:32le film du ch'timi d'Anny Boon fait toujours recette.
00:01:35Et c'est au Carnaval de la Chaisse
00:01:37que nous allons terminer ces échappées belles.
00:01:39Nous croiserons très certainement des géants.
00:01:41Une ambiance très sympa nous attend, c'est garanti.
00:01:43Tout va très bien, tout va très bien.
00:01:47Un beau programme de balade nous attend.
00:01:49Jean-Baptiste prépare de drôles de vélos
00:01:51pour me faire découvrir le Lille qu'il aime
00:01:53et qu'il connaît comme sa poche.
00:02:08Salut Sophie.
00:02:08Salut Jean-Baptiste.
00:02:09Bienvenue.
00:02:10Qu'est-ce qu'ils sont beaux tous ces vélos.
00:02:11Chaque vélo est unique.
00:02:12La visite commence comme ça.
00:02:14On choisit son vélo.
00:02:14C'est surtout un très bon moyen pour visiter la ville.
00:02:17Cela m'a l'air traditionnel malgré la déco.
00:02:19Vélo hollandais.
00:02:20Mais j'ai aperçu des vélos un peu plus insolites.
00:02:23Oui.
00:02:24Un peu plus rigolos.
00:02:24Des vélos rigolos.
00:02:25Ah oui, il y a quelques vélos un peu spéciaux.
00:02:27Le micro-vélo.
00:02:30Voilà, donc tu vois c'est possible.
00:02:32C'est possible mais c'est le plus difficile de tous les vélos.
00:02:35Ok, tu ne vas pas faire le Paris-Roubaix avec ça.
00:02:37Attention à toi.
00:02:40Bon, je crois que ce n'est pas prêt pour le Paris-Roubaix.
00:02:43Je suis convaincue que je ne vais pas essayer surtout.
00:02:45Il est très difficile, il est très très dur.
00:02:57C'est la Deule là que nous longeons ?
00:02:59Oui, c'est la Deule.
00:03:01La Deule c'était il y a 30 ans, une rivière bien sale.
00:03:03Aujourd'hui l'eau est propre, il n'y a plus de déchets industriels.
00:03:06Donc on fait de l'aviron, du canoë kayak.
00:03:11J'ai l'impression que c'est une ville qui est très très adaptée au vélo, je me trompe ?
00:03:15Oui, c'est vrai, c'est une ville plate où les distances font que le vélo est vraiment la solution
00:03:19la plus adaptée.
00:03:20Et puis il y a beaucoup de jeunes, il y a beaucoup d'étudiants, 100 000 étudiants.
00:03:24La métropole compte 1,2 million d'habitants, parmi lesquels 100 000 étudiants.
00:03:30Évidemment, comme on a des vélos hollandais un peu vieux, ils font de temps en temps un peu de bruit,
00:03:34sur les pavés en particulier.
00:03:38Ici c'est la plage, la plage de l'île.
00:03:40C'est la plage de l'île.
00:03:41Voilà.
00:03:45Dans mon petit quinquain, mon petit pouchin, mon gros rogin, te me feras du chagrin, c'est te ne dors
00:03:53pas jusqu'à demain.
00:03:53C'est la statue du petit quinquain de la chanson d'Alexandre des Rousseaux.
00:03:57C'est quelque chose de sacré pour les Lillois.
00:04:08Il n'y va ni, il n'y fait qui le serait.
00:04:09Et on partagera.
00:04:10On fait ça.
00:04:11Pourquoi on les appelait comme ça les gaufres du général de Gaulle ?
00:04:14Le général de Gaulle est né à Lille, rue Princesse.
00:04:16Quand il était président à l'Elysée, le dimanche, il faisait venir spécialement des gaufres de chez maire.
00:04:21D'accord.
00:04:22Donc nous croquons dans les gaufres qu'aimait tant le général de Gaulle.
00:04:24Exactement.
00:04:25Hum.
00:04:26Alors ?
00:04:26Quel bonheur ! J'adore !
00:04:28Bon app.
00:04:29C'est bon, hein.
00:04:37Comment ça t'est venu cette passion pour le vélo ?
00:04:40Bien sûr pour le pic de pollution, pour éviter de prendre sa voiture et de polluer.
00:04:44Mais aussi parce que c'est intéressant de changer son comportement et ses habitudes.
00:04:48De prendre cette habitude de faire du vélo a été pour moi quelque chose d'intéressant que j'ai envie
00:04:52de partager avec les autres.
00:04:58Voilà.
00:05:00Voilà la cathédrale Notre-Dame de la Treille.
00:05:05Tu connais l'origine du nom Lille ?
00:05:07Tu vas me la raconter.
00:05:08C'est quoi à ton avis ?
00:05:11Qu'est-ce que ça peut être ?
00:05:12Lille.
00:05:13Lille.
00:05:14Lille.
00:05:15Une île ?
00:05:15Une île ?
00:05:15Une île.
00:05:16Une île.
00:05:16Bien sûr.
00:05:17Premier lieu qui a été habité vers l'an 1050 à peu près.
00:05:21Avant, comme dans beaucoup de villes de Hollande, c'était en fait des marécages, des rivières.
00:05:26Il n'y avait pas d'habitation.
00:05:27Décidément, entre les vélos qui viennent de Hollande et les origines de la ville qui ressemble à une ville hollandaise,
00:05:32que de points communs.
00:05:33On est une ville de Flandre.
00:05:47Voilà le beffroi qui est le plus haut, inscrit au patrimoine de l'UNESCO.
00:05:52C'est quoi exactement un beffroi ? C'est pas un clocher ?
00:05:55C'est une sorte de clocher laïque, on pourrait dire.
00:05:58Et puis nos deux géants qui sont la légende à l'origine de la ville de Lille.
00:06:20Alexandre est pilote de Montgolfière.
00:06:24Et sous son apparence débonnaire, se cache le directeur d'une petite compagnie aérienne.
00:06:30On peut appeler ça une compagnie aérienne, mais je dis souvent que je brasse de l'air et je vends
00:06:33du vent, mais les deux sont vrais.
00:06:36Dans les airs depuis son plus jeune âge, ce petit gars du coin est un témoin privilégié de la métamorphose
00:06:42lilloise.
00:06:45Il y a une grosse mutation de la métropole par les quartiers qui se sont rattachés en fait.
00:06:49D'ailleurs, c'est un peu l'origine du Grand Lille.
00:06:52Et en fait, tu as eu toute l'infrastructure urbaine aussi qui a bougé avec ça, avec l'arrivée notamment
00:06:57de Rallille et du pont de Rallille qui a rattaché le quartier de l'île Saint-Maurice à l'île
00:07:00-centre.
00:07:01Et en fait, qui a été le début de ce Grand Lille qu'on connaît aujourd'hui.
00:07:06Mais le premier atout de cette transformation est sans nul doute le raccordement de l'île au réseau TGV il
00:07:11y a plus de 30 ans.
00:07:13On est à une heure de Paris, on est à 35 minutes de Bruxelles, on est à 3 heures de
00:07:17Lyon en fait, on est au milieu de tout.
00:07:20On est à moins de 2 heures de Londres et c'est très particulier, on est au nord de la
00:07:23France mais au milieu de l'Europe.
00:07:28La position géographique et le caractère cosmopolite de la ville confèrent à l'île un rare pouvoir d'attraction.
00:07:34Et même si le tissu urbain est en pleine expansion, l'architecture du centre-ville préserve l'authenticité de la
00:07:39culture flamande.
00:07:44Le meilleur exemple de cette adaptation est certainement l'hôtel des Minimes.
00:07:49Ici on est dans un endroit très particulier en fait, qui est un désemblème en fait de la renaissance de
00:07:55l'île.
00:07:55C'est un ancien couvent qui a été transformé en hôtel de luxe et qui a un espace ici qui
00:08:00est juste fantastique, qui est plein de lumière, qui est une architecture complètement moderne qui vient se greffer sur ce
00:08:06bâtiment ancien.
00:08:07C'est juste génial.
00:08:11Le cadre feutré de ce patio accueille une clientèle internationale et les trentenaires de la ville.
00:08:18Le temps d'un cocktail ou d'un simple café, le voyageur est plongé hors du temps.
00:08:23Karine est suédoise.
00:08:25A 30 ans, elle fait partie de ces Européens qui ont choisi l'île comme cadre de vie.
00:08:29Je suis venue à l'île la première fois il y a 6 ou 7 ans maintenant pour mes études
00:08:35en fait.
00:08:36J'ai fait un échange universitaire à l'île.
00:08:39Mais j'ai trouvé l'amour en France et depuis presque un an maintenant j'habite à l'île.
00:08:44Je me suis intégrée dans la vie à la française.
00:08:53C'est une ville très charmante.
00:08:55C'est une bonne taille.
00:08:55Moi je suis à l'est ici, je marche et je vois les gens que je connais partout et c
00:09:01'est très facile d'intégrer à l'île.
00:09:05Un des atouts de l'île, c'est son programme culturel.
00:09:09La métropole s'est emparée de nombreuses friches industrielles pour les transformer en musées et salles de concert.
00:09:16La gare Saint-Sauveur est l'un des symboles de cette réhabilitation.
00:09:20L'hôtel Europa, un concept artistique original, propose de redécorer régulièrement d'anciens bureaux en chambres à coucher.
00:09:30Donc l'idée était d'inventer un nouveau type de lieu où les populations aussi qui ne vont pas habituellement
00:09:37dans des lieux culturels puissent se retrouver, se rassembler.
00:09:42L'entrée de la gare Saint-Sauveur est gratuite.
00:09:45Il est même possible de privatiser pour une heure l'une des chambres de l'hôtel Europa.
00:09:50Au fil des ans, cet endroit est devenu le lieu préféré des Lillois.
00:09:58Dans les quartiers populaires, la transformation est en route.
00:10:02A Oisem, une ancienne usine de textiles laissée à l'abandon est devenue le point névralgique des habitants.
00:10:09La maison Folie propose de nombreuses animations, du cours de cuisine au tournoi de pétanque en passant par des concerts.
00:10:18Sur la place du marché, trois fois par semaine, les musiciens s'emparent des rues et donnent au café du
00:10:23coin un air de fête de village.
00:10:36Carolina est polonaise.
00:10:38Cette musicienne a débarqué à Lille l'année dernière après avoir trouvé un travail de jeune fille au père.
00:10:43Je ne trouvais pas juste le travail, je trouvais aussi beaucoup d'amis.
00:10:47Maintenant, je suis super contente parce qu'en Pologne, je n'avais pas d'amis que je pouvais jouer avec
00:10:53la musique.
00:10:53Ici, c'est cool parce que j'ai trouvé des musiciens pour jouer un peu la musique de l'Est,
00:10:58en tchèque, en russe, en polonais.
00:11:00Mais aussi, j'ai trouvé des musiciens pour jouer de la musique de rock, rock, hard rock, que j'aime
00:11:05bien, vraiment, donc c'est génial.
00:11:07En Pologne, je n'ai pas trouvé, donc je pense que Lille, c'est un peu magique pour moi.
00:11:14Transport, architecture, économie et culture, en 30 ans, Lille est passée d'une petite ville post-industrielle à une métropole
00:11:21européenne en pleine expansion.
00:11:53Sacrée ambiance, hein ?
00:11:54C'est cool, hein ?
00:11:55Ah ouais, c'est une belle réussite, cette fête du vélo !
00:11:57Un concert de sonnette.
00:11:58Moi, j'aime beaucoup la fanfare, hein ?
00:12:00Fanfare à vélo, alors là, bravo !
00:12:02On arrive à jouer d'un instrument en tenant le vélo d'une main.
00:12:05On prend du vélo en sabot.
00:12:06Il y a une sacrée ambiance, hein ?
