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  • il y a 2 semaines
Replay de la conférence en ligne de Webinaire santé avec le Dr Flo : Dépression, anxiété... Et si on parlait de santé mentale ?
Transcription
00:08Bonjour à tous, bienvenue à ce web de l'été, le premier de l'été.
00:14Nous accueillons cette fois encore le docteur Flo,
00:18qui est médecin généraliste et chroniqueur à notre temps santé et bien-être.
00:22Bonjour docteur.
00:23Bonjour, merci de nous recevoir encore.
00:27Pour ce webinaire, on a choisi de parler de santé mentale.
00:32La santé mentale, vous le savez, est de grandes causes nationales.
00:36L'été en 2005, l'est aussi en 2006.
00:39Donc, à l'issue de ces deux années, on espère que le gouvernement aura des propositions concrètes
00:45qui vont faire avancer un peu la connaissance et la prise en charge de ces pathologies,
00:51parce qu'il n'y a pas que la santé mentale, c'est beaucoup de mots très différents qu'on
00:56connaît peu.
00:58Donc, je pourrais peut-être commencer par vous donner quelques chiffres
01:01pour vous situer un petit peu l'ampleur de la situation.
01:05Chaque année, 13 millions de Français sont concernés par des troubles psychiques
01:10et certaines études disent qu'un enfant sur huit et un adolescent sur deux
01:16rencontrent dans l'année des problèmes de santé mentale.
01:20Donc, c'est un vrai motif d'inquiétude.
01:26Et peut-être pour commencer, la première question, ce sera pour vous, le docteur,
01:33ce serait dans votre cabinet, quelle est la proportion de ces patients ?
01:38Et avant que vous ne répondiez, je précise que nous avons un chat sur ce webinaire,
01:45que vous pouvez poser des questions en direct et qu'on les prendra au fil du webinaire.
01:50N'hésitez pas à en poser.
01:52C'est aussi l'intérêt de ce format, c'est qu'on puisse parler tous ensemble
01:56et discuter de ces problématiques de santé.
01:59Alors, docteur Flo, dans votre cabinet, les questions de santé mentale,
02:04qu'est-ce que ça représente ?
02:06Alors, c'est très important.
02:09Avant de commencer à répondre, je voudrais rappeler à tous les gens qui nous écoutent
02:13que moi, je suis médecin généraliste dans mon activité.
02:16Donc, la santé mentale, bien entendu, en tant que généraliste, on est des soignants de premier recours.
02:19Donc, on y est confronté de premier recours.
02:22Mais voilà, il y a d'autres spécialistes, notamment des spécialistes de la santé mentale,
02:27les psychiatres, les psychologues et plein d'autres,
02:29qui pourraient avoir, du coup, un point de vue et un œil différent
02:32de celui que moi, je vais vous livrer aujourd'hui,
02:33puisque moi, je vais vous livrer le point de vue du médecin généraliste dans son cabinet.
02:37La santé mentale, c'est un sujet, pour moi, qui concerne tout le monde.
02:41En fait, en réalité, après, tout le monde n'a pas de problématiques avec sa santé mentale.
02:46Mais du coup, dans le prisme de la médecine générale,
02:48on va faire de la prévention santé mentale comme on fait de la prévention santé physique.
02:52Et en fait, si on commence à simplement s'intéresser à la santé mentale des gens
02:57et à simplement leur demander comment est leur santé mentale, comment ils vont,
03:01on se rend compte, effectivement, à quel point ça peut toucher tout le monde
03:04et à quel point ça peut être de manière beaucoup plus fréquente
03:07et beaucoup plus récurrente que ce qu'on imagine.
03:09Donc, moi, je dirais qu'il y a plus de la moitié des patients que je suis au quotidien
03:12qui ont des problématiques liées à la santé mentale,
03:14d'un degré plus ou moins important.
03:16Mais je pense que même la moitié, c'est sous-évalué.
03:18À mon avis, on doit être assez élevé quand même.
03:22On peut dire aussi que certaines pathologies sont des révélateurs d'une mauvaise santé mentale ?
03:27Bien entendu, il y a des pathologies qui peuvent sembler de prime abord évidentes là-dedans.
03:35J'imagine qu'on va parler de dépression, on va parler d'anxiété,
03:37on va parler de ce genre de choses-là.
03:39On entend beaucoup parler dans les médias où on voit souvent des reportages
03:42sur des pathologies très extrêmes.
03:44On voit souvent des reportages sur les troubles obsessionnels compulsifs
03:47et ce genre de choses-là.
03:49Mais en réalité, la santé mentale, le terme santé,
03:53c'est quelque chose qui concerne tout le monde.
03:54Donc, on n'a pas besoin d'être en pathologie mentale avancée
03:58pour avoir besoin de faire des choses pour soigner sa santé mentale.
04:01Alors souvent, la pathologie,
04:04en tout cas le sentiment que nous ressentons tous plus ou moins,
04:08c'est de l'anxiété, des troubles anxieux.
04:11C'est assez fréquent, j'imagine.
04:13Alors, où est la frontière entre le trouble anxieux
04:17et le stress que l'on ressent tous les jours dans son travail
04:23parce qu'on a une vie un peu agitée ?
04:28L'anxiété, effectivement, ça peut être un des points d'entrée
04:31ou un des symptômes révélateurs d'une problématique santé mentale.
04:36Généralement, on peut de manière logique se dire
04:38qu'une des frontières pour essayer de dire
04:40est-ce que ce qui m'arrive, c'est quelque chose qui est juste
04:42de l'ordre du passager, du normal, etc.
04:44ou est-ce que c'est de l'ordre de quelque chose d'inquiétant
04:45de point de vue de santé ?
04:48Généralement, on peut avoir plusieurs degrés d'évaluation.
04:50Moi, un que j'aime bien, c'est d'évaluer l'impact
04:52que ça a sur notre quotidien.
04:53Est-ce que j'ai un peu de stress
04:56parce que j'ai un événement qui arrive,
04:57j'ai un webinaire qui doit se faire dans une heure,
04:59du coup, je stresse un peu pour mon webinaire,
05:01mais je sais que ça va bien se passer
05:03et que de toute manière, le stress va me servir
05:05ou alors je vais faire avec
05:07et je vais réussir à assumer ma tâche.
05:10À ce moment-là, on n'est pas dans de l'ordre
05:12psychologique. Est-ce que ce stress,
05:14cette anxiété, ou quelle que soit
05:16qu'on l'appelle, m'empêche
05:18de réaliser des actes de la vie quotidienne,
05:20que ce soit dans le cadre du loisir ou dans le cadre professionnel ?
05:22Là, ça devient problématique parce que ça devient
05:24un trouble fonctionnel. Je ne peux plus fonctionner
05:25à cause de cette problématique-là.
05:28Alors, anxiété, et ensuite,
05:30est-ce qu'il y a une autre... Après la anxiété,
05:32est-ce qu'il y a une nouvelle étape ? Par exemple,
05:34est-ce que la dépression, est-ce que c'est
05:36un trouble anxieux ?
05:38C'est un des premiers symptômes de la dépression
05:40ou c'est autre chose ?
05:41Alors, ça peut l'être et ce n'est pas obligatoire.
05:44Souvent, c'est vrai qu'on décrit le trouble anxio-dépressif
05:47où on a à la fois l'association de l'anxiété
05:49et à la fois l'association de la dépression.
05:52On ne
05:54peut pas obligatoirement
05:56penser que c'est un escalier
05:58avec une étape obligatoire. Ce n'est pas
05:59je vais bien, je suis anxieux, je suis déprimé
06:02de manière hiérarchique.
06:03En réalité, c'est un petit peu plus complexe, un petit peu plus
06:05subtil que ça. L'anxiété, ça peut faire
06:07partie d'un symptôme qui
06:09peut rentrer dans le cadre d'un état dépressif.
06:13L'état dépressif peut comprendre l'anxiété
06:15comme symptôme avec d'autres symptômes associés.
06:18L'anxiété, quand elle est seule
06:19et qu'elle est principalement présente, elle peut aussi
06:21évoluer vers une autre pathologie qu'on appelle
06:23le trouble anxieux généralisé.
06:26globalement, l'anxiété, il faut l'avoir comme un symptôme.
06:28C'est un symptôme que la santé mentale
06:30a quelque chose qui peut ne pas aller.
06:33Alors, à quel moment
06:34on va parler de dépression ?
06:37Est-ce que c'est
06:39un tas de symptômes ?
06:42Manque de sommeil ?
06:43Fatigue ?
06:45Insomnie ?
06:47Impossibilité à accomplir
06:48certaines tâches ?
