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  • il y a 10 ans
Echappées belles : Autour de Paris Sophie part à la découverte des départements de l'île de France. Elle visitera la forêt de Fontainebleau, avec ses mille et un ...

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00:00:00Générique
00:00:36Cette jeune fille est incroyable.
00:00:37Elle est fille de feriste.
00:00:39On ne dit pas tu n'en bulle.
00:00:40Non, c'est tout là, là, là, là, là.
00:00:43Fille de feriste, c'est maximum 4 mètres.
00:00:47D'ex.
00:00:48C'est le grand maximum.
00:00:54Bonjour à tous.
00:00:55Non, nous ne sommes pas sous un chapiteau de Las Vegas ou de Shanghai.
00:00:58Valérie Fratellini, où sommes-nous ?
00:01:01Alors, on est à la plaine, Saint-Denis, dans le 93.
00:01:06On est au CFA Fratellini.
00:01:08Une académie.
00:01:09Académie.
00:01:10L'île-de-France est une région qui compte 8 départements.
00:01:14Et j'ai voulu vous montrer que cette région peut être verte, dépaysante.
00:01:19J'ai voulu vous surprendre.
00:01:21Alors, mon objectif est de rejoindre les bords de la Marne
00:01:24car j'ai très envie de passer une petite soirée dans une guinguette.
00:01:40Qu'est-ce que c'était ici, avant ?
00:01:42Alors, comme ces marques l'indiquent, c'était un parking lors de la Coupe du Monde,
00:01:4790-18.
00:01:49D'accord.
00:01:50Et donc, il n'y avait rien du tout, à part ce parking, il n'y avait rien autour ?
00:01:53Ah non, il n'y avait pas du tout, aucun immeuble, aucun immeuble, aucun bureau, rien du tout.
00:01:57Un no man's land complet.
00:01:59Vous êtes partie de zéro ?
00:02:00Absolument.
00:02:01Et maintenant, pouf, pouf, pouf, tous les jours.
00:02:03J'arrive le matin, un nouvel immeuble.
00:02:06Un nouveau champignon.
00:02:09Toi, Valérie, tu es héritière d'une saga, la saga Fratellini.
00:02:14Tu as travaillé avec ta maman, avec Annie, tu étais son clown blanc ?
00:02:17Ouais, 25 ans.
00:02:1825 ans de clown blanc avec maman ?
00:02:2025 ans de clown blanc avec Annie, ouais, ouais, absolument, ouais.
00:02:22J'étais le clown blanc de le goût.
00:02:24Tu es une enfant de la balle, toi ?
00:02:26Oui, forcément, je le suis.
00:02:28Maintenant, non, ce n'est pas ma maman qui m'a appris à faire du drapède ou faire du cheval.
00:02:32Enfant de la balle, c'est vraiment quand les parents apprennent.
00:02:34Non, ils m'ont appris d'autres choses, à mon avis, beaucoup plus importants.
00:02:47Suivez le guide.
00:02:49Ah, ben voilà, tes élèves qui travaillent.
00:02:51Voilà, alors, ben, il y a tout.
00:02:54Alors, apprenti, Cécilia, jonglage, elle vient d'étaler.
00:02:58Clélia sur le masque, une ancienne apprentie, elle est sortie, elle est à monter sa compagnie.
00:03:02C'est un beau mélange.
00:03:04C'est un panel des gens, le cirque, c'est ça, c'est un panel de tout, c'est tout
00:03:08le monde ensemble, tout le monde répète.
00:03:09Quel est le profil des apprentis ? Qu'est-ce qu'il faut pour pouvoir rentrer dans cette académie ?
00:03:13Du cœur, du rêve, plein les yeux, de dire, on a un projet, on voudrait le faire.
00:03:22Et puis surtout, beaucoup de cœur, beaucoup de courage aussi.
00:03:26C'est une formation qui est très dure.
00:03:27Ça doit être une réelle satisfaction pour toi, quand tu vois tes apprentis voler de leurs propres ailes.
00:03:33Pour moi, le mieux, c'est quand ils travaillent tout de suite après.
00:03:36C'est fantastique, c'est fantastique, vraiment.
00:03:39Mais ça se sent, ils ont beaucoup de talent.
00:03:41C'est le but.
00:03:52Sous-titrage Société Radio-Canada
00:04:14Bonjour Alain !
00:04:15Bonjour Sophie, comment vas-tu ?
00:04:16Ça va ?
00:04:17Oui, ça va bien.
00:04:18Tu contrôles la sécurité du bateau de secours ?
00:04:20Oui, parce qu'il ne faudrait quand même pas qu'on perde le bateau de secours.
00:04:23Ça serait bien, mais on ne va pas en avoir besoin.
00:04:25Dis-moi, j'embarque là sur un monument historique ?
00:04:28On pourrait presque le dire, parce que c'est le dernier remorqueur fabriqué en France en 1954.
00:04:34Voilà.
00:04:34Tu as besoin d'un matelot ?
00:04:36Eh bien, il y a des amis qui sont venus, car tu sais que nous sommes une association d'amis.
00:04:40Et donc, on est tous là, et on répond toujours présent.
00:04:53On vient juste de terminer des grandes vérifications,
00:04:56et on doit partir en scène pour voir si tout fonctionne.
00:05:09On a une vue imprenable sur Conflant-Saint-Honorin.
00:05:12Tout à fait.
00:05:13Eh bien, nous sommes à peu près à la limite du Conflant historique.
00:05:16L'église Saint-Maclou, qui était au centre de la ville,
00:05:20et puis, au-delà, c'est tous les quais où l'activité de la marine fluviale a eu ses heures
00:05:27de gloire.
00:05:29Conflant, comme son nom l'indique, c'est un dérivatif du mot confluent,
00:05:35donc le confluent de la Seine et de l'Oise.
00:05:37Il y avait beaucoup de remorqueurs de ce type-là sur la Seine ?
00:05:40Oui, il y en avait beaucoup, plusieurs dizaines de remorqueurs,
00:05:43car il y avait au moins quatre compagnies de remorquage.
00:05:47L'Île-de-France, c'est quand même une région exceptionnelle.
00:05:49Tout à l'heure, j'étais à l'Académie Fratellini en Seine-Saint-Denis.
00:05:53Oui, maintenant, je suis avec toi sur la Seine, ici, à Conflant-Saint-Honorin.
00:05:58Il y a très peu de kilomètres, et il y a beaucoup d'épaysements,
00:06:02au point que les Parisiens du 19e siècle n'hésitaient pas à venir à Conflant
00:06:07pour venir à la campagne prendre le bonheur.
00:06:16Pas besoin de partir au bout du monde pour découvrir des îles.
00:06:19Elles sont nombreuses en Île-de-France à jalonner la Seine ou la Marne.
00:06:23Qui sait, par exemple, que les îles Brispin, Sainte-Marguerite,
00:06:28des Ravageurs et des Coucou forment un archipel surnommé
00:06:31la Petite Venise du Val-de-Marne,
00:06:33à quelques centaines de mètres seulement des gratte-ciels de Créteil ?
00:06:38Il faut simplement se méfier,
00:06:40parce que les bateaux sortent de l'écluse,
00:06:42il vaut mieux avancer le nez prudemment.
00:06:56Parfois, vraiment, il faut se pincer pour se rappeler
00:06:59qu'on est à quelques kilomètres de Paris,
00:07:02de RER à côté, à la sortie des îles, quasiment.
00:07:05C'est bon, on est à 20 minutes de l'étoile.
00:07:08Voilà, c'est ça, devant la maison,
00:07:22c'est ce spectacle-là.
00:07:28Là, ils se régalent, les enfants.
00:07:30C'est un espace fantastique pour eux.
00:07:35Dans les années 70, ils ont été nombreux, comme Patrick,
00:07:39à chercher des petits coins de nature au cœur de Paris
00:07:41et à transformer au fil du temps de simples cabanes en véritables villas.
00:07:46On avait trouvé une petite maison en bois qui était en fait un abri de jardin
00:07:50qui s'appelait « ça me suffit »,
00:07:51il fallait transporter l'eau avec une brouette.
00:07:53Et les voisins nous regardaient avec un peu d'anxiété,
00:07:55ils avaient des petites maisons pour l'été.
00:07:58Au bout d'un an, ils ont vu qu'on n'était pas morts,
00:08:00alors ils ont commencé à s'installer un petit peu, un petit peu.
00:08:03On ne peut pas dire qu'on a un sentiment d'ilien,
00:08:05on n'est pas coupé de la terre quand même.
00:08:07On est sur des îles, d'accord ?
00:08:08C'est bourré de petits passages, de petites passerelles,
00:08:11de petits ponts d'ailleurs charmants.
00:08:12Je ne crois pas qu'il y ait énormément d'endroits
00:08:13comme celui-là en région parisienne.
00:08:16Il y en a quelques-uns, mais il n'y en a pas beaucoup.
00:08:36Si beaucoup d'îles sont reliées au continent par des ponts ou des passerelles,
00:08:40certaines, comme l'île des Loups, à Nogent,
00:08:43ne sont accessibles qu'au moyen d'une barque.
00:08:45Patrick et sa fille Ophélia y vivent comme de vrais Robinson.
00:08:50Il n'y a pas de pont, il n'y a pas de passerelle et nous y tenons beaucoup.
00:08:53Parce que, ben voilà, on a une sorte de douve autour de la maison.
00:08:58C'est plutôt très agréable.
00:09:04Le fait d'être sur un bateau, sur la rivière, sur l'eau,
00:09:08il y a un côté un peu tranquille.
00:09:10En arrivant de rendez-vous à Paris, dans le speed et tout,
00:09:13là, on se pose, c'est agréable.
00:09:18Quand on arrive là, au bout du jardin,
00:09:21c'est un peu un refuge.
00:09:26En tout cas, moi, c'est mon refuge, cette maison et cette île.
00:09:31Quand on est arrivé là, moi, j'étais enfant.
00:09:34Et Patrick dit, ben voilà, on va aller habiter sur une île.
00:09:39Et moi, je m'étais imaginé une île avec un palmier, avec une plage.
00:09:44Enfin, voilà.
00:09:44Puis quand on est arrivé ici, en fait, j'étais super déçue.
00:09:49Et j'ai trouvé ça horrible.
00:09:51Mais après, petit à petit, l'île et la rivière, je crois, montent à privoiser.
00:09:57Si on reste aussi longtemps, c'est forcément qu'à un moment donné,
00:10:03il y a quelque chose de passionnel, de fusionnel avec le lieu.
00:10:07Et donc, même quand vous le quittez, ce lieu, vous l'emmenez avec vous au bout du compte.
00:10:19Les îliens d'Île-de-France forment une petite communauté de gens à part
00:10:23qui aiment bien cultiver le mystère et la discrétion.
00:10:28C'est une sorte de jungle en pleine banlieue parisienne.
00:10:31Sur le continent, en face, c'est plein d'habitations, des rues,
00:10:36des éboueurs qui passent ramasser les poubelles.
00:10:39On ne soupçonne pas du tout qu'il y ait des habitations sur l'île.
