- il y a 10 ans
Echappées belles : Barcelone Départ immédiat pour Barcelone, la promenade espagnole de Sophie sera autour d'une spécialité typique: la paëlla. Puis le ...
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00:00Générique
00:35Dis-moi Sophie, comment trouves-tu l'endroit ?
00:39C'est magnifique, c'est très très beau
00:42Le bâtiment qui est devant nous, c'est un cinéma à 360 degrés
00:45On l'appelle l'hémisphérique
00:48Derrière nous, c'est le palais des arts
00:50On peut y voir des ballets, du théâtre
00:55C'est le bâtiment le plus récent
00:58Je suis en Espagne pour un nouveau voyage
01:00Le point de départ c'est ici, c'est Valence
01:02A la cité des arts et des sciences
01:04Et mon objectif c'est de rejoindre Barcelone
01:06Et je commence ces aventures espagnoles
01:08En compagnie de Bibi
01:10Qui a bien voulu m'accompagner dans ce très très bel endroit
01:25Ici pour se rafraîchir, on prend la Oxata
01:29C'est typique de Valence
01:30C'est une boisson à base de tchufa
01:32Qui est une sorte de tubercule
01:34C'est comme du lait un peu
01:40Je ne connais pas du tout ça
01:41C'est une bonne idée
01:53La Lens c'est la troisième ville du pays
01:55C'est ça
01:56J'ai l'impression qu'elle n'a rien à envier à Madrid et Barcelone
01:59C'est très joli ici
02:00Nous avons la plage
02:01Mais aussi beaucoup de musées
02:03Ici il y a une activité culturelle foisonnante
02:06Beaucoup de spectacles de rue
02:07Il y a toujours quelque chose à faire
02:17Pommes de terre en salade
02:18Et filets de veau à la planche
02:23Une deuxième planche qui marche
02:27Ça sent bon hein ?
02:31Alors ici on fait la vraie paella valenciana
02:34Ici nous faisons une paella spéciale mixte
02:38A base de viande et de fruits de mer
02:41La paella se transmet de génération en génération
02:45Il n'y a pas de livre qui donne la recette originale
02:47Par exemple dans la ville d'Alicante
02:49Tu trouves une paella typique
02:51Différente de celle de Castille
02:53Au centre de Valence il y en a une
02:55A la plage une autre
02:56Il n'y a pas une seule paella
02:58Il y en a des quantités
03:00La paella à l'origine c'est ce récipient
03:02Mais ce sont les hommes qui cuisitent la paella ?
03:06Seulement les hommes ?
03:08Traditionnellement oui
03:09Ce sont les hommes qui sont autour du feu à faire la paella
03:12Pendant que les femmes
03:13Elles discutent, elles jouent aux cartes
03:26Je crois qu'on a commandé une paella un peu grande
03:29Ça sent bon
03:32J'aime bien le riz brûlé
03:37Traditionnellement les gens des campagnes préparaient la paella
03:40Et la mangeaient tous ensemble directement à la cuillère
03:43On peut manger directement dans le plat
03:47J'adore
03:51Sans riz, la paella n'est rien
03:53D'ailleurs la recette est née ici
03:55Dans les risières de Valence
03:56Au 18ème siècle
03:58Cette ferme a 150 ans
04:00Et Miguel la cultive depuis 40 ans
04:02Son riz est venu d'Asie au Moyen-Âge
04:05Quand on va récolter
04:06On prend un brin de riz
04:08Et on regarde s'il est vert ou non
04:11Là il est prêt pour la récolte
04:14On peut isoler un grain pour voir s'il est dur
04:17Ça c'est un riz parfait pour la cuisine
04:23Au début
04:24On pensait que c'était une culture maudite
04:27Dangereuse
04:27Qui amenait des maladies
04:29Elle venait des arabes
04:31Et en fait c'est tout le contraire
04:36Bien mal accueilli
04:37Le riz est aujourd'hui la perle valencienne
04:40La lagune du parc de l'Albufera
04:42Irrigue les 9000 hectares de rizière
04:43En Europe, l'Espagne est le deuxième producteur de riz
04:46Après l'Italie
04:48C'est impossible de concevoir la cuisine sans riz à Valence
04:52Il y a des milliards de plats qui ont le riz comme base
04:56Parce que le riz s'est adapté à la cuisine valencienne
05:02Comme le riz, la cuisine espagnole se gorge de soleil
05:06La plaine maraîchère, la huerta de Valence
05:08Nourrit la ville
05:16Au marché central, Raoul fait ses courses
05:18Il est cuisinier
05:22Salut Rafa, comment ça va ?
05:24Tu as des bonnes tomates pour moi ?
05:26Lorsque l'Espagne était arabe, les étals étaient déjà là
05:29Sur la place du marché se tenait le souk
05:34La cuisine espagnole s'est nourrie de tous les peuples qui sont passés en Espagne
05:39Les romains et puis tous les autres
05:41Cette cuisine a été très influencée par les arabes
05:44Le safran, ici par exemple, on l'utilise beaucoup dans le ragout et la paella
05:54L'origine des tapas vient d'un roi
05:56Alfonso X le sage
05:58Il a inculqué une coutume qui existe toujours
06:01Dans toutes les auberges espagnoles
06:03On servait les verres de vin avec une tranche de jambon posée comme couvercle
06:06Pour que les insectes ne tombent pas dans le verre
06:14Le dîner c'est un acte social très important
06:17Mais on a une façon de manger très informelle à base de petites rations
06:21C'est plus agréable, c'est la fête
06:23Ça sort de la routine
06:24On goûte d'autres choses
06:29Envie de nouveauté, envie d'innover
06:31Les rocas mitonnent une cuisine sensorielle
06:36Les frères rocas sont trois
06:38Johan, Joseph et Jordi
06:42Trois J qui convergent dans le même sens
06:44Cuisiner l'essence
06:47Johan est le cuisinier
06:49Au goût, il associe la mémoire pour décupler les arômes
06:52L'idée, c'est de transporter dans l'assiette
06:56Toute la lumière de la Méditerranée
06:59On veut solliciter la mémoire gustative
07:02Ici, on a passé la sole sur la grille du barbecue
07:06Cette sole absorbe les saveurs du bois
07:07De la braise, de la fumée
07:10Ce sont des saveurs que nous avons tous en mémoire
07:15Pour accompagner les créations de Johan
07:16Il faut descendre dans la cave de Joseph
07:19A chaque vin, le sommelier associe une texture
07:21Au champagne, les billes d'acier
07:23Au Riesling, la soie
07:26Joseph touche le vin
07:28Jordi, lui, sent la pâtisserie
07:30A l'origine de ses desserts
07:31Une bouteille de parfum
07:35Mes pâtisseries commencent presque toujours de la même façon
07:37Je m'intéresse à un ingrédient
07:39Et je l'associe à une bouteille de parfum
07:42Après, j'essaie de créer une bonne alchimie
07:44Entre tous ses composants
07:48Moi, je préfère que les gens mangent d'abord
07:50Et après sentent le parfum
07:51Comme ça, ils peuvent se rappeler
07:53Ce qu'ils viennent de manger
07:57Les jeunes chefs ont déjà deux étoiles au Michelin
07:59Juste un début
08:37Il est énorme, hein ?