06:50D'abord, est-ce que la dépression, c'est un peu
06:53la pathologie mentale
06:54la plus répandue ?
06:57La plus répandue ?
06:58Alors, je n'ai pas vérifié les chiffres avant de venir,
07:00donc il faudra regarder.
07:01Une de celles dont on parle le plus, certainement.
07:05La dépression, globalement,
07:07c'est une
07:11continuité
07:11de ce qu'on appelle un état dépressif.
07:13La dépression, c'est une maladie chronique,
07:15il faut bien comprendre ça.
07:16On ne fait pas une dépression de trois jours
07:17qui finit par rentrer dans l'ordre au bout de trois jours.
07:19La dépression, il y a toujours
07:21une notion de temps
07:22qui va avec,
07:23c'est-à-dire qu'on est sur quelque chose
07:24qui évolue depuis un long terme.
07:27On est sur plusieurs mois d'évolution
07:28d'un état dépressif
07:29qui nous permet de dire qu'on est en dépression.
07:31Et l'état dépressif,
07:32c'est ça qui va pouvoir regrouper
07:34plusieurs symptômes
07:35dont l'anxiété peut faire partie.
07:37Mais aussi, on a l'humeur triste,
07:39tout simplement,
07:40mais ça, c'est le premier truc auquel on va penser.
07:41J'ai mon humeur qui est triste,
07:42je ne me sens pas bien.
07:43Donc ça, ça fait partie des états
07:45de l'état dépressif.
07:46On a ce qu'on appelle l'anédonie.
07:48L'anédonie, c'est la perte du plaisir.
07:50C'est-à-dire même des plaisirs simples,
07:53des trucs bêtes de la vie quotidienne
07:54qu'on aime faire.
07:56Habituellement, j'apprécie beaucoup
07:57de faire ma petite balade du matin
07:58avec mon chien avant de commencer ma journée.
08:01Et bien là, depuis quelque temps,
08:02même faire ma balade avec mon chien
08:04dans les bonnes conditions,
08:05avec la bonne température, etc.,
08:07je n'y prends moins ou plus de plaisir du tout.
08:10Donc ça, la perte du plaisir,
08:11c'est un symptôme qui est assez important.
08:13On peut avoir d'autres types de symptômes.
08:16Donc on a parmi ceux les troubles du sommeil,
08:18bien entendu.
08:19Ça finit par impacter le sommeil.
08:20Ça peut être dans les deux sens.
08:22Il y a des personnes qui ont de l'insomnie
08:23et il y a des personnes, au contraire,
08:24qui ont ce qu'on appelle une hypersomnie,
08:26comme une espèce de petit mécanisme
08:28de « je n'ai pas envie d'affronter la journée,
08:29donc du coup, je m'enferme dans le sommeil
08:31et donc j'ai envie de dormir en permanence. »
08:33La fatigue, ça en fait partie.
08:34L'asthénie, la fatigue mentale,
08:35la fatigabilité accrue.
08:39Et globalement, l'humeur triste,
08:41les pleurs, etc.,
08:43la perte d'élan vital,
08:44tout ça, ça se rejoint un petit peu.
08:46Tous ces éléments-là,
08:47ils peuvent définir ce qu'on appelle
08:49un état dépressif.
08:50Et on peut tous être amenés,
08:51à un moment donné,
08:52à faire un état dépressif plus ou moins long.
08:54Et on va vraiment parler de dépression
08:56quand cet état dépressif
08:57s'enquiste dans le temps,
08:58se chronicise, on dit se chronicise,
09:00et en gros dure plusieurs mois
09:02et ne rentre pas dans l'ordre spontanément.
09:04Alors, il y avait des chiffres
09:05de Santé publique France
09:06qui disaient que près d'un Français sur six
09:08a connu un épisode dépressif en 2024.
09:12Et encore, je les trouverais presque sous-évalués.
09:15Ah si, en 2024, d'accord, c'est sur une année.
09:18Pardon.
09:18Oui, je comprends.
09:19Parce que c'est sûr que quand on prend sur une année,
09:21du coup, ça fait une tranche de la population
09:22qui est assez importante.
09:23Quand on rapporte ça à toute une vie,
09:25il se passe tellement de choses
09:26dans une vie humaine de nos jours
09:28et heureusement, fort heureusement,
09:29nos vies sont tellement longues et riches
09:31que c'est sûr que je pense
09:34que le pourcentage de gens
09:35qui vivent, ont vécu
09:37ou vivront dans leur vie,
09:38il doit être bien plus élevé
09:39qu'un sur six, à mon avis.
09:41Alors là, j'ai un chiffre aussi à vous donner.
09:43On dit qu'un Français sur quatre
09:45sera confronté à un trouble mental
09:47au cours de sa vie.
09:48Voilà.
09:48Bon, c'est bien,
09:49ça va dans le sens de ce que j'ai dit,
09:50ça me rassure.
09:53Donc, quand cet épisode dépressif s'installe,
09:58alors, on va voir son généraliste
10:02vous pouvez donner un traitement,
10:04mais vous pouvez aussi recommander
10:05à la personne d'aller voir un psychiatre.
10:07Là, ça dépend un petit peu
10:08des possibilités sur le territoire,
10:10même si on sait qu'il y a
10:12de moins en moins de psychiatres en ville.
10:15Tout à fait.
10:15Donc, c'est le généraliste
10:17qui va le plus souvent prescrire un traitement,
10:20j'imagine ?
10:22C'est possible.
10:23Mais déjà, l'étape de base,
10:26on va voir le généraliste.
10:28Elle est hyper importante
10:29et c'est hyper important
10:30d'avoir commencé par là
10:31parce que c'est souvent ce premier pas-là
10:34qui est le plus difficile à faire pour les gens.
10:37justement parce qu'aller voir son médecin,
10:41donc son soignant,
10:42en lui,
10:44en voulant montrer en gros
10:45l'état dans lequel on est
10:47d'un point de vue santé mentale,
10:49ça peut être très culpabilisant,
10:51ça peut être très difficile
10:53pour la personne de se rendre compte
10:55en fait qu'elle a besoin d'aller consulter.
10:57Ce n'est pas toujours évident,
10:58ça n'apparaît pas toujours aux gens.
10:59C'est une pathologie
11:00et c'est des troubles
11:01qui parfois peuvent être très vicieux,
11:04entre guillemets,
11:05ils ne préviennent pas,
11:06il n'y a pas un gros symptôme évident
11:08comme on peut avoir
11:09quand on a une jambe cassée,
11:10je n'arrive plus à marcher,
11:11donc je sais que je vais consulter
11:12parce que je n'arrive plus à marcher.
11:13La fracture mentale,
11:14entre guillemets,
11:15la fracture de l'esprit,
11:16elle est beaucoup plus sournoise,
11:18c'est ça le terme qui convient.
11:20Et donc déjà,
11:20de réussir à aller consulter pour ça,
11:22c'est une étape,
11:23mais déjà très importante de franchie
11:25pour les personnes qui sont malades
11:26et en recherche de solutions.
11:28Donc, c'est bien,
11:29il faut l'encourager,
11:30il ne faut surtout pas
11:31que ce soit une source de culpabilité
11:32et c'est bien aussi de l'encourager
11:35pour nos proches
11:36quand on a l'impression
11:37que nos proches peuvent être concernés,
11:39confrontés
11:39et qu'on ne sait pas quoi faire avec eux,
11:41de leur rappeler
11:42qu'ils peuvent déjà commencer
11:43par consulter leur généraliste
11:44et effectivement,
11:44c'est une bonne porte d'entrée
11:45dans ce parcours de soins.
11:48Alors, à ce moment-là,
11:49vous allez prescrire
11:51pas forcément un traitement ?
11:54Oui, on ne peut pas forcément,
11:56alors, traitement,
11:57j'imagine qu'on entend
11:58traitement médicamenteux.
12:00Exactement, oui.
12:01Voilà.
12:02En réalité,
12:03le traitement médicamenteux,
12:04c'est une des solutions,
12:06propositions et réponses
12:07qu'on peut avoir en médecine
12:09pour accompagner les gens
12:10dans la prise en charge
12:12de leur pathologie mentale
12:13et notamment,
12:13là, on parle de dépression.
12:15Voilà.
12:15C'est très important
12:16de bien faire comprendre
12:17le message
12:18qu'un antidépresseur
12:20n'est pas la seule
12:21et unique
12:22et bonne réponse
12:23et solution
12:24à une dépression
12:25et ça,
12:25c'est vraiment capital
12:26de le comprendre
12:26parce que c'est vrai
12:28qu'on est dans une société
12:29qui est très pharmacocentrée
12:30et c'est très bien
12:31parce que du coup,
12:32on a des médicaments
12:32qui ont réponse
12:33à toutes les problématiques
12:34qu'on peut avoir.