00:10:44C'est le côté caché, mystérieux aussi, qu'on détient quand on habite ici.
00:11:01Ça, c'est le canotage, comme ça se faisait fin 1800, début 1900.
00:11:08Les gens venaient être Paris et descendaient,
00:11:11avec la grenouillère en bateau.
00:11:12Là, l'île, elle est au calme.
00:11:15Il a fait le plaisir, c'est aussi de voir un petit martin pêcheur
00:11:17qui va s'en aller devant vous.
00:11:19Le héron aussi.
00:11:20On a toute une petite faune qui est là.
00:11:24C'est dans les ateliers de l'association Sequana,
00:11:27installés sur l'île de Château, aussi appelée l'île des impressionnistes,
00:11:31que l'aïole de Patrick a été restaurée.
00:11:33Ici, dans la longue tradition des chantiers navals de bord de Seine,
00:11:36on restaure ou on reconstruit à l'identique
00:11:38les bateaux de la grande époque du canotage en Ile-de-France.
00:11:45L'objectif, ce n'est pas juste d'en faire un objet de musée,
00:11:50mais d'en faire quelque chose qui puisse naviguer.
00:11:52Donc l'objectif, c'est quand même de remettre ces bateaux à l'eau,
00:11:55de faire que ce patrimoine reste vivant,
00:11:57surtout pas en crister dans un musée.
00:12:03En faisant naviguer ces 32 bateaux,
00:12:06véritable patrimoine fluvial de la Seine,
00:12:08l'association Sequana nous rappelle que l'île de France
00:12:11est une région qui n'a pas usurpé son nom.
00:12:35Le triton est à la retraite maintenant.
00:12:37Oui, il a vécu beaucoup d'années de durs labeurs,
00:12:41puisqu'au début, il remorquait jusqu'à la fin des années 50.
00:12:45Et puis, le remorquage tombait en désuétude
00:12:49parce que les mariniers équipaient leurs bateaux de moteur,
00:12:52donc ils devenaient autonomes.
00:12:53Et on est arrivé à l'avènement du poussage,
00:12:57donc un phénomène issu des États-Unis, sur le Mississippi,
00:13:01où les bateaux n'ont pas d'équipage.
00:13:04Et là, les barges sont accouplées les unes aux autres
00:13:07et il y a un seul bateau qui pousse l'ensemble.
00:13:11C'est pour ça qu'en 1960, le triton était équipé
00:13:14de fers de poussage sur lesquels nous sommes assis
00:13:17et qui permettaient de s'accoupler sur les barges
00:13:20et donc de les pousser à l'avant.
00:13:26La bâtellerie a toujours une raison d'être aujourd'hui ?
00:13:29Oui, plus que jamais. La bâtellerie, d'ailleurs, est en pleine progression
00:13:33parce que c'est un transport qui est très économique,
00:13:36qui a toujours été économique.
00:13:38Bon, il est tombé un peu en désuétude
00:13:40par l'abandon des mines de charbon,
00:13:42mais aujourd'hui, on transporte tout un tas de matériaux,
00:13:44mais aussi des équipements.
00:13:46Un peu plus bas, à l'usine des Mureaux,
00:13:48qui est fabrique Ariane,
00:13:50des éléments de la fusée Ariane
00:13:51sont embarqués sur des barges
00:13:53pour aller jusqu'au Havre
00:13:55et être chargés sur des cargos pour la Guyane.
00:14:17Salut capitaine !
00:14:19Bonjour Sophie !
00:14:20Ça va ?
00:14:20Très bien !
00:14:21Bienvenue dans le poste de pilotage.
00:14:23Je te remercie !
00:14:24Qu'on appelle une marquise.
00:14:26Et est-ce que c'est un engin facile à manœuvrer,
00:14:29un remorqueur comme celui-là ?
00:14:31Tout seul, quand il est à blanc,
00:14:33quand il n'y a pas de barges dessus,
00:14:34c'est impeccable.
00:14:35Oui.
00:14:36Il se conduit comme une voiture.
00:14:38Oh !
00:14:38Aussi simple que ça pour les créneaux,
00:14:39c'est facile aussi ?
00:14:41Oui, il n'y a pas de créneaux ici.
00:14:44Qu'est-ce que tu faisais toi dans la vie ?
00:14:47Mariniers.
00:14:48Mariniers ?
00:14:48Mariniers, oui, de père en fils.
00:14:49Je voyais passer les bateaux.
00:14:51J'ai des neveux qui sont encore sur les bateaux.
00:14:55Donc, on n'a pas tout à fait quitté le métier de mariniers.
00:15:03Mais on aimait ça.
00:15:05Aujourd'hui, là, t'es content quand t'es à la barre ?
00:15:07Ah oui, oui, oui.
00:15:09Personne ne peut te piquer ta place, là.
00:15:11Non, mais enfin, si on est un groupe de copains, bon.
00:15:14Oui.
00:15:30Est-ce qu'il y a encore un trafic fluvial très important ici ?
00:15:35Sur la Seine, de plus en plus.
00:15:37Et c'est pour ça qu'il est prévu le creusement d'un canal
00:15:40qui va réunir le bassin de la Seine
00:15:42avec tous les autres bassins européens.
00:15:44Et grâce à ce canal de grande capacité,
00:15:47nous pourrons non seulement naviguer sur la Seine
00:15:51d'une manière intense,
00:15:52mais aussi par l'Oise et ce fameux canal Seine-Nord-Europe
00:15:55pour rejoindre les grands canaux du nord de l'Europe.
00:15:59Donc, avoir des possibilités encore plus énormes
00:16:02qu'on peut imaginer aujourd'hui.
00:16:10De toutes les péniches qui passent ou s'arrêtent
00:16:13à Conflans-Saint-Honorine,
00:16:14une a choisi de rester définitivement à quai.
00:16:17Destinée au transport de charbon,
00:16:18cet ancien chaland a été transformé
00:16:20dans les années 30 en chapelle flottante.
00:16:23Avec ses grandes croix bleues,
00:16:24cette paroisse fluviale est reconnue aujourd'hui
00:16:26comme l'un des symboles de l'entraide sociale.
00:16:29Elle accueille à son bord des personnes de passage,
00:16:31en difficulté.
00:16:34Tout est parti de ce bateau où nous sommes,
00:16:36qui s'appelle le bateau Jeux-Sers.
00:16:37Au départ, ce bateau avait pour vocation
00:16:39d'être la chapelle des mariniers.
00:16:42Et petit à petit, sous l'influence du père Arthur,
00:16:45on a commencé à accueillir des gens.
00:16:47Et voilà, l'aventure a commencé comme ça.
00:16:49Aujourd'hui, on a 7 bateaux en tout,
00:16:52qui ont 37 chambres,
00:16:53qui ont été pour la plupart donnés par des mariniers
00:16:56qui, par exemple, prenaient leur retraite.
00:16:57Et je crois que c'est très important
00:16:58de maintenir cette présence sur les bateaux,
00:17:01même si on est en recherche de logements à terre.
00:17:03On perpétue la tradition de la bâtellerie,
00:17:05qui a toujours été une tradition d'accueil.
00:17:22Toute l'année, on fait une collecte alimentaire.
00:17:25C'est-à-dire que tous les matins,
00:17:26il y a deux camionnettes qui font la tournée des magasins
00:17:29et qui récupèrent tout ce qui est jeté.
00:17:32On récupère à peu près une tonne de nourriture,
00:17:35viande, fruits et légumes par jour.
00:17:40Tous les gens que vous voyez ici déchargés
00:17:42sont soit des bénévoles,
00:17:45soit des gens qui ont été accueillis par l'association.
00:17:48Grâce à ce monsieur,
00:17:50la moitié des gens qui n'ont rien à comprendre cette nourriture,
00:17:53vivent.
00:17:55Il est génial, il est grand.
00:18:13À cette heure-ci,
00:18:14elles viennent prendre un bout de pain,
00:18:16croissant.
00:18:17Elles ont leurs habitudes.
00:18:32Ça fait un an que j'ai fait du bénévolable un peu plus
00:18:36et les rencontres, les partages.
00:18:39C'est très riche, oui.
00:18:40Voilà, très, très riche.
00:18:42On ne sait pas combien il y a des gens.
00:18:44On ne sait pas ce qu'on va faire à manger.
00:18:46C'est en fonction de ce que nous avons.
00:18:48Mais ce n'est pas un vrai restaurant, finalement.
00:18:51C'est une cantine, oui.
00:19:09Chaque jour, sur la péniche,
00:19:11c'est table ouverte.
00:19:13Réfugiés politiques,
00:19:14sans papier, sans abri,
00:19:16ici tout le monde est invité à venir partager
00:19:18le repas.
00:19:25Serge est un habitué des lieux.
00:19:28C'est un bienfait d'humanité, quoi, en fait.
00:19:30Le père Joseph qui a créé ça, en fait,
00:19:33c'est comme l'abbé Pierre qui a créé les Emmaüs.
00:19:36Pour moi, c'est un oasis.
00:19:37Moi, des fois, si je viens pour bateau,
00:19:40ça ne le fait pas, quoi.
00:19:41Pour moi, c'est un besoin, maintenant.
00:19:43C'est un besoin vital.
00:19:45Il faut que je vienne.
00:19:46Même si je dis, si je bois un café,
00:19:48si je reste une heure pour deux ou deux, trois heures
00:19:50pour décharger un camion,
00:19:52chercher des meubles pour des gens,
00:19:54voilà,
00:19:55ça, c'est mon idéal.
00:19:58Son passage sur la péniche
00:20:00a permis à Serge de s'en sortir.
00:20:02Il a aujourd'hui son appartement.
00:20:04Deux fois par semaine,
00:20:06le bateau sert aussi de banque alimentaire
00:20:07ou vestimentaire pour les gens dans le besoin.
00:20:10Merci.
00:20:11Je vais la mettre dans le...
00:20:21Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit.
00:20:25Mais la péniche n'a pas non plus perdu
00:20:27sa vocation première d'être une chapelle.
00:20:30Chaque jour, un office est célébré
00:20:31traditionnellement à 18 heures,
00:20:33un horaire imposé par le rythme de travail des bâteliers.
00:20:36Le bateau sert donc à soulager les âmes des uns
00:20:39et à apporter un peu de joie
00:20:40dans le quotidien des autres.
00:20:42Je regardais hier soir,
00:20:43au coucher du soleil,
00:20:45c'était magnifique.
00:20:48Je crois qu'ici, on vit un petit peu
00:20:50comme l'homme du Picardie.
00:20:51On se sent un peu ailleurs, c'est vrai.
00:21:04Bonjour, mademoiselle.
00:21:14Oula, priorité bison.
00:21:15Vas-y, je t'en prie.
00:21:17Vas-y, vas-y, vas-y, vas-y.
00:21:25Et voilà, 100 vagues de poulet.
00:21:30Bon, parfait.
00:21:32Allez.
00:21:49Ah, Miss, Missou.
00:22:05Bonjour, Sophie.
00:22:06Ça va, Rosely ?
00:22:06Ça va ?