00:12:07On est nombreux, il y a toutes sortes de vélos, tous les styles, tu vois ?
00:12:11Exactement.
00:12:11Des enfants, des grands, on regarde.
00:12:14Tu dois être heureux de voir la réussite d'une manifestation comme celle-là, c'est une belle leçon, ça
00:12:18veut dire que le vélo en ville, c'est vraiment démocratisé.
00:12:20C'est bien aussi, des jours comme ça, de voir que, ça y est, le boulevard est au vélo.
00:12:26En tout cas, t'as une belle qualité de vie ici, qu'est-ce que tu apprécies, toi, dans cette
00:12:29vie, dans le Nord ?
00:12:31Parce que, comme beaucoup de gens d'autres régions de France, ce que j'aime bien dans la région, c
00:12:35'est tout simplement que les gens sont sympas.
00:12:37C'est vrai.
00:12:37Et facile à vivre, les relations sont plus faciles ici, probablement, que dans d'autres régions de France.
00:12:44En tout cas, merci beaucoup de m'avoir accompagné, tu me fais commencer ce voyage dans une ambiance très conviviale.
00:12:50C'est un plaisir, et tu reviens quand tu veux.
00:12:55C'est un plaisir, et tu reviens quand tu veux.
00:13:34Colaman, je suis très heureuse d'être ici, parce que pour moi, cette citabelle a quelque chose d'un peu
00:13:38mystérieux, je dois vous l'avouer.
00:13:40C'est un peu mystérieux, parce qu'effectivement, même si les gens peuvent la visiter, elle a toujours été occupée
00:13:44par l'armée.
00:13:45Son accès n'est pas véritablement aussi libre que les gens le souhaiteraient.
00:13:49En ce faisant, je pense que les gens ont toujours tendance à se demander qu'est-ce qui se passe
00:13:53véritablement de l'autre côté des murs.
00:13:55Merci, colonel. Je m'accroche à vous.
00:13:57Alors, qu'est-ce qui se passe véritablement de l'autre côté des murs, colonel ?
00:14:01Pendant une bonne centaine d'années, la citadelle a été occupée par le 43e régiment d'infanterie,
00:14:05et la ville a appuyé son identité sur ce 43e régiment d'infanterie, qui recrutait des ch'timis.
00:14:12Depuis 2005, les résidents, ce sont les personnels du corps de réaction rapide France,
00:14:17c'est-à-dire 12 nations appartenant à l'OTAN, puisque cet état-major est déclaré dans la structure de
00:14:22force de l'OTAN.
00:14:24Cette citadelle a vraiment une architecture très particulière, en étoile.
00:14:28Alors, c'est la première qui a été conçue par Vauban, à l'issue du siège de l'île, en
00:14:321667, dans le cadre de la guerre de Dévolution.
00:14:40Alors là, colonel, on arrive au cœur de la citadelle, c'est ce qu'on appelle la place d'armes
00:14:44?
00:14:44C'est la place d'armes.
00:14:44Oui.
00:14:45Alors ici, c'est la zone du commandement, le commandement des hommes et le commandement des âmes.
00:14:49Premier gouverneur, Vauban, associé au gouverneur de la ville, d'Artagnan.
00:14:53Alors, il est à noter que les deux hommes s'entendaient peu, et donc d'Artagnan, à grand regret sans
00:14:58doute,
00:14:58puisque la charge était gratifiante, a renoncé à cette fonction.
00:15:07Une charpente qui est en parfait état.
00:15:09Qui l'a conçue, cette charpente ?
00:15:11Très vraisemblablement des charpentiers de marine, ils ont fait ce qu'ils savaient faire.
00:15:14C'est pour ça qu'on dirait une coque de bateau inversée.
00:15:15C'est pour ça qu'on dirait une coque de bateau inversée, c'est du bois de châtaignier.
00:15:22Vous qui étiez en quête de mystère...
00:15:24Je vais être servie, c'est ça ?
00:15:25Vous allez faire un petit tour dans une galerie de contre-mines, qui sert à s'opposer aux mines de
00:15:31l'assaillant.
00:15:32Cette galerie, ça fait partie des ouvrages défensifs de la citadelle.
00:15:35C'était les techniques d'approche de l'époque.
00:15:38Il fallait creuser pour s'approcher des bastions.
00:15:40On appelle ça la poliorcétique, l'art de prendre les villes.
00:15:45Cette galerie-là est la seule dont nous disposons véritablement avec une vocation militaire.
00:15:50Moi, je la trouve encore en très très bon état.
00:15:52Elle est très saine, construite avec des briques.
00:15:54Ces briques qu'on retrouve dans l'architecture de la ville et aussi du nord en général.
00:15:58Exactement, elle est tout à fait typique.
00:16:01Vous voyez ici, hop, un passage qui correspond à une cheminée d'aération,
00:16:04ce qui permettait à un grand nombre d'hommes de stationner ici.
00:16:07C'était très ingénieux comme architecture, vraiment.
00:16:10Tout a une signification.
00:16:12Quel type d'exercice vous faites ici ?
00:16:14À titre d'exemple, éteignez votre lampe.
00:16:17Oui, colonel.
00:16:18Voilà, l'exercice consiste à laisser la troupe s'organiser
00:16:21pour pouvoir ressortir en l'absence de toute lumière.
00:16:23C'est ça.
00:16:24Voilà.
00:16:25Voilà, c'est mieux comme ça.
00:16:26Et je vous propose de continuer.
00:16:28Attention à votre tête.
00:16:30Merci beaucoup pour cette découverte.
00:16:32Je ne m'attendais pas à visiter les tunnels de la citadelle.
00:16:36Le bout du tunnel.
00:16:37Le bout du tunnel, exactement.
00:16:39Je suis ravie de vous avoir rencontrés.
00:16:41Tout le plaisir en fait pour moi.
00:16:56Il suffit de quitter l'île,
00:16:58de parcourir la campagne sur une poignée de kilomètres
00:17:01pour apercevoir les paysages typiques du Nord,
00:17:03les terrils, les maisons en briques rouges.
00:17:05Mais c'est aussi le pays des colombophiles,
00:17:09les passionnés de pigeons voyageurs,
00:17:12tradition ancestrale héritée des mineurs.
00:17:28Nous voici chez Olivier Jaspard, éleveur de champions.
00:17:33Au fond du jardin, bien caché comme un trésor,
00:17:36c'est 200 pigeons voyageurs formés pour les concours.
00:17:39Donc c'est important d'avoir une aile bien ventilée.
00:17:42La musculature, qu'on arrive effectivement à déceler ici au niveau des pectoraux.
00:17:47Ce qui est important au niveau des yeux, c'est d'avoir effectivement des yeux riches
00:17:49au niveau de la coloration.
00:17:50Un œil riche, c'est signe de bonne santé.
00:18:02Pour Olivier et Virginie, les pigeons font entièrement partie de la famille.
00:18:06Ici, on est colombophile de père en fils.
00:18:11La colombophilie, c'est dans les années 1800 et quelques.
00:18:14Culturellement, je pense que c'est lié un peu au milieu ouvrier,
00:18:18puis surtout au milieu des mines.
00:18:20Peut-être que scruter le ciel le dimanche,
00:18:22ça leur permettait de faciliter leur travail toute la semaine à la mine, dans le noir.
00:18:28Donc je pense que ça les faisait rêver un peu, tout ça.
00:18:32Virginie et Olivier entraînent plusieurs fois par semaine leurs pigeons voyageurs
00:18:36et les lâchent à quelques kilomètres seulement de leur domicile.
00:18:39Pour s'opérer, il y a plusieurs hypothèses.
00:18:42Une chose est sûre, c'est qu'ils se repèrent effectivement en fonction des champs magnétiques.
00:18:46Et en fait, au niveau du nez, ils ont effectivement de la magnétite,
00:18:49c'est à leur serre de boussole.
00:18:51Et en fait, ils arrivent à repérer le nord.
00:18:53Nous, on joue effectivement toujours direction sud-nord.
00:18:56Donc ils se repèrent avec les champs magnétiques terrestres.
00:18:59Au niveau de la région, on appelle ça le plat pays.
00:19:02Donc c'est favorable effectivement au concours de pigeons,
00:19:07puisque les pigeons n'aiment pas trop survoler les montagnes.
00:19:26Le lâcher effectué, retour à la maison.
00:19:30Et là commence une attente interminable.
00:19:38On ne sait jamais dans quelle direction ils vont arriver.
00:19:43Ça fait partie du jeu.
00:19:45C'est le stress déjà de savoir si les pigeons vont rentrer.
00:19:49Et surtout s'ils vont rentrer de bonne heure.
00:19:51On va voir s'ils sont prêts pour aller au concours.
00:19:53Puis après, quand les pigeons n'arrivent pas tout de suite,
00:19:55on s'inquiète un peu sur voir s'ils n'auraient pas arrivé quelque chose sur l'an.
00:20:01Comme Olivier et Virginie, ils sont des centaines dans la région à élever des pigeons.
00:20:05Et à les lâcher chaque week-end à l'occasion de grands concours.
00:20:09Avec pour objectif de parier sur celui qui rentrera le plus vite possible à la maison.
00:20:46Bonjour.
00:20:47Bonjour Sophie.
00:20:48Ça va bien ?
00:20:49Ça va bien, bienvenue.
00:20:50Merci beaucoup.
00:20:51Dans la micro-brasserie.
00:20:52Ici, on fabrique la bière à peu près tous les 15 jours.
00:20:55D'accord, donc j'arrive là en plein boulot, opération délicate.
00:20:57Voilà, on est en train de rajouter l'eau chaude dans le malt.
00:21:01Donc ça se fait en trois étapes.
00:21:02Et le but, c'est donc de transformer l'amidon en sucre.
00:21:05Et ensuite, ça sera l'ouvlon et la levure.
00:21:07Le malt va donner surtout, donc, trouver le sucre.
00:21:09Ok.
00:21:10Et donner la couleur de la bière.
00:21:11Donc ça, c'est par l'intermédiaire de la torréfaction du malt.
00:21:15Donc on a les bières blondes, les bières ambrées ou la bière brune.
00:21:17Donc ça peut être la même graine à la base,
00:21:19mais les torréfactions différentes vont donner des couleurs différentes à la bière.
00:21:23Là, Dany va envoyer de l'eau chaude par en haut.
00:21:25Ah, mais je n'avais pas vu Dany.
00:21:26Salut, Dany.
00:21:27Bonjour, ça va bien ?
00:21:29Attention, c'est chaud.
00:21:30Ok, je me recule.
00:21:31C'est une histoire de famille, la fabrication de la bière ici ?
00:21:34Voilà, exactement.
00:21:34Donc on a démarré avec mon père.
00:21:36Ouais.
00:21:36Et donc là, on est installé avec mon frère.
00:21:39Donc on fabrique à peu près tous les 15 jours.
00:21:40D'accord.
00:21:41Combien de litres de bière ?
00:21:42Bon, à 500 litres à la fois à peu près.
00:21:44D'accord.
00:21:44Et tous les ingrédients que tu utilises pour la fabrication de ta bière,
00:21:48c'est toi qui les produits ?
00:21:49Essentiellement l'houblon, puisqu'on est quand même houblonniers à la base.
00:21:52Donc on cultive de l'orge sur la ferme et après les levures,
00:21:55soit on peut les cultiver, soit on remet des nouvelles à chaque fois.
00:21:58Je suis curieuse que tu me montres tes plantations de houblon quand même.
00:22:00Oui, on va aller voir ça.
00:22:01Donc c'est juste à côté de la brasserie, on y va.
00:22:03Bon courage, à plus tard.
00:22:18Voilà, donc là, on est dans le champ d'orge.
