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  • il y a 10 ans
Échappées belles : Le Massif des Vosges Sophie se rend dans les Vosges. Elle chausse ses skis pour s'élancer sur les pistes de la station de Bresse.

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00:00:45Bonjour !
00:01:00J'espère que vous allez bien, je suis très heureuse de vous retrouver pour ces nouvelles échappées belles consacrées au
00:01:05massif des Vosges.
00:01:06Je vous présente Charles, ça va ?
00:01:08Je suis arrivé avant toi, t'as vu ?
00:01:10Oui, j'ai bien vu ça, oui.
00:01:11Bon bah là on est chez toi, on est dans ton pays là.
00:01:13Ah oui, là on est chez moi, tu vois, il y a la Bresse qui est juste en dessous, il
00:01:17y a le Honnais qui est là.
00:01:18C'est le sommet le plus haut du département des Vosges.
00:01:21Il y a beaucoup de vent.
00:01:22D'accord, alors est-ce que ce vent forge aussi un peu le caractère des Vosgiens ?
00:01:27Ah bah je pense que oui, on est un petit peu dur, on a un petit peu comme le climat
00:01:33qui est rude en montagne.
00:01:34Les montagnards sont assez rudes.
00:01:36Oui mais ils sont souriants comme toi.
00:01:38Oui.
00:01:38Ah oui, il est sympathique avec un bel accent.
00:01:40Voilà, oui, mais j'en suis fier de mon accent.
00:01:43Bah t'as bien raison d'en être fier.
00:01:45En tout cas vous l'avez compris, ce sont des échappées belles en mouvement, avec le sourire que ce soit
00:01:50à ski, à pied ou à vélo.
00:01:53On va se balader dans le massif Vosgien, on ira à Epinal, on ira au Konigsbourg.
00:01:58Pour l'instant je profite de Charles pour faire un petit peu de ski.
00:02:02Donc maintenant c'est moi qui te suis, je vais pas toujours être devant Charles.
00:02:06Vas-y, allez.
00:02:27Alors Charles, quand t'es pas sur les skis en hiver, qu'est-ce que tu fais ?
00:02:31Ah bah moi j'ai plusieurs activités, tu vois.
00:02:34Je fais un peu d'apiculture, les abeilles.
00:02:36Oui.
00:02:37Et puis moi j'ai fait du saut à ski.
00:02:40Ok, en compétition ?
00:02:41Oui en compétition, oui, j'ai fait jusqu'à 130 mètres de long.
00:02:45Là j'ai arrêté, j'ai passé mon diplôme de moniteur.
00:02:48Maintenant je fais moniteur ici à la Brest l'hiver.
00:02:51Bon allez on continue ?
00:02:52Ouais, allez c'est parti.
00:03:01On va aller se promener au Valetin.
00:03:03C'est quoi le Valetin ? C'est ici, c'est le village où on se trouve là ?
00:03:06Là on est au-dessus du village.
00:03:07Et puis je vais te montrer la ferme familiale et je vais te présenter à mon papa.
00:03:12C'est gentil, il s'appelle comment ton papa ?
00:03:14Il s'appelle Martial.
00:03:15Martial.
00:03:24Oui papa, je te présente Sophie.
00:03:26Bonjour.
00:03:27Enchantée Sophie.
00:03:29Comment allez-vous ?
00:03:30Très bien.
00:03:31Oh je vous fais la bise moi.
00:03:34Avec le beau temps, tout le soleil.
00:03:36Exactement, puis alors dis donc, ça met bien en valeur la ferme là, ce soleil.
00:03:39Ah oui, oui, mais même l'hiver, avec le mauvais temps toujours, une ferme c'est une ferme.
00:03:44C'est toujours beau.
00:03:44C'est toujours beau.
00:03:45Alors votre fils tombe, disait dans la voiture, elle a toute une histoire cette ferme.
00:03:48Bah oui, il y a 17301, c'est une ferme de famille.
00:03:51Donc tu vois Sophie, la pierre, la vieille pierre, avant elle était sur les voûtes des granges.
00:03:55Là, elle a été mise là à l'époque, je pense, et c'est marqué JHS, Jésus hominum salvator, ça
00:04:02veut dire Jésus sauveur des hommes.
00:04:04Voilà.
00:04:05Et on l'a redécouverte en refaisant la ferme.
00:04:08Qu'est-ce que vous faites de beau, vous ici, Martial ?
00:04:12Je travaille sur les routes, je déneige l'hiver, en général je fais du déneigement, je déneige tout le secteur
00:04:19Chlout, Tarnay, Retourne-mer, Le Honec, au printemps jusqu'à la route des Américains, la limite avec l'Alsace.
00:04:28On est à quelle altitude maximum ici ?
00:04:30Ici, 1366 mètres le Grand Ballon.
00:04:33Ici, au Voltaire, nous sommes à 900 mètres.
00:04:35900 mètres ?
00:04:35Oui.
00:04:36Il fait froid quand même.
00:04:37Il fait froid.
00:04:37Ça souffle bien en hiver.
00:04:47Ça fait penser au bronzé, hein, Sophie ?
00:04:49C'est ça, il est où le crapaud dans la bouteille ?
00:04:53Pas trop, hein, quand même.
00:04:54Non, non.
00:04:55Ça a un goût de terre, on sent, c'est un peu comme le goût de tiadrée, la route.
00:04:59Bien sûr.
00:04:59Il y a des vapeurs, ça sent.
00:05:02Oh, c'est du costaud, dis donc.
00:05:0450 degrés, un peu près.
00:05:06Ah, c'est ça.
00:05:07Messieurs, on trinque.
00:05:08Allez, à la vôtre, dans les yeux, normalement.
00:05:11Ah bah, pardon, je recommence.
00:05:13Bon bah, pas cuit sec, hein.
00:05:15Juste pour goûter, hein.
00:05:19Oum, c'est du costaud !
00:05:21Les Vosges, c'est la communion d'air pur, d'eau claire, de forêt dense et de lacs miroirs.
00:05:28Ce pays naturel est aussi appelé le Canada français.
00:05:32Au milieu de ce décor revigorant, Michel est un enfant du pays.
00:05:36Tantôt bûcheron, tantôt guide de raquettes comme beaucoup ici.
00:05:41Michel se plaît à faire découvrir ce décor édillique.
00:05:45Ce paysage de moyenne montagne s'étend sur 60 kilomètres du nord au sud.
00:05:51Le point culminant, le grand ballon s'élève à 1424 mètres.
00:05:56C'est un massif relativement ancien, hein, qui a été bousculé un petit peu par la poussée des Alpes
00:06:04et qui a perdu énormément d'altitude.
00:06:13Salut Roger !
00:06:14Salut Jean-Pierre ! Salut Michel !
00:06:17Salut Roger !
00:06:17A défaut de vache, je fais la vache moi-même, hein.
00:06:20C'est à peine la dernière transhumance, on en avait autant.
00:06:24Oui, oui, tout à fait, oui.
00:06:25Les vaches avaient les cloches au cou, et quand elles sont venues ici, les pieds dans la neige et pas
00:06:31de verdure, elles n'étaient pas contentes.
00:06:34L'hiver, même si le thermomètre peut baisser jusqu'à moins 30 degrés, l'enneigement reste aléatoire.
00:06:40On utilise donc ce barrage.
00:06:42En plus de produire de l'électricité, il alimente en eau les canons à neige de la Bresse.
00:06:49Les saisons de ski sont irrégulières dans les Vosges, et de plus courte durée que dans les grands massifs.
00:06:54Il peut tomber entre 3 et 6 mètres de neige par an, c'est la loterie.
00:07:00La station de la Bresse a su réagir.
00:07:03Elle a donc fait le choix d'investir dans une usine à neige de culture.
00:07:06Michel vient parfois leur prêter main forte.
00:07:11Donc je vais t'écouter.
00:07:16Là, sur l'écran, tu as tous les canons du domaine nordique, le tremplin de ski.
00:07:22On va mettre une qualité 3.
00:07:27On aura une meilleure qualité en neige.
00:07:30En neige, d'accord.
00:07:31Plus douce.
00:07:31Plus douce.
00:07:32L'installation des canons à neige a permis l'émergence et le développement de stations de ski comme la Bresse.
00:07:39Cette station est située à 900 mètres d'altitude.
00:07:42C'est le plus grand domaine skiable du nord-est de la France.
00:07:46Les touristes choisissent ce lieu pour son pittoresque et sa tranquillité, loin des stations de ski Frim.
00:07:51L'ambiance des pistes est avant tout familiale.
00:07:56La population de la Bresse est de 5000 habitants.
00:07:59Elle double en hiver.
00:08:03Michel y a posé ses skis en 1972.
00:08:10Ma carrière sportive, j'ai commencé sur du ski bois.
00:08:15C'était dans les années 70, même avant.
00:08:19Ce skieur hors pair a multiplié les premières places en compétition.
00:08:23Mais il s'est aussi passionné pour les traditions des Hauts-de-Vosges.
00:08:36Ça glisse bien, hein ?
00:08:38Ça va.
00:08:39On a passé le virage, c'était le plus mauvais.
00:08:42C'était le plus mauvais, oui.
00:08:46Le massif des Vosges étant abrupt,
00:08:49Grâce à ce traîneau en bois, la schlitte,
00:08:51les hommes pouvaient exploiter plus facilement le bois des forêts.
00:08:55C'est ainsi que le foin et le bois de chauffage arrivaient au cœur de la vallée.
00:09:00Une tradition disparue avec la mécanisation du monde agricole
00:09:03et la multiplication des routes et chemins.
00:09:06Voilà.
00:09:08Comme on dit chez nous, un bon coq n'est jamais grand.
00:09:12Donc, le schlitteur, comme il ne mangeait pas beaucoup, il n'était pas trop gros.
00:09:17On disait que la schlitte fatigue à la montée et était très dangereuse à la descente.
00:09:24Ces paysages naturels sont de véritables bouffées d'oxygène.
00:09:32Très attachés à leur région,
00:09:34les Vosgiens ont su exploiter toutes leurs ressources
00:09:37pour continuer à nous faire rêver
00:09:38et à nous faire skier.
00:10:05J'ai présenté une petite spécialité du coin,
00:10:08les bonbons des Vos.
00:10:09Ah, les fameux bonbons des Vosges.
00:10:11Ah oui.
00:10:23Ça sent bon.
00:10:24Ça sent bon quand on est en train.
00:10:26Bonjour.
00:10:27Bienvenue à la confiserie.
00:10:29Vous venez découvrir nos petites spécialités.
00:10:31Je l'ai emmenée vu que je connais bien ici
00:10:34et que je suis venu travailler pendant mes vacances.
00:10:36Tu as travaillé ici, toi ?
00:10:37Ah oui, oui, tous les jeunes du coin ici.
00:10:40Vu que sa mère, c'était notre institutrice,
00:10:43on venait travailler pendant nos vacances.
00:10:45Fabienne, il y a combien de variétés de bonbons là en tout ?
00:10:48Bonjour.