12:35Pour le coup,
12:35la pathologie mentale,
12:36c'est vraiment quelque chose
12:37qui est tellement complexe
12:38qu'on ne peut pas la résumer
12:39à simplement
12:40prendre un médicament,
12:41ça ira mieux.
12:41Ce n'est pas aussi automatique
12:42qu'un antibiotique
12:43pour une infection.
12:44Elle doit être accompagnée
12:45de thérapie ?
12:48Déjà,
12:48il faut commencer
12:49par faire une évaluation
12:50de la situation
12:50et ça,
12:51c'est le rôle
12:51de vos médecins.
12:53J'en reviens sur
12:54une fois que vous avez réussi
12:55à faire l'étape
12:55de franchir la porte
12:56du médecin généraliste,
12:57c'est très bien.
12:58Si vous avez établi
12:59un lien de confiance
12:59avec votre praticien
13:00qui est capital
13:01dans ce genre de situation-là,
13:02ce qu'il faut,
13:03c'est lui livrer
13:03ce que vous ressentez
13:05même si vous avez l'impression
13:06que c'est futile,
13:09que c'est puéril,
13:10que ça va aller,
13:10que c'est rien
13:11parce que souvent,
13:11on minimise nos symptômes.
13:14Laissez le praticien
13:16en face de vous,
13:17jugez de la situation
13:18et donc une fois
13:19qu'on a fait effectivement
13:20une évaluation,
13:20on a plusieurs possibilités
13:21qui peuvent être là.
13:22Donc déjà,
13:22l'écoute,
13:23ne serait-ce que d'accueillir
13:24et d'écouter la parole
13:25de quelqu'un,
13:26déjà ça fait beaucoup.
13:27Moi,
13:28j'ai beaucoup de gens
13:28en consultation
13:29qui m'ont dit
13:29mais simplement le fait
13:30d'avoir pu parler,
13:31d'avoir pu échanger,
13:31d'avoir pu poser des mots,
13:32ça fait du bien.
13:33Et en ça,
13:34d'ailleurs,
13:34quand il y a besoin
13:35que ça soit fait
13:36de manière un petit peu
13:36plus régulière,
13:37on a notamment
13:38les psychothérapeutes
13:39qui sont là pour ça,
13:40les psychologues
13:40qui sont là pour ça,
13:42la thérapie cognitivo-comportementale
13:44et toutes ces thérapies
13:45des psychos,
13:46c'est des choses
13:47qui sont d'un grand,
13:48grand, grand support
13:49notamment quand on traverse
13:50ce genre de situation.
13:52Donc,
13:53c'est une autre réponse possible
13:54en plus des médicaments.
13:57Et après,
13:58moi,
13:58j'ai tendance aussi
14:00à toujours recentrer
14:01un peu les patients
14:02dans ceux qui peuvent
14:03leur faire du bien,
14:04ceux qui peuvent
14:04les réancrer
14:04à leur réalité.
14:06Et en ça,
14:07il y a beaucoup de techniques
14:07qu'on appelle complémentaires,
14:09dites complémentaires,
14:11qui peuvent aussi
14:11beaucoup aider.
14:12Je pense à l'hypnose,
14:14je pense à la sophrologie,
14:15je pense à l'art-thérapie,
14:17je pense à ce genre
14:18de techniques
14:19qui sont peut-être
14:20un peu moins,
14:20qui ont un peu moins
14:21presque,
14:22qui sont un peu moins connues,
14:23mais qui,
14:25dans certaines situations,
14:25dans certains cas,
14:26quand on y est sensible,
14:27peuvent nous aider
14:28du coup à relativiser
14:29les situations.
14:31Donc,
14:31une pathologie,
14:32mais deux,
14:33trois,
14:34voire plus d'approches
14:35possibles
14:36pour aller mieux.
14:38Oui,
14:38parce qu'en fait,
14:39une pathologie,
14:39mais une personne
14:40qui en souffre surtout.
14:41Et donc,
14:41en fait,
14:42chaque personne
14:42qui va souffrir
14:43de cette pathologie
14:44va être différente.
14:45Et donc,
14:45la clé d'accès
14:46pour trouver la solution,
14:47elle va être propre
14:47à chacun et à chacune.
14:48Et c'est ça qui fait
14:49que c'est complexe
14:49et que ça ne peut pas
14:50se résumer à juste
14:51vous êtes déprimé,
14:52prenez un antidépresseur.
14:52Et d'ailleurs,
14:54j'ai rarement la même solution
14:56pour deux personnes
14:57qui viennent avec la même pathologie.
15:00C'est de la thérapie
15:02vraiment adaptée.
15:04C'est pour ça que c'est bien
15:05aussi d'aller voir
15:05un psychiatre
15:06qui adaptera aussi
15:09à chacun
15:10son traitement médicamenteux
15:12et incitera certainement
15:14aussi à des thérapies.
15:16Moi,
15:16j'ai tendance à dire
15:17que c'est bien
15:17de se priver de rien
15:19qui puisse nous faire du bien
15:20dans ce genre de situation.
15:21Donc,
15:22le médecin généraliste
15:23est souvent la porte d'entrée.
15:24On fait un peu chef d'orchestre,
15:25donc on essaie d'orienter.
15:27Certes,
15:27parfois,
15:28on peut seul
15:29prendre en charge la situation
15:30parce qu'en fait,
15:31on arrive à trouver
15:32un point d'entrée,
15:33un point d'ancrage
15:33avec le patient.
15:34Ça se passe bien,
15:35la relation est bien
15:36et du coup,
15:36on arrive à accompagner
15:37la personne seule,
15:39mais bon,
15:39c'est rarement le cas.
15:41Souvent,
15:41on a besoin de s'appuyer
15:41sur d'autres personnes
15:42et en ça,
15:43moi,
15:43j'ai tendance à aller chercher
15:44un petit peu
15:44qu'est-ce qui parle aux gens.
15:45Ça m'arrive de parler
15:46d'acupuncture à des personnes.
15:47Je vois des réactions
15:48en mode un peu négatif.
15:49Bon,
15:49ok,
15:50l'acupuncture n'est pas pour vous.
15:51Est-ce que vous avez déjà
15:52entendu parler de l'hypnose ?
15:53Ah tiens,
15:53l'hypnose,
15:54ça vous intéresse ?
15:54Allez,
15:54on va développer.
15:55Qu'est-ce que c'est l'hypnose ?
15:56Qu'est-ce que ça peut vous apporter ?
15:57On entend parler de MDR,
15:58on entend parler de plein de choses
15:59comme ça.
16:00Donc,
16:01c'est sûr que c'est aussi intéressant
16:04d'adapter du coup la thérapie
16:05et la prise en charge à chacun.
16:06Alors après,
16:07c'est vrai que dans le parcours
16:08de soins coordonnés,
16:16qui sont remboursés
16:17et des soins qui sont proposés
16:18pris en charge
16:18par l'assurance maladie,
16:20on a tendance à plus facilement
16:21orienter vers ces soins-là
16:22parce que forcément,
16:22ils sont validés
16:23puisqu'ils sont pris en charge.
16:24Tout à l'heure,
16:25vous avez parlé de MDR.
16:26Vous pouvez nous expliquer
16:28en quelques mots
16:29ce que c'est ?
16:30Oui,
16:30le MDR,
16:31c'est une technique
16:32qui est dérivée de l'hypnose.
16:34Je ne suis pas spécialiste
16:35dans le sujet,
16:36donc je ne voudrais pas
16:39mal la décrire
16:40et du coup,
16:40en perdre un petit peu la substance.
16:42Moi,
16:42je sais en pratique
16:42qu'il y a certaines situations
16:44dans lesquelles
16:45les patients
16:46me disent en retour
16:47qu'il y a des très bons résultats,
16:48notamment dans les états
16:49de stress post-traumatique,
16:51dans les chocs traumatisants,
16:52etc.
16:53Donc,
16:53c'est des choses
16:54où j'ai tendance
16:55à les préconiser.
16:56En gros,
16:57c'est des techniques
16:57d'accompagnement
16:58qui sont dérivées
16:59de l'hypnose
16:59et qui ont des résultats
17:01qui sont très probants
17:02dans certaines situations.
17:04Alors,
17:04vous avez parlé de stress
17:05et on va prendre
17:06la première question
17:07justement sur le stress.
17:09Alors,
17:09je dis,
17:11si l'on souffre
17:12de stress aigu
17:13et d'attaque de panique,
17:15doit-on prendre
17:15un traitement ?
