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  • il y a 10 ans
Echappées belles : Guadeloupe, îles de caractère Sacha est en Guadeloupe sur un lagon turquoise pour s'essayer au Windsurf. Elle se rendra dans les rues de ...

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00:00:00Générique
00:00:43Bon les garçons c'est parti là, et Sacha également, un petit briefing de la session d'aujourd'hui là,
00:00:49je vais vous faire un petit dessin de la zone de nav, donc on se fait les vagues au fond,
00:00:56ici les rochers, la digue,
00:00:59ici on a la zone interdite avec nos amis les oursins, donc on va se faire deux figures, on va
00:01:05tester le air jibe, et on va se faire un petit classique quand même le speed loop, ok ?
00:01:10Ouais non, on n'a pas besoin d'impression, pour toi on va dire qu'on va pas faire ni
00:01:14d'air jibe ni de speed loop, mais ce qui serait intéressant c'est que t'essayes de te faire
00:01:19des gros bords de vitesse le plus vite possible, bien calé au harnais, en te penchant un maximum en arrière,
00:01:23Bien sûr, bon bah c'est parti ?
00:01:25C'est parti !
00:01:33Bienvenue dans l'échappée belle, cette semaine nous sommes en Guadeloupe, et si je reviens vivante de cette aventure en
00:01:39planche à voile, je vous proposerai de faire une escapade dans les rues de Pointe-à-Pitre, à la découverte
00:01:44des marchés colorés.
00:01:45On ira aussi sur la mystérieuse île de la Désirade, et j'ai la chance d'être en Guadeloupe au
00:01:50moment du carnaval, un événement essentiel sur toute l'île, et on va pouvoir aller chanter, danser, au rythme des
00:01:55gros cas, les tambours guadeloupéens.
00:01:58Alors souhaitez-moi bonne chance !
00:02:26Sous-titrage Société Radio-Canada
00:02:34Sous-titrage Société Radio-Canada
00:02:35C'était cool !
00:02:36Ah c'était cool mais...
00:02:39Faites bien un peu !
00:02:40Ecoute, faut pas être trop difficile non plus, faire dans la planche à voile en Guadeloupe, c'est pas ce
00:02:45qu'il y a de pire !
00:02:46C'est déjà pas mal !
00:02:48Il manque un peu de vent quand même !
00:02:49Ça manque un peu de vent là !
00:02:51Ouais un petit peu quand même !
00:02:52Moi ça me manque un peu de biscotto plutôt !
00:02:55Sainte-Anne, c'est LE spot spécialisé pour la planche à voile en Guadeloupe ?
00:02:59Ouais je pense que ouais !
00:03:01On a tout ce qu'il faut ici, on a des vagues, on a du vent, on a un lagon,
00:03:04de l'eau bleue, du soleil de temps en temps...
00:03:06Donc bon, un besoin de plus !
00:03:08Et est-ce que vous, habitant de la Guadeloupe, vous y êtes tout le temps sur la plage ?
00:03:12On passe quand même pas de temps à la plage, que ce soit pour les sports, avec le lycée, avec
00:03:16le collège, le déjeuner en famille, tout ça...
00:03:18C'est quand même une plage vachement importante dans tous les habitants de la Guadeloupe quoi !
00:03:21Et tu t'imagines aller en métropole et vivre loin de la mer ?
00:03:25Eh bien oui ! Forcément, au bout d'un moment on a envie de boire autre chose, j'ai jamais
00:03:28vu la neige, je connais pas la montagne vraiment...
00:03:31Donc c'est le tout à découvrir aussi, du snowboard, du roller, je sais pas...
00:03:43Musique d'ambiance
00:03:44C'est peut-être là, je le mets jusqu'au fond comme ça, c'est que du sable blanc...
00:03:49Bonjour !
00:03:49Salut mon frère !
00:03:50Bonjour !
00:03:51Qu'est-ce que je peux conserver ? Un petit coco ?
00:03:54Ben oui frère !
00:03:57Pas sec, mais demi sec !
00:03:59La bonne banque elle est bonne, c'est bon !
00:04:01C'est ça le principal !
00:04:04Quand elle est jeune, elle est bonne, et quand elle vieillit, elle est meilleure !
00:04:08Et vous êtes planche à voile vous ?
00:04:10Euh non, pas du tout, par contre je suis un bon professeur !
00:04:13C'est plus facile d'expliquer que de le faire soi-même !
00:04:16Bon et là on boit comme ça à la direct ?
00:04:17Ah ouais, voilà de la coco !
00:04:19Ben oui ma chérie, j'ai pas de paille malheureusement !
00:04:24Alors c'est bon ?
00:04:25Ça fait du bien après la planche !
00:04:27Merci !
00:04:28Salut frère !
00:04:29Au revoir coco !
00:04:30Bonne après-midi !
00:04:31Ciao !
00:04:31Merci beaucoup !
00:04:32Bye !
00:04:34Salut !
00:04:35Salut !
00:04:35Mouchaillon !
00:04:37Salut !
00:04:38Salut !
00:04:38Salut !
00:04:44Les plages de Guadeloupe sont une véritable scène où l'on aime se montrer sous son jour le plus beau.
00:04:50De temps en temps, la plage se transforme même en un véritable podium sur lequel viennent défiler les filles les
00:04:55plus jolies.
00:04:59Aujourd'hui, les prétendantes participent à un casting photo pour un magazine de mode.
00:05:04Les organisateurs sont restés discrets sur le lieu du rendez-vous pour limiter l'affluence, car les candidates se bousculent
00:05:11au portillon de la mode.
00:05:12Bonjour Dulcé !
00:05:14Bonjour Dulcé !
00:05:14Je vais faire quelques clichés, on va faire un petit test de photo.
00:05:19Voilà !
00:05:20Depuis 2-3 ans, il y a un réel engouement chez les filles.
00:05:23Il y a des agences prestigieuses comme Elite, Cosmopolitan et MB qui se présentent, qui viennent régulièrement recruter des filles.
00:05:31Donc on a effectivement un potentiel et les filles y croient de plus en plus, donc il y a un
00:05:35réel réel engouement.
00:05:39Ok, chance de pause !
00:05:49Ce genre de casting permet parfois de révéler de jeunes Guadeloupéennes sur la scène internationale.
00:05:54Bonsoir ! Bonsoir à tous ! Bonsoir !
00:05:57C'est ce qui est arrivé à Elodie Pradel qui vient d'être élue Miss Caraïbes devant une vingtaine de
00:06:01pays concurrents.
00:06:02On a vraiment un très beau métissage et l'équipe qui travaille au niveau de la mode en Guadeloupe est
00:06:07très très sélective.
00:06:09Donc effectivement les filles doivent être nickels.
00:06:15Il plane assurément comme un parfum de séduction dans l'air chaud de la Guadeloupe.
00:06:21Et la beauté physique, le désir de plaire valent pour les filles comme pour les garçons.
00:06:32Pour eux, c'est souvent à la tombée de la nuit que vient le moment de briller.
00:06:40Dans une résidence cossue, proche de Pointe-à-Pitre, cette bande de copains s'apprête à partir en soirée.
00:06:47Parmi eux, Wendy qui aime se faire remarquer par son style, auquel il accorde une importance toute particulière.
00:06:53Car ici, on ne badine pas avec le look.
00:06:55Donc pour ce soir, j'ai prévu une petite tenue, on va dire, un peu simple pour moi.
00:06:59Donc un petit haut de costard et un petit bas un peu, on va dire, façon déchirée.
00:07:05Et des chaussures simples.
00:07:06Donc voilà, on va filer tout ça et on va voir ce que ça donne.
00:07:10Il y a un mot qui tourne beaucoup ici, c'est le swag.
00:07:13Swag, swag, swag.
00:07:14Swag, c'est celui qui est frais, qui se sent bien, qui se met au plus stylé.
00:07:22Du swag jusqu'au bout du caleçon.
00:07:24C'est un drapeau américain.
00:07:27Voilà.
00:07:28Donc même si on doit se déshabiller, on est beau.
00:07:34Ok, yes.
00:07:42C'est pas comme en métropole ou dans les pays où il fait froid, où les gens, ils ont leur
00:07:47corps caché.
00:07:47Moi personnellement et mes amis en tout cas, ils font quand même attention, on fait du sport.
00:07:53On essaie de prendre soin de nous.
00:08:02Wendy et ses amis sont au Purple Beach, une boîte renommée sur la marina de Pointe-à-Pitre.
00:08:13L'ambiance y est très caribéenne.
00:08:15On vient là pour s'exhiber autant que pour se rincer l'œil.
00:08:23On veut quand même plaire.
00:08:24On est très sur le regard des gens.
00:08:26Donc les gens, ils en font pour qu'ils puissent avoir une bonne image.
00:08:30Donc c'est toujours bien habillé, bien pointé, pour avoir la plus belle image.
00:08:38Mais certains soirs, la frime à la mode guadeloupéenne s'aventure sur d'autres terrains.
00:08:48Comme ici, dans la poussière d'un parking et le crissement des pneus.
00:08:54Ce sont les adeptes du tuning, nombreux sur l'île, qui organisent ce genre de rassemblement.
00:09:00Avec eux, la voiture permet de véhiculer sur quatre roues un style tape à l'œil pleinement assuré.
00:09:06Le propriétaire, il a été vers un design qui est le design de la nuit.
00:09:10Ici, il a fait une question de coffre, avec un esprit boîte de nuit champagne.
00:09:15Alors on peut voir à l'intérieur du véhicule des sièges avec les petits détails de la finition carbone sur
00:09:21les dossiers.
00:09:22Voilà. Et un design, toujours un peu boîte de nuit à l'intérieur, avec des petites traces à l'intérieur
00:09:28du véhicule.
00:09:31C'est quelque chose qu'on aime. On aime le véhicule ici. On aime l'esprit un peu chaud.
00:09:37Tout ce qui est démonstration. Et c'est quelque chose qu'on dira dans le sang du Guadeloupe.
00:09:47Et cette attirance pour tout ce qui brille, les enfants y sont sensibilisés dès le plus jeune âge.
00:09:53Nul doute qu'en Guadeloupe, la relève des frimeurs est assurée.
00:10:17C'est son mari?
00:10:18Oui c'est mon mari.
00:10:19Oui, oui, oui.
00:10:23Mais il n'y a pas de soucis.
00:10:25Mais je continue.
00:10:27Attends, mais...
00:10:28Laurence, c'est normal, il y a tout le monde qui t'interpelle.
00:10:31En fait, tout le monde te connaît ici.
00:10:32Oui, oui, c'est normal.