00:10:48Bonjour, une trentaine.
00:10:49Bonbons à l'Eucalyptus, non ?
00:10:50Du bourg jaune-sapin, d'abord.
00:10:51Du bourg jaune-sapin, c'est mieux.
00:10:53Le sapin dans les bouches, c'est le bonbon qu'on fabrique le plus,
00:10:56c'est le meilleur pour les bronches, niveau respiratoire.
00:10:58Ce petit bonbon jaune, là.
00:10:59Celui-là.
00:11:00Mais je vais vous emmener visiter, hein.
00:11:01Il faut venir y voir.
00:11:02Ah oui, on les fabrique ici.
00:11:03Ici même.
00:11:04Ah bah écoutez, oui.
00:11:05Dans les ateliers qui sont en dessous.
00:11:06Ah bah je veux bien voir ça, alors.
00:11:07Alors on y va.
00:11:08Donc on te suit, Fabienne.
00:11:09Bonne nuit.
00:11:18Donc on a gardé des techniques anciennes, c'est dans les chaudrons qu'on fait les meilleurs bonbons, c'est
00:11:22ça ?
00:11:23Oui, on peut dire ça comme ça.
00:11:24Ce sont des chaudrons en cuivre, parce que le cuivre est le meilleur conducteur de chaleur.
00:11:27Donc on cuit dans les chaudrons en cuivre, et après seulement on va parfumer.
00:11:31D'accord.
00:11:32Alors qu'est-ce que vous allez faire là, Damien ?
00:11:33Donc on commence l'aromatisation du bourbon avec de l'huile essentielle de bourgeon de sapin.
00:11:38D'accord.
00:11:41Donc une huile essentielle qui est fabriquée à base des bourgeons qui sont récoltés dans les Vosges,
00:11:46qui sont macérés et distillés pour faire une huile essentielle.
00:11:49Donc on fait juste un petit puits dans la pâte pour enfermer le parfum.
00:11:53Il y a des petits secrets de fabrication ?
00:11:54Il y a des secrets de fabrication.
00:11:56Non, Damien est au courant, Johan, les confuseurs les connaissent.
00:11:59Nous, on explique notre savoir-faire, mais on ne dit pas tout.
00:12:02Et on va incorporer les cristaux de menthol qui vont donner le goût fort aux bonbons des Vosges.
00:12:10Donc c'est ça qui va vraiment déboucher le nez.
00:12:15Alors la fabrication des bonbons, c'est vraiment une histoire de famille ?
00:12:17Ah oui, c'est une histoire de famille.
00:12:19Mon père est tombé amoureux d'une fille de marchand de bonbons dans les années 75.
00:12:24Et de là, il s'est pris, lui aussi, dans l'affaire familiale, dans le côté de sa femme.
00:12:29D'accord.
00:12:30Et a quitté le débordage, puisque dans la famille de papa, c'était des débordages.
00:12:33Oui, c'est-à-dire qu'ils allaient chercher le bois dans la forêt, c'est ça ?
00:12:36Mais finalement, papa, il a pris un virage sucré et il s'est mis dans les bonbons.
00:12:52Maintenant, ce qu'il nous reste à faire, c'est la dernière partie, c'est la mise en forme du
00:12:56bonbon.
00:12:57Cette grosse pâte à bonbons-là, enfin l'ensemble des deux pâtes, ça va devenir 20 000 petits bourgeons de
00:13:03sapin.
00:13:37C'est la meilleure étape, la dégustation.
00:13:40Oui, c'est trop bon.
00:13:42Alors, voilà papa, tiens.
00:13:43C'est le papa ?
00:13:44Oui, comment ils sont, les bonbons ?
00:13:46Oui, toujours bon.
00:13:47Ils s'en laissent pas non plus.
00:13:49Ça va bien ?
00:13:49Très bien, très bien, oui.
00:13:50Vous vous en laissez pas de les goûter aussi, vos bonbons ?
00:13:52Malheureusement, voilà.
00:13:53Vous êtes parfait.
00:13:54Vous avez mis des lignes comme ça, ça affine la silhouette.
00:13:58Vous avez eu des chemises rayées.
00:14:00C'est devenu un peu un symbole des Vosges aussi, ces bonbons des Vosges.
00:14:04Oui, maintenant on est ambassadeur des Vosges.
00:14:06Ah, sympa.
00:14:07Oui.
00:14:07Il fallait que je vous appelle monsieur l'ambassadeur.
00:14:08Oh non, non, merci.
00:14:09Pardon, excusez-moi monsieur l'ambassadeur.
00:14:11Non, non, merci, non, non.
00:14:12En tout cas, ils sont très grands, vos petits bonbons.
00:14:14Merci, merci.
00:14:28Fais attention, Sophie, parce que ça peut partir.
00:14:31Ah bon, très bien, je vais mettre là.
00:14:37Eh, pas mal en trois coups, dis donc.
00:14:40Alors là, il y a du bois, des haches, des scies, de la ciure, on est dans ton monde, ça
00:14:45y est.
00:14:45Ah oui, là, ça y est.
00:14:47Alors qu'est-ce que tu fais de beau ici ?
00:14:48Alors je fais des bardeaux.
00:14:50C'est un petit peu comme des tuiles, si tu veux, c'est pour recouvrir des façades de maison, des
00:14:56pignons.
00:14:57Et comment tu fabriques tout ça alors ? Montre-moi.
00:14:59Je prends un départoir.
00:15:01Un départoir.
00:15:02Voilà.
00:15:03D'accord.
00:15:03En français, ou un scoudreux en patois bauxien.
00:15:06Très bien.
00:15:07Avec un maillet.
00:15:08Oui.
00:15:09Bon, il est usé, celui-là, tu as.
00:15:10Il a vécu celui-là.
00:15:11De toute façon, je fais tout mon quartier de bois.
00:15:14Comme ça.
00:15:15Comme ça.
00:15:17Et voilà.
00:15:19Fais voir ce que ça donne.
00:15:21Alors voilà.
00:15:22Une jolie petite tranche de bois.
00:15:25Ça sent bon.
00:15:26Ça sent très très bon.
00:15:29Qu'est-ce que tu aimes, toi, dans ce métier ?
00:15:32Travailler le bois avec mes mains.
00:15:34C'est un patrimoine, si tu veux.
00:15:36On a toujours fait ça dans les Vosges.
00:15:38On a toujours recouvert les maisons avec ça depuis des siècles et des siècles.
00:15:42Et puis l'odeur.
00:15:43Et puis ça fait partie de l'histoire des Vosges.
00:15:45De la tradition.
00:15:46Oui, c'est ça.
00:15:47Tout tourne autour du bois.
00:15:49Les forêts, les bûcherons, les débardeurs, les grumiers, les cirés.
00:15:54Et c'est vrai que c'était ça qui faisait vivre les vallées avant.
00:15:59Le bois, les schliteurs qui descendaient le bois des montagnes.
00:16:04Enfin, tu fais un très beau métier en tout cas.
00:16:06Je te remercie.
00:16:09Et voilà.
00:16:11Et voilà.
00:16:16Au cœur des sous-bois, au milieu de la brume, Vincent, naturaliste passionné de forêt Vosgienne, vient se ressourcer au
00:16:24petit matin.
00:16:33Des arbres comme celui-ci, il faut le toucher.
00:16:36Il a près de 400 ans.
00:16:39On ne sait pas ce qui peut nous passer.
00:16:41Mais il est probable qu'il nous passe quelque chose.
00:16:45C'est le domaine d'illérationnel.
00:16:47C'est extrêmement sensoriel.
00:16:50C'est savoir s'asseoir au pied de ce sapin et ne rien faire.
00:16:53Et au bout d'un certain temps, il y a un muleau qui passe.
00:16:57Il y a un insecte qui vient se poser sur la tête.
00:17:00Il y a l'écureuil qui nous regarde.
00:17:01Je veux dire, il y a un contact que notre monde a complètement perdu de toute façon.
00:17:09Peut-être que je suis l'âme de la forêt et que je représente la forêt Vosgienne.
00:17:14Une fois, quand je suis allé à Paris, j'arrivais à la gare de l'Est.
00:17:17J'avais un beau frère qui est venu m'accueillir.
00:17:19Il m'a dit, je t'ai repéré parce qu'il y avait un sapin au-dessus de ta tête.
00:17:28Une forêt Vosgienne typique est composée essentiellement de sapins.
00:17:33Et souvent introduit par l'homme, il y a l'épicéa en plus.
00:17:37Quand les arbres sont vieux, on décide de renouveler la forêt.
00:17:41Ces vieux arbres font des graines.
00:17:43Les graines tombent par terre.
00:17:45Les petits poussent.
00:17:46Et il faut couper les gros pour laisser la place aux petits.
00:17:49Et ça recommence selon un cycle immuable.
00:17:55Là, on a un petit sapin qui a déjà un an.
00:17:58Et la racine du sapin se glisse tout doucement
00:18:02entre cette partie qui est encore l'écorce de l'arbre et le bois lui-même.
00:18:07Cet arbre qui peuple les forêts Vosgiennes est apparu il y a 8000 ans.
00:18:12Jusqu'au Moyen-Âge, ces massifs étaient très denses.
00:18:16Même Jules César, il a évité les forêts des Vosges parce que c'était réputé impénétrable.
00:18:21La moitié du département des Vosges est couvert de forêts.
00:18:26Ce qui en fait le troisième exportateur de bois en France.
00:18:32Les arbres inspirent à certains quelques rêveries
00:18:34et inspirent à d'autres d'autres projets industriels ambitieux.
00:18:45Parmi ces nouveaux conquérants du bois,
00:18:46les frères Poirot se lancent un défi.
00:18:49Au cœur de la vallée de la Bresse, il y a 17 ans,
00:18:52ils ont décidé de maîtriser les différentes filières du bois.
00:18:57L'histoire commence en 1997
00:19:00quand Mickaël rapporte de Finlande un chalet en kit.
00:19:04Le premier chalet qui est arrivé, c'était un peu le paquet surprise.
00:19:08Et voilà, on s'est dit, on doit pouvoir les fabriquer.
00:19:13Donc nous trois, une personne, deux personnes,
00:19:15et aujourd'hui on est un peu plus de 70.
00:19:17C'était un pari très risqué
00:19:19puisqu'on partait de zéro,
00:19:23on n'était pas dans le métier du bois.
00:19:25Les frères Poirot ont réussi leur pari
00:19:27de développer leur chalet en bois.
00:19:29Sur leur carnet de commandes,
00:19:31on peut compter 12 livraisons de chalets tous les mois.
00:19:34L'ingéniosité des trois frères,
00:19:36innover à tous les niveaux de la filière
00:19:38et ainsi transformer tout ce qui est en bois en or vert.
00:19:42Le premier prêt pour quand on a commencé l'entreprise,
00:19:44c'est ma grand-mère qui l'a fait,
00:19:46c'était 30 000 francs à l'époque.
00:19:49Depuis début 2009,
00:19:50on a investi à peu près une dizaine de millions d'euros.