08:39Qu'est-ce qu'ils mangent, les hippopotames ?
08:42On lui donne ce que tu as dans le seau
08:43C'est de la nourriture allégée
08:46Parce qu'il est trop gros
08:49Ce sont des animaux très dangereux
08:51Ils défendent leur territoire
08:54Imagine s'ils te couraient après pour t'attraper
08:59Ouvre !
09:00Ouvre !
09:01Ah oui, en effet, c'est impressionnant
09:07On ne sait pas tout sur les hippopotames
09:11Mais en Afrique, cet animal tue plus que le lion et le crocodile, par exemple
09:19Ça paraît difficile à croire
09:20Mais il est beaucoup plus dangereux
09:37Alors c'est ici que tu travailles, Bibi
09:38Au bioparc
09:42Ma spécialité, c'est les animaux
09:45Je viens de l'océanographie
09:48Il cherchait une spécialiste des hippos et des crocodiles
09:51J'ai passé l'entretien
09:52Et je me suis retrouvée ici
09:54Un peu comme en Afrique
09:56C'est un peu un zoo nouvelle génération
09:59Parce qu'on est vraiment très proche des animaux
10:02Quand c'est possible, on essaye d'éliminer les barrières entre le public et l'animal
10:08On ne veut plus les voir en cage
10:09Nous souhaitons que le public ait l'impression de se retrouver dans l'habitat naturel de l'animal
10:14C'est la meilleure façon de faire prendre conscience au public de la fragilité de l'écosystème
10:19C'est un premier pas pour les protéger
10:23Tiens regarde, il y en a là Bibi
10:35Pourquoi tu as choisi ce métier toi ?
10:39Je travaille ici parce que c'est une entreprise qui ne pense pas qu'au nombre d'entrées
10:46Mais qui se soucie de la qualité de vie des animaux
10:51Nous avons une association, l'Institut des tropiques
10:55Qui est financée grâce aux entrées du bioparc
10:57Son objectif est de financer des projets écologiques en Afrique
11:13Est-ce que tu penses que c'est possible un jour qu'un animal du bioparc soit réintroduit dans son
11:18milieu naturel ?
11:19Oui, c'est possible
11:22Mais ce que l'on fait le plus souvent, c'est d'envoyer les petits qui naissent ici
11:26Dans d'autres zoos pour maintenir une diversité génétique
11:30Je comprends que tu poses cette question
11:32Mais il faut être logique
11:33Un parc comme le nôtre est avant tout fait pour avoir des animaux en captivité
11:38Et on ne les fait pas venir ici
11:40Dans l'espoir de les renvoyer immédiatement dans leur milieu naturel
12:04Et on ne les fait pas venir ici
12:17Mais je suis le plus gros
12:43C'est comment déjà son petit nom ?
12:46Fanfaron.
12:46Ah bah voilà, t'as un beau fanfaron tiens.
12:50Ce taureau a 5 ans, il n'est pas très gros, mais il pèse quand même 500 kilos.
12:57C'est un taureau assez dangereux.
12:59Et tu as combien de taureaux alors en tout dans ton troupeau ?
13:02Si je compte les taureaux, les vaches et les veaux, j'ai un troupeau de 200 têtes.
13:09C'est une tradition familiale, ma famille élève des taureaux depuis 40 ans.
13:15Et moi je continue.
13:17Alors là, à ton avis, qu'est-ce qu'il se demande le taureau ?
13:23Je ne sais pas, vraiment je ne sais pas.
13:25Parce qu'on s'observe, nous on le regarde, lui il nous regarde, il ne sait pas trop ce qui
13:30lui arrive.
13:31Il doit penser que ce n'est pas normal, qu'il y ait autant de gens autour de lui.
13:36Il doit penser qu'on prépare un sale coup.
13:38Il doit penser qu'ils se trouvent.
13:43L'arène est encore vide, pourtant derrière cette porte, la corrida a déjà commencé.
14:06Pratiquement tous les taureaux sont croyants.
14:08On fait le signe de croix pour demander de la chance pour le tirage au sort et pour cet après
14:12-midi dans l'arène.
14:15Midi, c'est l'heure du sorteo, le tirage au sort des taureaux.
14:19Trois matadors, six taureaux, il faut les répartir.
14:28On sépare les trois plus grandes et trois plus petits.
14:31Comme ça, chaque torero a un grand et un petit.
14:33C'est notre rituel.
14:38Ils sont beaux tes taureaux.
14:39Oui, ils sont extraordinaires.
14:43David représente Carlos, son torero.
14:46Le matador, lui, ne connaît pas encore ses adversaires.
14:48Parce que plus loin, jusque dans les dernières heures, il s'entraîne.
14:57Carlos est jeune, 28 ans, et déjà 14 années d'expérience.
15:06Tu commences enfant, alors tu as une enfance différente de celle de tes camarades de classe.
