- il y a 10 ans
Échappées belles : Suisse, côté neige Sophie est en Suisse. Plus précisément à Zermatt une station huppée à 1600 mètres d'altitude. Nous irons dans le Cervin ...
Catégorie
📺
TVTranscription
00:11:13Voici la chambre des guides
00:11:16C'est ici qu'ils vont dormir
00:11:21J'ai de très bons souvenirs de cet endroit
00:11:24Il y a 24 ans, la première fois que j'ai quitté ma maison
00:11:27pour une ascension, je suis venu dormir ici
00:11:30et ça a été l'un des plus beaux moments de ma vie
00:11:39Nuageux, très nuageux aujourd'hui
00:11:46Et les alpinistes de passage ne pourraient pas se sentir vraiment chez eux sans un dernier geste de Richard.
00:11:57Quand on grimpe avec ce type de temps, quand vous vous rendez au refuge, la première chose que l'on
00:12:02voit, c'est le drapeau.
00:12:04Et là, on est vraiment heureux, car on sait qu'on est arrivé.
00:12:16Allez, c'est parti !
00:12:17Alors, c'est parti !
00:12:18C'est l'aventure, là, hein ?
00:12:19C'est l'aventure, on va un peu dans la forêt, il est bien neigé, alors on met les raquettes.
00:12:24Ouais, ça sera plus pratique.
00:12:28Le temps s'est amélioré.
00:12:30Ouais, il y a quand même un peu de neige, hein.
00:12:36On a bien fait de prendre les raquettes, hein ?
00:12:37Ouais.
00:13:08Là, t'es dans ton élément, hein, Daniel ?
00:13:10C'est super, moi, j'aime bien la neige, la nature, bus sur Zermatt, sur la village, c'est fantastique.
00:13:16Et puis regarde, à travers les nuages, on aperçoit même le sommet du Cervin, on est récontentés.
00:13:27Oh, mais...
00:13:29Les moutons !
00:13:29Mais il y a du monde, ici !
00:13:31Bonjour, les moutons !
00:13:32Salut, les moutons !
00:13:36Alors, on descend gentiment au village.
00:13:38Gentiment, alors, hein ?
00:13:40Attention !
00:13:43Ça te plaît bien ?
00:13:45J'adore !
00:13:46T'adores, super !
00:13:47Écoute, c'est vraiment un site magnifique, et puis on voit vraiment qu'autour des Zermatt, l'environnement est bien
00:13:51protégé.
00:13:52C'est plus beau, hein ?
00:13:53Ouais, ça veut vraiment garder l'esprit montagnard avec le chalet, et puis surtout ici, il y a plein de
00:13:59petits chalets des années 40, 50, j'aime bien.
00:14:03Ouais.
00:14:09C'est bien, hein ?
00:14:11L'avantage d'être derrière toi, c'est que je peux t'attaquer, tu peux pas riposter, tu vois ?
00:14:14Non !
00:14:18C'était trop tentant !
00:14:23Qu'est-ce que tu es beau, toi !
00:14:27Oups !
00:14:35Bienvenue au Tchervo !
00:14:36Merci !
00:14:37Écoute, c'est agréable, cette chaleur, hein ?
00:14:40Ça fait du bien !
00:14:41Et la neige dehors ?
00:14:42Exactement !
00:14:43Je vois qu'il y a des tableaux avec des scènes de chasse, c'est aussi une de tes passions
00:14:46?
00:14:47Oui, tout à fait, je suis chasseur, puis on a dit depuis le début, un peu les filles rouges de
00:14:51l'hôtel, c'est un cabane de chasse.
00:14:53Ici, on est dans un vieux chalet des années 40, c'est notre bâtiment principal,
00:14:57avec la réception, le bar, le lounge, le restaurant, et autour, on a un consprit ici, chalet, où il y
00:15:02a les chambres.
00:15:03Alors, on y va !
00:15:04Ah ben, j'ai envie de visiter, maintenant !
00:15:05J'ai tes coups d'œil !
00:15:08On peut regarder !
00:15:10Ah ! Le tableau du Saint-Bernard !
00:15:12Le tableau du Saint-Bernard !
00:15:13Le chien sauveteur, ici !
00:15:14Oui, c'est ça !
00:15:15Le restaurant, c'est un vieux salon du chalet, que les gens ont vécu !
00:15:22C'était vraiment important pour toi, de garder l'esprit montagnard ?
00:15:27On a vraiment les chambres, on a fait un peu plus contemporain, mais ici, le bâtiment principal, on a voulu
00:15:32garder ses vieux esprits.
00:15:33Moi, je trouve que c'est bien, avoir ces deux côtés, entre le banderne et puis encore un peu le
00:15:39rustique, le cosy, le...
00:15:44Ça, c'est un de notre suite.
00:15:46C'est pas une chambre d'hôtel, c'est un appartement !
00:15:49On a voulu un style sobre, pour que ça reste un peu contemporain, mais quand même, après, toutes les idées,
00:15:55des choses qui sont chaleureuses, du bois, des tissus,
00:16:00mais quand même toujours un ligne sobre, que ça ne vient pas trop kitsch, mais ça reste moderne, mais c
00:16:05'est quand même chaleureux montagnard,
00:16:06j'ai trouvé ce peu entre les deux.
00:16:10Le moment que je préfère, moi, c'est quand on passe par la cuisine.
00:16:13Il y a toujours des bons trucs à goûter dans une cuisine.
00:16:15Et j'ai l'impression que dans la tienne, c'est pas mal du tout.
00:16:18Nos spécialités dans la région, c'est toutes les viandes qui sont séchées à l'air.
00:16:22Alors, on les fait du poire, du sel, et puis on les séchent à l'époque dans les vieux greniers.
00:16:30On a une pâté terrine du sanglier, on a un salamitié, mais aussi dans la région, c'est un gornéli.
00:16:36L'air séché, tombe suisse, fromage suisse, on sert ça aussi avec les petites pâtades.
00:16:42Et tout, c'est que la viande, plein de suègle.
00:16:46Oui.
00:16:47Alors, goûte le chamois.
00:16:49Et puis, je t'ai envie d'aller au salamanger avec un joli vin de la région, non ?
00:16:55Allez, on fait ça avec plaisir.
00:16:56Tout top.
00:16:57Raphaël, tu peux finir ça ?
00:16:59Merci, Raphaël.
00:17:00C'est bien.
00:17:14Ah !
00:17:15Ah, la blanche, Cherbo.
00:17:17Cherbo.
00:17:18Avec des spécialités.
00:17:19Merci.
00:17:20Séché, du Valais.
00:17:22Parfait.
00:17:23Dans la région du talent.
00:17:25Merci, Raphaël.
00:17:26Merci.
00:17:26Hum, c'est appétissant tout ça.
00:17:29En tout cas.
00:17:29Alors, santé.
00:17:30A votre santé.
00:17:32Sophie, un grand merci pour visite.
00:17:33Mais non, mais merci.
00:17:34Salutations à la France.
00:17:35Votre santé, mesdemoiselles.
00:17:43Aux Jeux olympiques d'hiver, la Suisse a toujours fait partie des meilleures nations.
00:17:47Un enneigement exceptionnel, des pistes par centaines pour le ski alpin ou le ski de fond.
00:17:52Des champions formés pour gagner.
00:17:54En Suisse, il existe deux grandes écoles de sport-études taillées sur mesure pour former les futurs médaillés.
00:18:01Ici, à Brigue, au cœur du Valais, 150 élèves recrutés sur leurs résultats sportifs préparent l'équivalent du bac.
00:18:07J'ai prévu un nouveau texte dans Montesquieu, parce que nous avons commencé à travailler sur Montesquieu et sur les
00:18:13lettres Persane la semaine passée.
00:18:15La journée commence par des cours.
00:18:17Nadine Cherig est professeure de français.
00:18:19Elle nourrit depuis 20 ans l'esprit de ses champions.
00:18:22L'emploi du temps est organisé de la façon suivante, c'est qu'ils ont une demi-journée de cours
00:18:26et une demi-journée à disposition pour les entraînements.
00:18:29Et dès qu'il y a un entraînement qui prend plus d'une demi-journée, ils sont dispensés des cours.
00:18:37Je suis venu ici parce que je n'avais pas de possibilité de m'entraîner à côté de l'école.
00:18:41C'était assez compliqué avant parce que c'était une école normale, donc il y avait 36 heures par semaine
00:18:45d'école.
00:18:47Il fallait encore trouver un endroit pour s'entraîner.
00:18:50Et il y a tout pour s'entraîner.
00:18:52Fabien vient trois fois par semaine après les cours dans l'une des deux salles de musculation de l'école.
00:19:03J'ai un entraîné au niveau de la force, pour le ski de fond, plus spécifiquement.
00:19:09Donc les abdos, les pecs, les squats pour les cuisses, et les tractions surtout.
00:19:19Comme toute la Suisse, on est assez connus pour avoir des bons athlètes.
00:19:22Et puis, pour des bons athlètes, il faut du bon matériel.
00:19:26Juste à côté, les snowboarders ont à leur disposition une salle de gym pour travailler les figures et les sauts
00:19:32qu'ils effectueront sur la neige.
00:19:48On essaie de chercher des jeunes dans toutes les vallées ou dans la Romandie et de faire la relève de
00:19:57ces jeunes.
00:19:58Alors on essaie de les supporter, de les remotiver et progresser dans le sport.
00:20:06C'est la fin de la journée. La ville de Brigue s'assoupit.
00:20:10Demain, c'est jour de compétition.
00:20:12Yannick Serruti, 19 ans, skieur de fond, va passer sa soirée à préparer son matériel dans la salle de fartage
00:20:18de l'école.
00:20:23Chacun a son propre casier où il peut mettre un cadenas s'il a peur qu'on lui vole ses
00:20:30skis.
00:20:32Mais beaucoup les laissent traîner, en quelque sorte.
00:20:36Donc, ouais, alors on peut voir qu'on le partage avec les skieurs alpins.
00:20:41Ici, vous avez des skis de freestyle, par exemple.
00:20:45C'est tous des skis de course que je choisis par rapport aux conditions de neige.
00:20:50Là, je dirais que j'en ai une quinzaine à peu près.