17:17Alors,
17:18quand on souffre
17:19de stress aigu
17:19et notamment,
17:20en particulier,
17:20d'attaque de panique,
17:21est-ce qu'on doit
17:23prendre un traitement ?
17:24Je ne sais pas
17:24s'il faut absolument
17:25le prendre.
17:25En tout cas,
17:26ce qui est bien,
17:26c'est effectivement
17:27de réussir à trouver
17:28des stratégies
17:29pour essayer
17:30de limiter
17:30notamment les crises.
17:32Parce que,
17:33bon,
17:33le stress chronique,
17:34ça peut être accessible
17:35à des médicaments
17:36et à la limite,
17:37on a le temps
17:37d'en parler,
17:38d'en discuter
17:38avec son médecin.
17:40Les crises,
17:41les attaques de panique
17:42et les crises
17:42d'anxiété aiguës,
17:45c'est les situations
17:46qui sont les plus
17:47difficiles à gérer
17:47parce que forcément,
17:48ça ne prévient pas
17:49et quand ça vient,
17:50si on n'a pas de solution,
17:52en fait,
17:52ça peut avoir
17:52des conséquences
17:53qui peuvent être
17:53importantes selon
17:54l'endroit où on est.
17:56Ça,
17:57c'est propre,
17:57encore une fois,
17:58à chacun.
17:58On a plein de techniques
17:59qui peuvent être proposées
18:00pour faire passer
18:03un petit peu ces crises.
18:04Il y a des médicaments
18:04qui peuvent être utilisés,
18:05notamment les anxiolytiques,
18:06qui peuvent aider
18:07à faire passer ces crises.
18:08Et puis,
18:09il y a plein d'autres techniques
18:10qui peuvent être utilisées,
18:10des techniques de respiration,
18:12des techniques de cohérence cardiaque.
18:13Encore une fois,
18:14des techniques d'hypnose.
18:15Je vais en parler pas mal
18:15parce que c'est vrai
18:16que je trouve
18:16que c'est une méthode
18:17qui est très efficace.
18:19Et puis,
18:20chacun peut avoir
18:21son petit truc à lui.
18:23Sa boîte à outils,
18:23en fait.
18:24Sa boîte à outils.
18:25Sa boîte à outils.
18:26Ce qui est important,
18:27c'est de savoir reconnaître
18:28quand une crise arrive
18:29et de savoir mettre en place
18:30ces outils
18:30le plus précocement possible.
18:32On le sait,
18:33au plus tôt on fait casser une crise,
18:35au plus c'est facile de l'arrêter.
18:37Si on attend que la crise
18:38soit trop haute
18:38en termes d'intensité,
18:39ça va être beaucoup plus dur
18:40de la laisser passer après derrière.
18:43Donc,
18:44être attentif aux signaux faibles
18:47et trouver ce qui nous convient.
18:50Donc,
18:50ça peut être cohérence cardiaque
18:52autour de la respiration
18:53qu'on va maîtriser.
18:56Il peut y avoir un anxiolytique.
19:00Enfin,
19:00il peut y avoir différentes choses.
19:01La première des méthodes,
19:02ça va être d'essayer d'identifier
19:03qu'est-ce qui nous a mis
19:04dans cette situation ?
19:05Si on arrive à identifier
19:06la structure de la crise…
19:06Reconnaître un facteur déclenchant.
19:08Voilà.
19:08Il suffit de s'éloigner du facteur.
19:10Si je suis par exemple
19:10mal à l'aise
19:11quand je suis en public
19:12avec beaucoup de monde,
19:13je suis dans une foule,
19:14je sens qu'une crise arrive.
19:15Si j'ai la possibilité
19:16de m'écarter de la foule,
19:17je sais que je vais pouvoir respirer,
19:18me calmer
19:19et faire passer ma crise naturellement.
19:22Alors,
19:22vous avez parlé plusieurs fois
19:23d'hypnose.
19:24Est-ce que vous pouvez nous dire
19:25un petit peu
19:25comment ça fonctionne l'hypnose
19:27dans le cadre
19:28de la santé mentale ?
19:30Oui.
19:30L'hypnose,
19:34qui fait appel à ce qu'on appelle
19:37un état modifié de conscience.
19:40Alors,
19:40ça peut faire un petit peu peur comme ça,
19:41mais il ne faut pas en avoir peur.
19:43C'est très similaire
19:44à un état qu'on a tous vécu.
19:46C'est quand on est dans la lune.
19:48Je ne sais pas si vous voyez
19:49ce sentiment.
19:51On est dans la lune.
19:53Voilà,
19:53le rêveur.
19:53On est dans le train,
19:54on voit le paysage qui défile.
19:56On est là,
19:56mais on n'est pas là.
19:57À la fois,
19:57on entend ce qui se passe autour,
19:58mais à la fois,
19:59on est un peu dans la rêverie.
20:00On ne dort pas.
20:02Et si quelqu'un nous dit
20:03« Eh oh,
20:03tu m'écoutes,
20:04tu étais dans la lune ou quoi ? »
20:05On va répondre
20:05« Non, non,
20:06mais j'ai bien entendu
20:06tout ce que tu m'as dit.
20:07Tu m'as dit ça,
20:08ça, ça, ça, ça. »
20:09Et cet état-là,
20:10dans la lune,
20:11entre guillemets,
20:11c'est un peu cet état modifié de conscience
20:13que l'on recherche en hypnose.
20:16Et cet état-là,
20:17c'est un état qui est ce qu'on appelle
20:19un état d'hypersuggérabilité.
20:21C'est-à-dire qu'à ce moment-là,
20:22notre cerveau est très attentif
20:24et accessible
20:25à des suggestions
20:26qui peuvent être proposées
20:28par des praticiens.
20:29Ce qui est très important de savoir
20:30avec l'hypnose,
20:34c'est une prise de pouvoir
20:35d'une personne sur une autre.
20:37Ça, c'est l'hypnose de foire
20:39ou c'est l'hypnose de fiction
20:41où on a le sentiment
20:42que quelqu'un va vous posséder
20:43et qu'il va vous faire faire ce qu'il veut.
20:45Ce n'est absolument pas vrai
20:46pour avoir expérimenté ça
20:48et pour l'avoir pratiqué même.
20:50En fait, dans l'hypnose,
20:52le soignant,
20:52c'est un accompagnateur,
20:53c'est un guide
20:54qui propose un chemin.
20:55Et en fait,
20:55on le prend si on a envie de le prendre,
20:56on ne le prend pas
20:57si on n'a pas envie de le prendre
20:57et on reste maître
20:58de ses capacités tout le long.
20:59Et pour autant,
21:01ça peut nous permettre
21:04à des choses de l'ordre
21:06de la conscience modifiée,
21:08du souvenir, etc.
21:09Ça mobilise des choses
21:11et d'un point de vue
21:15scientifique et physiologique,
21:17on a fait des études
21:18en utilisant un appareil
21:20qui s'appelle IRM fonctionnel
21:22qui montre qu'on a un vrai impact
21:24sur le fonctionnement neurologique
21:25et cérébral
21:26en utilisant des techniques d'hypnose.
21:28Donc, c'est des choses
21:28qui sont en train même
21:29d'être validées par la science
21:30de nos jours.
21:33Et qui fonctionnent
21:34soit
21:36c'est les médecins généralistes
21:37qui peuvent le proposer,
21:38c'est les psychologues,
21:40les psychothérapeutes.
21:41C'est ça.
21:42Les gens qui sont formés,
21:43il y a des universités en France
21:44qui forment
21:44à l'hypnose médicale.
21:46Je vous encouragerai toujours
21:47à aller voir des praticiens
21:48qui sont formés
21:49dans les universités
21:49et qui ont de base
21:51un diplôme médical
21:51parce que tout le monde
21:53peut proposer
21:53de la pratique de l'hypnose.
21:54C'est bien quand cette pratique
21:56s'appuie sur une base
21:58soignante solide.
22:00C'est important.
22:01Et après,
22:02vous avez dit
22:02que c'est efficace.
22:04Je vais modérer le propos
22:06et je vais dire
22:06que ça peut être efficace.
22:08C'est une possibilité
22:10parce que c'est toujours pareil,
22:11ça va dépendre
22:12de chaque personne.
22:13Et il est possible
22:13que ça ne soit pas
22:14la bonne solution
22:15pour une personne
22:16en particulier.
22:17Je dis ça
22:18parce que souvent,
22:19on entend les gens dire
22:19mais moi,
22:20j'ai arrêté de fumer
22:20grâce à l'hypnose,
22:21c'est génial,
22:21tout le monde devrait faire ça.