00:19:54La filière bois, je pense,
00:19:56on n'en est qu'à ses débuts.
00:19:57Il y a beaucoup de valeurs ajoutées
00:19:58à capter en local
00:19:59et à transformer en local.
00:20:04Refroidis par l'espionnage industriel des concurrents,
00:20:06les frères Poirot ne nous en diront pas plus
00:20:08sur leur projet à venir.
00:20:20Vincent, le passionné naturaliste,
00:20:22est retraité de l'Office national des forêts.
00:20:24Dès qu'il a pu, il s'est offert un petit coin de forêt à lui.
00:20:30Il est gros ?
00:20:31Il fait 50 à peu près.
00:20:33Il n'est pas très beau en fait.
00:20:36Aujourd'hui, Vincent a donné rendez-vous à un bûcheron pour l'abattage de sapins.
00:20:40Il y a à peu près un arbre sur quatre
00:20:42ou un arbre sur trois qui est marqué
00:20:45et ça laissera de la place aux autres
00:20:48qui vont pouvoir prendre du diamètre.
00:20:51Les arbres, c'est comme un champ de carottes.
00:20:53Il faut leur donner de l'espace,
00:20:54aussi bien dans la partie souterraine
00:20:57où il y a les racines
00:20:58et il faut laisser de la place aussi dans la partie aérienne
00:21:01parce que les arbres ont besoin de lumière pour pousser.
00:21:05Donc actuellement, ces arbres ne poussent presque plus.
00:21:08Donc je fais une éclaircie, je leur donne de la place.
00:21:11Le but de l'éclaircie étant de laisser les plus beaux sujets pousser.
00:21:40Donc une souche, c'est extrêmement intéressant,
00:21:43qu'au centre, les cercles sont très serrés
00:21:45donc il a poussé très lentement
00:21:46parce qu'il y avait beaucoup d'arbres autour.
00:21:49Ensuite, on a une phase
00:21:51où on a des accroissements plus larges.
00:21:54Ça veut dire qu'il a poussé plus vite
00:21:56donc probablement il y a eu des coupes d'arbres autour.
00:21:59D'où l'intérêt de faire une éclaircie.
00:22:07Pour tous les Vosgiens,
00:22:09la forêt est le patrimoine le plus précieux.
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00:26:35je dirais attention parce que ça glisse pas trop de confiance accroche je m'accrochais à toi sur la
00:26:42partie noire je continue je ne te lâche plus
00:26:52ouais donc là on arrive ce qui était appelé les remparts d'épinales la vieille ville donc c'est
00:26:57un petit raccourci où les gens qui connaissent bien la ville passe de temps en temps c'était
00:27:01construit à partir du 13e siècle petit passage secret d'épinales petit passage secret d'épinales
00:27:06quand on voulait donner rendez-vous à son amoureux voilà ça rappelle plein de souvenirs
00:27:13écoute tout ce qui se passe dans les remparts restent dans les remparts je n'ai pas de souvenirs
00:27:17particuliers oui c'est ça tu parles et au cailleur d'épinales vous devez avoir du succès avec les
00:27:21filles les sportifs de manière générale mais
00:27:41écoute sophie je vais te présenter fabienne qui va te présenter tous les petits trésors et
00:27:47savoir-faire de l'imagerie d'épinales bonjour fabienne enchanté enchanté bienvenue tu connais
00:27:52toi tout ça les images d'épinales bien sûr oui j'ai eu la chance de découvrir ça plusieurs fois
00:27:57par
00:27:58contre je vais t'abonder je vais retrouver mes joueurs et les garçons très bien merci pour
00:28:02tous c'est vraiment un plaisir plaisir à partager à bientôt j'espère à bientôt fabienne bonne visite
00:28:07à bientôt Anthony oui comme tous les spinaliens on connaît forcément les images d'épinales même
00:28:12quand on n'est pas spinaliens parce que alors il ya cette fameuse expression oui c'est une image
00:28:17d'épinales l'image un peu naïve mais ça serait un peu réducteur de résumer l'histoire des images
00:28:22d'épinales cette expression ça fait partie de son histoire mais ce n'est pas qu'une
00:28:25expression c'est ça voilà c'est une entreprise artisanale qui existe depuis plus de 200 ans et
00:28:31qui depuis 1796 qui édite des images donc là ces images qu'on a devant nous voilà les images qui
00:28:36sont ici alors ça va des images religieuses aux images militaires bataille napoléonienne mais ces
00:28:41images là ont su évoluer au cours des années depuis 1984 on a des artistes contemporains qui réalisent des
00:28:47images très modernes et plus récemment on a par exemple johannes fahr qui a créé le chat du
00:28:52bottier donc on a vraiment ces artistes contemporains qui viennent agrémenter toute
00:28:56cette collection riche d'images en conservant ce savoir-faire
00:29:07quelle technique d'impression justement on utilisait pour ces images là je vois qu'il ya des machines là
00:29:12derrière nous au coeur de l'atelier artisanal on y retrouve la presse guttenberg qui permet d'imprimer
00:29:17sur des bois gravés ce sont des machines qui sont classées au minimum historique qui continuent de
00:29:21fonctionner qui nous permettent toujours d'éditer ces images on a beaucoup de techniques qui permettent
00:29:26de perdurer ce savoir-faire
00:29:38il n'avait pas l'habitude d'un climat si doux les hôtes blanches oscillaient entre d'épais manteaux de
00:29:43neige et des
00:29:44bouts gelés auxquels succédé un nouveau tapis immaculé
00:29:52la région andérine un monde sorti tout droit de l'imagination de magali et alexandre deux auteurs
00:30:00illustrateurs lui originaire de nancy elle de bordeaux ils se sont installés dans les
00:30:05vosges il y a quelques années et ont trouvé ici une terre d'inspiration c'est très facile ici de
00:30:10tomber
00:30:10sur toute une variété de paysages c'est absolument pas monotone on peut très bien comme ici se promener
00:30:16autour d'un lac ou encore aller en forêt et découvrir une cascade une clairière les paysages sont vraiment
00:30:24à portée de main et généralement ils sont quand même très joli je peux dire le matin pour travailler
00:30:29un certain dessin tu y retournes le soir parce qu'une ambiance différente pour un autre dessin c'est ça
00:30:34qui est
00:30:34intéressant c'est c'est très inspirant mais tout le temps tu veux venir au même endroit tout le temps
00:30:39tu
00:30:40auras d'autres sensations très différentes un couple discret et modeste magali et alexandre dans leur
00:30:48petite maison de brouillère travail pourtant pour les entreprises et les studios d'illustration les plus
00:30:53prestigieux de la planète je suis en train de travailler sur le seigneur des anneaux c'est pour
00:30:59une compagnie américaine la majorité de mes clients se situent à l'étranger oui 95% de ma
00:31:05clientèle qui est soit aux états unis soit au canada soit au japon on est rare dans cette région là
00:31:11à
00:31:11travailler pour des firmes comme ça donc on aime bien dire voilà on vient des vosges on est vos
00:31:16jeunes on travaille pour star wars pour le seigneur des anneaux oui c'est une fierté oui
00:31:25les vosges c'est une petite pépinière d'illustrateurs beaucoup sortent de l'école
00:31:30d'art de lorraine à épinal durant trois ans après le bac sous l'oeil de dessinateur professionnel on
00:31:36apprend les techniques de l'image la couleur à son mot à dire là les formes ont leur mot à
00:31:45dire
00:31:45mais on est abstrait mais avec le texte ça prend tout son sens quoi c'est là on a discuté
00:31:53sur un
00:31:53texte est elle a écrit elle avait déjà des images en tête et là on est en train de remettre
00:32:00un peu
00:32:00en cause tout ça parce qu'elle m'a montré d'autres travaux qu'elle a fait que je trouve
00:32:04qui pourrait
00:32:04mieux coller à son texte que ce qu'elle est en train de faire là par exemple les 90 élèves
00:32:14de l'école
00:32:15ont à leur disposition des outils des matériaux et des salles et ont pour obligation de fouiller
00:32:21dans leur imaginaire ce qui m'intéresse c'est d'arriver à trouver différentes façons de faire
00:32:30des images aujourd'hui en passant par des techniques traditionnelles telles que la lithographie la
00:32:35gravure la sérigraphie enfin des choses d'imprimerie et trouver un lien vers le numérique qui est vraiment
00:32:41quelque chose de contemporain et travailler avec des photocopieuses enfin de faire des images
00:32:46autrement et en servant autant du patrimoine ancien donc images d'épinal que récents numériques web
00:32:57le numérique internet les images c'est l'univers d'eric mathieu patron et parisien heureux d'avoir
00:33:05quitté la capitale pour épinal pour créer sa start-up tu penses être capable de pouvoir la
00:33:15choper là on regarde voir sur la console ce qu'il faudrait c'est voir justement les paramètres de la
00:33:20page avec ses 16 employés il travaille sur un projet révolutionnaire dans le domaine des moteurs de
00:33:26recherche sur internet c'est un moteur de recherche par l'image sachant que l'image est un langage universel
00:33:33compris de tous que l'on soit un petit norvégien ou un vieux japonais plus besoin de texte ou de
00:33:40lettres simplement des icônes puis des images la recherche tactile est alors intuitive et simplifié
00:33:48et donc à partir de là et bien vous avez un moteur qui va pouvoir se diffuser au travers des
00:33:54frontières au travers des territoires et vous allez pouvoir exprimer des requêtes que vous auriez
00:33:59peut-être du mal à exprimer par des mots des premières impressions à la révolution numérique ça fait plus
00:34:06de 300 ans qu'à épinal on envisage chaque jour l'avenir en images
00:34:12on est un peu plus
00:34:53Salut Nathaniel !
00:34:54Bonjour Sophie !
00:34:55Ça va ?
00:34:55Oui, très bien.
00:34:56Écoute, je suis très impressionnée.
00:34:58Par cette énorme porte, par cette architecture,
00:35:02on est vraiment là dans une architecture typique des châteaux de montagne.
00:35:05Alors château de montagne de la région du Rhin.
00:35:07Vu qu'on est perché entre les Vosges et la forêt noire,
00:35:10avec le Rhin qui coule entre les deux,
00:35:12c'est un grand couloir tout au long duquel on a plusieurs centaines de châteaux forts.
00:35:16Celui-ci est assez exceptionnel de par sa taille, d'une part,
00:35:19pas loin de 270 mètres de long,
00:35:21et puis c'est le seul château qui soit intégralement restauré
00:35:24en tout le Grand Est de la France.
00:35:26Königsburg, comment on pourrait le traduire ?
00:35:28Alors en allemand, König c'est le roi, et Burg c'est le château.
00:35:31Donc le Hoch Königsburg, le Hoch Château Royal,
00:35:34puisqu'on est très en hauteur, et qu'il a été construit au XIIe siècle
00:35:38par une famille locale, qui s'appelait la famille de Hohenstaufen,
00:35:42qui portait le titre de famille royale de Germanie,
00:35:45et le nom lui est resté.