00:20:54Une quinzaine de paires de skis que Yannick va bichonner pendant plusieurs heures.
00:20:58Il va les farter, c'est-à-dire leur appliquer une matière qui permettra aux skis soit d'adhérer, soit
00:21:03de mieux glisser sur la neige.
00:21:05Ici, les futurs champions sont autonomes.
00:21:08Ils patinent déjà vers le monde des skieurs professionnels.
00:21:11On vit en internat, donc on apprend à vivre en communauté avec d'autres jeunes.
00:21:16Et on n'a plus maman et papa pour nous aider tous les jours.
00:21:21On vient ici, c'est pour le sport, pour nous.
00:21:24Et à la fois, il faut quand même réussir ses études à côté.
00:21:28Car les chances d'arriver au sommet ne sont quand même pas très grandes.
00:21:36Le lendemain matin, les skieurs de fond de l'école de Brigue ont rendez-vous à Ulrichen pour une étape
00:21:41de coupe de ranc.
00:21:42Sur la neige, une quinzaine de nations, plus de 300 coureurs.
00:21:46Parmi eux, Yannick, en mitouflé sous plusieurs couches, il fait moins 20 degrés.
00:21:51Il est beaucoup plus épais, ce qu'il a mis.
00:21:55Très froid aujourd'hui, donc c'est déjà dur pour les organismes.
00:22:00La difficulté, le parcours est vraiment très exigeant ici.
00:22:03On voit des grandes montées et c'est vraiment pas facile.
00:22:07La concurrence, bien sûr, est très élevée.
00:22:12Les skieurs s'échauffent sous le regard de Nadine Tchérig, leur professeur de français.
00:22:16Elle vient encourager chaque élève au moins une fois par an.
00:22:22Ça me semble assez important de voir ce qu'ils font à côté de l'école, ce qu'ils investissent,
00:22:28ce que ça leur demande comme effort, ce que ça signifie aussi au niveau du mental,
00:22:33pour mieux comprendre parfois leur situation ensuite en cours quand ils n'arrivent plus ou quand au contraire ça se
00:22:40passerait bien.
00:22:41Et c'est parti pour Yannick, 15 kilomètres de course contre la montre, dans les traces des meilleurs skieurs européens.
00:22:58Après d'énormes efforts, Yannick termine la course 33e en 45 minutes.
00:23:04Mon objectif principal, c'est de pouvoir vivre de mon sport et de courir régulièrement en Coupe du Monde.
00:23:11Et pourquoi pas un jour participer aux Jeux Olympiques.
00:23:16Il devra faire preuve de patience et de persévérance.
00:23:19Les Jeux Olympiques sont loin.
00:23:21Ils visent ceux de 2018 en Corée du Sud.
00:23:53Je vous remercne.
00:23:54Je suis
00:24:07Salut Véronique, t'es en bonne compagnie, dis-moi !
00:24:10Bah ouais, tu vois !
00:24:11Salut, ça va bien ?
00:24:12Ouais, ça va bien, je t'attendais !
00:24:14C'est l'heure du câlin !
00:24:14Elle a droit au petit câlin en attendant qu'on aille préparer tous les autres chiens.
00:24:18Avec grand plaisir !
00:24:21Ils sont magnifiques tes chiens !
00:24:22Ce sont tous des huskies ?
00:24:24C'est tous des huskies de Sibérie !
00:24:27Assez excités, prêts à partir de travailler !
00:24:29C'est une météo pour eux !
00:24:30Parce qu'ils t'ont vu entrer avec les hordées, ils ont compris en fait !
00:24:35Le chien de tête, c'est lui !
00:24:36Salut !
00:24:36Le chien de tête, c'est le chien qu'on met tout devant, à l'attelage !
00:24:40Si les chiens de tête vont dans la bonne direction, font ce que tu dis, tout va bien, tout le
00:24:43monde va suivre !
00:24:44Et s'ils n'obéissent pas, ça va être la catastrophe, parce que tout le monde va suivre le chien
00:24:49de tête qui ne fait pas ce qu'on lui demande !
00:24:50En tout cas, ils sont très affectueux, qui a été un chien absolument fantastique pendant 10 ans !
00:24:57Maintenant, il a 12 ans, il arrive gentiment à la retraite, mais bon, super chien, super gentil, il a l
00:25:05'air !
00:25:05C'est peut-être pour mettre les harnais ?
00:25:07C'est pas chaud !
00:25:10Ok !
00:25:11Véro, pour ne pas faire une bêtise !
00:25:14Il faut que ça passe dessus !
00:25:16Viens, moi je viens !
00:25:17Viens, moi je viens !
00:25:18J'ai un petit chien !
00:25:20Tu vois, le chien, il lève la patte !
00:25:22Oui !
00:25:22Tellement il a l'habitude !
00:25:50Ok ! Ok ! Ok !
00:26:02À gauche !
00:26:06Droite ! Droite !
00:26:10Ok !
00:26:17Quand t'es avec tes chiens, en balade avec eux, c'est vraiment une sensation de liberté, de bonheur ?
00:26:25Voilà, c'est exactement ça, c'est la liberté !
00:26:29Droite !
00:26:30Avant !
00:26:31Je vais chaque année, en Suède, pour offrir aux chiens, en fait, des balades de 50 à 100 km par
00:26:37jour !
00:26:37Ça, ça doit être une expérience extraordinaire !
00:26:39Ouais ! Les Ski Sibéris sont pas des chiens de vitesse, ils sont des trotteurs de longue distance, avec de
00:26:42la résistance au froid !
00:26:44Ils sont faits pour le Nord ! Ils sont pas faits à la base pour les grands dénivelés !
00:26:49Et c'est un chien, c'est un trotteur de longue distance !
00:26:54Ok ! On reste !
00:26:56Voilà !
00:26:56C'était vraiment génial, le héros !
00:26:58Tes chiens vraiment t'obéissent au doigt et à l'œil !
00:27:00Ouais, un peu excités au départ, mais après, tu vois, dès qu'ils ont pu se défouler un peu, ils
00:27:05sont calmes, là, on va aller les caresser !
00:27:07Allez, on va viser une petite caresse de récompense !
00:27:10C'est bien, Suifi !
00:27:11C'est bien !
00:27:11C'est du bon chien !
00:27:13C'est un bon chien !
00:27:15Tiens ! Comme ça !
00:27:18Voilà !
00:27:18Et Doudou !
00:27:19Ça, c'est mamie !
00:27:20C'est ma mamie de 13 ans !
00:27:22Ouais !
00:27:22Hein, ma belle !
00:27:23On a fait plein de choses ensemble !
00:27:25Ça, c'est un petit jeune !
00:27:27Qu'est-ce qu'il fait, un bon chien de tête ?
00:27:31C'est la confiance !
00:27:32C'est le lien !
00:27:33C'est tout ce qu'on peut leur offrir !
00:27:35Et puis, eux, nous l'offrent en retour !
00:27:37T'as vraiment un attachement très très fort avec tes chiens, ça se ressent tout de suite !
00:27:42Oui !
00:27:42Qu'est-ce qu'ils t'apportent ?
00:27:43Qu'est-ce qu'ils t'apportent, ces chiens ?
00:27:45Un contact de base avec la nature, un retour à la nature que je perds dans notre société !
00:27:49Plus ça va, plus je le perds, j'ai envie de dire !
00:27:53Et eux, me rappellent tous les jours l'essentiel !
00:27:56Et ça me permet de...
00:27:59de déstresser, ça me permet de me ressourcer, ça me permet de...
00:28:02Je peux pas vivre sans les chiens !
00:28:04T'as une vie de famille, t'es maman, mais malgré tout, ta meute, c'est ta deuxième famille !
00:28:10Non, un chien reste un chien !
00:28:12Une famille, ça se gère, c'est des êtres humains, avec leurs émotions, leurs caractères...
00:28:18Les chiens, ils sont là que pour moi !
00:28:20C'est peut-être un peu égoïste, mais voilà !
00:28:23Et puis j'ai envie de dire, c'est une passion qu'on partage ensemble les chiens et moi !
00:28:35Châteaudet, au cœur du canton du Valais !
00:28:37Chaque jour, c'est le même bruit qui vient rompre le silence dans ce petit village de 3000 habitants !
00:28:48Ça nous fait le physique pour le hockey, là !
00:28:50On se comprend !
00:28:53Romain Muller, forgeron, est aussi connu pour ses coups de marteau que pour ses tirs sur la glace.
00:28:57C'est l'une des figures de l'équipe de hockey du village !
00:29:02La journée, c'est l'entreprise !
00:29:05On travaille ici, on fait du bureau, et puis après, on part en direction de la patinoire pour s'entraîner,
00:29:12et puis tous les week-ends, match !
00:29:15Et puis voilà, je passe mon temps entre l'entreprise, le hockey et les amis !
00:29:23Les amis, les coéquipiers, Romain les retrouve tous les vendredis soirs, à la tombée de la nuit, à la patinoire
00:29:29de Châteaudet.
00:29:32C'est sur cette patinoire que j'ai appris à patiner, à jouer au hockey, et puis c'est là
00:29:37que j'ai fait mes premiers pas sur la glace !
00:29:41L'équipe première de Châteaudet, c'est une bande d'amis qui joue ensemble depuis plus de dix ans.
00:29:47On a notre cher capitaine, Tupac, notre gardien, notre deuxième gardien.
00:29:58Là, on a Morier, un gars du pays.
00:30:03C'est un esprit de montagnard, on pourrait dire.
00:30:07C'est des gens qui ont toujours vécu ensemble, depuis tout petit, et puis ça se ressent sur la glace.
00:30:16Chacun travaille pour le copain.
00:30:18C'est vraiment une ambiance assez exceptionnelle.
00:30:22On fera la différence d'entrée de match, les gars !
00:30:24Et les boys !
00:30:25On se prépare dans la tête pour ça !
00:30:27A boys !
00:30:35En hockey sur glace, la Suisse se classe dans les dix meilleures nations.
00:30:39Le club de Châteaudet, qui évolue en deuxième ligue, fait partie des 272 clubs amateurs que compte le pays.
00:30:47En hockey avec du rythme, on remet la pression, boys !