15:13Parce que toi, tu connais déjà la peur et les responsabilités.
15:17Tu grandis plus vite que les enfants de ton âge.
15:22C'est beaucoup de sacrifices, beaucoup de douleurs.
15:28Mais tu prends vraiment ton pied quand tu es face au taureau.
15:30C'est le moment où tu es le plus heureux.
15:33Cette profession t'habite entièrement.
15:35Elle envahit ton corps, ton âme, ton être tout entier.
15:40En fin de journée, Carlos défie 600 kilos de muscles.
15:46Ces taureaux viennent tous de l'élevage de Xavier.
15:48Ils ont 4 ans.
15:50Depuis leur naissance, ils sont élevés pour la corrida.
15:53Pour la corrida, on exige un certain poids.
15:56Parce qu'avec moins de kilos, les taureaux bougeraient plus et tomberaient moins.
16:13Là, ils vont dans leur box.
16:15C'est comme des petites chambres.
16:16Ils sont séparés jusqu'à la corrida.
16:19C'est la loi de la vie pour eux.
16:21Et pour moi, c'est normal.
16:27La sauvagerie de l'animal, l'art du torero, l'émotion, il y a tout quoi.
16:34Il y a tout, c'est un résultat.
16:35C'est une distraction comme aller au théâtre, au cinéma.
16:39C'est une affaire nationale.
16:52Là, je vais monter les pointes.
16:55Chaque torero a ses picadors.
16:57Ce sont eux qui blessent le taureau en premier.
17:01Moi, je pique le taureau pour l'affaiblir.
17:05Si tu le piques trop, tu risques de le tuer.
17:10Et si tu le piques pas assez, il sera trop agressif face au matador.
17:18Au dernier moment, une demi-heure seulement avant d'entrer dans l'arène, Carlos arrive.
17:23Son habit de lumière est blanc, jamais jaune.
17:26C'est la couleur du malheur, celle de la camisole des condamnés à mort espagnole.
17:3417 heures.
17:35En Espagne, on dit que la seule chose qui commence à l'heure, c'est la corrida.
17:49L'histoire nous raconte qu'il y a eu des rois espagnols qui ont essayé d'interdire la corrida.
17:55Ils ont été obligés de fuir l'Espagne.
17:58C'est un art dans lequel la force du taureau affronte l'intelligence de l'homme.
18:04Parfois, c'est le taureau qui gagne.
18:06Et on en a besoin pour que cette fête continue.
18:08Il faut être en train de faire un plan.
18:09Il faut savoir plus que cette fête est fort.
18:12Alors, on a...
18:13Miro, Miro, Miro, Miro, Miro, Miro!
18:43Miro, Miro, Miro, Miro, Miro, Miro, Miro, Miro, Miro.
18:58Hola.
18:59Perdón.
19:00Disculpe, ¿sabe usted dónde está el Palacio Alferria?
19:05Al Ghaferrià.
19:06Palacio Alferrià.
19:07Plaza de Toros.
19:07Plaza de Toros.
19:09Y después por allá.
19:09Muchas gracias.
19:29Anna ce palais est un exemple assez unique d'architecture islamique bien sûr il s'agit
19:33d'un palais oméia construit pendant la moitié du 11e siècle à l'époque quand les musulmans
19:39habités à saragossa comment s'organiser le la vie dans le palais c'est une résidence de roi oui mais
19:45c'était une comme disait deuxième résidence avec le président secondaire oui c'est le palais de
19:51plaisance il faut bien imaginer qu'ils faisaient des fêtes de célébration ici là par exemple
19:55il y avait plein de fêtes il y a plein de fêtes une fois que saragossa a été reconquise le
20:00roi
20:00chrétien ils vont arriver ils vont habiter ici vont faire des changements après ça va devenir
20:04une prison après une cascerne militaire et comme ça a été dans les mains des militaires je crois
20:10qu'à cause de ça ils ont su préserver en plus ou moins c'est qu'on a vu de
20:14ces magnifiques palais
20:28bien sophie je vais te montrer un endroit très spectaculaire on va entrer comme le roi regarde
20:36de magnifique la salle du trône extraordinaire donc là on a changé d'époque oui on est au 15e
20:43siècle ce sont les changements qui ont été faits par les rois chrétiens qui ont habité à saragossa
20:49de la galerie que tu vois ici était pour les femmes ah bon elle n'avait pas le droit de
20:53descendre ici de toute façon les noms matronium ça s'appelle ça oui oui matronium ça veut dire que
20:59c'était pour les femmes c'est le meilleur endroit de toute façon pour bien regarder tout ce qui se
21:03passe
21:11on peut pas venir à saragosse sans visiter la place d'alpilar où nous sommes oui sans doute c'est
21:17les points de rencontre de tous les personnes où la plupart des touristes ils arrivent donc tu vois
21:23ça c'est le coeur de saragosse on vient souvent ici pour du tourisme religieux oui c'est très connu
21:29surtout le sanctuaire se trouve dans la trouve mariale dans la route mariale et aussi c'est
21:35très connu saragosse par la fête de la vierge ce jour là un souffle de ferveur religieuse passe sur
21:45la ville une fierté pour chaque espagnol qui vient fêter la sainte patronne de l'espagne et
21:51l'honoré en lui offrant des fleurs
21:57christina participe chaque année à cette manifestation très impliquée c'est elle qui
22:01prépare les costumes traditionnels pour le reste de la famille en aublanca on met du blanc et une
22:08autre couleur autrefois les femmes s'habillait avec plusieurs jupons superposés en ce cas aujourd'hui
22:16c'est le jour de la fête du pilard alors on se met les plus beaux habits
22:28ce qui est traditionnel et ancien ce sont les costumes l'offrande des fleurs est plus récente
22:37ça n'existe que depuis une soixantaine d'années
22:46on va à la porte de la landra c'est là qu'on va rentrer dans la procession pour l
22:54'offrande des
22:54fleurs on est en retard il faut qu'on se dépêche