00:22:07Oui, je suis aussi impressionnée
00:22:08par les lions et les lionnes
00:22:10que par ce que tu fais, en fait.
00:22:11Toi, ton rôle, c'est de prendre soin
00:22:13de tout le monde,
00:22:14enfin, surtout des animaux.
00:22:17Oui, le but du chef animali,
00:22:19c'est de veiller à tout ce qui fonctionne bien.
00:22:22Donc voilà, veiller à ce que les animaux
00:22:23soient bien entretenus
00:22:25et à ce que les consignes,
00:22:26autant par rapport au travail du soigneur
00:22:28avec les animaux et des visiteurs,
00:22:31soient respectées.
00:22:32Il y a combien d'animaux dans le parc, ici ?
00:22:34Il y a environ 800 animaux.
00:22:35Oui.
00:22:36Voilà, répartis à peu près 130 espèces.
00:22:38Et pour combien de visiteurs par an ?
00:22:43Pour combien de visiteurs par an ?
00:22:44À peu près.
00:22:45C'est impressionnant, quand même.
00:22:46Il est là.
00:22:46Il est là, le morceau.
00:22:48Voilà.
00:22:49À peu près 430 000.
00:22:53Alors, Amis ?
00:23:00Moi, tout à l'heure, en baladant,
00:23:01j'ai vu des gens qui ouvraient leurs fenêtres.
00:23:03Ça, c'est complètement inconscient de faire ça.
00:23:04Ben voilà, oui.
00:23:05Beaucoup pensent que parce qu'on est en parc animalier,
00:23:07les animaux sont dressés,
00:23:08ne sont pas dangereux.
00:23:10Bon, ça reste des animaux sauvages.
00:23:20Aïe, aïe, aïe, aïe.
00:23:21Aïe, aïe, aïe.
00:23:22Voilà, bon, ça arrive, voilà.
00:23:24Donc, au niveau de la nourriture,
00:23:25c'est la compétition comme à l'étang sauvage.
00:23:50Salut, Marinette.
00:23:53Salut, Marie.
00:23:53Oh, qu'elle est belle.
00:23:55Salut, Marie.
00:23:56Voilà.
00:23:56C'est Marie, notre femelle.
00:23:58Oui, oui.
00:23:59Quel âge elle a ?
00:24:00Elle a une trentaine d'années.
00:24:01La pâte, Marie.
00:24:02Oui.
00:24:03Oui.
00:24:04C'est bien.
00:24:05Donc là, qu'est-ce que tu as à faire ?
00:24:07Donc voilà, quotidiennement,
00:24:08on leur fait ce qu'on appelle du medical training sur les pieds.
00:24:11C'est des animaux qui sont en captivité,
00:24:12qui ne partent pas autant de distance
00:24:13qu'ils feraient à l'état sauvage.
00:24:15Dans le milieu naturel.
00:24:16Donc voilà, on vérifie si tout va bien,
00:24:19s'il n'y a pas de petits cailloux,
00:24:21s'il n'y a pas d'abcès qui arrivent.
00:24:22On les entraîne tous les jours,
00:24:23pour qu'ils aient l'habitude.
00:24:25Si éventuellement, un jour, il faut intervenir,
00:24:27donc là, ils seront entraînés pour pouvoir le faire
00:24:29sans avoir besoin de les endormir.
00:24:31Ils sont habitués à ces gestes-là.
00:24:33check-up rapides.
00:24:35Donc là, par exemple, on a un bon...
00:24:37Voilà.
00:24:39On a un bon caillou qui est parti de l'autre côté,
00:24:41qui s'était mis là-dedans.
00:24:43Donc le but, c'est quand même d'évaser
00:24:45ces espèces de saillies, là.
00:24:47Voilà.
00:24:49Elle ne sent rien, là ?
00:24:50Non, non, non, elle ne sent rien.
00:24:55Côté, Marie.
00:24:57Le pied.
00:24:58Le pied.
00:24:59Oui, c'est bien, ma grande.
00:25:01Voilà.
00:25:01Donc là, pareil.
00:25:03Elle comprend les ordres que tu lui donnes ?
00:25:05Oui, oui, oui.
00:25:06Combien d'informations elle peut intégrer, à ton avis ?
00:25:08Quand on pense aux éléphants de cirque, etc., c'est énorme.
00:25:13Nous, à notre niveau, on a facilement 6, 7 ordres.
00:25:16Et puis quand on les appelle sur le terrain,
00:25:18ils connaissent leur nom.
00:25:20Ils reconnaissent leur voix.
00:25:21Oui.
00:25:22Incroyable.
00:25:22Voilà.
00:25:23Allez, on va juste faire la petite...
00:25:26Petit coup de...
00:25:26Et puis tiens, vas-y, pour le fun, parce qu'elle est...
00:25:29Elle est bien, là.
00:25:31Plutôt ici, alors ?
00:25:32Voilà, la rigueur, là.
00:25:33Comme ça, hein ?
00:25:34Bon, alors par contre, c'est pour les animaux,
00:25:36c'est pas pour les humains.
00:25:37Oui, c'est ça.
00:25:37Je suis pas en train de faire les ongles, là.
00:25:38Voilà, donc on comprend, on a un manche.
00:25:40Ça va, Marie ?
00:25:44Voilà.
00:25:45Elle est super sympa, cette Marie.
00:26:05C'est quand même un endroit exceptionnel.
00:26:08À 40 minutes de Paris, on est dans une réserve africaine,
00:26:12on est dans un parc incroyable.
00:26:15C'est un des sites les plus visités d'Île-de-France, justement.
00:26:19Je pense que ce qui fait sa particularité,
00:26:22c'est le fait qu'on est un des seuls parcs en France
00:26:24avec les animaux en semi-liberté, dans des grands espaces.
00:26:28On a vraiment voulu rester le plus proche possible de la nature.
00:26:40Alors tout ça, on le doit à ton papa, le comte de la Panouse.
00:26:44Quelle idée lui a pris ?
00:26:46L'idée de restriction financière.
00:26:49En fait, ses parents n'avaient plus les moyens d'entretenir le domaine
00:26:52qui fait plus de 300 hectares.
00:26:55Donc au départ, il leur a suggéré d'ouvrir le château au public.
00:26:59Il avait, je crois, 21 ans à l'époque.
00:27:02Mais avec Versailles à côté, la concurrence était...
00:27:14Ça n'intéresse pas beaucoup les enfants.
00:27:16Et c'est là qu'il a eu l'idée de mettre les animaux en semi-liberté,
00:27:18justement, pour vraiment minimiser l'impact de toute construction,
00:27:24en fait, sur le site et garder le maximum de verdure.
00:27:30Et là, il y a encore de jolies pivoines.
00:27:32Il y a des très belles pivoines dans ce jardin, plusieurs variétés.
00:27:36Alors je ne vais pas te dire les variétés parce que je n'y connais rien.
00:27:40Ma mère pourrait...
00:27:41C'est ça, c'est le domaine réservateur.
00:27:43Voilà, exactement.
00:27:49À l'image du parc de Thoiry,
00:27:52certains jardins d'Île-de-France recèlent de petits trésors de botanique.
00:27:56L'un d'entre eux est unique en son genre.
00:27:58C'est le Conservatoire national des plantes à parfum,
00:28:02médicinales, aromatiques et industrielles de Millil-la-Forêt.
00:28:07Ici à Millil-la-Forêt, la production des plantes médicinales remonte au Moyen-Âge.
00:28:11Toutes les plantes ici sont des plantes utiles
00:28:15au sens non alimentaire et non ornemental.
00:28:18C'est vraiment médicinales, aromatiques, à parfum.
00:28:22Et puis des petites utilisations comme textiles, tectoriales, insecticides, etc.
00:28:30Voilà, c'est bon.
00:28:39Le Conservatoire a pour but de conserver, gérer et valoriser
00:28:43les ressources génétiques des plantes utilitaires.
00:28:46Ici sont constituées de véritables collections végétales.
00:28:51Américanum, on en a trois à remettre.
00:28:55Basilicum.
00:28:57Tu veux que je te donne le numéro ?
00:28:59T'as le 1059 et le 1055.
00:29:03Tac.
00:29:05On a des fois des mêmes espèces, mais qui viennent d'endroits différents.
00:29:08Donc nous, ce qui les différencie, c'est un numéro de semis.
00:29:12Et quand on les déplace, qu'on les regroupe ou quoi,
00:29:15il faut vraiment être très, très rigoureux.
00:29:23Pour un basilic, un origan, un teint,
00:29:27vous pouvez avoir tout un tas d'odeurs différentes.
00:29:29Donc la menthe qui va être utilisée par le parfumeur
00:29:34ne sera pas forcément la même menthe qu'on va utiliser en cuisine
00:29:37ou qu'on va utiliser pour se soigner.
00:29:40Donc c'est ça qu'on essaye de différencier au sein de chaque espèce.
00:30:06Ça, c'est ce qui répertorie l'ensemble des espèces
00:30:10qui nous font commander cette année.
00:30:11On s'est classé par ordre alphabétique des espèces
00:30:13et puis ensuite par commande.
00:30:15Nous, on est là pour les producteurs de plantes médicinales
00:30:18et aromatiques français.
00:30:19Donc le conservatoire produit d'abord des semences
00:30:21et des plants pour eux, en priorité.
00:30:24Mais après, toute autre personne qui est intéressée
00:30:26pour les mairies, les communautés de communes,
00:30:29qui font des jardins médiévaux, des jardins de plantes médicinales,
00:30:33font partie de nos clients
00:30:34et puis également un certain nombre de particuliers.
00:30:37Au catalogue, au niveau des semences,
00:30:39on propose 600 espèces.
00:30:40Et puis au niveau des plants, 900 espèces différentes.
00:30:46Bonjour à tous.
00:30:47Bienvenue au Conservatoire national des plantes de Mila Foré.
00:30:50Alors je vous propose en fait de faire vos achats à la fin de la visite.
00:30:53Et pour l'instant, vous allez me suivre
00:30:55et on va aller découvrir les jardins.
00:31:00Alors ici, nous nous trouvons en fait dans la reconstitution d'un jardin du Moyen-Âge,
00:31:05mais pas n'importe quelle partie de ce jardin,
00:31:07c'est ce qu'on appelle l'herbularius.
00:31:09On va retrouver énormément de plantes aromatiques,
00:31:12donc qui au Moyen-Âge étaient considérées comme des panacées au niveau médicinal.
00:31:16Donc ici, c'est de la lavande vraie.
00:31:17N'hésitez pas à froisser la plante pour obtenir de l'odeur.
00:31:24Afin d'initier le grand public aux plantes utilitaires,
00:31:28le Conservatoire a décidé d'ouvrir ses portes.
00:31:30On peut venir parcourir les collections,
00:31:32mais aussi assister dans un ancien séchoir à plantes du 19e siècle,
00:31:36à toute l'odyssée du végétal.
00:32:19Alors Sophie, comment ça se passe cette cueillette ?
00:32:21Le problème, c'est que j'en ramasse une, j'en mange une, j'en ramasse une, j'en mange
00:32:25une.
