- il y a 10 ans
Échappées belles : Côtes d'Armor, pays de la mer Jérôme partira à la découverte des Côtes d'Armor. Du Cap Fréhel à la fabuleuse côte de granite rose à ...
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00:00:00Générique
00:00:41Un mini tourteau. Regarde.
00:00:44Ah oui, il est mini, ouais.
00:00:46J'ai vu qu'il y avait une petite réglette, là.
00:00:48Ça va être un journal d'orignes.
00:00:50Donc la taille, c'est 14 cm de largeur, c'est ça ?
00:00:54Ouais.
00:00:54Donc là, on n'est même pas à la moitié.
00:00:56Il va falloir encore laisser quelques années, là.
00:00:58Ouais, combien de temps, tu penses ?
00:00:59D'ici 2-3 ans, oui.
00:01:00Ah oui.
00:01:00Ce qu'il faut, c'est de remettre cette petite bébête dans son milieu.
00:01:06Et cette petite réglette, alors, c'est ton initiative ?
00:01:09C'est l'initiative de l'association, en fait.
00:01:11On a voulu créer un outil qui soit pratique pour les pêcheurs à pied,
00:01:15pour notamment qu'ils puissent être informés sur les tailles minimum
00:01:18de capture des coquillages et les ressassés.
00:01:21Donc on peut tout à fait préserver la biodiversité littorale,
00:01:24passer, comme tu le disais, un moment sympa à se balader et à pêcher.
00:01:28Et puis en plus, profiter pour ramasser quelques trucs.
00:01:31Justement, cette semaine, je vous emmène prendre un grand bol d'air.
00:01:34Et pourquoi pas quelques crustacés, si on a un peu de chance.
00:01:36Dans les Côtes d'Armor, dans mon séjour en Bretagne,
00:01:39je vais mettre l'accent sur la nature, cette belle nature de cette magnifique région.
00:01:43Et puis, notamment avec Jérémy.
00:01:45Jérémy, toi, tu es un fervent défenseur de ton littoral,
00:01:49du Cap d'Erquille, entre autres, j'imagine ?
00:01:51Oui, et puis plus largement, en fait, de la fournée et la flore du département des Côtes d'Armor.
00:01:54Bon, ben, je vais te mettre à contribution, pour réveiller un petit peu votre curiosité.
00:01:58Je vais te dire les endroits par lesquels je vais passer,
00:01:59tu vas me dire, toi, ce que tu en penses, et ce que ça t'évoque.
00:02:02Donc, le hara de l'emballe.
00:02:03Oui, le hara de l'emballe, c'est facile, c'est le poissy breton.
00:02:05C'est le cheval, c'est ça, exactement.
00:02:08Ensuite, Paimpol.
00:02:09Paimpol, il faut faire un tour à l'île de Brès, ce serait pas mal d'aller faire un tour
00:02:11là-bas.
00:02:11C'est prévu, tu as raison, exactement.
00:02:13Et puis, pour finir, Bula Pestivien, un petit village où je vais aller faire la fête.
00:02:17La fête en Bretagne, c'est Pesnose, oui.
00:02:18Voilà, on peut rien te cacher.
00:02:20Chapeau bas, j'ai envie de te dire, chapeau rond, même, puisque tu es breton.
00:02:23Et bienvenue en Arborique, bienvenue au Pays de la Mer, bienvenue dans mes échappées belles.
00:02:40C'est toi, Jérémy, là, t'es sur quoi ?
00:02:43Alors là, je suis sur ce que cherchent tous les pêcheurs.
00:02:45Alors, tous les pêcheurs du coin, c'est l'or, en fait, du pêcheur à pied.
00:02:49Quand on trouve ça, on est fous, en fait, quoi.
00:02:52Malheureusement, je vais le montrer, mais j'ai l'impression qu'il est un peu trop petit.
00:02:56T'en sais, je l'ai, là.
00:02:57Ouais, ouais, regarde.
00:02:59Ah, c'est un ormeau.
00:03:00Voilà, c'est un ormeau, ouais, mais tu vois, si on regarde, là, on voit qu'il est trop petit,
00:03:04donc on va le remettre, quoi.
00:03:05Ah, il n'y a pas grand-chose, mais...
00:03:06Non, il va attendre, il va falloir entendre encore quelques trucs, quoi.
00:03:09Ouais, ça peut plus.
00:03:10Voilà.
00:03:12Allez, on le remet, et puis on reviendra ici quelques temps.
00:03:15Mais il faut planquer le bien.
00:03:16Ouais, ouais, non, mais j'ai mes caches, ça.
00:03:23T'es un regardant.
00:03:24C'est pour moi, ça.
00:03:29Il y a des grosses huîtres, ici.
00:03:31Elles sont belles, hein ?
00:03:32Ouais, elles sont belles, ouais.
00:03:33Puis, tu vois, il faut pas hésiter.
00:03:35J'espère qu'elle, au départ, a été introduite pour l'élevage,
00:03:38et puis, ben, elle s'est développée dans les milieux naturels.
00:03:41Elle est dangereuse en quoi ? Parce qu'elle vient polluer le milieu ?
00:03:45Le principal souci, c'est qu'elle va, en fait,
00:03:50prendre l'habitat naturel des espèces qui sont présentes ici.
00:03:52Et l'exemple le plus connu ici, en Côte d'Armor,
00:03:55et notamment dans la baie de Saint-Brieuc,
00:03:56c'est l'introduction d'un coquillage qu'on appelle la crépidule,
00:03:59et qui rentre en concurrence, notamment sur la recherche d'alimentation,
00:04:02avec notre coquille Saint-Jacques.
00:04:04Elle se colle sur la coquille Saint-Jacques,
00:04:05et elle mange la même chose.
00:04:07Donc, il y a une lutte au niveau de la consommation alimentaire.
00:04:10Et ça, c'est une spécialité du point de la coquille.
00:04:12Ah oui.
00:04:24La baie de Saint-Brieuc abrite un trésor bien gardé.
00:04:28Elle possède le plus grand gisement naturel de coquilles Saint-Jacques.
00:04:32Pendant la saison de la pêche,
00:04:33plusieurs milliers de tonnes de coquilles sont extraites de la mer.
00:04:36La pêche à la Saint-Jacques, véritable emblème de la baie,
00:04:40est aussi l'une des plus réglementées de France.
00:04:44On pêche la coquille deux fois par semaine,
00:04:46à raison du lundi et du mercredi.
00:04:49Et cette année, comme les années dernières d'ailleurs,
00:04:52c'est réglementé à trois quarts d'heure de coquilles par jour de pêche.
00:04:55Donc on a par semaine une heure et demie de pêche à la coquille.
00:04:59Donc là, aujourd'hui, on va pêcher de 10h30 à 11h15.
00:05:22Pour préserver la ressource qui les fait vivre,
00:05:25les pêcheurs ont mis en place eux-mêmes une grande partie de cette réglementation.
00:05:29Ils acceptent donc d'être étroitement surveillés.
00:05:38C'est des affaires maritimes qui s'occupent de la surveillance, quoi.
00:05:41Il ne faut pas se faire pincer par les vedettes,
00:05:43vedettes maritimes, vedettes des douanes.
00:05:44Cette année, je me suis fait pincer avec les dragues à l'eau 5 minutes après l'heure.
00:05:50Donc ça m'a coûté deux jours de pêche, rachat de la licence.
00:05:53Enfin, c'est des amendes qui sont assez lourdes.
00:05:55On évite de jouer avec ça, quoi.
00:06:05Notre présence quotidienne nous permet de relever environ 50 infractions chaque année,
00:06:10le plus grand nombre étant relatif à des dépassements du temps de pêche.
00:06:14Mais ce sont tous les aspects de la pêche dans son ensemble qui sont à surveiller.
00:06:17La sécurité au travail également, les engins de pêche, les modes de pêche, les lieux de pêche.
00:06:45La coquille Saint-Jacques, elle est commercialisable à partir de 10 cm de pêche.
00:06:52Tout le monde n'est pas d'accord avec ça, mais il faudrait mettre la taille de la coquille à
00:06:5510,5 cm pour être sûr que la coquille reproduise.
00:06:58Parfois, il y a des années où la coquille atteint une taille de 10,2 cm alors qu'elle ne
00:07:01l'a pas encore reproduite.
00:07:02Et on la pêche.
00:07:03Donc c'est dommage, quoi.
00:07:05À 10,5 cm, on est sûr qu'elle est déjà reproduite au moins une fois dans sa vie.
00:07:28Depuis quelques années, la ressource a nettement diminué.
00:07:31Pour préserver l'espèce, l'une des solutions pourrait consister à augmenter la taille des coquilles pêchées afin de préserver
00:07:37le nombre d'individus.
00:07:38Sur un stock estimé à 18 000 tonnes, 4 800 ont été prélevées lors de cette campagne de pêche.
00:07:44Sans compter toutes les coquilles pêchées illégalement, le braconnage étant assez important sur le gisement.
00:07:50Pour la première fois, il est même question d'ensemencer la baie de Saint-Brieuc avec de jeunes coquilles Saint
00:07:55-Jacques
00:07:55afin d'aider au renouvellement de cette ressource, véritable atout économique pour la région.
00:08:04Les prix, depuis de nombreuses années, sont fixes.
00:08:06Cette année, on a touché des prix un petit peu plus supérieurs que les autres années.
00:08:10Il y a un peu moins de coquilles, donc forcément, la demande est un peu plus importante.
00:08:14Les années à venir, ça risque d'être encore plus important au niveau de la demande.
00:08:17Parce qu'il y aura de moins en moins de coquilles de débarquées.
00:08:21Donc, à voir si les prix compensent le manque de pêche.
00:08:25On ne fera pas fortune avec la coquille Saint-Jacques.
00:08:28On en vit, mais voilà, ça permet d'en vivre.
00:08:31Bon, c'est prisé, tant mieux.
00:08:32Espérons que ça le reste.
00:08:55À droite, à droite, à droite, là.
00:08:58Hop, hop, hop, hop, hop, hop, hop, hop, hop, hop.
00:09:06Allez, à gauche, à gauche, à gauche, à gauche, à gauche, gauche, gauche.
00:09:16Et bien !
00:09:21Ah, salut, Jérôme, ça va ?
00:09:23Ça va !
00:09:24Hop, hop, hop, hop !
00:09:26Waouh !
00:09:27Il y aura pas de contrôlées.
00:09:31Waouh !
00:09:32Ça va, Jérôme ?
00:09:33Ça va, attends, je viens de rejoindre.
00:09:35Ça va, Hubert ?
00:09:37On dirait...
00:09:37Ça marche chez toi.
00:09:38On dirait Bénure sur son attelage.
00:09:40Presque.
00:09:41C'est pas Bénure, c'est Bénub.
00:09:42Ouais, Bénub.
00:09:43Bonjour, Jérôme.
00:09:45Ils sont très impressionnants, ces chevaux, mais qu'est-ce que...
00:09:47Ah bah oui, ouais.
00:09:48Qu'est-ce que c'est, hein ? C'est robuste, hein ?
00:09:50C'est musclé, robuste, ouais.
00:09:50Ça, ce sont les étalons bretons, c'est ça, c'est la race ?
00:09:53C'est des étalons bretons, ouais.
00:09:54C'est une belle bête, comme on dit.
00:09:55Donc ici, c'est finalement le haut lieu de l'élevage des chevaux bretons.
00:10:00Le berceau, comme on dit.
00:10:01Le berceau.
00:10:01Comme on dit, c'est le berceau, ouais.
00:10:02Le berceau de la race, ouais.
00:10:04Alors, quel est ton rôle ici, toi, Hubert ?
00:10:05Bah, mon rôle, c'est de m'occuper des chevaux de A à Z.
00:10:09Déjà, les...
00:10:10Bah, la première chose, c'est de les nourrir, hein.
00:10:12Ouais.
00:10:12Les entretenir, faire le fumier, le pensage.
00:10:16Surveiller, déjà, le matin, la première chose,
00:10:19c'est de surveiller si tout le monde est en bonne santé.
00:10:22Et puis, bah, on nourrit.
00:10:24Le dressage, aussi ?
00:10:25Et après, bah, le dressage, oui.
00:10:27Une fois qu'on a nourri, les chevaux autour,
00:10:29bah, on sort.
00:10:30Soit ils sont montés, soit montés ou attelés.
00:10:34Alors, quelles sont les caractéristiques de cet étalon breton ?
00:10:37Qu'est-ce qu'on peut dire ?
00:10:38C'est un cheval qui a ses courses sur pattes ?