23:02christina son mari et ses enfants font partie d'une association de danses traditionnelles la
23:06rota en aragon on prie en chantant une manière d'affirmer son identité régionale et culturelle
23:20c'est un acte de dévotion avec de l'art et de la culture c'est une manière de manifester
23:26notre
23:26amour à la vierge c'est une symbiose qui peut être parfaite l'église n'a rien à dire là
23:32dessus
23:32c'est une dévotion populaire et c'est le peuple qui la vit
23:40tellement populaire que cette année encore plus de 8 millions de fleurs seront déposés au pied de
23:45la vierge là je récupère les fleurs je sépare les couleurs les blanches forment la jupe de la
23:56vierge et les colorés montent directement c'est beaucoup de travail mais tu contribues à une
24:04fête populaire et c'est gratifiant
24:11dans la rue participants et spectateurs se pressent pour ne rien rater du spectacle au total 420 groupes
24:20vont défiler pendant plus de 11 heures la procession est ouverte à tous sans distinction c'est ce qu'apprécie
24:33rosé maria et son compagnon vicente ça fait 30 ans qu'on est ensemble les 25 ans qu'on participe
24:44toutes les fêtes en espagne sont accompagnés par des réunions familiales où on mange on boit et on s'amuse
24:51pour nous c'est pareil
24:59la nuit tombée l'heure est au recueillement prières et quantiques s'élèvent dans les rues de saragosse
25:07une trentaine de carrosses de cristal consacré à marie illumine les rues une tradition séculaire
25:16juan ruiz s'occupe de l'organisation du rosaire de cristal depuis sept ans
25:24on voulait que ce soit un acte religieux c'est la grande différence entre le rosaire de cristal et
25:30l'offrande des fleurs ici on exige surtout la dévotion on ne peut pas dire que ce soit l'unique
25:36manifestation de ce genre mais c'est la plus grande et la plus importante qui existe c'est un modèle
25:42pour
25:42toutes les autres comme chaque année 450 mille personnes ont participé à la fête de la vierge
25:51à la fête de la vingt-septit
26:19La vingt-septit
26:31C'est le récif montagneux qui a donné le nom au monastère, non ?
26:35Le nom, Montserrat, ça veut dire Montserratus, montagne sciée.
26:40Parce que selon la légende, ont été les anges qui ont scié avec une scie, ont donné cette forme inusuelle.
26:49Ici, depuis toujours, c'est la vierge noire qu'on vénère et qu'on s'élève.
26:54Oui, il faut dire d'abord, tout d'abord c'était la couleur blanc, n'est-ce pas ?
26:59Mais c'est avec un peu les réactions chimiques et avec le temps qui est devenu noir, comme tant d
27:05'autres vierges à Néopoble.
27:07Mais il y a aussi une explication biblique.
27:09Il y a une phrase de la Bible qui dit « Nigra sum set formosa » « Je suis noir
27:15mais je suis belle ».
27:22Il n'y a pas que des pèlerins qui viennent voir la vierge noire, il y a aussi des touristes
27:26qui étaient sortis d'emballage.
27:27Oui, mais vous savez, on peut arriver à Montserrat comme touristes et on peut partir comme pèlerins.
27:34Et il faut seulement une seconde pour changer.
27:44C'est très beau là ce qu'on entend.
27:47Oui.
27:48Ce sont les enfants qui répètent.
27:49C'est très beau là ce qu'on entend, c'est très beau là ce qu'on entend.
28:29C'est très beau là ce qu'on entend.
28:49beaucoup.
28:52Ils se font le matin, ils se font ce qu'on pourrait dire l'école normale.
28:56Et l'après-midi, ça circule la musique.
28:58Toute l'après-midi.
28:59Et est-ce que certains deviennent prêtres ?
29:02Non.
29:02Non ? Très peu ?
29:03Très très peu.
29:05Très très très peu.
29:06C'est pas le but.
29:07C'est pas le but de l'école.
29:08C'est pas le but de l'école.
29:17C'est pas le but de l'école.
29:29C'est parti !
30:00C'est vraiment sympa ici comme adresse, pour monter les tapas, c'est le marché couvert.
30:05Entouré de tous les fruits, des légumes frais.
30:09C'est vraiment un endroit sympa.
30:10C'est en plein centre-ville, là.
30:12C'est la Bocaria, le marché, le marché couvert, qui est pour moi un des plus beaux marché couverts d
30:17'Europe.
30:19Tout simplement, tu demandes ce que tu veux, ton petit verre de vin.
30:23Oh, merci !
30:25Merci beaucoup.
30:26Qu'est-ce qui t'a séduit ici à Barcelone ?
30:28Ce que j'aime beaucoup dans cette ville, c'est le côté urbain de la ville.
30:31Une ville urbaine.
30:33C'est une ville qui invite les personnes à rester.
30:40Pour moi, je trouve que c'est une ville très...
30:41J'ai pas connu d'autres expériences à l'étranger pour m'installer, mais en tout cas ici, je m
30:44'y sens bien et j'y suis encore.
30:46La culture est très... On s'appelle la culture de cahier, donc la culture de la rue.
30:51À savoir, les gens vont beaucoup dans les bars, les gens vont beaucoup dans les lieux, les discothèques.
30:58Notre soirée ne fait que commencer, là.
30:59Ah non, t'es pas couché encore.
31:01C'est ça, super.
31:06Ça commence comme ça, une nuit à Barcelone.
31:10Ou comme ça.
31:12Ou plutôt comme ça.
31:14Qu'importe, emportée par la fièvre, on ne sait jamais vraiment comment ça commence.
31:19Parce que Barcelone, la noctambule, est exubérante, vibrante, extravagante.
31:24Et il y a mille façons de la tenir éveillée.
31:31Maria jongle avec les verres.
31:32C'est son père, un cubain, qui a ouvert ce bar à cocktail en 1933.
31:37Le comptoir est plus vieux qu'elle.
31:38Elle a 75 ans, mais elle a gardé ses yeux d'enfant.
31:49Le secret, je pense qu'il n'y en a pas vraiment.