00:10:34Ça va ?
00:10:36Ça va bien ?
00:10:39Laurence, oui.
00:10:41Très bien, très bien.
00:10:43Pourquoi vous la connaissez, Laurence ?
00:10:44Mais parce que je vis à la télé.
00:10:47C'est comme la télé-novella.
00:10:49On ne rate pas.
00:10:50Oh, je vais te dire. On ne rate pas.
00:10:52Ça, c'est très important.
00:10:53Non, mais c'est vrai.
00:10:56Maman, maman, il y a Domino qui arrive.
00:10:58Elle est vrai.
00:10:59Je suis un peu humille, là.
00:11:02Ben ouais, tu m'étonnes, ça fait plaisir.
00:11:03Ça me fait plaisir, ouais.
00:11:04Je te fais un gros bisou, parce que vraiment,
00:11:08ça fait plaisir.
00:11:09Ce qui est bien, c'est que, du coup, pour parcourir le marché,
00:11:11on avance à 1 mètre sur nous.
00:11:38C'est bien, on a marché à 150 mètres.
00:11:40Ah, merci.
00:11:41Ça va, moi, je suis venu la matinée.
00:11:42Oui.
00:11:44Aux Antilles aussi, c'est comme ça.
00:11:45Les gens connaissent tout le monde.
00:11:46On se connaît.
00:11:47Donc, il ne faut pas faire comme si, genre,
00:11:49tu es...
00:11:50Même si tu vas sur la télé, tu restes la petite fille
00:11:52ou la petite cousine ou...
00:11:54Même si ça marche pour toi,
00:11:56tu ne peux pas arriver et dire,
00:11:58on va s'innover les autres.
00:11:59Non, ça ne se fait pas chez nous.
00:12:12Là, la statue, ici, c'est...
00:12:14des lots
00:12:15et, euh...
00:12:16Quand ils ont inauguré,
00:12:18c'est un tambouillier, qu'on appelle ça, en fait.
00:12:20C'est quelqu'un qui joue pas,
00:12:22qui était très...
00:12:23Le cas, c'est le tambour,
00:12:25comme le monsieur là.
00:12:26Et lui, c'est l'abrizo.
00:12:28Et il est très, très connu ici, en fait.
00:12:30Le monsieur qui joue dans la rue, là ?
00:12:31Ah, oui, oui, oui.
00:12:38Excellent.
00:12:41Voilà, donc, mon ami danse au milieu de la rue.
00:12:50Bravo !
00:12:52Et j'ai compris que vous étiez connu ici pour la musique.
00:12:57Et même les musiciens connus en Guadeloupe,
00:12:59ils continuent à jouer dans la rue comme ça ?
00:13:01Mais la rue, c'est la force.
00:13:02C'est l'équilibre.
00:13:04C'est les vraies valeurs.
00:13:05On voit tout le monde dans la rue.
00:13:06On voit l'avocat, mais on voit aussi le clochard.
00:13:08Parce qu'il y a de la misère en Guadeloupe.
00:13:11Là, j'ai fait de la résistance culturelle.
00:13:13C'est un combat légitime, noble, spirituel.
00:13:17C'est une arme.
00:13:24Et où est-ce qu'on va, là, d'ailleurs ?
00:13:25Eh bien, là, on est sur la place de la Victoire
00:13:27et on va dans les jardins de la place.
00:13:29Ici, c'est vraiment le cœur de Pointe-à-Pitre ?
00:13:31Ah oui, là, on est en plein centre.
00:13:34Bonjour madame !
00:13:35Bonjour !
00:13:36Vous êtes belle, hein ?
00:13:37Merci !
00:13:38Merci !
00:13:41Ah, ben, on va voir Laurent.
00:13:43Donc Laurent, c'est ton partenaire à la Seine et dans la vie.
00:13:47Voilà, c'est ça.
00:13:48C'est avec lui qu'on fait Domino.
00:13:50Domino, c'est un couple mixte, en fait.
00:13:52Blanc, blanc.
00:13:53Salut !
00:13:54Salut !
00:13:54Ça va ?
00:13:55Ouais, bah oui.
00:13:56Ah, ben, je te présente Sacha.
00:13:58Enchanté !
00:13:58Enchanté !
00:13:59Allez-y, je n'y regarde pas.
00:14:01Bon, c'est bien.
00:14:03Ben, c'est pas trop tôt,
00:14:03parce que j'ai des racines qui commencent à pousser de mes pieds, là.
00:14:06Pourquoi tu dis ça ?
00:14:07Ça fait une heure et demie que je vous attends.
00:14:09Ça fait pas une heure et demie, tu exagères.
00:14:11Tu as un peu de sang-valubé, dans ton sens-là.
00:14:13Ouais, c'est ça.
00:14:14Tu peux, c'est un peu.
00:14:14Toi, tu es ici aussi, Laurent.
00:14:15Ouais, je suis ici, ouais.
00:14:17Et depuis 9 ans, déjà, on s'est rencontrés dans un couple de théâtre.
00:14:21Et puis, on a créé une série qui s'appelle Domino,
00:14:24sur l'éditance culturelle au sein d'un couple mixte,
00:14:28joué de manière très humoristique.
00:14:29Et je peux voir le sketch, du coup,
00:14:31que ça vous a inspiré, cette histoire de retard ?
00:14:34Ben, oui.
00:14:34Ah, un pro, en pleine rue.
00:14:36Juste ton, moi.
00:14:37Ah, enfin, j'ai plus...
00:14:38Ça fait une heure que je t'attends, là.
00:14:40C'est pas possible.
00:14:41Mais non, ça fait pas une heure, ça fait 50 minutes.
00:14:43Oh, là, c'est pas possible.
00:14:44Je t'avais dit 15 heures.
00:14:45Non, mais je t'ai dit les embouteillages, Laurent.
00:14:47Ouais, de toute façon, je sais pas si...
00:14:48Voilà, il y a toujours une bonne raison.
00:14:50Ben, oui, il y a toujours...
00:14:51Il y a la pluie, il y a des embouteillages, il y a grève.
00:14:54La grève, c'est sacré, Laurent.
00:14:55Non, on nous touche pas, ça.
00:14:57La grève, c'est sacré.
00:14:58Je sais pas si c'est culturel ou pas,
00:14:59mais vous, les Guadeloupéens, vous êtes tout le temps en retard.
00:15:01Tout le temps, et t'en es pas tout le temps en retard.
00:15:02Moi, si, si, si.
00:15:02Et toi aussi, la dernière fois, t'étais en retard.
00:15:04Quand ça ?
00:15:04Quand on avait rendez-vous avec mon pote, là.
00:15:07Mais faut pas t'énerver pour ça.
00:15:08De toute façon, vous, les Blancs, vous râlez tout le temps.
00:15:09Vous êtes jamais content.
00:15:10Non, on râle pas.
00:15:11Non, non, non, non, non, non.
00:15:11Mais oui, t'es jamais content.
00:15:14On arrive pas vraiment à savoir si c'est la vraie vie ou...
00:15:21Et vous sentez la société guadeloupéenne évoluer ces dernières années ?
00:15:26Quand même, un peu, ouais.
00:15:27Ouais, un petit peu, ouais, quand même.
00:15:27Par rapport, même quand j'étais jeune, ça a vachement changé, quand même.
00:15:30Les gens...
00:15:31On a plus de facilité à marcher, par exemple,
00:15:33avec un Blanc dans la rue, main dans la main,
00:15:35sans trop se faire...
00:15:36Pas insulter, mais dire, ouais, quand t'as fait Blanc, là...
00:15:39Pourquoi t'es avec un Blanc ?
00:15:41C'est vrai que, dans l'ensemble, quand même,
00:15:42la population guadeloupéenne est une population qui est tolérante,
00:15:44mais qui a peur.
00:15:46Moi, j'ai ce sentiment.
00:15:53Sous les tropiques, et à plus de 7000 km de l'Hexagone,
00:15:56Pointe-à-Pitre se veut une commune française comme les autres,
00:15:59régie par les lois de la République.
00:16:03Pourtant, la réalité sociale y est parfois différente.
00:16:06Et la vie quotidienne n'est pas toujours la même,
00:16:09que l'on soit guadeloupéen, comme Olivier,
00:16:11ou bien originaire de la métropole, comme Malika.
00:16:15Lui est ouvrier au port de commerce,
00:16:17elle, professeure d'histoire au collège.
00:16:20Tous deux ont des parcours différents
00:16:21et leur propre point de vue sur cette société.
00:16:25À 28 ans, Olivier habite encore chez ses parents à la campagne.
00:16:29Son salaire ne lui permet pas encore d'acquérir son indépendance.
00:16:33J'habite chez mes parents parce que j'envisage justement de construire ma maison.
00:16:37Donc habiter chez ses parents, ça permet de faire des économies
00:16:40pour mieux préparer les choses.
00:16:43Malika, quant à elle, vient d'obtenir sa mutation en Guadeloupe.
00:16:46Elle profite de son nouveau quotidien.
00:16:48Ben voilà, c'est ici que j'habite depuis quelques mois.
00:16:51Et c'est plutôt un cadre agréable qui change quand même de là où je viens.
00:16:58À 31 ans, elle a troqué la grisaille de la banlieue parisienne
00:17:01et ses collèges difficiles contre une vie au soleil avec vue sur les cocotiers.
00:17:15La Guadeloupe est une petite île qui propose peu de débouchés professionnels.
00:17:19Elle détient même le triste record du chômage des jeunes
00:17:22qui frappe 59% des moins de 25 ans.
00:17:27Dans un tel contexte, Olivier s'estime plutôt chanceux de partir travailler tous les matins.
00:17:33En sortant de l'école, j'ai un petit peu rameu, un peu comme tout le monde.
00:17:37J'ai essayé des petits boulots par-ci, par-là.
00:17:39Et puis par la suite, j'ai suivi des formations
00:17:41qui m'ont envoyé dans un stage au port autonome.
00:17:45La bonne chance, c'est qu'au même moment,
00:17:47ils faisaient une séance de recrutement
00:17:49pour embaucher deux agents au niveau de la conduite
00:17:52et de la maintenance des portes.
00:17:59Olivier est ce qu'on appelle un portiqueur.
00:18:01Depuis 7 ans, il travaille sur le port de commerce de Pointe-à-Pitre,
00:18:04un endroit vital pour toute l'économie de l'île.
00:18:09Ce navire, c'est l'un des plus gros ports de conteneurs
00:18:12qui arrivent sous la Guadeloupe.