00:10:40Ouais, souvent, c'est un petit cheval trapu, ouais.
00:10:41C'est une bonne épaule, un bon poitrail, là.
00:10:44Bien descendu, là, la poitrine, là.
00:10:45Ça, c'est important, ça.
00:10:46Parce que, bon, la qualité, là, là.
00:10:48La poitrine, c'est là qu'on respire.
00:10:50Une encolure, souvent, ils ont une encolure courte,
00:10:52une jolie tête expressive.
00:10:54Un dos assez court.
00:10:56Les postiers, il faut qu'ils aient un dos, un bon dos.
00:10:58Le postier, c'est le postier breton, c'est une des races, c'est ça ?
00:11:00Il y a deux races dans le breton, tout ça, c'est des bretons.
00:11:04Il y a le postier breton et le trait.
00:11:06Le trait, c'était pour faire les travaux.
00:11:08Ouais, dans les champs.
00:11:09Dans les champs, d'accord.
00:11:09Et le postier, c'est pour la voiture, la poste.
00:11:11Et autrefois, ouais, c'était pareil.
00:11:13Donc, le nom vient de là, du postier ?
00:11:15Voilà, le postier, ouais.
00:11:16Je vais te montrer, l'attelage, c'est assez dangereux.
00:11:20Ouais, c'est dangereux.
00:11:21Donc, il faut toujours être vigilant, tu vois.
00:11:24Tu le montres comme ça.
00:11:24Il faut qu'il y ait toujours quelqu'un à la tête, par contre.
00:11:27Voilà, et le meneur, il dit au gars, c'est bon.
00:11:29On marche, et voilà, on fait marcher les chevaux.
00:11:31Yep, marché.
00:11:33Alors, tu vois, le menage, on appelle ça,
00:11:34il faut mener tenue de base.
00:11:36Deux doigts entre les deux guides, voilà.
00:11:40Et pour mener, on monte sur la guide pour tourner à gauche,
00:11:43et on cède au lieu de tirer.
00:11:45On cède au lieu de tirer.
00:11:47Je cède, je lâche tout, ils vont droit à l'échelon.
00:11:49D'accord.
00:11:50Si tu veux les prendre, tu veux essayer ?
00:11:52Ouais, je veux bien.
00:11:53Tu vas venir là.
00:11:54Ouais, je prends ta place.
00:11:55Parce que le meneur est toujours à gauche.
00:11:56Hop, hop, hop, tu reprends, on reprends, on reprends.
00:11:58Reprendre, c'est ralentir.
00:11:59Hop, hop, hop, hop, hop, hop.
00:12:02Voilà, ouais, c'est presque ça.
00:12:04C'est presque ça.
00:12:06Ça va ?
00:12:06Essayez de tourner à gauche.
00:12:07Tu vois les sensations un peu ?
00:12:08Ouais, ouais, parce qu'ils répondent super bien.
00:12:10Ouais, ouais, ouais.
00:12:11Oh, bijou, oh !
00:12:13Voilà, tout droit.
00:12:14Hop, hop, là, doucement.
00:12:16Les chevaux de l'emballe s'emballent.
00:12:18Ouais, ouais, ils s'emballent, ouais, ouais.
00:12:26Allez, allez, Rigaud.
00:12:34Tiens, si tu veux, tu vas lui donner à manger ?
00:12:36Tiens, vas-y.
00:12:37Je vais le faire reculer, moi.
00:12:39Hé, recule.
00:12:40Allez, hop, hop.
00:12:43Tiens, mon petit lapin.
00:12:45Là, tu vois, il va manger.
00:12:51Et toi, tu as commencé comment dans ce métier ?
00:12:54Moi, je commençais des gamins, moi.
00:12:57Il y avait des chevaux autour de chez moi, mais j'étais toujours autour.
00:13:00Et puis, à l'âge de 12 ans, mon père a acheté une jument, je suis parti là-dedans.
00:13:04J'ai vu une annonce que le Hara a embauché, je suis venu là, hop, j'ai été embauché.
00:13:08Tu n'es jamais reparti d'ici.
00:13:09Non, non, non.
00:13:10Qu'est-ce que tu aimes le plus dans ce cheval, toi ? Dis-moi.
00:13:12C'est un petit truc, c'est difficile à expliquer, oui.
00:13:15Ça passe comme ça, on communique tous les deux continuellement.
00:13:21Bonjour, Robert.
00:13:21Ah, bonjour, madame Eco.
00:13:22Ça va ?
00:13:23Ça va.
00:13:23Bonjour, Chris.
00:13:24Bonjour, madame la directrice, enchantée.
00:13:26Bonjour.
00:13:27C'est vous qui vous occupez de ce magnifique Hara, très grand d'ailleurs.
00:13:31Oui, oui, un joli Hara, en effet.
00:13:33Voilà.
00:13:33Il y a d'ailleurs, il reste combien de chevaux ici ? Combien il y a d'étalons ?
00:13:36On n'a plus que 15 étalons, malheureusement.
00:13:39Donc, on a moins d'étalons bretons, moins d'étalons de sang,
00:13:42parce que c'est plus une priorité de l'État d'avoir des étalons.
00:13:45On a maintenant des étalons privés, mais c'est bien.
00:13:47Et les objectifs de l'État, maintenant, sont très différents de l'époque de Colbert ou de Napoléon.
00:13:52D'accord.
00:13:53Pour permettre à cette race de postiers d'être toujours là dans 50 ans,
00:13:58quels sont les débouchés ? Qu'est-ce qu'il est possible de faire ?
00:14:01Alors, le cheval, déjà, pour qu'il reste, pour qu'il vive, il faut qu'on l'utilise pour travailler.
00:14:06Par exemple, les chevaux font un excellent travail en débardage.
00:14:09Et puis, c'est aussi faire découvrir aux gens l'attelage, comme vous avez fait tout à l'heure,
00:14:13parce qu'il faut qu'il y ait des gens qui achètent des chevaux bretons.
00:14:16C'est vraiment un cheval qui fait quand même partie du patrimoine et de la culture et de l'histoire
00:14:21même de la région.
00:14:22Oui, c'est pour ça qu'on le défend.
00:14:24On le défend et on y croit.
00:14:26Donc, il faut venir acheter ces chevaux.
00:14:28Venez acheter les chevaux, bon sang, c'est vrai.
00:14:29Venez acheter des poutons.
00:14:31Il y a des poutons.
00:14:33Il y a des poutons.
00:15:10Dans sa petite ferme spécialisée dans la traction animale, Serge Lelouarn est un véritable passionné.
00:15:17Le travail avec les chevaux s'inscrit parfaitement dans son projet d'agriculture durable.
00:15:22Amoureux de la nature, il a enfin réussi à vivre en accord avec ses convictions.
00:15:27Aujourd'hui, de nombreux jeunes agriculteurs viennent chez lui pour apprendre et s'inspirer de ses méthodes.
00:15:39Un cheval qui va trop en avant, tu ne peux pas tellement le contrôler.
00:15:44Parce qu'en fait, quand tu vas tirer, tu vas tirer plus sur la boue d'un côté que de
00:15:49l'autre.
00:15:58Les structures en maraîchage de 2-3 hectares, il n'y a pas de problème, le cheval est plus efficace
00:16:03que le tracteur.
00:16:04Avec un seul cheval ou une paire d'ânes, on peut très très bien faire tout.
00:16:08Après, quand on a des surfaces un peu plus conséquentes à retourner, il faut se poser la question ou alors
00:16:16combiner les deux.
00:16:21Alors là, la difficulté, tu vois, c'est de ne pas faire de doublons, de ne pas passer trop 2
00:16:27ou 3 fois au même endroit, sans doute.
00:16:31Le but du air singe, là, c'est d'aérer la terre. En bio, c'est vachement important, quoi.
00:16:36Oh, oh, dadu, dadu.
00:16:39Avec une largeur comme ça de air, c'est des chevaux qui savent bien travailler.
00:16:42Mais t'es pas longtemps à faire un hectare, hein, ça va vite, hein.
00:16:45Toudou, toudou.
00:16:50Lorsque Serge rachète la ferme en 1986, il ne se lance pas immédiatement dans le projet bio.
00:16:55Pendant 12 ans, pour rembourser les traites, il pratique une forme d'agriculture qu'il finit par renier.
00:17:01Allez, Coco.
00:17:03Je devenais complètement écœuré du système.
00:17:05Je supportais plus cette idée de mettre des produits sur les champs.
00:17:09Et puis comme je suis un amoureux quand même de la nature, c'était quand même plus logique d'aller
00:17:13se tourner vers le bio que de continuer dans le conventionnel.
00:17:16J'ai envie d'être le plus autonome possible.
00:17:18Donc ici, les bêtes sont nourries avec ce que la ferme produit, quoi.
00:17:24A l'origine, l'exploitation comptait plus de 300 porcs enfermés et engraissés en élevage conventionnel.
00:17:30Aujourd'hui, Serge ne possède plus qu'une quarantaine de cochons labellisés bio.
00:17:34Fier de son parcours, il a réussi à surmonter toutes les difficultés de la reconversion.
00:17:38On a été taxés toujours en Bretagne de mauvaises élèves.
00:17:41C'est vrai qu'on s'est laissé un peu faire, aller dans le trop, dans le système.
00:17:44Mais on ne peut pas non plus porter trop de jugement toujours.
00:17:48Il y a des gens qui voudraient bien changer, mais qui aujourd'hui ne peuvent plus parce que la structure
00:17:51est en place et que c'est pas facile de changer.
00:18:00Jean-Marc, lui, a franchi depuis plus d'un an le cap de la conversion en agriculture biologique.
00:18:07Aujourd'hui, il possède 75 vaches laitières.
00:18:11Sa ferme de 100 hectares produit 400 000 litres de lait bio.
00:18:14L'objectif, pour nous, en tous les cas, c'était de gagner notre vie aussi bien financièrement qu'avant.
00:18:19C'est-à-dire qu'on a deux familles à faire vivre.
00:18:21Il fallait les faire vivre quand on était au conventionnel.
00:18:23Il faut les faire vivre en bio.
00:18:24Et aujourd'hui, en tous les cas, c'est ce qu'on fait.
00:18:27C'est clair que la conversion, c'est quelque chose de très délicat.
00:18:30Il faut prendre son temps.
00:18:31Je pense qu'arriver au bio, c'est aussi un cheminement.
00:18:34C'est aussi des rencontres, des échanges.
00:18:38Et c'est là où c'est important d'être en raison.
00:18:40Il ne faut pas être tout seul.
00:18:41Et c'est là où, quand on parle du GAB, le groupement des agriculteurs biologiques,
00:18:45il a un rôle fondamental.
00:18:47Salut Michel.
00:18:48Bonjour Jean-Marc.
00:18:49Comment vas-tu ?
00:18:49En forme ?
00:18:50Oui.
00:18:50Tu as un peu de temps de ventre ou quoi ?
00:18:51J'aimerais bien te montrer mes céréales.
00:18:52Ah bah oui, il n'y a pas de souci.
00:18:53On va faire un petit tour, ça va faire du bien.
00:19:24Michel est agriculteur lui aussi.
00:19:27Il est membre du groupement des agriculteurs biologiques des Côtes d'Armor
00:19:30et il a accompagné Jean-Marc lors de sa conversion.
00:19:34Régulièrement, il revient sur l'exploitation pour continuer à dispenser ses bons conseils.
00:19:42Le rôle qu'on a, ce n'est pas un rôle de technicien classique
00:19:44où on a le technicien qui arrive dans l'exploitation avec son ordinateur,
00:19:48le paysan qui lui dit, moi j'ai tel problème, il sort l'ordinateur,
00:19:51tac, ah bah tu feras ça.
00:19:53On n'a pas du tout cette optique-là de donner une recette.
00:19:56On a comme optique à ce que l'agriculteur, il se prenne en charge lui-même,
00:19:59il trouve un petit peu les bons équilibres chez lui.
00:20:01Ce n'est pas une révolution souvent, c'est modifier quelques conduites,
00:20:04quelques raisonnements surtout.
00:20:06Repartir sous des bases simples d'équilibre.
00:20:08On a un sol, il faut d'abord que le sol marche bien, il soit vivant,
00:20:11pour avoir des plantes qui sont saines, équilibrées.
00:20:13Ce n'est pas plus compliqué que ça la bio.
00:20:20Je suis quand même très optimiste sur le développement de notre façon de travailler
00:20:23parce que je m'aperçois qu'on est 1300 en Bretagne.