00:22:21Mais si on va en faire de la bière, on doit d'abord le transformer en mâle.
00:22:28Tu sais que je trouve ça très beau, moi ?
00:22:29Oui, c'est très joli en plus, ça tient très bien.
00:22:33Alors là, tu es installé, toi, juste à côté de Bayonne.
00:22:35Le village est juste là.
00:22:36Et à quelques kilomètres de la frontière de la...
00:22:38Quelques centaines de mètres de la frontière.
00:22:40C'est au bout du chemin, là ?
00:22:41Voilà, c'est au bout de la route, oui.
00:22:49Je dois t'avouer quelque chose, Thierry.
00:22:51Oui.
00:22:51C'est mon premier champ de houblon.
00:22:52Première houblonnière.
00:22:53Ah, bah oui.
00:22:54Voilà, donc là, on a un pied d'houblon qui est en train de pousser sur un tuteur.
00:22:58Donc, c'est ce fin fil de fer.
00:23:00Donc, nous, on va en mettre à peu près 5 000 à la main par hectare.
00:23:04Oh, le bouleau !
00:23:05Qu'est-ce qu'on va récolter, là, exactement, en fait ?
00:23:07Alors, on va récolter la fleur qui n'est pas là pour l'instant.
00:23:10On voit la tête du houblon.
00:23:11Mais ce qui nous intéresse, c'est principalement la fleur, quand même.
00:23:14Essentiellement la fleur.
00:23:15D'accord.
00:23:16Donc, là, on a déjà deux éléments.
00:23:18Oui.
00:23:19Il nous manque l'eau.
00:23:20Bon, si on attend un peu, elle peut peut-être tomber.
00:23:22Voilà.
00:23:23Et après, le dernier ingrédient, à ton avis, c'est quoi qui va manquer ?
00:23:26Ça serait la levure, alors.
00:23:27La levure, voilà.
00:23:28Le dernier des quatre ingrédients de base qu'on a dans toutes les bières.
00:23:31La levure, l'eau, l'houblon et l'orge.
00:23:34Et voilà.
00:23:34Voilà.
00:23:37Et tu marches toujours aussi vite, toi ?
00:24:01Bravo à la cuisinière.
00:24:02Ça a l'air d'être très bon.
00:24:03Ça sent très bon.
00:24:04Le meilleur est de venir.
00:24:05Merci beaucoup.
00:24:07Alors, Denis, c'est vous qui êtes tombé dans le houblon quand vous étiez petit, si j'ose dire ?
00:24:11Le houblon, les chevaux, le patrimoine au sens large, un peu le dialecte flamand aussi.
00:24:17Denis parlait bien le flamand parce qu'il a entendu ses parents.
00:24:20Moi, je ne parlais pas le flamand, donc nos enfants n'ont pas appris.
00:24:23Thierry a le regret.
00:24:24Du coup, il a mis deux de ses enfants à l'école en Belgique pour qu'ils apprennent le néerlandais
00:24:29et le flamand.
00:24:30Mais ça leur permet justement de faire le lien.
00:24:32Ils ne parlent pas un mot de français de la journée à l'école.
00:24:35Mais ils parlent français à la maison.
00:24:36Oui, oui.
00:24:36En attendant ?
00:24:37On trinque.
00:24:38On trinque.
00:24:39Et si on trinqulait au flamand ?
00:24:42Rezonte.
00:24:42Rezonte.
00:24:45Rezonte.
00:24:45Santé.
00:24:46Santé.
00:24:47C'est parti pour la balade.
00:24:52On est bien à la demi, hein ?
00:24:54On n'est pas trop mal.
00:24:55C'est agréable.
00:24:56Il y a pire, il y a pire.
00:24:57Moi, tu vois, j'aime bien les balades à ce rythme, moi.
00:24:59On suit le rythme des chevaux.
00:25:01Et ça, c'est chouette.
00:25:03Ils avaient disparu d'Europe depuis à peu près un siècle, due à la modernisation.
00:25:08Et on l'a retrouvée en race pure dans la communauté amiche aux Etats-Unis.
00:25:12Toi, ça t'a tenu à cœur d'aller aux Etats-Unis pour retrouver la race du cheval flamand ?
00:25:18Oui, quand j'ai su qu'il existait encore là-bas, je me suis dit, c'est pas un choix,
00:25:21c'est un devoir.
00:25:22C'est vrai ?
00:25:22Il faut qu'on aille le rechercher.
00:25:25Ça va faire bientôt 20 ans qu'on a commencé la réintroduction.
00:25:29On a commencé avec un étalon, une île de Jumas.
00:25:32À aujourd'hui, on est à 350 chevaux inscrits au niveau de l'association qu'on a créée.
00:25:39La bière, comme le houblon, comme le cheval, voilà de très belles images des flambres.
00:25:45Oui, tout est lié.
00:25:46C'est un ensemble qui fait que la vie dans nos campagnes est agréable.
00:25:51C'est peut-être pour ça que vous êtes là, d'ailleurs.
00:25:52C'est certainement pour ça que je suis venu, pour te rendre compte, c'est là aussi.
00:25:57Merci.
00:26:08À quelques kilomètres de Bayeul, l'attraction la plus insolite de la région, le télésiège Le Cordoba.
00:26:16Vissé sur son siège, les pieds dans le vide, le paysage défine lentement à 3 km heure.
00:26:23Installé sur l'unique partie vallonnée du Nord, cette bizarrerie propose aux visiteurs une vue imprenable sur les alentours.
00:26:30On voit le littoral belge.
00:26:32À l'autre côté, la France, l'Anse-Pitoune-Araste, l'Étéryl de l'Anse.
00:26:37Donc, c'est une très belle vue.
00:26:40Pour Johan, le propriétaire des lieux, ce télésiège, c'est avant tout une histoire de passion qui dure depuis plus
00:26:45de 30 ans.
00:26:47C'est unique, c'est agréable pour les gens et c'est toujours beau de voir les gens descendre et
00:26:52revenir aussi.
00:26:52Il y a beaucoup de gens qui reviennent.
00:26:55Ce trait d'union entre ciel et terre relie le Mont Noir au Mont Rouge.
00:27:00Ces deux petites collines, à peine plus hautes que le deuxième étage de la Tour Eiffel, font partie d'une
00:27:04chaîne de monticules que certains appellent ici la Cordillère des Flandres.
00:27:10Non loin de là, le point culminant de la Cordillère, le Mont Cassel.
00:27:15Même à seulement 176 mètres de haut, il est quotidiennement la proie de la brume et du vent.
00:27:21Ce n'est donc pas un hasard si au sommet de la ville, trône l'un des emblèmes de la
00:27:25Cordillère des Flandres, le Moulin de Cassel.
00:27:30Depuis le 18e siècle, ce moulin offre ses ailes aux caprices des saisons.
00:27:33Bonjour.
00:27:35Et son antre aux visiteurs les plus curieux.
00:27:38Allez-y.
00:27:40Franck est l'un des derniers meuniers de France.
00:27:42Il faut faire attention, les marges glissent un peu avec la pluie.
00:27:45D'accord.
00:27:46Mi guide, mi artisan, depuis 3 ans, il dévoile aux touristes tous les secrets de cette ancienne minoterie.
00:27:56Sur Cassel, on aurait eu jusqu'à 24 moulins il y a un petit peu plus d'un siècle.
00:28:00Il y en a une dizaine qui faisaient de la farine.
00:28:04Chaque village avait plusieurs moulins en fait.
00:28:05Ah oui, d'accord.
00:28:07Il y avait des moulins à huile, des moulins à farine.
00:28:08Il y avait un ou deux moulins qui faisaient du tannin pour tanner le cuir.
00:28:11On avait une tannerie à Cassel.
00:28:13Ah oui, d'accord.
00:28:15Malgré son altitude relative, les tempêtes n'épargnent pas la cordillère.
00:28:20Détruits par une rafale en 1835, le moulin de Cassel renaîtra de ses cendres deux ans plus tard.
00:28:26Véritable fierté locale, cette meunerie est devenue au fil des ans un témoin vivant du patrimoine régional.
00:28:32C'est livré avec les toiles d'araignées.
00:28:35Ça fait partie du décor, oui.
00:28:38Ce sont des auxiliaires de travail puisque ça mange les mythes alimentaires.
00:28:41Les araignées sont mes collègues de travail.
00:28:47Mais pour séparer le bon grain de l'ivraie, il faut pousser un peu plus loin la balade et gravir
00:28:51un autre sommet de la cordillère, le Mont des Cates.
00:28:55Tout en haut du mont, l'isolement profite à une trentaine de moines trapistes.
00:29:00Ils cultivent ici depuis 1826 l'art de la prière et du travail manuel.
00:29:11Frère Bernard-Marie est arrivé à l'abbaye il y a 23 ans.
00:29:15Pour lui, la tranquillité du mont est propice au recueillement spirituel.
00:29:19Sa vocation de moine est justement née sur le Mont des Cates.
00:29:23Notre vie monastique, la vie de prière, la vie fraternelle, nécessite de vivre un peu en marge du monde.
00:29:31Le choc que j'ai eu de participer à la prière avec les moines a été tel que je me
00:29:36suis dit que c'est le lieu que je cherche.
00:29:38Où en tant qu'être humain, en tant qu'homme, je pourrais être heureux.
00:29:43Donc le lieu inspire et inspire aussi les gens à venir.
00:29:48Mais soucieux de préserver la tranquillité nécessaire aux 7 heures de prière quotidienne,
00:29:53les frères n'ouvrent pas facilement leurs portes aux visiteurs.
00:29:56Au Mont des Cates, la spécialité des moines, c'est la fabrication de fromages aromatisés à la bière.
00:30:03Au total, la transformation de 2 millions de litres de lait par an assure l'essentiel des revenus de la
00:30:08communauté.
00:30:10Ça va ? Tout se passe bien ?
00:30:11Ça va.
00:30:12D'accord.
00:30:14Il y a un frère Denis qui est en fabrication.
00:30:16Ici, il y a un frère Guy qui met les moules sur le convoyeur.
00:30:20Là, il y a un frère Gilbert qui met les casquettes sur les moules.
00:30:24Et puis là-bas, il y a un frère Jean qui met sous presse.
00:30:26Donc on a bien une partie des forces vives de la communauté qui aujourd'hui travaille dans la fromagerie.
00:30:34La chaîne de production ultramoderne fabrique une vingtaine de fromages à la minute.
00:30:38Pour frère Bernard-Marie, la technologie est rapidement devenue une évidence.
00:30:43Pour pouvoir continuer à fabriquer 180 tonnes avec une communauté vieillissante et moins importante en nombre,
00:30:51on a été obligé d'automatiser.
00:30:54Aujourd'hui, il faut vivre avec son temps même si on vit en dehors du monde.
00:30:59Dans les sous-sols, le trésor de l'abbaye.
00:31:04Ici, des centaines de fromages s'affinent pendant un mois.
00:31:07Trempés dans la bière et retournés à la main deux fois par semaine, les fromages révèlent tous leurs arômes.
00:31:12Le Saint-Dessin de la fromagerie, c'est la cave d'affinage.
00:31:15Puisque si les moines prennent le temps de vivre dans leur relation à Dieu, à l'église,
00:31:21les fromages, eux, ils doivent prendre le temps de s'affiner, de devenir vraiment un bon fromage.
00:31:26L'isolement et la spiritualité du Mont Décate permettent aux moines et aux fromages de mûrir à l'abri du
00:31:32temps et des regards.
00:31:34A l'extérieur, la magie du panorama conclut à merveille cette balade au cœur de la cordillère des Flandres.
00:32:01Allez, go !
00:32:03Est-ce que vous pourriez vous rapprocher, s'il vous plaît ?