31:52C'est aimer le métier et le faire avec amour.
31:56Comme me disait mon père, ma puce, fais-le avec amour, sinon ça ne va pas marcher.
32:01Et toi, quand tu fais un cocktail, ferme-la.
32:05Tu dois seulement te concentrer sur le cocktail.
32:10Et après ?
32:13Tu peux parler, mais pas pendant.
32:15Et c'est vrai.
32:23Les Remblas, le cœur de la ville, déverse leur flot de badauds.
32:27Au milieu de cette cohue, des mimes, imperturbables.
32:31En coulisses, d'autres visages se griment.
32:33La lumière, c'est pour moi comme une drogue, la lumière.
32:38La lumière et la musique, c'est la drogue pour les artistes.
32:44Mais j'aime bien la chaleur du public.
32:46Parce que j'aime beaucoup parler avec le public.
32:49C'est ce que j'aime le plus, c'est parler avec le public.
33:00Le spectacle continue.
33:02Ailleurs, les mimes tombent leur masque.
33:04La fleur des Remblas, elle, est russe.
33:07Je sens que je fais partie intégrante des Remblas.
33:12C'est une rue unique au monde, où on peut rencontrer des personnes de toutes les nationalités.
33:22C'est vraiment incroyable.
33:24En Angleterre, tout est en train de fermer.
33:26Et ici, tout est ouvert.
33:29Barcelone est un dédale d'ambiance.
33:31Ceux qui ne veulent pas s'égarer empruntent le Barcelone Noceto.
33:34On commence par ici.
33:36Et après, le but nous emmène dans, je crois, deux bars.
33:38Et enfin, il y a une boîte bien spécifique, assez tendance, qui marche bien.
33:42Dans ce bar, pas moins de dix nationalités.
33:45Un polaroïd de Barcelone, la cosmopolite.
33:49Barcelone aime la fête.
33:50Et les Européens savent comment faire la fête.
33:53Et tous les mecs sont beaucoup plus sexy.
33:56Salut tout le monde, bienvenue à la Barcelone VIP Night.
34:00C'est notre première nuit.
34:02On espère que ça va être incroyable.
34:08C'était vraiment la vie qui, moi, depuis le début, m'attirait.
34:11Parce qu'il y a une scène énorme, ça touche énormément.
34:14Aujourd'hui, c'est une ville incontournable de la musique en Europe.
34:21Une nuit à Barcelone, ça finit comme ça.
34:25Ou comme ça.
34:27Ou plutôt comme ça.
34:29Qu'importe, la Movida repousse le jour.
34:32Parce que Barcelone est insomniaque.
35:01Sous-titrage Société Radio-Canada
35:18Dites-moi, c'est à peu près un siècle de chantier.
35:20Est-ce que vous pensez qu'un jour, la Sagrada Familia sera terminée ?
35:24Qu'il y aura plus de grue autour de la Sagrada ?
35:27Oui, la Sagrada Familia sera bientôt terminée.
35:30Et plus vite qu'on ne pense.
35:33Quand sa construction a commencé il y a environ 120 ans,
35:37il y avait moins d'ouvriers et surtout beaucoup moins d'argent.
35:44Aujourd'hui, il y a plus de 200 professionnels
35:47qui travaillent à temps plein sur ce chantier.
35:49On a beaucoup de maçons,
35:51beaucoup de tailleurs de pierre
35:53et surtout beaucoup de charpentiers.
35:56Vous nous montrez justement ce que font vos collègues ?
35:59Ici, ils sont en train de tailler une pièce sur du granit
36:02qu'on a acheté en Galice.
36:04La pièce est une gargouille créée par Gaudi,
36:07sans les motifs diaboliques.
36:12On installera cette gargouille dans un endroit emblématique,
36:15les cloîtres.
36:17Normalement, dans les cathédrales,
36:19les cloîtres sont situés à l'intérieur.
36:21Mais Gaudi, lui, les a dessinés à l'extérieur.
36:56Dites-moi, je crois que c'est l'un des sites
36:57les plus visités de Barcelone et, à mon avis, d'Espagne aussi.
37:00Je crois qu'il y a 3 millions de visiteurs par an ici.
37:02Comment vous arrivez à combiner ce site touristique
37:05et ce chantier permanent ?
37:07C'est très difficile.
37:11Il y a des parties qui sont accessibles aux touristes,
37:14comme celle-ci.
37:16Mais vous comprenez que pour des raisons de sécurité,
37:19celles qui sont en chantier,
37:20leur sont interdites.
37:22Les touristes peuvent quand même circuler dans les couloirs
37:25ou encore sur des passerelles
37:27pour voir et se rendre compte du déroulement des travaux.
37:40Vous savez, pour nous, les Catalans,
37:42la Sagrada Familia, c'est bien plus
37:45qu'un simple édifice religieux.
37:47C'est un véritable symbole.
37:49C'est un symbole de l'architecture catalane,
37:52tout comme les montagnes du Montserrat.
38:00Gaudi, le père de la Sagrada,
38:02et Barcelone sont indissociables.
38:05Exubérantes, fantasmagoriques,
38:06toutes ces réalisations sont classées au patrimoine de l'UNESCO.
38:12Bonjour, le Gaudi Tour, c'est avec moi aujourd'hui.
38:15C'est bon.
38:16A 18 ans, Anthony Gaudi
38:18amène le modernisme dans la capitale catalane.
38:21Il fait ses études d'architecture.
38:24La légende raconte que son professeur lui a dit
38:27« Je ne sais pas vraiment si je donne un diplôme à un génie ou à un fou. »
38:35Son projet le plus déjanté est le parc Guell.
38:38Cette cité-jardin devait accueillir 60 villas.
38:41Seuls deux sont sortis de terre.
38:42« On ressent bien la vision de Gaudi,
38:46à quel point il a intégré la nature à son architecture,
38:49à son travail. »
38:52Gaudi, ça veut dire « joie » en catalan.
38:54Présage de son univers,
38:55un monde où les angles ont disparu, selon ses mots.