22:22En fait,
22:23ça a fonctionné pour toi
22:24et à un moment de ta vie
22:26où tu étais accessible à ça
22:27et c'est chouette,
22:28tu as réussi à arrêter
22:29de fumer
22:29en t'appuyant sur l'hypnose.
22:30Ce n'est pas l'hypnose
22:31qui t'a fait arrêter de fumer.
22:32Donc,
22:33ça pourrait ne pas être efficace
22:34à un autre moment
22:35pour quelqu'un d'autre.
22:35Donc,
22:35il faut le garder en tête quand même.
22:37Donc ça,
22:38ça peut être pris en charge
22:39par la Sécurité sociale
22:40dans le cadre
22:41d'une psychothérapie ?
22:43Les séances d'hypnose,
22:44je ne pense pas.
22:45Je ne voudrais pas dire de bêtise
22:46parce que je ne crois pas.
22:47Et j'en profite
22:49sur ces questions
22:49de remboursement
22:51pour prendre la question
22:54de Pascal
22:54qui dit
22:55« Il me semble que
22:56les séances psy
22:57prises en charge
22:58par la Sécu,
22:59il y a 10 séances psy
23:00qui sont prises en charge
23:02par la Sécu
23:02et doit-on avoir
23:03pour en bénéficier
23:05une ordonnance
23:06du médecin traitant ? »
23:08Oui.
23:08Alors,
23:08il y en a 12 par an.
23:10C'est 12 par année civile.
23:12Donc,
23:12si vous voulez commencer
23:12en octobre,
23:13vous pouvez en faire 12
23:14jusqu'en décembre
23:14et en refaire 12
23:15à partir de janvier.
23:16C'est bien à savoir.
23:17Il faut effectivement
23:19que ça soit prescrit
23:19par votre médecin généraliste.
23:20C'est sur ordonnance,
23:21un peu comme les soins
23:22de kinésithérapie.
23:23Vous allez voir votre kiné
23:23et si vous avez une ordonnance
23:25de votre généraliste,
23:26les soins de kiné
23:26sont pris en charge.
23:28Et troisième nuance
23:29qui est quand même importante,
23:31c'est proposer
23:32aux psychothérapeutes
23:34de se conventionner
23:36avec l'assurance maladie
23:36pour pouvoir bénéficier
23:38du remboursement.
23:38Mais tous les psychothérapeutes
23:40ne sont pas conventionnés.
23:41Ils ont le droit
23:41de ne pas participer
23:43à ces séances remboursées.
23:46Je ne rentrerai pas
23:46dans les détails
23:47parce que je ne maîtrise pas
23:48et je ne voudrais pas parler
23:48à la place
23:49de mes collègues psychothérapeutes.
23:51Ils ont probablement
23:52des raisons
23:52de vouloir le faire
23:53ou de ne pas vouloir le faire.
23:54Mais en tout cas,
23:54sachez que ce n'est pas
23:55une obligation pour eux
23:56comme c'est le cas
23:56par exemple
23:57pour les médecins généralistes.
23:58On est forcément conventionné
23:59mais les psychothérapeutes
24:00peuvent ne pas l'être.
24:01Il y a un site internet
24:02qui s'appelle
24:03Mon Parcours Psy
24:03qui est un site gouvernemental
24:05qui dispose d'une carte
24:07qui répertorie
24:07tous les psychologues conventionnés.
24:09Voilà.
24:09Je pense que le tarif maximum
24:12c'est 50 euros par séance.
24:14C'est possible.
24:16Voilà.
24:18On parle beaucoup
24:19de dépression.
24:20Effectivement,
24:20c'est peut-être
24:21la pathologie
24:22qui vient
24:23la première en tête
24:25quand on parle
24:26de santé mentale.
24:27Mais on voit aussi
24:29on parle de plus en plus
24:30de pathologies
24:31telles que
24:32la bipolarité
24:35des troubles
24:37obsessionnels compulsifs.
24:39À quel moment
24:40une pathologie
24:41devient
24:42est-ce que
24:43ces pathologies-là
24:44sont chroniques ?
24:47En général,
24:48c'est plutôt
24:48des pathologies
24:49qui sont chroniques.
24:49Oui, pardon.
24:50Et à quel moment
24:50elles se développent ?
24:51Dans l'enfance ?
24:52À l'âge adulte ?
24:54D'accord.
24:55Oui, en général,
24:56c'est plutôt des pathologies
24:57qui sont chroniques.
24:59C'est des pathologies
25:00qui sont complexes
25:00à diagnostiquer.
25:01C'est généralement
25:01quand les troubles
25:02s'installent de manière
25:03un petit peu pérenne
25:03qu'on va avoir tendance
25:05à aller creuser
25:06et à aller poser
25:07ce genre de diagnostic.
25:09Alors,
25:09la question de l'enfance
25:10elle est toujours récurrente
25:11dans la question
25:12de la santé mentale.
25:14On se questionne toujours
25:15sur le rapport
25:15à l'enfance.
25:16Est-ce que
25:17ces pathologies
25:18peuvent se déclarer
25:18un petit peu
25:19à tout âge ?
25:20Même s'il y a souvent
25:21des âges un peu clés
25:22impossibles.
25:23Et un petit peu
25:23sur plusieurs facteurs différents.
25:26C'est généralement
25:26des choses
25:27qui sont multifactorielles.
25:28Je vais avoir
25:28un traumatisme
25:30possiblement dans l'enfance.
25:31Je vais avoir quelque chose
25:32qui m'est arrivé
25:32à un moment donné
25:33dans ma vie.
25:34Je vais avoir un choc.
25:34Je vais avoir
25:35une situation particulière.
25:37On parle aussi
25:38pas mal de...
25:40On questionne souvent
25:41dans les antécédents
25:42quand on interroge
25:42sur ces pathologies.
25:43On questionne sur la génétique.
25:44On questionne sur
25:45est-ce qu'il y a eu
25:46l'existence
25:46de ce genre de pathologie
25:47dans la famille.
25:49parce qu'il peut y avoir
25:50des terrains.
25:52C'est un petit peu
25:52grossier comme terme.
25:53Mais il y a des familles
25:54où il y a plus souvent
25:55par exemple de la bipolarité
25:56ou plus souvent
25:57de la dépression.
25:58Ça ne veut pas
25:58obligatoirement dire
25:59que si vous avez
26:00un bipolaire dans votre famille
26:01vous l'êtes obligatoirement.
26:02Mais voilà,
26:02c'est quand même
26:03à prendre en compte
26:04là-dedans.
26:05Et après,
26:06les déclenchements
26:06peuvent être
26:07pour des causes
26:08multiples et variées.
26:09Une cause qu'on néglige
26:10trop souvent
26:10d'entrer dans la pathologie
26:12chronique,
26:12c'est la cause toxique.
26:14C'est les consommations
26:15de toxiques.
26:16notamment quand
26:18entre autres,
26:19quand adolescent,
26:20jeune adulte
26:21ou même plus tard
26:22ont fait ses premières expériences
26:23avec la consommation
26:24de drogue,
26:24le cannabis,
26:25la cocaïne,
26:25etc.
26:26Moi,
26:26j'ai vu des situations
26:28de pathologie mentale
26:30décompensées
26:30sur la première bouffée
26:33de cannabis inhalé,
26:34fumé,
26:36avec tout de suite
26:37une décompensation
26:38chez quelqu'un
26:38qui était complètement
26:39sain derrière.
26:40Donc,
26:40c'est rare,
26:41mais ça arrive.
26:42C'est souvent
26:46multifactoriel
26:46comme cause.
26:49Ok.
26:50Alors,
26:50on va prendre
26:51des questions.
26:52Il y en a plusieurs
26:52qui sont arrivées.
26:53La première,
26:54c'est sur le burn-out.
26:56Est-ce que c'est
26:57une nouvelle pathologie
26:58entre guillemets,
26:59nouvelle,
26:59ou simplement
27:00le nouveau nom
27:01de la dépression ?
27:02Est-ce que c'est,
27:03pardon,
27:04du coup,
27:04ça a un peu coupé.
27:05Est-ce que c'est
27:05une pathologie ?
27:05Est-ce que c'est
27:06une nouvelle pathologie
27:09ou est-ce que c'est
27:09le nouveau nom
27:10de la dépression ?
27:11Ce n'est pas
27:12une nouvelle pathologie,
27:14mais c'est quelque chose
27:16que l'on considère
27:17depuis pas longtemps
27:18et c'est là où ça fait
27:19un peu toute la différence.