00:36:05Encore une jolie porte.
00:36:07Ah oui, ici, c'est vrai que c'est encore à l'ancienne,
00:36:10donc chaque porte a un petit peu son mystère.
00:36:14Et voilà.
00:36:22Alors là c'est drôle, on a un peu l'impression d'être sur une petite place de village.
00:36:25C'est un peu l'idée en fait.
00:36:27Ici, c'est la basse-cour du château,
00:36:29et tu peux comprendre le château comme les organes du corps humain.
00:36:33Et je comparerais la basse-cour au poumon, c'est le lieu des échanges.
00:36:37Et la haute-cour, c'est tout ce qui est réservé à la noblesse,
00:36:41c'est tout ce qui est le cœur et le cerveau.
00:36:42Alors c'est pas parce qu'on n'est pas noble, c'est-à-dire qu'on est ignoble,
00:36:45c'est l'origine du mot,
00:36:47qu'on est forcément quelqu'un qui n'est pas important.
00:36:49Les ignobles, extérieurs au château,
00:36:51n'ont en général pas le droit d'aller plus loin que la porte qui mène vers le palais.
00:36:54Donc t'es en train de me dire,
00:36:55parce que moi je suis extérieure au château,
00:36:57qu'en fait je suis ignoble.
00:37:19Alors tout à l'heure tu me disais que t'étais assez impressionnée par le château.
00:37:22Et c'est vrai qu'il a cette dimension imposante, fantastique,
00:37:26et tu n'es pas la seule.
00:37:28À parler de ça, cette dimension-là.
00:37:29Le déclic, puisque c'est un château qui, depuis qu'il est restauré,
00:37:33a plusieurs reprises rencontré le cinéma.
00:37:36Ça a inspiré des grands réalisateurs.
00:37:39Ah oui, alors le plus connu c'est évidemment Jean Renoir.
00:37:42Mais oui, la grande illusion.
00:37:44Mais oui, Eric Von Strom, Pierre Freinet, Jean Gabin.
00:37:48Jean Gabin, oui, bien sûr.
00:37:49Et Pierre Freinet tente de s'évader à un moment.
00:37:52Et l'alarme est sonnée.
00:37:53Et c'est à ce moment-là que les soldats descendent en trombe de cet escalier.
00:37:57Ça se passe ici.
00:37:58Exactement.
00:38:08Je vais confronter un petit peu la dure réalité du soldat du Moyen-Âge
00:38:12en te faisant essayer une armure.
00:38:14Ça va commencer avec la chemise de May.
00:38:20Mais non.
00:38:22À ton avis, une armure totale, ça pèse combien ?
00:38:25Je ne sais pas.
00:38:25Hein ?
00:38:26Je ne sais pas, mais ça, c'est déjà super lourd.
00:38:28Mais non, regarde, c'est parfait.
00:38:30Gentiment.
00:38:31Je passe les bras en haut ?
00:38:32Oui, je passe les bras.
00:38:37Découvrir le gust.
00:38:39Voilà.
00:38:39OK.
00:38:40Très bien.
00:38:40Oui, OK.
00:38:41Et ensuite, je vais te mettre une salade sur la tête.
00:38:45Et voilà.
00:38:45Et tu mets ceci sur ta tête.
00:38:46Voilà.
00:38:46Écoute, je pense que là, c'est complet.
00:38:49Je suis bien ridicule.
00:38:50C'est bon.
00:38:51Non, tu n'es pas ridicule.
00:38:52Tu es bien protégée.
00:38:53Je suis un chevalier.
00:38:55Donc, le chevalier avait un champ de vision assez réduit quand même.
00:38:58Tout à fait.
00:38:58Arrête de me toiser.
00:39:00Je suis gêné.
00:39:11Bon, je ne peux pas quitter le château du Haut-Conigsbourg sans admirer la vue quand même.
00:39:15Elle est imprenable.
00:39:16C'est aussi ce qui attire beaucoup de visiteurs.
00:39:18Et comme on est en plein milieu de l'Alsace, à 750 mètres de hauteur, on domine pleinement le territoire
00:39:23en contrebas.
00:39:24D'ici, tu vois bien la ligne bleue des Vosges.
00:39:26La fameuse ligne bleue des Vosges.
00:39:28Pourquoi on l'appelle comme ça, d'ailleurs ?
00:39:29Avec la météo, on a souvent la brume qui est captée par les montagnes.
00:39:32Et un peu de lumière par-dessus, ça donne un bleu velouté qui a donné son nom à l'expression.
00:39:37Et d'ailleurs, cette ligne bleue des Vosges est intéressante parce qu'elle servira de ligne, de frontière entre l
00:39:42'Allemagne de Guillaume II et la France d'alors.
00:40:03Ça, c'est mon boussole.
00:40:05Parce que toutes les recherches de mort, toujours par le nord.
00:40:09La mort, pas d'huile.
00:40:12Ça, c'est du laiton.
00:40:14C'est le matériel neutre.
00:40:17Le bras gauche fait office de radar, par le fait.
00:40:27Là, l'humeur main à face est l'eau et par là-haut.
00:40:32Philippe Guin, c'est l'homme qui parle avec la terre.
00:40:35Il habite à Cornimont.
00:40:38Sourcier depuis 40 ans.
00:40:40Son pendule à la main, il aurait découvert dans la région plusieurs centaines de sources.
00:40:47Voilà, où est l'eau ?
00:40:51Comme je dis toujours aux gens, il faut creuser pour être sûr à 100%.
00:40:56Moi, je ne vois pas à travers la terre.
00:40:59Ici, il y a de l'eau partout.
00:41:01Le plateau, là-haut, c'est plein d'eau.
00:41:03Quand on vient de passer sur le tout plat, c'est plein d'eau.
00:41:05Plein, plein, plein.
00:41:09L'eau, c'est un peu le trésor des Vosges.
00:41:11Le département serait le troisième producteur d'eau minérale en France.
00:41:17Les industriels, comme Vittel, Contrex, Épars ou Vatvillers,
00:41:21ont trouvé sous leurs pieds des sources et un sous-sol doté de qualités extraordinaires.
00:41:26Le massif vaugien est essentiellement constitué de grès et de différents types de calcaires
00:41:31qui ont vraiment des propriétés aquifères, c'est-à-dire une capacité de rétention de l'eau,
00:41:35qui fait que c'est une des raisons pour lesquelles on trouve beaucoup de sources dans cette aire géographique.
00:41:43On vient dans les Vosges pour profiter des bienfaits de cette eau depuis l'Antiquité.
00:41:47Les Romains sont les premiers à se relaxer dans les sources chaudes de plombières-les-Bains.
00:41:54Au 19e siècle, c'est l'âge d'or des Termes et Napoléon III fait construire ses propres bains.
00:41:59Il attire ici les célébrités de l'époque comme Berlioz ou Lamartine.
00:42:05Nous avons ici les eaux thermales pratiquement les plus chaudes d'Europe,
00:42:12donc des eaux qui vont de 50 à 85 degrés.
00:42:16Les sources des Vosges exercent depuis 2000 ans un pouvoir magique et apaisant sur les hommes.
00:42:22Rien qu'à plombières-les-Bains, il serait près de 500 chaque année à venir se prélasser dans ces eaux
00:42:27éternelles.
00:42:28Sous-titrage Société Radio-Canada
00:42:55On a une super vue sur les massifs environnants, sur la ville, la vallée de la Meurthe.
00:42:59Tu poses le pied à terre, mais c'est pour t'attendre.
00:43:02J'ai vu, j'ai vu. Mais je t'ai laissé passer, il y avait une petite ornière.
00:43:06Tu prends un petit bol d'air avant ton concert de ce soir ?
00:43:08C'est ça.
00:43:09Parce que c'est sur scène que je vais te découvrir aussi ce soir, l'autre facette de ta personnalité.
00:43:14Oui, c'est ça. C'est vrai.
00:43:16Tu es auteur, compositeur, interprète ?
00:43:18Oui, c'est ça. C'est mon métier depuis quelques années maintenant.
00:43:20C'est plutôt un chouette métier.
00:43:22Oui, je suis d'accord avec toi. J'ai hâte de t'écouter.
00:43:26Et donc là, on arrive sur une vue assez dégagée de Saint-Dié et des alentours, avec la ligne bleue
00:43:31des Bauches derrière.
00:43:32On est un peu une frontière ici, entre l'Alsace et la Lorraine.
00:43:35Oui, c'est ça. Puisque Saint-Dié, en fait, on passe quelques montagnes et on se retrouve juste derrière, en
00:43:39Alsace.
00:43:41Regarde, il nous attendait ce banc.
00:43:42Et oui, et voilà. Et du coup, voilà toute la ville.
00:43:48Ah oui, on voit bien la cathédrale d'ici ?
00:43:50Oui, et puis c'est le gré dont je te parlais, qui est rose, rouge, comme ça.
00:43:53Ça, c'est typique des Bauches.
00:43:56On voit aussi pas mal la Tour de la Liberté, qui est un monument un peu central ici, dans la
00:44:00ville.
00:44:01C'est ce monument plus contemporain, blanc, là, au milieu.
00:44:03Voilà, c'est ça, exactement.
00:44:04Bon, on va l'avoir d'un peu plus près, cette ville.
00:44:06Allez, on descend.
00:44:06Bon, je te préviens, on fait la course, maintenant.
00:44:08Eh bien, pas de problème. Je te laisse un peu d'amence, ou ?
00:44:11Oh, l'autre.
00:44:35Nous longeons la Meurthe, c'est ça ?
00:44:37Oui, c'est ça, c'est le nom de cette rivière.
00:44:39Et sur notre droite, alors ?
00:44:40On arrive sur ce gros monument très contemporain, qu'on voyait depuis la Roche, tout à l'heure.
00:44:43Qui ne passe pas une aperçue, hein ?
00:44:45Oui, qui s'appelle la Tour de la Liberté, donc.
00:44:47Et pour la petite anecdote, en fait, cette tour a été montée dans le jardin des Tuileries,
00:44:51en 1989, pour le bicentenaire de la Révolution française.
00:44:54Elle abrite une exposition permanente des bijoux de Braque.
00:44:59Braque, qui était un peintre fondateur du cubisme, avec Picasso.
00:45:09Voilà.
00:45:10Et nous voici à la cathédrale.
00:45:12La fameuse cathédrale, qu'on voyait bien aussi, hein, tout à l'heure.
00:45:15Qu'est-ce qu'il y a, là, au sol ?
00:45:17Eh bien, ça, c'est le dessin de l'Amérique.
00:45:21Une reproduction de la carte de l'Amérique.
00:45:23C'est ça, exactement.
00:45:24Qu'est-ce que ça fait ici ?
00:45:25Bah, parce que la première carte qui a fait figurer le continent américain,
00:45:28avec le nom Ameriga dessus, a été imprimée, ici même, incendiée.
00:45:31Sur les récits d'un navigateur florentin qui s'appelait Amerigo Vespucci.
00:45:35Le fameux.