00:31:02Ici, presque tout le monde a déjà chaussé des patins.
00:31:07Le hockey est très populaire en Suisse, très populaire.
00:31:12Je dirais même qu'il est peut-être plus populaire que le foot, mais ça, c'est parce que je
00:31:17fais du hockey que je dis ça.
00:31:18Il y a peut-être une culture du sport de glisse.
00:31:20On peut marquer un ski, un hockey sur glace, un bobsleigh ou des choses comme ça.
00:31:26Tous les sports de glisse d'hiver, en fait.
00:31:28C'est vraiment populaire.
00:31:37Châteaudet, c'est l'un des plus vieux clubs de Suisse.
00:31:40Créé en 1929, il a toujours voulu marquer sa différence face aux équipes venues des grandes villes.
00:31:46Nous, on n'aime pas la ville. Et ceux de la ville n'aiment pas les gars de la montagne.
00:31:50À l'époque, c'est nous qui avions les patinois.
00:31:54C'est là qu'on a joué en premier au hockey parce qu'il fallait qu'il fasse froid.
00:31:58Donc c'était souvent les stations de montagne qui avaient des patinoires, qui avaient le pouvoir dehors des clubs.
00:32:04Maintenant, c'est clair que les villes, avec leur budget, ils sont plus de monde.
00:32:07C'est clair qu'eux, ils ont un peu plus les moyens que nous.
00:32:11Un manque de moyens, sûrement.
00:32:13Ce soir-là, Romain Muller et ses coéquipiers s'inclinent finalement 5 à 4 face à leur ennemi juré venu
00:32:18de Genève.
00:32:29Sous-titrage Société Radio-Canada
00:32:32Sous-titrage Société Radio-Canada
00:32:52Sous-titrage Société Radio-Canada
00:33:07Sous-titrage Société Radio-Canada
00:33:07Sous-titrage Société Radio-Canada
00:33:18Sous-titrage Société Radio-Canada
00:33:31Sous-titrage Société Radio-Canada
00:33:45Sous-titrage Société Radio-Canada
00:33:55Sous-titrage Société Radio-Canada
00:34:03Sous-titrage Société Radio-Canada
00:34:20Sous-titrage Société Radio-Canada
00:34:38Sous-titrage Société Radio-Canada
00:34:41Sous-titrage Société Radio-Canada
00:34:48Sous-titrage Société Radio-Canada
00:34:49Sous-titrage Société Radio-Canada
00:34:49Sous-titrage Société Radio-Canada
00:34:50Sous-titrage Société Radio-Canada
00:34:55Sous-titrage Société Radio-Canada
00:34:55Sous-titrage Société Radio-Canada
00:34:58Sous-titrage Société Radio-Canada
00:34:59Sous-titrage Société Radio-Canada
00:35:00Sous-titrage Société Radio-Canada
00:35:01Sous-titrage Société Radio-Canada
00:35:02Sous-titrage Société Radio-Canada
00:35:03Sous-titrage Société Radio-Canada
00:35:04Sous-titrage Société Radio-Canada
00:35:05Sous-titrage Société Radio-Canada
00:35:14Sous-titrage Société Radio-Canada
00:35:15C'est pour la Desalpes, surtout.
00:35:18C'est l'automne, quand les troupeaux redescendent la montagne.
00:35:21C'est la transhumance, quoi.
00:35:22Voilà, et alors on met toutes les belles cloches à toutes les vaches, avec des belles fleurs.
00:35:29Avec les barbus, on va souvent dans les Desalpes, justement, puis on voit passer les troupeaux.
00:35:33Alors je dis, ah ben tiens, là, il y a une cloche à moi, regarde, ça c'est une à
00:35:36moi.
00:35:36Comment vous êtes devenu barbu, vous, Yvan ?
00:35:39Ben, je suis né avec la barbe, comme dirait un collègue.
00:35:43Non, non, ben la barbe, je ne sais pas, c'est venu petit à petit, comme ça.
00:35:47T'as aussi été à la montagne.
00:35:48Voilà, comme j'étais à la montagne.
00:35:50Souvent, c'est comme ça que ça parle.
00:35:51Après, c'est un autre collègue qui dit, non, toi, tu es une jolie barbe, viens avec nous, quoi.
00:36:01La hausse sur la montagne, les belles à vieux chalets.
00:36:08La hausse sur la montagne, les belles à vieux chalets.
00:36:18L'argent d'un cœur vaillant, la reconstruit plus beau qu'avant.
00:36:26La hausse sur la montagne, les belles à vieux chalets.
00:36:44C'est la façon du vieux chalets qui a été écrite ici, dans la maison des Colombettes.
00:36:51Où est ça ?
00:36:52Dans cette magnifique maison.
00:36:54Il y a toujours un barbu quelque part.
00:36:55Oui, on appelle ça la canne du président, on se la passe de l'un à l'autre.
00:36:59Elle date de quand exactement ?
00:37:011941, c'est la fondation de la société des barbures de la Goyerre, dans la ville de Goyerre.
00:37:05La canne, ça va bien pour les barbures, parce qu'au début, on en prend une, mais quand ça va
00:37:10moins bien, on en prendra deux.
00:37:11C'est pour ça.
00:37:12C'est pour ça.
00:37:19Moi, je porte un toast à votre gentillesse, messieurs.
00:37:22Je suis ravie de vous avoir rencontrés.
00:37:24Santé.
00:37:24Nous aussi.
00:37:25Santé.
00:37:38A quelques pas du col des Mausses, il existe un endroit bien gardé où 30 000 meules de fromage sont
00:37:44protégées des morsures de l'hiver.
00:37:46En cette saison, le fromage de Letiva se repose.
00:37:50Il vieillit ici pendant des mois.
00:37:52Christophe Magne le soigne simplement tous les cinq jours avec du sel.
00:37:56Le sel est important au niveau du fromage pour sa conservation et aussi pour éviter qu'il y ait des
00:38:04moisissures qui se développent ou d'autres problèmes de croutage.
00:38:08On le frotte avec de l'eau salée.
00:38:13Ça fait une sélection des bactéries et des moisissures.
00:38:17C'est pour ça qu'on a ces bons croutages qui sont bien brunâtres, qu'il est soigné uniquement au
00:38:24sel qui provient des salines de baie.
00:38:30Et pour trouver ces salines de baie, il faut partir vers le sud, à seulement 30 kilomètres d'ici.
00:38:37Emprunter un train et descendre sous terre en compagnie d'Alain Fiot, un ancien mineur.
00:38:44Nous sommes au cœur des montagnes.
00:38:45Il y a 200 millions d'années, ici, c'était la mer.
00:38:48Puis les Alpes se sont formées, emprisonnant en leur cœur des gisements de sel.
00:38:56On perce la roche afin de découvrir du sel, qui peut être à différentes profondeurs.
00:39:03Nous nous trouvons ici à 600 mètres d'altitude.
00:39:05Donc on va faire des forages qui vont parfois à 200 mètres sous le niveau de la mer, donc à
00:39:09pratiquement 800 mètres.
00:39:11Et de ces forages, on va décider si bu ou non, on va pouvoir les exploiter.
00:39:16Exploiter ces forages, ça signifie creuser des longues cavités dans la roche et y injecter de l'eau à très
00:39:22haute pression.
00:39:23Par la pression de cette eau douce qui descend, l'eau va remonter par un second tube.
00:39:27On peut le voir ici à côté, sous forme de saumur plus ou moins salé.
00:39:31L'eau salée est ensuite stockée dans un lac souterrain, puis remontée à la surface.
00:39:36Et traitée dans cette usine.
00:39:39Chauffée à très haute température, l'eau s'évapore, il ne reste plus que le sel.
00:39:43On considère que la qualité du sel ici est majeure, étant donné que le sel n'a jamais été touché
00:39:50à aucune influence de l'extérieur, aucune pollution maritime,
00:39:54comme c'est le cas malheureusement dans les marais salants, où on trouve des traces d'hydrocarbures et de métaux
00:39:59lourds qu'on n'a pas ici dans les mines de baie.
00:40:02Un sel pur que l'on exploite ici depuis plus de 300 ans.
00:40:05Les géologues estiment que 10 millions de tonnes de cet or blanc seraient encore emprisonnées dans la roche, au cœur
00:40:11des Alpes.
00:40:39Bon Marielle, on prend un petit thé pour se réchauffer.
00:40:41Échauffer avant d'harpenter toutes les deux les rues de Fribourg.
00:40:44Oui.
00:40:45Est-ce que c'est une journée particulière à Fribourg, n'est-ce pas ?
00:40:47C'est la Saint-Nicolas.
00:40:48En fait, on la fête à Fribourg parce que c'est le saint patron de Fribourg, des fribourgeois.
00:40:53Notre cathédrale est là à son nom, donc c'est la cathédrale de Saint-Nicolas.
00:40:57On a des reliques à lui dans notre cathédrale.
00:41:00Donc c'est une tradition religieuse au départ, la Saint-Nicolas ?
00:41:02Oui, religieuse au départ, mais maintenant c'est devenu un peu la fête traditionnelle, même si on n'est pas
00:41:06vraiment croyant.
00:41:06Même si on n'est pas croyant.
00:41:08Est-ce que tu veux que je te raconte la légende de Saint-Nicolas-Vernière ?
00:41:11S'il te plaît, oui, je veux bien.
00:41:12Alors c'est l'histoire des trois petits-enfants qui sont allés chez un boucher.
00:41:16Mais ce boucher, il les a tués, il les a hachés, il les a salés, puis il les a mis
00:41:20dans des grosses...
00:41:21Ouais, c'est un peu trash.
00:41:24Et sept ans plus tard, Saint-Nicolas est venu frapper à la porte du boucher et a ressuscité ses trois
00:41:29enfants, en fait.
00:41:30Et donc du coup, c'est le saint patron des petits-enfants aussi.
00:41:34D'accord.
00:41:35Qu'est-ce qui se passe alors pour la Saint-Nicolas ?
00:41:36Ben, il va avoir le cortège dans Fribourg à 5h.
00:41:40D'accord.
00:41:40C'est notre collège justement Saint-Michel qui organise chaque année le cortège.