00:32:06Juste un petit peu d'attention.
00:32:08Bienvenue à tous.
00:32:09On y va pour le briefing habituel.
00:32:11Ce soir, on est sur marée basse.
00:32:14La mer est extrêmement calme.
00:32:15Donc on pourra en profiter pour discuter, pour faire un peu d'exercice.
00:32:21S'il vous plaît, surtout, surtout, on reste groupés.
00:32:24On respecte les consignes parce qu'on est nombreux.
00:32:27Marée basse, le courant n'est pas très fort.
00:32:29On est parti pour le comptage.
00:32:30Rendez-vous au bord de l'eau.
00:32:47Alors, quand tu m'as dit qu'il faut qu'on se retrouve en combinaison de plongée
00:32:52parce qu'on va se jeter à l'eau, j'ai cru que tu plaisantais, tu vois.
00:32:56Et en fait, pas du tout, Jean-Paul.
00:32:57Tu étais très sérieux.
00:32:58C'était au sens propre comme au figuré.
00:33:00On va se jeter à l'eau, vraiment.
00:33:01On va se jeter à l'eau.
00:33:02Il n'y a pas de vagues, ce sera qu'une petite problématique de santé.
00:33:05Tu vas avoir les mêmes sensations en course de montagne.
00:33:08Tu ne le sais pas, mais tu vas faire une course de plongée.
00:33:10Très bien.
00:33:11Au poids zéro, c'est pas mal quand même.
00:33:12C'est pas mal.
00:33:13Bon, ouais.
00:33:14Alors, s'il vous plaît, on se détend.
00:33:16Allez, hop.
00:33:18On relâche les épaules.
00:33:19On va chercher un bon niveau d'eau.
00:33:21Allez.
00:33:22Allez.
00:33:29Bon, il faut un peu de discipline quand même, Jean-Paul.
00:33:31Pour eux, c'est un petit défi.
00:33:32Pour certains, se mettre à l'eau, c'est déjà une compétition.
00:33:34C'est un petit peu stressant, mais c'est aussi une belle victoire.
00:33:37Bon, cette activité de Longes Côtes, elle existe depuis combien de temps ?
00:33:40Et depuis combien de temps que c'est pratique ici ?
00:33:42On est arrivés au berceau de l'activité.
00:33:44C'est nous qui avons lancé cette activité il y a 7 ans.
00:33:46Sur un constat, c'est que les gens ne venaient plus dans l'eau.
00:33:49Et qu'on avait une belle opportunité de profiter de notre plage.
00:33:53Ouais !
00:33:54Non, mais il faut y aller.
00:33:55Et si on les suivait, ceux-là ?
00:33:57On y va, demi-tour !
00:34:00Je fais pas ta taille, moi !
00:34:02J'ai plus de pied.
00:34:05Pousse sur tes accueils.
00:34:08En tout cas, tout le monde a le sourire.
00:34:10C'est le but.
00:34:13Eh ! Vous n'avancez pas beaucoup, allez !
00:34:16Un petit effort, s'il vous plaît !
00:34:19On accroche, on accroche !
00:34:26Tu sais que c'est une grande première pour moi, hein !
00:34:28C'est mon baptême de Longes Côtes !
00:34:29C'est sympa, hein !
00:34:30C'est très sympa !
00:34:31L'idée, c'est de toujours trouver le bon niveau de fautabilité.
00:34:33Vous pouvez trouver de l'autre.
00:34:34Vous pouvez relâcher les épaules.
00:34:35Vous pouvez relâcher les épaules, bien respirer,
00:34:38te mettre en posture toujours vers l'avant.
00:34:40D'accord !
00:34:40À tout fin !
00:34:41D'accord !
00:34:41Tu ne prends pas d'axe, tu grames tout dans ton axe de force.
00:34:44Tu sens que c'est qu'il reste à l'aise.
00:34:48Voir l'aise, l'aise, l'aise, l'aise !
00:34:50Voir l'aise, l'aise, l'aise, l'aise, l'aise, l'aise, l'aise, l'aise, l'aise, l
00:34:56'aise, l'aise, l'aise, l'aise, l'aise, l'aise !
00:35:11En termes techniques, le longgecote avec pagaie sollicite les épaules, le dos, ça apporte plus à de la musculation douce.
00:35:18Or, le longgecote tel qu'on le pratique là, l'idée c'est de se mettre en osmose avec la
00:35:23mer, de profiter de la suspension dans l'eau.
00:35:25Et globalement, la première approche, c'est plutôt le ressenti, c'est plutôt le plaisir, plutôt que de s'imposer
00:35:30encore une contrainte ou une compétition.
00:35:31Parce que finalement, c'est accessible à tous.
00:35:33L'idée c'est justement de permettre à chacun de pratiquer selon son plaisir, selon son niveau et avec sa
00:35:39propre ambition.
00:35:51Qu'est-ce que tu aimes toi dans cette discipline en particulier et dans le fait de pouvoir te mettre
00:35:55à l'eau dans cette mer du Nord qui peut paraître hostile et qui finalement l'est pas du tout
00:35:59?
00:36:00C'est notre seul milieu naturel à Dakar qu'on vit plus comme on vient en ville.
00:36:04On se fait pas une digue, on marche pas sur la plage, on vient dans l'eau.
00:36:06L'esprit le plus magique, c'est l'atmosphère entre les personnes.
00:36:11La magie de l'eau, c'est que ça te coupe tout de suite.
00:36:12Tu enfiles ta combi, tu rentres dans l'eau.
00:36:13On est tous à égalité là.
00:36:15Comme au carnaval.
00:36:16Exactement, comme au carnaval.
00:36:39Alors là tu m'emmènes où c'est moi qui te conduis mais c'est toi qui me guide.
00:36:43À Dakar, tu as donc là un superbe cordon d'Uner qui s'étend jusqu'en Belgique.
00:36:47Un espace naturel qui est préservé.
00:36:50En fait ces plages elles sont idéales pour la pratique du sport et puis elles sont aussi riches en histoire.
00:36:55Oui, puisque ici en juin 40, il y a eu l'opération Dynamo, le rembarquement à Dakar.
00:37:00Il y a plus de 330 000 personnes qui ont rembarqué ici vers l'Angleterre et c'est peut-être
00:37:05le début de la victoire qui est partie de Dakar.
00:37:07Oui, c'est les troupes d'alliés qui étaient reparties.
00:37:10C'est moins connu pour la France mais pour les Anglais c'est un haut fait puisque c'était le
00:37:15début de tout.
00:37:25Ce qui a été mis en lumière par les peintres flamands n'était pas du tout surfait.
00:37:28C'est vrai.
00:37:29Tu en profites en direct et c'est comme ça tout au long de l'année.
00:37:56Quand vous tapez par exemple ici, là c'est mat et là vous voyez le bruit n'est pas le
00:38:01même.
00:38:02C'est gris comme ça, il y a plus de chance d'en trouver une que si c'est de
00:38:05la craie très blanche.
00:38:08Comme ça là-bas, ça vaut le coup mais blanc comme ça, ça ne va pas.
00:38:12Pour Luc Duclois, la côte d'Opale c'est une mine de trésors.
00:38:17Depuis 35 ans, au pied des falaises du Cap Blanc-Nez, il recherche des fossiles marins.
00:38:24Ce qui me plaît tant c'est le grand air, l'espace.
00:38:28On avait les falaises, on avait la mer, il n'y a pas grand monde.
00:38:32Et puis c'est la nature, vous avez l'impression d'être pratiquement seul sur cette plage immense.
00:38:47C'est genre mamites, mamites, mamites nodozoïdées.
00:38:55C'est une belle pièce, je peux vous le lire.
00:39:02Quand je trouve une amounie, c'est comme un enfant.
00:39:05C'est toujours un plaisir de les trouver.
00:39:09Surtout que celle-là, elle est très belle.
00:39:11C'est un céphalopode, c'est-à-dire l'ancêtre, on peut le considérer comme l'ancêtre du nautil,
00:39:15comme un escargot, si vous voulez, qui ne vivait que dans l'eau.
00:39:21C'est un terrain de jeu, c'est un terrain de sport en même temps,
00:39:24parce qu'en cherchant, on fait du sport.
00:39:26Ça permet aussi de s'oxygéner, parce qu'il y a toujours du grand air, il y a toujours du
00:39:30vent.
00:39:31Et puis en même temps, ça nous permet aussi d'assouvrir sa passion,
00:39:35disons moi c'est la recherche de fossiles.
00:39:37On cherche toujours la pièce rare, la pièce qu'on n'a pas.
00:39:40L'idéal, ça serait de trouver un dinosaure où personne n'en a trouvé.
00:39:46Le dinosaure comme trésor.
00:39:48Pour d'autres, la richesse de la côte, ce sont ses éléments, l'eau et l'air.
00:40:06Ici, habituellement, c'est le royaume des kitesurfeurs.
00:40:10Les champions par dizaines, sortis tout droit du lycée de l'Europe à Dunkerque
00:40:14et de sa section sport-études.
00:40:28Mais quand le vent n'est pas de la partie, la mer du Nord offre d'autres possibilités.
00:40:33Pour les champions lycéens, séance d'entraînement sur stand-up paddle.
00:40:37Une longue planche et une pagaie.
00:40:39Ce qui leur permet de travailler la musculature et l'endurance.
00:40:50Allez, on reprend la bouée avec le courant dans le dos et on revient vers le bateau.
00:40:57C'est bouée, bateau, bouée, bateau.
00:40:59Allez, c'est parti.
00:41:02Allez Marion, redresse-toi.
00:41:07On peut faire du char à voile, du pont de bord, du kite, du serre-volant, du paddle, du catamaran.
00:41:13On a vraiment un grand panel d'activités.
00:41:16On est né ici, on a un espace merveilleux à utiliser.
00:41:19Donc on y prend beaucoup de plaisir.
00:41:22Courant porteur, on récupère.
00:41:24On garde sa vitesse, mais on inspire bien, on récupère.
00:41:26Vous allez avoir un engagement musculaire plus important.
00:41:30Pensez à bien souffler, bien inspirer.
00:41:35J'aime bien le climat.
00:41:37Donc paradoxalement,
00:41:40beaucoup de gens en pensent que dans le nord, il fait froid, etc.
00:41:43Mais on a un climat quand même assez tempéré.
00:41:46On n'a pas d'extrême, on n'a pas d'excès.
00:41:50La côte d'Opale, c'est une multitude de trésors.
00:41:53Et pour les trouver, il faut parfois regagner la pleine mer
00:41:56et rencontrer les pêcheurs au casier.
00:42:09Sur le caprice des temps, on pêche chaque jour le homard bleu.
00:42:20Il faut bouger, il faut aller chercher.
00:42:23Il ne faut pas toujours avoir la même place, forcément.
00:42:26Là, on a une moyenne de 800 grammes à un kilo.
00:42:31Et là, les plus gros, ils doivent faire entre 1,3 kg et 1,6 kg.
00:42:39Et nous, c'est de faire office, la pêche.
00:42:42On est nés dedans.
00:42:44On va être sur les bateaux depuis qu'on est tout petit.
00:42:47La mer, c'est dans le sang, ça.
00:43:00On travaille le long du Cap Griné, Cap Blanc-Neil.
00:43:03C'est des beaux sites.
00:43:07Je ne déménagerais pas, je n'irais pas partir ailleurs.
00:43:10Non, ça ne me plairait pas ailleurs.
00:43:13Il sonne à la mer, on est heureux.
00:43:17Hein ?
00:43:45Aujourd'hui, Jacques Berg, c'est jour de marché.
00:43:49Et oui, c'est jour de marché, comme tous les lundis depuis des siècles.
00:43:52On a un marché important.
