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  • il y a 10 ans
Echappées belles : Haute-Savoie, Neige La Clusaz est une de destinations de Sophie cette semaine. Nous découvrirons la vie des saisonniers, les tramways à ...

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00:00:00C'est la fin de cette émission, on se retrouve très vite sur TV8 Montblanc et n'oubliez pas, ce
00:00:05week-end, les polomasters à Mechette.
00:00:13Ça va ?
00:00:16Les émissions s'enchaînent là, alors on est côté régie.
00:00:20Écoute, bienvenue.
00:00:21Merci beaucoup, je suis ravie Alexis de commencer cette émission avec toi.
00:00:24Ici, Annecy, on est un des animateurs journalistes de cette chaîne.
00:00:28T'as un petit peu de temps, tu peux bien m'accompagner ?
00:00:30Je vais m'accompagner, j'ai pas mal de boulot aussi, donc on peut se retrouver à Mechette.
00:00:34Ça tombe bien, c'est le but de mon voyage, c'est de rejoindre Mechette.
00:00:36On va faire plaisir, ça.
00:00:37Pourquoi tu dis ça ?
00:00:38Parce que c'est mon village.
00:00:39Ah bah voilà, je suis ravie de te faire plaisir.
00:01:37Bonjour Marie-Louise.
00:01:39Bonjour Sophie, ça va ?
00:01:40Bah oui, toi.
00:01:41Allez, viens, rentre.
00:01:43T'habites un beau coin, Marie-Louise, c'est joli.
00:01:46On est à la Clousa, là, dans le bas de la vallée des confins, dans cette ferme, donc on a
00:01:5050 vaches laitières, donc on travaille en famille.
00:01:55Ouais, il y a le fiston.
00:01:56Avec mon mari, mon fils.
00:01:58Comme le reblochon fermier, il se fait à chaque traite, on trait les vaches tous les matins, tous les soirs,
00:02:03toute l'année.
00:02:03Et tu fais du reblochon tous les jours.
00:02:05Ah ouais.
00:02:06Ils sont en train de finir la traite, je crois que c'est l'heure, faut qu'on y aille.
00:02:08C'est bon ?
00:02:09Ah bon, écoute, je laisse le café alors.
00:02:10Je te suis.
00:02:20Quelle est la particularité du reblochon fermier ?
00:02:22Le reblochon fermier, il est fabriqué avec le lait d'un seul troupeau, d'un seul agriculteur.
00:02:29Et le travail du cahier, par exemple, le décaillage dans les fermes, il se fera toujours manuellement.
00:02:34C'est des phases de travail.
00:02:38Allez hop, ça va être beau.
00:02:54Tu sais que je trouve ça très agréable.
00:02:56C'est vrai ?
00:02:56Ouais, je trouve ça très chouette.
00:03:00Mais ils vont vite les garçons là.
00:03:02Il faut qu'on aille vite, parce qu'en fait, ce qui est important, c'est que la face de
00:03:05dessus, le fromage, ne durcisse pas.
00:03:09Voilà, il faut mettre la petite plaque verte, ça détermine que le reblochon, il a bien été fabriqué dans une
00:03:13ferme.
00:03:14Ah, alors qu'est-ce qu'il y a marqué dessus ?
00:03:15Il est marqué, donc, le syndicat du reblochon, un numéro séquentiel et le numéro de notre exploitation.
00:03:22Ça ne fera pas le même effet maintenant quand j'irai chez mon fromager.
00:03:25Je regarderai, est-ce que vous avez du 241 ? Je vous expliquerai.
00:03:28Je vous expliquerai.
00:03:33Ça fait combien de temps que tu en fabriques, toi, du reblochon ?
00:03:35Ah ben, j'ai toujours fabriqué le reblochon.
00:03:37C'est pas vrai ?
00:03:37Ah oui.
00:03:38Moi, j'ai perdu ma maman à l'âge de 10 ans et j'ai resté à la ferme avec
00:03:42mon papa pour l'aider, quoi.
00:03:43Et j'ai toujours fait ça.
00:03:44Le matin, avant d'aller à l'école, j'allais l'aider à fabriquer le reblochon.
00:03:48Et j'ai continué, voilà, c'est devenu une passion comme ça.
00:03:58Allez, Sophie, maintenant, on va à la cave.
00:03:59Ah, ça là.
00:04:00Ils sont en train de s'affiner tout doucement.
00:04:06Tu vois, la petite mousse blanche, là, elle s'est développée.
00:04:09On voit encore la plaque verte, là, qui est un petit peu cachée sous la mousse.
00:04:12Et là, tout doucement, le fromage, il prend son onctuosité.
00:04:15Il est en train de s'affiner dans la cave.
00:04:24Tu vois, Sophie, celui-ci, il a un bon mois de cave.
00:04:26Ah, oui.
00:04:27Il est crémeux comme tu les aimes, alors.
00:04:29Ah, oui, j'adore.
00:04:30Je l'aime bien, comme ça.
00:04:33Tu vois, c'est un voyage qui commence bien pour moi, parce que je prends des forces grâce à toi.
00:04:39Il est vraiment très, très, très bon.
00:04:42Excellent.
00:04:43Voilà, crémeux à cœur.
00:04:49Le reblochon n'est plus la seule spécialité de l'Atlusar.
00:04:52La station est aussi réputée pour être le berceau de nombreux champions de ski,
00:04:55comme Régine Cavagnou en descente ou Edgar Groupiron en ski de bosse.
00:04:59Mais pour découvrir la nouvelle discipline en vogue à l'Atlusar,
00:05:02il suffit de lever les yeux au ciel.
00:05:18Laurent Favre, Vivien Thierry et Jean-Laurent Rachel sont les nouvelles gloires de la station.
00:05:22Trois amis devenus des références mondiales dans le freestyle, la haute voltige à ski.
00:05:27Démonstration dans le massif des balmes, succession de vallons et de bosses.
00:05:31C'est quand même un endroit où tu vas arriver à enchaîner, on va dire, 5-6 sauts encore, peut
00:05:36-être plus.
00:05:37Tous naturels, qui ne sont jamais tous les mêmes.
00:05:40On a un peu tous appris à faire nos sauts, toutes nos figures là-dessus.
00:05:56Petit lexique du freestyle.
00:05:58Voici les slides ou glissades.
00:06:02Les big air, des sauts le plus haut et le plus loin possible avec des rotations.
00:06:08Ou encore le half pipe, ce long demi-tube de neige qui permet d'enchaîner les figures.
00:06:12Le freestyle prend toute sa dimension dans les snowparks, autrefois terrain privilégié des surfeurs.
00:06:17Une décharge d'adrénaline à chaque envol, mais des acrobaties risquées.
00:06:21Les sauts qu'on fait, c'est sûr, ça paraît impressionnant.
00:06:23La plupart des gens, ils nous prennent juste pour des fous.
00:06:25En fait, c'est vraiment juste de l'entraînement, de l'entraînement, de l'entraînement.
00:06:29Et après, voilà, le risque zéro n'existe pas.
00:06:31On peut toujours arriver à se blesser, mais voilà, c'est, on va dire, des risques à peu près contrôlés.
00:06:39Il y a un an, Jean-Laurent s'est cassé deux vertèbres en retombant d'un saut sur le rebord
00:06:43glacé du tube.
00:06:44La reprise est difficile.
00:06:45Pour ma part, j'ai quand même pas mal d'appréhension à chaque saut, quoi.
00:06:49Parce que, à chaque réception, même sur les rails, je ressens un petit peu les chocs quand même dans le
00:06:54dos.
00:06:54Les figures sont de plus en plus grosses, de plus en plus risquées aussi, dangereuses.
00:07:01Donc, ben voilà, on n'est plus tout jeunes, quoi.
00:07:04On est encore dans la course, mais bon, on se doit de...
00:07:07Toi, quel âge, toi ?
00:07:0824 ans.
00:07:1224 ans et seulement 12 ans de ski derrière lui.
00:07:14Sur l'île de Saint-Martin, dans les Caraïbes, où il est né, c'est plutôt sur les vagues qu
00:07:18'il glissait.
00:07:18En débarquant à la Clusa, son père l'inscrit à l'école de ski et en deux semaines...
00:07:23J'ai eu la première, j'ai sauté la deuxième étoile et puis, à la fin de mon séjour, j
00:07:28'ai eu la troisième étoile.
00:07:29J'étais complètement mordu et, je ne sais pas, ça venait tellement facilement que, bon, ben...
00:07:35Après, je ne voulais plus du tout lâcher le ski, quoi.
00:07:37Tous les jeunes de mon âge faisaient du freestyle.
00:07:39Et ben là, je me suis motivé, je me suis dit, tiens, c'est ça que je veux faire.
00:07:42Quand je n'avais pas cours de ski avec l'ESF, j'allais voir le club des sports qui s
00:07:48'entraînait.
00:07:48Et en fait, après, de mon côté, j'allais reproduire les figures.
00:07:52Il progresse alors rapidement, grâce aussi aux amis avec lesquels il partage sa passion.
00:08:00Nous retrouvons les skieurs les plus turbulents de la Clusa au fond de leurs repères,
00:08:04où se révèle encore l'esprit du freestyle.
00:08:10Même en étant un sport individuel, on est quand même vraiment tous forts, on est tous ensemble,
00:08:14on est tous ensemble, même quand on est sur des compétitions, on n'est pas genre bloqués, fermés,
00:08:19on est tous en train de se motiver les uns les autres.
00:08:21C'est sûr qu'après, quand on se recroise à côté, pour aller voir un coup,
00:08:24c'est toujours une super bonne ambiance, parce qu'on est vraiment tous forts.
00:08:27On a besoin aussi de sortir, de se décontracter, et de rigoler quand on est encore jeune.
00:08:33T'as bien changé, parce que tout à l'heure, tu disais que tu te faisais vieux,
00:08:37puis maintenant, tu dis qu'on est jeunes.
00:08:44Le lendemain, le club des sports s'est déplacé chez un voisin, le Grand Bournant, pour un entraînement au snowpark.
00:08:51Allez, chaud, Julius.
00:08:53Les plus jeunes ont 10 ans, les plus vieux, 17, et déjà à un niveau techniquement impressionnant.
00:08:58T'as vu déjà de le mettre sur les pieds ?
00:09:04Ben, je suis en 3 en haut, il était beau, parce que pour une fois, j'ai pas vu ça
00:09:07avant.
00:09:08C'est pas parti pour 1 080, c'est parti pour 1 3 6.
00:09:12À ces âges-là, c'est là où on a plus de facilité pour leur apprendre des nouvelles choses,
00:09:16dans le sens où ils n'ont vraiment pas peur.
00:09:18À 10-12 ans, le gamin, il se sent immortel et en avant.
00:09:22Après, plus ça vieillit, plus on commence un petit peu,
00:09:24ils commencent à se rendre compte que 2-3 fois, tu peux te secouer un petit peu.
00:09:28Donc là, c'est déjà un peu plus difficile.
00:09:30Avant de sortir des champions, le premier but, c'est que déjà que les jeunes,
00:09:32ils s'éclatent et qu'ils aient envie, le mercredi et le samedi,
00:09:35de venir au ski et non pas de traîner dans les rues à rien faire.
00:09:38Allez, chaud bouillant, chaud.
00:09:45On a été un peu précurseurs, je crois, dans les années 70.
00:09:48On avait pas mal de gars qui faisaient des saltos de partout,
00:09:52sur les montagnes, par chez nous.
00:09:53Et puis au fur et à mesure, ça embrayait avec les bosses.
00:09:56Puis aujourd'hui, on est encore là.
00:09:58Et avec les 2-3 champions qu'on a eus au fur et à mesure des années,
00:10:02ça perdure, ça perdure.
00:10:04Et toujours plein de gamins qui veulent sauter des bosses et faire du freestyle.
00:10:09Allez, chaud, Isaac.
00:10:10Allez-y.
00:10:11Allez, chaud.
00:10:15Lui, on l'a trouvé l'an dernier sur les pistes.
00:10:17Et on a vu qu'il sautait de partout.
00:10:20Il tournait à gauche, à droite.
00:10:21Il avait encore pas de coach.
00:10:22Tu te dis, bon, il faut qu'il vienne avec nous.
00:10:24Isaac, t'as sauté sur les 2 dernières ?
00:10:26Non, non, non, il t'a fait l'énorme.