38:58« On devient peut-être un enfant,
39:01parce que c'est une espèce de conte de fées. »
39:03Il y a 30 ans, personne ne faisait attention à Gaudi.
39:07Il y a eu un événement très important
39:10qui ont été les Jeux olympiques de 1992.
39:14C'était le grand boom de connaître Gaudi.
39:19La Pedrera est la dernière construction de Gaudi
39:21avant qu'il ne se consacre à la Sagrada Familia.
39:24Sur le toit, des cheminées guerrières et fières,
39:27gardiennes de la ville.
39:30« Elles sont décorées,
39:31ou plutôt protégées de l'extérieur,
39:33avec des matériaux recyclés,
39:35comme la céramique ou la pierre.
39:38Et il y a un groupe de cheminées
39:39qui est décoré avec des tessons de bouteilles de cava,
39:41le champagne espagnol. »
39:44On raconte que Picasso détestait Gaudi.
39:47Le peintre ne supporterait certainement pas
39:49acquéreur de la Casavicens,
39:51une maison qui est en vente aujourd'hui
39:53à 25 millions d'euros.
39:56« Un, dos, un, dos, un, dos, tres. »
40:01« Sé que no está, no puedo dormir. »
40:04« Conocé cómo soy, me quedo despierto. »
40:08« Yo quiero creer que la luna y yo amaré »
40:11« Y me sentaré, me sentaré, me sentaré, »
40:14« En movimiento, que corre por mis pies, »
40:17« Levanta mi cabeza, me la pone al revés. »
40:19« Je me sentaré, me sentaré, me sentaré, »
40:22« Je me sentaré, me sentaré, »
40:27« Un gringo et un bateau, »
40:29« Je me sentaré, me sentaré, »
40:40« Aire, aire, »
40:43« Bravo ! »
40:48« Dis-donc, elle a une super énergie, toi. »
40:51« Ta musique, elle est pleine de vie. »
40:53« Merci. »
40:54« D'où tu sors cette énergie ? »
40:58« La musique, le soleil, la nuit, Barcelone et la mer. »
41:06« Tu es un peu un chanteur itinérant, en fait. »
41:08« Oui, itinérant, oui. »
41:10« Tu es un voyageur. »
41:12« Il a commencé dans tous les bars de Barcelone. »
41:14« Ouais. »
41:15« C'est une ville très jolie dont tu peux facilement tomber amoureux. »
41:19« Moi, je l'appelle la vieille endormie. »
41:20« Ah oui, d'accord. »
41:21« Ah oui, alors c'est pas du tout ce que j'imaginais, alors. »
41:25« C'est une ville superbe, avec des filles très jolies. »
41:30« Mais cette ville montre plus qu'elle ne fait. »
41:35« Ici, par exemple, c'est très difficile de faire des choses culturelles gratuites pour les gens. »
41:41« Mais bon, c'est ici que j'ai appris à aimer, comme disent les poètes. »
41:46« C'est là que j'ai passé mon enfance. »
41:48« C'est mon quartier. »
41:51« Eh oui, t'es d'ici. »
42:17« C'est la plage en pleine ville, en fait. »
42:22« C'est ça qui vient bien dans cette ville. »
42:23« C'est les éléments naturels qui rencontrent l'urbanisme. »
42:32« Bon, Sébastien, je sais qu'il y a un sujet qui est très sérieux, très important pour toi. »
42:35« C'est ça. »
42:36« C'est le foot, c'est l'FC Barcelone. »
42:38« C'est très sérieux. »
42:38« C'est une institution ici. »
42:40« Mais je sais. »
42:41« Et l'institution, il faut rentrer dans ce temple. »
42:44« Et le temple, c'est le Camp Nou. »
42:46« Le stade mythique du Barça, du FC Barcelone. »
42:48« 95 000 personnes. »
42:49« Ah oui. »
42:49« C'est le plus grand stade d'Europe, Miss. »
42:51« Ah mais c'est pas un petit stade. »
42:52« Non. »
42:53« Et tu veux voir le stade ? »
42:54« Oui, je veux voir la pelouse. »
42:55« Tu veux voir les gradins, tu veux voir la pelouse toi. »
42:56« Oui. »
42:56« Comme une femme, c'est exigeante. »
42:58« Allez, je vais te montrer la pelouse. »
43:00« Là, les joueurs, ils entrent sur le terrain par là. »
43:11« Tu sens l'attention ? »
43:11« Imagine-toi. »
43:13« Ils ont la pression là. »
43:15« Imagine le bruit. »
43:16« Ils sentent une personne qui crie ton nom. »
43:18« Et là, Sébastien et Sophie. »
43:23« Ah, le voilà. »
43:24« Ah oui, je t'accorde. »
43:25« C'est assez impressionnant. »
43:35« En face de toi, tu as mesquion club. »
43:38« Plus qu'un club. »
43:39« Plus qu'un club. »
43:48« Qu'est-ce qu'il se passe là ? »
43:49« C'est là où il y a le plus de monde. »
43:52« Ah oui, d'accord. »
43:53« Derrière, il y a les coupes, c'est ça ? »
43:54« Il faut qu'on essaie de passer devant quand même. »
43:57« On les voit ces coupes. »
43:59« Parce qu'ils ont quand même un sacré palmarès. »
44:01« Je vois la coupe des clubs des champions. »
44:04« Ils en ont gagné les trophées. »
44:07« C'est l'occasion aussi de voir quelques images de ces fameux match. »
44:14« Bon, là, ils ont marqué. »
44:19« Je t'invite à venir voir un match. »
44:21« Allez, tu m'invites un jour à venir voir un match. »
44:23« Avec plaisir. »
44:24« On va quitter Barcelone quelques instants
44:26parce que tu sais, comme toutes les semaines,
44:27on retrouve notre route mythique dans Échappée Belle. »
44:30« Alors cette fois, on va retrouver notre réalisateur voyageur. »
44:32« Cette semaine, c'est Christophe Cousin. »
44:34« C'est la troisième étape d'un très beau voyage
44:36sur la route des rois. »
44:37« La route des rois. »
44:38« C'est assez passionnant. »
44:40« Allez, on va voir ça. »
44:43« J'ai emprunté les pistes des caravanes jusqu'à Petra,
44:46vieux palais de grès rose au temps des Nabatéens. »