27:20Le burn-out,
27:21en soi,
27:21bon,
27:22burn-out,
27:22c'est un terme
27:23anglo-saxon.
27:24Nous,
27:25on utilise le terme
27:25de surmenage professionnel.
27:27Vous m'entendez bien
27:28ou pas ?
27:29Oui,
27:29je vous entends.
27:30Oui,
27:30on vous entend bien.
27:31J'ai une problématique
27:32de micro.
27:33Nous,
27:33on utilise le terme
27:34de surmenage professionnel.
27:35En gros,
27:36c'est effectivement
27:37tout un ensemble
27:38de facteurs
27:39qui peuvent être
27:39proches de l'état dépressif
27:41et qui sont exclusivement
27:43générés par le lieu
27:44et les conditions
27:45de travail.
27:47Et notamment,
27:48à l'état dépressif
27:48qu'on a déqué tout à l'heure,
27:49on va rajouter
27:51de la surcharge mentale,
27:52une sensation
27:53d'épuisement mental,
27:54une sensation
27:55d'être bloqué
27:57et de panique
27:57à l'idée
27:58du travail,
27:59à l'idée d'y aller,
28:00à l'idée d'être en contact
28:01avec les personnes
28:02de son travail,
28:03à l'idée de réaliser
28:03même une tâche simple.
28:05On va avoir des personnes
28:06qui vont être complètement
28:07incapables de réaliser
28:08une tâche simple,
28:08alors qu'avant
28:09elles étaient multitâches
28:10sans problématiques
28:10particulières.
28:12Et tout ça
28:12est lié exclusivement
28:13au travail
28:13avec une particularité
28:14qui est que
28:15quand on sort du travail,
28:17les symptômes ont tendance
28:18à s'apaiser
28:19le week-end,
28:19les vacances,
28:20etc.
28:21Quand on n'est pas allé
28:22trop loin dans la pathologie.
28:23Et c'est très important
28:24ça pour effectivement
28:26la description
28:27de cette entité-là.
28:30Là aussi,
28:31on a du mal
28:32parfois
28:33à l'évaluer
28:35et souvent
28:35c'est une rupture
28:38complète
28:38avec son milieu professionnel.
28:43Oui,
28:43souvent on a du mal
28:44à l'évaluer
28:45et c'est pour ça
28:45qu'on en arrive
28:46à la rupture complète
28:46avant de se rendre compte
28:47qu'il y avait un problème.
28:49Alors qu'il y avait probablement
28:50des signes précurseurs
28:51qu'on a négligés
28:52parce qu'en fait
28:52on vit dans une société
28:53de la productivité
28:54et qu'on n'a pas le temps
28:55de s'arrêter
28:55sur nos signes précurseurs.
28:57Donc quand on commence
28:58à avoir moins de plaisir
28:58à faire un travail
28:59qui nous épanouit,
29:00quand on commence
29:00à être désagréable
29:02avec ses collègues de travail,
29:03quand on commence
29:03à être moins patient,
29:04quand on commence
29:05à être moins en capacité
29:08d'absorber
29:08les problématiques courantes
29:10du travail,
29:10c'est déjà des signes d'alerte
29:12qu'il ne faut pas négliger.
29:13Souvent,
29:14le travail,
29:15il reste comme il est,
29:16la charge de travail,
29:17elle est ce qu'elle est
29:19et souvent ça ne change pas
29:21mais par contre nous
29:22on change notre capacité
29:23d'assumer tout ça
29:24et c'est important
29:26quand on sent
29:26qu'on commence
29:27à avoir du mal,
29:27là pour le coup
29:28je vous encourage vraiment
29:29à consulter son médecin généraliste
29:30pour commencer à en parler
29:31et commencer à trouver
29:32des solutions.
29:33Alors on a une question
29:35sur le TDAH.
29:37Oui.
29:38Alors une question précise,
29:40c'est est-ce que
29:40quand on s'ouvre d'un TDAH
29:42est-on plus sujet
29:43au risque de dépression
29:44et puis peut-être avant ça
29:46vous pouvez nous expliquer
29:47ce qu'est le TDAH.
29:49Est-ce que c'est un problème
29:49de santé mentale
29:50ou est-ce que c'est
29:52ou pas ?
29:55de plus en plus d'enfants
29:56qui sont diagnostiqués
29:57TDAH ?
29:59Donc oui.
30:01Alors le TDAH déjà
30:03bon littéralement
30:04ça veut dire
30:04trouble déficitaire
30:05de l'attention
30:05avec hyperactivité.
30:07Donc on parle
30:08de personnes
30:09enfants ou adultes
30:11qui auraient des difficultés
30:12à fixer leur attention
30:14et ou une hyperactivité
30:16avec une notion
30:17de papillonnage
30:18et je passe
30:19d'une tâche
30:20à une autre
30:20sans vraiment finir
30:21je commence trois tâches
30:22en même temps
30:23je vais à droite
30:23à gauche
30:23je n'arrive pas
30:24à me fixer.
30:27La question de savoir
30:28est-ce que c'est une pathologie
30:29c'est une question
30:30que je trouve
30:30hyper intéressante
30:31alors je vais avoir
30:33peut-être deux discours
30:34mais le discours officiel
30:36bien entendu
30:36que c'est une pathologie
30:37dans le sens où
30:39c'est quelque chose
30:40qui est pris en charge
30:40dans le champ
30:41de la psychiatrie
30:42de la psychologie
30:42de la psychiatrie
30:43et c'est quelque chose
30:44pour lequel on cherche
30:45des traitements
30:46des solutions
30:47des traitements
30:48qui sont médicamenteux
30:49ou autres
30:49on fait des évaluations
30:50on fait des bilans
30:51etc.
30:52donc ça a tout
30:53d'une pathologie
30:53puisque finalement
30:55en fait
30:56on cherche une solution
30:57on cherche un traitement
30:58on cherche à adapter
30:59un quotidien
31:00pour pouvoir
31:01ne plus en souffrir
31:02donc à partir du moment
31:03où c'est quelque chose
31:04d'une condition médicale
31:05dont vous souffrez au quotidien
31:06forcément
31:07c'est quelque chose
31:07qui ne peut s'appeler
31:08qu'une pathologie
31:10là où je vais mettre
31:11ma petite nuance personnelle
31:12et c'est vraiment
31:12à prendre avec le recul
31:13qui est le mien
31:13parce que du coup
31:14c'est ma vision des choses
31:16et qui est probablement
31:17tronquée
31:17et qui est probablement
31:18à ma lueur à moins
31:19c'est qu'il me semble
31:20quand même
31:20que si on vivait
31:21dans une société
31:21où tout le monde
31:22était TDAH
31:23personne ne serait TDAH
31:25je ne sais pas
31:26si vous voyez
31:26ce que je veux dire
31:27mais en gros
31:27ce sont des pathologies
31:29qui se définissent
31:29par une différence
31:31par rapport à une norme
31:32entre guillemets
31:34et si une société
31:35était adaptée
31:36aux personnes
31:36qui ont
31:38les capacités d'attention
31:39qui sont celles
31:40qu'on appelle
31:41aujourd'hui TDAH
31:42en fait
31:42ils ne seraient pas
31:43en souffrance
31:44tout simplement
31:44parce que l'environnement
31:45serait adapté
31:46maintenant
31:46le fait d'être
31:48en souffrance
31:48par une particularité
31:49psychique
31:50mentale
31:50ou physique
31:51au sein d'un groupe
31:52ça définit forcément
31:54une pathologie
31:55parce que
31:56l'être humain
31:57est un animal
31:57qui vit en groupe
31:58et qui a besoin