00:10:28Mon rêve depuis tout petit, c'est de gagner les Jeux Olympiques en ski freestyle.
00:10:33Mais il faut que je progresse d'abord.
00:10:37Son rêve pourrait bien se réaliser.
00:10:39Le ski freestyle devient discipline officielle dès les prochains Jeux d'hiver.
00:10:43En attendant son heure, Isaac peut s'inspirer de Laurent, Vivien et Jean-Laurent,
00:10:47venus enchaîner les sauts avec talent.
00:10:50A l'Atlouza, chaque skieur pro est un peu le mentor d'une graine de champion.
00:10:57Allez, allez !
00:10:58Allez, allez !
00:10:59Allez, tu bras !
00:11:01Allez, trop ferme, quand tu veux.
00:11:08Le du Manigala, Charlie !
00:11:13On peut demander à croire qu'il est en forme.
00:11:15Il met les moquins !
00:11:30Qu'est-ce que c'est que ce drôle d'engin ?
00:11:33Alors ce drôle d'engin, comme tu le dis, c'est un paré.
00:11:35Un paré, oui.
00:11:36Le paré est un engin de glisse traditionnel.
00:11:39C'est ça ?
00:11:39C'est ça, c'est ce que tu vois à mes pieds.
00:11:41Montre-moi.
00:11:42Donc réalisé en bois, avec une semelle métallique dessous pour la glisse.
00:11:46Allez, Charmaine !
00:11:47Au départ, les enfants s'en servaient pour aller à l'école.
00:11:50L'école au village était située en bas du village.
00:11:53Les enfants descendaient sur les routes qui, à l'époque, n'étaient pas déneigées.
00:11:57Et le soir, ils remontaient avec le paré sur les bains.
00:12:00Donc on prend son dossard, on prend un verre de vin chaud, on prend son paré, on monte et on
00:12:05descend.
00:12:06Et on redescend.
00:12:06C'est tout simple.
00:12:07Et on refait un deuxième passage de vin chaud, on remonte et on redescend pour la deuxième fois.
00:12:10J'aime beaucoup cet état d'esprit.
00:12:16T'en fais sinon, toi du paré ou quoi ?
00:12:18Alors moi, j'en fais et j'en fabrique aussi.
00:12:20Je suis menuiser, donc je fabrique des parés.
00:12:22Oui.
00:12:22Mais je t'invite justement à aller, demain, aller voir Jean-Claude, qui est un passionné de menuiserie,
00:12:27qui est le vrai fabricant du paré de Manigou.
00:12:33Merci beaucoup, Antoine, merci.
00:12:43C'est parti.
00:13:09Alors Sophie, je te présente mon ami Jean-Claude.
00:13:11Bonjour Jean-Claude.
00:13:12Bonjour.
00:13:13Enchanté.
00:13:15On m'a dit, pour parler du paré, il faut voir Jean-Claude.
00:13:19Oui, oui, mais j'en fais pas beaucoup, j'en fais la demande comme ça parce que...
00:13:23Pour les copains ?
00:13:23Pour les copains, voilà.
00:13:25Mon père avait déjà un petit atelier, je bricolais quand j'étais gamin et j'ai toujours bien aimé travailler
00:13:29le bois.
00:13:30Oui.
00:13:31Donc à la retraite, c'est mon passe-temps.
00:13:33On a retrouvé, Luc, les traces des premiers parés dans la région ?
00:13:36Alors on a une carte postale qui remonte en 1908, où à Thônes, il y avait déjà une compétition de
00:13:44parés.
00:13:45Mon grand-père, il était né en 1893, il me disait déjà qu'il allait à l'école en paré.
00:13:49Vous me montrez comment on assemble tout ça ?
00:13:51Parce que là, il vous reste quoi ? Vous en êtes à l'assemblage ou vous avez fait des petites
00:13:54marques et des petites encoches ?
00:13:55J'ai tout préparé les pièces, il n'y a plus que l'assemblage.
00:13:58Alors vous voyez, vous allez faire en inox le patin, alors on appelle ça le patin ou le lugon, je
00:14:04ne sais pas.
00:14:07Ensuite, vous avez le manche avec la clavette pour maintenir la planche.
00:14:12Il faut une bonne colle parce que si ça casse quand on descend...
00:14:15Le talon, on visse et on colle.
00:14:17La planche qu'on a découpée tout à l'heure.
00:14:20Et la cale pour les fesses.
00:14:24Et bien voilà, j'ai envie de dire, c'est presque fini, il n'y a plus qu'à coller.
00:14:27Il n'y a plus qu'à coller.
00:14:28À assembler.
00:14:29Qu'est-ce que ça vous fait, Jean-Claude, de voir qu'il y a des jeunes qui s'intéressent
00:14:32toujours au paré aujourd'hui ?
00:14:34C'est très bien, parce qu'avec le ski, j'ai dit ça y est, c'est un instrument qui
00:14:39va disparaître.
00:14:40Et non, au contraire, c'est bien parti.
00:14:42C'est un peu l'emblème de Manigo quand même, le paré.
00:14:45Le modèle déposé, c'est Manigo.
00:14:47Et on en est fiers !
00:14:48Oui, c'est sûr.
00:14:56On s'assoit les fesses sur la cale derrière pour ne pas glisser.
00:15:00Très bien.
00:15:01Les pieds un tout petit peu en avant, un peu sur les talons.
00:15:03Et les deux mains sur le manche pour bien tenir l'engin pour qu'il se couche sur le côté.
00:15:07Bon, il n'y a plus qu'à.
00:15:08On est prêt à partir, à ce moment-là, on lève tout doucement les pieds et c'est parti.
00:15:12Je ne me sens pas vraiment prête, mais on y va.
00:15:13Ce n'est pas très stable.
00:15:17Après, tu appuies un petit peu d'un côté ou de l'autre pour tourner.
00:15:19Oui, ça va se prendre la vitesse, là.
00:15:21Oula !
00:15:24Et comment on fait pour freiner ?
00:15:26Pour freiner, tu fais un joli dérapage en arrivant en bas.
00:15:29Autrement, tu appuies bien sur tes pieds.
00:15:32Ça y est, j'ai compris comment on fait pour freiner.
00:15:36Est-ce que je rentre dans la confrérie des parais de Manigot ?
00:15:40Oui.
00:15:40Ah, merci beaucoup.
00:15:41Tu peux serre parti.
00:15:42Merci, c'est gentil.
00:15:57Chaque hiver, des millions de vacanciers débarquent dans les stations alpines.
00:16:01Pour préparer le terrain, 15 000 saisonniers s'installent en Haute-Savoie dès le début de l'hiver pour faire
00:16:06tourner les stations.
00:16:08Ils viennent en renfort dans les restaurants et les hôtels, dans les commerces ou sur les pistes.
00:16:14Au pied de l'aiguille du midi, une trentaine de camions et de bus émergent d'une nuit à moins
00:16:1810 degrés,
00:16:19avec à leur bord une cinquantaine de travailleurs itinérants.
00:16:23La mairie de Chamonix loue des places de ce parking, avec accès à l'eau et à l'électricité, au
00:16:28saisonnier avec un contrat de travail.
00:16:31Vincent vit dans cette camionnette avec sa compagne, Céline. Leur intérieur est plutôt fonctionnel.
00:16:37Vous avez un lit dans le fond, là. Vous avez un petit salon, là. Petit salon 4 places.
00:16:43Une petite cuisine. Frigo, rangement.
00:16:47Je vais ranger vite, il fait 2 secondes avant.
00:16:49Petite salle de bain, les toilettes, la douche, petite chauffage de gaz.
00:16:5420 degrés en moyenne à l'intérieur, un confort simple qui leur suffit, loin pour eux d'une situation de
00:17:00précarité.
00:17:01On a choisi ce mode de vie. On choisit nos voisins. On reste pendant 5 mois comme ça ici.
00:17:08On est au pied de l'aiguille du midi. On voit le Mont Blanc tous les matins au réveil. C
00:17:13'est génial.
00:17:13On nous a proposé un logement dans la vallée. On nous retire 2 à 300 euros sur notre salaire.
00:17:19Ici, on ne paye que 100 euros. Le choix ira plus rapide.
00:17:22On préfère être ici. En plus, on dépend de personne.
00:17:26C'est chez nous. On est propriétaire d'une petite maison.
00:17:33Le parking du Grépont a été rebaptisé par ses habitants.
00:17:36Il y règne une atmosphère conviviale.
00:17:38Tout le monde se connaît. Et comme dans un village, on y retrouve tous les métiers.
00:17:42Le démy cano, le démy cano poids lourd, chauffeur de bus, boulanger, restauration.
00:17:46Tout le monde a travaillé différent et du coup, c'est pas mal pour réussir.
00:17:49On arrive tous à s'entraider dès qu'on a besoin d'un petit quelque chose.
00:17:52Il y en a pas une qui voudrait faire un peu de sou en m'aidant à coudre ses rideaux
00:17:55à la main ?
00:17:56Euh, mais moi, c'est pas cool, Nounoun.
00:17:58C'est pas cool, du tout.
00:17:59C'est perdu, toi ?
00:18:03Oui ?
00:18:04Ouh là !
00:18:05Ça va, Luc ?
00:18:06Ça va ou quoi ?
00:18:06On est là, ça va.
00:18:08Tous, sur ce parking, tiennent à ce mode de vie alternatif qu'ils n'échangeraient pour rien au monde.
00:18:13Après un moment de détente entre amis, il est temps pour Vincent d'aller s'activer en cuisine.
00:18:28Le platissier est parti, du coup, le plongeur a pris sa place et on se partage le travail.
00:18:35Commis de formation, il trouve un nouvel employeur chaque saison, sa clé de la liberté.
00:18:40Au bout d'un an, un an et demi, je me lasse de l'endroit aussi, quoi.
00:18:44J'ai eu l'impression d'avoir fait le tour et du coup, je préfère changer.
00:18:47C'est pour ça que les saisons, ça dure que 4-5 mois dans l'année, c'est à fond
00:18:52tout le temps.
00:18:53Et du coup, voilà, c'est bien, on fait, on fait ce qu'on a à faire.
00:18:55Un coup, ça se calme, on s'en va, on va ailleurs.
00:18:59Parapente, non, t'as décidé ?
00:19:0114h demain, si les conditions sont bonnes.
00:19:17La météo est bonne, Vincent et Céline vont pouvoir faire leur baptême de l'air.
00:19:26On a le temps de choisir quand il fait beau.
00:19:28On a 5 mois dans l'année pour faire plaisir, pour profiter.
00:19:31Quand on vient en vacances, on a une semaine, on veut tout faire, on n'a pas trop le temps.
00:19:34Nous, on a 5 mois pour en profiter, quoi.
00:19:36Et du coup, c'est la qui est bien.
00:19:38C'est la société.
00:19:40On peut l'atterrissage sur mon camion ?
00:19:54Ah, elle suit trop bien.
00:20:26Quelques centaines de mètres plus bas, dans un grand hôtel, virevolte la musique de Keith Jenkins.
00:20:31Le travail saisonnier n'est pas l'apanage de la jeunesse.
00:20:34Cet Australien de 72 ans, natif du pays de Galles, fait son 9e hiver à Chamonix.
00:20:39Toute une vie de baroudeur.
00:20:43J'ai travaillé chaque mois dans un hôtel différent, à Zurich, à Genève, à Monte Carlo, et même en Hollande.
00:20:53Je peux rencontrer plein de gens la nuit, jouer de la musique, et quand il me reste un peu d
00:20:58'énergie, je grimpe au sommet des montagnes et je les dévale.
00:21:14Dans une résidence réservée aux saisonniers, nous retrouvons Keith à l'heure du petit-déjeuner.
00:21:19C'est un petit-déj sud-américain de la Pampa que prennent les cow-boys.
00:21:29Après une vie vagabonde, parfois solitaire, Keith porte un regard malissue et lucide sur sa condition.
00:21:36Je me sens parfois comme un moine catholique dans sa cellule.
00:21:40Mais ce n'est pas si mal. Je n'ai qu'à jeter un coup d'œil par la fenêtre
00:21:43et je vois le plus beau paysage du monde.
00:21:46Je sors, je fais quelques pas et je suis au paradis.
00:22:15Comment s'appelle ce village ?
00:22:16On est à Manigo.
00:22:18Manigo. Il n'y a pas beaucoup de monde dans les rues à Manigo.