00:18:13Donc on en a un comme ça par semaine
00:18:15qui fait Saint-Nazaire, Dunkerque, Guadeloupe et Martinique.
00:18:19Donc il vient pour ramener de la marchandise d'Europe.
00:18:25Le port emploie une vingtaine d'ouvriers comme Olivier
00:18:27pour charger et décharger les conteneurs.
00:18:33Ils sont les petites mains qui assurent le ravitaillement constant
00:18:36de l'île en produits étrangers.
00:18:40En général, on ne sait pas ce qui se trouve dans les conteneurs.
00:18:43Il peut y avoir du champagne, des télévisions,
00:18:46des ameublements, des pièces de voiture.
00:18:48Il peut y avoir aussi des voitures.
00:18:51Mais en général, on ne sait pas ce qu'il y a dedans.
00:18:57La Guadeloupe est totalement dépendante des importations
00:18:59en provenance de métropole.
00:19:0190% des biens consommés sur l'île proviennent de l'extérieur.
00:19:05Avec le prix du transport ainsi que les différentes taxes,
00:19:08le coût de la vie est nettement plus élevé ici que dans l'Hexagone.
00:19:15Malika n'a pas à souffrir de cette différence.
00:19:17En effet, comme tous les fonctionnaires mutés en Guadeloupe,
00:19:20son salaire est augmenté de 40%.
00:19:23C'est l'un des avantages dont elle profite,
00:19:25en plus de l'ambiance de travail dans son nouveau collège.
00:19:28Les élèves sont assez respectueux et ils ont tous l'uniforme,
00:19:31ce qui m'a changé le premier jour lorsque je suis venue ici.
00:19:35Ce qui change, là, c'est l'étendue du collège.
00:19:38On a l'impression que c'est des petites maisons, en fait,
00:19:40et ça n'a rien à voir avec un grand immeuble.
00:19:43Là, c'est vert, c'est plus étendu.
00:19:55Avec cette classe de 6e, Malika va faire cours
00:19:57sur la démocratie athénienne sous l'Antiquité.
00:20:00Et pour être citoyen à Athènes, qu'est-ce qu'il faut ?
00:20:03Et peu importe si le monde grec est bien éloigné de la Caraïbe,
00:20:06car les petits Guadeloupéens doivent apprendre la même chose
00:20:08que tous les élèves français.
00:20:10En attendant, rappelez-moi.
00:20:12Alors au niveau du programme, il n'y a aucune différence.
00:20:15On a le programme officiel qui est le même.
00:20:17Par contre, on adapte certains chapitres.
00:20:20Il y a certains points d'histoire où on insiste plus,
00:20:22par exemple l'histoire de l'esclavage.
00:20:25Il y a aussi des chapitres de géographie,
00:20:26comme ici, on est dans une zone sismique,
00:20:28donc on va insister beaucoup plus dessus.
00:20:31C'est les mêmes programmes, mais il y a une adaptation, quand même.
00:20:47Une fois achevée sa journée de travail,
00:20:50Olivier rejoint ses parents à la campagne
00:20:51pour les aider à cultiver leur jardin potager.
00:21:00Les travaux des champs apportent un complément de revenu à la famille
00:21:03et leur permettent aussi de profiter du grand air tous ensemble.
00:21:30Malika, elle, n'a pas la chance d'avoir sa famille à proximité,
00:21:32mais elle s'est trouvée un nouveau passe-temps, la peinture,
00:21:36inspirée par les paysages de l'île.
00:21:39Elle est loin de chez elle,
00:21:41mais elle éprouve tout de même quelque chose de familier.
00:21:46J'ai quand même l'impression d'être dans le même pays
00:21:48parce que c'est la même langue,
00:21:49on retrouve exactement la même chose.
00:21:52La seule différence, c'est peut-être effectivement la température
00:21:56et la luminosité, surtout.
00:22:01Il y avait toujours l'idée, l'impression d'être en France,
00:22:04mais dans une France un peu plus lointaine, on va dire,
00:22:07un peu différente.
00:22:08Ça reste toujours la France.
00:22:13Une expérience en Guadeloupe procure cette étrange sensation,
00:22:16celle d'être dépaysée dans son propre pays.
00:22:45Sous-titrage Société Radio-Canada
00:22:58La première messe, comme la seconde le dimanche,
00:23:02ce sont des espaces extrêmement fréquentés
00:23:04où la population vient communier,
00:23:08vient faire ensemble,
00:23:09vient satisfaire aux rites.
00:23:10et c'est l'occasion de voir les parents,
00:23:14de voir du monde,
00:23:15de s'assurer de la santé d'un tel ou un tel.
00:23:18Donc c'est un espace de recréation,
00:23:21j'ai envie de dire,
00:23:22de respiration de la population.
00:23:24Mais là, vous étiez là,
00:23:25aujourd'hui, vous étiez là en tant que sociologue
00:23:27pour m'accompagner,
00:23:28mais vous venez aussi à titre personnel le dimanche ?
00:23:31Eh bien, cela m'arrive.
00:23:32J'avoue que je ne satisfais pas tout à fait
00:23:34au canon de l'église,
00:23:36mais cela m'arrive d'être si de mort.
00:23:41Près de 80% des Guadeloupéens sont catholiques
00:23:45et finalement adoptent les mêmes rites.
00:23:48Il y a un beau mélange de choses
00:23:50qui proviennent d'images
00:23:51que par exemple l'esclave africain avait chez lui
00:23:54et qu'il va traduire,
00:23:56qu'il va relire, revisiter.
00:23:59Donc on va prendre ce qu'il y a à prendre
00:24:01du côté de l'église
00:24:01et on va l'adapter en fonction de ses aspirations.
00:24:11Et Mornalo, qu'est-ce que ça veut dire ?
00:24:13Le Mornalo, en réalité,
00:24:16l'appellation a été trouvée par les Français
00:24:18qui étaient sur le littoral
00:24:20et qui avaient trouvé une source
00:24:22qui coulait à flanc de colline.
00:24:23Le Morn, une colline, c'est un morne chez nous.
00:24:25Voilà.
00:24:26Et ils ont appelé l'endroit Mornalo,
00:24:28le Morn dans l'eau.
00:24:29C'est très joli pour un village.
00:24:31C'est très joli pour les Françaises ?
00:25:01La sépulture était essentiellement
00:25:02des sépultures de familles blanches.
00:25:06Puisque les esclaves étaient enterrés
00:25:08sur les habitations,
00:25:10on n'était jamais enterrés
00:25:10au niveau du cimetière.
00:25:12Et cette pierre tombale
00:25:13symbolise le premier âge
00:25:15du cimetière de Mornalo.
00:25:16Et au fur et à mesure
00:25:17de la disparition de ces familles,
00:25:20les concessions ont été réattribuées
00:25:22aux locaux, si je puis dire.
00:25:34Et je vois que les tombes
00:25:35sont souvent noir et blanc.
00:25:37Est-ce que ça a une signification particulière ?
00:25:38Le noir et le blanc
00:25:40symbolisent le deuil.
00:25:41Le blanc pour les enfants,
00:25:43le noir pour les adultes.
00:25:45En fait, chez nous,
00:25:46il y a le principe
00:25:47des doubles funérailles.
00:25:48On meurt deux fois.
00:25:49On meurt le jour de sa mort.
00:25:5240 jours après,
00:25:52il est censé partir.
00:25:53Et quand il vient ici,
00:25:55définitivement,
00:25:56tout au moins
00:25:57dans la tête des gens,
00:25:59eh bien là,
00:25:59il vient pour s'y reposer.
00:26:01Mais il n'est pas tout à fait mort.
00:26:03Il n'a fait que partir.
00:26:04D'ailleurs, dans les chansons,
00:26:06on dit un tel voyager.
00:26:09La mort, en fait,
00:26:09chez nous,
00:26:11reconstitue la communauté.
00:26:12Elle ne la fait pas disparaître.
00:26:13Elle ne l'éclate pas.
00:26:14Parce que pendant la vie,
00:26:15on chante,
00:26:17on danse,
00:26:17on joue,
00:26:19parfois.
00:26:20Et on est dans quasiment du ludique,
00:26:22même si on est en même temps
00:26:23dans le recueillement.
00:26:35...
00:26:37...
00:26:38...
00:26:44Musique
00:27:08On a commencé par vous présenter toute la partie boula guelle que l'on organise lorsqu'il y allait.
00:27:13Éveillé mortuaire.
00:27:15Boula guelle.
00:27:15Boula guelle.
00:27:17Boumbo, umbo, umbo, umbo, umbo.
00:27:19Voilà.
00:27:20Umbo, umbo, umbo, umbo.
00:27:23Parce qu'il faut savoir que les tambours étaient interdits à une époque de l'esclavage.
00:27:29Et nos ancêtres, ils ont dit, bon, ils nous empêchent de jouer, mais on va le faire avec notre voix.
00:27:33Et c'est comme ça que c'est arrivé.
00:27:35Et c'est comme ça qu'on le retrouve surtout dans les grands fonds.
00:27:37Et le nom de la compagnie ou de l'école, comment ça s'appelle ?
00:27:41Alors l'école, c'est Kamoudjaka.
00:27:43Ça veut dire quoi ?
00:27:43Le cas qui rencontre le modern jazz et qui rencontre les danses de la Caraïbe.
00:27:47Donc c'est un mélange pour vous dire que nous, nous pratiquons le gros cas.
00:27:51À fond, à fond, à fond.
00:27:53Mais cela ne nous empêche pas de nous ouvrir vers l'extérieur.
00:27:57Il faut être comme l'amandier.
00:27:59Je ne sais pas si vous avez déjà vu un très bel amandier dehors.
00:28:01Donc, il a les racines bien chouquées, bien ancrées dans le sol et il est comme ça.
00:28:07Donc, il s'ouvre.
00:28:08Donc, c'est ça l'idée de Kamoudjaka.
00:28:10Je ne sais pas si vous avez vu un très bel amandier.
00:28:50Sur l'île, la musique est auréolée d'une certaine fierté identitaire.
00:28:54Et il existe plusieurs styles typiquement guadeloupéens.
00:28:59La Big In, notamment, est un style musical très populaire qui possède même ses légendes vivantes, comme Eddie Gustave.
00:29:06La Big In, c'est comme le jazz.
00:29:09C'est une musique qui s'exprime bien, ça joue un peu à l'échelle, comme on le ressent.
00:29:12Et puis, ça permet une petite improvisation, comme dans le jazz.
00:29:15Donc, c'est très souhaitable qu'on fasse un petit truc chacun, comme ça.
00:29:18Ça fait comme un jazz en même temps.