44:49« La beauté flirtant parfois avec la supercherie. »
44:52« J'ai fui les attractions pour touristes,
44:54dans l'espoir de trouver plus au nord, sur la route des rois. »
44:57« Des explications à ce que l'on appelle l'évolution du monde. »
45:03« L'espoir m'a nourrie. »
45:05« Mais ma réflexion est restée en chantier. »
45:07« Et comme pour me consoler, la mer morte m'a alors tendu ses bras. »
45:11« Me susurrant à l'oreille. »
45:13« Le changement est promesse d'un bel avenir. »
45:19« Et c'est sur un tas de tomates et de piments verts que je renais. »
45:23« Des ondulations convulsées, des chaos pierreux. »
45:26« La route me maintient en vie. »
45:28« Sur le bas-côté, quelques oliviers osent s'élancer vers le grand ciel d'Orient, »
45:32« pour se joindre aux colonnes ciselées du site de GRH. »
45:36« Mais les vieilles pierres au goût de souvenirs sont moins épicées que mon chemin de Damas. »
45:41« Et mon impatience d'arriver en Syrie est trop grande pour me faire le témoin du passé. »
45:49« Je poursuis mon voyage vertical. »
45:51« En quittant la Jordanie pour la Syrie, on quitte le sud pour le nord. »
45:55« Le chaud pour le froid. »
45:56« La police secrète du roi pour les mokabarates du président. »
46:01« On quitte l'extension verticale pour l'étalement aussi. »
46:04« Du mont Cassium, Damas ressemble à une vieille femme couchée là depuis la nuit des temps. »
46:13« La capitale est surnommée l'Éternel. »
46:16« Mentionnée dans la Genèse, dans la Bible, dans les livres des rois, »
46:20« elle a vu les empires de la terre s'élever, briller, puis s'effondrer. »
46:28« On dit aussi d'elle qu'elle a l'âge du verre. »
46:32« Je veux entendre chanter le cristal, voir se raviver leurs souvenirs »
46:36« pour qu'ils me racontent l'histoire et l'avenir du monde. »
46:45« Ahmed Al-Halak m'habite dans son atelier. »
46:48« On dit de lui qu'il est magicien, parce que ses idées lui viennent du ventre. »
47:00« On dit que les phéniciens sont les premiers à avoir découvert le verre. »
47:05« Mais les gens de Damas sont les premiers à l'avoir soufflé. »
47:13« Nous, nous l'avons hérité de notre père. »
47:16« Notre père le tenait lui-même de son grand-père. »
47:19« Il a tenu à nous initier dès l'enfance, vers 10-11 ans. »
47:24« Depuis, c'est chaque jour la même histoire. »
47:26« Je grandis avec la matière. »
47:28« Imaginez le petit garçon quand il va à l'école. »
47:30« On commence à lui enseigner les bases. »
47:32« On lui donne une pâte et on lui demande de la façonner. »
47:35« Avec le temps, il arrive qu'il en fasse une bonne affaire. »
47:38« Pour nous, c'est la même chose. »
47:39« Quand on commence à travailler la pâte, on souffre au début. »
47:43« Ensuite, ça devient une affaire très facile. »
47:45« On arrive à faire un modèle, puis une pièce. »
47:49« L'étape qui me plaît le plus, c'est quand je retire du four la première boule pour la
47:52travailler. »
47:54« Et ma plus grande fierté, c'est la pièce que j'ai réalisée pour un hôpital. »
47:57« Il cherchait une pièce très particulière pour un appareil de dialyse pour les reins qui est tombé en panne.
48:01»
48:02« Nous avons essayé pendant une semaine en restant au pied du four, »
48:05« mais ce n'est que la semaine suivante que nous avons enfin réussi. »
48:08« Là, j'étais heureux. »
48:12« C'est quand nous devons arrêter le four l'hiver pour le réparer que je souffre le plus. »
48:17« À ce moment-là, nous ne travaillons pas pendant une semaine ou deux. »
48:20« Alors nous n'attendons plus qu'une chose, que le four se rallume enfin. »
48:25« Imaginez, nous passons notre vie devant le feu. »
48:29« Le feu est notre raison de vivre. »
48:30« Alors quand l'hiver arrive, et que nous devons reconstruire le four de nos mains avec de la terre
48:34froide et humide, »
48:35« c'est comme une petite mort pour nous. »
49:09« Pour survivre au passé, il faut maintenir allumée son étincelle au fond des yeux. »
49:17« Et Damas est en feu. »
49:22« Les ruelles laissent place à l'effervescence des avenues. »
49:26« Tout contribue à transformer la ville du brocard d'or, de la rose et du jasmin, en une grosse
49:31excité. »
49:32« Afez el-Assad et sa descendance partagent même l'affiche. »
49:36« Les grandes marques promettent plus d'évasion en haut de la liberté pour tous. »
49:46« Et moi, comme chaque matin depuis mon arrivée en ville, je me rends au hammam al-Malek al-Zahir,
50:02mon refuge à l'abri du chaos. »
50:05« En Orient, les hammams sont underground, trois marches en sous-sol pour remonter le temps, réfléchir dans un nuage
50:12de vapeur, aux mutations qui nous précipitent vers demain. »
50:26« C'est parti, c'est parti, c'est parti. »
51:00« D'où est-ce que tu viens ? »
51:02« De France. »
51:04« Moi, je suis compteur. »
51:06« Tu es compteur ? »
51:09« Ali Baba et les 40 voleurs. »
51:12« Le roi Al-Zahib Ebars, Antar Vahabla, Roméo et Juliette pour vous. »
51:22« Fuis-moi à la salle de repos. »
51:25« Je vais tout expliquer. »
51:40« Je me suis autoproclamé compteur de Damas. »
51:45« J'ai ravivé la tradition parce qu'à cause de la télévision, les compteurs du monde arabe ont quasiment
51:50disparu. »