00:22:20On ne s'en fout, il n'y a personne. Parce que c'est sympa d'ailleurs.
00:22:23Ce n'est pas mon pays. Moi, je suis de l'autre côté du pays du Mont-Blanc. On ira
00:22:26tout à l'heure.
00:22:27Mais je vais te présenter mon copain parce que c'est son village.
00:22:29C'est qui ton copain ?
00:22:30C'est Marc Vérard.
00:22:31Ah, avec qui tu fais des émissions de cuisine.
00:22:39T'aimes beaucoup la poste, là.
00:22:40Et l'altitude, la vue ?
00:22:43950 mètres.
00:22:43950 mètres.
00:22:46Ah bah tiens.
00:22:47Bonjour.
00:22:48Ah bah je suis contente de vous rencontrer, tiens.
00:22:51Je vous fais la bise.
00:22:53Ah oui.
00:22:54J'en profite.
00:22:55Ravie de vous rencontrer, Marc.
00:22:57C'est mon copain.
00:22:58Vous avez une très jolie vue.
00:23:00On est situé à 6 kilomètres de la Clusa.
00:23:02Et surtout, on est très proche de Genève.
00:23:05On est à quoi ? Une heure ?
00:23:06On est un peu paumé quand même aussi.
00:23:08Ça c'est toi qui l'a dit.
00:23:09Mais oui, mais bien sûr.
00:23:10Mais c'est ce qu'on veut.
00:23:10Et c'est ce que vous cherchez ?
00:23:11C'est d'être un peu paumé comme dit Alexis ?
00:23:13Non, c'est pas paumé.
00:23:14Bah si.
00:23:15C'est rechercher l'identité.
00:23:17Non, non, non.
00:23:18C'est une catastrophe.
00:23:18Mais il passe son temps à vous taquiner ce lieu.
00:23:20Mais oui, oui, oui, je l'adore.
00:23:21Qu'est-ce que ça représente ici pour vous ?
00:23:24Bah c'est quoi Manigo ?
00:23:26C'est l'enfance ?
00:23:28Vous allez me faire pleurer ?
00:23:29Non, c'est...
00:23:33Manigo, c'est mon cœur.
00:23:35Mon cœur, comme ça.
00:23:37Il y a plein de souvenirs alors ici.
00:23:39C'est l'alpage de mon père.
00:23:41Et j'aurais voulu tellement qu'il le connaisse.
00:23:44Qu'il le connaisse et qu'il sache que vous étiez toujours là pour s'en occuper, c'est ça
00:23:47?
00:23:48Ouais.
00:23:49Pourquoi ça vous tient autant à cœur de vous en occuper comme ça, de cet alpage ?
00:23:53Parce qu'il nous a indiqué des valeurs.
00:23:55Des valeurs fortes.
00:23:56Vous savez, les valeurs du cœur, les valeurs du respect des autres, de la tolérance.
00:24:03Un côté humaniste.
00:24:06Vous comprenez ?
00:24:07Oui.
00:24:14C'est qui là sur cette photo ?
00:24:16Ah ah !
00:24:17Oh, je reconnais le chapeau.
00:24:18C'est votre papa qu'on aperçoit ?
00:24:19Ouais, c'est mon père.
00:24:20Un tésœuf ou pas ?
00:24:22Un amour bourré de spiritualité.
00:24:24Quand on passait à table, le signe de croix, c'était important pour nous.
00:24:27Enfin, toi, t'es pas un tésœuf, toi.
00:24:29Non, mais c'est simplement ce que je veux dire.
00:24:32Il a son petit caractère, comme on dit.
00:24:34Mais impossible.
00:24:35Moi, je l'adore.
00:24:36Mais t'es impossible.
00:24:36Pourquoi ?
00:24:37Parce qu'on t'adore.
00:24:38Parce que t'as un cœur comme ça et t'as un caractère comme ça aussi.
00:24:41Je peux pas revendiquer mon identité.
00:24:42J'ai pas le droit.
00:24:43Vous ne chameillez pas.
00:24:44J'ai pas le droit ?
00:24:44Vous ne chameillez pas.
00:24:46C'est une cuisine, mais c'est toi.
00:24:47Vous savez ce qu'il m'a fait l'autre jour ?
00:24:49Non, dites-moi.
00:24:49Vous savez ce qu'il m'a fait ?
00:24:50Non, dites-moi.
00:24:50Il m'a fait un truc de fou.
00:24:51Oui.
00:24:51Il met un gant.
00:24:52Oui.
00:24:53D'accord ?
00:24:53Pour retirer un plat du four.
00:24:54D'accord, jusque-là.
00:24:56Ça va ?
00:24:56Tout va bien.
00:24:57D'accord ?
00:24:57Donc, a priori, vous ouvrez le four, vous prenez le plat avec le gant.
00:25:00Maintenant, il prend le plat avec l'autre main.
00:25:02Il s'est brûlé.
00:25:03Voilà, c'est toi.
00:25:04C'est Alexi.
00:25:05Je prends l'escalier, là ?
00:25:08Ah, c'est beau, hein ?
00:25:09Oh là là, c'est magnifique.
00:25:25Qu'est-ce que vous voulez faire, là, aujourd'hui, ici, alors ?
00:25:29On va faire...
00:25:30Je vous prends de tour.
00:25:31Vous êtes en avant-première, vous.
00:25:32Je vous prends de court, là.
00:25:34Ah, mais je ne devrais pas le dire.
00:25:35Allez, entre nous, on est entre nous.
00:25:36Figurez-vous qu'ici, c'est notre chalet avec mon épouse.
00:25:40Malpache de mes parents.
00:25:41Vous imaginez un peu le cœur, là ?
00:25:42J'ai vu tout à l'heure, oui.
00:25:45C'est dur.
00:25:47C'est dur, mais c'est tellement beau, en même temps.
00:25:50Et ici, on va créer un restaurant où les clients vont venir manger chez Marc Vérat,
00:25:57et non pas au restaurant de Marc Vérat.
00:25:58Oui, comme à la maison.
00:25:59Comme à la maison.
00:26:00Il n'y aura qu'une seule table.
00:26:01Donc ici, vous avez envie de revenir à des choses un petit peu plus simples,
00:26:04une table avec des amis, comme monsieur, là, qui est déjà...
00:26:07René Broissant.
00:26:07Comme René, qui est déjà chez vous.
00:26:09Qu'est-ce que vous aimeriez qu'on dise de vous, Marc ?
00:26:11C'est que nous avons marqué l'identité de la cuisine à travers une épreuve de vérité.
00:26:17On a pris en compte l'environnement et la planète, on s'en est servi, on l'a amené dans
00:26:22l'assiette, et on n'a pas triché.
00:26:23Voilà.
00:26:30Bonjour.
00:26:39Bonjour, Follux.
00:26:41Bonjour.
00:26:41Bonjour, Follux.
00:26:42Bonjour.
00:26:42Salut.
00:26:43Daniel.
00:26:44Bonjour.
00:26:44Alors, on n'a pas fini, là.
00:26:46Salut.
00:26:46On a envie de vous rencontrer.
00:26:48Bonjour aussi.
00:26:49En d'après vous.
00:26:49Installez-vous.
00:26:58Je comprends pas que t'aies jamais monté à un restaurant, Marc.
00:27:03C'est vrai !
00:27:05Patriarch.
00:27:06Chasse de grand-père.
00:27:08Hé Marc, le bénédicité maintenant.
00:27:10La prière.
00:27:10Ah oui.
00:27:16Donc je suis béni.
00:27:17Vous êtes un homme heureux.
00:27:18Je peux même repartir tout seul.
00:27:21Il y a des phénomènes là.
00:27:23Que des amis, le terrible à voir en face, c'est Pollux.
00:27:27C'est un fou.
00:27:29Je servais la messe avec lui.
00:27:31Il est déjà à l'époque, il nous faisait consommer les hosties
00:27:34pendant que lui, il buvait le vin.
00:27:35Ah oui, bah bravo.
00:27:36Voilà.
00:27:38Il était jeune déjà à l'époque.
00:27:40La nôtre.
00:27:41Allez.
00:27:42Allez.
00:27:44Santé.
00:27:45Santé.
00:27:45La marque.
00:27:48Il est déjà à l'époque.
00:28:03Il a l'habitude.
00:28:14Il a été arrêté dès le matin.
00:28:16Elle a été allée à l'époque...
00:28:17Non, il y a...
00:28:18La bête !
00:28:19Tu n'as pas peur, il est très vif, mais il est très gentil.
00:28:22Viens là.
00:28:23Viens là, gros.
00:28:25Salut !
00:28:25Voilà, et il est très affectueux aussi.
00:28:29Doucement.
00:28:29Hé !
00:28:30Doucement, ok.
00:28:31Tu vois, il marche toujours de mon côté gauche,
00:28:34et il se cale souvent dans ma main gauche, là, comme ça, voilà.
00:28:38Il est un peu foufou, quand même.
00:28:39En fait, il a beaucoup d'énergie et cette vitalité que nous recherchons.
00:28:43Donc c'est de la recherche cynophile, comme on dit, c'est ça ?
00:28:45Ouais, c'est ça, c'est la recherche cynophile, à proprement dit, ouais.
00:28:50Le chien se sert de son flair pour trouver les écubes qui sortent du manteau neigeux.
00:28:56Allez, Sophie, on va prendre le train, le TMB, tramway du Mont-Blanc.
00:29:04Allez, monte le groupe.
00:29:06Allez, allez.
00:29:15C'est parti.
00:29:17C'est une demoiselle de 54 ans qui nous emmène vers la chaîne du Mont-Blanc.
00:29:21Il ne s'agit pas, bien sûr, du conducteur, mais de sa machine.
00:29:34Le tramway à crémaillère du Mont-Blanc compte trois motrices.
00:29:37Dans les années 50, le directeur de l'exploitation leur donne les prénoms de ses filles,
00:29:41Marie-la Bleu, Anne-la Verte et Jeanne en Bordeaux.
00:29:45Elles font quotidiennement les allers-retours sur cette voie centenaire.
00:29:49Pour ceux qui les conduisent et en prennent soin, elles sont l'âme des tramways.
00:29:53Chaque machine a sa particularité.
00:29:55Il y en a qui sont plus ou moins dures de suspension ou plus ou moins souples.
00:30:02Il y en a qui ont un peu plus de puissance.
00:30:05Moi, j'aime bien rouler avec Jeanne.
00:30:07Jeanne, c'est la souplesse.
00:30:09Moi, j'aime bien sa souplesse.
00:30:11Marie a tendance à être un peu bruyante aussi.
00:30:14Ce n'est pas très agréable quand ça se coud un peu.
00:30:16Mais je pense que c'est un peu du halage aussi.
00:30:18Il faut être assez tendre avec ses machines.
00:30:23Attention, il ne faut pas glisser.
00:30:24Merci, c'est gentil.
00:30:28Allez, bonne journée.
00:30:32Les premiers travaux du tramway débutent en 1906.
00:30:35Initialement, l'idée un peu folle était de rallier le sommet du Mont-Blanc avec des locomotives à vapeur.
00:30:42La voie se termine en 1913 au Nid d'Aigle, à seulement 2372 mètres d'altitude,
00:30:47ce qui en fait malgré tout le train à crémaillère le plus haut de France.
00:30:52Il sera électrifié en 1957.
00:31:08Du haut de son site classé, l'hôtel Bellevue pose sur le tramway le regard bienveillant des anciens.
00:31:13Le premier bâtiment fut construit en 1818 et occupe une position stratégique pour les alpinistes vers l'ascension du Mont
00:31:20-Blanc.
00:31:20Pour ce lieu mythique, c'est l'heure de la Renaissance.
00:31:23Le bâtiment est presque terminé.
00:31:25On finit les dernières petites choses qui n'ont pas eu le temps d'être terminées.
00:31:31Aujourd'hui, son nouveau propriétaire pose l'une des dernières pierres.
00:31:37Ici, on arrive dans la salle du restaurant panoramique,
00:31:41avec toutes ces grandes baies vitrées qui donnent sur la chaîne du Mont-Blanc.
00:31:50Fermé il y a 30 ans, l'hôtel devrait bientôt sortir de son sommeil en devenant le premier hôtel écologique
00:31:56de France.
00:31:57C'est un bâtiment qui est très très bien isolé, extrêmement bien isolé, avec des vitrages triples et aucun filet
00:32:04d'air ne peut rentrer, même par grand vent et par grand froid.