00:20:28Grosso modo, il n'y a quasiment pas de défection,
00:20:30c'est-à-dire que pratiquement tous les gens qui sont passés en bio,
00:20:32ils y sont encore.
00:20:33Ils y sont généralement contents de la diète, ils gagnent leur croûte.
00:20:36Je trouve que beaucoup de gens aujourd'hui,
00:20:37beaucoup d'agriculteurs à côté, commencent à nous regarder d'un oeil
00:20:39en disant, finalement, peut-être que ce qu'il fait,
00:20:41ce n'est pas si mal que ça.
00:20:43Nous, on s'est fixé comme objectif d'arriver à 20% des exploitations en bio en 2020.
00:20:49Là, on est à peu près entre 3 et 4%.
00:20:51Et on va y arriver, hein !
00:21:49Oui, mais m'amie, elle arrive, elle est en train de préparer ses plantes choux.
00:21:52On va aller au jardin.
00:21:53C'est là où elle est.
00:21:54Je pense qu'elle est chez elle.
00:21:55Ah, ou elle est peut-être dans la cuisine.
00:21:56Si tu veux, tu peux aller voir si elle est prête.
00:21:59Bonjour !
00:22:00Bonjour, Jérôme !
00:22:01T'as fait bonne route, hein ?
00:22:03Oui, super !
00:22:03Ça sent bon dès le bas de l'escalier.
00:22:06Écoute, tu tombes bien, on est justement, on vient de...
00:22:08Bonjour !
00:22:09Bonjour !
00:22:09D'enlever la viande pour mettre les légumes dans la fameuse potée de Flello, voilà, qu'on fait depuis 40
00:22:16ans, dans la grande marmite.
00:22:17Ça, c'est l'histoire de la famille, ça a commencé avec cette potée, alors.
00:22:23Voilà.
00:22:24Là, par exemple, ce midi, tu attends combien de temps ?
00:22:25Il y a une centaine de personnes ce midi, hein ?
00:22:27Oui.
00:22:27Voilà, donc il faut que tout tienne dans la marmite, c'est pour ça qu'elle a été faite.
00:22:31Donc, je vais envoyer la viande pour la préparer pour le service.
00:22:35Dans la cuisine.
00:22:36Ça, c'est bon, ça.
00:22:38Donc, c'est ça, le moulin ?
00:22:40C'est le moulin, donc c'est une ancienne minoterie, hein, voilà, que mes parents ont acheté il y a
00:22:45une quarantaine d'années pour faire la ferme au Verge.
00:22:47Et l'endroit est exceptionnel, là.
00:22:49Ah, je crois que voilà, le patriarche...
00:22:52Ah, ben voilà, papa arrive.
00:22:53Bonjour, Jérôme.
00:22:54Ça va, Jean-Paul ?
00:22:55Bonjour, Raphaël.
00:22:56Ben, écoute, tu tombes bien.
00:22:58Tu vas pouvoir faire le tour avec Jérôme, lui montrer un peu toute la vallée.
00:23:01Et moi, je vais retourner un peu en cuisine, parce qu'on a plein de monde ce midi, hein.
00:23:05D'accord.
00:23:05Voilà.
00:23:06Donc, un petit tour du propriétaire, comme on dit.
00:23:08Et puis, on se retrouve pour manger la potée.
00:23:09Allez, je finis mon café.
00:23:11Ouais.
00:23:12A tout à l'heure, bonne balade.
00:23:14Merci beaucoup.
00:23:15A tout à l'heure, Cérôme.
00:23:16Alors, c'est parti.
00:23:17C'est parti.
00:23:29Alors, comment a commencé cette belle histoire, Jean-Paul ?
00:23:31Et puis, il s'est trouvé que je suis venu par là et j'ai rencontré une demoiselle, qui est
00:23:37ma femme aujourd'hui.
00:23:38Ah.
00:23:39Et on a décidé...
00:23:40C'est vrai.
00:23:40Donc, c'est l'amour, sans faire de jeu de mots, avec ton grand de famille, qui fait que tout
00:23:44a commencé ici comme ça.
00:23:46Exactement, ouais, ouais.
00:23:47Et puis, il y avait ce lieu, là, qui avait besoin d'être arrangé.
00:23:51Et puis, on a commencé à défricher.
00:23:55Et on a ouvert il y a 40 ans.
00:23:58Et aujourd'hui, c'est toujours pareil.
00:24:00Et la réputation de la potée est toujours aussi importante et grande.
00:24:03Et oui, et oui, et oui.
00:24:05Faut pas changer une équipe qui gagne.
00:24:25C'est super mignon.
00:24:26C'est petit potager, là.
00:24:27Oui.
00:24:30Ça, c'est le repère de Jeanne ?
00:24:33Ah, c'est le repère de Jeanne.
00:24:34Moi, j'emmène seulement le compost, c'est-à-dire le fumier.
00:24:40Ah, on a un comité d'accueil, en plus.
00:24:42Ah, oui, on a un comité d'accueil.
00:24:47Bonjour.
00:24:47Ça va, Jeanne ?
00:24:48Jérôme, ça va bien ?
00:24:49Bien, ouais, merci.
00:24:50Tu viens m'aider à planter les choux ?
00:24:51À la vue de chez toi ?
00:24:53Et voilà.
00:24:53Il en faut, pour alimenter la potée, n'empêche.
00:24:56Voilà.
00:24:57D'ailleurs, tout ce qu'il y a là, ce n'est pas ce qu'il alimente.
00:24:59J'imagine que vous avez...
00:25:00Non, non, non.
00:25:00Tout au long de l'année, il en faut des quantités.
00:25:02Alors, on a un hectare de légumes, où c'est qu'on met les choux, les poireaux.
00:25:08On fait un grand carré de pommes de terre aussi, pour avoir toute l'année.
00:25:11D'accord.
00:25:12Mais ailleurs que sur la propriété, alors ?
00:25:14Oui, voilà, c'est à 500 mètres d'ici.
00:25:17Donc là, c'est plutôt quoi ? C'est pour les gens qui viennent, les citadins qui vont
00:25:20venir découvrir le potager ?
00:25:22Oui, c'est le jardin plaisir, parce qu'on mélange aussi avec les fleurs.
00:25:27Toi, c'est quoi ta spécialité, alors, à toi ? En dehors du jardin, c'est quoi ?
00:25:32Alors, moi, je suis la brocanteuse, moi.
00:25:34Ah, tu chines ?
00:25:35Oui, voilà, j'adore chercher les...
00:25:37Toutes les petites choses que j'ai vues en arrivant.
00:25:38Voilà, on va pouvoir aller les voir.
00:25:40Ah, ben, allons-y, ça me va, moi.
00:25:42Oui.
00:25:47Alors, c'est ici que j'ai mon petit bazar.
00:25:49Ah, oui.
00:25:52Donc ça, c'est la vaisselle, tout ce que tu vas chiner.
00:25:54Voilà, de la vaisselle de grand-mère.
00:25:56Les vieilles gamelles et tout ça.
00:25:57Pour le pot au feu ou bien pour cuire le crabe.
00:26:00Tu aimes les vieux objets, ça raconte quelque chose pour toi ?
00:26:03Oui, oui.
00:26:04Et je pense que chacun trouve des souvenirs.
00:26:06C'est souvent ce que j'entends les gens dire.
00:26:10Ah, ben, nous, on avait ce motif-là chez nous.
00:26:16C'est des bons souvenirs pour tout le monde.
00:26:28Alors ici, il me faut un envoyeur.
00:26:55Le bonheur de faire plaisir, ça, c'était un plat simple, comme on dit.
00:27:00C'est un élément moteur.
00:27:01Il ne faut pas dire un sacerdoce ?
00:27:03Euh, peut-être un petit peu.
00:27:06Peut-être un petit peu, mais ça nous a tellement.
00:27:08C'est un plaisir aux gens.
00:27:09Oui, mais...
00:27:11On va dire que dans la famille, c'est un peu une religion de faire plaisir aux autres, quoi.
00:27:15On verra.
00:27:15C'est ça.
00:27:16Oui.
00:27:23Parmi toutes les représentations religieuses qui parsèment le littoral des Côtes d'Armor,
00:27:27la petite chapelle Saint-Michel est la préférée de Jacques.
00:27:31Il a consacré toute une partie de sa vie à la rénovation et à l'entretien de ce monument,
00:27:36accessible uniquement à Marébasse.
00:27:38Voilà, l'îlot Saint-Michel, avec sa chapelle Saint-Michel.
00:27:47On retrouve souvent, le long du littoral, des chapelles avec le nom de Saint-Michel.
00:27:52Que représente-t-il ?
00:27:53Une certaine sécurité vis-à-vis des gens qui habitaient le long des Côtes.
00:28:00On dit aussi qu'une de ses fonctions, c'est de prendre l'âme des marins pour les monter au
00:28:06ciel.
00:28:08Salut, Paul.
00:28:10Salut, Jacques. Comment vas-tu ?
00:28:12Bien, bien.
00:28:18Ici, c'est un lieu magique.
00:28:20Il y a un côté spirituel.
00:28:22Pour les marins, c'est un lieu important.
00:28:23La foi était liée toujours aux marins, contrairement à...
00:28:28Les marins étaient plutôt bourrus, mais on croyait beaucoup, quand même.
00:28:32On n'osait pas trop le dire, mais on le faisait.
00:28:42L'expression de la ferveur religieuse bretonne est omniprésente.
00:28:46L'horizon côtier est parsemé de croix de pierre, de statues, de clochers d'églises et de chapelles.
00:28:53En bord de mer, ces nombreuses représentations religieuses témoignent aussi de la dévotion des marins à la recherche d'une
00:29:00protection divine.
00:29:06La chapelle des marins s'est venue dès lors que la pêche s'est développée à Irqui.
00:29:12Et ça, elle s'est développée à partir du XVIe siècle.
00:29:15Les marins venaient prier avant le départ et au retour des pêches, comme action de grâce,
00:29:22pour remercier Notre-Dame de les avoir protégées.
00:29:25Dans cette chapelle, nous avons différents types de maquettes de bateaux qui ont été offertes par les familles en général.
00:29:35C'est un remerciement de certains qui veulent montrer qu'ils ont passé leur vie sur la mer,
00:29:43que la mer les a nourris, qu'ils n'ont pas péri en mer.
00:29:48Donc, ces bateaux restent sous les yeux et font partie de la chapelle, comme un ornement.
00:29:58La plupart de ces bateaux, comme les nombreux ex-boteaux, sont les derniers témoins de l'époque de la grande
00:30:03pêche.
00:30:04Lorsque les marins quittaient les côtes d'Armor pour aller pêcher la morue sur les bancs de Terre-Neuve ou
00:30:08au large de l'Islande.
00:30:11Ces campagnes duraient plusieurs mois dans des conditions très difficiles.
00:30:14Durant cette période, 120 goélettes firent naufrage et près de 2000 marins périrent en mer.
00:30:25Le mur est disparu.
00:30:27Quand on avait un défunt, bien sûr, on n'avait pas son corps.
00:30:31Alors, on faisait des petites tombes en bois et les femmes se recueillaient à genoux sous ces petites mémoires.
00:30:38Le mur était grand, mais il n'a jamais été assez long pour mettre tous les noms des disparus, de
00:30:45ceux qui sont restés là-bas, au fond.
00:30:48La religion était importante pour les marins parce que ces gens-là étaient toujours en danger de mort, il n
00:30:54'y a pas de doute.
00:30:58Je vais vous lire la dernière ligne de cette lettre, écrite par un jeune marin à sa fiancée.
00:31:25Vous voyez quand même que dans le fond de l'homme, il y a quelque chose d'assez puissant.
00:31:32Et c'est sans doute ça qu'on doit appeler la foi, je suppose.
00:31:38La foi des marins, très souvent confidentielle, aura laissé des écrits, mais aussi toute une architecture religieuse qui marque profondément
00:31:45les rivages des côtes d'Armor.
00:31:47Sous-titrage Société Radio-Canada
00:32:30Bonjour, je vais vous prendre un café, s'il vous plaît.
00:32:37Voilà, c'est fait.
00:32:41Vous venez souvent ici dans ce bar ?
00:32:42Ah ben ici, c'est le port d'attache tous les jours.
00:32:45C'est le port d'attache ?
00:32:46Oui, j'essaie d'adopter le monde là-bas, mais c'est...
00:32:51Vous pourriez passer une journée sans venir voir un petit coup voir les copains ?
00:32:56Non, c'est dur, on ne va pas rester enfermés toute la journée.
00:33:02C'est seulement sur la vie des doctures.
00:33:06Vous pourriez passer toute la journée là ?