31:58de se confronter
31:59aux autres
32:00et de se comparer
32:01aux autres
32:01donc c'est là
32:02où je mets
32:02toute la nuance
32:03on a certaines situations
32:05dans notre société
32:06notamment à l'école
32:07notamment dans le travail
32:08etc
32:09où il y a un cadre
32:10qui parfois
32:10est un peu rigide
32:11et qui
32:12si il était moins rigide
32:13un peu plus souple
32:14un peu plus flexible
32:16permettrait
32:16de mieux intégrer
32:18les personnes
32:19qui sont diagnostiquées
32:20souffrant de TDAH
32:21je pense de TDAH
32:22mais on peut englober
32:23aussi tous les dys
32:24les multidys
32:25je peux englober
32:26là-dedans
32:26tous les troubles
32:27du spectre de l'autisme
32:28et toutes ces pathologies
32:29qui sont diagnostiquées
32:30par comparaison
32:31avec une norme
32:32voilà
32:32avec une société
32:33un peu plus souple
32:34il y aurait moins
32:34de souffrance
32:35chez ces gens-là
32:36maintenant
32:36je ne remets pas
32:37la faute sur les gens
32:38notamment
32:38j'ai parlé de l'école
32:39tout à l'heure
32:40donc je ne veux surtout
32:40pas remettre la faute
32:41sur les personnes
32:42qui font tourner
32:42les écoles tous les jours
32:43parce qu'elles font
32:43un travail incroyable
32:44avec les moyens
32:45qui sont les leurs
32:46et il faut s'adapter
32:47il y a beaucoup
32:48d'enfants
32:49etc etc
32:49mais voilà
32:50c'est ma petite nuance
32:51personnelle
32:52que je mettrai
32:52dans la définition
32:53de pathologie
32:54tout à fait
32:54alors pour le TDAH
32:56c'est largement
32:58traité
32:58il y a beaucoup
33:00de prescriptions
33:01de Ritalin
33:01notamment
33:02c'est quoi
33:03ce médicament
33:04c'est un médicament
33:06qui donne énormément
33:06de résultats
33:09chez les gens
33:10qui souffrent
33:10de TDAH
33:11et il y a beaucoup
33:12de gens
33:12qui se sentent mieux
33:13avec
33:13donc en fait
33:14c'est bien
33:15de l'utiliser
33:15et de le traiter
33:16c'est un neurostimulateur
33:19la Ritalin
33:20et c'est un médicament
33:20qui va induire
33:22en fait
33:22il va fonctionner
33:23de manière
33:25par ce qu'on appelle
33:25la rétroaction négative
33:26c'est à dire
33:27que quand on envoie
33:27une stimulation
33:28dans le cerveau
33:29il y a un réflexe
33:30une stimulation
33:31dans l'autre sens
33:31qui va faire
33:32qu'on va tempérer
33:34la réponse initiale
33:36qu'on a donnée
33:36quand on surstimule
33:37le cerveau
33:37il va envoyer
33:38des signaux
33:39pour calmer
33:39la surstimulation
33:40pour se rééquilibrer
33:41et donc en fait
33:42c'est globalement
33:44un messager chimique
33:45médicamenteux
33:46qui va aider
33:47en fait le cerveau
33:48à se rééquilibrer
33:49dans son fonctionnement
33:50là où il peut être
33:52diagnostiqué
33:52un petit peu déséquilibré
33:53chez les personnes
33:54qui sont TDAH
33:54j'essaye d'être
33:56vulgarisant
33:56et de résumer
33:57parce que c'est pas simple
33:57c'est complexe
33:59comme mécanisme
34:00on a l'impression
34:01qu'il y a de plus en plus
34:01d'enfants
34:02qui sont diagnostiqués
34:03est-ce qu'on est
34:05sur un surdiagnostic
34:08ou alors
34:09ça a été largement
34:10sous-diagnostiqué
34:11ces 20, 30
34:12enfin 50 dernières années
34:14moi je pense
34:14que c'est ça plutôt
34:15on a l'impression
34:15qu'il y a de plus en plus
34:17d'enfants c'est vrai
34:17qui sont diagnostiqués
34:19je ne suis pas sûr
34:20qu'il y ait de plus en plus
34:21d'enfants qui en souffrent
34:22je pense qu'il y a
34:23il y a eu
34:25longtemps
34:25où on a complètement
34:26négligé ça
34:27je pense que
34:31si j'essaye d'être
34:32vulgaire
34:33et un petit peu
34:33moi j'ai l'impression
34:34que les TDAH
34:35d'aujourd'hui
34:36c'est les bonnets d'âne
34:36d'il y a 50-60 ans
34:38c'est que juste en fait
34:39ils ont un fonctionnement
34:40qui est le leur
34:41et qu'à l'époque
34:42on ne s'en inquiétait pas
34:44on ne voulait pas
34:45se mettre à leur place
34:45on ne voulait pas
34:46les aider à mieux comprendre
34:48juste on les cataloguait
34:49on leur mettait
34:50un bonnets d'âne
34:50sur la tête
34:50c'est un peu grossier
34:52comme résumé
34:53mais je pense que
34:54c'est une question
34:55de sous-diagnostics
34:56avant
34:56et d'aujourd'hui
34:58peut-être un meilleur
34:59alors il faut se méfier
35:00du sur-diagnostics
35:01également
35:01il faut se méfier
35:02de l'étiquette
35:03qu'on colle
35:03sur le front
35:04de tous les enfants
35:05parce que
35:07il n'y a aucun extrême
35:08qui est souhaitable
35:09mais je trouve
35:11que dans
35:11de nombreuses situations
35:12le fait de diagnostiquer
35:13le TDAH
35:14permet des adaptations
35:15et notamment
35:16des adaptations scolaires
35:17et on a des résultats
35:18on a des enfants
35:19qui se réintègrent
35:19on a des enfants
35:20qui réussissent
35:21donc
35:22c'est intéressant
35:23quand même
35:25de remettre ça
35:26en perspective
35:27et pour un adulte
35:28qui aurait des doutes
35:29ça vaut le coup
35:29de se faire tester
35:30complètement
35:31complètement
35:32parfois c'est violent
35:33parce qu'en fait
35:33on se dit
35:34mais en fait
35:34ça fait 30 ans
35:35que je souffre
35:35et juste personne
35:36m'a expliqué pourquoi
35:37et en fait
35:38se faire tester
35:39et avoir un diagnostic
35:42bizarrement
35:42des fois ça soulage
35:43les gens
35:44même si le diagnostic
35:45il n'est pas forcément
35:47il n'est pas forcément
35:48sexy de prime abord
35:48mais parfois
35:49juste de mettre un mot
35:50sur ce qui nous arrive
35:51et sur ce qu'on vit
35:52ça peut être
35:53un grand grand soulagement
35:54moi les adultes
35:55que je suis
35:55qui ont eu
35:56leur diagnostic tardif
35:57m'ont dit
35:58tout unanimement
35:59mais en fait
35:59c'était une délivrance
36:00d'avoir ce diagnostic
36:01parce qu'en fait
36:01enfin je pouvais
36:02expliquer aux gens
36:03pourquoi j'étais comme ça
36:04et ce que je faisais
36:06les gens se comprennent
36:07ils se savent
36:08vous voyez ce que je veux dire
36:09on n'a pas besoin
36:09d'expliquer à la personne
36:10comment elle fonctionne
36:11elle le sait
36:11puisqu'elle vit avec elle
36:12depuis sa naissance
36:13mais par contre
36:14on donne des clés
36:15à cette personne
36:15pour faire comprendre
36:16à son entourage
36:16quelle est la situation
36:17particulière
36:20c'est une question
36:21de Marie-Thérèse
36:22est-ce que
36:22les pollutions
36:24la pollution
36:25les pollutions alimentaires
36:26de l'air
36:27de l'eau
36:28peuvent-elles favoriser
36:29les TDAH ?