00:32:07Ce bâtiment est chauffé grâce à une pompe à chaleur.
00:32:11On va chercher l'énergie dans le sol.
00:32:13Toutes les calories qui devraient être évacuées du bâtiment sont récupérées pour réchauffer l'air frais qui rentre.
00:32:20Le nouvel étoile Bellevue sera de qualité 4 étoiles.
00:32:23Il offrira 12 chambres ainsi qu'un spa aux futurs voyageurs du TMB.
00:32:33Terminus, Bellevue !
00:32:54Le soleil pointe le bout de son nez, c'est une bonne nouvelle ça Michel.
00:32:59Ça va nous réchauffer un petit peu.
00:33:00Ouais, exactement.
00:33:07Alors Frixi est encore un jeune collaborateur pour toi, qui va pouvoir travailler avec lui jusqu'à quel âge ?
00:33:13Ça fait vraiment deux ans que je travaille avec lui et je ne travaillerai jusqu'à l'âge de 7
00:33:21ans à peu près.
00:33:22Après, il aura la retraite à la maison en fait.
00:33:42Ok, continue, continue.
00:33:50Ok, je l'ai.
00:33:59Voilà, c'est bon. Il est là.
00:34:01C'est bon, super Mathieu.
00:34:04Tu peux m'expliquer ce qui se passe là Michel ?
00:34:06Nous nous entraînons régulièrement à rechercher un sac avec un ARVA.
00:34:13C'est quoi un ARVA ?
00:34:14C'est un détecteur de victimes en avalanche.
00:34:17Donc c'est un appareil qui a la possibilité d'être en émission, en réception.
00:34:21Dès qu'on va s'approcher du sac, le son va être de plus en plus fort jusqu'à...
00:34:29Mais tout le monde n'est pas équipé de ce système.
00:34:33Malheureusement non, c'est pour ça que nous on intervient avec les chiens.
00:34:37Tu me montres comment on fait avec les chiens alors maintenant ?
00:34:39Eh bien tout à fait, c'est ce qu'on va faire.
00:34:41On va te mettre... On va t'ensevelir sous la neige, pas comme le sac, on t'a préparé un
00:34:45petit terrain.
00:34:46Et puis comme ça, je vais essayer de te retrouver avec les chiens.
00:34:49Crixie, on est comme bord. Maintenant, c'est promis, tu me retrouves, d'accord ?
00:34:58Alors ?
00:34:58Alors c'est un peu exigu, mais dedans on a beaucoup plus chaud.
00:35:03C'est comme un igloo ?
00:35:04C'est le principe de l'igloo.
00:35:05Donc il faut un peu rentrer en remport, mais ça sera impeccable.
00:35:09Pourquoi j'ai dit oui, moi ?
00:35:12Bon, ben voilà, ça y est, le chien il est à la tâche.
00:35:14Maintenant, tu vas faire le cobaye.
00:35:16Et je vais te donner son jouet.
00:35:18Il ne recherche pas une personne ou des personnes.
00:35:21Il recherche son jouet qui est avec des personnes.
00:35:24Donc en situation réelle, il croit qu'il doit chercher un jouet.
00:35:28C'est ça ?
00:35:28Voilà, tout à fait.
00:35:29D'accord.
00:35:29Tu t'installes bien.
00:35:31Quand on va fermer, ça va s'assombrir un petit peu.
00:35:33Pas de panique.
00:35:34Pas de panique.
00:35:35On va venir te chercher quand même.
00:35:36J'y vais.
00:35:37A tout à l'heure.
00:35:38Allez, c'est parti, à tout à l'heure.
00:35:44On va mettre les blocs.
00:35:47Ça va, Sophie ?
00:35:48Super.
00:35:49T'es bien installée ?
00:35:50Oui, oui, je te remercie.
00:35:51A tout à l'heure.
00:35:52C'est assez spacieux.
00:35:53En plus, à tout à l'heure, Michel.
00:36:14Allez, mon tue-tue.
00:36:18Elle est où, Sophie ?
00:36:20Allez, cherche.
00:36:44Oui, c'est un bon chien, ça.
00:36:47T'es un bon chien, t'es un bon chien.
00:36:51Bravo, bravo.
00:36:52Oula, il y a un beau chien.
00:36:53Bravo, mon chien.
00:36:55Allez, viens, on sort.
00:36:56Allez.
00:36:59C'est bien, mon chien.
00:37:00C'est bien, mon chien.
00:37:01Tu peux sortir la tête devant.
00:37:02OK.
00:37:08Ça a été ?
00:37:09Ah, oui.
00:37:10J'étais contente qu'il me trouve.
00:37:12C'est impressionnant.
00:37:13Ouh là là, ouais.
00:37:15J'ai dit que je t'embrasse.
00:37:16C'est pas moi, c'est le chien.
00:37:18Merci, mon chien.
00:37:20Doucement, doucement.
00:37:21Merci, merci, merci de m'avoir trouvé.
00:37:22C'est très impressionnant.
00:37:23Oui.
00:37:24Parce qu'en fait, c'est le silence total.
00:37:27Les minutes passent.
00:37:28Et c'est d'après autres, ils vont vraiment me trouver.
00:37:31Et puis, tu commences à entendre ses pattes.
00:37:33Le bruit du chien qui arrive.
00:37:34Et quand tu vois là, le chien qui creuse, la truffe qui arrive, c'est vraiment une sensation waouh de
00:37:40joie.
00:37:43T'es vraiment content.
00:37:44Et tu sens que le chien, oui, est content de te retrouver aussi.
00:37:47J'imagine qu'on ne fait pas ce métier par hasard.
00:37:48On ne peut pas dire que c'est un métier.
00:37:49C'est plus une passion.
00:37:50En plus, j'arrive à conjuguer mes deux passions, c'est-à-dire le chien et puis faire du secours.
00:37:58Donc, voilà, je suis heureux.
00:38:00Et ça fait 20 ans que j'exerce ce métier avec beaucoup de plaisir.
00:38:05Merci, Michel.
00:38:06On redescend ensemble.
00:38:07Avec plaisir.
00:38:09Merci, le chien.
00:38:48Bonjour.
00:38:50Bonjour.
00:38:52À quel bataillon vous appartenez ?
00:38:53On est du 27e bataillon de chasseurs alpins à Annecy.
00:38:56Ça fait longtemps, vous, que vous êtes dans les chasseurs alpins ?
00:38:58Moi, ça fait plus de 20 ans.
00:38:59J'ai toujours pratiqué de la montagne au niveau de ma famille.
00:39:04On pratiquait la montagne.
00:39:05Donc, après, j'ai continué dans ce milieu qui m'a toujours attiré, toujours plu.
00:39:10Ça vous fait un point commun, la passion de la montagne ?
00:39:12Oui, bien sûr.
00:39:13Ça nous arrive même de travailler ensemble.
00:39:16C'est jamais bon signe quand on se retrouve sur le terrain.
00:39:18Ça veut dire qu'il y a eu une catastrophe.
00:39:20En règle générale, quand vous venez, c'est que c'est des gros chantiers.
00:39:24Bon courage, messieurs.
00:39:40La montagne est leur domaine.
00:39:42Allez, on va aller se mettre en place tranquillement, d'accord ?
00:39:45Donc, en colonne derrière moi.
00:39:46Vous prenez 5 mètres entre les personnels.
00:39:49Ces troupes sont les seules capables d'évoluer à ski dans des terrains escarpés et dans le froid.
00:39:54Le 27e bataillon de chasseurs alpins d'Annecy est l'une des 3 unités spécialisées dans l'intervention en milieu
00:40:00montagnard en France.
00:40:02Et ce matin, le bataillon est servi.
00:40:04Il fait moins 10 degrés sur le terrain d'entraînement.
00:40:14Objectif, 250 mètres.
00:40:16Un bosquet d'arbres avec des cailloux, ok ?
00:40:18Dedans, une douzaine d'insurgés, ok ?
00:40:20Cordier en tête et puis en avant.
00:40:22C'est bon ?
00:40:23Parmi les jeunes engagés, Olivier Cordier et Rémi Horis.
00:40:27Ils n'ont pas encore 20 ans.
00:40:29Pour l'ensemble, disposition de combat.
00:40:32Encore les gars !
00:40:40Allez, allez, petit lui !
00:40:45Je savais que les chasseurs alpins, ils faisaient beaucoup de montagnes, des randonnées à pied, à ski.
00:40:49Étant sportif, j'ai bien aimé.
00:40:51Et je me suis dit, pourquoi pas moi ?
00:40:58Je ne suis pas vraiment montagnard.
00:41:00Je viens de La Réunion.
00:41:02Et chez moi, on ne ski pas, mais il n'y a pas de neige.
00:41:05Donc, je n'avais jamais skié de ma vie.
00:41:08On est payé à faire ça, alors que d'autres, ils payent pour faire ça.
00:41:11Pour moi, c'est un privilège.
00:41:13Ce ne sont pas des vacances.
00:41:25Le 27e BCA a forgé sa renommée au cours de faits d'armes historiques.
00:41:30Lors de la Seconde Guerre mondiale, les cadres de ce bataillon forment une poignée de maquisards au Savoyard, réfugiés sur
00:41:36le plateau des Glières.
00:41:38En mars 1944, les Allemands donnent l'assaut.
00:41:42La résistance des maquisards est héroïque.
00:41:47105 d'entre eux perdront la vie.
00:41:50D'autres, comme Jean Carat et Julien Evgott, choisiront d'intégrer définitivement le 27e BCA et d'y consacrer leur
00:41:57vie.
00:42:00Après l'attaque par les Allemands des Glières, beaucoup de gens ont dit, c'est de la folie, vous êtes
00:42:05allé là-haut, vous étiez moins de 500.
00:42:07Vous avez une division, donc 12 000 hommes autour de vous.
00:42:10La chance, c'est d'en avoir réchappé.
00:42:16Entre les chasseurs alpins et la Haute-Savoie, s'est tissé un lien unique.
00:42:20La réputation de ceux qui osent affronter les cimes n'est plus à faire.
00:42:24Le bataillon est devenu un emblème et la notoriété acquise par les chasseurs alpins dans ces montagnes leur procure quelques
00:42:30avantages.
00:42:32Nous sommes tellement bien intégrés à notre région que l'on réussit à bénéficier d'infrastructures comme ce chalet,
00:42:40qui nous est gracieusement prêté par son propriétaire.
00:42:45Ça nous permet de passer plusieurs jours ici à faire du tir ou s'entraîner au combat,
00:42:50de stocker notre matériel de ciblerie, etc. et d'y faire dormir une troupe au chaud.
00:43:01Je savais que le 27e BCA, c'était un très bon bataillon.
00:43:03On a des bonnes infrastructures, du bon matériel.
00:43:06On a bon appétit.
00:43:07Et puis le travail qu'on fait, ils nous rassemblent.
00:43:09Parce qu'on ne peut pas rester individualiste dans ce qu'on fait.
00:43:12C'est vraiment du collectif.
00:43:14Et il faut qu'on se serre les coudes, sinon ça ne peut pas marcher.
00:43:18L'entraînement en milieu montagnard au style a déjà mené Olivier à intervenir sur le continent africain.
00:43:25Bientôt, sa nouvelle mission se déroulera peut-être du côté de l'Afghanistan.
00:43:29D'autres montagnes, bien plus dangereuses.
00:43:32Ouais, il faisait froid, mais il faisait beau.
00:43:35Salut Olivier.
00:43:36Salut.
00:43:37Santé.
00:43:38On est issu du milieu nordique.
00:43:40Et puis, depuis tout petit, je l'emmène au ski.
00:43:45Il n'était pas toujours bien décidé à me suivre.
00:43:49C'est vrai qu'il me parle des fois qu'il peut être sélectionné pour partir en Afghanistan.
00:43:54Là, c'est vrai que ça fait peur.
00:43:56C'est une angoisse, oui.
00:44:07En 2009, un soldat du 27e BCA a perdu la vie en Afghanistan.
00:44:12Malgré leur connaissance du terrain, ces militaires payent parfois un lourd tribut à la montagne et à l'ennemi.
00:44:18Bataillons mon commandement.
00:44:20Bon.
00:44:25L'engouement pour le corps des chasseurs alpins est intact.
00:44:28Chaque année, 200 nouvelles recrues intègrent le 27e BCA.
00:44:36Je me suis engagé pour 5 ans.