00:29:26Après avoir écumé les clubs de jazz parisiens, ce saxophoniste est revenu dans sa Guadeloupe natale pour se consacrer à
00:29:32ses premières amours.
00:29:39« Big In », c'est un mot anglais qui vient depuis la Nouvelle-Oléans.
00:29:43Alors, les gens faisaient un genre de carnaval dans les Ouy, tous les musiciens jouaient, black, white, tout le monde
00:29:48jouait de la musique.
00:29:49Et puis, à un certain moment, les gens s'arrêtaient sous les courtois ou dans les Ouy pour former des
00:29:52petits groupes pour jouer à l'échelle individuelle comme ça, ou en groupe.
00:29:55Et chaque fois qu'il y avait quelqu'un qui avait prononcé sous l'eau, on lui disait « Big
00:29:58In », c'est-à-dire « Commencez à vous », etc.
00:30:01Et le mot « Big In » vient de là.
00:30:08Ce jazz mijoté à la sauce créole s'accompagne aussi de quelques pas de danse bien relevés.
00:30:14On se déplace, tout en gardant le rythme.
00:30:18Les hommes, vous invitez une dame. Voilà.
00:30:21Régulièrement, des académies de danseurs répètent les enchaînements très précis imposés par la tradition.
00:30:26C'est une danse qui se danse en couple.
00:30:29C'est un pas de deux. On doit avoir un pied à plat et un pied demi-pointé.
00:30:34Et ça se danse sur un rythme de deux.
00:30:36Un et deux, un et deux, comme le célèbre Zandoli Patinipat.
00:30:41Zandoli Patinipat, Zandoli Patinipat.
00:30:43Mabouyaka monté mon, mabouyaka monté mon.
00:30:46C'est zosio kapani chay.
00:30:47Voilà, et on se déplace.
00:30:49C'est comme un métronome, hein.
00:30:51On doit garder le temps. C'est un rythme à deux temps.
00:30:54On y va, on pose le pied juste là-derrière et on se tourne légèrement.
00:31:00C'est avec un mélange de sérieux et de légèreté que les Guadeloupéens entretiennent leur héritage musical.
00:31:06Le basset bouge beaucoup plus. On est pas un végil classique.
00:31:12On avance.
00:31:39Salut Philippe !
00:31:41Salut Sasha !
00:31:43Je peux monter à bord ?
00:31:44Welcome on board, bienvenue à bord !
00:31:47Waouh ! C'est la première fois que je monte sur un bateau qui a fait la route du Rhum.
00:31:51Ouais.
00:31:52Bon, je vais t'aider.
00:31:54Je vais juste plier ça gentiment, tranquillement.
00:31:59Tu te prépares en ce moment pour la prochaine route du Rhum ?
00:32:13Non, il faut pas être trop gros et pas être trop gros.
00:32:16Ah ouais, bateau de course, c'est épuré quoi à l'intérieur.
00:32:20C'est assez spartiate.
00:32:21Ouais.
00:32:22Le seul endroit où je peux me mettre debout, c'est ici, au niveau de la table à cartes.
00:32:25Ma table à cartes ici.
00:32:26Et ça là ?
00:32:26Ça c'est une couchette.
00:32:28C'est pour te retenir quand ça agite et qu'il ne faut pas tourner ?
00:32:31Ça te fait une espèce de hamac quoi.
00:32:33Exact.
00:32:33Et pour manger, t'as une petite cuisine ?
00:32:35Pour manger, on a vite fait le tour.
00:32:37Ah ouais, c'est ça.
00:32:38Il y a un petit évier avec une bouilloire pour le thé ou le café et un petit réchaud juste
00:32:44là.
00:32:44C'est combien de temps une traversée de l'Atlantique ?
00:32:46Les premiers ont fait la traversée en 18 jours.
00:32:50Moi, j'ai mis 20 jours pour pouvoir faire ma traversée.
00:32:58On fait partie.
00:33:01Tu sais barrer un petit peu, Sacha ?
00:33:04Un petit peu, mais t'as les voiliers comme ça là ?
00:33:06Si tu sais barrer un voilier à barre franche, tu...
00:33:10Moi, l'idée, c'est de passer entre la verte et la rouge qui est de l'autre côté.
00:33:16Ah là, tu me laisses barrer carrément à la sortie du port, ok.
00:33:18J'aime bien parce que tu fais vite confiance aux gens.
00:33:40Ça change d'un voilier normal, hein ?
00:33:42D'un voilier de croisière, hein, non ?
00:33:44Là, ça réagit au millimètre près, quoi.
00:33:46C'est fou comme c'est minutieux par rapport à un voilier de plaisance.
00:33:51Et d'être en solitaire, ça fait quoi, en fait ?
00:33:55Mais j'adore ça, j'ai jamais aimé d'avoir énormément d'amis autour de moi jusqu'au jour d
00:34:00'aujourd'hui, quoi.
00:34:02Donc la navigation en soliteur, c'est quelque chose que j'affectionne énormément, en fait.
00:34:06Là, ça va souffler fort, hein ?
00:34:08Pareil à virer ?
00:34:09Pareil.
00:34:10Tout doux, hein ?
00:34:11Tout doux ?
00:34:11Tout doux, hein.
00:34:13Attention, on vire.
00:34:2045 de coups, tout doux, hein.
00:34:23Ouh, ça commence à rentrer, les vagues, là.
00:34:27T'as vu les sensations ? Dès qu'il y a un peu de vent, tout de suite...
00:34:29Ah, c'est hallucinant, ça part d'un seul coup, quoi.
00:34:31Tout de suite, il accélère.
00:34:47Et t'as eu des rencontres surprenantes pendant la traversée ?
00:34:54Des baleines, des dauphins, quasiment tous les jours en Atlantique, et j'ai pu rencontrer des dauphins.
00:34:59Et aussi des oiseaux.
00:35:01Il faut pas oublier qu'on est seul sur le bateau.
00:35:03Donc lorsqu'il y a un oiseau qui arrive, qui partage ce moment, on est tout content, quoi.
00:35:08On se met à parler aux oiseaux et puis on se demande si on n'a pas de problème, quoi.
00:35:11C'est...
00:35:26Et Philippe, est-ce que pour toi, c'était une fierté de pouvoir dire qu'il y a un Guadeloupéen
00:35:32qui s'aligne sur le départ de la route du Rhum, qui termine la course ?
00:35:36Bien sûr que c'est une fierté parce que c'est une course qui arrive en Guadeloupe.
00:35:39Donc, en 2006, il n'y avait aucun Guadeloupéen, je dirais, natif natal, en sachant que, bon, il allait y
00:35:47avoir toute la population qui allait m'accueillir en tant que fils du pays, quoi.
00:35:52Et l'arrivée à la Darce de Pointe-à-Puite, là, c'est comme si c'était hier, quoi. Je
00:35:59m'en souviens encore.
00:36:01Tu vises l'arrière du machin.
00:36:03L'arrière du cargo, là.
00:36:04Du cargo, ouais.
00:36:10La Guadeloupe est un archipel qui regroupe neuf fils habités et une trentaine de petits îlets.
00:36:18Pour les rallier, le bateau est bien souvent le seul moyen de transport et l'on croise tout type d
00:36:22'embarcation dans les eaux guadeloupéennes.
00:36:34Aujourd'hui, il y a foule à l'embarcadère de Pointe-à-Pitre, car le ferry de l'express des
00:36:39îles s'apprête à larguer les amarres.
00:36:45On est remplis parce que c'est le dernier jour des vacances, donc tout le monde reprend le boulot demain,
00:36:49les études et tout, donc là, on est remplis, là.
00:36:52Et là, en plus, il pleut, donc ça n'arrange pas les choses, donc on est un peu speed, là.
00:36:55Monsieur, s'il vous plaît, vous voulez donner votre valise, s'il vous plaît ?
00:36:58Monsieur, s'il vous plaît.
00:36:59Merci.
00:37:04Cette compagnie assure la liaison avec l'île de Marie-Galante.
00:37:10Avec trois rotations quotidiennes, l'express des îles remplit quasiment un rôle de service public et transporte plus de 800
00:37:16000 passagers par an.
00:37:19Nous allons rencontrer un peu de maire dans le canal entre mon ami de Marie-Galante.
00:37:24Donc, je vous invite à rester assis tout au long du trajet.
00:37:28Nous vous souhaitons à tous un excellent voyage et nous vous disons tout à l'heure à Gambeau. Merci à
00:37:31tous.
00:37:38La majeure partie des passagers, ce sont des habitants de Marie-Galante qui se déplacent le matin pour aller travailler,
00:37:44qui retournent chez eux le soir.
00:37:47Et ils font ça pendant toute la semaine, du lundi au vendredi quasiment.
00:37:56Les passagers ont leurs petites habitudes à bord du ferry.
00:37:59Certaines places sont même réservées aux joueurs de belote, qui profitent de la petite heure de trajet pour taper le
00:38:04carton.
00:38:14Je suis retraité, donc comme je suis d'ici, je vais voir mes parents.
00:38:20Et dès que je monte sous le bateau, j'essaie d'avoir une place pour jouer.
00:38:24Elle n'est pas sans chair, il faut courir.
00:38:27À une époque, on avait des bateaux qui me mettaient deux heures, trois heures.
00:38:30C'était moins confortable et moins rapide.
00:38:35Maintenant, bon, il y a un bon roulement, disons.
00:38:39Il y a un bon roulement.
00:38:44Parmi les habitants des îles, certains peuvent s'affranchir des horaires du ferry, car ils possèdent leur propre embarcation.
00:38:51Allez, c'est parti.
00:38:54C'est le cas de Gino, un pêcheur de l'île des Saintes qui part tous les deux jours sur
00:38:58Bastère pour écouler le produit de sa pêche.
00:39:11En poisson, il y a 250 kilos environ.
00:39:15Là, on va amener le poisson pour le marchand de toit hivière.
00:39:20Il habite à toit hivière.
00:39:22La plupart de nous pêchent pas sur la Guadeloupe, parce que l'île est trop petite.
00:39:27Surtout si on a des pêches de 200, 300 kilos.
00:39:30Alors on est obligé d'aller en Guadeloupe pour amener le poisson.
00:39:40Pour Gino, faire la traversée est indispensable.
00:39:42C'est le seul moyen pour vendre d'un seul coup tout son stock de poissons.
00:39:48Et les fidèles pélicans accompagnent chacun de ces trajets.
00:39:53Merde de faim.
00:39:55Des fois, je les donne à manger quand j'en ai.
00:40:00Ils vont venir jusqu'à là.