00:32:26Ça, ça fait partie du jeu.
00:32:27Qu'est-ce qu'on peut récolter ici en fait ?
00:32:30Alors écoute, on peut tout récolter, tous les légumes, mais en fonction des saisons.
00:32:34Voilà, alors en ce moment, c'est la saison des fraises.
00:32:36Elles vont être parfumées, tu trouveras ça nulle part ailleurs.
00:32:40Il y a du monde, c'est un vrai succès.
00:32:41Ah oui, ça plaît beaucoup.
00:32:42Tu sais, maintenant, les gens aiment bien savoir ce qu'ils mangent et d'où ça vient.
00:32:47Et là, on ne peut pas du tout les tromper.
00:32:53Ça a commencé quand cette aventure ?
00:32:55C'est vrai, tu as raison, c'est une véritable aventure.
00:32:58Qui a commencé il y a 33 ans.
00:33:00Et à l'époque, ça n'existait pas du tout en région parisienne.
00:33:03Les gens n'en revenaient pas, c'était vraiment super.
00:33:10Et ça s'étend sur combien d'hectares ?
00:33:13Alors, il y a 25 hectares de cueillette.
00:33:15Et là-bas, il y a des vergers aussi ?
00:33:16Devant, tu as salade, épinard, des bleds, des brocolis.
00:33:20C'est vraiment une très très bonne idée, cette cueillette comme ça, spontanée,
00:33:23où en fonction des saisons, on peut venir cueillir les fruits et les légumes.
00:33:27C'est le système le plus proche des clients, c'est eux qui choisissent.
00:33:31Ils prennent ce qu'ils veulent, ce sera hyper frais et pour un prix nettement inférieur.
00:33:37Justement, le prix du kilo de fraises, c'est combien ?
00:33:40Autour de 3 euros le kilo.
00:33:42Ah oui, ça n'a rien à voir avec les prix du marché.
00:33:44Ah non !
00:33:49Merci !
00:33:50Bonjour !
00:33:51Ça a été ?
00:33:51Oui, très bien.
00:33:52Alors, les fraises, il y a 1,350 kg.
00:33:55C'est parfait !
00:33:56Les fleurs aussi sont 1 kg, j'ai vu ?
00:33:58Alors, les fleurs sont 1 kg.
00:33:59C'est dingue ça !
00:34:00Alors, on avait 900 g de fleurs, 5 brocolis, 400 g d'oignons blancs, 2 salades.
00:34:08Voilà ! 20 euros de piles !
00:34:10Super !
00:34:22Sous-titrage Société Radio-Canada
00:34:58Oh, qu'elle est jolie !
00:35:04Je dis elle, c'est une femelle ?
00:35:05Non !
00:35:06Ah, raté !
00:35:06C'est une chouette effraie !
00:35:08Une chouette effraie ?
00:35:09Il est sublime !
00:35:10C'est magnifique !
00:35:11Et donc là, c'est l'heure de la peser, c'est un moment important ?
00:35:13C'est l'heure de la peser, très important, parce qu'ils vont participer à la présentation tout à l
00:35:16'heure.
00:35:16Ce sont des athlètes, donc on les pèse tous les matins.
00:35:18Ça nous permet vraiment de les contrôler.
00:35:20Et combien pèse ce charmant jeune homme ?
00:35:23270 grammes !
00:35:23Ça, c'est le poids standard ?
00:35:25Voilà !
00:35:25D'accord !
00:35:26Donc c'est pour ça que je peux la porter assez haute, avec les autres, ça serait plus beau comme
00:35:29ça !
00:35:48Là, on a un autre gabarit !
00:35:49Oui ! C'est pas du tout pareil !
00:35:51C'est une chouette aussi !
00:35:52Et tu es belle aussi, toi ! De quelle espèce t'agit-tu, là ?
00:35:55Une chouette lapone !
00:35:56Hé, hé, hé ! Voilà !
00:35:57Non, non, c'est pas par là, la laponie, c'est par là !
00:36:00Qu'est-ce qui fait ce bruit, là ?
00:36:02C'est le pigarque de Stellaire qui est caché derrière, là-bas !
00:36:04Il rigole, il se moque de nous ?
00:36:05Moi, je sais pas, mais...
00:36:06Il nous en repère, et en tout cas...
00:36:08Voilà, ou alors il dit, tiens, c'est le casse-croûte !
00:36:12Comment on fait pour dresser des oiseaux ? C'est peut-être pas le bon mot !
00:36:15Le bon mot, c'est affaiter.
00:36:16Comme la fauconnerie traditionnelle remonte à très longtemps, il y a des termes très moyenâgeux,
00:36:21donc là, on affait un oiseau.
00:36:22On le dresse, effectivement, alors ça part dès la naissance.
00:36:25Aussitôt que les jeunes sont sortis de leur oeuf, on leur parle, on les nourrit, on les distingue,
00:36:29et au moment où ils auront vraiment leurs plumes, qui seront totalement poussées,
00:36:33là, on commencera à les travailler, à les porter, à les nourrir aux gants, à les habituer à nous.
00:36:38Le travail est assez simple, quand même.
00:36:40Ce sont des oiseaux qui sont intelligents et qui s'adaptent bien.
00:36:44C'est pas le même poids que la chouette effraie.
00:36:46Combien il pèse ?
00:36:47Il doit poser 4 kilos, là ?
00:36:49Ah oui, belle bête ! Oula, c'est très impressionnant !
00:36:51Oui, hein ?
00:36:51Oula, c'est pas la même attitude, là ?
00:36:54Non, pas du tout.
00:36:55D'accord, salut ! Ah bah oui, salut !
00:36:57C'est surtout là, ça !
00:36:58Quelle est son envergure ?
00:36:59Deux mètres vingt ?
00:37:00C'est lui qui s'appelle Obama ?
00:37:01Ouais.
00:37:02Ouais.
00:37:04Non !
00:37:05Non !
00:37:05Quand il fait chaud, c'est un très bon ventilateur.
00:37:07T'as raison !
00:37:09Et faire quoi ?
00:37:10T'as raison.
00:37:11C'est celle qui s'appelle disque.
00:37:12Non !
00:37:135.
00:37:14...
00:38:06Au-dessus du petit aérodrome de la Ferté Allais,
00:38:09il n'est pas rare de voir s'entraîner quelques champions de voltige aérienne.
00:38:14Mais ce qui fait surtout la réputation de ce petit terrain d'aviation, c'est son musée volant.
00:38:20Une exceptionnelle collection de vieux coucous du temps des hélices.
00:38:24Plus d'une soixantaine d'avions, des débuts de l'aviation à la fin de la Seconde Guerre mondiale.
00:38:29Si certains ont été entièrement reconstruits, d'autres modèles sont d'origine,
00:38:33et quelques exemplaires sont même les derniers existants au monde.
00:38:42Il est plus petit celui-là, il passe.
00:38:45On a eu beaucoup de chance, on a récupéré de l'avion extraordinaire un peu partout dans le monde.
00:38:50Aujourd'hui, on a retrouvé un Pothès 25 en Afghanistan, les débris d'un Pothès 25.
00:38:56Et notre objectif, c'est de faire revoler cet avion de légende éventuellement,
00:39:00puisqu'il y a une base, il a une histoire,
00:39:03et que refaire un avion sur quelques morceaux, c'est une belle aventure.
00:39:11Et c'est sûrement celle qui nous tient le plus à cœur aujourd'hui.
00:39:18Depuis trois générations, autour de la famille Salis, propriétaire de l'aérodrome,
00:39:23c'est toute une équipe de passionnés qui fait revivre ces avions pas comme les autres.
00:39:28On a décidé de faire un avion de l'escadrille Lafayette,
00:39:32des Américains qui étaient venus pendant la guerre de 1914 pour nous donner un coup de main.
00:39:36Et on va faire le N1582, qui était l'avion d'un membre du Lafayette.
00:39:41Or, il n'existe pas de plan de l'époque.
00:39:45Il n'existe que des morceaux de plan qui ont été faits pendant la guerre de 1914-1918
00:39:50par les Allemands, sur un exemplaire tombé dans leur ligne.
00:39:54Les vibrations, en gros, ça va donner ça.
00:40:04Quand on vole dans ce site de machine,
00:40:07on a un grand sentiment de liberté, de contact avec les éléments,
00:40:11avec le vent, et on ressent beaucoup plus de choses que dans un avion conventionnel en métal.
00:40:18On sent l'air, on vit avec la machine,
00:40:22c'est presque une communion avec la machine.
00:40:25Ça, c'est le cadeau de ma femme, je le mets comme une alliance.
00:40:28Avant d'aller voler, il faut venir faire saut
00:40:31pour que ma dame soit avec moi.
00:40:38Contact !
00:40:39Contact, j'y vais.
00:41:02Pour tous ces passionnés d'aviation ancienne,
00:41:05le son produit par les hélices est une véritable musique.
00:41:08La plupart des avions du musée sont en état de vol.
00:41:12Régulièrement, on peut les voir évoluer au-dessus de la Ferté Allais
00:41:15et chaque année, à la Pentecôte,
00:41:17l'association organise l'un des plus beaux meetings aériens d'Europe.
00:42:16Quand on vient, on sait à l'émarne qu'on a envie d'aller se promener
00:42:19dans la forêt de Fontainebleau, il y a quand même un passage obligé,
00:42:22c'est Barbizon.
00:42:23Oui, c'est un très joli petit village qui sent la province,
00:42:26même si on n'est qu'à 50 km de Paris.
00:42:29C'est quand même le berceau du paysagisme.
00:42:33On sent encore l'âme des pins dans ce village.
00:42:36Toi, tu viens ici en voisine ?
00:42:37Moi, j'habite un petit village près de Barbizon.
00:42:40J'ai eu le coup de cœur pour la forêt de Fontainebleau
00:42:42et je me suis installée près d'ici.
00:42:45Qu'est-ce que tu fais dans la vie ?
00:42:47Moi, je suis travailleuse sociale.
00:42:48Donc, travailleuse sociale d'un côté,
00:42:50amoureuse de la forêt de l'autre.
00:42:52C'est deux univers vraiment différents.
00:42:54T'as besoin de cette...
00:42:54Bien complémentaire.
00:42:57Quelle est la grande époque de la présence des peintres ici à Barbizon ?
00:43:00Ils ont commencé à venir dans les années 1820
00:43:03et jusqu'à la mort des maths de Barbizon,
00:43:06c'est dans les années 1870, 1880.
00:43:09Et avant 1820, ici, c'était vraiment un petit village ?
00:43:11Un tout petit village de Chaumière.
00:43:13Au début, c'est une bande d'une dizaine de copains
00:43:15qui sont vraiment là, comme ça, très simplement.
00:43:18Et sont arrivés des dizaines et des centaines de peintres
00:43:22de France, de l'étranger.
00:43:25Qui est un peu le pionnier des peintres de Barbizon ?
00:43:28Théodore Rousseau, qui a énormément peint la forêt.
00:43:31Donc, lui, c'était vraiment sa passion, la forêt.