00:44:38Après, si je peux faire carrière, je vais continuer.
00:44:41Moi, ce qui me plairait, c'est d'être caporal chef.
00:44:45Plus tard, on peut espérer.
00:44:48Caporal chef, on va dire que c'est le plus gradé.
00:44:50des militaires du rang.
00:44:52Il vaut mieux être le plus grand dans les plus petits que être le plus petit dans les plus grands.
00:44:56Mon commandement, repos.
00:44:58Je le plus grand dans les plus grands.
00:45:06Mon commandement, repos.
00:45:08Mon commandement, repos.
00:45:09Je me suis débat.
00:45:09Je me suis débat.
00:45:44Doumé, Michel, vous venez par ici ?
00:45:50Bonjour Michel !
00:45:52Bonjour !
00:45:52Salut Doumé, bonjour, ça va ?
00:45:54Ça va très bien !
00:45:55Et comment est la neige alors aujourd'hui ?
00:45:57Dure !
00:45:58Ah, c'est pas marrant ça !
00:45:59C'est pas très drôle, non, mais...
00:46:01Non, si, si, ça va, il n'y a pas de bosse !
00:46:04Comment vous les avez rencontrés, les deux garçons là, Doumé et Fred ?
00:46:09Ben, nous sommes sur Ponglou depuis des années, et puis quand j'ai eu mon accident, je me suis dit,
00:46:17il faut que je le fasse tout de suite, à la sortie de l'hôpital, sans ça, je ne remonterai
00:46:22jamais sur les skis.
00:46:23Qu'est-ce qui s'est passé exactement, Michel ?
00:46:25J'ai eu un accident de ski, juste en face, l'autre montagne, là-bas.
00:46:30J'ai voulu descendre rapidement, et j'ai sauté sur une petite butte glacée, que je n'ai pas vue,
00:46:37et je me suis retrouvée par terre, un ski en avant, un ski en arrière, et j'ai roulé comme
00:46:43ça.
00:46:45Et c'est un ski qui m'a cassé la colonne, même derrière.
00:46:51Et donc toi, Fratu, permet l'accès à la montagne aux valides et aux non-valides, surtout ?
00:46:56Pour des personnes à mobilité réduite, pour des personnes qui ont des problèmes handicap sensoriels, comme malvoyants, non-voyants, comme
00:47:02des personnes en situation de handicap intellectuel,
00:47:05notre objectif, c'est de permettre l'accès à la montagne à tous, encadré par des professionnels.
00:47:11Mais montez ! Montez dedans, vous allez voir !
00:48:10Alors Sophie, ce petit chousse ?
00:48:11Ah bah écoute, c'était génial !
00:48:14Ah, il y avait des sensations, là !
00:48:16Ah oui, ça c'est sûr !
00:48:19Alors je dois vous avouer que c'est quand même une position très particulière, parce que c'est quand même
00:48:23la première fois que je skie dans cette position,
00:48:26à ce niveau-là, parce que la piste est quand même très très proche, et on se sent un petit
00:48:30peu bloqué, un petit peu coincé, quoi, on a envie de bouger et tout ça, mais c'est vrai que
00:48:35c'est exceptionnel,
00:48:36parce qu'on partage les sensations de glisse, on est vraiment en symbiose avec l'accompagnateur, c'est vrai Fred,
00:48:44on sent vraiment qu'on a un rôle à jouer aussi, et c'est ça qui est bien.
00:48:48Il y a des fois où, quand je suis bien, j'ai l'impression que je vais me relever, que
00:48:58si on me détachait, je marcherais !
00:49:02C'était divin !
00:49:04Et puis je vous voyais dans les virages, tout ça, vous aviez le sourire aux lèvres, voilà, encore une de
00:49:11prise !
00:49:12C'est vraiment une sensation forte, là, quand même !
00:49:15On continue, on fait la course !
00:49:16Allez, allez, allez, allez, c'est parti !
00:49:22Vas-y Fred !
00:49:23L'idée a germé chez un ancien moniteur de ski et guide de haute montagne.
00:49:28A la fin des années 80, Yves Matlin, c'est son nom, perd l'usage de ses jambes à la
00:49:33suite d'un grave accident.
00:49:34Il fonde alors la toute première structure de ski assis en France.
00:49:38L'association Loisirs Assis Évasion est née avec une seule idée en tête, rendre la montagne accessible à tous.
00:49:45Voilà, ben ici, on a un uniski qui va servir pour des gens qui ont un maximum d'autonomie, je
00:49:50dirais, voilà, on met qu'un ski dessus.
00:49:52Là, on a un ski-kart, où là, ce sont des gens qui ont une semi-autonomie, qui vont pouvoir
00:49:56évoluer avec ce type de machine.
00:49:58Donc on a toute une gamme de matériel qui va nous permettre de répondre au plus grand nombre de handicaps
00:50:04possibles.
00:50:06Grâce à ces équipements, les familles touchées par le handicap peuvent entreprendre une véritable démarche vers l'autonomie.
00:50:11Voilà.
00:50:13On va t'enfermer, la puce.
00:50:16On est prêts pour aller skier ?
00:50:18Eh ben voilà, on est partis pour une journée de reprise ?
00:50:22Allez.
00:50:24Un vrai bol d'air pour ses enfants, habitués à se déplacer en fauteuil roulant.
00:50:31J'ai une secourée de route.
00:50:48Alors la démarche par rapport aux parents, c'est que bien souvent, ils viennent nous voir au sein de l
00:50:51'association.
00:50:52Et là, on leur propose de partir avec nous en tant que pilote professionnel pour leur montrer les différentes facettes
00:50:57du tandem ski et des différentes machines que nous avons.
00:50:59Et par la suite, on leur propose de venir se former, toujours dans l'objectif de l'autonomie des familles
00:51:05et de la personne.
00:51:06La personne ou le parent vient se former et ensuite peut partir avec son enfant faire du ski en toute
00:51:11autonomie sans avoir besoin de professionnels.
00:51:14Et voilà.
00:51:21Du côté des écoles de ski, on s'est aussi adapté à cette clientèle de personnes handicapées.
00:51:27Donc là, Valérie, on est parti, on va redescendre là ici.
00:51:31On va attaquer sur la piste bleue là, tranquillement.
00:51:34Allez hop, à gauche, c'est parti.
00:51:36Ce matin, Valérie s'est inscrite à un cours particulier de l'école de ski français.
00:51:41J'adore.
00:51:43Merci.
00:51:44C'est pas évident.
00:51:49On t'est dit.
00:51:52Il faut avoir.
00:51:58On n'a ni ça.
00:52:01On n'a ni ça.
00:52:01On n'a ni ça.
00:52:03Ouais.
00:52:06Mais les obstacles se dressent encore face au handicap.
00:52:10Le milieu montagnard ne peut s'ouvrir qu'en proposant des structures d'hébergement adaptées.
00:52:16Valérie et Christophe ont choisi pour leur séjour le gîte de Xavier et Christelle.
00:52:21Chez eux, les handicapés représentent la moitié de la clientèle et ce n'est pas un hasard.
00:52:29Oui.
00:52:31Bonsoir.
00:52:31Bonsoir.
00:52:32Ça va ?
00:52:32Ça va.
00:52:32Tout s'est bien passé ?
00:52:33Super, génial.
00:52:34Bon, ok.
00:52:35Bon, je venais voir pour savoir si tout allait bien, s'il n'y avait pas de soucis.
00:52:38Non, très bien.
00:52:39En fait, c'est très bien comme c'est ici.
00:52:43D'accord.
00:52:43Donc, il n'y a pas eu de problème avec le fauteuil ?
00:52:44Non, non.
00:52:45Tout à fait est super.
00:52:46En fait.
00:52:47Il y en a et la douche aussi, super.
00:52:48Avec les barres et le fauteuil qui se baisse.
00:52:51Voilà.
00:52:52On va voir dans la chambre si ça a été au niveau des lits pour Valérie.
00:52:56La plupart des clients qu'on reçoit, quand ils viennent, ils cherchent déjà à être
00:53:00rassurés sur cette accessibilité.
00:53:02D'où le label qui est vraiment la garantie aux clients de trouver les normes qu'il a
00:53:08besoin par rapport aux hôtels.
00:53:09Ou souvent, il leur est dit qu'il n'y a aucun souci pour l'accessibilité et qu'ils
00:53:13se retrouvent coincés rien que pour un passage d'une porte ou éventuellement une douche
00:53:18qui se retrouve être une douche avec un bac et une porte à ouvrir.
00:53:22Donc ça, c'est des choses qu'ils ne peuvent pas du tout faire.
00:53:25Donc c'est vrai que ce label, on y tient parce que c'est vraiment pour eux la garantie
00:53:29de passer des bonnes vacances.
00:53:31La mise en conformité des lieux publics est une obligation légale depuis 2005.
00:53:36Des investissements colossaux ont été réalisés comme à l'aiguille du midi.
00:53:40Je ne suis jamais venu.
00:53:41Pourtant, je suis au Savoyard et c'est les cordonniers les plus malchaussés.
00:53:45Et là, vraiment, c'est exceptionnel cette accessibilité.
00:53:48Dès le parking, quand on arrive en bas, il y a des places pour pouvoir stationner.
00:53:52Et puis après, tous les cheminements sont à niveau avec des ascenseurs et les télécabines aussi.
00:53:58Donc c'est vraiment exceptionnel.
00:54:01Attention, s'il vous plaît. Prochain départ pour Chamonix dans deux minutes.
00:54:05La quasi-totalité aujourd'hui des stations de montagne et de Haute-Savant en particulier
00:54:09sont accessibles aux personnes handicapées.
00:54:12Il y a beaucoup de travail qui a été fait.
00:54:14Il en reste toujours.
00:54:15Il y a la loi de 2005 qui fait accélérer les choses par son obligation de mise en accessibilité pour
00:54:212015.
00:54:22Qu'on ne soit pas mis de côté, qu'on n'ait pas des cheminements particuliers,
00:54:26mais qu'on continue à être ensemble avec les valides pour pouvoir vivre ensemble tout simplement.
00:54:52Sous-titrage Société Radio-Canada
00:55:13Alors, c'était comment le hondiski ?
00:55:14C'était passionnant. J'ai rencontré des gens très sympas et très attachants.
00:55:17Voilà, Sophie, on est en plein cœur du village.
00:55:20Mais tu vois, on commence par les petites rues.
00:55:22Oui.
00:55:22Côté un peu authentique.
00:55:23Vraiment le côté village, là.
00:55:25Ce qui me plaît.
00:55:26Oui.
00:55:30Tu vois là, quand même, l'élément de ciment, de pierre.
00:55:33Dans les Aravis, la vallée d'à côté, le bois descend plus bas.
00:55:37Là, tu as quand même du crépit, tu as quand même du mur qui remonte plus haut.
00:55:41Le bois est plutôt sur les parties supérieures de l'habitation.
00:55:44Ce n'est pas du tout bois.
00:55:52Et ce petit ruisseau, là, qui coule au milieu de Meugev, c'est charmant, là.
00:55:55Alors, tu vois, ça, c'est l'origine du mot Meugev.
00:55:57D'ailleurs, tu sais, on dit Meugev ou Mégev.
00:55:59Oui, alors, tiens, voilà.
00:56:00Alors, dis-moi ce qu'il faut dire, ça t'a raison.
00:56:02Je ne sais pas.
00:56:02Je ne sais pas.
00:56:03Les deux, il faut dire les deux.
00:56:04En patois, Meugev vient de Mesdive, se restaurer, manger.
00:56:08D'accord.
00:56:09Et Meugev, la racine latin mag-eva, source des eaux.
00:56:13Tu vois, ici, il y a plein de ruisseaux autour de nous.
00:56:16Paraît-il, mille.
00:56:17Donc, voilà, ce sont les deux explications du nom Meugev ou Mégev.
00:56:20On dit les deux.
00:56:35Ici, il y a 100 ans en arrière, il n'y avait pas d'argent.
00:56:38Les gens n'avaient rien.
00:56:39C'est une culture où vraiment, à l'époque, c'était très difficile de vivre ici.
00:56:43Après, les enfants ont vendu les fermes à des Anglais, à des Suisses.
00:56:47Ça fait monter les prix des terrains.
00:56:48Et aujourd'hui, les gamins qui ont 20 ans, ils n'ont plus les moyens de vivre au village.