00:43:54Et c'est l'occasion de faire un petit tour avant de monter un petit peu plus haut,
00:43:59de prendre de l'altitude, puisque si tu veux bien, Sophie, je vais t'inviter à découvrir mon carillon.
00:44:04Et oui, oui, parce que c'est vrai que tu es le carillonneur de Berg, le carillonneur officiel de la
00:44:08ville.
00:44:09Tout à fait.
00:44:10Carillonneur titulaire, on appelle ça.
00:44:11C'est-à-dire que depuis 1544, on a un automate qui va jouer une petite musique pour dire,
00:44:17attention, on va vous donner l'heure.
00:44:19Et puis, depuis 1547, on va se dire, ben voilà, on a 12 cloches,
00:44:23on pourrait peut-être faire autre chose que cet aspect utilitaire de l'heure.
00:44:26et on va envoyer des musiciens taper sur les cloches avec des maillets pour faire de la musique.
00:44:32Et quand on est passé de 12 à 24, 24 à 30, etc.,
00:44:36on a mis un clavier qui permettait à un seul musicien désormais, le carillonneur,
00:44:40de jouer toutes les cloches.
00:44:42Et si tu veux, je t'invite à aller là-haut, mais il faudra faire attention, c'est à 11h
00:44:45précise.
00:44:4611h pile concert de carillon ?
00:44:47Je ne vais pas te faire manquer ça, parce que je suis sûre que tous les habitants de Berg attendent
00:44:50ce concert de carillon.
00:44:52On l'entend à combien de kilomètres à la ronde ?
00:44:54On l'entend dans toute la ville, et après, ça dépend du sens du vent.
00:45:02Alors, on a un produit typique ici à Berg, c'est un fromage,
00:45:06qui d'ailleurs s'appelle le Berg ou fromage de Berg.
00:45:09C'est un fromage très ancien.
00:45:10Par exemple, Charles Quint est parti dans sa dernière retraite en Espagne.
00:45:15La ville de Berg lui a solennellement offert deux fromages de Berg
00:45:18pour occuper son trajet en bateau qui devait durer un certain temps.
00:45:25Ça te dirait de prendre un café ?
00:45:27Oui, on prend un ch'ti café.
00:45:28Bonjour.
00:45:29On peut avoir deux petits cafés ?
00:45:30Bien sûr.
00:45:32Ah ben, forcément, il y a des photos de Danny Boon.
00:45:36Dites-moi, le film a été tourné en 2007, diffusé en 2008,
00:45:39et depuis, on vous parle toujours du film « Bienvenue chez les ch'tis » de Danny Boon.
00:45:44On a toujours une retombée.
00:45:45Je veux dire, aujourd'hui, l'avantage du film, c'est que ça a fait connaître Berg.
00:45:48C'est une jolie ville.
00:45:49C'est ça.
00:45:50Après la sortie du film en 2008, là, il y a vraiment une grosse, grosse influence.
00:45:53L'avantage, c'est que maintenant, on sait où Berg se trouve.
00:45:55Oui, c'est ça.
00:45:56On s'aperçoit que des gens sont venus pour le tournage.
00:45:58Donc, c'est un centre d'intérêt.
00:46:00Voilà.
00:46:00Ils ont trouvé la ville charmante.
00:46:01Les gens viennent à Berg par rapport au lieu de tournage du film
00:46:04et découvrent une ville beaucoup plus intéressante que ce qu'ils imaginaient.
00:46:08Et donc, ça, pour nous, c'est très intéressant parce que c'est une publicité phénoménale.
00:46:12Est-ce qu'il y a quand même eu, entre guillemets, un effet pervers au film ?
00:46:15Alors, il y a eu certaines critiques comme quoi Berg n'était pas ch'ti, mais était flamande.
00:46:20Ouh là là ! Alors ça, c'est sujet à débat.
00:46:38Donc, un carillon, ça se mérite.
00:46:41Exactement.
00:46:43Disons que s'il devait y avoir un ascenseur au niveau d'un baie-froid,
00:46:46ça serait uniquement pour le carionneur,
00:46:47parce que le carionneur, lui, connaît parfaitement l'escalier.
00:46:50Par contre, quand on est touriste, encore une fois, un baie-froid, ça se mérite.
00:46:54Exactement.
00:46:55Donc, on arrive au sommet.
00:46:58Oui.
00:47:02Voilà, c'est ici la cabine du carionneur.
00:47:10Ce qui surprend de prime abord au niveau d'un clavier de carion,
00:47:14c'est qu'on n'a pas de noir, on n'a pas de blanche comme sur un piano.
00:47:16Les touches noires sont ici à l'étage supérieur,
00:47:19les touches blanches sont à l'étage inférieur,
00:47:21ce qui va permettre d'avoir une gamme complète.
00:47:24Et on a des pédales.
00:47:26Plus on va vouloir jouer des notes graves,
00:47:29plus on aura une cloche qui est grosse.
00:47:31Et comme le bâton est un certain pourcentage du poids de la cloche,
00:47:35plus ça sera lourd à manipuler.
00:47:36Donc, plutôt que de donner un gros coup de poids,
00:47:39je préfère donner un petit coup de pied.
00:47:41D'accord.
00:47:43C'est vrai que depuis le début de notre balade,
00:47:45on a beaucoup évoqué le film de Danny Boon,
00:47:46Bienvenue chez les ch'tis.
00:47:48Il y a eu des scènes du film tourné ici dans le carion.
00:47:51Tu l'as rencontré, Danny Boon, toi ?
00:47:52Oui, oui.
00:47:53J'ai reçu Danny Boon ici même au niveau du clavier.
00:47:57Je le vois là d'ailleurs, tu as une affiche.
00:47:59Oui, alors ça c'est l'affiche du film.
00:48:01Et on a un certain nombre de photos qui ont été prises à Bergres pendant le tournage.
00:48:06Ah bah voilà, on le voit ton carillon là.
00:48:10Très bien.
00:48:12Hé, c'est sympa, ça tu me le lis ce qu'il t'a écrit ?
00:48:15Oui, alors, mille merci à tous les merveilleux Bergoua,
00:48:18grâce à qui nous avons passé un tournage inoubliable.
00:48:21Amitié ch'ti, Danny Boon.
00:48:22Amitié ch'ti, Danny Boon.
00:48:56Alors, Bergres est aussi une ville d'eau avec ses canots.
00:48:59C'est pour ça qu'on appelle aussi la petite Bruges du Nord.
00:49:02On a une histoire commune, Bergres comme Bruges étaient des villes drapierres.
00:49:06C'était la dernière voie de communication utilisée à l'intérieur de Bergres
00:49:11puisqu'au début du siècle dernier, mon grand-père faisait encore la navette entre Bergres et Saint-Omer.
00:49:21Elles sont trop mignonnes ces petites majorettes.
00:49:24Oh, j'aurais rêvé d'être majorette, moi.
00:49:26Emmanuel ?
00:49:27Oui ? Bonjour.
00:49:28Tu pourrais venir voir Sophie ?
00:49:29Elle a envie de devenir majorette.
00:49:32Emmanuel, je t'embrasse.
00:49:33Vous êtes trop mignonne.
00:49:35Merci beaucoup.
00:49:35Vous êtes adorables, les filles.
00:49:37Qu'est-ce que vous faites là ? Il y a un défilé aujourd'hui ?
00:49:39Donc, on répète parce que demain, nous avons le festival de Coup de Caire que branche.
00:49:44Donc, on fait une petite répétition dans les rues de Bergres.
00:49:46D'accord, c'est un festival de majorettes.
00:49:48C'est ça.
00:49:48Que des majorettes de toute la région ?
00:49:50Bien sûr.
00:49:51Voilà, ça se termine avec une note souriante et colorée, cette visite de Bergres.
00:49:56Merci mille fois de m'avoir accompagné, Jacques.
00:49:58Sophie, ça a été un plaisir de te faire découvrir cette ville et puis au plaisir de te revoir.
00:50:02Je reviendrai te voir pour écouter le son du carillon.
00:50:04C'était très bon.
00:50:05Merci Sophie.
00:50:06Merci à toi.
00:50:07A bientôt.
00:50:22Le Nord-Pas-de-Calais, c'est la région des majorettes.
00:50:25On dénombre ici presque autant d'équipes que de communes qui se livrent bataille chaque week-end.
00:50:33Il y a parmi ces majorettes, les Magnolias de Douai.
00:50:36Une bande de copines, invaincues dans les concours depuis 11 ans, qui s'entraînent chaque semaine pendant de longues heures
00:50:42avec acharnement.
00:50:434, 5, 6, 7, 8.
00:50:465, 6, 7, 8.
00:50:481, 2, 3, 4.
00:50:502, 1, 2, 3.
00:50:52Et à la tête d'Emmanuelia, il y a Jamila, capitaine et chorégraphe.
00:50:56J'ai commencé, moi j'avais 2 ans et demi, je vais avoir 33 ans au mois d'août et
00:51:02je suis capitaine depuis l'âge de 14 ans.
00:51:06Le bâton de majorette, c'est une façon de différencier les majorettes de la danse.
00:51:11Les techniques, c'est généralement ça, quand on débute les majos les plus petites, on leur apprend ça.
00:51:16Tout est dans le poignet et à partir de là, si on arrive à faire ça, on arrive à faire
00:51:20les plus grands trucs, les bases.
00:51:22Après, elle est lancée aussi, donc là, après lancée, si on arrive à faire celui-ci, on arrive à faire
00:51:26le plus grand.
00:51:27Ensuite, il y a celui qu'on tourne.
00:51:291, 2, 3.
00:51:311, 2, 3.
00:51:34Les magnolias de Douai existent depuis 27 ans.
00:51:39L'équipe a été fondée par le grand-père de Jamila.
00:51:42Aujourd'hui, les filles et petites filles perpétuent cette tradition.
00:51:45Elles créent chaque année une chorégraphie et dessinent de nouvelles tenues.
00:51:49Elles tiennent surtout à marquer leurs différences.
00:51:54Bien sûr qu'on est fiers, on est fiers d'aller de ville en ville, de représenter notre ville.
00:51:59Enfin, je veux dire, la ville nous a fait confiance.
00:52:02La mairie a accepté qu'il y ait un groupe de majorettes au nom d'Emmanuelia de Douai.
00:52:07Donc, à nous de notre côté de leur rendre et puis d'être un petit peu une fierté.
00:52:14Fiers de leur ville, deux jours plus tard, les magnolias partent défendre leurs couleurs.
00:52:19Ça sent bien ?
00:52:20Amélie, je ne sais pas si elle est blessée encore ou pas.
00:52:23Et Marine, la petite, donc trop normalement.
00:52:30Direction Koudkerk-Branche, près de Dunkerque, pour le grand concours de l'année.
00:52:34Tous les ans, rencontre au sommet.
00:52:37Les magnolias de Douai vont se mesurer à une vingtaine de sociétés de majorettes venues de toute la région.
00:52:49Un concours de majorettes, ça démarre toujours par une séance de maquillage.
00:52:55Donc, ça se décide en fonction de...
00:52:59Déjà des couleurs par rapport à la robe.
00:53:01Le dessin, on est plusieurs à faire des essais juste avant les concours.
00:53:05Et puis, la capitaine décide du dessin qu'elle veut et ce qu'elle préfère.
00:53:13Il faut que ça en jette.
00:53:15Quand on arrive, que le jury...
00:53:17Waouh !
00:53:18Voilà.
00:53:22Plaire au jury, c'est le but du concours.
00:53:28Chaque groupe de majorettes défile pendant 13 minutes.
00:53:32Puis, les prestations sont notées.
00:53:37Ils sont jugés spécialement sur la difficulté du bâton.
00:53:42Ce qu'il faut savoir, c'est que les majorettes, ça reste les majorettes.