00:43:33Et Jean-François Millet, qui, lui, était plutôt attiré
00:43:36par le monde des paysans, des animaux.
00:43:54Tu vois, Sophie, ça, c'est une scène
00:43:56qui aurait beaucoup plu aux peintres de Barbizon.
00:43:58Oui.
00:43:59Parce qu'en fait, ils étaient très sensibles
00:44:01à la vie et à la mort des arbres.
00:44:04Et d'ailleurs, ils ont créé, à la fin du siècle,
00:44:06la première réserve naturelle au monde,
00:44:08qui était la réserve des...
00:44:10Appelée la réserve des artistes, au départ.
00:44:13Parce qu'ils souhaitaient protéger ces beaux arbres
00:44:15qu'ils aimaient peindre.
00:44:17Il faut s'imaginer qu'au 19e siècle,
00:44:19c'était vraiment, à leur époque, une époque très dure.
00:44:22Jonchés de révolutions, de répression de la commune.
00:44:24C'était les barricades dans Paris.
00:44:26C'était la misère des peintres par les romans de Zola.
00:44:28Ils ont eu le choléra.
00:44:29Et tout ça, ça les a amenés à fuir
00:44:31cette société particulièrement violente
00:44:33et à venir se réfugier en forêt.
00:44:36Donc c'est peut-être quelque part
00:44:37cette époque dure
00:44:39qui leur a permis d'avoir l'énergie
00:44:41de trouver autre chose
00:44:42et d'inventer autre chose.
00:44:47Qu'est-ce que tu as dans ton sac ?
00:44:48Ah ah !
00:44:52C'est un petit tableau de coraux.
00:44:54D'accord.
00:44:55Et en fait, on est sur le site
00:44:57de ce fameux rocher
00:44:58qui a été peint par coraux.
00:44:59D'accord.
00:45:00Et coraux était tellement précis
00:45:01dans sa façon de peindre
00:45:02qu'on peut très bien retrouver le rocher
00:45:05qui est encore sur ce site aujourd'hui.
00:45:07Et ça, c'est ce que tu fais
00:45:08quand tu accompagnes des gens
00:45:09en forêt de Fontainebleau ?
00:45:11Oui, pour l'Association des Amis
00:45:13de la forêt de Fontainebleau.
00:45:14J'accompagne toutes les personnes
00:45:16qui ont envie de s'intéresser
00:45:17à la forêt et à la peinture
00:45:19pour leur faire découvrir la forêt
00:45:20autour des tableaux,
00:45:22des peintres de Barbizon.
00:45:23C'est une excellente idée.
00:45:24Vraiment.
00:45:25Alors attends.
00:45:26Tu n'as pas d'indice, hein ?
00:45:27Tu ne te donnes pas d'indice ?
00:45:28Je te dirais juste si tu brûles
00:45:30ou si tu es refroidie.
00:45:37Tu peux te mettre sous le rocher ?
00:45:39Ah oui.
00:45:42Ça a l'air d'être ça, hein ?
00:45:43Je crois que c'est ça.
00:45:54Je vous remercie.
00:46:26Bonjour, on est beau chez vous, très calme.
00:46:29Oui, on est choisi pour ça.
00:46:31Oui, sur vos chemises ONF, Office National des Forêts, vous n'êtes pas à proprement parler les gendarmes de la
00:46:39forêt.
00:46:40Il y a des gendarmes qui patrouillent à cheval.
00:46:43Notre premier rôle, c'est quand même d'aller au contact des gens.
00:46:47Des gens pensent à tort que la forêt, bon, elle est à tout le monde, c'est vrai, mais il
00:46:51y a...
00:46:51Que tout est permis.
00:46:52Voilà, il y a quand même des petites règles, un minimum de règles à respecter.
00:46:56Quelle zone vous couvrez exactement ?
00:47:00Sur le massif de Fontainebleau, les gorges de Franchard, ici à Premont, ça fait 22 000, un peu plus de
00:47:0822 000 hectares.
00:47:0822 000 ! Ah, il y a des grands marcheurs, là, alors !
00:47:11En fait, le massif de Fontainebleau, c'est la deuxième plus grosse forêt de Manial de France, après la forêt
00:47:16d'Orléans.
00:47:16Quel type d'infraction vous pouvez constater sur le terrain ?
00:47:19Par exemple, des VTT qui vont prendre des sentiers qui sont réservés aux piétons, puis ça peut être des gens
00:47:25qui font un feu.
00:47:26Ah, et ça, c'est interdit de camper en forêt de Fontainebleau ?
00:47:28C'est interdit de... C'est pas interdit de camper, il y a des endroits qui sont réservés, il y
00:47:33a des biouacs.
00:47:34On a le droit de mettre la tente, mais en aucun cas, on a le droit de faire un feu
00:47:37en forêt de Manial.
00:47:38Merci beaucoup, messieurs !
00:47:40Je vous en prie !
00:47:41Au revoir !
00:47:41Bonne balade !
00:47:42Bonne balade !
00:47:51Tu pouvais pas trouver meilleur endroit pour poser ton chevalet, cette arme est magnifique !
00:47:56Ah oui, il est surprenant !
00:47:57Ça lui donne un aspect un peu arbre-serpent.
00:48:00On a presque l'impression de voir un corps en haut, avec plusieurs bras.
00:48:05Il me fait penser cet arbre à une femme qui serait comme une sirène, qui serait posée sur un rocher.
00:48:10J'essaye de comprendre la vie, en fait, quand j'observe les arbres.
00:48:16Même si on démarre dans la vie avec des difficultés, on peut toujours arriver à s'enraciner quelque part, et
00:48:24puis à devenir un bel arbre.
00:48:28Qu'est-ce que j'aimerais savoir faire ça ?
00:48:31Je pourrais rester des heures, là, avec toi.
00:48:47Avec plus de 17 millions de visiteurs par an, Fontainebleau est l'un des sites les plus visités d'Île
00:48:52-de-France.
00:48:54Et de tous les usagers de la forêt, randonneurs, vététistes ou cavaliers, l'une des tribus les plus importantes est
00:48:59celle des grimpeurs.
00:49:01Dans le massif, près de 20 000 blocs de grès sont répertoriés et font le bonheur des adeptes de l
00:49:05'escalade sur bloc de tous niveaux.
00:49:19C'est un site complètement exceptionnel.
00:49:21C'est-à-dire qu'il y a des grimpeurs qui viennent de l'étranger, non seulement pour grimper à
00:49:26Fontainebleau, mais certains pour grimper à un bloc qui est parmi les plus réputés au monde.
00:49:32C'est un site majeur. Il y a les blocs les plus difficiles, enfin parmi les plus difficiles de la
00:49:37planète ici.
00:49:38C'est vraiment un massif formidable.
00:49:44Au niveau de mon doigt, si tu peux me mettre les pieds un peu plus. Oui, là, là, oui.
00:49:48Oui, c'est bon. Oui.
00:49:50T'es bien paré en dessous des fesses.
00:49:57Voilà.
00:49:58Je vais te montrer un nouveau bloc que j'ai brossé au printemps dernier.
00:50:04La ligne est quand même assez chouette.
00:50:07Un bloc, c'est quelque chose d'informe, un petit peu comme un sculpteur qui prendrait un rocher, mais le
00:50:12rocher, vu par le sculpteur, il a déjà des formes.
00:50:14Donc quand on découvre une voie, on voit la forme, on voit s'il y a des prises, qu'on
00:50:18pourra tenir, pas tenir.
00:50:20Et puis après, il y a le plaisir, quelque part, d'être le premier.
00:50:23Et donc moi-même, j'ai tracé des circuits avec des flèches pour l'offrir aux autres.
00:50:47Les sportifs ne sont pas les seuls à venir découvrir chaque jour les multiples trésors de la forêt de Fontainebleau.
00:50:53Le massif est aussi le rendez-vous de nombreux passionnés.
00:50:57François y organise régulièrement des sorties botaniques.
00:51:01Alors du côté sable et rocher, c'est toujours beaucoup plus monotone comme paysage végétal.
00:51:07Tiens, vous voyez ces petites blanches là qui dépassent tout.
00:51:11Ah ben là, c'est ce qu'on appelle la reine des prés.
00:51:14La reine des prés, on la voit très bien, voilà, vous voyez ces petites fleurs avec un peu rosé quand
00:51:18elles sont en bouton.
00:51:19Elle n'est pas très abondante là, mais elle a la gentillesse d'être présente.
00:51:32Ah, voilà la compagnie qu'on avait déjà vue tout à l'heure.
00:51:36Et je vois, regardez, venez voir, voilà, est-ce que ça vous dit quelque chose ?
00:51:45C'est la fameuse céphalante et rouge.
00:51:48C'est une orchidée.
00:51:49On va regarder ça de plus près.
00:51:50On va voir.
00:51:52Regardez, mettez-vous bien de face.
00:51:54Vous avez donc deux sépales.
00:51:57Un troisième sépale en haut.
00:51:58Deux pétales qui sont en dessous là.
00:52:00Et ce label là, vous voyez, qui vient vers nous et qui tire un peu la langue.
00:52:03On trouve une trentaine d'espèces d'orchidées à Fontainebleau.
00:52:06Chacun a son fleuron.
00:52:08Pour moi, c'est la plus intéressante, la plus belle des fleurs de Fontainebleau.
00:52:13Personnellement, je suis comblé parce qu'en plus, c'est une couleur que j'aime beaucoup.
00:52:16Et puis je trouve qu'il est magnifique.
00:52:26Le bout des ronces, on dirait qu'ils ont été coupés.
00:52:29Par qui d'après vous ?
00:52:30Par les insectes ?
00:52:31Non.
00:52:32Pour nous ?
00:52:33C'est dur ça les enfants.
00:52:35Ça ne peut pas être un insecte.
00:52:36Ce sont les cerfs, les biches, les chevrailles qui mangent en fait le bout des branches qui est tout tendre.
00:52:43Ils aiment beaucoup.
00:52:44Là ça peut être un cercle ou plus grand.
00:52:45Tous les enfants que je vois passer au centre d'initiation à la forêt, même les plus turbulents, deviennent attentifs.
00:52:51Et on essaye de les sensibiliser à la protection de l'environnement, au respect de la nature, à la découverte
00:52:58des animaux, différentes essences, découvrir les différentes plantes.
00:53:03Alors le sanglier, pour se nettoyer, il cherche un trou où il y a de la boue, on appelle ça
00:53:08une souille.
00:53:09Il se roule dedans, c'est comme son savon, après il faut une serviette pour s'essuyer.
00:53:13Donc qu'est-ce qu'il fait ?
00:53:14Eh bien il se froide contre l'arbre.
00:53:17C'est la souris !
00:53:18C'est la souris !
00:53:23Chaque année, ce sont plus de 7000 enfants qui sont accueillis dans le centre d'initiation à la forêt de
00:53:28Fontainebleau.
00:53:30Une façon ludique et pédagogique de venir découvrir la faune et la flore du massif.
00:53:34Donc en fait, ces forêts, elles sont publiques.