00:40:05Je le fais souvent à l'interversée.
00:40:07Qu'est-ce que ce soit pour faire les courses pour amener le poisson.
00:40:11C'est agréable.
00:40:22Le bateau est ici un outil de travail indispensable auxiliens.
00:40:26Mais certains font une toute autre expérience de la navigation en Guadeloupe.
00:40:31Ce sont les passagers du Ponant, un yacht de croisière luxueux
00:40:35qui fait régulièrement escale dans l'archipel.
00:40:39Bienvenue à bord du Ponant, si vous voulez bien me suivre.
00:40:47Le navire accueille une soixantaine de croisiéristes dans un cadre agréable,
00:40:51avec un personnel aux petits soins.
00:40:57Pour offrir un confort maximal à ces passagers privilégiés,
00:41:00le commandant doit lui-même adapter sa navigation
00:41:02et s'applique à éviter les passages les plus houleux.
00:41:06Et par contre, après, la route, c'est sur Charleston.
00:41:09En ce moment-là, on a la lumière agitée dehors,
00:41:12voire forte dans les passages entre les îles.
00:41:15Donc là, on a des goulets d'étranglement un petit peu
00:41:17où le vent accélère.
00:41:18Et puis, on a toute la houle de l'Atlantique qui va rentrer.
00:41:20Après, on arrive toujours à trouver des endroits protégés.
00:41:23Donc on se met sous le vent des îles au moment des dîners
00:41:26ou des moments où on veut un peu de confort.
00:41:33De la plus simple à la plus luxueuse des embarcations,
00:41:36il existe bien des façons de naviguer sur les eaux de la Guadeloupe.
00:41:57Il existe bien des façons de naviguer sur les eaux de la Guadeloupe.
00:42:10Bonjour Emmanuelle.
00:42:11Pas trop chahuté.
00:42:13Il y avait des grosses vagues.
00:42:14Ça se mérite la désirade.
00:42:16Il faut désirer la désirade, c'est sûr.
00:42:33Voilà, le petit port de pêche de désirade.
00:42:36On fait une partie du port de pêche.
00:42:39C'est là, les mariaux viennent acheter le poisson.
00:42:41Les mariaux sont des marchands de Saint-François,
00:42:45de la Guadeloupe, qui viennent pour récupérer le poisson
00:42:47de désirade et pour le revendre en Guadeloupe.
00:42:56Salut. Bonjour.
00:43:02Elle est belle, celle-là. Elle fait combien de kilos ?
00:43:05La différence entre le mâle et la femelle,
00:43:08c'est la tête comme l'homme et la femme.
00:43:10Elle arrive aux têtes et puis...
00:43:14Vous êtes meilleur en poisson qu'en humain, non ?
00:43:17Il vient là ?
00:43:18Pas vraiment.
00:43:20Je tiens ça.
00:43:21Ouais, je tiens.
00:43:35Je peux voir un peu à l'intérieur des cales ?
00:43:41C'est beau. Chacun, ils ont une couleur différente, non ?
00:43:44Oui. C'est ce que j'ai déjà pêché depuis ce matin.
00:43:47Mais quand ils sont dans l'eau, ça a quelle couleur ?
00:43:49Ah ben, c'est bleu.
00:43:51C'est quand c'est mort, ça devient vert.
00:43:54Là, c'est une bonne journée ?
00:44:00Bon, on va dire oui.
00:44:16Il y a combien de personnes qui vivent à la Desirades ?
00:44:19En permanence, on a 1 700 et quelques personnes.
00:44:23Mais il y a beaucoup plus de Desirades.
00:44:25Il y a 3 ou 4 000 Desirades.
00:44:27Il y a qu'un petit tiers qui habite à Desirades.
00:44:31Ah oui, d'accord. Ils sont partout dans le monde.
00:44:33Ils sont dans le monde.
00:44:35Ça va ?
00:44:36Bonjour.
00:44:38Et le nom de Desirades, ça vient ?
00:44:40Ah, c'est à la suite du 2e voyageur Christophe Rolland.
00:44:43Donc, c'était au 15e siècle.
00:44:45Oui, très longtemps, sans voir de terre, absolument rien.
00:44:48Et Christophe Rolland aurait dit, bon, écoutez,
00:44:51si demain, on ne voit pas de terre, on va vous semer.
00:44:56Et c'était le 3 novembre.
00:44:58Un marin de Christophe Rolland s'était crié Terre Desirée,
00:45:01Terre Desirada.
00:45:02Et là, c'est devenu sa Terre Desirée.
00:45:08...
00:45:24Bonjour !
00:45:25Bonjour, bonjour !
00:45:26Bonjour, ça y a la bienvenue !
00:45:28Il a toujours fait des bateaux, avant,
00:45:30il faisait des bateaux en bois.
00:45:32Et maintenant, il fait des bateaux en plastique.
00:45:34C'est avec ces bateaux-là qu'on pêche.
00:45:35Et vous arrivez à savoir combien vous en avez fait ?
00:45:38Je n'ai pas compté, mais presque.
00:45:40On dit que la désirade, c'est lié des pêcheurs.
00:45:43Est-ce que c'est toujours vrai ou est-ce que c'est plus pour du folklore maintenant ?
00:45:4695% des gens de la désirade, ils pratiquent la pêche.
00:45:50Tous les jeunes d'ici, ils font la pêche depuis à l'âge de 20 ans, 21, 22, 23 ans,
00:45:55ils ont un bateau.
00:45:56La désirade fournie plus de 50% du poisson pêché en Guadeloupe.
00:46:00Comme les jeunes désirades sont pratiquement tous marins.
00:46:03Ils ont le cœur qui bat en fonction de la mer.
00:46:15Wow !
00:46:17C'est génial, on voit toute l'île.
00:46:20Cette plage, quand vous venez là l'après-midi, on peut même voir des riz sur le sable dans la
00:46:25mer.
00:46:26On voit qu'ils se déplacent.
00:46:29Et alors là, qu'est-ce qu'on voit comme île ?
00:46:31Quand on regarde, on voit des îles des Saintes là-bas.
00:46:34On voit la Dominique et quand il y a très très beau temps, on arrive à voir même la Martinique
00:46:38derrière.
00:46:39Ah ouais ?
00:46:39Ouais.
00:46:42Il existe en Guadeloupe plusieurs petites îles comme la désirade.
00:46:45Un peu à l'écart du monde, en marge de l'activité.
00:46:50Cette ambiance, on la retrouve aussi dans l'archipel des Saintes et notamment sur l'île de Terre de Haut.
00:46:58Un rocher de 5 kilomètres carrés sur lequel vivent moins de 2000 habitants.
00:47:06Le rythme y est ralenti et en ce dimanche matin, seules les cloches de l'église viennent troubler le calme
00:47:11des lieux.
00:47:19La messe est l'une des rares occasions pour la communauté de Terre de Haut de se retrouver ainsi rassemblée.
00:47:31Nous avons la chance d'avoir au moins, je pense, 90% de baptisés aux Saintes.
00:47:37Et nous avons tous les dimanches une participation très très importante.
00:47:43Nous sommes, paraît-il, un peu particuliers les Saintois.
00:47:47Nous vivons beaucoup entre nous, peut-être un petit peu égoïstement, peut-être.
00:47:59Cette atmosphère un peu spéciale, un artiste venu de La Rochelle en est tombé amoureux.
00:48:04Après avoir longtemps bourlingué sur les mers, Claude-Edouard a posé ses valises ici et n'en a plus bougé
00:48:10depuis 27 ans.
00:48:14L'espace était parfait pour moi.
00:48:17Cet esprit d'île, d'île fermée dans une baie aussi belle que celle-là, c'est exactement le volume
00:48:23dont j'avais besoin.
00:48:30À force d'observer les paysages et les coutumes locales, Claude s'est pris d'intérêt pour les bateaux de
00:48:35pêche abandonnés qui dégagent une certaine beauté graphique.
00:48:40Ce qui me plaît énormément dans ces bateaux, ce sont les marques du passé, les marques du travail du pêcheur,
00:48:49l'usure, l'usure des bois, des peintures.
00:48:53Ça, c'est quand même absolument fabuleux et je crois que ça transpire toute la vie des pêcheurs.
00:49:01C'est quelque chose qui compte beaucoup pour moi.
00:49:05C'est très intéressant, ça.
00:49:07Les matières sont très belles, très très belles.
00:49:15Ces matériaux délaissés, Claude va les apporter à son atelier, où il s'applique à leur insuffler une seconde vie
00:49:20sous la forme d'œuvres d'art.
00:49:28Un hommage à cette île, dont le calme et la sérénité ont plongé l'artiste dans une humeur créatrice.
00:49:39Pourtant, la tranquillité des lieux est régulièrement mise à mal.
00:49:43Chaque jour, à heure fixe, au moment où le ferry débarque son flot de visiteurs.
00:49:50Les Sintes sont classées parmi les plus belles baies du monde.
00:49:53Et chaque année, ils sont environ 200 000 touristes à venir la visiter.
00:49:58Les habitants ont dû s'adapter en développant l'industrie touristique.
00:50:05Claude n'y fait pas exception et lui aussi a ouvert son restaurant.
00:50:10Alors, la salade de lentilles sera pour qui ?
00:50:13Pour vous ?
00:50:17Quand je suis arrivé il y a 27 ans, je commençais à m'inquiéter un petit peu, parce que je
00:50:20me demandais quelle ampleur ça allait prendre.
00:50:22Et puis finalement, tout est resté raisonnable.
00:50:25Et c'est vrai qu'à la fin de la journée, quand ces touristes s'en vont, rentrent en Guadeloupe,
00:50:31nous retrouvons le calme de l'île.
00:50:33Et ça, c'est quelque chose qui était l'estimable.
00:50:38Au Sintes, c'est ainsi que vit l'île de Terre de Haut.
00:50:41Au rythme des allers-retours du ferry, elle alterne entre le calme et la frénésie.
00:50:51La mer, elle a une couleur incroyable.
00:50:53Ah oui.
00:50:53On a les deux mers qui se joignent un petit peu.
00:50:56La mer des Antilles et l'océan Atlantique.
00:50:58On va s'arrêter.
00:50:59Là, ce sera juste à côté des iguines.
00:51:11En général, quand le soleil est là, sur tout le bord de la route, il y en a tout le
00:51:16long.
00:51:16Par exemple, il y a un nouveau milieu.
00:51:19On peut s'approcher de l'île ?
00:51:20Oui, on peut se rapprocher.
00:51:21Il commence à sortir.
00:51:22On va regarder un peu là-bas.