00:33:07Je ne sais pas, je vais aller voir le demi-clein, je vais pouvoir kiffer à manger, je l'ai
00:33:11sans doute goûter à sa cuisine quand même.
00:33:12Bon allez, on va.
00:33:14Alors là...
00:33:15Au revoir Gérard.
00:33:15Oui.
00:33:17Bonne journée messieurs.
00:33:18C'est bon, je vais aller voir ça tout de près.
00:33:21Allez, ciao messieurs.
00:33:22Bonne journée.
00:33:23Et du coco.
00:33:24Donc ça, c'est ta petite cuisine ?
00:33:26Ouais, tu viens de rencontrer le Bosco là ?
00:33:28Le Bosco, oui, c'est un personnage ce marin là.
00:33:30Je crois que tu ne peux pas faire mieux dans le genre tes oeufs bretons.
00:33:34Jamais te dira qu'il a passé 35 ans ou 37 ans sur les mers du monde.
00:33:38Comment tu t'es retrouvé ici alors ?
00:33:40Sur un coup de poker.
00:33:41Entre l'Australie et la Bretagne, il a fallu choisir.
00:33:43Et suite à ma fin de carrière dans le journalisme presse écrite sur Paris,
00:33:49on m'a proposé cette petite affaire qui était à vendre là.
00:33:51De quel type de presse tu travaillais ?
00:33:53Je travaillais à la presse P.
00:33:54Spécialisé en rock, punk, blues, musique alternative.
00:33:58D'où le thème du bar assez rock aujourd'hui.
00:34:01C'est une passion qui est restée.
00:34:02C'est des potes américains qui viennent du Fafou du Chattanooga dans le Tennessee.
00:34:06Et puis pour la première fois en Europe, il se retrouve à Billig dans les Côtes d'Armor.
00:34:08Le mec, il a lui signe.
00:34:10C'est un des derniers grands bluesman qui joue ce qu'il fait comme il le fait.
00:34:13C'est la première fois qu'il met les pieds en Europe.
00:34:15Il avait fait deux heures d'escale en Angleterre sur un trajet qu'il emmenait au Japon.
00:34:19Mais la France, il n'avait jamais fait.
00:34:20Et la Bretagne, encore moins.
00:34:21Le mec, il a découvert, il faisait comme ça.
00:34:23Il me dit, c'est la deuxième fois de ma vie que j'embrasse un homme.
00:34:25Le premier, c'était mon grand-père.
00:34:26Je fais avec vous, merci, Marc.
00:34:28C'est un joli compliment.
00:34:32Un poulet au curry, très bien.
00:34:35Attention.
00:34:39Voilà, ça, c'est un petit peu d'amour, ça, ça se fait dire.
00:34:42Le détail qui fait la différence au final.
00:34:45Ah oui, je vais vraiment rester mangé là.
00:34:48Écoute, c'est pareil.
00:34:50Vu que je ne sais pas faire les choses comme tout le monde,
00:34:54la nourriture, elle se ressent tout de suite.
00:34:55Tout le monde dit, c'est sympa ce que vous faites, c'est quand même sympa.
00:34:58Parce que je me creuse la tête un petit peu, quoi, tu vois.
00:35:01On n'est pas ici que pour se faire chiner.
00:35:02Mais tu n'as pas du tout après faire la cuisine en école ou autre, non ?
00:35:05Tu as appris ça sur le temps, toi ?
00:35:06Ah oui, oui, c'est ça.
00:35:08Quand tu regardes, tu souffles, ce qui s'inspire, ça sent bon après.
00:35:11Du moins que ce soit fait avec amour.
00:35:22Avec ce blues et de rock, il porte très blues.
00:35:24Ça, c'est un photographe qui s'est installé unique il y a quelques années
00:35:27et il a trouvé matière avec le festival qu'on organise.
00:35:30Ah oui, c'est des photos d'ici ?
00:35:32Oui, principalement du festival qui a lieu tous les ans, au mois d'août.
00:35:37C'est chez toi, ça ?
00:35:38Oui, à l'intérieur, tout à fait.
00:35:39Ah oui, c'est installé, c'est là ?
00:35:41Oui, on installe le batteur ici.
00:35:43Quand ils font 1,90 m, ils se tassent.
00:35:46Après, généralement, on met le clavier, les guitares, les basses, un peu partout.
00:35:49L'Australien, c'était Gentle Ben, pareil de bassiste, avec des espèces de pédales,
00:35:53la vitrine qui se classe la gueule, tous les verts en plein milieu du concert.
00:35:56Rien de vibration.
00:35:58Grandiose.
00:35:58Gros moment.
00:35:59Et qu'est-ce qu'ils aiment ces groupes quand ils viennent d'ici ?
00:36:01Ils sont déjà surpris par le lieu, ils ne s'attendaient pas à quelque chose d'aussi petit.
00:36:06Vu que la plupart arrivent d'Australie, aux Etats-Unis, il n'y a pas de vieille maison
00:36:09comme ça ou de barres en pierre chez eux.
00:36:11Donc, ils touchent le bois, ils sont dans la pierre, ils sont là, genre, et c'est ici
00:36:14que je vais jouer.
00:36:15Mais je ne vais pas rentrer là-dedans, comment je vais faire ?
00:36:17On se débrouille, on se tasse.
00:36:20Donc, c'est les artistes d'abord pour leur confort et après, les gens, ils vont faire
00:36:23un plaisir.
00:36:23Je dis, allez-y, il reste de la place devant vous.
00:36:25Donc, ils se retrouvent, ils rentrent dans le micro.
00:36:36Oh là, c'est envie par le chef, dis donc.
00:36:38Préparez-vous qu'amour.
00:36:40Merci.
00:36:40Coulo, curry, façon...
00:36:41Tu as vu ça sur ta carte, oui.
00:36:43Toujours, toujours.
00:36:43C'est toi, c'est toi.
00:36:48Comme derrière, il s'est barillé.
00:36:49Si, si, ça a de malheureux pourvu que ça dure.
00:36:53Je commence.
00:37:01Ça fonctionne très bien.
00:37:03Très, très bien.
00:37:05Du coup, je repasserai te voir.
00:37:06Tu connais l'adresse ?
00:37:07Ah oui, vraiment.
00:37:09À la bonne heure.
00:37:09Vraiment, vraiment.
00:37:11Un soir où il y a un concert ou quelque chose comme ça ?
00:37:13Ça règle le cadre, tu vois.
00:37:14Quand on ferme les quais l'été, là, on se retrouve avec, je sais pas, 3000 personnes
00:37:17chaque soir.
00:37:20Juste, encore une fois, on est des marchands de rêve.
00:37:22Il se passe une soirée, on fait la bande son idéale de la nuit et après, il y a tout
00:37:25qui se crée.
00:37:48C'est la caverne d'Ali Baba, ici.
00:37:50Un petit peu, un petit peu, ouais.
00:37:51C'est génial.
00:37:52Ouais, non, c'est...
00:37:53Déjà, le petit dauphin à l'arrivée qui flotte, c'est rigolo, ça.
00:37:56Ici, le dauphin, quand le dauphin est en l'air, le magasin est ouvert.
00:37:59Ah, c'est la formule ?
00:37:59Ouais, c'est la formule de la maison, ouais.
00:38:01Bon, ben, moi, je voulais vous voir pour un pull.
00:38:04Pour un pull ?
00:38:05Ouais, je pars en mer demain.
00:38:06Ouais.
00:38:06Je voulais vous voir avec ma mère.
00:38:08Alors, bonjour, maman.
00:38:09C'est la spécialiste des vêtements.
00:38:10Bonjour.
00:38:12Ouais, j'aurais voulu un pull marin, marine ou quelque chose comme ça.
00:38:17Alors, j'ai vu ça.
00:38:20Je vous montre.
00:38:23Alors, même si je pense pas qu'il fasse très froid demain, mais en mer, il y a
00:38:27toujours un petit peu de vent.
00:38:28Exactement.
00:38:29Vaut mieux prévoir.
00:38:30Ça, c'est super, ça.
00:38:32Vous pouvez le passer, hein, s'il vous plaît.
00:38:33Ouais, je vais l'essayer, d'accord.
00:38:45Ouais, je pense que pour la taille, c'est bon, vous ?
00:38:49Ça me parle pas mal.
00:38:49Je pense que c'est à elle.
00:38:51Ça me parle pas mal.
00:38:51C'est bien, marine.
00:38:54C'est génial, super, super.
00:38:55Donc, c'est celui-ci que vous prenez, alors, pour aller en mer demain.
00:38:58Exactement.
00:38:59Bon, super.
00:39:00Donc, quel type de bateau ?
00:39:02C'est un vieux gréement.
00:39:03Ouais, vieux gréement.
00:39:05Ça s'appelle Los Quémé, je crois.
00:39:07Los Quémé.
00:39:08Ça, c'est un bateau où on l'a mis à l'eau l'année dernière.
00:39:11Il a été refait dans le chantier naval, là, en face, là, qui fait de la charpente marine.
00:39:15Bon, ouais, tant mieux s'il est...
00:39:16Ouais, il est à force.
00:39:17Il est comme...
00:39:18Il va pouvoir faire des belles photos.
00:39:19Voilà, exactement.
00:39:20Merci.
00:39:21Merci à vous, en tout cas.
00:39:21Et puis, bon week-end à vous.
00:39:23Profitez bien de la région.
00:39:24Merci beaucoup.
00:39:25Merci.
00:39:27Merci.
00:39:40Installé sur les quais du port de Paimpol, Gilles est l'un des charpentiers de marine les plus réputés de
00:39:45Bretagne.
00:39:46Dans son chantier naval, il a restauré ou construit de nombreux bateaux et s'est spécialisé dans les vieux gréements.
00:39:52Salut.
00:40:03Cabillaud, il va s'appeler.
00:40:04L'idée, c'est assez typique de ce qu'on appelle le cadot de Breton, quoi.
00:40:10Le genre de bateau avec lesquels les gars, c'est un petit métier à la pêche ou trois fois.
00:40:16Il ne déparerait pas dans une photo d'il y a cent ans, si on veut.
00:40:22C'est des bateaux qu'on va vraiment y n'aiment.
00:40:24On fait de très bons bateaux avec d'autres batteries de bois.
00:40:29Sans souci, mais ça ne fait pas le même bruit.
00:40:31Si ça ne fait pas la même ambiance à bord.
00:40:37Bon, là, on est déjà à plus de mille heures.
00:40:39Bon, on en voit le bout.
00:40:40La coque est faite, quand même.
00:40:44Ah, il y en a encore quelques cuisines à passer.
00:40:58Dans les ports bretons, ils sont nombreux à se passionner pour la voile traditionnelle.
00:41:03Comme Yves, qui restaure des vieux bateaux poussés par la nostalgie et par la volonté de reconquérir un patrimoine maritime
00:41:09qui a fait la richesse de sa région.
00:41:19J'ai appris à naviguer sur un petit canot de ce genre-là, qui appartenait à mon père en 1946.
00:41:27Ensuite, je suis un amoureux du bois.
00:41:30C'est un matériau qui est chaleureux, qui est un matériau noble, qui vit.
00:41:33Faire un bateau comme ça, si vous voulez, ce n'est pas seulement une construction, c'est une œuvre d
00:41:37'art pour moi.
00:41:38Parce que ça suppose des compétences où il n'y a plus grand monde maintenant à les posséder.
00:41:43Si personne n'achète plus ça, c'est un savoir-faire qui va disparaître.
00:41:47Et c'est dommage.
00:41:55Parmi tous les bateaux que Gilles a construits, il en existe un dont il est particulièrement fier.
00:42:00C'est la réplique du monotype de Bréa, un bateau qui naviguait au large de Pimpol dans les années 30.
00:42:07Hop, un peu de mou dans les balanciles.
00:42:11Il ne faut pas confondre les gréhéments avec les vieilles poubelles qui n'avancent pas.
00:42:18Ah ben, ça marche.
00:42:22Pimpol.
00:42:28Voilà, on n'est pas bien.
00:42:57Comme Gilles et Yves, Pascal a lu aussi grand monde.
00:42:59Il grandit sur le rivage des côtes d'Armor et comme eux, il a développé très tôt une véritable passion
00:43:04pour la mer, puis pour les vieux bateaux.
00:43:09C'est la flèche blanche la plus vieille, le plus vieux bateau.
00:43:13Il a dû arriver dans les années 71, 72, ce bateau ici, quoi.
00:43:17Il n'y en a plus beaucoup, des cimetières comme ça de bateaux, quoi.