00:41:44Et donc il y a le Saint-Nicolas sur son âne, il y a les pères frétards, il y a
00:41:48les portes hautes qui tiennent avec les biscoms.
00:41:50Puis c'est le Saint-Nicolas qui lance les biscoms à la foule.
00:41:53C'est des gâteaux ?
00:41:54C'est des petits pains d'épices, en fait.
00:41:56Ouais.
00:41:56Carré typique de la Saint-Nicolas.
00:41:58D'accord.
00:41:59Et puis il y a tout le monde, c'est biscoms et mandarins.
00:42:07C'est ça.
00:42:08Bonjour.
00:42:20Alors voilà ton collège, Marielle.
00:42:21Ouais, on arrive sur la place de Saint-Michel ici.
00:42:23Il y a toutes les classes qui font leur petit stand et qui vendent soit des marronchots, soit du vin
00:42:29chaud.
00:42:29Des biscuits qu'ils en font eux-mêmes et tout.
00:42:31Puis toi, tu préfères être dans le cortège de la Saint-Nicolas ?
00:42:33Ah ben oui.
00:42:34C'est plus marrant ?
00:42:34Ah non, c'est le summum là.
00:42:36Et puis quand je dis c'est moi qui fais le père frétard, ils font cela.
00:42:39C'est pas vrai, quelle chance.
00:42:43Bonjour.
00:42:55Oh yes, c'est trop bon.
00:42:57C'est toi qui as choisi le personnage, Marielle ?
00:42:59C'est toi qui as fait le tirage aux soeurs, en fait.
00:43:00Ok.
00:43:00Et donc toi, tu es heureuse d'incarner ce personnage, alors ?
00:43:03J'ai de la chance, moi.
00:43:04Pour moi, c'est un peu le personnage principal après Saint-Nicolas, bien sûr.
00:43:08Qui est où Saint-Nicolas qui est caché ?
00:43:10Ah non, on n'a pas le droit de le voir.
00:43:11Pourquoi on n'a pas le droit de le voir ?
00:43:12Parce que c'est le vrai Saint-Nicolas.
00:43:14Ah oui, d'accord.
00:43:14Il arrivera seulement quand le moment sera venu.
00:43:25C'est un peu Fernand version trash, tu sais.
00:43:43Il arrive la Saint-Nicolas, il arrive la Saint-Nicolas.
00:43:50Et après, c'est quoi ?
00:43:52Oh, dis donc, la famille Horner, vous n'êtes pas très au point sur les chansons de la Saint-Nicolas
00:43:55?
00:43:56Non, on aurait peut-être dû répéter.
00:43:58Bernard, Colette, il y a votre fille qui est dans le cortège.
00:44:00Oui, oui, c'est bon.
00:44:01Moi, je l'ai vue se préparer.
00:44:02Elle est à fond dans son personnage.
00:44:05Ça représente quoi pour vous, cette fête de la Saint-Nicolas ?
00:44:08Un rappel de l'enfance.
00:44:09Oui.
00:44:10Des souvenirs.
00:44:11Saint-Nicolas, on ne le voyait pas beaucoup.
00:44:13On nous fait croire qu'il était venu pendant la nuit.
00:44:15La veille, on préparait du foin, du sel, de l'eau.
00:44:20Puis après, le matin, il n'y avait plus.
00:44:21Ou alors, il restait un tout petit peu.
00:44:23Puis nos parents nous disaient, il est venu pendant la nuit.
00:44:25Là, on a mangé du foin.
00:44:27Le matin, on voyait, on avait dans nos petits...
00:44:29Soit nos chaussures, soit nos bonnets, on avait des petits pas, des petits cadeaux.
00:44:33Après, on a perpétué ça avec les enfants.
00:44:35Oui, les filles suivez, Marielle, dans le cortège.
00:44:38Les filles derrière.
00:44:40C'est un peu qu'ils prennent du plaisir.
00:44:42Plaisure de faire la fête, quoi.
00:44:55Sous-titrage Société Radio-Canada
00:45:23« Mes bien chers enfants ! »
00:45:28« Mes bien chers enfants ! »
00:45:42« Mes bien chers enfants ! »
00:45:44« Ce vent de foule me maintient dans forme olympique. »
00:45:57« Vous me permettez un petit conseil. »
00:46:02« Mangez sainement et préférez l'épiscome de Saint-Nicolas à ceux du Père Noël. »
00:46:31« On boit à la santé de la petite. »
00:46:33« On boit à la santé du Père Fouettard. »
00:46:45« Il y a Marielle. »
00:46:47« Tu as vu comment j'ai fait pleurer à tous les enfants ? »
00:46:50« J'ai fait pleurer cinq enfants. »
00:46:51« Je me sentis trop mal. »
00:46:54« C'était trop dur. »
00:46:55« C'était trop dur parce que quand il y a des tout petites filles qui t'overtent,
00:46:58puis qu'ils font un petit sourire comme ça,
00:46:59tu as juste envie de leur sourire aussi. »
00:47:01« C'était trop bien. »
00:47:10« C'était plus monté sur la cathédrale avec Saint-Nicolas. »
00:47:13« Vous avez vu ? »
00:47:15« Pendant qu'il parlait de Saint-Nicolas, après il y en a un qui est venu,
00:47:17un côté qui a mis la main sur l'épaule. »
00:47:19« Vous avez vu ? »
00:47:19« C'était moi ! »
00:47:22« J'avais trop peur pendant qu'il faisait un certain mot en Allemagne. »
00:47:25« Derrière ces façades médiévales et le calme apparent de la basse ville,
00:47:36Fribourg compte l'une des populations les plus jeunes de Suisse. »
00:47:41« Sur 40 000 habitants, 10 000 sont étudiants. »
00:47:45« Véronika Sergi étudie l'histoire de la pensée russe depuis trois ans. »
00:47:49« Ça, c'est l'université de Misericorde.
00:47:51Ça fait un espèce de carré.
00:47:53On peut toujours communiquer sans sortir du bâtiment. »
00:47:57« Ce qui lui a plu ici, c'est la possibilité de passer un diplôme en deux langues,
00:48:01français et allemand.
00:48:02Une particularité unique en Europe. »
00:48:06« Bonjour. »
00:48:07Ce cours, par exemple, est donné en français par un professeur
00:48:10dont la langue maternelle est l'allemand.
00:48:14« Alexandre Panarin, il est sociologue.
00:48:19Et c'est évident que, par conséquence, il propose une solution chez Politique. »
00:48:28« Maintenant, au temps de la mondialisation, parler plusieurs langues également,
00:48:31ce n'est pas un atout, c'est devenu indispensable. »
00:48:34« Et c'est ça aussi que l'université de Fribourg permet d'acquérir. »
00:48:43« C'est ce qu'était venu chercher Laure Bétry quand elle étudiait à Fribourg. »
00:48:48« Aujourd'hui, la trentaine, devenue artiste chanteuse, elle a trouvé ici plusieurs salles de concert
00:48:52et un label pour produire les albums de cassettes, son groupe de rock. »
00:48:56« C'est sympa, je voulais écouter justement. »
00:49:01« J'ai fait trois versions, un peu comme l'ancien mix que j'avais fait, mais c'est un
00:49:07peu plus dynamique. »
00:49:10« Je t'ai fait écouter. »
00:49:26« Je m'accompagne, moi, pour mes concerts. »
00:49:30« On collabore pas mal, en fait. »
00:49:34Après avoir voyagé et vécu à Berlin, Laure est revenue à Fribourg pour savourer une certaine douceur de vivre. »
00:49:40« Donc on va aller par là. »
00:49:45« C'est un peu la campagne quand même. »
00:49:47« Je trouve dans la mentalité, les gens sont assez proches les uns des autres. »
00:49:51« C'est assez détendu. »
00:49:53« C'est pas trop prise de tête. »
00:49:54« C'est assez chaleureux aussi. »
00:49:58« Je pense que ça donne une bonne idée de la Suisse parce que c'est assez petit et tranquille.
00:50:04»
00:50:04« Puis d'un autre côté, je trouve que pour un lieu comme ça assez petit, il se passe quand
00:50:08même des choses. »
00:50:09« Au niveau culturel, typiquement, c'est assez vivant. »
00:50:13« Il y a pas mal d'artistes, il y a pas mal de gens qui se bougent et qui
00:50:16font des choses. »
00:50:17« Allô ! »
00:50:24« Des jeunes créatifs, à Fribourg, Laure en côtoie tous les jours. »
00:50:28« Il y a par exemple Noémie et Carole, deux stylistes, qui ont monté leur atelier et leur boutique vintage,
00:50:33ici, il y a deux ans. »
00:50:37« Mon truc aux filles, déjà il y a l'affaire faux. Ils sont portés par des nous. »
00:50:43« On est la seule boutique de Fribourg qui propose des créateurs suisses, des designers suisses. »
00:50:48« On essaie d'avoir soit des choses limitées ou des petites séries. »
00:50:54« Les gens savent pourquoi ils viennent ici. Ils cherchent un truc un peu particulier, unique, qu'ils auront pas
00:51:01ailleurs. »
00:51:02« Le fait d'être dans une ville bilingue avec des suisses allemands, il y a quand même une autre
00:51:05mentalité. Les suisses allemands, c'est un petit peu plus, je dirais, un petit peu plus fou et un peu
00:51:09plus ouvert à l'originalité. »
00:51:11« C'est facile de ce côté-là. »
00:51:18De l'autre côté de la ville, c'est la fin des cours à l'université de Fribourg. Séance de
00:51:23travail pour Véronica qui a lié ici de nombreuses amitiés, dont l'une avec Vincent Roque, étudiant en master de
00:51:30philosophie.