00:45:36D'où Ameriga, Amerika, l'Amérique.
00:45:38Sinon, je vois juste que la nuit tombe.
00:45:39Moi, je vais aller me changer pour le petit concert de ce soir.
00:45:42Et on peut se retrouver tout à l'heure à la cabane Odaru.
00:45:44Bah, fais-toi beau, hein.
00:45:45J'ai hâte de te voir sur scène, en tout cas.
00:45:47Ça marche, à tout à l'heure.
00:45:47À tout de suite, ouais.
00:45:48Sous-titrage Société Radio-Canada
00:46:24C'est parti.
00:47:13Merci.
00:47:17T'as le temps de faire l'envers ?
00:47:19Bah, écoute.
00:47:21Bravo.
00:47:22C'était génial.
00:47:23Ça se suit, ça bouge, ça bouge super bien.
00:47:26C'est excellent comme musique.
00:47:28Là, je suis vraiment dans mon univers, dans ce qu'on fait, dans ce que j'ai envie de transmettre,
00:47:31dans ce qui est vraiment au fond de moi.
00:47:35et j'ai des choses à dire, et je pense que je le dis sincèrement.
00:47:38Et tu arrives à faire tout ça depuis Saint-Dierre ?
00:47:40Ça fait partie aussi de mon cheminement et des questions que je me suis posées.
00:47:44Le fait d'être resté ici, le fait d'avoir ce calme, cette sérénité comme ça,
00:47:49je pense que je n'arriverai pas à être si créatif dans un autre environnement.
00:47:52Comment s'appelle ton album ?
00:47:54L'album s'appelle Dancing on the Moon.
00:47:55On ira danser sur la lune alors, avec toi.
00:47:58Oui, avec plaisir, quand tu veux.
00:48:00Merci, à ta santé.
00:48:01À ta santé.
00:48:21Franck Waxeller, à la recherche d'un vent de liberté sur la crête des Vosges.
00:48:27Montagnard, baroudeur, il se passionne depuis 6 ans pour le snow kite.
00:48:31Une voile et des skis.
00:48:38Snow kite, c'est une liberté.
00:48:39C'est la liberté de mouvement.
00:48:40C'est intense.
00:48:41On n'arrête pas pendant 3 heures, on trempe la chemise.
00:48:45Et puis après, en fonction de l'enneigement, on va évoluer sur des sauts.
00:48:49Mais à savoir que le kite, pour moi, c'est d'abord de la glisse aérotractée,
00:48:53de la balade et donc ouvert à tout le monde.
00:48:57Les Vosges, c'est une chaîne de montagne avec des grands pâturages
00:49:00à 1 200, 1 300 mètres.
00:49:02Donc, quand ça a enneigé, c'est assez magique parce qu'on a des hectares
00:49:06orientés perpendiculairement au vent.
00:49:09Donc, ça nous permet d'évoluer vraiment sur des grandes étendues vierges.
00:49:22Franck, Vosgien d'origine, habite ici avec ses deux enfants à Liézay,
00:49:27un petit village de 300 âmes.
00:49:37Là, on est vraiment en relation permanente avec la nature.
00:49:41C'est magique de se lever le matin et de voir des chevreuils dans le pré devant la fenêtre.
00:49:45Ça, c'est quelque chose qu'on n'a pas trop l'habitude.
00:49:47Et puis, c'est montagneux, donc on peut faire des montées en vélo, des descentes
00:49:53et on peut faire du cheval en descente et en montée.
00:49:59La qualité de vie est sympa.
00:50:01On ne se prend pas trop la tête.
00:50:04Il n'y a pas trop de stress, en fait, dans les Vosges.
00:50:08Une vie sans stress, le refrain entonné par Franck durant toute sa vie.
00:50:17À 22 ans, il quitte les Vosges pour Nouméa et reste plusieurs années dans le Pacifique.
00:50:23Alors prof de parapente, il apprend la voile et se lance comme défi de regagner la France
00:50:28depuis Tahiti en franchissant le Cap Horn en solitaire.
00:50:32Je suis revenu en 2007 dans les Vosges.
00:50:34Le retour aux sources pour les saisons.
00:50:36Pour la famille aussi, avec mes fistons qui poussaient
00:50:39et qui n'avaient encore pas trop trop vu leur papy-mamie.
00:50:42J'ai encore mes parents ici.
00:50:44Et puis les Vosges parce que ça reste une région pas très chère.
00:50:49Après, il faut trouver du boulot.
00:50:51En travaillant le tourisme, ça va.
00:50:53On arrive toujours à faire des choses.
00:51:00Franck a monté à Gérard-Mer son école de snow-kite et de parapente.
00:51:04Une discipline où il excelle.
00:51:07Ancien compétiteur en Coupe du Monde, il fut l'un des pionniers de la discipline dans les Vosges.
00:51:14Ça, c'est vraiment la voile solo perte.
00:51:17Donc, beaucoup plus maniable qu'une voile bi-place.
00:51:25Et c'est parti, mon Kiki !
00:51:41C'est un plaisir de voler.
00:51:42Le parapente, c'est une belle balade aérienne.
00:51:44C'est pas quelque chose à sensation forte.
00:51:46C'est vraiment ouvert à beaucoup de gens.
00:51:53Ici, on est presque à la limite entre le vol de plaine ou le vol de montagne.
00:51:57On arrive facilement à monter à 2500 mètres au-dessus du massif des Vosges.
00:52:01Le côté magique de voler dans les Vosges, c'est qu'une fois qu'on est à 2500 mètres,
00:52:05on voit quasiment tout le massif, Colmar, Mulhouse, Strasbourg.
00:52:09Il y a un côté magique dans les Vosges pour le parapente.
00:52:29Bon, Cédric, on va faire les courses pour préparer tes recettes.
00:52:32T'as pris ta petite liste de courses ?
00:52:34Oui, elle est dans ma tête, la liste de courses, pas de souci.
00:52:35Alors, on a besoin de quoi ?
00:52:37Alors, pour la première recette, on va aller chercher du brebis chez Joseph.
00:52:40Et puis, tu me montreras tout à l'heure en cuisine, comment tu vas préparer tout ça.
00:52:44Après, on va passer chez notre producteur d'andouilles du Val d'Ajol,
00:52:47qui est la grande spécialité du Val d'Ajol.
00:52:48Les andouilles, les belles andouilles du Val d'Ajol.
00:52:50Les belles andouilles du Val d'Ajol, voilà.
00:52:52Puis, on va faire un tournudo d'andouilles avec l'intérieur du poisson et des bleuets et gredoux.
00:52:56Tu mélanges les andouilles avec le poisson ?
00:52:58Voilà.
00:52:59En fait, l'andouille est un produit fumé, donc on peut faire un beau mélange terre et rivière.
00:53:03D'accord.
00:53:03Le but du jeu, c'est de prendre des produits du terroir.
00:53:05On a des produits qui sont goûteux, savoureux.
00:53:07Et en plus de ça, on est toujours sûr qu'ils soient frais.
00:53:09Et on arrive chez Joseph ?
00:53:10Alors, dans 2 kilomètres.
00:53:12Donc là, on va aller où ?
00:53:12Joseph arrive au bout.
00:53:13On va arriver au bout, voilà.
00:53:14Le lieu dit, c'est le bout.
00:53:15Voilà, c'est le brebis du bout.
00:53:17Alors, sur les menus, on met petit bout de brebis du bout.
00:53:20C'est joli.
00:53:30Il est où, Joseph ?
00:53:33Bonjour.
00:53:34Bonjour.
00:53:34J'ai beaucoup entendu parler de toi, tu sais.
00:53:36De toi et de tes brebis, attention.
00:53:38D'accord.
00:53:39Salut, ça va ?
00:53:39Et les petites brebis, elles sont où ?
00:53:41Alors, elles sont juste en bas, dans les bâtiments.
00:53:43Bon, on va faire connaissance, alors.
00:53:44Allons-y.
00:53:51Oh, qu'elles sont mignonnes !
00:53:53Et voici.
00:53:54Il n'y a pas de baie.
00:53:56Il n'y a pas de mai.
00:53:56Et c'est une race particulière ?
00:53:58Ah oui, c'est une race qui vient de l'Aveyron.
00:54:00C'est la lacune.
00:54:02Donc, c'est la race qui sert de faire le roquefort.
00:54:04Et qui s'est bien adaptée aux Vosges, alors.
00:54:06Ouais, ouais, ouais.
00:54:07Et tu as des brebis à traire, là, ou pas ?
00:54:09Non, non, non.
00:54:09On traite le matin de bonne heure et on traite le soir, 2 fois par jour.
00:54:13Ok, bon, on est venu trop tard, hein, tu vois.
00:54:14Ouais, c'est ça ?
00:54:15Tu vas venir à 5 heures.
00:54:17Tu vas venir à 5 heures.
00:54:17Voilà.
00:54:18Ah, mais je ne vais pas du bien entendre.
00:54:19Tu vois, quand on est venu à 5 heures du matin, c'était pas bien rentré.
00:54:22Eh bien, écoute, tant pis, on ne va pas traire les brebis.
00:54:29Allez, les petits !
00:54:31Oula, doucement, doucement.
00:54:34Ce qui est impressionnant, c'est que chacune des mères reconnaît leur petit.
00:54:37Si c'est pas le bon petit sous la mer, ça ne va pas.
00:54:39C'est pour ça que c'est un petit peu la foi.
00:54:40Voilà, tout le monde se cherche un petit peu.
00:54:42Alors, quand tu as perdu ta maman, elle est où, ta maman ?
00:54:44Non, elle est là-bas, ta maman !
00:54:45Elle est là-bas, ta maman !
00:54:47Ah, là-bas, là-bas !
00:54:50On va peut-être pas traire les brebis, du coup.
00:54:52Par contre, on va le goûter, le fromage.
00:54:53Ouais, allons-y.
00:54:57Alors, Cédric, ça, c'est pour toi.
00:54:59La commande.
00:54:59On goûte ?
00:55:00Je veux, oui.
00:55:03Merci.
00:55:05Excellent.
00:55:06Merci.
00:55:07Qu'est-ce que t'en penses, Cédric, toi ?
00:55:09Déjà, je le trouve assez parfumé, les arôniers.
00:55:11Et après, en bouche.
00:55:13En tout cas, c'est du produit de qualité.
00:55:14C'est pas toi qui vas me contredire, Cédric.
00:55:16Exactement.
00:55:16Du produit de qualité à proximité.
00:55:18C'est pas tout, mais je crois qu'on doit passer chez le boucher, non ?
00:55:20Allez, on va aller chez le boucher, chercher quelques andouilles.
00:55:24Allez, on quitte les brebis pour en trouver des andouilles.
00:55:26Merci beaucoup, Joseph.
00:55:36Bonjour.
00:55:40Bonjour.
00:55:41Bonjour, Arnaud.
00:55:42Ça va bien ?
00:55:43Arnaud, Sophie, Arnaud.
00:55:45Enchanté.
00:55:45Enchanté.
00:55:47Alors, qu'est-ce qu'on trouve de bon ici ?