00:53:45C'est quand même le mouvement du bâton, grâce, sourire, l'originalité du mouvement, l'originalité du concours.
00:53:55Ce jour-là, Douai défile en avant-dernière position.
00:53:58Après cette heure d'attente, la pression est maximum sur les épaules de Magnolia.
00:54:03Ouais, tu rends tout seul.
00:54:05Une, deux sur quatre.
00:54:06Une, deux au recul.
00:54:07Une, deux au claque.
00:54:08Ah, ok.
00:54:10Magnolia, go !
00:54:29Non, non, non, on n'est plus autant des majorettes qui défilent dans les rues.
00:54:33Avant, c'était des musiques lentes, même très lentes.
00:54:36C'était Evonéem et les groupes comme ça.
00:54:38Et maintenant, c'est techno, c'est vraiment, c'est du boom-boom.
00:54:43Et c'est plus rapide, de plus en plus rapide même.
00:54:47On a l'envie, on se barre en fait sur la piste.
00:54:50Ce n'est pas un ring, mais c'est tout comme.
00:55:08Et comme à chaque fois avec les Magnolia, l'histoire se répète.
00:55:11Avec 293,50, les Magnolia de Douai.
00:55:16Toutes les sociétés veulent nous battre, puisque ça fait des années qu'on arrive première à chaque concours.
00:55:21Donc elles ont l'envie, elles se donnent à fond pour pouvoir passer devant nous.
00:55:27Et nous, au contraire, on se donne encore plus pour pouvoir garder notre première place.
00:55:32Ils sont les meilleurs, évidemment, c'est Douai.
00:55:35On a un bon public et les meilleurs supporters.
00:55:38On a gagné, ça c'est juré.
00:55:42Allez, Douai !
00:56:08Il y a un beau comité d'accueil là !
00:56:11Entre Sophie et on s'embrasse, c'est ça ?
00:56:13Oui, oui !
00:56:13Ravi de te rencontrer.
00:56:15De même, bienvenue au fort de ce clin.
00:56:16C'est très gentil.
00:56:17Merci beaucoup.
00:56:18On va te faire découvrir tout ça.
00:56:23C'est ce que j'appelle un musée d'hôtes, en fait.
00:56:27C'est joli comme expression.
00:56:27Oui, c'est d'abord un lieu d'histoire dans lequel des gens vivent, mais qui partagent aussi leurs passions
00:56:32et leurs connaissances avec un public.
00:56:39Quelle était la fonction première de ce fort ?
00:56:41Ce fort a été construit en 1873 pour protéger l'île.
00:56:46Mais l'avantage du fort de ce clin, il n'a pas eu les outrages du temps.
00:56:49Donc il est intact.
00:56:51Et quand on arrive, on ne s'imagine pas du tout qu'on va découvrir ça.
00:56:54Je ne peux pas dire que c'est la belle discrète, mais un peu quand même.
00:56:58Très impressionnée par ce lieu.
00:57:00Franchement, on sent qu'il y a une âme ici.
00:57:02Oui.
00:57:03Très forte.
00:57:05Quelle superficie il fait exactement le fort ?
00:57:0815 hectares.
00:57:09Il y a 5 hectares de salle.
00:57:17C'est un lieu qui vit toujours, je vois.
00:57:19Oui, c'est vrai.
00:57:21Donc là, j'ai mon père et mon frère, mon petit frère.
00:57:24Le petit frère !
00:57:26Bonjour !
00:57:27Qui finissent de remonter un canon.
00:57:28Ah, alors ça, c'est un truc de garçon.
00:57:32Bonjour, messieurs.
00:57:33Qu'est-ce qu'on a là devant nous ?
00:57:36C'est un magnifique canon anglais.
00:57:39C'est le 13 livres anglais.
00:57:40Ce sont les premiers canons qui sont arrivés pendant la guerre de 1914 dans la Somme.
00:57:45Il ne reste plus beaucoup, il reste 9 de répertoriés.
00:57:48Mais il fait partie de votre collection personnelle.
00:57:49Oui, oui, ça a toujours été ma passion, rassembler les pièces d'artillerie.
00:57:53L'histoire me passionne, donc les deux liés, c'est parfait.
00:57:56On en était arrivés à un point tel que mon épouse a dit,
00:57:59où t'arrêtes, où tu te trouves un site, où t'implanter, pour en faire bénéficier tout le monde.
00:58:04C'est vrai, il faut faire partager cette passion-là.
00:58:07Et on s'est implantés en famille sur ce site-là, qui était à l'abandon.
00:58:11C'est vous qui lui avez redonné vie à ce site aussi ?
00:58:13Oui, oui, exact.
00:58:15Ma famille.
00:58:16Et j'ai passé le virus à mes enfants, c'est ça qui est bien.
00:58:19On a retroussé nos manches pendant des années, en famille.
00:58:23Ils étaient tout petits comme ça.
00:58:25Ils ont été élevés dans le fort, et ils ne voudraient pas quitter le fort pour rien au monde.
00:58:30Maintenant, c'est juré, juré craché, comme on dit.
00:58:33Vous êtes obligés de le garder, le fort.
00:58:36Sans vous, il aurait disparu, sûrement.
00:58:38Oui, oui, il nous le rappelle de temps en temps qu'on est bien ici.
00:58:55Ta collection est très impressionnante, Didier, mais ça a commencé comment, tout ça ?
00:58:59Oh, bêtement. Au hasard du calendrier, on va faire un voyage à Londres.
00:59:04On se retrouve très rapidement devant le palais de Buckingham.
00:59:08Avec ton épouse ?
00:59:09Oui, oui.
00:59:10Voir défiler tous les régiments historiques de la garde.
00:59:12C'est magnifique.
00:59:14Hauts en couleurs, j'en ai encore plein les yeux.
00:59:17Et comme un serment, quand les King Troupes sont passées devant moi, alors là, c'était la révélation.
00:59:22J'ai mis ma main sur la jante du canon, comme ça.
00:59:24Comme ça ?
00:59:25Et j'ai dit à mon épouse, on en aura un aussi.
00:59:28Et là, elle t'a dit, chérie, tu es fou.
00:59:29Exact, exact.
00:59:30You are totally crazy.
00:59:31Yes, yes, yes.
00:59:33Mais non, toi, t'as commencé une collection et aujourd'hui, t'en as combien ?
00:59:36Oh, une trentaine.
00:59:47La petite famille est réunie.
00:59:49Oui.
00:59:49On fait semblant de seuls.
00:59:50Oh là là, tu bricoles, toi ?
00:59:51On fait semblant de seuls.
00:59:52Hein ?
00:59:52Il y en a du boulot.
00:59:53Oui, ça va bien.
00:59:55Dis bonjour, Martin.
00:59:58Ah bah, qui c'est, elle, les enfants ? C'est Granny ?
01:00:01Oui.
01:00:02Salut, Granny.
01:00:03Il y a une vraie ménagerie ici, en plus.
01:00:05Oui, oui, oui.
01:00:06C'est ce qui fait charme des visites aussi.
01:00:08C'est ça.
01:00:08Les visiteurs voient des animaux et ça rend le lieu encore plus attachant.
01:00:13Plus attachant, exactement.
01:00:15Au volant, ma mère.
01:00:17Je t'aime mes mères.
01:00:29Alors ici, on arrive dans une petite cour.
01:00:31Et tout l'arrière du fort, c'est ça.
01:00:33Il y a 15 places avec des positions de tir comme ça.
01:00:36Et sous chaque but, chaque cheminée, c'est une salle.
01:00:39Une salle ou un couloir.
01:00:41Il faut se dire que le fort, même si ça ressemble à une grande colline,
01:00:43c'est une vraie souricière.
01:01:03Parfait, l'artilleur.
01:01:05Prêt ?
01:01:06Feu !
01:01:07Feu !
01:01:12Tire, réussis !
01:01:14Bravo, artilleur !
01:01:16Tiens, t'as ton baptême d'artilleur.
01:01:18C'est vrai ?
01:01:19Ouais, tu m'encadreras en route.
01:01:20Ah, magnifique.
01:01:23Merci beaucoup.
01:01:28Salut Sophie, bonne route.
01:01:35Vraiment très sympa, cette petite famille.
01:01:38Allez, le voyage continue, mais nous changeons de destination,
01:01:41puisque nous partons maintenant pour les Etats-Unis,
01:01:43et plus précisément, les rives du mythique Mississippi.
01:01:47C'est au réalisateur Yves Legrin-Christ,
01:01:50un habitué de nos échappées belles, que nous devons ce voyage.
01:01:53Un voyage qui va commencer dans le golfe du Mexique.
01:01:56Ensuite, il remontera le cours du fleuve pour rejoindre le lac Itasca,
01:02:02au pied des montagnes rocheuses.
01:02:04Là, nous allons le retrouver dans les célèbres bayous de Louisiane.
01:02:09Pour ma part, je vous retrouve ici, dans le nord de la France,
01:02:11pour nos échappées belles.
01:02:12Nous sommes très attendus au carnaval de la chaise, à Iwi.
01:02:17Je vous laisse vous envoler, mais revenez vite, vous me manquez déjà.
01:02:24Le Mississippi, le père des fleuves, comme le surnomment les Amérindiens,
01:02:28a toujours tenu un rôle fondamental dans le développement économique et culturel américain.
01:02:33Un fleuve remarquable à tout point de vue.
01:02:35Il est le plus sinueux du monde, le plus puissant,
01:02:38il est aussi le plus domestiqué.
01:02:41C'est à contre-courant que je vais remonter le fleuve
01:02:44depuis son embouchure dans le golfe du Mexique,
01:02:46jusqu'à sa naissance au Lac Itasca.
01:02:48De sa disparition jusqu'à la première goutte d'eau.
01:02:58Cette remontée du Mississippi va me faire traverser neuf états.
01:03:02La Louisiane est ma première étape.
01:03:09Aucune route, aucun circuit touristique
01:03:11ne permet de se rendre à l'embouchure du fleuve.
01:03:14Ma seule solution, accompagner Ken, qui se rend à bord du Wheeler.
01:03:19Un navire impressionnant qui appartient au corps des ingénieurs de l'armée américaine.
01:03:26Je ne pouvais pas rêver mieux que ce bateau
01:03:28pour me rendre à l'endroit où commence mon voyage
01:03:30et où se termine la Mississippi.
01:03:48Alors, c'est donc ici la fin du Mississippi ?
01:03:50Oui, c'est ça.
01:03:51Là où on voit le phare.
01:03:53Ce phare n'est pas très impressionnant.
01:03:55Ce n'est pas le phare romantique que l'on imagine.
01:03:58Celui-ci, il est automatisé, il est géré par un ordinateur.
01:04:02Et tu vois, l'eau commence déjà à changer de couleur.
01:04:05D'un côté, tu as l'eau sombre du fleuve,
01:04:07chargé de sédiments qui disparaissent peu à peu.
01:04:09Et après, c'est la couleur de la mer.
01:04:11Mais c'est bien là.
01:04:15Le Wheeler est une sorte d'aspirateur géant.
01:04:18Il a deux bras, deux élindes.
01:04:20C'est ce que tu vois là.
01:04:24Ses bras descendent jusqu'au fond et aspirent les résidus.
01:04:28Les sédiments qui sont au fond.
01:04:31Pour résumer, on remonte de la boue.
01:04:33Beaucoup de boue.
01:04:36On drague tout cela pour garder une profondeur de 15 mètres
01:04:39dans le chenal pour la navigation.
01:04:42Ensuite, on se débarrache de ces sédiments dans le golfe.
01:04:53Depuis sa création au 19e siècle,
01:04:55le corps des ingénieurs a pour mission de maîtriser le Mississippi.