00:43:19Mais c'est dommage, c'est beau, quoi, je veux dire, c'est joli comme tout.
00:43:22Ils dégagent une histoire, quoi, tous ces bateaux, quoi.
00:43:24Ils dégagent une histoire.
00:43:28Moi, je trouve que c'est joli, quoi.
00:43:30De les voir mourir tranquillement, ils finissent leur vie tranquillement, là, tu vois.
00:43:34C'est vachement sympa.
00:43:37Chaque charpentier faisait un bateau différent.
00:43:40Ils avaient tous leur style de construction.
00:43:41Contrairement à ce qu'on fait maintenant, c'est que des séries, quoi, évidemment, quoi.
00:43:45Ce qui n'a plus le même cachet, quoi.
00:43:46C'est plus la même chose, quoi.
00:43:47Là, j'ai navigué sur...
00:43:48Si c'était celui-là, là-bas, c'est sûr, le Hino, là-bas, ouais.
00:43:51Ouais, on pourrait toujours le sauver, il y a toujours moyen.
00:43:53Enfin, le boulot, là, il y a du boulot.
00:44:01Pour sauver la Marie-Georgette, une épave qu'il avait repérée dans le port de Paimpol,
00:44:04Pascal n'aura pas ménagé sa peine.
00:44:07Pendant plusieurs années, il s'est acharné à redonner vie à cet ancien courrier de l'île-de-Bas,
00:44:11construit en 1947.
00:44:14Il y a 23 ans, je n'aurais pas imaginé qu'on ait refait le bateau à neuf, quoi.
00:44:19On ne sait pas, quoi.
00:44:20Je ne savais pas, quoi.
00:44:21Mais je suis content, ouais.
00:44:21Je suis content.
00:44:23Et puis, elle est contente aussi, la Marie.
00:44:24Elle est contente, là.
00:44:25Ça se sent.
00:44:26Elle va être contente en navigation.
00:44:27Elle a hâte de retourner sur l'eau, je pense.
00:44:29Comme chaque été, la Marie-Georgette va retrouver la mer pour emmener des touristes en promenade ou à la pêche.
00:44:35Dans les côtes d'Armor, Pascal fut l'un des premiers à avoir restauré un vieux gréement pour travailler avec.
00:44:41Depuis, il existe entre Pascal et son bateau une véritable complicité.
00:44:45Si tu n'es pas en harmonie avec ton bateau, ce n'est pas une chose, quoi.
00:44:49Quoique, il n'y a pas de...
00:44:50Non, ce n'est pas une chose.
00:44:51C'est vivant.
00:44:51Le bateau est vivant.
00:44:53On l'aime, quoi.
00:44:54Et puis, quelle beauté dans le paysage, quoi, je veux dire.
00:44:56C'est vraiment en harmonie avec ce qui nous entoure.
00:45:03Donc, là, tu passes le gardant à Jérôme pour le hisser.
00:45:05Il y a deux drisses pour hisser la grand voile.
00:45:08Moi, je vais te laisser le guindant qui sert à hisser le long du mât.
00:45:10Aux ordres du capitaine, on hisse la voile.
00:45:12Et surtout, quand on commence à hisser, il ne faut surtout pas le relâcher.
00:45:29Sinon, tout...
00:45:30Allez, allez, encore un petit mètre.
00:45:34Alors là, c'est très bien.
00:45:36C'est bon, on tourne le guindon.
00:45:37Paré, larguer.
00:45:38Paré.
00:45:39Larguer les amas à matelot.
00:45:41En route.
00:45:44Larguer.
00:45:45Merci.
00:45:46Et puis, on peut commencer à déferler la trinquette.
00:45:50Ça monte.
00:45:53Il faut toujours annoncer.
00:45:54Il faut pas le surprendre.
00:45:55Ça monte.
00:45:58OK.
00:46:00Trinquette, hissez, capitaine.
00:46:02Merci, Mathieu.
00:46:03Hissez.
00:46:25Ok, il y a un petit air qui arrive, là.
00:46:27On va essayer de couper le moteur.
00:46:29On met la voile.
00:46:29Ouais.
00:46:30On règle les voiles, un peu ?
00:46:31Allez.
00:46:32Donc là, il faut border.
00:46:33Tiens, ben, Jérôme, tu nous bordes la trinquette.
00:46:35Elodie, tu bordes le foc.
00:46:37Trinquette.
00:46:37Le moteur.
00:46:40Donc là, on est au près.
00:46:41On est près du vent.
00:46:42Il faut que les voiles soient un petit peu bordées.
00:46:46Et là, ça y est, on devrait pouvoir faire de la voile.
00:46:48Ah, c'est agréable.
00:46:48Ça y est, plus de moteur.
00:46:50Ah, c'est quand même vachement plus sympa, la voile.
00:46:54C'est un bateau qui a quel âge ?
00:46:56Il fête ses 70 ans, cette année.
00:46:58Ah, ben, bon anniversaire, alors.
00:47:01Oh, mon crapade, lui, organisé une petite.
00:47:03Donc, c'était quoi ?
00:47:04C'était un bateau de pêche ?
00:47:06Il a été beaucoup exploité, ce bateau ?
00:47:08Initialement construit pour la pêche, mais il a très peu pêché.
00:47:10Il faisait du chalut à perche.
00:47:11Donc, en fait, on met des perches sur le travers du navire
00:47:14pour écarter les points du chalut.
00:47:15Le chalut, il draguait le fond dans la rivière Dorée.
00:47:18C'est un bateau qui vient de la Bretagne Sud.
00:47:19Et tu l'as acheté quand, toi, ce bateau ?
00:47:21Alors, moi, je l'ai acheté en 2004.
00:47:23Je n'avais jamais navigué sur des bateaux en bois.
00:47:26Et ça m'a vraiment plu.
00:47:27Le fait d'embarquer des passagers à la journée,
00:47:30de leur faire découvrir un style de navigation qui est super,
00:47:34et puis dans des paysages magnifiques.
00:47:37Parce que toi, à l'origine, tu n'es ni de cette région,
00:47:40ni skipper professionnel.
00:47:42Ah non, à l'origine, non, du tout.
00:47:44Moi, j'ai grandi dans l'Oise.
00:47:46Donc, en fait, je faisais des cabanes dans les bois
00:47:47quand j'étais gamin.
00:47:49Et j'avais la chance que mes parents nous emmènent en vacances
00:47:52en Bretagne, à Port-Blanc.
00:47:54Et c'est à l'école de voile de Port-Blanc
00:47:55que j'ai appris à faire de la voile.
00:47:58Et après, plus...
00:48:00En grandissant, je suis resté un peu plus longtemps que mes parents,
00:48:03après, jusqu'à y habiter.
00:48:04Là, maintenant, ça fait un peu plus de 10 ans que j'habite.
00:48:08Bon, là, on commence à être un peu près.
00:48:09Parce que, bon, il y a les cailloux qu'on voit,
00:48:11il y a ceux qu'on ne voit pas.
00:48:12On dit souvent que la terre la plus proche n'est pas celle qu'on voit.
00:48:15C'est celle qu'on a sous l'acquis.
00:48:16Donc là, on va se parer à virer.
00:48:17Là, c'est très bien.
00:48:18On va se comme ça.
00:48:19Par contre, c'est moi qui donne les ordres.
00:48:21Attention, je suis ma capitaine.
00:48:22Attention.
00:48:23Il est du soleil, là, bon sang.
00:48:25Direz-moi de bord.
00:48:26Oh, Dieu.
00:48:26Il est paré à virer.
00:48:27Il est paré à virer, c'est parti.
00:48:29Allez, on en voit.
00:48:30Donc là, tu pousses bien à fond.
00:48:31Sous-titrage Société Radio-Canada
00:49:12C'est splendide.
00:49:15Là, on s'en lasse pas.
00:49:17Là, c'est magnifique, là, partout.
00:49:23On arrive à la citadelle, construite en 1863.
00:49:29Ah, puis c'est très encaissé, hein.
00:49:32Bah ouais, c'était pour être difficile à viser de l'extérieur.
00:49:37Ah, que les bateaux, oui, puissent pas attendre.
00:49:39Voilà, d'accord.
00:49:39Exactement.
00:49:40Et là, ça fait, ça va bientôt faire 15 ans que Yves l'a repris et qu'il a monté
00:49:47une verrée à l'intérieur.
00:49:59Ah, Nicolas.
00:50:01Salut.
00:50:02Comment vas-tu ?
00:50:04Ça fait un petit moment, dis-donc.
00:50:05Ah bah...
00:50:06C'est les beaux jours.
00:50:07Voilà, les beaux jours reviennent.
00:50:08Bonjour, Jérôme.
00:50:09Donc c'est vous qui avez fait revivre ce lieu, apparemment ?
00:50:13Oui, oui.
00:50:13Oui ?
00:50:14Il y a 13 ans et demi, déjà.
00:50:16Et il vit bien, il y a beaucoup de monde à venir le voir.
00:50:18C'est ce que je vois, oui.
00:50:23Moi, je vais vous laisser.
00:50:24Merci beaucoup.
00:50:25Bah, merci à toi d'être venu.
00:50:26Je pense que ta petite femme et ton bon bateau.
00:50:28Ouais, ouais.
00:50:28Fais voyager des gens comme moi.
00:50:30Ah, n'hésite pas à revenir.
00:50:32Chaque balade est différente.
00:50:34Avec grand plaisir.
00:50:34Bon bonheur, bonheur.
00:50:35Bah oui, à bientôt.
00:50:37Ouais, je repasserai très bientôt.
00:50:38Sous-titrage Société Radio-Canada.
00:50:39Sous-titrage Société Radio-Canada.
00:50:40Sous-titrage Société Radio-Canada.
00:50:40Sous-titrage Société Radio-Canada.
00:50:41Sous-titrage Société Radio-Canada.
00:50:46Ici, on a Dino qui est en train de préparer une boule d'escalier.
00:50:50Alors évidemment, elle n'a pas une forme de boule d'escalier pour l'instant.
00:50:52Pas encore.
00:50:53Pas encore.
00:50:55Alors pourquoi la boule d'escalier, c'est quoi ?
00:50:57C'est des produits un peu haut de gamme, de luxe, c'est quoi ?
00:50:59C'est un produit qui peut être de luxe,
00:51:02qui peut être aussi un produit tout à fait...
00:51:03D'accord.
00:51:05Je ne vais pas dire ordinaire, mais enfin, il n'est pas forcément luxueux.
00:51:08D'accord.
00:51:08Mais parfois, on rajoute de l'or, parfois on rajoute de l'argent,
00:51:11parfois on en fait quelque chose de très pas sûr.
00:51:14Ça, c'est de la feuille d'or ?
00:51:16C'est pour ça que je pense que c'est très luxueux, très bon.
00:51:18C'est du paillon d'or, c'est un peu plus épais que la feuille d'or,
00:51:20parce qu'on n'arrive pas à bien maîtriser la feuille d'or.
00:51:22Donc on fait d'abord la bulle, on rajoute du verre autour,
00:51:25et ensuite on rajoute de l'or,
00:51:27et ensuite on rajoute encore du verre pour emprisonner l'or.
00:51:31Ici, c'est une tête de robinet avec de l'argent à l'intérieur,
00:51:35et un décor fin à base d'argent.
00:51:39C'est de l'artisanat d'art, là, on n'est pas dans la...
00:51:41On est dans de l'artisanat d'art.
00:51:46Quand les pièces sont terminées à chaud,
00:51:48on est loin d'avoir terminé le travail,
00:51:49on est loin d'avoir les boules prêtes à être vendues.
00:51:53D'accord.
00:51:53Donc il va falloir les préparer, il va falloir les scier,
00:51:56il va falloir les coller.
00:51:57Dans certains cas, il va falloir polir,
00:51:59il va falloir enlever de la matière,
00:52:00enfin il y a beaucoup de travail différent.
00:52:02Et donc c'est le travail de Raphaël.
00:52:08Il est en train de faire des loupes ici sur le verre.
00:52:10D'abord, c'est ici des polis.
00:52:14Donc il va falloir récupérer la transparence du verre,
00:52:16et ça c'est un vrai travail très long.
00:52:18Donc il n'y a pas que la faïence ou les ardoisiers,
00:52:20maintenant il y a les verriers.
00:52:21Il y a aussi les verriers.
00:52:23Alors on n'a pas l'antériorité de la faïence,
00:52:25on n'a pas tout ça,
00:52:26il n'y a pas tout l'historique,
00:52:28mais on galope, ça va, ça va, ça va bien.
00:52:44C'est l'une des richesses naturelles des côtes d'Armor.