00:53:37On peut venir se promener, on peut venir faire du vélo, on peut venir faire de la course d'orientation.
00:53:42Est-ce que ça veut dire pour autant qu'on a le droit de faire n'importe quoi ?
00:53:45Non.
00:53:46C'est comme sur la route, vous avez le droit de prendre n'importe quelle route.
00:53:49Par contre, il y a des règles et on les trouve dans le code de la route.
00:53:53Eh bien en forêt, c'est pareil.
00:53:54Il y a ce qu'on appelle le code forestier qui nous indique en fait ce qu'on a le
00:53:57droit de faire et de ne pas faire en forêt.
00:54:01La sensibilisation, je veux dire, à la nature, c'est quelque chose de très important.
00:54:06Moi, je pense que si on éduque bien une génération, c'est toute la société qui en profite.
00:54:18Bonjour.
00:54:19Bonjour Sophie, bienvenue.
00:54:21Merci, je suis fascinée par ce petit cocon là.
00:54:23Oui, c'est joli.
00:54:24C'est ici que je vais passer la nuit ?
00:54:26Voilà, c'est dans la Kusma Home.
00:54:27Alors ça, je m'attendais à une cabane perchée dans un arbre.
00:54:31Pas du tout, c'est un autre concept.
00:54:33C'est vraiment un petit cocon.
00:54:34C'est ça, c'est la forme cocon qui épouse l'arbre.
00:54:38J'aime beaucoup, c'est super original.
00:54:41Merci.
00:54:43On entre dans le ventre de la bête.
00:54:53Alors voilà.
00:54:55Alors, c'est comment ce petit cocon à l'intérieur ?
00:54:59Ah ouais, c'est très original, dis donc.
00:55:02Alors, comment on fait là ? On baisse la trappe ?
00:55:03On referme la trappe.
00:55:05D'accord.
00:55:05Et voilà, là, on est chez soi.
00:55:07Voilà.
00:55:08Et on a accès à la petite douche.
00:55:10Ouais, les toilettes.
00:55:11OVC, un petit coin pour cuisiner, le petit lavabo.
00:55:16Tous les espaces a vraiment été optimisé.
00:55:18C'est vraiment.
00:55:18La petite table.
00:55:19Ce que je trouve super, c'est que l'arbre est toujours au milieu et il a l'air d
00:55:22'aller très bien.
00:55:23Oui, oui, oui, il se porte bien.
00:55:24Voilà, il fait ses petites pousses.
00:55:25C'est le signe qu'il n'est pas du tout traumatisé et qu'il supporte bien la construction.
00:55:30Et en plus, il y a même une petite théâtre.
00:55:31Oui.
00:55:33Sur laquelle on peut prendre les petits déjeuners le matin qui sont montés dans un petit panier sur la poudre.
00:55:39C'est génial.
00:55:40Comment tu t'es retrouvée ici alors ? Tu étais urbaine plutôt avant ?
00:55:44Oui, j'ai quitté Paris pour venir ici.
00:55:47C'est une reconversion totale.
00:55:49Donc, besoin de changement, les enfants, besoin de retrouver un cadre proche de la nature.
00:55:55Donc, voilà, je suis arrivée ici et puis j'ai développé ce projet pour des gîtes insolites dans la forêt.
00:56:03Tu étais d'ailleurs une des premières à être gîtes insolites dans la région Île-de-France.
00:56:08Voilà, c'est ça.
00:56:08C'est un nouveau label qui a labellisé cette cabane perchée comme première cabane insolite en Île-de-France.
00:56:17Et est-ce que d'autres cocons vont pousser dans les arbres là autour ?
00:56:22Je ne crois pas.
00:56:23Je pense que si un autre projet voit le jour, ce sera encore différent.
00:56:28Une roulotte ou un projet encore différent.
00:56:31C'est bien de changer.
00:56:32Écoute, c'est super.
00:56:33Écoute, je vais être très bien ici, moi.
00:56:34Oui, oui, oui.
00:56:35Je vais prendre possession de ma chambre.
00:56:37Voilà, à hauteur d'oiseau.
00:56:42Deppes, c'est super.
00:56:48C'est super.
00:57:52Où j'ai vu un sable très très pur
00:57:53Vous utilisez le sable de Fontainebleau ?
00:57:55Oui, c'est le sable de Fontainebleau
00:57:56Il est très pur, c'est vraiment une silice
00:57:58C'est une des plus pures du monde
00:58:01Qui dit silice pure
00:58:02Dit pas d'impureté
00:58:05Dans la silice, ça donne un vert plus transparent
00:58:07C'est les impuretés qui vont donner des couleurs parasites au vert
00:58:10En fait, souvent dans la silice, il y a de l'oxyde de fer
00:58:12Et c'est l'oxyde de fer qui va donner la couleur verte au vert
00:58:24Est-ce qu'il y a eu une tradition verrière particulière
00:58:28Ici en Ile-de-France ou pas ?
00:58:29Il y a eu des cristalleries à Clichy, à Sèvres
00:58:32Mais ça fait longtemps qu'elles se sont arrêtées
00:58:35C'est plutôt dans l'est de la France
00:58:36Qu'il faut chercher une vraie tradition verrière
00:58:38Qui se perpétue aujourd'hui
00:58:39Et pourquoi alors s'être installé ici, en pleine campagne ?
00:58:42Vous êtes dans un site bucolique absolument charmant
00:58:45Parce que c'est un site bucolique absolument charmant
00:58:48C'est ma grand-mère qui a fondé cette verrie
00:58:52Ma mère qui l'a gérée
00:58:54Et moi j'arrive là depuis deux ans et demi
00:58:57Ici
00:59:19Est-ce qu'on peut parler d'un style choisi ?
00:59:22Il y a un style choisi, oui
00:59:23Un style dans la coloration
00:59:25Nous on utilise des poudres de couleur
00:59:28Donc ça, les poudres qu'on voit là
00:59:29C'est du vert qui est teinté dans la masse
00:59:31Et qui est ensuite broyé
00:59:32Donc ça, ça permet de varier les décors
00:59:35Et avec ça, oui
00:59:36Nous on a développé une manière de poser les couleurs
00:59:39Et de les étirer
00:59:40Qui fait notre originalité
00:59:58Alors, lequel je prends ?
01:00:01J'hésite
01:00:03Je vous laisse maintenant traverser la planète
01:00:05Et rejoindre Nicolas Millet
01:00:08Notre réalisateur voyageur
01:00:10Poursuit sa route sur l'île de Cuba
01:00:12Nicolas franchit actuellement les terres du centre de l'île
01:00:16A la rencontre des forces vives de la nation
01:00:19C'est donc aujourd'hui le troisième épisode
01:00:20De notre route mythique
01:00:22On se retrouve tout à l'heure à Joinville-le-Pont
01:00:24Et j'espère que vous aimez l'aviron
01:00:31J'ai séjourné quelques jours à la Havane
01:00:33Retenu par les charmes de cette capitale
01:00:35Patiné par l'histoire et gorgé de vitalité
01:00:38Grâce au peintre Salvador
01:00:40Je me suis imprégné des résonances de cette culture africaine
01:00:43Qui a profondément plongé ses racines dans l'île de Cuba
01:00:47Avec Perfecto Romero
01:00:49J'ai évoqué la triste utilisation des icônes révolutionnaires
01:00:54Mais surtout
01:00:55J'ai mesuré à quel point la nouvelle génération
01:00:57Avait soif de bouleversements
01:00:59Pour rattraper le train de la modernité
01:01:07Je poursuis ma route vers les provinces agricoles de Sienfuegos et de Camagüey
01:01:18Sur la autopista, l'artère principale de l'île
01:01:21J'assiste à un étrange balai
01:01:23Se déplacer à Cuba n'est pas une mince affaire
01:01:26Posséder une voiture est un luxe
01:01:28Beaucoup dépendent des transports en commun
01:01:30Mais la demande dépasse l'offre
01:01:32Il ne reste qu'une solution, l'autostop
01:01:35Et pour forcer le destin
01:01:36Le pouce levé est remplacé par un éventail de pesos
01:01:40On vient ici pour ne pas aller à la gare routière
01:01:43Là-bas, il faut que tu t'inscrives sur une liste d'attente
01:01:45Et tu pars dès qu'ils ont une place
01:01:47Mais c'est très long
01:01:50Quand tu viens ici
01:01:51C'est beaucoup plus rapide
01:01:55Jusqu'à Santiago de Cuba
01:01:57Il y a environ 900 km
01:01:59Ça dépend de la voiture que tu prends
01:02:00Mais tu peux mettre entre 12 et 14 heures
01:02:20Je rejoins Sienne Fuegos
01:02:22Petite perle d'architecture placée sous l'égide de l'UNESCO
01:02:25Mais on m'a dit que la ville abritait d'autres trésors
01:02:28Et notamment l'une des plus vieilles imprimeries de l'île de Cuba
01:02:31J'ai donc pris rendez-vous avec le directeur
01:02:35En pénétrant dans ce lieu fondé en 1898
01:02:38J'ai l'impression d'entrer dans un musée vivant
01:03:05Ici, je suis comme à la maison
01:03:06D'ailleurs, quand je suis chez moi, je n'ai qu'une envie
01:03:09C'est d'arriver au travail pour m'asseoir ici
01:03:11Cette machine, c'est comme ma femme
01:03:12Même les dimanche, je voudrais venir ici et ne pas rester à la maison
01:03:15Ça fait 10 ans que je suis avec elle
01:03:17Alors je la connais bien
01:03:18Dès qu'il y a un petit bruit, je sais exactement où ça se passe
01:03:31Ici, le capital humain est très important
01:03:33Il s'est développé un véritable sens d'appartenance
01:03:37C'est comme si les ouvriers étaient propriétaires des machines
01:03:41Quand il y a un potentiel humain comme ici, il n'y a jamais de problème
01:03:44Ils vont toujours avancer
01:03:46Les employés vont toujours vaincre les obstacles
01:03:48Ils vont réparer 1, 2, 3, 4, 100 fois sans aucun problème
01:03:53Oui, c'est moi seul qui la répare
01:04:00Personne d'autre ne sait le faire
01:04:01Je suis celui qui répare les pièces dans l'atelier
01:04:04Quand elle tombe en panne, on vient me chercher à la maison
01:04:07Parce que je suis le seul à travailler sur cette machine
01:04:15Ici, la créativité sur laquelle on compte ne serait pas pareil
01:04:18Si de nouvelles technologies arrivaient
01:04:20Bien sûr que ce serait bien
01:04:22Nous serions beaucoup plus productifs que maintenant
01:04:24C'est logique
01:04:25Mais le capital humain va s'abrutir
01:04:28Il n'y aura plus toute cette ingéniosité
01:04:30Et cette créativité que nous avons aujourd'hui
01:04:50Avec les nouvelles technologies, on travaille moins
01:04:52Et donc, il y a moins d'emplois
01:04:54Ce n'est pas le but du socialisme
01:04:56Notre objectif, c'est de maintenir les emplois
01:04:58Et que tous les travailleurs puissent chaque jour
01:05:00Amener quelque chose chez eux
01:05:01Son gagne-pain quotidien, sa nourriture
01:05:07Assurer des emplois à tous, tout simplement
01:05:10Maxime communiste, mais aussi simple vérité
01:05:13Je repense à l'Europe
01:05:14Où tellement d'ateliers se sont vidés
01:05:16Laissant les machines seules
01:05:18Avec quelques intendants
01:05:35Je continue ma route comme dans un retour vers le futur
01:05:39Passant des vieilles linotypes
01:05:40A la carcasse magistrale d'une centrale nucléaire
01:05:43Bienvenue à Cuba
01:05:46Dans son histoire, Cuba a toujours été une pionnière
01:05:49Dans l'utilisation des nouvelles technologies
01:05:51Elle n'a pas pu résister à la tentation du nucléaire
01:05:55Les vigiles qui me surprennent me demandent de retourner sur ma bonne route
01:05:59Mais l'un d'eux a besoin d'être amené chez lui
01:06:01A quelques kilomètres
01:06:02Dans la ciudad nuclear
01:06:03La ville nucléaire
01:06:06La cité a été construite au début des années 80
01:06:08Pour les techniciens russes et cubains du chantier
01:06:11C'était la période fastueuse
01:06:13Pendant laquelle l'île bénéficiait de l'aide de l'Union soviétique
01:06:16Mais la chute de l'Empire balaye le programme de coopération
01:06:18Et les murs de la centrale commencent à s'effriter
01:06:23C'est l'unique construction de ce genre à Cuba
01:06:25C'est la seule de cette ampleur
01:06:28On a dû se spécialiser
01:06:30Moi je suis parti trois mois en Union soviétique
01:06:32Pour une formation sur le dispositif interne du réacteur
01:06:36Mais avant que l'oeuvre ne soit achevée
01:06:38Ils ont arrêté le projet
01:06:41Ici c'était la première centrale
01:06:42Et il devait y en avoir deux autres
01:06:45A Pinard del Rio
01:06:46Et à Holguin
01:06:47C'était ça le projet du gouvernement
01:06:51Après ce qui s'est passé à Tchernobyl et à Fukushima
01:06:54Vous êtes content que ce réacteur soit hors service ?