01:04:59Le Wheeler, lui, a la tâche énorme de garder le fleuve navigable
01:05:02pour les navires de commerce qui viennent du monde entier.
01:05:07Regardez ici sur le radar.
01:05:09On va diriger le bateau vers ce point de largage.
01:05:11C'est à Smilnautique.
01:05:13C'est là qu'on va larguer la boue.
01:05:18Les citoyens américains sont très sensibles à notre travail.
01:05:23C'est ce travail qui permet à l'agriculture américaine
01:05:26de s'exporter dans le monde entier
01:05:27et de rester compétitive.
01:05:30Si on devait transporter les marchandises par train ou camion,
01:05:33cela coûterait beaucoup trop cher.
01:05:40Je laisse le Wheeler à sa gigantesque mission.
01:05:47« The Muddy River » est le surnom que l'on donne au Mississippi,
01:05:50le fleuve boueux.
01:05:52Ce sont des milliers de tonnes de rochers,
01:05:54d'arbres en décomposition,
01:05:55de morceaux de berges arrachées
01:05:57qui deviennent, en descendant la rivière,
01:05:59cette eau chargée de sédiments.
01:06:17Le Mississippi n'en fait qu'à sa tête.
01:06:20Comme un artiste fou possédé par son inspiration
01:06:22et que rien ni personne ne peut faire dévier de sa volonté,
01:06:26il dessine les contours de la Louisiane.
01:06:28Je ne peux résister à l'envie de découvrir
01:06:31une des plus belles et des plus mystérieuses de ses créations,
01:06:34les marais.
01:06:48Charlie est né dans ces marais.
01:06:49Il est devenu guide pour faire découvrir aux gens de passage
01:06:52le terrain de jeu de son enfance.
01:06:56« Cet endroit s'appelle le village indien. »
01:07:00« Les habitations que vous voyez,
01:07:02ce sont des résidences secondaires.
01:07:04Elles appartiennent à des gens de la Nouvelle-Orléans
01:07:06qui veulent se reposer le week-end.
01:07:08À l'origine, c'était des cabanes de pêche et de chasse.
01:07:11Maintenant, ce sont des lieux de villégiature.
01:07:18Mais il y a encore des gens qui vivent ici, sur le bayou.
01:07:23Ils vivent encore de ce qu'ils trouvent ici.
01:07:25Des crabes bleus, des crevettes.
01:07:29Certains chassent l'alligator.
01:07:32On y trouve aussi des poissons chats, des écrevisses.
01:07:38« J'ai passé mon enfance ici,
01:07:41sur cette partie du marais.
01:07:44À 11 ans ou 12 ans,
01:07:46on avait nos propres bateaux.
01:07:47Et avec, nous partions en exploration.
01:07:50Moi, j'attrapais des grenouilles,
01:07:52des tortues, des serpents,
01:07:54des alligators,
01:07:55tout ce qui pouvait rentrer dans mon bateau
01:07:57pour ensuite les montrer à mes parents. »
01:08:15Les Indiens qui habitaient ici,
01:08:18les Colapisés,
01:08:20une sous-tribu appartenant à la nation des Choctaws,
01:08:24survivaient seulement avec ce qu'ils trouvaient dans ce marais.
01:08:29Le marais leur offrait tout ce dont ils avaient besoin.
01:08:32Un toit, la nourriture,
01:08:35ils chassaient, récoltaient,
01:08:38et même les antidouleurs ou les médicaments nécessaires.
01:08:43Par exemple, ces arbres, au-dessus de nous,
01:08:46ce sont des saules.
01:08:49Dans l'écorce de ces saules,
01:08:51il y a de l'aspirine.
01:08:53En fait, c'est de là que provient l'aspirine naturelle.
01:09:05Je vais voir si j'arrive à faire venir des cochons sauvages.
01:09:31Je nage avec ces alligators depuis que je suis enfant.
01:09:36Je n'ai jamais eu peur.
01:09:38C'est moi qui les chassais.
01:09:40Eux ne m'ont jamais chassé.
01:09:43Les alligators ont très peur des humains.
01:09:46Les alligators ont très peur de nous.
01:09:50Et honnêtement, ils ont bien raison.
01:09:54Les humains les ont presque exterminés jusqu'à l'extinction.
01:10:00Ils savent qui est le principal prédateur de ces marais.
01:10:03Et bien entendu, ce n'est pas eux.
01:10:05C'est nous.
01:10:17Tu sais, à chaque fois que tu joues avec mère nature,
01:10:21bien sûr qu'il y a du danger.
01:10:23Dans ces eaux, on a des serpents venimeux,
01:10:25parfois même très dangereux.
01:10:26On a des mocassins d'eau,
01:10:28des crotales pygmées,
01:10:29des vipères cuivrés,
01:10:31des serpents corail
01:10:32et bien sûr des alligators.
01:10:35Pourtant, je te le dis,
01:10:36je me sens plus en sécurité ici
01:10:38qu'à la Nouvelle-Orléans.
01:10:44On n'apprécie jamais ce qu'on a autour de soi.
01:10:49Mais en vieillissant,
01:10:50j'ai réalisé à quel point cet endroit est spécial
01:10:53et même magique.
01:11:04En 1682,
01:11:06un explorateur français,
01:11:07cavalier de la salle,
01:11:09descend le Mississippi jusqu'au golfe du Mexique.
01:11:11C'est comme ça que la Louisiane devient française
01:11:14durant une centaine d'années.
01:11:16En arrivant dans le Bayou,
01:11:17il établit un premier contact
01:11:19avec une nation indigène de chasseurs et de pêcheurs
01:11:21qui vivent sur ces terres humides
01:11:23depuis plusieurs siècles.
01:11:24Les Oumas.
01:11:25Une rencontre qui changera
01:11:27ces Amérindiens définitivement.
01:11:55Sous-titrage MFP.
01:12:13Thomas Dardard vient d'être réélu chef de la nation Oumas
01:12:17pour la deuxième fois consécutive.
01:12:20Le travail de chef est une forme de sacerdoce.
01:12:24Il doit gérer les problèmes individuels et collectifs
01:12:27de plus de 17 000 Oumas répartis dans le Bayou.
01:12:31Le christianisme n'est pas le seul héritage
01:12:33laissé par les Français.
01:12:35Je suis surpris,
01:12:36en accompagnant Thomas dans sa tournée
01:12:38auprès de ses administrés,
01:12:39de l'entendre parler dans la langue de Molière.
01:12:42qu'est-ce que tu veux faire, Molière ?
01:12:45Casser les têtes du chevrette.
01:12:46Casser les têtes du chevrette ?
01:12:48Ah, OK.
01:12:48All right.
01:12:49Qu'est-ce qu'on a poigné ça ?
01:12:50On a attrapé ces chevrettes là ce matin.
01:12:52C'est dans les lamins.
01:12:54Comme ça, ça va finir plus vite, comme ça.
01:12:56Ça travaille tout le temps plus vite
01:12:58et quand t'en en plus, demain...
01:12:59Demain de retravailler.
01:13:00C'est bon, on va les rincer.
01:13:02S'il y en a toujours des petites,
01:13:03on va les mettre à côté.
01:13:04OK.
01:13:05La langue de Nespa,
01:13:07non-parle-asteur,
01:13:08c'est la langue en français,
01:13:11mais c'est la langue en intruible.
01:13:13C'est vrai que faire...
01:13:15Deux langues que tu vas attendre,
01:13:17tu vas comprendre.
01:13:18Deux autres, tu vas pas comprendre
01:13:19parce que nous autres,
01:13:21on peut parler comme ça ici
01:13:22pour 300 ans.
01:13:24Tu peux parler indien et français
01:13:27et la même langue pour nous autres.
01:13:29et on se comprend qu'il y en a pas de dire,
01:13:31tu connais ?
01:13:31La langue qu'on parle en anglais,
01:13:34c'est un grand écolo.
01:13:37Parce qu'on parle français,
01:13:39on était plus niés.
01:13:40Dans les années 60,
01:13:43il y avait des écoles pour les Noirs
01:13:44et il y avait des écoles pour les Blancs.
01:13:47Il n'y avait pas d'école pour nous,
01:13:49pour les Indiens.
01:13:52Ce sont nos anciens qui ont lutté
01:13:53pour notre éducation.
01:13:56Lorsque mon fils et ma fille
01:13:57ont eu leur diplôme,
01:13:59ils sont venus me voir
01:14:00et m'ont dit
01:14:01« Tu nous as fait faire des études,
01:14:04maintenant c'est ton tour. »
01:14:07Alors, j'ai dû prendre des cours du soir
01:14:08et finir mon éducation.
01:14:11On les avait poussés à faire des études,
01:14:13c'était important.
01:14:15Et ils ont trouvé
01:14:16que c'était important aussi pour moi.
01:14:19Et j'ai obtenu mes diplômes.
01:14:24Maintenant que notre tribu progresse,
01:14:26il faudrait que la nation Ouma
01:14:27obtienne une reconnaissance de l'État.
01:14:31Cela a toujours été notre combat.
01:14:33Mais ces dernières années,
01:14:35c'est devenu une priorité.
01:14:37Cela nous permettrait
01:14:39d'avoir une meilleure éducation,
01:14:40des meilleurs soins,
01:14:41des meilleures maisons
01:14:42et des meilleures opportunités de travail.
01:14:45C'est ça que j'essaie d'obtenir
01:14:46pour mes concitoyens,
01:14:47pour ma tribu.
01:14:53Même si le gouvernement français
01:14:54a reconnu officiellement
01:14:56la nation Ouma,
01:14:57ce n'est pas encore le cas
01:14:58du gouvernement américain.
01:15:01La présence de gaz
01:15:03et de pétrole sur le territoire
01:15:04rend ce combat
01:15:05pour la reconnaissance illusoire.
01:15:07Mais comme Thomas aime à le répéter,
01:15:10l'union dans le troupeau
01:15:11oblige le loup à se coucher
01:15:12avec la faim.
01:15:15Comment tu vas, mon frère ?
01:15:17Tu passes une bonne journée ?
01:15:21Le bureau des affaires indiennes
01:15:23va nous proposer
01:15:24des changements sur le dossier
01:15:25que le gouvernement fédéral
01:15:26avait refusé.
01:15:28Tu as dû recevoir un mail là-dessus.
01:15:31Oui, il faut que je vérifie.
01:15:35On essaie de faire signer
01:15:36une pétition,
01:15:37surtout aux pêcheurs locaux.
01:15:40Même si je suis le chef,
01:15:42il faut que l'on sente
01:15:43que tout le monde est derrière moi,
01:15:45que j'ai l'adhésion
01:15:46de la communauté.
01:15:47Sinon,
01:15:48ils pourraient rejeter
01:15:49notre demande à nouveau.
01:15:51Ok, tu peux compter sur moi.
01:15:53Ok, prends soin de toi.
01:15:54On se voit demain alors.
01:15:56Salut.
01:16:06La vie d'Euma est rythmée essentiellement
01:16:09par la pêche à la crevette
01:16:10sur des bateaux
01:16:11qu'ils construisent eux-mêmes,
01:16:12suivant l'exemple
01:16:13de leurs ancêtres.
01:16:15La crevette est l'emblème d'Euma.
01:16:17C'est aussi l'élément incontournable
01:16:19de la cuisine cajun,
01:16:20ce qui leur permet
01:16:21d'être autosuffisants.
01:16:28On veut cette reconnaissance.
01:16:30On veut être sûrs
01:16:31que la voix du peuple Ouma
01:16:32soit entendue.
01:16:34On a invité un grand nombre
01:16:35de nos concitoyens
01:16:36à nous suivre dans ce voyage
01:16:37pour qu'ils puissent parler
01:16:39et défendre les droits
01:16:40de notre nation.