00:52:47L'ardoise est exploitée en Bretagne depuis le XIVe siècle.
00:52:52Utilisée pour couvrir les toits, les sols ou monter des murs,
00:52:55on l'appelle l'or bleu à la grande époque.
00:52:57Une véritable industrie qui a aujourd'hui presque complètement disparu,
00:53:00Jean-Yves est le dernier des ardoisiers.
00:53:05L'ardoise a toujours été chaotique,
00:53:07même du temps où ça marchait.
00:53:09Attendez, les anciens, ceux qui travaillaient dans les puits,
00:53:11des fois il y avait des crises.
00:53:13Ils allaient travailler chez les paysans,
00:53:15puis ça repartait.
00:53:17Ça a toujours été chaotique.
00:53:18Plus ça va, plus on a des petits chantiers,
00:53:20des petites choses, quoi.
00:53:21C'est pas des gros, gros chantiers, il y en a moins, quoi.
00:53:24Des chapelles, on en a eu pas mal les dernières années.
00:53:27Bon, ça, ça s'est calmé aussi.
00:53:28Ça, ça fait mal, une toiture de chapelle, le bon Dieu, il y a un toit,
00:53:31et puis nous, on est à la rue, quoi.
00:53:32Ça, ça fait mal, putain.
00:53:37Là, t'as des belles dalles, là.
00:53:39Super, ça.
00:53:46Victime comme les autres de l'ardoise importée d'Espagne,
00:53:49Jean-Yves n'a plus beaucoup de perspectives,
00:53:52d'autant plus que la relève n'est pas vraiment au rendez-vous.
00:53:59On aurait préféré que ce soit un secteur qui puisse tenir, quoi.
00:54:03Il n'y a pas de formation pour ça.
00:54:04Il n'y a que moi qui peux former, les gars.
00:54:05Ici, c'est que manuel, c'est que apprendre à travailler que ça.
00:54:10Personne ne va apprendre.
00:54:13Déjà, soulever un marteau comme ça.
00:54:27Dans sa petite cabane de fendeurs d'ardoise,
00:54:30Daniel est le dernier compagnon de route de Jean-Yves.
00:54:33Quand il sera parti, le silence envahira les ardoisières de Trémet.
00:54:37Après le patron, là, il n'ira plus personne.
00:54:40Je ne pense pas.
00:54:40Moi, ça fait 17 ans que je suis ici.
00:54:44Je n'ai jamais vu quiconque venir demander à travailler ici.
00:54:51Pourtant, c'est un beau métier.
00:54:53Tout se fait manuellement sur l'ardoise.
00:54:57De la fente jusqu'à la taille, jusqu'à la pose.
00:55:05Les techniques n'ont pas changé.
00:55:09Depuis peut-être 100 ans, c'est resté pareil.
00:55:25On prépare une palette de dallage.
00:55:27Il y a une petite commande de 20 mètres carrés.
00:55:29Donc, ça fait à peu près 1 mètre sur 1 mètre.
00:55:31Quelques grandes, moyennes, petites.
00:55:33Ça dépend du client, c'est un peu la demande.
00:55:34Et ces dalles-là, c'est plutôt pour les terrasses, quoi.
00:55:37Parce qu'elles ne sont pas très épaisses.
00:55:41Aidé de sa femme, Jean-Yves prépare les dernières commandes d'ardoise.
00:55:46La longue tradition des ardoisiers des côtes d'Armor est en train de s'éteindre.
00:55:50Nul ne sait s'ils seront encore là l'année prochaine.
00:55:52Sous-titrage Société Radio-Canada
00:56:23Bonsoir, vous transportez des gens ?
00:56:25Oui.
00:56:26Vous allez vers la pépinière et tout ça ?
00:56:28Oui, je peux vous abonner.
00:56:29D'accord, super.
00:56:31Génial, merci.
00:56:50Merci beaucoup.
00:56:52Bonsoir, bonne fin de journée.
00:57:03Sous-titrage Société Radio-Canada
00:57:11Bonsoir.
00:57:12Bonsoir.
00:57:12Excusez-moi, je suis un peu le curieux, je pousse la porte de la pépinière.
00:57:15Je voulais savoir s'il était possible de voir des agapantes, parce que je sais que c'est la plante
00:57:19un peu emblématique de l'île.
00:57:20Je ne sais pas ce que c'est, je suis curieux, mais j'ai envie de savoir.
00:57:23Oui, elles ne sont pas encore tout à fait fleuries, parce qu'elles fleurissent en début d'été, mais on
00:57:27va aller voir si on en trouve des qui commencent en début de floraison.
00:57:36Ici, on n'a pas que des agapantes qui poussent.
00:57:38On a aussi des arbustes, on a aussi de la vivace et aussi des graminées.
00:57:42Et on a la chance, grâce au microclimat de Bréa, de pouvoir avoir même des plantes un peu géantes.
00:57:52Quel type de plantes vous avez ici qui ne pousserait pas dans cette région, en dehors de l'île ?
00:57:56Il y a beaucoup de plantes d'Australie, des plantes de Nouvelle-Zélande, des plantes d'Afrique du Sud, qui
00:58:01seraient gélives si on les emmenait sur le continent.
00:58:03Donc l'agapante, c'est ça. Pourquoi c'est la fleur symbolique de l'île ?
00:58:07Alors, elle a été ramenée il y a à peu près 120 ans par un ambassadeur en poste au CAPA.
00:58:13Mais c'est vrai que lorsqu'elles sont en fleur, toute l'île devient bleue.
00:58:18Moi, je vais finir ma soirée à Bréa, donc je vais dormir sur l'île.
00:58:23Avant ça, on va marquer une pause dans l'émission, parce qu'on va retrouver le feuilleton La Route Mythique.
00:58:27Le réalisateur Vincent Leduc nous présente la Thaïlande, mais sous le regard un petit peu traducteur des sourires de la
00:58:35Thaïlande.
00:58:36Vous êtes déjà allé en Thaïlande ?
00:58:37Oui.
00:58:37Pour le quatrième volet du voyage, on va le retrouver dans le sud du pays, dans les îles du sud,
00:58:43notamment, où ces rochers proéminents sortent de l'eau, où il y a les falaises, par exemple, comme à Krabi.
00:58:47Et puis, il va remonter jusqu'à Bangkok pour le nouvel an chinois avec la spectaculaire danse des lions.
00:58:55J'ai rencontré Bangkok, un personnage mégapole de 15 millions d'habitants, en me demandant si j'étais bien dans
00:59:02la capitale du sourire.
00:59:03Un violoniste m'a aidé à faire la part des choses.
00:59:06Et Chuvit, le roi des salons de massage devenu député, m'a montré les cartes truquées de la politique.
00:59:13J'ai pu vérifier que faux et vrais crocodiles sont en bonne cohabitation au pays du sourire.
00:59:18Enfin, j'ai vu un maître de tatouage sacré exercer son art pour apporter la protection et la chance.
00:59:27Aujourd'hui, c'est le nouvel an chinois, qui ouvre l'année du dragon d'eau, un signe très propice
00:59:33à la prospérité.
00:59:43J'assiste à la finale de la danse acrobatique du lion.
01:00:04Sous-titrage Société Radio-Canada
01:00:34Bangkok, qui est majoritairement sino-Thai, abrite le plus ancien quartier chinois hors de Chine.
01:00:41L'intégration, basée sur l'obligation faite aux Chinois de prendre un nom thaïlandais, fut un succès en Thaïlande.
01:00:48Elle est aussi très liée à la réussite économique du pays.
01:00:54Le nouvel an chinois est l'occasion d'appeler davantage de chance et de richesse.
01:00:58...
01:01:28Chaque jour, nous accueillons
01:01:29plusieurs centaines de milliers de croyants.
01:01:31Les gens viennent prier devant plusieurs divinités.
01:01:36Où peut-on acheter les bougies ?
01:01:38Pour les bougies, il faut aller en acheter là-bas.
01:01:41Et les fleurs ?
01:01:42Et les fleurs aussi. Vous pourrez en trouver au même endroit.
01:01:45Les gens qui viennent ici croient aux êtres sacrés
01:01:47abrités par notre temple.
01:01:50Ils seront bénis et la malchance s'envolera.
01:01:54Malgré la fête, je vois peu de sourire.
01:01:57Les voeux de prospérité
01:01:58semblent être une affaire sérieuse.
01:02:03Je poursuis mon voyage dans le sud
01:02:05par Krabi, d'où je descendrai
01:02:07au port de Pakbara, prendre le bateau
01:02:09pour la petite île de Colipé,
01:02:10au cœur de l'archipel de Tarutao.
01:02:18Je survole la baie de Pangna,
01:02:20l'un des plus beaux sites du pays.
01:02:22La Thaïlande des rêves de vacances.
01:02:51Je débarque sur la célèbre plage de Riley.
01:02:54Je me joins à des Thaïlandais de la nouvelle génération
01:02:57en chemin pour suivre quelques-unes
01:02:59des centaines de voies d'escalade,
01:03:01repérées et équipées pour accueillir
01:03:04les grimpeurs du monde entier.
01:03:18La Thaïlande des rêves de vacances
01:03:43Les Thaïlandais sont plutôt connus pour le sourire,
01:03:45l'accueil, notre façon douce de parler,
01:03:50ou encore la manière dont on reçoit les touristes
01:03:52qui viennent dans notre pays.
01:03:55Ce sport est né à l'étranger,
01:03:57pas ici en Thaïlande.
01:04:01C'est pour ça qu'on a encore beaucoup à apprendre
01:04:03en termes de technique d'escalade.
01:04:09Ceux qui grimpent bien sont des étrangers
01:04:12et on en voit beaucoup par ici.
01:04:22Je grimpe beaucoup, presque tous les jours.
01:04:25Quand je vois des grimpeurs occidentaux
01:04:27qui sont vraiment bons,
01:04:29j'ai envie d'être aussi bon qu'eux.
01:04:32J'ai envie de m'améliorer.
01:04:35Si possible, j'aimerais aller en Espagne,
01:04:38aller grimper en Espagne
01:04:39et aussi en France,
01:04:41car les montagnes y sont jolies.
01:04:43Mais ici, c'est encore plus joli.
01:05:07C'est vrai que quand je guide des étrangers,
01:05:09je leur demande systématiquement
01:05:10si ça leur plaît ici.
01:05:13Je leur demande aussi ce qu'ils aiment.
01:05:15Et s'ils le pouvaient,
01:05:17est-ce qu'ils choisiraient d'habiter ici ?
01:05:22S'ils estiment que c'est important
01:05:23de préserver cet endroit
01:05:24pour qu'il reste dans l'état où il est.
01:05:28Et comment ils voient cet endroit dans l'avenir ?
01:05:32La plupart voudraient que Tonsai
01:05:33reste le paradis des grimpeurs et des touristes.
01:05:36Ils aimeraient bien que ça demeure toujours comme ça.
01:05:47Je vais à Colipé,
01:05:48dans le parc national de Tarutao,
01:05:51le plus grand parc maritime protégé de Thaïlande
01:05:54avec 50 îles,
01:05:55pour la plupart inhabitées,
01:05:57mais fréquentées par les touristes
01:05:58qui viennent admirer ces fonds marins.
01:06:05Ma rencontre avec Loïc n'est pas un hasard.
01:06:09J'ai entendu parler de lui,
01:06:11un jeune plongeur français,
01:06:12à la poursuite de ses rêves.
01:06:15Je l'accompagne dans une de ses balades sous-marines.
01:06:44Ce que je recherche le plus quand je vais en profondeur,
01:06:46c'est le requin léopard.
01:06:49Je m'amuse beaucoup avec le requin léopard.
01:06:53Tu fais quoi avec eux ?
01:06:54C'est un requin qui ne bouge pas,
01:06:56il reste sur le sable.
01:06:58Le but, c'est de s'approcher le plus près possible de sa tête.
01:07:02Quand j'arrive à faire à peu près 10-15 cm,
01:07:04à poser juste ma tête comme ça
01:07:06et à rester en apnée à côté de lui,
01:07:07et on se regarde.
01:07:08Ça, c'est vraiment joli.
01:07:09C'est vraiment joli.
01:07:11Ou quand il y a des requins-baleines,
01:07:13ou des raimentas.
01:07:14Ça, c'est pareil.
01:07:16En apnée, on préfère beaucoup des gros trucs.
01:07:20Des gros, tout ce qui est gros poissons,
01:07:22gros mammifères.
01:07:25Plonger bouteille,
01:07:25les gens ont plus de temps pour regarder les petits trucs.