00:55:49Alors, parmi ce bel étalage, tu as notamment l'andouille du Val d'Ajol.
00:55:53C'est ça qu'on vient chercher.
00:55:54Qu'est-ce qu'il y a de particulier ?
00:55:56Parce qu'alors, moi, je suis Lionel, je connais bien l'andouillette.
00:55:58Alors, l'andouille du Val d'Ajol, elle est composée de 2 tiers de viande à saucisse
00:56:01et 1 tiers d'estomac de porc.
00:56:03Elle est fumée au bois de hêtre.
00:56:04Et alors, à côté, gandoyot.
00:56:05Gandoyot, oui.
00:56:06Il faut avoir un peu l'accent pour le dire correctement.
00:56:10Le gandoyot.
00:56:10Le gandoyot, on va en prendre aussi parce que c'est déjà cuit
00:56:13et on peut le trancher finement et on peut faire des belles tranches
00:56:15et on peut faire des millefeuilles, plein de choses comme ça.
00:56:17Eh bien, voilà.
00:56:18Je te donne le paquet.
00:56:20Merci beaucoup, Arnaud.
00:56:21C'est moi, merci de votre visite.
00:56:23Bonne journée, salut.
00:56:23Merci, salut.
00:56:29Allez, au boulot.
00:56:30En cuisine ?
00:56:32C'est parti.
00:56:35J'aime bien mélanger les produits terre, mer ou rivière et végétaux avec.
00:56:41T'as commencé à quel âge, toi, en cuisine ?
00:56:43Donc moi, officiellement, j'ai commencé à l'école hôtelière.
00:56:45Et officieusement ?
00:56:46Et officieusement, dès l'âge de 10-12 ans, je dirais.
00:56:50T'es tombé dans la casserole assez jeune, en fait.
00:56:52Voilà, assez jeune, oui.
00:56:52Puis après, j'ai attaqué sur le tas, j'ai été chez Jean-Claude Aigué-Épinel,
00:56:57qui était un macaron Michelin, où j'ai appris toutes les bases.
00:57:00Mais vraiment, les bases, faire les fonds de veau, faire les jus d'agneau,
00:57:04faire le fumet de poisson, vraiment la base et le goût.
00:57:07Tu me l'as dit, quand on allait faire les courses.
00:57:09Toi, ce qui est important, c'est vraiment de mettre en valeur les produits locaux.
00:57:12Voilà, faire une cuisine de caractère avec du goût et des produits locaux.
00:57:41Du coup, Sophie, tu n'as toujours pas goûté notre entrée ?
00:57:43C'est vrai, je ne t'ai pas donné mon avis.
00:57:44Alors, un petit peu de tout, les légumes, le poisson, le brebis.
00:57:48C'est très fin, c'est croquant.
00:57:51Le brebis ne prend pas le pas sur le poisson.
00:57:53C'est excellent.
00:57:54Bon, ben tant mieux.
00:57:55Merci en tout cas de m'avoir appris cette recette.
00:57:57Pas de souci.
00:57:58Pendant que Cédric termine de dresser ses assiettes,
00:58:00nous partons en voyage, vous le savez, dans nos échappées belles,
00:58:03nous avons l'habitude de feuilleter des carnets de voyage de grands réalisateurs voyageurs.
00:58:07Cette semaine, ce sont ceux de Nicolas Millet.
00:58:09Il nous emmène au Brésil, sur la route des ressources du Géant Vert.
00:58:14Pour ma part, je vous retrouve tout à l'heure dans les Vosges,
00:58:16au milieu de la forêt vosgienne, pour une randonnée.
00:58:19Le Brésil est un géant, trop souvent réduit à sa samba frénétique,
00:58:23son football magique et ses plages infinies.
00:58:26Mais derrière cette image fantasmée, se dresse un colosse économique,
00:58:30un titan agricole, une force d'avenir qui joue déjà un rôle majeur
00:58:34dans notre 21e siècle naissant.
00:58:38Pour mieux découvrir ce pays, je reprends les chemins des colonisateurs
00:58:41qui s'élancèrent depuis la côte atlantique vers les profondeurs de la forêt amazonienne.
00:58:46Je veux comprendre comment le Brésil s'est façonné à travers l'histoire de son exploitation
00:58:51et partir à la rencontre de ceux qui vivent de ses ressources naturelles
00:58:55et protègent ce patrimoine.
00:59:06Année 1500.
00:59:08Une flottille portugaise mandatée par le roi Manuel pour rejoindre les Indes
00:59:12est poussée à l'ouest, vers des côtes inconnues.
00:59:20Le jeune capitaine Cabral, à la tête de l'expédition,
00:59:24décrète le nouveau territoire propriété du Portugal.
00:59:30Mais pour les premiers colons, c'est la déception.
00:59:34Aucune grande civilisation à asservir,
00:59:37pas d'épices pour enrichir les marchands de Lisbonne
00:59:39et encore moins d'or pour la couronne.
00:59:45En attendant, les colonisateurs font face à une forêt dense
00:59:49dont ils doivent tirer parti.
00:59:54La forêt atlantique est riche en bois
00:59:56et tout particulièrement un arbre
00:59:58qui va trouver un marché très lucratif dans les cours d'Europe.
01:00:01Le Pau-Brasil, l'arbre de Brèze.
01:00:06Faute d'être un nouvel Eldorado,
01:00:09la découverte de Cabral est une mine de couleur rouge
01:00:11qui va stimuler les colons à étendre leur emprise sur ce vaste territoire.
01:00:21Près de la ville de Récif, sur la côte nord du Brésil,
01:00:23je rencontre Anna-Louise.
01:00:25Elle a dédié sa vie à la préservation de ce bois
01:00:28qui a donné son nom à l'un des plus grands pays de notre planète.
01:00:34Bonjour !
01:00:36Soyez les bienvenus !
01:00:38C'est la première fois que vous venez ici
01:00:40et vous êtes dans le musée du Pau-Brasil.
01:00:45Après, nous irons nous promener sur le chemin historique, géographique et culturel.
01:00:50Entrez, s'il vous plaît.
01:01:00Voilà, mettez-vous de ce côté.
01:01:04Pourquoi les Portugais ont exploité le bois du Brésil ?
01:01:07Parce qu'à cette époque, il était très difficile de trouver de la teinture rouge
01:01:12et seuls les nobles pouvaient l'utiliser.
01:01:15En 1533, l'Angleterre a décrété une loi impériale
01:01:20qui stipulait que la population ne pouvait pas s'habiller en rouge.
01:01:24Seuls les nobles, les rois, les reines, les ducs et le clergé et le pape
01:01:29pouvaient s'en vêtir.
01:01:30C'est pour cela que c'était très convoité.
01:01:33Les Portugais l'exploitaient car ils pensaient que la terre leur appartenait.
01:01:36Mais d'autres sont venus aussi, comme les Hollandais, les Espagnols ou les Français.
01:01:41D'autres questions ?
01:01:43Dis-moi.
01:01:47Est-ce que le bois est encore exploité ?
01:01:50Ah mon Dieu, eh oui, c'est encore exploité.
01:01:53Parce qu'ils ont découvert qu'en plus de la teinture,
01:01:57le Paro-Brasil sert aussi à fabriquer des archers pour les violons.
01:02:05C'est le bois le plus adapté pour faire un archer.
01:02:10On n'a jamais trouvé mieux.
01:02:13Et jusqu'à aujourd'hui, les spécialistes continuent de dire que c'est la meilleure essence.
01:02:35Aujourd'hui, cette essence est menacée d'extinction.
01:02:38C'est le père d'Anna qui a alerté les consciences politiques dans les années 60 sur le crime perpétré.
01:02:44Le Brésil débitait sans relâche l'arbre qui lui avait pourtant donné son nom.
01:02:59Anna m'emmène dans la pépinière de l'Université fédérale du Pernambouc,
01:03:04en compagnie de Paolo Martins, le directeur.
01:03:14Nous sommes dans la plus grande réserve de forêt de bois du Brésil.
01:03:19Parce que dans la forêt primaire et son habitat naturel, il n'y en a pratiquement plus.
01:03:24Quand ce mouvement de conservation a été initié, 99% des Brésiliens ne connaissaient pas ce bois.
01:03:30Mais même jusqu'à aujourd'hui, cette réalité n'a pas vraiment changé.
01:03:3375% des Brésiliens ne connaissent pas le Paro-Brasil.
01:03:41Je trouve que c'est très important et capital que ce soit une réserve gérée par une université fédérale d
01:03:51'agronomie
01:03:52qui distribue des boutures et des pousses gratuitement pour tous les pays et les institutions qui le souhaitent.
01:04:04Quand les gens plantent un arbre du Brésil, ils préservent une vie.
01:04:08Ils commencent à voir plus large et ils se disent
01:04:11« Si cet arbre si important pour notre pays et les Brésiliens a pu presque disparaître,
01:04:17alors que se passe-t-il pour nos forêts et les autres essences,
01:04:20comme le bois de Jangada, le jacaranda, le jatoba et le jucca,
01:04:25et toutes les espèces de la forêt atlantique.
01:04:27Donc ces personnes commencent à se préoccuper aussi des autres arbres,
01:04:31et ça c'est primordial.
01:04:37« Doucement, doucement. »
01:04:45« Dang, dang, je voulais le faire en premier. »
01:04:50« N'abîmez pas la plante. »
01:04:54« Je jure, devant la nature, devant la fondation nationale du bois du Brésil,
01:05:08de protéger le bois du Brésil et toutes les plantes de mon pays, de ma planète.
01:05:20« Un salve de pauvres au Brésil. »
01:05:27« L'avenir et le salut de ce bois reposent aussi entre les mains des musiciens. »
01:05:37« La communauté internationale des archetiers s'est mobilisée pour que leur essence de prédilection ne disparaisse pas. »
01:05:44« Je me dirige vers le sud. »
01:05:46« Mon âme a indiqué une petite ville où un musicien milite pour préserver le pas au Brésil. »
01:06:00« Après 200 kilomètres à louvoyer entre la mer et les restes de la forêt atlantique,
01:06:05je rejoins la ville du maréchal Déodoro, premier président du Brésil. »
01:06:12« Aujourd'hui, cette petite cité à l'architecture coloniale abrite une légende vivante de la musique du nord du
01:06:17Brésil. »
01:06:19« Les deux autres ans de la ville de l'Arcité du Brésil. »
01:06:21« Les deux ans de la ville, qui nous enlèvent. »
01:06:39« Les deux ans de la ville, qui nous enlèvent. »
01:06:40« Les deux ans de la ville, qui nous enlèvent. »
01:06:52alors comme ça nelson tu joues tous les jours je joue tous les jours j'adore fabriquer des
01:06:59avec mais quand je commence à jouer je peux jouer deux heures d'affilée voire quatre ou
01:07:08cinq et même toute la soirée dans un concert normalement je ne joue qu'une heure mais je
01:07:16pourrais jouer trois heures c'est pas un problème j'adore jouer c'est ce que je sais faire
01:07:25j'ai toute ma musique dans ma tête et même les paroles mais je ne chante donc je joue avec
01:07:32deux
01:07:32personnes qui chantent mais qui chante il ya ma femme et ceo de véco ma femme elle fait comme
01:07:43moi elle créé des chansons et ceo il se contente de jouer et c'est où vous venez jouer maintenant
01:07:55je vais vous chanter un morceau qui s'appelle battama casabombero c'est sur la canne à sucre
01:08:07je vais vous chanter un morceau qui s'appelle
01:08:37Nelson découvre sa passion pour l'arabeca à 54 ans dans une émission de télévision sur le foro.