00:51:24Il y a un autre qui sort de la tête.
00:51:26Alors, ces iguanes, c'est les animaux endémiques de désirada.
00:51:31Alors, il y a une trop grosse surveillance qui se fait dans la mesure qu'il ne faut pas que
00:51:35les iguanes qui sont en Guadeloupe arrivent ici.
00:51:37Ah oui ?
00:51:38Parce que c'est deux espèces distinctes.
00:51:41Vous croyez qu'on va en voir d'autres là ?
00:51:43Ah aussi, ils vont sortir.
00:51:45Il y en a.
00:51:46En général, ils ne sont pas sauvages.
00:51:50Ah, il y en a un là.
00:51:50Ah oui, plus le soleil.
00:51:51On va voir par exemple tout près là.
00:51:53Ah, excellent.
00:51:55C'est vraiment très, très, très rustique et très rudimentaire comme ces bêtes-là-là.
00:52:01On dirait des mini-dinosaures.
00:52:03Ah ben, c'est des dinosaures.
00:52:08Là, c'est la Guadeloupe qu'on voit.
00:52:10Là, c'est la Guadeloupe.
00:52:11C'est la Grande Terre.
00:52:12Il manque juste deux, trois baleines qui passent là.
00:52:14Ah oui, oui, oui.
00:52:15Alors, les baleines, on n'est pas dans la bonne période.
00:52:18Mais c'est un endroit où on vient voir les baleines parce qu'elles se baignent un petit peu tout
00:52:24le long là.
00:52:25On voit les iguanes à la place.
00:52:26C'est pas mal.
00:52:27Ah, on voit les iguanes, oui.
00:52:43Ça, ça permet d'alimenter la désirade en électricité.
00:52:47Oui, c'est la première centrale de désirade.
00:52:50C'est qu'on est dans un pays de cyclones.
00:52:52En fait, on a à peu près trois jours par an où on a le calme plat, où il n
00:52:56'y a pas de vent.
00:52:57C'est tout ?
00:52:58Oui, oui.
00:52:58Autrement, c'est toujours bien ventilé et ça marche en permanence.
00:53:04On avait l'appréhension quand ce projet est arrivé à son aboutissement avec des éoliennes.
00:53:10Mais quand on va avoir un cyclone, qu'est-ce qu'on va faire ?
00:53:12Parce que ça, ça ne résiste pas à un cyclone.
00:53:14Et maintenant, on a ces machines qui, dès l'approche d'un cyclone, on les baisse.
00:53:18On laisse passer le cyclone et puis ça revient.
00:53:35Le vent, le vent, il faudra nous voyer.
00:53:42Le vent, le vent, il faudra nous voyer.
00:53:50Il servira dans ce plamentarier, avec respect, on fait l'infraction.
00:54:16Vous voyez la leçon ? L'homme sans argent est un vrai corps sans âme.
00:54:22L'homme sans argent ne peut pas rigoler.
00:54:25Les chansons de marins sont chantées en général pour une occasion.
00:54:29Ah oui ?
00:54:29Vous savez, on ne chante pas comme ça, les chansons de marins.
00:54:33On chante pendant les moments de la fête, la fête de la mer, la fête des barins pécheurs.
00:54:37On chante lors d'un enterrement d'un marin.
00:54:41Mais ce n'est pas un folklore à Desirades.
00:54:43C'est une réalité parce qu'on peut très bien commencer une fête avec un grand zouk.
00:54:49Mais il est rare que quand on a bu, quand on est très gai, qu'il n'y a pas
00:54:53une chanson de marins qui revient.
00:54:55Et petit à petit, maintenant, ça se met dans les communes maritimes de la Guadeloupe et de la Martinique.
00:55:01On essaie de reprendre une tradition qui était une tradition très vivante et qui est restée intacte qu'à Desirades.
00:55:07Bon, mais vous n'en avez pas une en créole alors, là ?
00:55:09Ah oui, on va vous donner des chansons en créole.
00:55:12Alors, en général, les chansons en créole, il faut beaucoup de musique pour que ça donne toute son ampleur.
00:55:17D'accord.
00:55:18Alors là, c'est une forme de pêche qui s'appelle flambauté.
00:55:22Flambauté, c'est que le soir, quand la mer est belle, vous avez des marins qui partent avec un flambeau,
00:55:28une torche.
00:55:28Et puis, on va, quand la mer est basse, on va, et avec une fouenne, avec un pic, on essaie
00:55:37de sous-poindre les poissons quand ils sont méchants.
00:55:40Mais enfin, c'est un petit peu ça.
00:55:41Et puis, on pêche comme ça.
00:56:11Musique
00:56:23Sous-titrage Société Radio-Canada
00:56:42Une histoire douloureuse, des années de conflit. Il est parti à la rencontre de réfugiés qui cherchent une terre d
00:56:48'accueil en Indonésie.
00:56:49Et puis il prend la route de Dili, la capitale de la jeune république du Timor oriental, du Timor lesté,
00:56:55où règne une ambiance dynamique et euphorique.
00:57:01L'Indonésie est une terre d'exploration infinie. Une vie entière ne suffirait pas pour parcourir les 18 000 îles
00:57:08du plus grand archipel du monde.
00:57:12Pour cette route, j'ai décidé de m'aventurer dans le chapelet des petites îles de la Sonde.
00:57:18Ce voyage aux confins de l'Indonésie me mène de Bali à Sumba, pour une plongée dans un tourbillon de
00:57:25culture ancestrale
00:57:28et pour mieux comprendre les enjeux contemporains qui marquent cette région.
00:57:43Je m'envole vers Timor, à l'extrême-est de l'archipel.
00:57:48Je dois atterrir à Kupan, le chef-lieu de la partie indonésienne de l'île.
00:57:57L'histoire du Timor est complexe.
00:58:01En 1975, l'Indonésie envahit la partie orientale du Timor, ancienne colonie portugaise.
00:58:09Un débarquement brutal des troupes indonésiennes, suivi de 25 années d'occupations violentes et de conflits avec la guérilla,
00:58:16laisse cette partie de l'île exsangue.
00:58:18En 1999, l'Indonésie change de stratégie et accepte un référendum sur l'indépendance de la province.
00:58:28Le résultat est sans appel.
00:58:30Le Timor oriental vote massivement pour ne plus faire partie de la République indonésienne.
00:58:36Sous la pression internationale, l'Indonésie accepte le verdict.
00:58:40Mais avant de se retirer, elle sème le chaos, espérant ainsi déclencher une guerre civile qui justifierait l'annulation de
00:58:47ce vote.
00:58:48Des milices, formées de Timorais et d'Indonésiens, massacrent et terrorisent la population pro-indépendantiste.
00:58:57La situation dégénère.
00:59:00Et les Nations Unies décident d'envoyer des troupes pour rétablir la paix.
00:59:06Le 20 septembre 1999, les forces armées australiennes débarquent enfin à Dili.
00:59:29Aujourd'hui, la guerre est terminée depuis longtemps.
00:59:33Et pourtant, à la sortie de Kupang, je remarque que les bords de route sont jalonnés de construction.
00:59:40Ce sont les maisons des réfugiés nées au Timor oriental.
00:59:49Quand il y a eu le référendum, vous avez choisi quel camp ?
00:59:53On était pro-Indonésie.
00:59:56Mais pourquoi vous avez soutenu l'Indonésie ?
01:00:00Pour nous, l'Indonésie, c'est mieux.
01:00:03En plus, mes parents soutenaient l'Indonésie.
01:00:10Alors pourquoi fallait-il choisir ?
01:00:12C'était mieux pour nous de suivre l'Indonésie.
01:00:15On est venus ici parce qu'on a eu peur.
01:00:17On a eu peur à cause de cette guerre.
01:00:23Durant le conflit, 200 000 personnes se réfugient dans la partie indonésienne de l'île.
01:00:29Depuis, beaucoup sont rentrés au Timor oriental.
01:00:33Mais on estime encore à 20 000 le nombre de réfugiés qui restent en territoire indonésien.
01:00:38Ils ont ouvertement soutenu ce béhi et ne veulent pas rentrer, par peur des représailles.
01:00:45Tu sais, pour les exilés comme nous, eh bien, tu rentres dans la pauvreté.
01:00:50Rien que pour manger, c'est compliqué.
01:00:52Alors quand tu veux acheter du ciment ou même des clous, on ne peut pas les acheter.
01:00:57On était obligés d'utiliser des matériaux naturels.
01:01:00C'est comme ça.
01:01:13Triste sort pour ces exilés qui ne trouvent pas leur place sur leur île
01:01:17et doivent s'accrocher à des lopins de terre qui ne leur appartiennent pas.
01:01:33Je reprends ma route pour traverser cette île encore marquée par son histoire de violence et de conquête.
01:01:40Il me faut deux jours pour rejoindre la nouvelle frontière qui coupe le Timor en deux.
01:02:00C'est prêt. Votre visa indonésien n'est plus valable.
01:02:04Ok, s'il vous plaît.
01:02:06Merci beaucoup.
01:02:07À la prochaine fois.
01:02:09Ne revenez pas, hein.
01:02:11Non, non, non, je ne reviens pas, je ne reviens pas.
01:02:13Si tu reviens, il te faut un nouveau visa.
01:02:15Si on se revoit, eh bien, ce sera dans un autre endroit, dans un resto ou à la plage.
01:02:20Merci.
01:02:24Batugadé, poste frontière utile et paisible.
01:02:27Ce qui n'a pas toujours été le cas.
01:02:29Beaucoup de réfugiés ont transité par ce poste.
01:02:32Le tracé de cette frontière repose sur un document de 1904, datant de l'époque coloniale.
01:02:38Il a fallu plusieurs années pour que les deux pays s'accordent sur une démarcation définitive.
01:02:43Aujourd'hui, l'heure est à la coopération entre les deux nations.
01:02:46Le passage de frontières se fait facilement.
01:02:49Peut-être un peu trop même.
01:02:50Écoutez-moi bien.
01:02:52Vous pouvez rencontrer les gens, mais dans le territoire indonésien.
01:02:55Ici, c'est le Timor oriental.
01:02:57Vous savez que vous enfreignez la loi quand vous êtes ici.
01:03:02Donc je peux très bien contacter les autorités indonésiennes pour leur expliquer.
01:03:07Cette situation ne peut pas arriver.
01:03:09Alors retournez là-bas, s'il vous plaît.
01:03:12Vous attendez là-bas, à la frontière et pas ici.
01:03:15Vous avez beaucoup de problèmes de contrebande ?
01:03:21Des problèmes de contrebande.