00:56:52Et je trouve ça un petit peu dur, franchement.
00:57:04Tu vois cette benne ?
00:57:05Oui.
00:57:05C'est à cause d'elle que je ne serais jamais devenu un champion de ski.
00:57:08Pourquoi ?
00:57:09Parce que tout petit, j'étais là sur ce fil de neige.
00:57:11Et j'ai passé mon temps à regarder cette benne monter, descendant.
00:57:15Je n'écoutais rien du tout du corps de ski.
00:57:16Elle t'est fascinée.
00:57:17C'est peut-être un autre objet qui m'est le plus cher.
00:57:20Cette benne, elle est totalement kitsch.
00:57:22Il y a toujours 35 personnes qui rentrent dedans.
00:57:24Et pas 300 comme d'autres stations.
00:57:26Il y a de très grandes bennes.
00:57:28Celle-là, elle est petite.
00:57:29Elle est jolie.
00:57:30Avant, je la préférais parce qu'elle était rouge.
00:57:32Maintenant, elle est blanche.
00:57:32Elle est moins jolie qu'avant.
00:57:35Mais c'est roche-brune.
00:57:36Il y a une atmosphère.
00:57:38Tu vois, voilà.
00:57:38Là, c'était...
00:57:38Bon, maintenant, il n'est plus là.
00:57:39Mais c'était le chalet de famille qu'on avait ici.
00:57:42Beaucoup d'émotions parce que c'est des souvenirs de famille.
00:57:44Il y a ma grand-mère.
00:57:45Les centres de ma grand-mère sont là-haut.
00:57:47Si un jour, voilà.
00:57:48Bon, forcément, je passerai l'armée à gauche.
00:57:50Mais mes centres seront là.
00:57:51Là, à côté de ta grand-mère.
00:57:52Ouais.
00:57:55Bon, Sophie, ce n'est pas tout ça.
00:57:56Moi, jamais, tu n'en dirais pas parce que je suis en ski toute l'année quasiment.
00:58:00Alors, je vais te déposer aux écuries parce qu'il y a un tournoi de polo sur neige.
00:58:03D'accord.
00:58:03Je crois que tu vas rencontrer quelqu'un que j'aime bien, qui s'appelle Mathieu.
00:58:06Tu demandes.
00:58:07Je demande Mathieu.
00:58:08Et moi, je sors ma caméra et on se retrouve là-bas au polo.
00:58:11Ok.
00:58:11Donc, toi, tu bosses et moi, je fais une initiation au polo, c'est ça ?
00:58:13Là, je bosse.
00:58:14Non ?
00:58:35Salut, Mathieu.
00:58:36Salut, Sophie, ça va ?
00:58:37Ça va bien ?
00:58:38Bien.
00:58:38C'est le calme avant la compétition.
00:58:40Là, tu les bichonnes, tes chevaux.
00:58:42Ouais, c'est une discipline qui a un petit peu mauvaise presse, c'est-à-dire que les
00:58:45gens vont dire qu'on est un petit peu dur avec les chevaux, tout ça et tout, mais
00:58:48c'est pas du tout le cas, quoi.
00:58:49C'est des chevaux qui s'en occupent très bien parce que pour nous, c'est vraiment 70%
00:58:55à 80% de la valeur du joueur, c'est son cheval.
00:58:58Donc, c'est pour ça qu'on est au petit soin avec eux et qu'on veut surtout qu'il
00:59:00leur arrive rien.
00:59:01Bon, allez, Sophie, alors, au boulot.
00:59:03Ah oui, je suis là pour t'aider, c'est ça ?
00:59:04Ouais, exactement.
00:59:04D'accord, ok.
00:59:07Qu'est-ce qu'elle est douce ?
00:59:10Pourquoi tu lui rases la crinière comme ça ?
00:59:12C'est pour les reines, en fait, pour pas qu'on se prenne les reines dedans, sinon
00:59:16on se mélangerait un peu les pinceaux.
00:59:17Donc, c'est une tradition au boulot, en fait, on leur coupe le toupet et la crinière et
00:59:21on leur laisse une petite mèche.
00:59:27Bien sûr.
00:59:29Elle est grande, hein ?
00:59:29Ouais.
00:59:30Ou c'est peut-être moi qui suis petite, peut-être.
00:59:32On va dire que la joue moins grande.
00:59:33Voilà, c'est ça.
00:59:34Bien sûr.
00:59:36Moi, j'adore ce sport parce qu'il faut maîtriser énormément de paramètres, en
00:59:41fait.
00:59:41C'est-à-dire qu'il faut avoir le cheval qui est au top de sa forme, il faut soi
00:59:45-même
00:59:46être au top de sa forme.
00:59:47Donc, il y a tellement de paramètres à allier que c'est super intéressant.
00:59:51C'est-à-dire que tu vas me suivre, on va marcher un peu comme ça, tu vas déjà
01:00:01essayer ce qu'on appelle de prendre la distance avec le sol.
01:00:03Donc, tu vas balancer un peu ton maillet d'avant en arrière, tac, et tu vas taper la
01:00:07balle.
01:00:08D'accord ?
01:00:08Ok.
01:00:11Attention, c'est ton premier coup de polo.
01:00:12Ouais, doucement.
01:00:13Très décontracte, voilà.
01:00:14Super.
01:00:17Oups, pardon ma belle.
01:00:19C'est pas grave, ça arrive, ça arrive.
01:00:25Plutôt pas mal, ça.
01:00:29Non, à gauche, je peux faire encore.
01:00:34Bah, tu vois.
01:00:37Je sens quand même qu'il faut des années de pratique avant d'y arriver.
01:00:40Ouais, il faut pas mal s'entraîner.
01:00:42Ça s'approvise pas, quand même.
01:00:43C'est pas évident.
01:00:45Merci pour cette initiation, Mathieu.
01:00:47Pas de rien.
01:00:49Écoute, t'es prêt, toi, pour la compétition, là ?
01:00:50Bah ouais, je vais aller me préparer, mais ça devrait le faire.
01:00:53Bon, écoute, je vais te suivre.
01:00:54Et puis, pendant que tu te prépares, on va retrouver la troisième étape de notre
01:00:58route mythique.
01:00:59On va retrouver notre réalisateur voyageur, Nicolas Millet.
01:01:03Alors, il est toujours à la découverte d'Addis Ababa, la capitale de l'Ethiopie.
01:01:06Et il va rejoindre Harar, qui est le phare de l'islam et la dernière terre d'exil du poète
01:01:11Rimbaud.
01:01:12Tu vas voir, cette route est absolument passionnante.
01:01:14Ça devrait nous plaire.
01:01:19Après avoir dégusté une perche du Nil dans la ville d'Arbaminche, j'ai navigué
01:01:23sur le lac Chameau, où des pêcheurs risquent leur vie sur des embarcations de fortune.
01:01:32J'ai remonté le cours de l'homo pour aller sentir le parfum des roses et de la capitale,
01:01:36Addis Ababa, où un grand feu de joie m'attendait pour célébrer la redécouverte de la croix
01:01:41du Christ.
01:01:52Le lendemain matin, je retourne sur la place de Mescal.
01:01:57Dès 7h, le lieu vibre au son d'une autre religion.
01:02:02L'Ethiopie, c'est la mecque de la course de fond.
01:02:05Elle a enfanté les plus grands champions et marqué l'histoire des Jeux Olympiques.
01:02:09A Rome, en 1960, Abébé Bilka remporte le marathon pieds nus et passe à son coup la
01:02:16première médaille d'or d'un pays africain.
01:02:19Depuis, les coureurs éthiopiens ont enchaîné les records du monde.
01:02:31L'athlétisme, pour nous, c'est plus facile que d'autres sports.
01:02:35Les conditions naturelles du pays sont très avantageuses.
01:02:38L'air est très sain.
01:02:39Il y a des forêts, des montagnes.
01:02:41C'est ce qui convient le mieux pour la course à pied.
01:02:47Moi, je trouve que ce n'est pas suffisamment exploité.
01:02:50Qui sait, peut-être que dans un avenir proche, nous aurons encore plus de grands athlètes.
01:02:57Nous avons beaucoup de coureurs, mais qui ne savent pas gérer leurs capacités.
01:03:01Beaucoup se fatiguent à s'entraîner sans cesse.
01:03:03Ils brûlent leurs réserves et à la fin, ils sont épuisés.
01:03:05Si ces coureurs trouvaient quelqu'un pour les entraîner, ils seraient beaucoup plus performants.
01:03:10Ils pourraient travailler avec un entraîneur qui a des compétences et de la volonté.
01:03:15Ils pourraient accéder à un meilleur niveau.
01:03:18Il y a beaucoup de coureurs qu'on n'a pas encore repérés.
01:03:24L'Ethiopie veut se lancer à pleine vitesse dans le 21e siècle.
01:03:27Elle n'a pas envie d'être freinée dans sa course.
01:03:30Mais la population a besoin d'aide et d'encadrement.
01:03:39Dans les rues d'Addis, je découvre le drame le plus terrifiant qui puisse frapper une société.
01:03:44Une armée d'orphelins sillonne la ville en espérant trouver de quoi se nourrir pour la journée.
01:03:49Il serait plus de 5 millions.
01:04:01Dans les faubourgs, je rencontre une femme qui a mis tout son courage et son énergie pour penser cette plaie.
01:04:06Elle a créé un orphelinat.
01:04:09Anna Teschom a recueilli son premier enfant en 1992.
01:04:12C'était une petite fille d'une mère atteinte du sida.
01:04:15Aujourd'hui, elle s'occupe de 267 orphelins.
01:04:19Elle ne reçoit aucune aide du gouvernement.
01:04:22C'est la générosité des donateurs étrangers qui lui permettent de gérer sa structure.
01:04:3590% des enfants sont des orphelins du sida.
01:04:44Certains sont des enfants des rues.
01:04:48Et la plupart sortent des prisons juvéniles.
01:04:54Après avoir fini leur peine, ils retournent dans la rue.
01:04:58Et moi, je veux arrêter ce cycle.
01:05:00Quand ils sortent, je veux qu'ils viennent ici.
01:05:04Nous créons une situation de famille.
01:05:07Et les autres enfants qui sont déjà ici donnent beaucoup d'amour aussi.
01:05:12Nous apportons un soutien psychologique.
01:05:16Nous ne faisons pas que les nourrir.
01:05:18Nous les conseillons individuellement.
01:05:20Et nous organisons des thérapies de groupe.
01:05:25Nous faisons plusieurs choses pour les rendre heureux.
01:05:28Et pour les préparer à la vie sociale.
01:05:34Quand je lui demande s'il ne serait pas préférable que ses enfants soient accueillis dans des familles d'adoption,
01:05:39sa réponse est sans appel.
01:05:42Je n'aime pas l'adoption.
01:05:45Parce que mon sentiment est que les enfants qui sont nés en Éthiopie doivent grandir en Éthiopie.
01:05:55Nous savons que nous sommes pauvres.
01:05:58Mais ils doivent être élevés en Éthiopie.
01:06:02Ainsi, ils n'oublieront pas leur pays.
01:06:04Ils n'oublieront pas leur identité.
01:06:08Et s'ils grandissent ici, c'est mieux.
01:06:14Certaines personnes veulent aider ces enfants.
01:06:17Mais au lieu de les emmener dans d'autres pays,
01:06:21moi, je préfère les aider ici.
01:06:24Je n'aime pas l'adoption.
01:06:29Véritable choix cornélien,
01:06:30qui ne peut être résolu que par des convictions intimes et personnelles.
01:06:34Ce qui est sûr, c'est que ce mal ne pourra être endigué
01:06:37que lorsque le gouvernement éthiopien s'attaquera efficacement au problème du sida.
01:06:41Je reprends ma route vers l'est, direction Harar,
01:06:45dernière étape éthiopienne avant de me présenter aux portes du Somaliland.
01:06:48Il ne me reste que deux jours avant mon rendez-vous au poste frontière.
01:06:52Je prends un avion, un peu dépité de ne pouvoir franchir les gorges profondes de la vallée du Rift.
01:07:04Sur cet escarpement oriental,
01:07:06les flancs des collines ont perdu leur courbe naturelle.
01:07:08Le paysage est modelé par la main de l'homme en terrasse.
01:07:12On y cultive une plante aux effets amphétaminiques,
01:07:15le cat.
01:07:19Chaque jour, c'est le même rituel.