01:07:34Colipé est une exception dans le parc naturel.
01:07:37C'est une scène de sable
01:07:39où se joue quotidiennement
01:07:40l'éphémère rencontre des vacanciers
01:07:42et des autochtones.
01:07:45L'îlot, de moins d'un kilomètre de long,
01:07:48est habité par les Tchaolés,
01:07:49nomades de la mer,
01:07:51qui ont été sédentarisés d'autorité
01:07:53par l'État thaïlandais
01:07:54qui voulaient qu'une population
01:07:56occupe sa frontière maritime.
01:07:57avec la Malaisie.
01:07:59Sous la pression de l'industrie touristique,
01:08:02l'île a été ouverte au développement.
01:08:04Les Thaïs de la côte ont investi et profité,
01:08:07tandis que les Tchaolés
01:08:08font principalement office de taxi-boat.
01:08:14Avouez qu'il y a une cruelle ironie
01:08:16à passer de nomades de la mer
01:08:18à bateau-taxi.
01:08:23Je vais vous dire
01:08:24comment était l'île de Lipé
01:08:26il y a 50 ans.
01:08:26C'était une île magnifique.
01:08:29Il n'y avait pas de mur.
01:08:31Depuis que les investisseurs sont arrivés,
01:08:34il y a des murs.
01:08:35On ne circule plus comme on veut.
01:08:37Nous devons faire face à beaucoup de problèmes
01:08:39comme le titre de propriété.
01:08:42Je ne sais pas pourquoi les investisseurs
01:08:44peuvent avoir des titres
01:08:45alors que nous, nous ne pouvons pas.
01:08:47j'ignore pourquoi les pêcheurs
01:08:48ne peuvent pas en avoir.
01:08:51Ils veulent détruire nos maisons en permanence.
01:08:54À vrai dire, je ne sais pas
01:08:55quand la maison de ma mère sera démolie.
01:08:58Mais les investisseurs viennent tous les jours
01:09:00pour nous dire qu'il faut partir,
01:09:01qu'il faut démolir les maisons,
01:09:03même l'église.
01:09:06Mais je n'en ai pas envie.
01:09:09Sinon, où vais-je habiter ?
01:09:10Je suis chez moi sur cette île.
01:09:12Je n'irai nulle part ailleurs.
01:09:13Si je me fais attraper, tant pis.
01:09:19Cette île m'appartient.
01:09:20Je dois en prendre soin.
01:09:23S'ils veulent m'arrêter,
01:09:24qu'ils prennent toute ma famille
01:09:25car je sais que je n'ai rien fait de mal.
01:09:28Je ne fais qu'habiter sur notre île.
01:09:31Il y a aussi le problème des chalutiers
01:09:33qui viennent pêcher juste à côté de l'île.
01:09:37Ils ne respectent pas la règle
01:09:38des 10-12 kilomètres.
01:09:41Ils ont de gros filets,
01:09:42ils prennent tous les poissons,
01:09:4310 tonnes à chaque prise.
01:09:4610 tonnes à chaque prise.
01:10:28Nous avons demandé à Dieu
01:10:30de donner des poissons à notre père.
01:10:32J'ai prié.
01:10:34Dieu, si tu es vraiment avec nous,
01:10:37si tu nous aimes,
01:10:38fais en sorte que mon père,
01:10:39mon frère John et ma belle-sœur
01:10:41puissent pêcher.
01:10:43Le jour où j'ai fait cette prière,
01:10:45mon père, mon frère John
01:10:46et ma belle-sœur
01:10:47ont eu plein de poissons.
01:10:49J'ai donc senti la présence de Dieu.
01:10:52J'ai senti que Dieu existait vraiment.
01:10:59Je voudrais rassembler
01:11:00une cinquantaine d'habitants du village
01:11:02pour aller nous faire entendre au Parlement,
01:11:04mais les gens ont peur.
01:11:07Je sais que le défi est immense,
01:11:09mais moi, je n'ai pas peur.
01:11:13Je ne vais pas m'enfuir.
01:11:15Je reste ici pour me battre.
01:11:19Si je ne me bats pas,
01:11:20je ne pourrai plus vivre ici.
01:11:22Tout le monde doit se battre.
01:11:31Cette cause pourrait être
01:11:32l'amorce d'une vraie rencontre
01:11:34entre les visiteurs
01:11:35et les habitants de l'île.
01:11:40Ami de John,
01:11:42Loïc en est un bon exemple.
01:11:45Le problème, c'est qu'ici,
01:11:46faire de l'action avec les mafias,
01:11:48avec les mafias de la pêche,
01:11:49les mafias du tourisme,
01:11:51ce n'est pas évident,
01:11:53c'est même dangereux.
01:11:55Donc, on ne peut que faire
01:11:56de la sensibilisation.
01:11:57Faire du tourisme intelligent,
01:11:59par exemple,
01:11:59dans un parc national
01:12:01comme celui de Colipé,
01:12:02ne pas manger de poisson
01:12:03ou pas tous les jours.
01:12:05Parce qu'il faut se dire
01:12:06que le poisson qu'on mange,
01:12:07ce n'est pas celui qu'on voit.
01:12:08Partir plus avec les chaolais,
01:12:10moins avec les speedbots,
01:12:11moins avec les ferrybots.
01:12:13C'est vrai que des fois,
01:12:13les bateaux sont bruyants,
01:12:14mais ça fait vivre des familles.
01:12:16Il faut savoir que les chaolais
01:12:17n'ont que six mois aussi
01:12:19pour gagner de l'argent.
01:12:20et après, ils ont six mois
01:12:21où c'est la base saison,
01:12:22ils ne gagnent pas du tout d'argent.
01:12:23Il y a des ressorts de chaolais,
01:12:24il y a des restaurants chaolais,
01:12:26il y a des chaolais
01:12:26qui ont monté des petits business
01:12:28qui marchent bien,
01:12:29qui sont bons.
01:12:30Je pense à les aider,
01:12:33les aider surtout eux.
01:12:38Les habitants et les visiteurs
01:12:40arriveront-ils à oeuvrer ensemble
01:12:42pour la préservation de l'île ?
01:12:51Le sourire pourra-t-il conduire à l'action ?
01:12:56Alors, moi, je ne connaissais pas la Thaïlande
01:12:58avant de venir ici.
01:12:59Ma femme m'avait dit
01:13:00« T'inquiète pas, en Thaïlande,
01:13:01tout le monde sourit. »
01:13:02Donc je me suis dit « Génial,
01:13:03un pays où tout le monde sourit,
01:13:04alors que la France,
01:13:04tout le monde fait la gueule. »
01:13:05Je me suis dit « C'est génial. »
01:13:07Quand je suis arrivé en Thaïlande,
01:13:08c'est vrai que tout le monde sourit,
01:13:09mais au bout d'un petit moment,
01:13:11on se rend compte que le sourire,
01:13:12il a deux significations.
01:13:14Il y a le gentil sourire
01:13:15et le méchant sourire.
01:13:17Ce qui n'est pas évident au début
01:13:18de comprendre le méchant sourire.
01:13:20C'est-à-dire que ton pire ennemi
01:13:23en Thaïlande peut te faire
01:13:24les meilleurs sourires.
01:13:28J'ai vu au moins deux sourires,
01:13:30moi aussi.
01:13:31L'un spontané,
01:13:32comme nous le connaissons tous,
01:13:34et l'autre qui exprime
01:13:36ce que les gens ne disent pas.
01:13:37Un sourire qui parle
01:13:39et un sourire qui se devine.
01:13:42Tel serait l'un des secrets
01:13:44du pays du sourire.
01:14:15Sous-titrage Société Radio-Canada
01:14:19M. Yannick, va bien ?
01:14:20Salut, Jérôme, ça va ?
01:14:20Oui, ça va, très bien et toi ?
01:14:21Bonjour.
01:14:23Bonjour, bienvenue à bord.
01:14:24Merci.
01:14:25Bon, c'est tout ton matos photo, ça ?
01:14:27Ben, oui, j'ai tout pris.
01:14:29Ah oui, donc là, rien ne va t'échapper ?
01:14:30J'espère.
01:14:32Allez, on va aller voir les oiseaux.
01:14:33On est parti.
01:14:34Oui, je suis impatient de voir ça.
01:14:36Hop !
01:14:38Ce rocher est génial, hein ?
01:14:40Ouais, il est gros, là.
01:14:42Les premiers coups de bassin
01:14:43qui passent là-bas,
01:14:45on les reconnaît très loin
01:14:46parce qu'ils sont vraiment
01:14:47blancs, immaculés.
01:14:48Avec le goût des ailes noires aussi.
01:14:50Ouais, voilà, ouais.
01:15:07Jérôme, regarde sur le banc de sable,
01:15:09là-bas, t'as un gros phoque
01:15:10qui est étalé.
01:15:11Ça fait une tâche noire.
01:15:13Ah oui, d'accord.
01:15:14Tu vois ?
01:15:14Ok.
01:15:15Je vais essayer de faire
01:15:16quelques photos.
01:15:18Waouh !
01:15:18Tiens, tu peux le mettre dedans.
01:15:27C'est ton amour
01:15:28de cette nature
01:15:29et des animaux
01:15:30qui t'a amené à la photo
01:15:31ou c'est le contraire ?
01:15:33Alors, j'ai commencé
01:15:35à travailler dans la nature
01:15:37par le biais de...
01:15:38Je faisais de l'éducation
01:15:40et de l'environnement.
01:15:41J'emmenais des classes,
01:15:42surtout sur le terrain.
01:15:44J'ai cette chance
01:15:45de pouvoir faire du terrain,
01:15:46d'être dans la nature,
01:15:47de faire des observations
01:15:48assez incroyables,
01:15:50de voir des animaux
01:15:51que très peu de personnes
01:15:52peuvent voir.
01:15:53Et je trouve que c'est un privilège
01:15:54de pouvoir partager
01:15:55ces observations-là
01:15:57avec le grand public.
01:15:59Et voilà, j'adore voir un gamin ébahi
01:16:01devant une photo
01:16:03ou un film nature.
01:16:05Et voilà, c'est aussi dans ce bit-là.
01:16:06Toujours une histoire de partage.
01:16:10C'est des phoques comment, ça ?
01:16:12C'est quoi ?
01:16:12C'est le phoque gris, celui-là.
01:16:14Il n'y a que des phoques gris.
01:16:15Il y a une colonie
01:16:15d'une cinquantaine d'individus
01:16:17à peu près qui se reproduit
01:16:18sur l'archipel.
01:16:19Ça pèse combien, un phoque comme ça ?
01:16:22Alors, un gros mâle,
01:16:23ça peut atteindre 300 kg à peu près.
01:16:26On a le mâle qui se rapproche, là.
01:16:29Très joli.
01:16:30Prend bien la lumière.
01:16:33Ils sont luisants, hein ?
01:16:35Carrément.
01:16:38Tu vas voir ce que ça donne,
01:16:39juste la valeur que ça donne.
01:16:41C'est la photo, là.
01:16:42Bon, là, c'est où ce museau
01:16:43qui dépasse.
01:16:44Ah, oui.
01:16:56Là, on commence à bien voir
01:16:57le nuage de fou au-dessus de l'île.
01:16:59Ah, oui, d'accord.
01:17:00Vraiment comme une ruche.
01:17:01Oui, oui.
01:17:09C'est le nuage d'accueil, là.
01:17:11En général, quand on arrive,
01:17:12on a un nuage qui accueille.
01:17:13Alors, fais gaffe,
01:17:14fais gaffe aux fiantes, hein.
01:17:17Ça arrive fréquemment.
01:17:20C'est fabuleux.
01:17:22Ah, c'est fabuleux.
01:17:28Il y a une colonie de combien,
01:17:30de fou de bassant, là ?
01:17:31Alors, on doit être à 23 000 couples,
01:17:33environ.
01:17:36Mais depuis l'installation de la colonie,
01:17:38tous les ans, ça augmente, quoi.
01:17:45Alors, il y en a qui transportent des algues,
01:17:47pourtant, ils mangent plutôt du poisson.
01:17:49Oui, en fait, ils rechargent leur nid.
01:17:51Leur nid, c'est un amas d'algues
01:17:53et de différents débris
01:17:54qu'ils peuvent trouver en mer.
01:17:55Donc, voilà,
01:17:55ils font un petit monticule avec les algues.
01:18:00Les oiseaux marins ne sont pas les seuls
01:18:02à trouver dans les algues
01:18:03une ressource essentielle.