01:03:24Vous savez, c'est un petit pays, une nouvelle nation.
01:03:28On a peut-être par jour 20 ou 25 personnes qui font du trafic.
01:03:33C'est tout.
01:03:36Mais qu'est-ce qu'ils trafiquent ?
01:03:38Oh, que des petites choses.
01:03:40Du kérosène, de l'huile.
01:03:43Que des choses de la vie du quotidien.
01:03:47Bien que, il n'y a pas longtemps de cela, à peine trois semaines, on a arrêté une personne qui
01:03:53transportait de l'héroïne.
01:03:55Mais ce n'était pas ici.
01:03:58Ça s'est passé à Dili et on l'a déjà mis en prison.
01:04:04Mais avec cet événement, on a appris que peut-être dans le futur, nous allons être confrontés à un trafic
01:04:09potentiel de drogues et de personnes.
01:04:14C'est pour ça qu'on essaie de renforcer le contrôle de cette frontière.
01:04:32Mais voilà donc au Timor-Oriental.
01:04:34Le pays fête ses 13 années d'indépendance.
01:04:37Pour la jeune nation, le défi est énorme.
01:04:41Tout est à reconstruire et à inventer.
01:04:44Il a fallu repartir de zéro, avec des ressources humaines et naturelles très limitées.
01:04:49Mais le Timor-Oriental n'est pas seul.
01:04:54Plus de 9 milliards de dollars ont été injectés par la communauté internationale pour développer ce minuscule pays.
01:05:03C'est à Dili, dans la capitale, que se joue son avenir.
01:05:11Dili attire les forces vives du pays.
01:05:13Et les entrepreneurs étrangers qui veulent prendre part à ce développement.
01:05:20Pour mieux comprendre cette transformation, j'ai rendez-vous avec David.
01:05:23Un jeune français qui a posé ses valises dans la capitale en 2009.
01:05:30On est dans le Timor Plaza, qui a été ouvert il y a 8 mois maintenant.
01:05:34Et c'est tout nouveau.
01:05:35C'est pour tout le monde.
01:05:36Pour les étrangers qui vivent ici, pour les Timorais.
01:05:39En Indonésie, on sait ça depuis des années.
01:05:41Mais ici, au Timor, c'est vraiment nouveau.
01:05:43C'est une nouvelle société qui est en train de se créer au Timor.
01:05:45C'est quelque chose de fort.
01:05:48Mais les changements qu'a connus Dili sont pour l'instant plus cosmétiques que révolutionnaires.
01:05:54Le boom économique de la capitale est dû principalement à l'exploitation pétrolière en haute mer.
01:06:01Cette manne a permis de renflouer les finances de l'Etat depuis 2006.
01:06:07Comment va être le Timor d'ici 30 ans ?
01:06:10C'est qu'il est tout doux.
01:06:11Parfois, je dis aux gens, tu vois, ça serait un bébé Singapour, le Timor, dans 30 ans.
01:06:14Et les gens rigolent.
01:06:16Il y a forcément un moment de doute.
01:06:17On est là, on est vraiment dans la période de doute.
01:06:18Les Nations Unies sont en train de terminer leur mission après plus de 12 ans dans le pays.
01:06:24Au point de vue sécurité, il n'y a aucun problème.
01:06:27Vraiment, tu peux te promener à n'importe quelle heure dans Dili, bien sûr.
01:06:29Après, c'est comme dans toutes les capitales, il y a des endroits qu'il vaut mieux éviter.
01:06:32Si la sécurité marche, s'ils arrivent à créer des emplois,
01:06:35parce que ça reste le plus grand problème pour le moment, c'est créer des emplois,
01:06:39le pays ne fera que nous...
01:06:40C'est merveilleux, tu t'assises au bout de la naissance d'un pays.
01:06:45Avec le pétrole, le gouvernement a pu multiplier par quatre son budget national
01:06:49et lancer des projets de construction, d'éducation et de santé.
01:06:54Ce pétrole lui permet d'annoncer un taux de croissance qui frise les 10% par an.
01:07:00Mais de nombreux problèmes demeurent, surtout pour la jeunesse.
01:07:03Leur taux de chômage reste élevé et les possibilités de formation sont rares.
01:07:10David me met en contact avec Eka, une jeune timoraise de 20 ans,
01:07:14qu'il a formée dans sa société de production.
01:07:24Eka est à la veille d'un événement qui va changer le cours de sa vie.
01:07:28Musique
01:07:30...
01:08:06Je me prépare à partir étudier aux Etats-Unis.
01:08:10J'ai reçu une bourse pour intégrer l'université de Hawaï.
01:08:14Je vais étudier la communication avec une spécialisation en journalisme.
01:08:19Je suis vraiment excitée et j'ai hâte d'aller là-bas.
01:08:23Bientôt j'y serai. Je peux compter les jours.
01:08:26Encore 25 jours.
01:08:33En ayant la chance de partir à l'étranger, dans une bonne université,
01:08:38je pourrai accumuler plus de savoirs qu'au Timor.
01:08:42Donc ça va être un défi pour moi d'aller étudier,
01:08:47de rencontrer des gens qui ont d'autres besoins, une autre culture.
01:08:51Et c'est bien parce que je vais apprendre beaucoup de choses qu'on ne trouve pas au Timor oriental.
01:08:56Je veux revenir et je dois revenir.
01:09:01Je me sens vraiment obligée d'aider au développement de mon pays.
01:09:09Eka fait partie de cette jeune génération qui ne veut plus penser à la guerre
01:09:12et préfère se tourner vers l'avenir.
01:09:15Mais pour son frère Graziano, âgé de 32 ans,
01:09:19la plaie n'est pas encore cicatrisée.
01:09:23Ce qui a été fait avant appartient au passé.
01:09:26Mais si c'est un crime, le pardon ne suffit pas et on doit avoir recours à la justice.
01:09:34Si tu as fait une erreur dans ton passé, tu dois faire face à ton procès.
01:09:38Et si tu es jugé coupable, tu dois être envoyé en prison.
01:09:41C'est ça le processus.
01:09:46On peut pardonner à ceux qui ont commis des crimes mineurs, des petites offenses.
01:09:51C'est autre chose.
01:09:53Mais si tu as tué des gens, ce n'est pas suffisant de les pardonner.
01:09:59Il faut qu'ils soient jugés.
01:10:03Selon moi, la volonté de ce gouvernement et des victimes pour régler ce problème
01:10:10n'est pas une priorité.
01:10:15Les gens qui ont été des victimes sont toujours des victimes.
01:10:23Depuis la fin de la guerre, deux commissions ont été créées par le Timor Oriental et l'Indonésie.
01:10:28Elles reconnaissent la responsabilité institutionnelle de l'Indonésie,
01:10:32mais en aucun cas sa culpabilité.
01:10:35Subtilité technique qui permet au véritable coupable de ne pas être jeté en prison.
01:10:40Aucun des miliciens ou des militaires ayant commis des crimes n'ont été incarcérés.
01:10:44Ce qui explique les greurs de Graziano.
01:10:47Les victimes n'ont pu confronter leur bourreau.
01:10:59Mais le temps de l'histoire appartient à chaque pays.
01:11:03Et je pense que le gouvernement timorais a sans doute raison aujourd'hui de se projeter vers son futur,
01:11:08plutôt que de vouloir absolument obtenir l'accusation des criminels du passé.
01:11:18Il y a un temps pour tout.
01:11:20Et surtout, je me demande ce que sera le Timor dans 30 ans.
01:11:24À voir.
01:11:26Pour l'instant, je dois reprendre ma route vers l'île de Sumba.
01:11:56Sous-titrage Société Radio-Canada
01:12:24Salut Katia !
01:12:26Oh, Sacha, tu as trouvé !
01:12:28Salut Patrick !
01:12:29Alors, Sacha !
01:12:31Fais attention, hein, quand tu tisses.
01:12:33Tu vois, on pente comme ça, les champs de manioc ?
01:12:35Ouais !
01:12:37Oui, oui, quelques fois, pas tout le temps, mais ça dépend de la plante.
01:12:41Alors là, vous êtes en train de faire la cueillette, le manioc ?
01:12:44Ouais, ouais.
01:12:46Mais donc, le manioc, c'est une racine ?
01:12:48Ouais, c'est une racine.
01:12:50Qui pousse...
01:12:51C'est-à-dire, ouais.
01:12:52...d'autres ces arbres, en fait, quoi.
01:12:53Ouais, ouais, d'autres ces arbres.
01:12:54Donc ça, ça vous vient plutôt des premiers habitants de l'archipel guadeloupéen ?
01:13:00Les Indiens caribes ?
01:13:01Voilà.
01:13:02Caraïbes ?
01:13:02Les Indiens caraïbes ?
01:13:03Les Indiens caraïbes.
01:13:07Ça, c'est une culture traditionnelle en Guadeloupe ?
01:13:11C'est vrai que le manioc, c'est une tradition qui commence à se perdre.
01:13:14Et donc, on ne trouve pas beaucoup de plantations de manioc.
01:13:20Jadis, ça fait partie de la culture des pauvres.
01:13:22Donc, c'était les pauvres qui...
01:13:24Les familles qui transformaient un peu de manioc de temps en temps pour se nourrir.
01:13:29Mais maintenant, on fait les cassaves, on fait tout plein de choses avec le manioc.
01:13:32Et donc, c'est devenu, si on veut, on va dire un produit de luxe, on va dire.
01:13:37C'est comme une patate, mais géante, en fait.
01:13:40Voilà, exactement.
01:13:41Et tu casses, et tu me donnes, je mets en sac.
01:13:44Mais vous, vous avez gardé ça au bout du jour.
01:13:46Voilà, alors nous, on essaie de perpétuer.
01:13:48Ma grand-mère l'a fait, ma mère l'a fait.
01:13:51Et maintenant, je reprends la relève et j'espère que mes enfants le feront aussi.
01:13:56On va à la maniocrie.
01:13:57Le cassave, pour moi, jusque-là, c'était un groupe de musique.
01:14:36Attention !
01:14:38Et voilà, on va jusque là-bas.
01:14:40Bonjour.
01:14:41Bonjour.
01:14:42Alors, c'est Germaine.
01:14:43Bonjour, Germaine.
01:14:44Bonjour, ça va ?
01:14:45Oui, ça va.
01:14:47Et cette maniocerie ici, là, c'est vous qui l'avez créée ?
01:14:50Oui, c'est moi qui l'ai créée en 84.
01:14:53Là, ici, nous ne nous contentons pas de faire uniquement la farine et puis le cassave.
01:14:59On fait tout.