01:08:43La musique de la région du nord-est. Il n'a pas les moyens de s'acheter l'instrument, mais
01:08:48peu importe, il le fabrique lui-même. Un jour, son fils lui rapporte un cadeau dont il se souvient encore.
01:08:59Le vent avait soufflé et fait tomber un arbre. Mon fils m'a rapporté quatre morceaux. C'était du Pau
01:09:04-Brasil. Moi, je ne connaissais pas ce bois à l'époque. Quand je suis revenu chez moi, j'ai fabriqué
01:09:11une rabeca.
01:09:11En tout, j'en ai fait trois. Elles avaient tout un son extraordinaire, très élégant. Même quand je la coupais,
01:09:19je sentais la différence avec les autres bois. Je sentais qu'avec ce bois, je pouvais sortir un super son.
01:09:26En le taillant, je l'entendais faire poum poum. Le bois habituel est bien différent. Le Pau-Brasil est un
01:09:33peu blanc à l'extérieur. Il est tout doux comme le cèdre. Il est excellent. C'est ça, le Pau
01:09:37-Brasil.
01:09:53Je fais le manche pour le placer ici. Regarde.
01:10:00Quand j'ai construit ma première rabeca, j'ai tout de suite joué un morceau. Après, je suis descendu à
01:10:06la plage des Français pour jouer pour les touristes. J'ai continué à jouer comme un fou.
01:10:11J'ai fait des concerts partout au Brésil et je suis même allé jouer en Norvège.
01:10:26Avant, je coupais la canne et je défrichais les terrains. C'était un travail très dur. Dans les champs de
01:10:36canne, on devait encaisser le soleil.
01:10:40Je travaillais sous cette chaleur. Ça n'était pas agréable du tout. C'était très difficile.
01:10:48Je me coupais les mains et les pieds. Mais grâce à Dieu et à la rabeca, tout ça a changé.
01:10:56Pour avoir mon salaire, je travaillais chaque jour du mois et je ne gagnais que 2500 réals de l'époque.
01:11:03Maintenant, je gagne ça en une heure de concert.
01:11:24La canne à sucre est la première culture développée dans le pays.
01:11:28Production idéale pour ces terres où tout pousse en abondance.
01:11:32L'exploitation des champs de canne génère des fortunes monumentales et façonne des contours de la société coloniale brésilienne.
01:11:40Le Brésil est placé en tête de la production mondiale depuis de nombreuses années.
01:11:45En réaction au choc pétrolier, le pays se lance en 1975 dans un programme ambitieux de production de biocarburant pour
01:11:52s'affranchir des cours du baril.
01:12:02Avec la présidence de Lula qui débute en 2002, le programme s'intensifie et permet à de nombreux Brésiliens de
01:12:08trouver un travail stable et de s'extraire de la misère.
01:12:12Le président des travailleurs rêve son pays en Arabie verte.
01:12:18Au début, les écologistes pensaient que cette énergie non fossile allait sauver le poumon crasseux de notre planète.
01:12:25Aujourd'hui, ils critiquent vertement les ravages et les dysfonctionnements de cette monoculture.
01:12:31Beaucoup parlent de désastres écologiques, mais aussi humains, car les conditions de travail sont harassantes et les salaires dérisoires.
01:12:39Le Brésil aujourd'hui ne peut plus reculer.
01:12:42Il doit trouver rapidement des solutions pour améliorer ses rendements et mieux traiter ses armées de coupeurs de cannes.
01:12:49Car la prochaine récolte n'attend pas.
01:13:18Sous-titrage Société Radio-Canada
01:13:22Allez, retour dans les Vosges pour mes échappées belles.
01:13:26J'avais envie de faire une petite balade en forêt.
01:13:30Doug, tu vas m'accompagner.
01:13:32C'est pas mal, non ?
01:13:35Dis-moi, c'est pas très Vosgien cet accent-là ?
01:13:39Si, de l'autre Vosge, justement.
01:13:41Non, ça vient de la Nouvelle-Zélande.
01:13:43Donc c'est un kiwi qui s'est installé dans les Vosges.
01:13:46Grâce à mon épouse, quand même.
01:13:47J'ai rencontré une Bosnie pendant le conflit parce que j'ai travaillé pour une ONG là-bas.
01:13:53Et mon épouse aussi.
01:13:55Et on avait resté pendant le conflit pour filer un petit coup de main.
01:13:58Et après, on avait parti à Rwanda pendant des choses qui m'aiment passées là-bas pour filer un coup
01:14:02de main là-bas.
01:14:03Et après, on était en Albanie pour construire une école pour les tziganes et les enfants de rue pour filer
01:14:08un petit coup de main.
01:14:09Et tu files des petits coups de main à chaque fois, toi ?
01:14:11Bah, pourquoi pas.
01:14:12Des grands coups de main, apparemment.
01:14:13Bah, il faut attendre. Si on a la chance d'être comme ça, pourquoi pas.
01:14:16Et donc c'est ta femme qui est Vosgienne ?
01:14:18Voilà.
01:14:19Et du coup, maintenant, tu connais le massif des Vosges comme si tu étais un Vosgien pure souche.
01:14:24Plus ou moins, oui. Quelquefois, c'est assez étonnant parce que j'explique les choses, même les gens des Vosges,
01:14:29ils ne savaient pas.
01:14:30C'est bien, tout le monde apprend des choses.
01:14:32Je suis ravie de faire cette petite balade en raquette avec toi.
01:14:35Bah, avec des temps comme ça.
01:14:36C'est toi qui a commandé le beau temps.
01:14:38Bah, bien sûr que oui, c'est pour toi.
01:15:03Tiens, on a une trace de lièvre ici.
01:15:05Oui.
01:15:06Les deux pattes derrière et les deux pattes devant, justement.
01:15:16Alors.
01:15:19Ah, bah, ici, il y a quelques-uns...
01:15:21Qu'est-ce que t'as vu ?
01:15:23Bah, les petits champignons, ici, qui poussent sur les arbres.
01:15:27C'est assez particulier parce que c'est un champignon qui se consomme.
01:15:30C'est-à-dire, c'est pas comme un monceau de bois qui va faire les jolies flammes et tout
01:15:34ça.
01:15:34Ça va être plutôt comme un monceau de charbon.
01:15:36Avant la Première Guerre, on avait fabriqué le briquet avec ça.
01:15:39C'est un champignon qui est assez utile, quand même.
01:15:53Bon, on arrive sur le plateau de l'Etoile-Fort.
01:15:57À ta droite, vous avez le sommet le plus haut sur le département du Vosges, au Louis-Jean-Lorraine.
01:16:03Ça s'appelle le Honec et ça se trouve à 1363 mètres d'altitude.
01:16:08Par exemple, l'Honec, c'est un des endroits les plus arrosés en France.
01:16:12Il est plus froid, sûrement ?
01:16:14Assez froid, quand même, parce que c'est un climat qui correspond avec Rikvek en Islande, justement.
01:16:18Ah, d'accord.
01:16:19OK, sur les crêtes, là, pas à la Bresse ou dans le Valley, mais ici, sur les crêtes même.
01:16:23Est-ce que ta Nouvelle-Zélande te manque parfois ou tu as trouvé ici ton bonheur ?
01:16:29Ah, j'ai trouvé mon bonheur ici, mais pas tout, de toute façon, pas tout.
01:16:33Mais ici, c'est super sympa.
01:16:35Les gens sont très, très sympathiques.
01:16:37Quand je pense que c'est un Néo-Zélandais qui me parle comme ça des Vosges, hein ?
01:16:41Ah, bah oui.
01:16:42Bah, c'est beau, quand même.
01:16:43Ouais, t'es un bon ambassadeur, du coup, tu vois.
01:16:45Ah bon, c'est vrai ?
01:17:06Alors, le petit truc est à droite, là, Sophie.
01:17:09On va juste jeter un coup d'œil.
01:17:12C'est une petite borne ?
01:17:13C'est un bon de l'ancienne frontière.
01:17:15C'est pourquoi tu as le F qui est bien marqué, là.
01:17:18D'accord.
01:17:18L'autre côté, il y avait un D pour le Deutschland.
01:17:21Et il y avait 4056 bornes, comme ça, là.
01:17:24Tous numérotés, hein ?
01:17:25Parce que là, c'était l'Allemagne, avant.
01:17:27Là, c'était l'Allemagne.
01:17:28Maintenant, c'est l'Alsace.
01:17:30Oh, c'était toujours l'Alsace, quand même, hein ?
01:17:42Une balade qui se termine au coin du feu.
01:17:44J'aime ça, moi.
01:17:45Ah bah oui, bah, justement, un très bon pote, Jean-Marc.
01:17:48Salut, Jean-Marc.
01:17:49Salut, J'aime.
01:17:50Et merci pour le feu, hein ?
01:17:52Fait du bien.
01:17:54On a fait une belle balade, là.
01:17:55La nuit va bientôt tomber.
01:17:56Ouais, on pousse, ouais.
01:18:02Je vais faire quelques notes de corps des Alpes.
01:18:06Du corps des Alpes dans le massif des Vosges ?
01:18:08Qu'est-ce que c'est que cette histoire ?
01:18:10C'était l'instrument utilisé par les bergers alsaciens
01:18:13quand ils montaient en estime sur les crêtes
01:18:15pour faire paître leurs troupeaux.
01:18:17Donc, il n'y avait pas de téléphone.
01:18:18Pour communiquer avec le restant de la famille
01:18:22qui était restée dans la vallée,
01:18:23on utilisait le corps des Alpes.
01:18:25C'était le moyen de communication.
01:18:53C'est sûr.
01:19:02On va chasser dans le massif de Rambert-Villet.
01:19:15Il est très, très réputé,
01:19:16très connu pour ses populations de grands cervidés.
01:19:20Grands cervidés, aussi sangliers.
01:19:22Donc, c'est un vraiment beau massif.
01:19:26Philippe Lavite, la trentaine, originaire du sud de la France,
01:19:30est arrivé dans les Vosges il y a 5 ans.
01:19:33Directeur de la fédération de chasse du département,
01:19:36il a fait de sa passion un métier
01:19:37qui lui permet de chasser plusieurs fois par semaine.
01:19:41Bonjour à tout le monde.
01:19:42Les équipes sont toutes faites.
01:19:45Les seuls, on en tire, mais avec modération,
01:19:47parce qu'on a déjà tiré beaucoup.