00:51:31« Bon, ben ça allait bien en fait. Je cherchais quelque chose. »
00:51:34« Vu qu'il y a relativement peu d'étudiants, on se connaît assez rapidement. »
00:51:39« Donc c'est vrai qu'on a bon contact et dès qu'on rencontre des gens, on discute un
00:51:43moment, on partage nos expériences. »
00:51:46« Et avec les professionnels, c'est la même chose. Il y a toujours une oreille attentive, quelqu'un qui
00:51:49est là pour nous écouter, nous aider si on a un problème. »
00:51:53« L'ambiance conviviale. »
00:51:55« On est vraiment proche de tout, dans la ville, dans l'action. C'est vrai qu'on peut sortir,
00:51:59on est vite chez soi, on va après faire quelques courses, on revient à l'université d'un cours. »
00:52:04« Donc c'est très pratique de se manger. »
00:52:07« Là, on va profiter d'aller récupérer un peu, de boire un verre, de discuter un peu de la
00:52:13journée et de penser à autre chose. »
00:52:22« Il y a beaucoup d'activités culturelles, malgré le fait que ce soit une petite ville. »
00:52:27« C'est une ambiance qui est chaleureuse dans les bars, on se sent toujours bien. »
00:52:33« C'est vraiment une ville à taille humaine. »
00:52:38À quelques pas de l'université, Laure retrouve son studio où elle répète plusieurs fois par semaine.
00:52:44Elle termine la préparation de son troisième album.
00:52:47« Il y a beaucoup de bons groupes en fait, en Suisse. Il y a vraiment beaucoup de bons groupes
00:53:10qui ne sont pas tellement connus. »
00:53:12« C'est un peu... C'est un peu caché comme ça, j'ai l'impression. »
00:53:20« Fribourgeois est assez rock, mais dans les attitudes, des fois, il est un peu sage. »
00:53:25« Mais par contre, il est assez rock parce qu'on a quand même le canton suisse qui joue le
00:53:29plus fort. »
00:53:38« Mais par contre, il est assez rock. »
00:53:45« Mais par contre, il est assez rock. »
00:53:58« Mais par contre, il est assez rock. »
00:54:11« Salut Marie ! »
00:54:14« Ça fait longtemps que tu m'attends ? »
00:54:16« Non, non, pas trop. »
00:54:18« Non, ça va. »
00:54:26« Alors Marie, raconte-moi ce qui t'a amenée ici à Briens. »
00:54:31« Alors, une école qui n'existe que à Briens, dans toute la Suisse, il n'y a pas d
00:54:38'équivalent, c'est une école de lutterie. »
00:54:42« Le système fonctionne comme ça dans la lutterie. Soit on trouve une école, soit on peut trouver un maître
00:54:47luttier qui peut nous apprendre le métier. »
00:54:50« En Suisse, pour des régions purement économiques, il y a très peu de luttiers qui prennent des apprentis. »
00:54:56« Parce que c'est en beaucoup de temps consacré et puis il faut avouer que le métier n'est
00:55:00pas extrêmement rentable. »
00:55:02« Ce n'est pas un métier où on fait des fortunes. »
00:55:05« Mais par contre, c'est un métier de passion. Pour quelles raisons tu as choisi cette formation, toi ?
00:55:09»
00:55:09« Disons, le contact avec le bois, on fait quelque chose d'utile, de beau, d'artistique, qui sonne. »
00:55:38« Je suis en train de travailler les tasseaux du violon. »
00:55:43« Les gestes sont très précis. »
00:55:45« Voilà, exactement. Quand on est enlevé, on ne peut plus coller. »
00:55:48« En fait, ça se voit. »
00:55:50« Un luttier est susceptible de savoir fabriquer quel type d'instrument ? »
00:55:54« Tous les instruments à archer, à cordes, frottées. »
00:55:57« Violon, violoncelle, contrebas, salto. »
00:56:00« Combien de temps il va te falloir pour réaliser ce violon ? »
00:56:04« Pour le corps du violon, je pense que j'en ai encore pour environ une semaine et demie. »
00:56:10« D'accord. »
00:56:11« Coller l'étiquette. »
00:56:14« Qui va être ta signature ? »
00:56:15« Coller l'étiquette, il y aura ton nom aussi. »
00:56:17« Exactement. »
00:56:18« C'est beaucoup d'heures. »
00:56:21« Beaucoup de patience, de concentration. »
00:56:23« Et surtout, il ne faut pas s'énerver si on ne voit pas les progrès. »
00:56:27« Parce que ça ne se voit pas directement. »
00:56:43« Ah, je vois qu'il y a un de tes professeurs qui arrive. »
00:56:46« C'est Monsieur Usly. »
00:56:47« Enchantée. »
00:56:48« Ah, vous êtes aussi le directeur. Pardonnez-moi, Monsieur le directeur. »
00:56:53« Vous venez voir si tout se passe bien, si vos élèves sont studieux. »
00:56:57« Alors, quelles sont les qualités de Marie qui vient juste de commencer, qui en est qu'au début de
00:57:02sa formation ? »
00:57:04« Elle travaille à son premier violon et elle fait ça très bien. »
00:57:08« Oui. »
00:57:08« Très, très bien. »
00:57:10« Merci. »
00:57:12« C'est un violon d'après Stradivarius. »
00:57:15« C'est le maître étalon, le Stradivarius ? »
00:57:17« Il est très, très important parce qu'on voit beaucoup d'instruments de Stradivarius. »
00:57:23« Il a beaucoup de livres de Stradivarius. »
00:57:26« C'est un très, très bon maître pour nous. »
00:57:29« Comment se passe la sélection pour entrer dans votre école ? »
00:57:32« Nous avons un examen d'épreuve avec des travaux pratiques, avec du dessin, avec la musique, avec des tests
00:57:41pour les oreilles et aussi des yeux. »
00:57:45« Jouent le violon, le violoncelle, les altos, c'est obligatoire pour les luthiers. »
00:57:51« C'est bien pour connaître la langue des musiciens. »
00:57:58« Tu aimerais un jour que quel violoniste puisse jouer sur ton violon ? »
00:58:04« Tout le monde puisse jouer. »
00:58:05« Je pense que tout le monde a le droit d'avoir un bon violon, un violon tout court. »
00:58:10« Pas forcément les plus grands. »
00:58:14« Je ne veux juste pas qu'ils soient dans des caves ou dans des groupes. »
00:58:18« Je ne veux juste pas qu'ils soient dans des caves ou dans des groupes. »
00:58:49« Merci pour ce cadeau. »
00:58:53« Merci beaucoup. »
00:58:54« C'est à vous que je remercie. Merci beaucoup. »
00:58:57« Moi aussi j'ai envie de te faire un cadeau. »
00:58:58« Je t'emmène en voyage. »
00:59:00« C'est le moment de retrouver notre feuilleton. »
00:59:02« Nous partons sur la route d'Ulysse. »
00:59:04« C'est un documentaire que nous devons à notre réalisatrice Jeanne Mascole de Philippis. »
00:59:08« Les voyages d'Ulysse sont toujours une source inépuisable d'inspiration. »
00:59:13« Aujourd'hui, ça sent un peu le souffle pour ce troisième épisode »
00:59:15« puisque nous allons être entre l'Etna et le Strombolis. »
00:59:19« Et dans les îles éoliennes, raconte-t-on que le dieu Éol aurait donné la maîtrise des vents à
00:59:23Ulysse ? »
00:59:24« Moi, je vous attends ici en Suisse et je vous promets de voir un glacier. »
00:59:28« À tout à l'heure. »
00:59:43« Les voyages d'Ulysse, racontés par Homer dans l'Odyssée, il y a plus de 3000 ans,
00:59:48nous éclairent encore sur la condition humaine. »
00:59:52« Je vous emmène sur les traces du héros en Méditerranée,
00:59:54de Troyes au pays des Cyclopes, des îles des Sirènes à Aïtaque. »
00:59:59« Je pars à la rencontre de méditerranéens d'aujourd'hui. »
01:00:03« Et qui sait, peut-être, rencontrerai-je de nouveaux Ulysse. »
01:00:10« Ma route aujourd'hui est celle des volcans, les Cyclopes de l'Antiquité. »
01:00:14« Depuis la Solfatara, dans la baie de Naples, j'irai vers le Strombolis et l'Etna,
01:00:17le plus actif d'entre tous. »
01:00:20« En Italie du Sud, se croisent deux grandes plaques tectoniques,
01:00:30l'eurasienne et l'africaine. »
01:00:32« À l'ouest de Naples, dans le port de Pouzzol,
01:00:35la Solfatara est un complexe de volcans en sommeil.
01:00:38Enfin, d'un sommeil plutôt agité. »
01:00:42« Ce cratère a un aspect particulier très étrange.
01:00:45Il présente deux mondes divisés, pourrait-on dire,
01:00:47entre vie et mort.
01:00:49D'un côté, la vie avec toute une végétation luxuriante
01:00:52caractéristique des terrains volcaniques,
01:00:54et de l'autre, la mort,
01:00:56où rien ne pousse, absolument rien,
01:00:58comme si l'on se trouvait aux portes de l'enfer. »
01:01:02« Je comprends mieux la métaphore d'Homère.
01:01:10Les cyclopes sont ces immensités de pierre et de feu
01:01:13dont l'œil est un cratère.
01:01:15En 1983, une éruption plus violente que les autres
01:01:19ouvrit les portes de l'enfer de la Solfatara
01:01:21et propulsa des jets de boue des kilomètres à la ronde.
01:01:30En étudiant l'Ipari, l'Etna et le Stromboli,
01:01:35les scientifiques cherchent le fil conducteur
01:01:37reliant ces volcans qui, aujourd'hui,
01:01:39font encore trembler non seulement l'Italie,
01:01:41mais toute l'Europe.
01:01:55Au pied de la Solfatara,
01:01:57dans la villa romaine engloutie de Baia,
01:01:59un vestige sublime.
01:02:03Une statue sans tête d'Ulysse
01:02:05présentant le vin à Polyphème,
01:02:06le cyclope qu'il va réussir à vaincre.
01:02:32Me voici sur la route de l'archipel des Éoliennes,
01:02:35où tous les dieux de la mythologie grecque
01:02:37semblent avoir pris résidence.
01:02:43On les appelle les îles éoliennes
01:02:45parce que le vent peut se lever à l'improviste,
01:02:47très violemment.
01:02:51Là, par exemple, tout va bien,
01:02:53mais dans une heure,
01:02:54une tempête pourrait se déchaîner
01:02:56et nous causer de sérieux problèmes.
01:02:59Et Ol est bien là.
01:03:01On sent vraiment sa présence.
01:03:06Avis aux voyageurs,
01:03:08dans quelques minutes,
01:03:09nous arriverons à Lippari.