01:06:58Je ne suis pas d'accord
01:06:59Peut-être que là-bas il y a eu une mauvaise intendance
01:07:02Je ne sais pas ce qui a pu s'y passer
01:07:04Et il n'est pas obligatoire que cela arrive ici aussi
01:07:07Avec nos méthodes nous avions une très bonne qualité de travail
01:07:10Et une bonne préparation
01:07:11Je pense qu'ici il ne se serait jamais passé ce qui est arrivé là-bas
01:07:17Elle a été conservée pendant pas mal de temps
01:07:20Mais pour moi je crois que c'est la fin
01:07:22C'est comme ça
01:07:26Mais maintenant elle fait partie de l'histoire
01:07:28Elle est un souvenir pour les Cubains
01:07:33Dans les années 80
01:07:34Accéder à l'énergie nucléaire était un droit revendiqué
01:07:37Sur la scène internationale
01:07:39Pour Cuba c'est un échec
01:07:42Mais qui sait
01:07:42Peut-être que l'île se tournera vers des énergies plus écologiques
01:07:45Dans un avenir proche
01:07:47Mais ce sont là les pensées d'un voyageur
01:07:49Qui s'abandonnent à la route
01:08:18Qui s'abandonnent à la route
01:08:20Qui s'abandonnent à la route
01:08:31Qui s'abandonnent à la route
01:08:50la crie de caballos raciales.
01:09:22A Cuba, il y a une vraie tradition de l'élevage ?
01:09:27Oui, oui, il y a cette tradition d'élevage de chevaux à Cuba.
01:09:31Mais comme les haras de chevaux appartiennent essentiellement à l'Etat,
01:09:34il y a très peu d'éleveurs particuliers, car les démarches sont très compliquées.
01:09:40Et puis il faut aussi avoir beaucoup de terre, car les chevaux mangent énormément.
01:09:43C'est pour cette raison que la plus grande partie des fermiers élève des vaches.
01:09:53Il y a beaucoup de gens qui ont des chevaux.
01:09:55Ils n'en ont généralement qu'un.
01:09:58Ils l'utilisent pour se rendre à leur travail.
01:10:01Mais il y en a d'autres pour qui c'est un vrai moyen de subsistance.
01:10:05Ils ont des charrettes dans les villages.
01:10:09C'est un moyen de transport assez courant.
01:10:11Mais des haras privés comme les miens, il y en a très peu.
01:10:20On a la plus grandee.
01:10:23On a la plus grandee.
01:10:32C'est un moyen d'avoir travaillé pour tout vous heartbreaking.
01:10:37Mais ce n'est vraiment pas que vous empêche de faire.
01:10:37Mais de tous les miens.
01:10:37C'est en drier.
01:10:37On a la plus grandee.
01:10:56Comparé aux citadins, je travaille plus et surtout beaucoup plus longtemps.
01:11:02Ici, nous n'avons pas d'horaire.
01:11:05Moi, je me lève à 5h du matin et parfois, à 11h du soir, je suis encore en train de
01:11:10m'occuper de ma ferme.
01:11:14On ne travaille pas à l'heure et c'est très éprouvant.
01:11:21Ce n'est pas du lundi au vendredi.
01:11:23Non, non, c'est de lundi à lundi.
01:11:27Tous les mois, tous les ans, c'est toute la vie.
01:11:31Il n'y a pas de jour de repos, je n'ai pas de vacances.
01:11:34Car ce qu'on obtient dépend de notre travail.
01:11:36Et les animaux, si on ne s'occupe pas d'eux, ils ne mangent pas, ils ne se reproduisent pas.
01:11:41Ils dépendent entièrement de nous.
01:11:46C'est pareil, vous savez, pour les cultures, les clôtures, les enclos.
01:11:53Il faut travailler dur tous les jours.
01:11:55Il faut travailler tous les jours.
01:12:24Sous-titrage MFP.
01:12:54Sous-titrage MFP.
01:12:57C'est un temps où Cuba était le premier exportateur mondial de sucre.
01:13:00Aujourd'hui, elle a été détrônée par le Brésil.
01:13:04Mais les champs de cannes sont toujours la principale culture agricole de l'île.
01:13:10Ce travail ne se fait pas toute l'année.
01:13:14La récolte ne se fait que sur 3 ou 4 mois.
01:13:19Là, nous arrivons à la fin.
01:13:21Au début, nous travaillons la journée entière sans nous arrêter.
01:13:25Mais maintenant, c'est presque la fin.
01:13:27Donc la récolte se fait plus doucement.
01:13:31Chaque mois, je peux gagner autour de 45 euros.
01:13:34Mais il arrive aussi qu'en 15 jours, je puisse gagner jusqu'à 30 euros.
01:13:38Ici, il y a des coupeurs plus expérimentés que moi et qui gagnent bien plus que moi.
01:13:55Ah oui, bien sûr, il y a les machines.
01:13:58Mais le problème, c'est aussi qu'il y a des zones où il y a beaucoup de pierres.
01:14:03Et d'autres avec beaucoup de reliefs où la machine n'arrive pas à couper.
01:14:09Dans ces cas-là, c'est nous qui coupons la canne.
01:14:12Mais oui, nous savons que si le progrès continue de cette façon,
01:14:17il y aura un moment où nous n'aurons plus la possibilité de faire ce travail.
01:14:52La canne à sucre devait apporter la prospérité.
01:14:56En 1970, Fidel Castro décrète l'effort décisif.
01:15:00Toute la population est mise à contribution pour atteindre l'objectif record des 10 millions de tonnes récoltées.
01:15:07Malheureusement, la ferveur du parti n'a pas suffi.
01:15:10Le quota n'est pas atteint.
01:15:17Cet échec plonge l'île dans une grande désillusion.
01:15:20Les cristaux de sucre ne permettront pas à la République communiste d'atteindre l'effirmement de la richesse.
01:15:34Depuis, Cuba cherche toujours à relancer son économie exsangue.
01:15:39Mais ça, c'est une autre histoire.
01:15:40C'est une autre histoire.
01:16:15C'est une autre histoire.
01:16:23C'est une autre histoire.
01:16:30C'est une autre histoire.
01:16:38Il faut de la voix quand même pour donner les instructions.
01:16:40Ça va ?
01:16:41Ça va, bien.
01:16:42Sympa comme tout.
01:16:43En plus, météo idéale pour faire de l'aviron là, ici.
01:16:46Là, idéal, oui.
01:16:47Il y a du monde sur l'eau.
01:16:49Beaucoup.
01:16:50C'est pour ça qu'il faut être vigilant parce qu'il y a beaucoup de monde.
01:16:52Mais bon, pour la pratique de notre sport, c'est les conditions idéales.
01:16:57Je vois marquer Aviron de Joinville sur la façade de ce bâtiment.
01:17:02C'est un club qui est ancien, là, ici ?
01:17:04Oui, il fait partie des clubs les plus anciens.
01:17:06Il y a eu une fusion en 1993 de deux entités, la Marne et l'aviron de Joinville.
01:17:11Donc, aujourd'hui, on s'appelle l'aviron Marne et Joinville.
01:17:20Ici, c'est vraiment le berceau de l'aviron.
01:17:22Là, sur 5 kilomètres, il y a 7 clubs qui sont sur les bords de Marne.
01:17:26Le plus ancien, c'est le club de l'île Fanac, 1876.
01:17:30C'est historique.
01:17:31Les gens venaient passer leur week-end sur la Marne pour faire du canotage.
01:17:35Donc, ils venaient ramer, ils venaient promener leur dame sur la Marne.
01:17:38C'est parfait.
01:17:39Aujourd'hui, on est plus axé sur la compétition, l'accès à la compétition et à la pratique.
01:17:45Alors, voilà quelqu'un qui pratique en solo.
01:17:47Le skiff, oui.
01:17:48En skiff, c'est ça ?
01:17:50Ce qui me paraît difficile, c'est qu'il ne voit pas ce qui se passe derrière lui.
01:17:53C'est la particularité de l'aviron.
01:17:55C'est quand on se déplace, on ne voit pas où on va.
01:17:57Quand on voit passer un bateau, souvent, les gens nous disent que ça a l'air facile.
01:18:01Mais par contre, c'est bien plus complexe qu'on ne l'imagine.
01:18:08Sophie, là, c'est typiquement un skiff.
01:18:10C'est le bateau le plus instable de la flotte.
01:18:13Là, si je te mets dedans aujourd'hui, tu fais 2 mètres et tu te retournes.
01:18:16Du coup, il y a toute une coordination pour ne pas se taper les genoux dans les pelles.
01:18:21Là, il y a un ordre à bien respecter.
01:18:23C'est ce qui va aussi nous permettre de faire l'équilibre.
01:18:25Les dernières choses, les avirons, quand on est dans l'eau, pour déplacer son bateau,
01:18:30il faut qu'on l'appelle soit comme ça, au carré.
01:18:32Mais quand il arrive derrière ici, il faut qu'il la sorte de l'eau.