01:19:49Soyez prudents sur vos angles de tir,
01:19:50respectez les consignes que vous donnent
01:19:52vos différents chefs de poste,
01:19:54et ça sera très bien.
01:19:56Discipline, sécurité, égale, bonne journée.
01:20:00Une journée un peu particulière.
01:20:03Philippe et Hervé, son coéquipier non voyant,
01:20:05sont venus participer à une battue.
01:20:09Il faut être le plus discret possible,
01:20:11même si on a les gilets.
01:20:12Ça, c'est pour qu'on se voit, nous.
01:20:13C'est une règle de sécurité.
01:20:15Mais d'un point de vue du bruit, voilà,
01:20:16il faut être là.
01:20:18On cherche la discrétion.
01:20:20Voilà, on va se mettre par là.
01:20:23La battue, c'est des rabatteurs de gibier d'un côté,
01:20:26des chasseurs de l'autre en embuscade.
01:20:28Et surtout, de longues heures d'attente.
01:20:32En général, on est alignés les uns à côté des autres,
01:20:35et puis à des distances régulières
01:20:37pour essayer d'être le plus près possible
01:20:39des zones de sortie qu'on estime du gibier.
01:20:44Assis aux côtés de Philippe, Hervé.
01:20:46Il a perdu la vue à l'âge de 15 ans,
01:20:48mais ne manque jamais une journée de chasse.
01:20:51Dans certaines situations,
01:20:52je peux aider la personne avec qui je suis au poste.
01:20:55Parce que certains n'ont pas les oreilles que j'ai,
01:20:59donc je peux leur indiquer.
01:21:00Parfois, attention, ça arrive à droite, à gauche.
01:21:02J'adore ça.
01:21:04Je vis ces émotions comme un chasseur,
01:21:06sauf que moi, je ne tire pas,
01:21:07mais ce n'est pas un problème.
01:21:10La chasse, c'est une passion.
01:21:12C'est une passion.
01:21:13Et si vous l'avez,
01:21:16ce n'est pas mon handicap qui m'a empêché
01:21:17de continuer à l'avoir.
01:21:27Il y a les chiens qui ont fait ce qu'on appelle un lancé,
01:21:29c'est-à-dire qu'ils viennent de lever un gibier
01:21:32ou d'en sentir un.
01:21:33Et du coup, ils courent derrière en aboyant.
01:21:35Ça nous alerte qu'il y a des animaux
01:21:36qui sont potentiellement en approche.
01:21:39Des animaux en approche,
01:21:41levés par l'équipe des trackers.
01:21:43Ils sont une dizaine, avec leurs chiens,
01:21:45à débusquer le gibier.
01:21:49Je vois la chienne, là-bas, qui tourne.
01:21:51Manifestement, l'animal a dû se dérober devant nous.
01:21:54On ne peut pas le voir,
01:21:54mais le sang est en train de remonter sa piste.
01:22:01Alors, ce petit chien, il ne fait que du gros gibier.
01:22:03L'autre est un peu plus polyvalent
01:22:05et va également à la chasse au petit gibier.
01:22:08C'est un sens inné de la chasse
01:22:10pour la plupart des chiens,
01:22:12qu'ils soient d'ailleurs de chasse ou pas.
01:22:13Ils ont, j'allais dire ça, dans le sang
01:22:16et dans leurs jeunes.
01:22:18Après, c'est la mise, la confrontation
01:22:20et l'expérience du terrain
01:22:23qui fait qu'ils deviennent meilleurs
01:22:25au fil du temps.
01:22:26Allez, vas-y.
01:22:29Ils annoncent, là.
01:22:30Il y a eu du gibier de levée.
01:22:33Allez, on a mort !
01:22:34Allez, chien, allez !
01:22:36Allez, Gospel, cherche-le !
01:22:38Allez !
01:22:39Je pense qu'il s'agit,
01:22:40les chiens ont levé des sanguillés.
01:22:42Viens, là, viens !
01:22:43Hop !
01:22:59C'est un sanglier.
01:23:01Une 40-45 kg à peu près.
01:23:04Bon, voilà, je ne lui mets pas une très, très belle balle,
01:23:06ce qui fait qu'il n'est pas mort sur le coup, mais...
01:23:09Bidard, elle craque un peu, sa patte.
01:23:11Je ne comprends pas pourquoi.
01:23:19Ici, c'est vraiment le pays idéal
01:23:20pour passer du temps en forêt,
01:23:21pour chasser et profiter de la nature.
01:23:24Ce qui m'a le plus plu dans les Vosges,
01:23:26c'est clairement les paysages,
01:23:27la beauté des forêts, la verdure.
01:23:30Il y a beaucoup d'espèces d'arbres différentes.
01:23:32Il y a des super beaux lacs.
01:23:34Voilà, c'est un milieu très rural.
01:23:36Moi, j'apprécie beaucoup tous ces milieux,
01:23:37de l'extérieur, la nature.
01:23:38Et puis, donc, c'est riche ici.
01:23:40Et pour ça, je veux dire, je suis tombé...
01:23:42C'est un peu comme si j'étais moniteur de Pont-Longer
01:23:46au Bahamas, je n'en sais rien.
01:23:54Je me suis dit, là, on va se faire un petit coup de lard
01:23:57dans un petit sandwich.
01:23:59Et puis, il y a aussi du filet mignon,
01:24:02il y a de la saucisse.
01:24:04On devrait se régaler.
01:24:08Mon beau steak est râpé de pommes de terre.
01:24:12C'est vrai.
01:24:15Tout le monde se retrouve autour de la table
01:24:16après une bonne séance de chasse.
01:24:18Et puis, chacun se raconte les histoires.
01:24:20Oui, moi, j'ai vu ci, j'ai vu ça.
01:24:21C'est moi qui ai tiré le premier.
01:24:22Après, j'ai vu telle bête, telle bête.
01:24:25Je ne suis pas sûr d'avoir réussi mon coup de carabine.
01:24:27Et puis, c'est là où c'est le plus convivial.
01:24:29C'est là où tout le monde se retrouve.
01:24:31C'est un des moments extrêmement sympathiques aussi
01:24:33qui fait partie à part entière de la chasse.
01:24:36Le casse-coute.
01:24:37Oui, trois coups dans la peau.
01:24:49Tu sais que c'est bientôt la fin de mon voyage.
01:24:51Ah bon, c'est vrai ?
01:24:52C'est terminé, c'est ma dernière soirée.
01:24:54Ah, j'espère que c'était bien le petit voyage.
01:24:58On termine dans un refuge ?
01:25:00Refuge de les sautrés.
01:25:01C'est quoi, un sautrés ?
01:25:02Très bonne question.
01:25:04Si on regarde bien, c'est les petits lutins d'ici, justement.
01:25:07Ah, on termine dans le refuge des petits lutins.
01:25:09Voilà, c'est tout bien.
01:25:25Bonjour, bonjour, bonjour.
01:25:27Bon appétit.
01:25:32Salut Jean-Marie.
01:25:33Salut Jean-Marie.
01:25:35Salut Jean-Marie.
01:25:38Voyou, je vois que vous vous connaissez bien.
01:25:40Un tout petit peu.
01:25:41Est-ce que vous vous avez rencontré ?
01:25:43C'est déjà rencontré.
01:25:44Donc là, on est chez toi ?
01:25:45Oui.
01:25:45C'est très convivial en tout cas.
01:25:48Alors, qu'est-ce qu'on mange là ?
01:25:50Là, c'est un jambonné au foin.
01:25:52Du jambon au foin ?
01:25:54Alors ça, Jean-Marie, c'est vraiment un plat typiquement vaugien ?
01:25:57Oui, tout à fait.
01:25:58Goûtez, dites-moi si c'est bon.
01:26:00Ça, je vais peut-être en prendre là aussi.
01:26:02Alors, est-ce que vous en pensez ?
01:26:04C'est bon.
01:26:06Alors, t'as goûté les toffailles ?
01:26:09Et les toffailles, dites-moi, c'est comment votre prénom ?
01:26:11Daniel.
01:26:12Daniel, on parle pas la bouche pleine, Daniel.
01:26:18Alors, la vie de Daniel ?
01:26:21Parfumé, tiens.
01:26:22C'est parfait.
01:26:24Et ici, dans ton auberge, tu sers principalement des plats rogiens, des plats régionaux ?
01:26:28Que des plats régionaux, oui.
01:26:29T'es vraiment un enfant du pays, toi ?
01:26:32Je suis né pas loin d'ici, dans la vallée, juste en dessous.
01:26:35Ça fait 12 ans que je suis ici.
01:26:37Et tu accueilles du monde toute l'année ?
01:26:39Toute l'année, avec la particularité d'avoir rendu toute la maison accessible aux personnes handicapées.
01:26:44C'est un milieu très enrichissant dans les deux sens.
01:26:47Autant ce qu'on peut apporter que ce qu'on peut recevoir.
01:26:48C'est très riche.
01:26:51Et du coup, tu rends la montagne accessible à tous ?
01:26:54Exactement.
01:26:55C'est pour le partage des plaisirs ?
01:26:56Même aux Néo-Zélandais ?
01:26:59Et ça, c'est pour le partage des plaisirs ?
01:27:01C'est pour le partage des plaisirs ?
01:27:07C'est pour le partage des plaisirs ?
01:27:33donc je pense que vous avez tous reconnu la musique du film les grandes gueules qui
01:27:37était tournée en 1965 dans les vosges avec bourville d'innoventura et puis une musique
01:27:42un peu nostalgique quand même qui au départ d'après les dires aurait dû être jouée
01:27:48totalement à l'épinette mais il était joué à harmonica c'est le western vosgien c'est le
01:27:52western vosgien qui a permis de faire connaître notre massif notamment la filière bois et
01:27:58principalement les offerts qui étaient tous installés le long des rivières et comme
01:28:01quasiment tous disparus et seulement dans les musées ils ont survécu
01:28:18merci donc en tout cas de m'avoir accompagné pour cette belle balade j'ai on termine en plus ces
01:28:25échappées dans un moment convivial grâce à jean marc c'est une belle rencontre un jean martin un vrai
01:28:31passionné j'aime bien les passionnés moi comme toi donc toi tu as quitté le pays du long nuage
01:28:38blanc ta nouvelle zélande pour venir ici c'est devenu un peu ta terre d'accueil les vosges va
01:28:43bien sûr mais c'est très facile les gens sont très éclatés c'est super beau ici c'est vraiment
01:28:48facile c'est pourquoi faut tu viens on vient en été en été avec le fleur et pour voir les
01:28:54vaches aussi
01:28:57très bien rendez-vous est pris je reviendrai quand il fera beau c'est noté en tout cas moi je
01:29:02vous
01:29:02embrasse très très fort j'espère que ce voyage dans le massif des vosges vous aura plu je vous
01:29:07dis à très bientôt et faites de beaux voyages allez bon appétit
01:29:10bon appétit
01:29:13bon appétit
01:29:14bon appétit
01:29:28bon appétit
01:29:31Merci.
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