51:52« À l'époque, le compteur racontait des histoires dans les cafés. »
51:56« Mais avec l'évolution des mœurs, les compteurs ont disparu au profit de la technologie. »
52:02« À Damas, certains cherchaient pourtant à renouer avec la tradition. »
52:07« Et c'est ainsi que je suis devenu compteur. »
52:10« À travers ces histoires, le compteur donne des conseils et enseigne l'amour du bien. »
52:16« C'est un véritable guide social qui s'inscrit dans le temps. »
52:21« L'histoire d'Antar Vahabla, avec ses 3200 pages, me prend un an et demi. »
52:28« L'histoire du roi Al-Zahir Bibars, un roi de Mamluk, connu pour sa guerre contre les croisés. »
52:37« Dans cette histoire-là, il y a de l'héroïsme, de la bravoure, du courage, du respect pour la
52:42terre, de l'amour pour l'humanité. »
52:45« Il y a dedans beaucoup de leçons. »
52:48« Mais mon histoire préférée, c'est celle d'Ibrahim, le défenseur des vierges. »
52:53« J'espérais être comme lui un jour, parce qu'il était le gardien du roi, c'est-à-dire
52:58son bras droit. »
52:59« Il connaissait ses secrets, il était son serviteur. »
53:04« Il remplissait 17 fonctions près de lui, dont celle de le faire se lever de son trône. »
53:09« Vous vous rendez compte, il avait le prestige de le faire se lever. »
53:13« Ibrahim, c'est un être exceptionnel, c'est une histoire. »
53:17« Ibrahim est lui-même une histoire. »
53:24« Mon compteur aussi est une histoire à lui tout seul. »
53:31« Et je me laisse bercer encore un peu par le soukalamadier. »
53:36« J'espère y trouver des héros prêts à me raconter leurs épopées, mais ne croisent que des demi-dieux
53:41et leurs boniments. »
53:43« Un président au milieu de boîtes de chocolat sans surprise. »
53:47« Le père, le fils et le Saint-Esprit m'invitant même à l'exil. »
53:50« Et je me dérobe par le plus haut lieu sacré de Damas, la mosquée des Omeyades, où les corps
54:07au repos donnent rendez-vous aux âmes en mouvement. »
54:11« J'y prends même un peu d'altitude, me prenant l'espace d'un sourire pour le Messie. »
54:16« Car c'est là, selon la tradition locale, que Jésus reviendrait sur terre au moment du jugement dernier. »
54:23« Dans l'attente, l'innocence reste le meilleur moteur de l'avenir. »
54:29« La musique s'arrête là. La prière va commencer. »
54:54« Au pied des barbelés, les femmes implorent les cieux pour qu'il fasse moins chaud. »
54:59« Et moi, je n'attends pas l'appel du soir pour me livrer à d'autres promesses. »
56:39« Une boutique de lingerie, miroir aux évolutions. »
56:43« Évidemment, viennent des femmes et même des hommes ici. Les hommes viennent avec leurs femmes pour acheter. »
56:49« Quand viennent plusieurs clientes et qu'elles prennent plusieurs pièces, alors on leur donne un cadeau. »
56:54« Il s'agit d'un chocolat. »
56:56« Elles me disent « Merci, c'est sympa. » »
57:00« Elles pensent que c'est tout simplement un chocolat pour manger. »
57:07« Voilà le chocolat. »
57:15« C'est à manger. »
57:18« Mais au moment où ils s'apprêtent à le croquer, le mari et l'épouse découvrent à l'intérieur
57:26une culotte. »
57:27« La femme trouve alors ça étonnant et elle rit. »
57:31« C'est évident que c'est un sujet de discussion intéressant pour les filles. »
57:38« Évidemment pour les hommes aussi. »
57:41« Mais quand des filles se réunissent entre elles, elles aiment parler de ce qui est à la mode en
57:45termes de jeux conjugaux entre hommes et femmes. »
57:48« Nous, avec ce métier, on a plus de connaissances. »
57:52« Et évidemment avec l'expérience, dès qu'un client est dans le magasin, je sais lire dans ses yeux
57:57et deviner quel modèle il recherche. »
58:02« Et pour moi, tu penses que tu saurais ? »
58:05« Oui, évidemment que je sais. »
58:11« Oui, évidemment que je sais. »
58:41« C'est un jour férié aujourd'hui à Barcelone et en Catalogne parce que c'est une grande fête
58:50aujourd'hui. »
58:51« Fête populaire. »
58:53« Castellers, pour moi, c'est l'une des choses. »
58:56« Dans toutes les fêtes, dans tous les villages, dans les fêtes nationales, tu as ces Castellers. »
59:01« C'est toutes ces personnes qui sont habillées en rouge et qui viennent de faire cette pyramide humaine. »
59:05« En tout cas, c'est dans cette ambiance qu'on va se quitter. »
59:07« Tu as le sourire, je suis triste. »
59:09« Mon voyage est déjà terminé entre Valence et Barcelone. »
59:13« Je suis ravie d'avoir fait ta connaissance. »
59:14« Merci beaucoup de m'avoir accompagnée. »
59:16« On a vécu ensemble de beaux moments, entre autres de visiter la Sagrada Familia et de la découvrir côté
59:20coulisses. »
59:21« Ça restera gravé dans ma mémoire. »
59:23« Merci beaucoup, je t'embrasse. »
59:25« Merci. »
59:25« J'espère à très bientôt. »
59:27« Et puis comme on dit, à bientôt. »
59:28« Oui. »
59:29« C'est très gentil. »
59:31« Je vous embrasse et faites de beaux voyages. »
59:39« Et puis comme on dit, je n'ai pas envie de faire ça. »
59:44« Et puis comme on dit, il ne Sigma fait des millions d'eux d'eux d'eux d'eux
59:46d'eux d'eux d'eux d'eux d'eux d'oux d'eux d'eux d'eux. »
59:51« Ah, hou ! »
59:54Sous-titrage FR ?
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