01:15:00Moi, je cherche à faire tous les produits que l'on peut tirer du manioc.
01:15:05Donc, c'est fiché et lavé, on va le passer au moulin et puis ensuite, il enlève le jus.
01:15:11On met à la presse, la presse est à côté d'où.
01:15:14Oui.
01:15:14Il faut presser et après avoir pressé, on va passer au tamis et je suis en train de sécher.
01:15:22Et on sèche et on obtient la farine de manioc.
01:15:39Donc, tu fais le service, Sacha, pour moi, tu déposes sur la table ?
01:15:41Je fais le service, d'accord.
01:15:48Alors, ça, c'est les acras de manioc à la coco.
01:16:02Comment vous consommez d'habitude le manioc, vous ?
01:16:06On met de la farine, on met dans du lait, du chocolat.
01:16:13Je vous amène la suite, alors.
01:16:21C'est un gros succès, hein, Katia ?
01:16:24Ah, ben, c'est super.
01:16:25Mais là, on va commencer à servir les cassales.
01:16:28On va servir du thon en premier.
01:16:32Regarde, 100 mètres de gras, comme ça.
01:16:35Ah, ouais.
01:16:37Comme ça.
01:16:46ça c'est donc cassave avec du thon et du fromage
01:16:52si vous voulez ça
01:16:57ce qui est intéressant c'est qu'ils ont pu lier tradition et modernité
01:17:02c'est à dire faire des cassaves jambon fromage ou les saucisses
01:17:05la cassave salée on la connaissait pas
01:17:08ah bon ça fait pas partie d'une tradition
01:17:13non ça c'est juste la galette la nature et la farine mais il mangeait la farine
01:17:21beaucoup dans tout et il te disait quand on a de la farine chez soi on a à
01:17:26manger même avec un peu d'eau sucrée
01:17:39l'île de basse terre porte mal son nom car c'est l'île la plus haute des petites
01:17:42antilles il a fallu trois millions d'années d'activités volcaniques pour
01:17:47sculpter ses reliefs abruptes dont le point culminant et le volcan de la
01:17:50souffrière avec ses 1467 m
01:17:58la souffrière est le dernier volcan en activité de guadeloupe une curiosité qui
01:18:03attire de nombreux randonneurs nous sommes ici nous allons passer à travers la
01:18:07forêt des bains jaunes et puis nous allons prendre le chemin des dames pour
01:18:09arriver jusqu'au sommet à environ une heure une heure et quart
01:18:13alors nous poursuivons notre ascension direction de la souffrière il faut tout
01:18:18d'abord s'enfoncer dans la forêt tropicale qui prolifère à basse altitude au
01:18:22pied du volcan là vous avez un ananas géant donc son nom latin le glomeropit
01:18:29carnia penduliflora mais ça va être difficile à retenir penser ananas géant
01:18:41nous allons traverser la forêt tropicale humide la végétation est très
01:18:45variée c'est une végétation indigène et on constatera que la forêt va se
01:18:50rabougrir au fur et à mesure qu'on va grimper ceci sera la conséquence de l'effet
01:18:55du vent donc on va quitter les grands arbres pour arriver à une strata arbustive et
01:19:00au basset beaucoup plus modeste à l'air nous avons quitté la forêt tropicale
01:19:03derrière les flancs du volcan sont battus par des vents violents et la
01:19:10température chute brutalement
01:19:15le petit groupe avance avec difficulté la souffrière se mérite
01:19:19c'est la zone de la souffrière la plus ventée les vents peuvent atteindre les
01:19:29510 kilomètres heure alors nous sommes là face au cratère sud
01:19:36voilà le cratère sud
01:19:42dans un vacarme constant le volcan laisse échapper des fumeroles acides et fortement
01:19:47toxiques si la dernière éruption remonte à plus de 35 ans la souffrière reste un
01:19:52volcan dangereux placé sous surveillance constante par l'équipe de l'observatoire volcanologique
01:19:59c'est un volcan explosif c'est à dire que s'il rentre en éruption avec du magma il va
01:20:04rayer tout
01:20:05ce qui est le sud basse terre la basse terre baillif saint-clote toutes ces communes là risquent
01:20:09d'être rayé le seul l'avantage qu'on est c'est que on arrive à prédire les éruptions donc
01:20:15on aura le
01:20:15temps d'évacuer les gens donc sur un bilan humain il n'est pas meurtrier mais ça reste quand même
01:20:20un
01:20:20volcan très dangereux parmi ses nombreuses missions olivier doit effectuer des prélèvements
01:20:30d'eau dans une des sources qui jaillissent en contrebas sur les parois du volcan pour la rejoindre
01:20:39c'est une véritable expédition les volcanologues doivent aussi être des scientifiques tout terrain
01:20:48donc la nouvelle source alors ces sources sont intéressantes parce que c'est elle nous donne pas
01:20:54mal d'informations sur ce qui se passe en profondeur on a le magma qui dégaz les gaz vont remonter
01:20:59à
01:21:00travers des fractures ils vont se condenser dans l'eau on va pouvoir regarder sa composition au cours
01:21:05du temps et voir ce qui se passe plus en profondeur
01:21:14là il ya différents types de couleurs sur cette cascade parce qu'il ya plusieurs sources qui sortent
01:21:19donc il ya des sources plutôt férigineuses donc c'est celles qui sont orangées puis après il ya ce
01:21:24qu'on appelle les sources blanches c'est un mélange de soufre et de silice et après il ya du
01:21:28vert parce
01:21:29qu'on a des petites algues des petits micro organismes qui se développent là le long de ces sources chaudes
01:21:32donc ça nous donne ce panel de couleurs là c'est somptueux
01:21:53une fois effectué les différents prélèvements olivier retourne à l'observatoire pour analyser les échantillons
01:22:00il s'agit de traquer les signes éventuels qui pourraient annoncer une prochaine éruption
01:22:05le volcan il reste tout de même actif depuis que les fumeroles se sont acidifiés au sommet donc ça
01:22:11veut dire qu'on peut avoir potentiellement une éruption dans les mois et les années à venir
01:22:15quelque chose de vivant mais pour l'instant l'activité reste quand même assez assez restreinte
01:22:25mais l'activité volcanique de la guadeloupe n'est pas qu'une source d'inquiétude elle peut aussi être une
01:22:29source d'énergie au pied du volcan une centrale géothermique unique en france puissent dans les
01:22:37entrailles de la terre une eau à 150 degrés réchauffée par le magma
01:22:45la vapeur d'eau permet d'alimenter en électricité une ville de 35 mille habitants une énergie propre
01:22:51fournie gracieusement par le volcan
01:23:02et puis dimanche
01:23:28en ce moment c'est la période du carnaval donc toi c'est là où tu es le plus
01:23:32actif de toute l'année c'est ça ah sûr sûr sûr impliqué à plusieurs sites d'ailleurs moi je
01:23:38je fais de la musique je confectionne des décors je confectionne des mariées de géantes articulées
01:23:43je fais les jazz on va dire je suis un homme orchestrant on peut dire ça comme ça au vaste
01:23:48programme j'ai hâte de voir ça fait quand même 46 ans que j'y suis je suis en train
01:23:51de
01:23:51d'avoir officiellement 15 ans l'âge de 15 ans
01:23:57merci comment vas-tu alors patrick bonjour sacha enchanté patrick designer de génie l'un des
01:24:04meilleurs sinon je crois le meilleur de vêtements donc bon voilà
01:24:11bonjour toutes les couturières alors sandrine claudia qui monte les vêtements ça brille chaque
01:24:21année on vous commande de nouveaux déguisements je fais des croquis je fais des dizaines et des
01:24:27dizaines de croquis et les groupes choisissent ils me disent qu'ils aiment bien ça qu'ils aiment ça
01:24:33je te dis les mêmes c'est même pas un déguisement par année il y en a un minimum de
01:24:38trois parce
01:24:39qu'on a on a le dimanche gras qui est un jour assez phare à pointe à pittes c'est
01:24:43une grande
01:24:43parade nous avons le lundi soir la parade électrique il ya la parade la grande parade du
01:24:50mardi gras ça fait quand même trois costumes c'est considérablement cher alain les gens comment
01:24:57ils font pour se l'offrir vous avez des subventions ici heureusement qu'il ya quelques
01:25:01subventions qui tombe c'est une volonté régionale de pousser le carnaval et cette année je crois
01:25:07qu'on est classé troisième artistique du monde quatrième ou cinquième mondial car qu'est ce que
01:25:13vous êtes en train de faire là mademoiselle et juste derrière vous alors ce qu'il est en train
01:25:20de piquer en ce moment ce sont les yeux du masque vous avez le nez ici vous voyez et puis
01:25:27la bouche
01:25:28qui est placée un petit peu coquillement ah oui d'accord ceci c'est le masque qui va avec le
01:25:37costume que je viens de vous montrer et toutes ces pièces oui aussi finement confectionnées elles
01:25:45sont valables pour seulement quelques heures quoi une fois par an oui tout à fait c'est beaucoup de
01:25:50beaucoup d'heures de travail beaucoup je dirais même beaucoup de mois de travail pour seulement trois
01:25:55heures ou quatre heures de parade
01:26:37c'est quoi qui préfère à ton avis le public en venant voir le défilé c'est les dames les
01:26:45costumes
01:26:46les hommes c'est forcément les femmes c'est les costumes aussi c'est l'ambiance
01:26:51les orchestres on aime bien ça parce que c'est une réunion différente c'est notre spécialité on a
01:26:58masse on a le groupe acoustique et on a le groupe orchestre ça c'est un des groupes qui récolte
01:27:05tous
01:27:05les prix ah oui qui a récolté dans les années passées
01:27:26on a fait plein nous voilà c'est les masques sinon tu as toute la floppé de jeunes groupes qui
01:27:32n'ont pas
01:27:32qui sont pas assez réunis sur le soutien ok
01:28:12attention parce qu'il y'a du niveau j'ai vu en passant un peu les groupes là ouais ah
01:28:17oui oui
01:28:17les groupes font de très belles choses le carnaval c'est c'est notre défoulement total je vois ça tu
01:28:26sais c'est c'est une musique à deux temps
01:29:09en voie de loup on dit qu'il est impossible de rester perdu sur un chemin il y a toujours
01:29:14quelqu'un qui va venir vous guider vous aider vous accueillir c'est exactement ce que j'ai vécu cette
01:29:20semaine à la désirade à mornalot ou ici au carnaval à basse terre on va avancer un petit peu dans
01:29:28le défilé
01:29:28je vous dis à très bientôt pour vous être avancé
01:29:50merci

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