01:03:17Ok, finito.
01:03:21Finito.
01:03:26Omer, déjà, savait tout.
01:03:28Les champs de l'Odyssée
01:03:29sont autant de mises en garde
01:03:31aux navigateurs
01:03:31qui se risquaient en Méditerranée.
01:03:33L'une des mers les plus incertaines
01:03:35et les plus périlleuses du monde.
01:03:40Naviguer autrefois était un art.
01:03:42Ce n'était pas une technique,
01:03:43mais un art,
01:03:44l'art de la navigation.
01:03:46Aujourd'hui, c'est devenu une science.
01:03:48Moi, je pense qu'il faut les deux,
01:03:49l'art et la science.
01:03:50C'est seulement comme ça
01:03:51qu'on peut devenir un bon marin.
01:03:57Ulysse, lui, a toujours besoin
01:03:59de nouveaux défis.
01:04:01Et puis, il veut partir.
01:04:02Et quand il est parti,
01:04:04il veut revenir à la maison.
01:04:05Quand il est arrivé,
01:04:06il veut repartir.
01:04:07Il est à la recherche
01:04:08de ceux qu'il ne trouvera jamais
01:04:09parce que les questions des hommes
01:04:11restent toujours sans réponse.
01:04:17J'approche de Stromboli,
01:04:19le phare de la Méditerranée,
01:04:21juste au moment
01:04:22où jaillit une colonne de cendres.
01:04:25Un phénomène qui se produit
01:04:26à peu près toutes les demi-heures
01:04:28depuis que le volcan a repris
01:04:29une activité régulière
01:04:31il y a 2500 ans.
01:04:42En 2003,
01:04:44suite à un séisme plus violent
01:04:45que d'habitude,
01:04:46on a voulu évacuer
01:04:47les 300 habitants de l'île.
01:04:48Ils ont refusé.
01:04:50Le volcan et nous,
01:04:51nous formons une seule
01:04:52et même famille,
01:04:53disait-il.
01:04:57Quand j'étais petit,
01:04:59mon père m'emmenait à la voile.
01:05:03Nous allions pêcher
01:05:04juste au large
01:05:05de Stromboliquio.
01:05:08C'était magnifique.
01:05:10On n'entendait que le bruit du vent.
01:05:12Aucun bruit de moteur, rien.
01:05:24Lui, on l'appelle Hidou.
01:05:29Regarde un peu
01:05:29comme il s'est arrangé aujourd'hui.
01:05:32Avec une coiffe blanche
01:05:34et du sable noir tout autour.
01:05:38Hidou, quand il y a du vent,
01:05:40lui aussi, il grommelle.
01:05:42Et pas qu'un peu.
01:05:47Comme un vrai baromètre.
01:05:49Peut-être même mieux.
01:05:51Un jour ou deux
01:05:52avant que le grain ne se manifeste,
01:05:54il nous prévient.
01:05:56C'est très beau, non ?
01:06:05Hidou me l'avait annoncé.
01:06:06En quelques minutes,
01:06:08le ciel se noircit.
01:06:10Poséidon, le dieu de la mer,
01:06:12est en colère contre Lys.
01:06:40J'ai quitté Stromboli et retrouvé la terre ferme à nouveau.
01:06:44Pas le continent,
01:06:45mais l'île la plus grande de Méditerranée.
01:06:47me voici en Sicile,
01:06:49lien immémorial entre Afrique et Europe.
01:06:53Île de marins et de paysans
01:06:55où l'ethna est le plus actif des volcans européens.
01:07:01La Sicile est-elle toujours la laissée pour compte de l'Italie ?
01:07:06Beaucoup en parlent au passé.
01:07:11Là-bas, il y avait une grande ferme,
01:07:13un pressoir en dessous.
01:07:15Là, il n'y avait que des vignes.
01:07:19Ici, il y avait un moulin
01:07:20et cinq familles y vivaient.
01:07:23On utilisait les ânes
01:07:24pour transporter le blé
01:07:25et puis on fabriquait le pain.
01:07:29Aujourd'hui, tout a disparu
01:07:30ou s'est écroulé,
01:07:32laissé à la nature sauvage.
01:07:34Il y a des plantes partout du maquis.
01:07:38Tout le monde part d'ici.
01:07:40On ne peut plus vivre.
01:07:42Il ne pleut plus.
01:07:44Et quand il ne pleut pas,
01:07:45c'est comme dans le désert.
01:07:47Ça fait huit mois qu'il n'a pas plu.
01:07:51Beaucoup sont partis à l'étranger,
01:07:53en Australie, aux Etats-Unis.
01:07:55Moi, j'ai cinq cousins en Australie
01:07:57et cinq aux Etats-Unis.
01:07:58La Sicile a disparu.
01:08:17La Sicile a de tout temps connu
01:08:18des vagues d'émigration, je le sais.
01:08:21Et à regarder le paysage,
01:08:23on a une sensation de vide.
01:08:24Pourtant, cette terre noire,
01:08:27chargée de particules volcaniques,
01:08:28est supposée fertile.
01:08:31Sans même l'avoir vraiment senti,
01:08:33me voici à 900 mètres d'altitude,
01:08:35sur la pente de l'Etna.
01:08:36Et là, en bord de route,
01:08:38des oliverets.
01:08:49La récolte se fait toujours
01:08:50lorsque l'olive change de couleur.
01:08:53Quand elle passe, du vert au rouge,
01:08:55c'est le meilleur moment pour les ramasser.
01:09:04Avec Federica,
01:09:05on a décidé de reprendre cette activité,
01:09:07qui était celle de nos ancêtres.
01:09:10Faire de l'huile et du vin.
01:09:16Moi, j'étais pilote de ligne avant.
01:09:19Ce qui me manquait le plus,
01:09:21c'était le volcan.
01:09:23Si je regardais autour de moi
01:09:24et que je ne le voyais pas,
01:09:26il me manquait vraiment quelque chose.
01:09:29Et j'ai réalisé
01:09:30que je passais à côté de la vie.
01:09:35Car au fond,
01:09:36l'être humain a besoin
01:09:37d'être en contact avec la nature
01:09:39et de vivre en harmonie avec elle.
01:09:44Evidemment,
01:09:47qu'on le veuille ou non,
01:09:49c'est impossible
01:09:49de se tenir totalement
01:09:51à l'écart de cette horrible société.
01:09:56Faites de finances,
01:09:57de banques,
01:09:58de gouvernements corrompus,
01:10:00c'est presque impossible.
01:10:03Mais on peut essayer
01:10:04de s'en éloigner au maximum.
01:10:06C'est la meilleure des choses à faire.
01:10:20De mon côté,
01:10:21j'ai récolté deux témoignages
01:10:22en une journée.
01:10:23Oui, la Sicile se meurt,
01:10:25jusqu'à un certain point,
01:10:27mais pas les Siciliens.
01:10:28Ils savent aussi la faire renaître.
01:10:34Je roule vers Catane,
01:10:36la deuxième ville de l'île.
01:10:38Quelque peu isolée,
01:10:39méprisée.
01:10:42Et sur une plage sombre,
01:10:44en plein cœur de la ville,
01:10:46une rencontre multicolore,
01:10:48l'Oredana.
01:10:54Je suis sicilienne,
01:10:56j'habite une île.
01:10:57C'est un lien d'appartenance
01:10:58totalement différent
01:10:59de celui que l'on a
01:11:00quand on vit sur le continent.
01:11:02C'est particulier,
01:11:03ces pierres noires,
01:11:05ces pierres volcaniques,
01:11:06évidemment.
01:11:08Pour moi,
01:11:10Catane est une ville extraordinaire.
01:11:12La montagne,
01:11:13l'Etna,
01:11:13le volcan,
01:11:14la mer,
01:11:15ça produit une tension
01:11:17incroyable.
01:11:19Ce ne sont pas que des maux.
01:11:20Ici, nous vivons
01:11:21sous un volcan,
01:11:22ou plutôt sur un volcan.
01:11:24Et cette énergie
01:11:25qui naît ici,
01:11:26elle m'inspire énormément
01:11:27dans mon travail.
01:11:38Loredana Longo
01:11:39est une artiste conceptuelle.
01:11:45La phrase
01:11:46« Justice sera faite »
01:11:47a été prononcée
01:11:48par Obama
01:11:49suite à l'attentat
01:11:50de l'ambassade américaine
01:11:51en Libye.
01:11:54C'est une phrase
01:11:55qui aurait aussi
01:11:56pu être dite
01:11:57par un chef de l'église
01:11:59ou par un chef mafieux.
01:12:02Justice, ici,
01:12:04signifie vengeance.
01:12:13Loredana prépare
01:12:14les lettres
01:12:15d'une nouvelle phrase
01:12:16à incendier.
01:12:17Ses œuvres
01:12:18parlent de violence
01:12:19et de mémoire.
01:12:20Elles sont remarquées ici,
01:12:22comme à l'étranger.
01:12:24Dans toutes mes œuvres,
01:12:26il y a une dénonciation
01:12:27sociopolitique,
01:12:28toujours.
01:12:29Car un artiste
01:12:30ne peut pas mettre
01:12:31de côté ces choses-là.
01:12:33Moi, en tant que Sicilienne,
01:12:35les dernières années,
01:12:36j'ai travaillé
01:12:36sur la thématique
01:12:37du béton trafiqué
01:12:39ou des explosions.
01:12:42Il ne faut pas oublier
01:12:43que les juges
01:12:44les plus importants
01:12:44qui travaillaient
01:12:45sur la mafia
01:12:46ont tous été tués
01:12:47avec des explosifs.
01:12:49Tout cela est lié,
01:12:50évidemment,
01:12:50à la géographie
01:12:51du territoire.
01:12:52L'Etna,
01:12:53ses coulées de lave,
01:12:54sa terre noire,
01:12:56son deuil.
01:12:57Ce sont des petits détails
01:13:00omniprésents
01:13:00dans mon travail.
01:13:10Et puis,
01:13:11il y a la mafia
01:13:12qui est un thème important
01:13:13dans un sens négatif,
01:13:14j'entends,
01:13:15car elle influe
01:13:15sur la vie quotidienne.