01:07:21Des hommes emballent le précieux branchage dans des ballots
01:07:23qui seront acheminés vers les consommateurs.
01:07:27La plante est considérée comme une drogue par les instances internationales.
01:07:30Mais les éthiopiens ne s'encombrent pas de ce genre de classification.
01:07:35Pour eux, Dieu a créé le cat et il a créé les hommes pour le mâchouiller.
01:07:42En Éthiopie, l'exploitation et l'usage du cat font partie intégrante de la culture islamique.
01:07:48A l'origine, seuls les bourgeois et les anciens mâchaient la plante,
01:07:52appréciant son effet euphorisant, mais aussi propice à la méditation.
01:07:57Mais aujourd'hui, les clivages ont disparu.
01:07:59Tout le monde broute et s'inquiète de la bonne livraison de la feuille.
01:08:03Le cat doit être livré frais.
01:08:05On joue la montre, car le marché n'attend pas.
01:08:21À quelques kilomètres, je rejoins la ville d'Awodai, surnommée Cat City.
01:08:26Je ne m'attendais pas à une telle frénésie.
01:08:28J'ai même l'impression d'halluciner devant cette forêt en mouvement.
01:08:31C'est le Wall Street du cat.
01:08:39L'Éthiopie est le premier producteur de la planète.
01:08:42Il alimente par voie terrestre et aérienne la mastication des Yéménites,
01:08:46des Somaliens et même des Chinois.
01:08:48Certains pensent que d'ici quelques années,
01:08:50il pourrait supplanter le produit phare de l'Éthiopie, le café.
01:09:22Comme pour le café,
01:09:24le cat s'exporte dans le reste du monde.
01:09:29Pour le pays, il a autant d'importance que le café.
01:09:34Actuellement, en Éthiopie,
01:09:36sa production est en pleine expansion.
01:09:39De plus en plus de gens le cultivent.
01:09:42Et à l'avenir,
01:09:44cette expansion ne va pas s'arrêter.
01:09:48Non seulement il faudra tenir compte des demandes
01:09:51sans cesse croissantes du marché existant,
01:09:54mais nous trouverons aussi de nouveaux débouchés.
01:10:00Il y a beaucoup de gens qui vivent de ce business.
01:10:03En plus, cela amène des devises étrangères pour le pays.
01:10:07Comme le café,
01:10:08il est devenu une véritable source d'enrichissement.
01:10:15Le grossiste d'à côté est aussi ouvert.
01:10:17Il y en a d'autres qui sont fermés.
01:10:22Mais il y a toujours des grossistes ouverts
01:10:24et des cultivateurs qui viennent livrer leur récolte.
01:10:28On peut trouver du 4 quand on veut.
01:10:30C'est toujours en activité.
01:10:33Celui qui travaille jusqu'à 18h
01:10:34est remplacé le soir.
01:10:36Puis un autre prend sa place jusqu'au matin.
01:10:39Et le lendemain, ça recommence.
01:10:40C'est ainsi 24h sur 24.
01:10:44Les gens se relaient,
01:10:45mais la ville ne dort jamais.
01:10:51Le 4 ne connaîtra jamais la crise,
01:10:53c'est sûr.
01:10:54Moi, je décide de faire mes boutiques.
01:10:56sans mâchouiller la plante,
01:10:58car je préfère goûter la douceur des bras de Morphée.
01:11:13Al-Qaïda, m'indique mon chauffeur.
01:11:16Un attentat ici.
01:11:17Je trouve ça un peu bizarre.
01:11:19En fait, c'est ainsi qu'on nomme les routiers
01:11:22qui conduisent à tombeaux ouverts
01:11:23pour livrer à temps leur cargaison.
01:11:27Ils luttent contre la fatigue en broutant du 4.
01:11:30Du coup, les accidents de la route
01:11:32sont devenus la troisième cause de mortalité dans le pays,
01:11:35après le paludisme et le sida.
01:11:43Moi, je ne me presse pas pour rejoindre ma destination.
01:11:48J'arrive à Harare,
01:11:50forteresse musulmane enclavée dans l'est
01:11:52de la très chrétienne Éthiopie.
01:11:55Cité irréductible,
01:11:56fière de son histoire,
01:11:58Harare est aussi un carrefour commercial
01:12:00qui a attiré les plus grands explorateurs
01:12:02et contrebandiers,
01:12:02comme Burton et Henri de Montfrède.
01:12:08La ville a conservé la haute muraille qui l'entoure.
01:12:11Elle protégeait la cité des attaques des empereurs coptes
01:12:14et des peuplades avoisinantes.
01:12:17Au crépuscule,
01:12:18les gardes fermaient les cinq portes de la ville,
01:12:20percées à des endroits stratégiques
01:12:22permettant ainsi de contrôler le flux des commerçants.
01:12:38On m'indique la soi-disant maison du négociant Rimbaud.
01:12:41Lorsque l'auteur prodige d'une saison en enfer s'installe à Harare,
01:12:45le poète qui est en lui a disparu.
01:12:47Le négociant n'atteindra jamais les firmaments de la fortune.
01:12:51Bien au contraire,
01:12:52ces tentatives dans le commerce du café et des armes
01:12:54sont de cuisants échecs.
01:12:57Je ne pense pas que Rimbaud aurait apprécié ce mausolée
01:13:00à la gloire de son exil douloureux.
01:13:02Il aurait certainement préféré s'enfoncer
01:13:04dans le labyrinthe de la cité
01:13:05pour mieux comprendre les rouages commerciaux
01:13:07qui la gouvernent.
01:13:09A la sortie de la ville,
01:13:11il y a un marché que l'on nomme le Dubai Market.
01:13:14J'imagine un énorme duty free aux étales luxueuses.
01:13:17Mais rien de tout cela.
01:13:19Le Dubai Market est un marché classique africain.
01:13:26Ce que je trouve toujours fascinant
01:13:27est l'art de la récupération.
01:13:30Rien ne se jette, tout se recycle.
01:13:32En matière de décroissance,
01:13:34les Africains ont beaucoup de choses à nous apprendre.
01:13:38Quand je commence à poser la question
01:13:39de savoir pourquoi Dubaï n'est pas New York ou Paris,
01:13:42la raison est bien simple.
01:13:44Les produits qui sont vendus
01:13:46transiquent par Dubaï
01:13:47avant d'atterrir sur les étals du marché.
01:13:53Je rencontre une vendeuse
01:13:55qui m'éclaire sur les mécanismes
01:13:56de ce commerce un peu particulier.
01:13:59La plupart des produits que tu vois ici,
01:14:02c'est de la contrebande.
01:14:04A Harar, c'est moitié-moitié.
01:14:06On vend tous des produits de contrebande
01:14:08et des produits locaux
01:14:09qui ont été taxés.
01:14:11Tu ne trouveras pas de boutique sur le marché
01:14:13qui ne fait pas la même chose.
01:14:16Ces produits de contrebande
01:14:18viennent de Dubaï.
01:14:19Ensuite, ils transitent par le Somaliland.
01:14:22C'est le gagne-pain des passeurs.
01:14:24Si c'est confisqué, c'est confisqué.
01:14:27Ils savent que c'est illégal.
01:14:29Nous ici, nous les attendons
01:14:31pour acheter leurs produits.
01:14:33Nous respectons aussi la loi
01:14:34en payant des taxes sur la production locale
01:14:37et sur certains produits étrangers.
01:14:39On travaille la peur au ventre.
01:14:41Mais dans ce pays de misère,
01:14:42il faut bien vivre.
01:14:43On n'a pas d'autre choix.
01:14:46Tous ces produits viennent d'Asie.
01:14:48La ville ancestrale est entrée de plein pied
01:14:50dans l'ère du commerce mondialisé.
01:14:53Et dans l'enceinte de la cité,
01:14:54une nouvelle porte commerciale est percée.
01:14:56Elle donne sur le Somaliland.
01:14:59Demain, j'ai rendez-vous avec ce pays
01:15:01qui n'apparaît sur aucune carte
01:15:02et qui pourtant existe.
01:15:05Mais avant de me présenter à sa frontière,
01:15:07un petit tour chez le barbier s'impose.
01:15:09Sur les murs du salon,
01:15:11Bob Marley, Marcus Garvey,
01:15:13avocat de la philosophie panafricaine,
01:15:15le Christ et l'empereur Elie Sélassier.
01:15:18Je mesure à quel point
01:15:19les Éthiopiens sont iconophiles.
01:15:22Tout en me faisant raser,
01:15:24je médite sur ces figures emblématiques
01:15:25qui ont marqué l'histoire
01:15:26du peuple noir du XXe siècle.
01:15:29Et je me demande pourquoi Obama
01:15:30ne figure pas encore dans ce panthéon.
01:15:56Je redescends des hauteurs de Harar
01:15:58à travers le désert de Logaden.
01:16:00J'avale les kilomètres,
01:16:02impatient d'arriver enfin à Togo-Chale,
01:16:04le poste frontière du Somaliland.
01:16:08Je quitte les paisibles terres d'Éthiopie
01:16:10pour aller découvrir une nation en devenir.
01:16:38Sous-titrage Société Radio-Canada
01:16:49Sous-titrage Société Radio-Canada
01:16:52Sous-titrage Société Radio-Canada
01:17:33Écoute, bravo, je t'ai vu.
01:17:34T'es beau sur ton cheval.
01:17:36C'est gentil, merci beaucoup.
01:17:37Non, puis vraiment,
01:17:38ça va très, très vite.
01:17:39Rien à voir avec l'initiation
01:17:40qu'on a eu la chance de faire ensemble.
01:17:42Là, on sent qu'il y a des accélérations.
01:17:45On a fait une initiation
01:17:45un peu plus trop petite.
01:17:47C'était très simple.
01:17:47Là, c'était un super match.
01:17:48Le terrain était excellent.
01:17:49Ça courait dans tous les sens.
01:17:50Deux très bonnes équipes.
01:17:51Vraiment beaucoup de plaisir à jouer.
01:17:53Tu as une coupe à récupérer, là ?
01:17:54Oui.
01:17:55Allez, à plus tard.
01:17:56Ciao.
01:18:24Ciao.
01:18:41Et voilà.
01:18:42Beau, hein ?
01:18:51Tu vois, c'est zen, nature, très beau,
01:18:54et moderne.
01:18:55C'est là, les cuisines ?
01:18:56Ouais, vas-y.
01:18:58Depuis ce voyage, j'ai faim.
01:19:00Ils sont cuisines.
01:19:01Tu rentres en cuisine, t'as faim ?
01:19:02Bonjour, chef.
01:19:03Enfin, re-bonjour, chef.
01:19:06Qu'est-ce que tu fais ?
01:19:07Alors là, c'est des spaghettis de celsifi.
01:19:09D'accord.
01:19:09Donc, pochés, cuits avec de l'huile fumée,
01:19:13de la ciboulette, un petit peu de truffe.
01:19:15Et puis là, on prend du lard d'arna.
01:19:18Du quoi ?
01:19:19Du lard d'arna.
01:19:19C'est un lard blanc
01:19:22qui est de l'autre côté du Mont Blanc.
01:19:23Dans la vallée d'Aost.
01:19:25Donc, c'est un super lard qui est cuit de fumée.
01:19:27C'est très fin.
01:19:28C'est fumé, il y a plein d'herbes,
01:19:29du genièvre, des herbes, du poivre.
01:19:32Le côté fumé avec la truffe, avec le salsifis,
01:19:34c'est un mariage qui est évident.
01:19:36Alors, toi, t'es un mégevant d'adoption.
01:19:38Ouais, ça va faire depuis 97 que je suis à Megev.
01:19:41Je m'ai amoureux de la montagne depuis tout petit.
01:19:44J'ai passé beaucoup de vacances dans le pays du Mont Blanc.
01:19:46Et puis après, j'ai fait mon armée dans les chasseurs alpins.
01:19:50Et après, j'ai quasiment pu quitter la montagne.
01:19:52Si, quelques petites balades sur Paris,
01:19:54à l'étranger pour travailler,
01:19:56mais toujours en revenu autour du Mont Blanc.
01:20:00Chef, profite, on est là, on peut te donner un coup de main ?
01:20:02Oui, on va faire une meringue au lé d'alpage.
01:20:04Je te laisse mettre un tablier.
01:20:05Oui, d'accord.
01:20:06On fait un petit coup de propre et puis on passe...
01:20:07Ok, je mets le tablier.