01:18:06Installé depuis 30 ans
01:18:07sur la presqu'île de Penlan,
01:18:09le CEVA est le seul centre en Europe
01:18:10dédié à l'étude
01:18:11et à la valorisation des algues.
01:18:13Il intervient notamment
01:18:14sur la compréhension
01:18:16des fameuses marées vertes
01:18:17qui touchent chaque année la Bretagne.
01:18:20Mais l'objectif principal,
01:18:22c'est l'utilisation de l'algue
01:18:23dans la vie quotidienne.
01:18:27Bon, ben, c'est nickel.
01:18:28Elles sont propres, hein ?
01:18:28Elles sont très, très belles.
01:18:29Elles sont belles, hein ?
01:18:30Ben, tu sais, c'est important, hein ?
01:18:31Il faut...
01:18:32Plus les algues sont belles au départ,
01:18:34plus ton produit est de qualité.
01:18:37Elle a une odeur très, très fraîche.
01:18:39Elles sont super bon, hein ?
01:18:40Notre vocation au CEVA,
01:18:42c'est bien de trouver
01:18:44le maximum de voies
01:18:45de valorisation de ces algues
01:18:47dans tous les domaines
01:18:49où elles peuvent s'appliquer,
01:18:50que ce soit de l'alimentaire,
01:18:52de la cosmétique,
01:18:53de la chimie,
01:18:54de la pharmacie,
01:18:55de l'énergie.
01:18:56Aujourd'hui, ce ne sont pas
01:18:57les applications qui manquent,
01:18:58ce sont les algues qui manquent
01:19:00pour subvenir aux applications possibles.
01:19:11Pour pallier ce manque de ressources,
01:19:13les laboratoires du CEVA
01:19:14cherchent à domestiquer
01:19:15les meilleures variétés d'algues
01:19:17afin de les mettre en culture
01:19:18dans les eaux bretonnes.
01:19:22Nous faisons pondre les algues
01:19:24et nous récupérons ces oeufs
01:19:27et nous les faisons se développer
01:19:29et nous les mettons en collection
01:19:31dans différentes armoires de culture.
01:19:33C'est une collection de semences.
01:19:35On va travailler sur la reproduction
01:19:37de ces espèces
01:19:38afin de réussir à les cultiver.
01:19:42Les Asiatiques ont su domestiquer
01:19:44les espèces présentes chez eux.
01:19:47A nous de faire la même chose
01:19:48avec nos espèces locales.
01:19:57En Asie, on cultive les algues
01:19:59depuis des siècles.
01:20:00Mais dans les eaux bretonnes,
01:20:02l'alcoculture en est encore à ses prémices.
01:20:05Accompagnée par le CEVA,
01:20:06la ferme de la jeune société Alléor
01:20:08fait même office de pionnière en la matière.
01:20:12On est des agriculteurs
01:20:13comme il y a eu il y a très longtemps à terre,
01:20:16c'est-à-dire au moment où il faut tout développer.
01:20:18Tester les cultures, les sites,
01:20:20les espèces, les méthodes.
01:20:22Et ici, on installe une nouvelle structure
01:20:25avec une méthode qui va nous permettre
01:20:26d'avoir plus de longueur de filière par hectare.
01:20:30Chaque hectare produit entre 35 et 40 tonnes d'algues
01:20:33selon les espèces qu'on met à l'eau.
01:20:36Donc aujourd'hui, on est à peu près
01:20:37à 130, 150 tonnes par an
01:20:40qui sont cultivées sur ce site à Bréa.
01:20:43Pour produire la même quantité de nutriments
01:20:46avec des algues,
01:20:47là où vous mettez un hectare sur terre,
01:20:49il faut à peu près un huitième d'hectare en mer
01:20:52sans consommation d'eau douce,
01:20:54sans engrais, sans pesticides.
01:20:55Donc ça vaut quand même la peine
01:20:56de se poser la question.
01:21:17Ça, c'est une laminaire endémique,
01:21:20locale, classique.
01:21:21Et donc, en adaptant les méthodes de culture,
01:21:23on réussit à avoir des très beaux individus,
01:21:25propres, bonnes couleurs, bonnes textures.
01:21:28Donc ça, c'est parfait pour justement
01:21:29toutes les applications en légumes de la mer.
01:21:33Alors, est-ce que c'est un bon bilésime ?
01:21:36Elle est croquante, elle n'est pas coriace.
01:21:38Ça, ça va se cuisiner exactement
01:21:40comme un légume vert, comme un chou.
01:21:42C'est-à-dire que ça peut se consommer
01:21:44directement en salade,
01:21:47crue, émincée,
01:21:47ou alors sinon on va le cuire
01:21:49et l'utiliser vraiment comme un chou.
01:21:50Quand on les fait goûter,
01:21:52il n'y a jamais de mauvaise réaction.
01:22:00Respectueuse de l'environnement
01:22:01et riche en nutriments,
01:22:03les algues marines rempliront bientôt nos assiettes.
01:22:06Bonjour.
01:22:07En attendant, on les retrouve surtout
01:22:09dans les laboratoires de cosmétiques.
01:22:12Installés à proximité du CEVA,
01:22:14les laboratoires d'Armor utilisent
01:22:15les bienfaits des algues bretonnes
01:22:17depuis de nombreuses années.
01:22:21Les algues, on peut les utiliser
01:22:22pour leur vertu apaisante,
01:22:24leur vertu détoxifiante,
01:22:26hydratante, anti-âge.
01:22:28Et les programmes de recherche
01:22:29que l'on a en cours avec le CEVA
01:22:30nous permettent petit à petit
01:22:31d'élargir le panneau d'algues
01:22:33que nous utilisons.
01:22:33Nous sommes passés de 20 à 30
01:22:35et on espère pouvoir utiliser
01:22:37la majeure partie des 640 espèces d'algues
01:22:39qui sont à notre disposition
01:22:41au large de l'île de Bréa.
01:22:47Porteuses d'un fort potentiel d'innovation,
01:22:49les algues sont appelées
01:22:50à jouer un rôle primordial
01:22:51dans un futur proche.
01:22:53Et parmi les 16 millions de tonnes
01:22:55d'algues fraîches
01:22:56produites annuellement dans le monde,
01:22:58l'algue bretonne devrait pouvoir
01:22:59peser son poids.
01:23:24Vous vous regroupez, on se regroupe tous,
01:23:26s'il vous plaît.
01:23:28Donc tu joues une fois un, deux thèmes lents
01:23:30d'appel à la danse
01:23:31et après tu démarres sur le tempo.
01:23:32de l'algue.
01:23:33Oui, c'est bon.
01:23:33Oui.
01:23:34Oui.
01:23:34Oui.
01:23:36Oui.
01:23:36Oui.
01:23:37Oui.
01:23:48...
01:23:59...
01:24:08Bravo !
01:24:10C'est bien de voir que les jeunes pratiquent.
01:24:13Ah bah oui, c'est depuis une quinzaine d'années à peu près, c'est bien reparti quoi.
01:24:18Beaucoup de jeunes sont dans des baguettes, donc c'est dans des structures orchestres beaucoup plus quoi.
01:24:23Et toi alors, tu fais partie de l'association qui organise des stages comme cela ?
01:24:26Voilà, qui organise des stages, donc aujourd'hui c'est Yves Berthoud qui est là.
01:24:30Et puis ce soir il y a le Fesnose.
01:24:32Et là c'est là que tu joues avec ton groupe ?
01:24:33Là je joue avec un groupe, oui.
01:24:34D'accord, parce que la base minimum pour animer un Fesnose, Fesnose qui veut dire fête de nuit, c'est
01:24:41ça ?
01:24:42Oui, fête de nuit.
01:24:42C'est un bignou et une bombarde, c'est-à-dire cette flûte-là.
01:24:46Voilà, c'est bignou-bombarde quoi.
01:24:48Ça c'est la base.
01:24:48C'est plutôt un haut-bois qu'une flûte quoi.
01:24:51Tu veux essayer peut-être ?
01:24:52Mais on m'a dit que c'était très difficile.
01:24:53Bah écoute, tu vas en juger par toi-même.
01:24:56Merci.
01:24:58Oui, ça se met comme ça.
01:24:59Ça se joue comme une flûte et tu...
01:25:01Alors il faut pincer un petit peu avec les lèvres.
01:25:03Tu vois, il y a une zone de résonance ici.
01:25:05Une zone qui...
01:25:05Voilà.
01:25:06Enfonce un peu plus dans ta bouche.
01:25:08Et avec le diaphragme qui doit pousser.
01:25:17Et on respire quand là ?
01:25:18On respire quand là ?
01:25:20On respire pas !
01:25:21On respire pas !
01:25:21Donc c'est un trait à chaque fois ?
01:25:22Voilà, c'est un trait et puis on prend des micro-respirations.
01:25:27Voilà.
01:25:27Dans les morceaux, on trouve entre deux notes l'espace de...
01:25:30Voilà.
01:25:30Mais le but, c'est d'avoir quelqu'un justement qui te réponde.
01:25:33C'est de la musique à répondre.
01:25:34C'est-à-dire que...
01:25:35Ça te permet d'avoir un temps de répit pour reprendre son souffle.
01:25:37On fait une phrase, le compère répond la même phrase.
01:25:39Oui, d'accord.
01:25:39Il y a un jeu qui s'installe comme ça, avec des variantes.
01:25:45Voilà.
01:25:46Et donc là, c'était au bignou de répondre.
01:25:47Mais bon, tu n'as pas de compère encore.
01:25:49Non, bah je crois que je vais pas en trouver de si tôt.
01:25:51Merci en tout cas.
01:25:52Merci à toi.
01:26:09C'est superbe cette église.
01:26:10Par contre, c'est assez surprenant de voir une si grande église, si haute, dans un si petit village.
01:26:16Ah oui, c'est la fierté un petit peu de Bulat, quoi.
01:26:19C'est la plus haute flèche des Côtes d'Armand.
01:26:21Ah, d'accord.
01:26:22Première pierre posée au XIIIe siècle.
01:26:24Et c'était un lieu de pèlerinage sur le chemin de Saint-Jacques.
01:26:28Ah, c'est une étape ici ?
01:26:29D'accord.
01:26:32D'ailleurs, on voit bien les coquilles, quoi.
01:26:34Symboles du passage.
01:26:35De Saint-Jacques, oui.
01:26:36Du pèlerinage.
01:27:03D'accord.
01:27:06Mon amie, c'est une lumière de minette de bois ou pas
01:27:09Lorsque le milieu de la mer, je me regarde, je me regarde
01:27:12On va aller, tu regardes, on va tomber, on va tomber
01:27:15Tu te montres alors, hein ?
01:27:18J'ai besoin que tu m'expliques, hein ?
01:27:20Alors, on dit tout, que tu fasses !
01:27:21Toutes les sots et trois les portes !
01:27:23Un, deux, un, deux, trois !
01:27:51Donc, en fait, la danse qu'on vient de danser, je me rappelle l'impline
01:27:55La danse avec deux petits sauts et trois petits pas
01:27:58Donc, en fait, ça, c'est une danse de la région
01:28:01Qui était pratiquée pour tasser la terre
01:28:03Dans les maisons, par exemple, pour faire la terre battue
01:28:05Ou pour certains buts agricoles aussi
01:28:08Avec les sabots, ouais !
01:28:10Est-ce que tu sais pourquoi la plupart des danse-botons se font en rond ?
01:28:15Et parfois même en se tenant par le petit doigt ?
01:28:17Non, pas du tout !
01:28:18En fait, on évitait le contact un maximum
01:28:21Parce que l'église voyait ça d'un mauvais œil
01:28:23Et du coup, on dansait face à face ou corps contre corps
01:28:27C'était vraiment...
01:28:28Et le petit doigt permet de mettre de la distance entre les danseurs
01:28:33Et le petit doigt permet de mettre de la distance entre les danseurs
01:28:52Bravo !
01:28:57Voilà, ma ronde en terre armoricaine se termine
01:29:02Les côtes d'Armor ont laissé un souvenir assez étonnant
01:29:06Voilà, j'étais vraiment surpris par tous les paysages
01:29:09Tout cette lumière, tout cet joli torral exceptionnel
01:29:12Et puis la chaleur des Bretons est là
01:29:15Le patrimoine breton est toujours là
01:29:17Et bien vivant !
01:29:18Voilà, merci de nous avoir suivis
01:29:19Je vous souhaite une très bonne soirée
01:29:22Et je vous dis à très vite de nouvelles échappées belles
01:29:24Et j'espère un beau bébé pour toi !
01:29:26Merci !
01:29:26Au revoir !
01:29:42Au revoir !