01:18:35Il faut qu'il appuie et après, il faut qu'il la tourne.
01:18:39Donc, avec un petit mouvement de poignet ou l'idéal, ce sera un mouvement de doigt.
01:18:44En fait, quand tu as eu une mobilette, quand tu es à dos, c'est pratique.
01:18:47Souvent, on leur donne cette image.
01:18:49On leur dit, fais la mobilette.
01:18:51Un petit peu, la mobilette.
01:18:57Allez, Ariel !
01:18:58Allez, allez, allez, allez !
01:19:00Allez, replace les bras, replace les bras, allez, allez !
01:19:02Allez, Ariel !
01:19:03Allez, Ariel, allez, allez, allez, allez !
01:19:04Vitesse, vitesse !
01:19:06Allez, allez, allez !
01:19:07Dix, dix derniers, allez !
01:19:10On va s'arrêter, il y a une péniche qui arrive, grosse vague.
01:19:22Tu as fait de la compétition ?
01:19:23Oui, j'ai fait deux Jeux Olympiques.
01:19:25Waouh !
01:19:26Ça, c'est quelque chose que je souhaite à beaucoup de jeunes.
01:19:29Tu es rentré avec des médailles ?
01:19:30Non.
01:19:31Les médailles, je pense que c'est la cerise sur le gâteau.
01:19:34Mais après, moi, je garderai tous mes championnats du monde ou les Jeux.
01:19:39C'est les aventures humaines, en premier, et le dépassement de soi.
01:19:43C'est des valeurs qui sont belles.
01:19:45C'est l'entraide, c'est le respect de l'environnement.
01:19:48Tes valeurs-là, toi, tu veux les transmettre en jeunes aujourd'hui ?
01:19:50Oui, tous les bénévoles qu'il y a dans les clubs, c'est ces valeurs-là que les anciens nous
01:19:54ont passées.
01:19:55Et on essaye de transmettre aux plus jeunes.
01:19:57Moi, si je suis aujourd'hui ce que je suis, c'est en partie avec ce qu'on m'a
01:20:01appris à l'avion.
01:20:03Enfin, ça nous construit en tant qu'être, en tant qu'homme, c'est bien plus qu'une activité sportive.
01:20:12Ici, là, c'est les guinguettes du bord de Marne, chez Gégennes.
01:20:15Quand on veut nous situer, le club, on dit, je vois en ville, souvent, les gens ont du mal à
01:20:19situer.
01:20:19Et on leur dit, mais si, c'est les guinguettes chez Gégennes.
01:20:22Là, souvent, les gens disent, ah oui, d'accord, les fameuses guinguettes de chez Gégennes.
01:20:26C'est vrai que les guinguettes du bord de Marne sont assez célèbres, quand même.
01:20:30Voilà, mais dans le monde entier.
01:20:32Le pire, c'est que c'est vrai, en plus.
01:20:48Chez Gégennes, c'était vraiment le dernier carré des guinguettes qui ont subsisté après la guerre de 39-45.
01:20:56Donc là, c'est chez Gégennes, à Jean-Ville-le-Pont, et on voit Eugène Fadreux, le premier Gégennes.
01:21:02Là, c'est une terrasse sur le quai de la Marne, à Jean-Ville-le-Pont, avec les tables et
01:21:08les chaises typiques des guinguettes de l'époque, tout simple.
01:21:16C'est seulement en 1859, quand la ligne de la Bastille a été inaugurée, que les Parisiens sont venus sur
01:21:22les bords de Marne,
01:21:23et qu'immédiatement, les guinguettes sont arrivées, avec tout ce qui va autour, avec les constructeurs de bateaux, les loirs
01:21:30de bateaux, etc.
01:21:32On voit que la Marne est noire de monde, aussi bien sur l'eau que sur les berges.
01:21:40La première guinguette des bords de Marne s'appelait Chez Julien.
01:21:44À la grande époque, on a pu en compter plus de 200 les unes à côté des autres.
01:21:48Et après 1945, c'est retombé complètement, parce que justement, les Parisiens ont découvert la voiture.
01:21:55Et la voiture, ça leur a donné envie d'aller plus loin que les bords de Marne ou les bords
01:21:59de Seine, d'aller par la mer.
01:22:02Et donc, les guinguettes ont disparu toutes les unes après les autres.
01:22:06Depuis quelques années, grâce à l'impulsion de quelques passionnés de culture populaire, on assiste à un véritable renouveau des
01:22:12guinguettes.
01:22:28La culture des guinguettes n'a jamais cessé d'exister.
01:22:32Quand on est au bord de Marne, on subit toute cette histoire.
01:22:35Il y a tellement de traces à travers les photographes, les peintres, le cinéma.
01:22:39Les fondements de la tradition, c'est de la faire vivre, de la renouveler tout le temps.
01:22:43On constate d'ailleurs même aujourd'hui que de nombreux jeunes viennent danser.
01:22:48Et ils viennent régulièrement en plus.
01:22:51C'est comme la découverte d'un nouveau loisir pour eux.
01:23:15On reste quand même sur le thème des guinguettes.
01:23:18Il y a la friture en entrée, voire en apéro, un plat qui est typique des guinguettes.
01:23:26Les fritures, les moules frites, fricassées d'anguines.
01:23:29Sinon, oui, il y a aussi le lapin qui marche énormément.
01:23:31En plat du jour, on le passe.
01:23:32Et il y en avait déjà aussi à l'époque.
01:23:34C'est un plat qui est traditionnel.
01:23:36Et tout ça accompagné d'un petit vin blanc, bien entendu.
01:23:54Une journée comme aujourd'hui, un bon printemps, le retour des beaux jours,
01:23:58permet de s'évader un petit peu des contraintes de la vie de grande agglomération
01:24:06et de se rebaigner un petit peu plus dans l'esprit ancien, dans l'esprit de décontraction.
01:24:13Ce sont des jeunes qui sont venus comme ça sans avoir quoi que ce soit fêté de particulier,
01:24:18mais qui ont besoin de faire autre chose qu'un restaurant traditionnel ou qu'un simple pipi.
01:24:24Avec le renouveau de l'esprit guinguette, on assiste sur les bords de Marne à un véritable mélange des générations.
01:24:30Et même depuis peu, au retour du célèbre canotier d'antan.
01:24:34La guinguette fournit le décor et les gens font leur théâtre.
01:24:39Et on se sent totalement ailleurs.
01:24:41En plus, au Martin Pêcheur, on est sur une île.
01:24:43Quand on franchit le pont, on est vraiment dans un autre monde.
01:25:11Ça va ?
01:25:13Ça va ? Tout se passe bien ?
01:25:15Oui, rien.
01:25:15C'est bien.
01:25:17Salut, Fifi.
01:25:17Bonjour.
01:25:18Je t'ai gardé un verre.
01:25:20T'as cinq minutes pour boire un verre avec moi ?
01:25:22Oh bien, bien sûr.
01:25:23Santé.
01:25:24Allez, à la tienne, Sophie.
01:25:25Il y a du monde ce soir-là ?
01:25:27Ce soir, c'est vraiment une soirée exceptionnelle.
01:25:29Oui.
01:25:29Donc on a la soirée guinguette.
01:25:31On a des gens qui viennent du port de la Bastille, du port de l'Arsenal,
01:25:37qui viennent très souvent.
01:25:39Donc c'est agréable pour moi de les accueillir.
01:25:41Et c'est toujours comme ça ?
01:25:42Tous les jours.
01:25:43Tous les week-ends.
01:25:45Tous les week-ends, vendredi soir, samedi, dimanche.
01:25:47Tu sais, Fifi, j'ai fait un voyage particulier cette fois-ci.
01:25:51Eh bien, j'ai été très surprise et très agréablement surprise.
01:25:53Parce que j'ai vraiment trouvé des endroits originaux, comme chez toi.
01:25:59Je ne savais pas que ça existait encore, tu vois, des guinguettes aussi authentiques
01:26:02que chez Fifi.
01:26:03Je suis un des seuls, disons, à avoir la vraie guinguette authentique.
01:26:08Disons, les gens, ils aiment bien s'amuser, typiques.
01:26:11Ils viennent, ils prennent une friture, ils prennent une moule frite.
01:26:16C'est exceptionnel.
01:26:16Bien sûr.
01:26:17C'est vrai.
01:26:18Il y a l'Anna Pacaro.
01:26:19Il y a l'Anna Pacaro.
01:26:20Et puis, l'ambiance.
01:26:21L'ambiance typique.
01:26:22Un peu musette, j'entends.
01:26:23Ah oui, musette.
01:26:24Très musette.
01:26:25Très musette, parce que disons, moi, j'adore la danse.
01:26:28C'est vrai.
01:26:29Depuis 10 ans, chanteur, je pourrais vous chanter des chansons anciennes.
01:26:34Il faut que tu me fredonnes une chanson que tu aimes bien.
01:26:36La Mibidas.
01:26:36C'est quoi, ça ?
01:26:37Avec la Mibidas, on se quitte jamais, attendu qu'on est tous deux natifs d'Arras.
01:26:47Très vieux du Pâle-Calais, on achacole la sienne.
01:26:54Et les bras valent pour les monuments.
01:26:57Et dans les rues, on se promène.
01:27:01Ça nous fait passer le temps.
01:27:04Je crois qu'on vient un peu pour toi aussi, Fifi.
01:27:06T'es un personnage, toi, ici.
01:27:07C'est vrai que, bon, je me dis, le jour où je serai plus là, peut-être, ça va être
01:27:12différent.
01:27:13Et puis, en plus, il y a ton portrait sur la devanture.
01:27:16Chez Fifi sans Fifi, c'est plus chez Fifi.
01:27:18On ne peut pas le débaptiser.
01:27:19Ah ben non, ce n'est pas possible.
01:27:21Et tu sais quoi, Fifi ? Moi, je t'inscris sur mon carnet de balles.
01:27:23Tu m'accordes une danse.
01:27:24Ah, bien sûr.
01:27:25Promis, hein ?
01:27:27Promis.
01:27:44Promis, promis, promis, promis, promis, promis.
01:27:59J'avais promis à Sophie, avec cette merveilleuse soirée que nous avons eue entre tous,
01:28:06de lui faire une danse, alors je vais lui accorder cette danse.
01:28:11Merci Sophie, tu es encore venue.
01:28:19Merci Sophie, c'est un honneur Sophie.
01:28:33Et voilà, c'est la force de voyage, j'espère que ces échappées belles vous auront plu,
01:28:39j'espère que je vous aurais fait découvrir ou redécouvrir la région,
01:28:42Île-de-France, en tout cas pour moi c'était une vraie surprise et un vrai plaisir.
01:28:47Merci beaucoup Sophie, pour cette belle soirée,
01:28:50qui est long d'être terminée, je vous dis à bientôt et souhaite de bons voyages.
01:28:54Bye bye !
01:29:08Vas-y, vas-y, vas-y, en bas, en bas, en bas !
01:29:16Vas-y, vas-y, vas-y, vas-y, vas-y, vas-y !
01:29:29– Sous-titrage FR 2021
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