01:16:41Ce travail, pour moi,
01:16:43c'est pas un travail.
01:16:44Si c'en était un,
01:16:46ce serait trop dur.
01:16:47Je fais tout ça par passion
01:16:48et par amour pour ma tribu.
01:16:59À quelques dizaines de kilomètres
01:17:01au nord du territoire d'Euma
01:17:03se trouve la célèbre cité du jazz,
01:17:05la Nouvelle Orléans.
01:17:06Ma prochaine étape.
01:17:33Alors, la voilà,
01:17:34la fameuse chaise dit oui.
01:17:36Elle est impressionnante
01:17:37cette chaise, dis donc.
01:17:38Cette chaise est impressionnante
01:17:39parce qu'elle a été fabriquée
01:17:40pour les géants d'Ivouy.
01:17:42Ah, les géants du carnaval
01:17:43que je venais voir tout à l'heure
01:17:44dans le défilé.
01:17:44Tout à fait.
01:17:45Je ne sais pas comment on fait,
01:17:47mais...
01:17:47Ah ouais, t'as mal.
01:17:48Elle est impressionnante.
01:17:50Je me sens toute petite
01:17:51tout d'un coup.
01:18:10Ah, vous allez vite, hein ?
01:18:11Vous avez le rythme.
01:18:13Non, vous savez,
01:18:14si vous voulez gagner votre croûte,
01:18:15vous allez vite.
01:18:16En moyenne, une chaise,
01:18:17il faut qu'on tente
01:18:183 heures.
01:18:193 heures ?
01:18:193 heures, 3 heures et demie.
01:18:20Oui.
01:18:21Mais bon, vous avez quand même
01:18:22un sacré savoir-faire.
01:18:24Vous ne devez plus être
01:18:24très nombreux à savoir-faire
01:18:25ça aujourd'hui.
01:18:26Bah, disons,
01:18:27on est...
01:18:27Combien artisans ?
01:18:28On a à peu près 3-4,
01:18:30un peu plus.
01:18:30Moi, j'ai commencé
01:18:31à 13h et demie.
01:18:33Ça fait quand même
01:18:3445 ans passé
01:18:34que je suis ça.
01:18:36Dis donc, Bernard,
01:18:37on discute, on discute,
01:18:38mais vous n'allez jamais la finir,
01:18:39votre chaise,
01:18:39à ce rythme-là.
01:18:39Voilà, vous y allez.
01:18:56Bonjour.
01:18:59Là, c'est pour vous
01:19:00et là, c'est pour les petits chiens,
01:19:01c'est ça ?
01:19:01C'est ça.
01:19:06Vous croyez qu'on vient
01:19:06pour vous voir,
01:19:07ou pour voir les petits chiens ?
01:19:08Oh, c'est pour ces chiens !
01:19:09Oh, non !
01:19:12Ça fait combien de temps
01:19:12que vous faites ça,
01:19:13vous, alors ?
01:19:14C'est pour moi, c'est gamin.
01:19:18Il est mignon, hein ?
01:19:19Regardez comme il est mignon.
01:19:22Vous venez le toucher ?
01:19:23Ah, bah, bien sûr !
01:19:24Mais je viens de la Belgique.
01:19:26Ah, mais je suis née ici.
01:19:27C'est vrai ?
01:19:28Ah, oui, oui, je suis née.
01:19:28Et vous venez pour la fête,
01:19:29pour le carnaval ?
01:19:30Je fais de la épiloute.
01:19:32C'est de ma quoi ?
01:19:34C'est de ma quoi ?
01:19:36Ah, oui !
01:19:36Mais c'est quoi, ça ?
01:19:37De la épiloute ?
01:19:38Oui !
01:19:39Ah, bah, c'est de la bière !
01:19:40C'est de la bière des ch'tis !
01:19:41Ah, bien sûr !
01:19:41Voilà !
01:19:43J'ai vraiment la crâne de ma quoi !
01:19:45J'ai l'accent belge !
01:19:47C'est pas grave !
01:19:49Les deux mélangés, c'est sympa, hein ?
01:19:50Ah, c'est sympa !
01:20:12Bonjour !
01:20:13Bonjour, bonjour !
01:20:14Les géants se préparent ?
01:20:16Voilà, il faut être costauds, là !
01:20:19Vous avez l'habitude, vous, hein !
01:20:21Tournez un petit peu !
01:20:22Très impressionnant, quand même,
01:20:23comme vous êtes arnachés, là !
01:20:25Ça va, c'est pas trop lourd ?
01:20:26Il pèse combien ?
01:20:27Quarantaine de kilos, ensuite, vous avez le juge qui pèse 30 kilos, vous avez Flandrine
01:20:33qui pèse également 30 kilos, la femme, le carillon, une vingtaine de kilos, et enfin
01:20:37un bel zébut, pareil, une quarantaine de kilos.
01:20:58C'est qui, là ?
01:21:01Bêtise 1er !
01:21:02Ah, Bêtise, il vient de Cambrai !
01:21:03Voilà !
01:21:04La meilleure façon, c'est de le monter couché, et ensuite de tout redresser.
01:21:08D'accord !
01:21:09C'est vrai qu'au moment de le relever, on a un petit moment d'émotion.
01:21:15Ah !
01:21:15Ah, pardon !
01:21:17C'est pour ceux qui basculent pas, hein !
01:21:20Ben voilà !
01:21:21Bêtise 1er sur pied !
01:21:23Je reviendrai vous voir quand il est habillé !
01:21:27Bonjour !
01:21:28Bonjour !
01:21:28Bonjour, bonjour !
01:21:29Vous êtes tous très beaux, hein !
01:21:30Merci beaucoup !
01:21:31Alors là, félicitations pour les costumes et pour le géant !
01:21:34Merci !
01:21:35Je m'impressionne énormément, ce géant !
01:21:36Merci !
01:21:37C'est qui ?
01:21:37C'est Florimont Lombarton.
01:21:39C'est un maraîcher.
01:21:41C'est un personnage picard, qui est issu des contes picards écrits par Charles Dessin,
01:21:47qui est donc le créateur du personnage et du premier géant en 1935.
01:21:51Tu sais d'où ça vient, toi, cette tradition des géants ?
01:21:54C'est sûrement les processions religieuses, parce que c'était comme un conte en images, en fait, en réel.
01:22:02Et dans les processions, il y avait des géants qui représentaient certains saints.
01:22:06Et je sais qu'après la Révolution française, les géants n'étaient pas du goût du nouveau pouvoir républicain.
01:22:11Et donc, il y a beaucoup de géants qui ont disparu à la suite de la Révolution française.
01:22:15Ils ont tout brûlé.
01:22:17Mais ce n'était pas du tout du goût des populations qui, en fait, étaient vraiment attachées à leur terroir.
01:22:21Oui, parce que c'est une vraie tradition populaire, cette histoire des géants.
01:22:24On les retrouve dans toutes les fêtes, dans tous les carnavals.
01:22:26C'est très important dans le Nord.
01:22:28Chacun vient raconter sa petite histoire et ça fait toute une procession d'histoires mises bout à bout.
01:22:34Et c'est un livre ouvert sur la vie et ça, ça nous plaît.
01:22:40Alors, qui sont les personnages qui te suivent, là ?
01:22:42C'est un peu tous les gens qui connaissaient le premier Fleur Hymond.
01:22:46En fait, ça, c'est Fleur Hymond, troisième du nom.
01:22:48D'accord.
01:22:48Le premier a été détruit dans les bombardements à Doulan en 1944.
01:22:52En fait, mon arrière-grand-père, Jules, tirait le premier géant en 1935 avec son baudet Jeannot.
01:22:59Et l'arrière-grand-père de mon camarade Nico, c'est Charles de Saint, celui qui a inventé le géant.
01:23:04Puis, on a eu l'opportunité de le faire revivre.
01:23:07On s'est jeté là-dedans à terre perdue.
01:23:12Un peu que l'ambiance commence, là.
01:23:13Ça va bientôt démarrer, je crois.
01:23:14Toi, qu'est-ce que tu aimes dans ce carnaval ?
01:23:16Je trouve ça haut en couleur et c'est un peu des sculptures vivantes, en fait.
01:23:36Regardez si c'est beau.
01:23:38Je vais faire un paquet de frites pour les gens.
01:23:40Les friteries du Nord-Pas-de-Calais, c'est comme les camions-pizza à Marseille, voilà.
01:23:45On mange les frites avec un paquet de frites.
01:23:49Dans le Nord-Pas-de-Calais, la frite fait partie du patrimoine régional.
01:23:55Pour comprendre d'où vient cet engouement...
01:23:58La casquette.
01:24:00Il faut se rendre à Lille et rencontrer Jean-Paul d'Ambrine, maître frituriste depuis 35 ans.
01:24:08Un tablier, il faut se mettre en tenue.
01:24:16C'est de la binge qui est fait tous les jours.
01:24:19On est livré, voilà, épluché, coupé, mis en sac de 10 kilos.
01:24:24Mettons, on en fait, allez, 500 kilos par semaine, 25 tonnes par an.
01:24:33Et voici la recette de maître Jean-Paul.
01:24:37La recette de frites, c'est d'abord d'avoir un bon produit, déjà.
01:24:41Et puis après, il y a la pré-cuisson, il faut bien les pré-cuire, qu'elles soient bien blanches,
01:24:45160 degrés.
01:24:47Et après, on les passe à 190 degrés pour pouvoir après, vous voyez, les saisir, les dorer, avant de les
01:24:54servir.
01:24:55Alors, ça, c'est pour un ginette, voilà.
01:25:00Vous entendez ce crépitement ?
01:25:02Ça veut dire, sortez-moi de là, je suis cuit.
01:25:08Je n'ai fait que ça dans ma vie, des frites.
01:25:15Avec ses 7 friteries fixes et 20 barraques à frites, Jean-Paul n'est pas le seul à avoir consacré
01:25:19sa vie aux frites.
01:25:21À Asbrook, on trouve par exemple l'une des plus grandes usines de barraques afriques de l'Hexagone.
01:25:34T'as le meuble, qu'est-ce qui est là ?
01:25:35Voilà, j'ai ma caisse qui est ici, d'accord.
01:25:37Donc, tout ça, c'est des éléments qui sont...
01:25:40Hervé Diers a grandi ici.
01:25:42Il dirige cette usine de 40 salariés.
01:25:46C'est ancestral, donc les friteries, elles sont là depuis, sur la place de la Bourse à Lille 1836, je
01:25:53pense, vous voyez.
01:25:53Donc, c'était encore une charrette à l'époque.
01:25:55Il n'y a pas une place de village dans le Nord Pas-de-Calais où on ne trouve pas
01:25:58une friterie.
01:25:59J'ai commencé ce métier il y a 25 ans et on construisait à l'époque que deux camions par
01:26:06an.
01:26:07Aujourd'hui, on construit 300 véhicules par an.
01:26:11Camions, barraques à frites, Hervé a consacré sa vie à cette reine du Nord, au point de se lancer dans
01:26:17le record du plus gros cornet.
01:26:19Septembre 2013, après deux jours d'épluchage et de cuisson de pommes de terre, Hervé fait tomber le record du
01:26:25monde détenu jusque-là par les Belges avec un cornet de frites de 6 250 kg.
01:26:34J'ai demandé au maire de faire un rond-point avec un cornet de frites.
01:26:39Il ne m'a pas dit non.
01:26:40Une ville comme Asbrooke, 24 000 habitants, 9 friteries, le constructeur des barraques à frites et le record du monde
01:26:45du cornet de frites.
01:26:46Si ça, ce n'est pas la capitale de la frite, je ne comprends rien.
01:26:58En avant !
01:27:01J'ai parti !
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