01:13:17On dirait presque
01:13:18qu'elle n'existe pas,
01:13:19car la mafia,
01:13:19on ne la voit pas
01:13:20au final.
01:13:21C'est une présence obscure
01:13:23comme cette œuvre.
01:13:24Ce sont des vêtements noirs,
01:13:26ce sont des vêtements
01:13:27de femmes,
01:13:27de deuil.
01:13:29Alors,
01:13:29j'ai voulu créer
01:13:30une carte de Sicile
01:13:31pour que l'on marche
01:13:32sur cette Sicile
01:13:33et que l'on piétine
01:13:33ces morts aussi,
01:13:35car c'est un peu
01:13:36ce que l'on fait
01:13:37tous les jours.
01:13:38Ici,
01:13:38on piétine la mémoire
01:13:39de toutes ces choses
01:13:40importantes
01:13:40qui nous ont marquées.
01:13:45Je verse l'essence.
01:14:09Je verse l'essence.
01:14:12J'emmène avec moi
01:14:13l'énergie positive
01:14:14de l'orée d'Anna,
01:14:16furieusement sicilienne.
01:14:18Je continue ma route
01:14:19le long du détroit
01:14:20de Messines.
01:14:21La passe est si étroite
01:14:23qu'elle est la plus dangereuse
01:14:24de Méditerranée,
01:14:25redoutée de tous les navires
01:14:27à cause de ses terribles
01:14:28courants contraires.
01:14:31Je retrouve Homère.
01:14:33Les dangers ne lâchent pas
01:14:34le fier Ulysse.
01:14:35Il lui faudra éviter
01:14:37les pièges
01:14:37et les brisons,
01:14:39caribes
01:14:40et sylla.
01:14:41Ithac
01:14:42est encore si loin.
01:14:52Ithac, Ithac,
01:14:53non,
01:14:53je ne vais pas aller.
01:15:20Sous-titrage Société Radio-Canada
01:15:56Bonjour, madame.
01:15:57Bonjour.
01:15:58Je regardais la carte
01:15:59pour aller au Jungfrau.
01:16:01C'est ma destination finale.
01:16:04Ok, alors,
01:16:05destination finale,
01:16:06c'est Jungfrau York.
01:16:07D'accord.
01:16:08Le toit d'Europe
01:16:10avec le train.
01:16:16Tu es guide ici ?
01:16:17Je suis guide touristique.
01:16:24Comment on pourrait traduire
01:16:25ce mot, Jungfrau ?
01:16:27Jungfrau, c'est la vierge
01:16:29ou on pourrait aussi dire
01:16:30chanfi.
01:16:32Jungfrau, c'est la reine des Alpes.
01:16:38Alors, viens.
01:16:39Wow.
01:16:40Sur la terrasse,
01:16:41à 3571 mètres.
01:16:45À peu près.
01:16:46À peu près.
01:16:47Et puis là,
01:16:48on a la vue au sud,
01:16:49le valet de Rhône
01:16:50avec le glacier d'Aletch,
01:16:5220 kilomètres longs,
01:16:541 kilomètre d'épaisseur.
01:16:56La Jungfrau,
01:16:57la vierge,
01:16:58qui est maintenant un peu
01:16:59derrière le brouillard.
01:17:03l'accès à ce site
01:17:05est absolument fabuleux.
01:17:06On le doit à des hommes
01:17:07qui sont des pionniers.
01:17:08Ceux qui avaient la idée,
01:17:10c'était un suricois,
01:17:11lui dit,
01:17:12il était fou
01:17:12quand il avait la idée
01:17:13de monter.
01:17:14Mais, comme on le sait,
01:17:16il y a besoin des fous
01:17:17pour réaliser quelque chose
01:17:19extraordinaire.
01:17:20Cette plateforme où on est,
01:17:21ce terrasse,
01:17:22ça fait partie
01:17:23de l'observateur sphinx,
01:17:25scientifique.
01:17:26Et puis maintenant,
01:17:27on va rentrer
01:17:27et puis on va voir
01:17:28mes copains
01:17:29qui sont en charge du ciel.
01:17:50Vous êtes ici
01:17:51au Jungfrauja,
01:17:52un des plus beaux sites d'Europe.
01:17:54Et ici,
01:17:55vous êtes dans le poste scientifique.
01:17:57Nous sommes une fondation
01:17:59qui met à disposition
01:17:59cette infrastructure
01:18:00pour les scientifiques.
01:18:02Des scientifiques du monde entier
01:18:04viennent ici
01:18:04pour leur projet d'études
01:18:05climatologiques.
01:18:07Vous avez quand même
01:18:08beaucoup de chance
01:18:08parce que vous vivez
01:18:09sur le toit de l'Europe.
01:18:11Oui, ça semble un peu isolé.
01:18:13Mais la vue n'est jamais ennuyeuse.
01:18:16Et le travail change beaucoup
01:18:17tout le temps.
01:18:18Donc nous avons beaucoup de chance.
01:18:20Moi, je suis venue
01:18:22pour comprendre
01:18:23ce qui se passait ici.
01:18:23Je te suis, Martin.
01:18:25See you, bye.
01:18:26Ciao.
01:18:45Tu peux voir
01:18:46les cumulonimbus.
01:18:48Oui.
01:18:49Ce sont les petits nuages
01:18:50que tu vois
01:18:51qui sont portés
01:18:51par le vent du sud.
01:18:54Tu veux bien me montrer
01:18:54comment tout ça fonctionne ?
01:19:01Toutes les stations d'Europe
01:19:03et de Suisse
01:19:03travaillent en même temps.
01:19:06D'accord.
01:19:07Pendant une demi-heure,
01:19:08nous devons regarder le temps
01:19:09et nous envoyons
01:19:10nos observations par Internet.
01:19:12Dis donc,
01:19:13c'est un beau métier, ça,
01:19:14de regarder le temps qu'il fait.
01:19:16C'est très sympa
01:19:17d'être payé
01:19:18pour regarder dehors.
01:19:19Alors qu'à l'école,
01:19:20les professeurs disaient toujours
01:19:21de ne pas regarder par la fenêtre.
01:19:23Aujourd'hui,
01:19:24on ne paye pour ça.
01:19:29Ces informations sont très utiles
01:19:31aux météorologues
01:19:32pour faire des prévisions correctes.
01:19:35La richesse de ce site,
01:19:36c'est d'être situé
01:19:37au centre des climats
01:19:38du nord et du sud de l'Europe.
01:19:42C'est donc une situation
01:19:43climatique très spéciale.
01:19:45C'est aussi la station
01:19:47la plus haute d'Europe
01:19:48et la plus moderne du monde.
01:19:55Et vos amis viennent vous voir
01:19:57de temps en temps ?
01:19:59Pas autant qu'on aurait pu le souhaiter.
01:20:01Au départ,
01:20:02tous disaient
01:20:02oui, on va venir,
01:20:04mais bon.
01:20:05Salut les chiens !
01:20:07Ça va ?
01:20:08Bon, on a presque fini.
01:20:09Et puis tu vois,
01:20:10ils sont en train
01:20:11de préparer leur souper.
01:20:13Alors, pour nous,
01:20:14je pense qu'on va partir
01:20:15dans notre quartier.
01:20:16Bye !
01:20:18Et là, on est vraiment
01:20:19dans le glacier ?
01:20:20Oui, exactement,
01:20:21dans le glacier.
01:20:22Quel est-ce qu'il a exactement,
01:20:24ce glacier ?
01:20:25Bon, le glacier,
01:20:26il est des milliers des années,
01:20:28mais je peux te dater,
01:20:29on peut dater des choses.
01:20:30Oui ?
01:20:30Si tu regardes là,
01:20:32par exemple...
01:20:32Qu'est-ce que c'est ?
01:20:33Ça, c'est du sciure.
01:20:35Ah bon ?
01:20:35Là, la construction,
01:20:36c'était en bois.
01:20:37Et puis c'était construit
01:20:38en 1936.
01:20:40Ah, OK.
01:20:40Et puis, alors là,
01:20:42tu peux voir,
01:20:43le glace en bas,
01:20:44c'est avant 1936.
01:20:46Le glace en haut,
01:20:48c'est après 1936.
01:20:49Et puis, en-dessus de nous,
01:20:52on a au moins 20 mètres de neige
01:20:54et de glace.
01:20:55Et en-dessous ?
01:20:56En-dessous,
01:20:57ça dépend où on est,
01:20:58mais ici, peut-être 300 mètres.
01:21:00Et puis, on a une chose
01:21:02un peu spéciale,
01:21:03tu le vois ici en haut.
01:21:05Qu'est-ce qu'il fait là,
01:21:06le pauvre ?
01:21:07Bon, il doit attendre
01:21:08jusqu'à ce qu'il sort de nous voir.
01:21:10T'as vu, il n'a pas lâché sa noix.
01:21:12Il l'a vraiment gardée.
01:21:13Oui, il l'a gardée.
01:21:19Dans la région du Valais,
01:21:20l'hiver,
01:21:20c'est la haute saison
01:21:21du secours en montagne.
01:21:24Les sauveteurs
01:21:24de la compagnie privée
01:21:25Air Glacier,
01:21:26basée à Sion,
01:21:27effectuent jusqu'à 2000 sorties
01:21:29par an en hélicoptère.
01:21:35Aujourd'hui,
01:21:36séance d'entraînement.
01:21:37Ils sont quatre
01:21:38et doivent porter secours
01:21:39à un randonneur
01:21:40qui aurait fait une chute
01:21:41dans un ravin.
01:21:43Ils doivent faire vite.
01:21:44En altitude,
01:21:45les conditions météo
01:21:46se dégradent.
01:21:50Bonjour, monsieur.
01:21:51Bonjour.
01:21:53Bonjour.
01:21:54Je suis le François,
01:21:55je suis le guide,
01:21:56le médecin qui arrive.
01:21:57Oui, bonjour.
01:21:58T'as très, très mal ou bien ?
01:21:59J'ai assez mal, oui.
01:22:01T'as besoin que je te mette
01:22:02un médicament ou bien ?
01:22:02Oui, je crois,
01:22:04parce que ça fait...
01:22:06C'est en bonne santé d'habitude.
01:22:07Oui.