01:20:09Et toi, t'es bon pour faire le petit coup de propre, tu vois ?
01:20:10Voilà.
01:20:11Bon ?
01:20:24Ça, c'est la mérite, c'est du lait d'alpage.
01:20:27En fait, c'est une glace où il n'y a pas d'œuf.
01:20:29Et c'est vraiment très, très peu sucré.
01:20:31Je ne sais pas si ça te parle.
01:20:33Pour un litre de liquide, on met 80 grammes de sucre.
01:20:35D'accord.
01:20:36Et en général, une glace, c'est plus sucré, entre 150 et 200.
01:20:39Par contre, c'est une glace qui n'a pas de texture.
01:20:42D'accord.
01:20:42Ça veut dire qu'on va pouvoir l'utiliser pendant une demi-heure.
01:20:45Très fragile.
01:20:46Une demi-heure, il n'y a pas de stabilisant, il n'y a pas de produit.
01:20:48C'est-à-dire qu'au bout d'une heure, elle va durcir, on ne pourra plus l'utiliser.
01:20:52Ah, c'est bon.
01:20:52Et encore, c'est du lait d'hiver.
01:20:55Il n'a pas le goût du lait d'été, mais en plein été, ça explose.
01:21:00Donc là, on a fait sécher une petite meringue.
01:21:02On a notre petite compote d'orange.
01:21:06C'est une recette un petit peu, petit clin d'œil de la maison.
01:21:10Au printemps, quand on a des fraises, fraises des bois, on met.
01:21:11Après, on peut la délimer myrtille.
01:21:13Voilà.
01:21:14Elle évolue avec les parfums des saisons.
01:21:19Ah bah, je te laisse mettre le flocon.
01:21:21Comment tu qualifierais ta cuisine ?
01:21:23On va le décaler un petit peu.
01:21:24Comme ça ?
01:21:25Ouais, comme ça.
01:21:25Comme ça, on le voit.
01:21:26Comment tu qualifierais ta cuisine ?
01:21:28Simple.
01:21:29Simple, goûteuse.
01:21:31Après, c'est assez difficile de parler de soi.
01:21:33Je sais bien.
01:21:34Moi, j'aime sa cuisine parce qu'elle est effectivement avec beaucoup de racines, mais il a la tête dans
01:21:39les étoiles.
01:21:40C'est-à-dire que c'est un mélange.
01:21:41Tu vois, en montagne, on ne mange pas que des tartifettes.
01:21:43Alors, restructurée, déstructurée, beaucoup de chefs se sont amusés avec ça.
01:21:47Sa cuisine, elle est simple, mais ancrée dans une réalité.
01:21:51Et c'est ici, cette montagne.
01:21:52Qui t'a donné, transmis la passion de la cuisine ?
01:21:55Ça a commencé comment ?
01:21:56J'ai commencé par un apprentissage.
01:21:58Et la passion de la cuisine, je l'ai attrapée à Paris.
01:22:02Ouais.
01:22:03À Paris, quand j'étais au Crillon, à l'époque de Constant, Fréchon, Camp de Borde.
01:22:08Et puis, après, comme j'étais déjà amoureux de la montagne, il n'y avait qu'un chef, à cette
01:22:14époque, qui transpirait la nature.
01:22:17Donc, j'ai été chez Véra, je pensais faire une année, et je suis resté 7 ans.
01:22:21Attention à l'attaque.
01:22:23Et là, on casse le flocon.
01:22:27Et ça va être très, très, très bon.
01:22:34Oh là là là, que c'est bon ! C'est un délice.
01:22:36Un délice.
01:22:42Une touche de luxe en milieu montagnard.
01:22:45Meugev est une station à la fois familiale et huppée depuis des générations.
01:22:51Le village compte 4000 habitants permanents, mais aussi 8 hôtels 4 étoiles et 2 5 étoiles.
01:22:57Ben est le concierge des fermes de Marie.
01:23:00Depuis près de 20 ans, il distille son sourire 5 étoiles à des clients fortunés.
01:23:05Ici, une suite coûte jusqu'à 30 000 euros la semaine, de quoi assurer à la clientèle un service irréprochable.
01:23:12Vous pouvez commencer à skier à partir du secteur de la caboche, mais le mieux serait de monter tout en
01:23:17haut.
01:23:17Il faut réserver ?
01:23:19Oui, je vais le faire pour vous.
01:23:20Super, merci.
01:23:21Ce qui m'a fait orienter vers la conciergerie, c'est l'amour des clients.
01:23:26De par mes origines marocaines, on nous apprend d'abord à aimer les gens avant même peut-être d'apprendre
01:23:30à parler ou à marcher.
01:23:32Cette relation fusionnelle qu'on a, pas avec tous nos clients, mais avec la majorité, ça, ça me plaît.
01:23:38Pas me rendre indispensable, mais savoir qu'on représente une présence rassurante pour le client.
01:23:44Bonjour Valérie, Ben des fermes de Marie, ça va ?
01:23:46Je t'appelle juste pour un départ direct pour Courchevel, en hélicoptère.
01:23:56La neige n'est pas très bonne ici, et nous avons un chalet à Courchevel.
01:24:00Alors on va changer de lieu de vacances, et Ben a tout organisé.
01:24:08Nous sommes venus dans un chalet d'alpage faire une dégustation de produits sur le thème du bison,
01:24:13et nos amis ont fait une grosse soirée hier, ils ne pouvaient pas assumer trois heures de raquettes pour monter
01:24:16en alpage.
01:24:17Donc nous avons choisi les micros.
01:24:19Allez, tout le monde est là ?
01:24:20Vous avez des membres du gouvernement irakien, du gouvernement américain, un consul général de Russie,
01:24:25des éminences marocaines, quelques Suisses.
01:24:28Et ce soir, nous avons avec nos amis russes la soirée caviar et champagne que nous faisons chaque année pour
01:24:33le polo à Meugev.
01:24:43Meugev, c'est le symbole de l'art de vivre.
01:24:45C'est un endroit où vous pouvez permettre de déguster du caviar avec des grands crus comme ce soir.
01:24:50Il y a aussi le côté bling-bling, il y a aussi le côté fête, le côté exceptionnel.
01:24:54Vous voyez des ambassadeurs, des gens du cru, de tous horizons, c'est merveilleux.
01:25:01Ses visiteurs richissimes, Laurent Grosset les connaît bien.
01:25:04Il conduit des calèges dans le centre de Meugev.
01:25:07Sa famille est installée ici depuis trois générations et il s'accroche à son terrain et à cette ferme qu
01:25:11'il retape.
01:25:12Un vrai challenge dans un village où le prix du mètre carré frise les 8000 euros.
01:25:17C'est un métier de famille, en fait, depuis trois générations, en fait, on est agriculteur.
01:25:21Donc du temps de mes grands-parents, mes parents et nous.
01:25:24Et après, j'espère que ça va continuer.
01:25:28Quand on a un petit patrimoine et qu'on veut conserver depuis deux ou trois générations, c'est de moins
01:25:32en moins facile.
01:25:34Parce qu'à la place de mettre un troupeau de chevaux ou un troupeau de vaches, les gens préfèrent vendre.
01:25:38En fait, ces clients super riches nous aident beaucoup pour nourrir nos familles, pour travailler avec.
01:25:43Il n'y a pas que du bon non plus.
01:25:45Et maintenant, il y a les Russes qui arrivent beaucoup avec un apport d'argent qui est énorme et qui
01:25:50fait même peur.
01:25:51On a eu des offres plusieurs fois, mais pour l'instant, on n'est pas vendeurs parce qu'on veut
01:25:54conserver un petit peu de patrimoine.
01:25:57Personnellement, j'ai envie de continuer et puis penser aux générations futures.
01:26:25Tu te souviens de Michel Blanc, Jean-Claude Dysse dans les bronzés ?
01:26:28Oui, très bien.
01:26:28Je vais conclure.
01:26:29Moi, j'ai mes plans à moi.
01:26:31Ça ne marche pas forcément.
01:26:32Tu m'inquiètes.
01:26:34C'est ça le problème, c'est que ça ne marche pas forcément avec toi.
01:26:37Tu sais, c'est ce qu'on ne revienne pas, les choses comme ça, tu vois.
01:26:42Stéphane, les légumes ?
01:26:43Oui, volontiers.
01:26:49Au niveau des cours, en ce moment, c'est blindé, c'est cool.
01:26:52Ça va pas mal.
01:26:53Il faut remettre les batteries parce qu'il fait moins 15 là.
01:26:56Regarde, je te présente mes copains.
01:26:58de l'école de ski français, c'est les roues.
01:27:01Salut !
01:27:01Les moniteurs !
01:27:02Salut, bonjour !
01:27:04Vous avez bien mangé ?
01:27:04Ben ouais, on va en faire là, il y en a encore pour vous.
01:27:07T'as faim, toi ?
01:27:07Ouais, un peu, ouais.
01:27:08Et ben, on va pas manger.
01:27:09Ah bon, pourquoi ?
01:27:10Parce que, tu vois, ils en ont bien profité.
01:27:11Ils sont maintenant prêts pour nous accompagner.
01:27:13Et nous allons faire une descente au flambeau.
01:27:15Super idée !
01:27:16Mais je sais pas ce qu'il y a de nuit, moi.
01:27:18Mais si, tu verras.
01:27:19Un peu de niaule, c'est à très bien.
01:27:25Explique-moi un peu comment ça va se passer, David.
01:27:27Ça va très bien se passer, Sophie.
01:27:28L'idéal, c'est de me suivre
01:27:30et de faire exactement pareil que moi.
01:27:32C'est-à-dire qu'à chaque virage,
01:27:33il faudra changer de main
01:27:34pour éviter que tu brûles tes vêtements
01:27:35et éviter de brûler les gants.
01:27:36Ouais, il n'y a pas qu'à faire.
01:27:37Voilà.
01:27:37En fait, c'est dangereux, en fait.
01:27:38Transformant, statut de la liberté.
01:27:39Mais c'est ça.
01:27:41T'en as souvent fait, toi,
01:27:43des descentes au flambeau, Alexis ?
01:27:44J'adore ça.
01:27:45C'est vrai ?
01:27:45C'est des moments uniques, tu sais.
01:27:46C'est rare, d'abord, d'en faire.
01:27:48Et c'est toujours un moment de partage.
01:27:50C'est sympa.
01:27:50Pour conclure un voyage,
01:27:52c'est quand même un bon moment.
01:27:53On est toujours spectateurs
01:27:54des descentes au flambeau
01:27:55et là, je vais y participer.
01:27:56Donc, merci déjà.
01:27:57Avant que ça commence,
01:27:58merci à tous.
01:27:59T'as plus notre petit séjour ?
01:28:00Oui, vraiment.
01:28:01Tu étais un bel ambassadeur.
01:28:03Merci beaucoup.
01:28:04Merci de m'avoir montré
01:28:06ce que tu aimes ici
01:28:07en Savoie-Mont-Blanc.
01:28:09C'est un beau pays, comme on dit.
01:28:10Je vais garder un souvenir très ému
01:28:12de plein de personnes,
01:28:13entre autres des Michel.
01:28:15Michel du PGHM
01:28:16et ce secours en montagne.
01:28:18On doit beaucoup à ces gens-là
01:28:19et grâce à eux,
01:28:19beaucoup de gens sont sauvés.
01:28:20Donc, c'est très bien.
01:28:21Et puis, Michel, Michel sur les pistes
01:28:23qui m'a permis de découvrir l'Andiski.
01:28:26Et c'est une femme
01:28:28avec une joie de vivre incroyable.
01:28:29J'étais ravie de la rencontrer.
01:28:30Mais il y a plein de belles personnes.
01:28:32Merci beaucoup, Alexis, à toi.
01:28:34Sincèrement.
01:28:34Est-ce que tout le monde
01:28:34a sa torche allumée ?
01:28:37On est bon ?
01:28:38Oui.
01:28:39Donc, c'est parti.
01:28:40On se suit.
01:28:41Sophie la vient.
01:28:43C'est bon ?
01:28:44Ça va.
01:28:44Allez.
01:28:45Main droite.
01:28:47On va doucement.
01:28:48Oui, oui.
01:28:59Je vous embrasse très, très fort.
01:29:07Je vous dis à très bientôt
01:29:09et comme d'habitude,
01:29:10faites de beaux voyages.
01:29:41Sous-titrage Société Radio-Canada
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