01:22:07On est dans un milieu
01:22:08très hostile
01:22:09et puis il faut travailler vite,
01:22:11simplement,
01:22:12ce qui n'est pas toujours évident,
01:22:14vous voyez.
01:22:15Voilà.
01:22:15C'est un hymne.
01:22:16C'est bon.
01:22:20Souvent, il fait froid,
01:22:21les veines sont toutes petites,
01:22:22elles sont difficiles à piquer.
01:22:24En plus de ça,
01:22:25bon, aujourd'hui,
01:22:26vous voyez,
01:22:26il y a 40-50 cm de neige,
01:22:28nous, on a froid aussi,
01:22:29il y a des risques avalanches,
01:22:30ça complique beaucoup.
01:22:32Les secouristes de la compagnie
01:22:34travaillent dans ces conditions
01:22:35difficiles depuis près de 50 ans.
01:22:37Ils interviennent aussi bien
01:22:39dans les crevasses
01:22:39que sur des pistes
01:22:40ou des parois rocheuses.
01:22:45En une dizaine de minutes,
01:22:47ce blessé est pris en charge
01:22:48et rapatrié rapidement
01:22:49à l'hôpital de Sion.
01:23:06Le sauvetage,
01:23:08c'est-à-dire la montagne
01:23:11et puis mon travail de médecin.
01:23:14Et puis, c'est un milieu
01:23:15où je me sens assez à l'aise.
01:23:17Et puis, c'est vrai
01:23:18de pouvoir pratiquer
01:23:19les deux choses en même temps,
01:23:20c'est-à-dire de faire
01:23:21de la médicalisation en montagne,
01:23:24c'est un plus.
01:23:25C'est un petit peu
01:23:26la cerise sur le gâteau.
01:23:31Alliés secours
01:23:32et passion de la montagne,
01:23:33c'est ce qui a poussé
01:23:35Frédéric Brocard,
01:23:36il y a 10 ans,
01:23:36à devenir conducteur
01:23:37de chiens d'avalanche.
01:23:39Comme lui,
01:23:40ils sont 25
01:23:40dans la région du Valais.
01:23:44Alors voilà.
01:23:45Salut.
01:23:46Dis-moi tout.
01:23:47Alors, on a 4 personnes disparues.
01:23:49Oui.
01:23:49Portées disparues,
01:23:50mais le témoin,
01:23:51il est parti,
01:23:52on ne sait pas
01:23:52s'il y a plus ou pas.
01:23:534 personnes disparues.
01:23:55On en cherche.
01:23:57Il s'agit là
01:23:57d'un entraînement.
01:23:59Sur un terrain accidenté
01:24:00de 200 mètres carrés,
01:24:02des trous ont été creusés.
01:24:03De fausses victimes
01:24:04attendent d'être sauvées.
01:24:06La personne qui est sous la neige
01:24:07dégage des odeurs.
01:24:10Les odeurs vont monter en surface
01:24:12en fonction des petites fissures
01:24:13qu'il y a dans la neige.
01:24:14Et puis le chien,
01:24:15quand il va prendre cette épluve,
01:24:17il va la suivre.
01:24:18On voit bien, là,
01:24:19il met la truve vraiment
01:24:20dans la neige
01:24:21pour localiser le foyer d'odeur
01:24:23le plus important.
01:24:24Et puis quand il a fait
01:24:25ce travail-là,
01:24:26il va commencer
01:24:26à faire le marquage,
01:24:27ça veut dire
01:24:28à gratter la neige.
01:24:29Il y a quelque chose, là.
01:24:32Oui.
01:24:34C'est quoi, ça ?
01:24:35Oui, ça, c'est bien.
01:24:37Oui, ça, c'est un bon chien.
01:24:38Oui.
01:24:39Allez, on continue.
01:24:40Allez, c'est bon.
01:24:41Le chien a trouvé un sac,
01:24:42mais il faut faire vite
01:24:43car au bout d'une demi-heure
01:24:44sous une avalanche,
01:24:45les chances de survie
01:24:46pour les victimes
01:24:47ne sont plus que de 30%.
01:24:50Ça, c'est un beau, loulou.
01:24:55C'est super.
01:24:56Ouais, il y a quelqu'un.
01:24:57Il y a un camion.
01:24:58Il y a un roi,
01:24:59il a trouvé le copain.
01:25:01Mais oui,
01:25:02il a trouvé le copain.
01:25:05Oh, c'est un bon chien.
01:25:09Allô ?
01:25:10Oui.
01:25:11Bonjour, Sophie.
01:25:12Salut, Martin.
01:25:13Salut.
01:25:13Ça va ?
01:25:14On veut sortir.
01:25:15Oui.
01:25:16Le temps pour...
01:25:16Très bien.
01:25:17Quelle heure idée, là ?
01:25:18C'est 7h15.
01:25:19Ah oui, d'accord.
01:25:20OK.
01:25:21Alors, on va voir le soleil,
01:25:23le lèvement du soleil.
01:25:25Le lever du soleil.
01:25:26Le lever du soleil.
01:25:27En tout cas,
01:25:28c'était déjà très beau
01:25:28vu de la fenêtre.
01:25:29Tip-top.
01:25:54Oh, il y a Martin.
01:25:56Salut, Martin.
01:25:58C'est magnifique.
01:26:00Oui, ça va être une belle journée.
01:26:02Tu sais, je me demandais,
01:26:03toi qui es ici depuis plus de 10 ans,
01:26:05quel constat tu as fait
01:26:07sur l'évolution du climat ?
01:26:10Nous le voyons très bien ici,
01:26:12en particulier en été.
01:26:14Lors de notre premier séjour ici,
01:26:16on n'a eu qu'un seul jour de pluie.
01:26:19Maintenant, chaque année,
01:26:20il y a de plus en plus de pluie.
01:26:23Ça change vraiment très vite.
01:26:27Et en hiver, par exemple,
01:26:28le glacier,
01:26:29tu l'as vu beaucoup évoluer
01:26:30ces 10 dernières années ?
01:26:32Nous avons des instruments de mesure
01:26:33sur le glacier
01:26:34et nous constatons
01:26:35qu'il y a de moins en moins de neige.
01:26:37Mais c'est parce qu'il y a plus de pluie.
01:26:43Tu vois, quand j'avais 14 ans,
01:26:45je suis monté avec mon père
01:26:46vers une cabane, une gîte.
01:26:48Et puis là, le glacier,
01:26:50il était tout près,
01:26:51tu vois, 20 mètres.
01:26:52Maintenant, quand on passe,
01:26:54il y a 500, 600 mètres plus loin.
01:26:56Tu vois, le glacier de Heiger.
01:27:04Salut, Martina.
01:27:05Merci.
01:27:08On est tout seul, en plus.
01:27:10Il y a juste quelques choukas,
01:27:12les petits oiseaux noirs, là.
01:27:13Oui, oui.
01:27:14Le premier train va juste arriver
01:27:16dans une heure.
01:27:17Je te remercie, c'est sublime.
01:27:19Il n'y a pas de mots
01:27:19pour décrire l'endroit
01:27:20où on se trouve.
01:27:22Introyable.
01:27:23C'est le toit d'Europe.
01:27:24Ah oui, alors là,
01:27:25je ne regrette pas
01:27:26de m'être levé très tôt ce matin
01:27:27pour admirer ça.
01:27:36Ah ben là, on a la mer du Glace
01:27:38et puis les Prais-Alpes-Bernois.
01:27:40Et tout au fond,
01:27:42le deuxième horizon,
01:27:43tu vois, c'est les...
01:27:46Le Jura ?
01:27:47Le Jura, exactement.
01:27:48Et puis là, en milieu,
01:27:50le plus grand au Jura,
01:27:51ça, c'est le Chasseral.
01:27:53Ah ben là, on a le sommet
01:27:55de la Young-Fran.
01:27:57Il y a...
01:27:58C'est un massif.
01:27:59Il y a plusieurs sommets.
01:28:00Tu vois le plus haut, là.
01:28:03Celui-là qui a l'air
01:28:04d'être un peu plus bas,
01:28:05mais il est plus haut.
01:28:06Je pense qu'il est plus loin.
01:28:07Illusion d'optique.
01:28:09Exactement.
01:28:16Qu'est-ce que tu ressens, toi,
01:28:17lorsque tu viens ici ?
01:28:19Bon, quand je suis ici,
01:28:20tu vois, c'est...
01:28:22T'es dans le toit d'Europe,
01:28:24tout seul.
01:28:26C'est un rêve, tu vois.
01:28:30Moi, j'ai vraiment envie
01:28:31de profiter de ces dernières minutes
01:28:34au sommet du glacé,
01:28:35le Young-Fran,
01:28:35qui est un site absolument magnifique.
01:28:37J'ai eu le plaisir
01:28:37de découvrir avec toi.
01:28:39Je te remercie mille fois
01:28:40de m'avoir amenée jusqu'ici.
01:28:42Tu vois, j'en suis presque émue
01:28:43quand j'en parle,
01:28:44parce que c'est vrai
01:28:44qu'un site comme celui-là,
01:28:45c'est quand même exceptionnel.
01:28:47Allez, encore, merci à toi.
01:28:48Moi, je vais rester ici.
01:28:49Tu restes ici ?
01:28:49Je reste en haut,
01:28:50j'ai des choses à faire.
01:28:51Je te laisse aller sur le train.
01:28:53Ben, écoute, moi, je t'embrasse.
01:28:54Non, je te fais la bise.
01:28:54J'ai pas envie de te serrer la main.
01:28:56J'ai envie de t'embrasser
01:28:57pour les très bons moments
01:28:58que tu m'as fait vivre ici.
01:29:00Moi, je vous embrasse aussi.
01:29:01Ces échappées belles
01:29:02chez les Helvettes sont terminées.
01:29:04J'espère que vous avez passé
01:29:05un très, très bon moment.
01:29:06En tout cas, comment vous dire ?
01:29:08Moi, c'était un plaisir d'être ici.
01:29:10Je vous embrasse très fort.
01:29:11Je vous dis à bientôt
01:29:11et faites de beaux voyages.
01:29:12Encore merci, Martin.
01:29:13Bye.
01:29:14Salut.
01:29:15Salut.
Commentaires