36:31on n'a pas
36:32aucune étude
36:33dans ce sens
36:35c'est difficile
36:37d'envisager
36:37qu'il n'y ait pas
36:38d'impact de la pollution
36:39sur quoi que ce soit
36:39on peut toujours
36:40imaginer des impacts
36:41de la pollution
36:41mais je n'ai pas vu
36:42d'étude dans ce sens
36:43donc je ne saurais pas
36:44être catégorique
36:44sur cette réponse
36:45je suis désolé
36:47alors une autre question
36:48c'était sur
36:49comment réagir
36:50en fait
36:50quand l'entourage
36:52quand on a
36:53dans son entourage
36:53des personnes
36:54qui ont des crises
36:55de panique
36:55alors là l'exemple
36:57c'est après un traumatisme
36:58comment réagir
37:00quand on est
37:00le père
37:01la mère
37:01un conjoint
37:03un frère
37:03une soeur
37:04un ami
37:04comment réagir
37:06devant quelqu'un
37:07qui a devant nous
37:07une attaque de panique
37:10c'est pas simple
37:11du tout
37:13je pense que
37:14la première des choses
37:15à faire
37:15c'est d'être là
37:16déjà
37:17c'est énorme
37:18d'être à l'écoute
37:19de son proche
37:21qui souffre
37:21et de le croire
37:23entre guillemets
37:24d'accueillir
37:26ses émotions
37:27d'accueillir
37:28ses sentiments
37:28d'accueillir sa parole
37:30et d'être
37:31bienveillant
37:32envers ça
37:33c'est pas simple
37:34quand on ne comprend pas
37:35quand on n'a jamais fait
37:36d'attaque de panique
37:37quand on n'a jamais fait
37:38de crise d'angoisse aiguë
37:39on peut ne pas comprendre
37:41qu'est-ce que c'est
37:42on peut avoir l'impression
37:43que c'est
37:44du manque de courage
37:45de la peur
37:46de la fainéantise
37:47ou ce qu'on veut
37:48et en fait
37:49c'est encore plus violent
37:50je pense pour les gens
37:51qui subissent ça
37:52de plein fouet
37:52sans pouvoir avoir
37:53de contrôle dessus
37:54de se rendre compte
37:55qu'en plus
37:55on leur reproche
37:56de le subir
37:57alors que c'est pas
37:57toujours leur faute
37:58c'est même pas leur faute
37:59en général
38:00donc en fait
38:01juste d'être
38:03
38:03d'être une épaule
38:04bienveillant
38:05d'être une oreille
38:06qui écoute
38:06d'être juste présent
38:07on n'a pas forcément
38:09la solution
38:09et c'est ok
38:10et je pense pas
38:11qu'on attende
38:11de nos proches
38:12qu'ils aient la réponse
38:12à tous nos problèmes
38:13mais juste qu'ils soient là
38:14pour nous aider
38:15à les traverser
38:15et après
38:16d'encourager la personne
38:17à aller consulter
38:19pour effectivement
38:20trouver la ressource médicale
38:21il faut pas oublier
38:22qu'on est proche des gens
38:24on n'est pas leur soignant
38:25donc on n'est pas là pour ça
38:25moi je soigne pas mes proches
38:27personnellement
38:27je suis très mauvais
38:28quand je le fais
38:29donc voilà
38:30de rester à sa place de proche
38:31et d'être à l'écoute
38:32et d'être non-jugeant
38:33et je pense que déjà
38:34c'est beaucoup
38:37alors on revient
38:38sur le TDAH
38:40pour préciser
38:41c'est
38:43est-ce que
38:44quand on a
38:47un TDAH
38:48si on est
38:48sur le TDAH
38:49on est plus
38:50sur un sujet
38:51à risque
38:52de dépression
38:52la question est précise
38:54oui
38:55et oui
38:57oui et oui
38:58bien sûr qu'on est plus
38:59à risque de dépression
38:59notamment quand
39:01le TDAH
39:02est sous-diagnostiqué
39:04ou quand il y a un retard
39:04de diagnostic
39:05et quand il est mal accompagné
39:07ou qu'il n'est pas pris en charge
39:10en fait
39:13la souffrance
39:14que ressentent
39:15les personnes
39:15qui souffrent de TDAH
39:17et qui ne sont pas
39:17forcément comprises
39:18etc
39:19fait que
39:20ça augmente
39:22effectivement
39:22leur
39:23leur risque
39:25d'un jour
39:26tomber en dépression
39:26s'ils finissent
39:29par tomber
39:29dans un épuisement mental
39:30à cause
39:31de toutes les choses
39:32qu'ils subissent
39:32de par leur TDAH
39:33quotidien
39:33donc
39:34évidemment que oui
39:36et il y aurait-il
39:37le lien entre TDAH
39:38et hypersensibilité
39:39une autre question
39:41je pense que oui
39:44hypersensibilité
39:44c'est pareil
39:44c'est une notion
39:47qu'on est en train
39:48de préciser
39:50qu'on est en train
39:51de beaucoup développer
39:53et c'est toujours pareil
39:54bon j'en reviens
39:55à mon argument
39:55de tout à l'heure
39:57dans hypersensibilité
39:58il y a hyper
39:58ça commence par ça
40:00et donc hyper
40:01ça veut dire trop
40:03et donc trop
40:03par définition
40:04c'est par rapport
40:04à une norme
40:06et aujourd'hui
40:07j'aimerais bien
40:07que quelqu'un me dise
40:08quelle est la norme
40:08de la sensibilité
40:09dans notre pays
40:10pour savoir dire
40:12si on est hyper
40:13ou si on est hyposensible
40:14c'est compliqué
40:14parce qu'en fait
40:15on est hyper
40:16par rapport à quoi
40:17par rapport à qui
40:18c'est pour ça
40:19qu'on est en train
40:19de préciser ce truc là
40:20et qu'on en parle beaucoup
40:22parce que ça permet
40:23d'apporter des clés
40:24à des gens
40:24de leur dire
40:24vous êtes hypersensible
40:25et en fait
40:26c'est pour ça que
40:26vous pleurez
40:27quand vous avez
40:28des émotions fortes
40:29que vous avez du mal
40:30à réguler
40:32oui après
40:32il y a des situations
40:33où c'est normal
40:34d'avoir des émotions fortes
40:35de pleurer
40:35d'avoir du mal
40:36à la réguler
40:38donc voilà
40:38on peut effectivement
40:40reconnaître
40:41des traits d'hypersensibilité
40:42chez les personnes
40:42qui sont TDAH
40:43c'est pas obligatoire
40:45mais surtout
40:46il faudrait définir
40:47ce que c'est que
40:47l'hypersensibilité
40:48pour ça définir
40:49ce que c'est que
40:49la normosensibilité
40:50et ça moi
40:51j'ai pas de réponse
40:52pour ça
40:53une société qui va
40:54très vite
40:54c'est difficile
40:55de laisser la place
40:57à tout un chacun
40:59oui
40:59et en tant que soignant
41:01vous attendez quoi
41:02de ces deux années
41:04de grandes causes
41:05autour de la santé mentale
41:07est-ce que
41:08vous avez vu
41:09une mise en place
41:10de moyens suffisants
41:12ou
41:12d'informations
41:13du grand public
41:14est-ce que vous croyez
41:15est-ce que vous sentez
41:15que la prévention
41:16fait son chemin
41:18je pense que la prévention
41:19ça fait toujours son chemin
41:20et il y a plein
41:21d'autres sujets
41:22et toutes les campagnes
41:23l'ont montré
41:24dans d'autres temps
41:25on a tous des souvenirs
41:26de campagne
41:27de santé
41:27de prévention
41:28qui ont bien intégré
41:29la population
41:29et ça marche bien
41:30la législation
41:31ça marche bien
41:32je pense à la loi
41:32Evin
41:32je pense à ce genre
41:34de choses là
41:34sur des sujets différents
41:35fonctionnent
41:37là où on a
41:38une attente forte
41:39nous sur le terrain
41:40d'un point de vue
41:40de soignants
41:41c'est sur les moyens
41:42aujourd'hui
41:43moi
41:43j'ai moi-même
41:47personnellement
41:47en tant que médecin généraliste
41:48installé sur mon secteur
41:49depuis 10 ans
41:50avec du réseau
41:51etc
41:51j'ai des difficultés
41:53à ne serait-ce qu'accéder
41:54à une consultation
41:54avec un psychiatre
41:55parce que les psychiatres
41:57ont des difficultés
41:57à avoir de la place
41:59à voir les gens
42:00etc
42:01la pathologie mentale
42:03c'est malheureusement
42:03c'est pas malheureusement
42:05c'est un mauvais terme
42:05la pathologie mentale
42:06c'est une prise en charge
42:08médicale
42:09qui ne peut pas se faire
42:10à la va-vite
42:10c'est une prise en charge
42:11qui nécessite du temps
42:12on a besoin
42:13de passer beaucoup de temps
42:13avec les gens
42:14pour pouvoir les accompagner
42:15on a besoin de les revoir
42:16on a besoin de passer du temps
42:17avec eux
42:18et quand on passe
42:19beaucoup de temps
42:19avec des personnes
42:20par définition
42:21on voit peu de personnes
42:23c'est mathématique
42:24si vous passez 15 minutes
42:25de consultation
42:25comme je le fais moi
42:26en matinée générale
42:27vous voyez 4 personnes par heure
42:28si vous restez
42:30une heure en consultation
42:30avec une personne
42:31parce que la consultation
42:32le nécessite
42:33et bien vous voyez
42:33une personne par heure
42:34donc vous en voyez
42:354 fois moins que moins
42:36donc si vous voulez
42:37en voir autant que moins
42:37il faut être 4 fois plus
42:38c'est mathématique
42:40et c'est vrai
42:41qu'on a ce problème là
42:42d'accès
42:43c'est la grande cause
42:46pour moi en santé mentale
42:47c'est le problème d'accès
42:48on arrive à faire ce qu'on peut
42:49nous médecins généralistes
42:50pour gérer les pathologies
42:52les plus courantes
42:53entre guillemets
42:53mais on a parlé tout à l'heure
42:55de bipolarité
42:55quand on parle de schizophrénie
42:57quand on parle
42:57de troubles suicidaires
42:59moi j'ai des situations
42:59où j'ai des adolescentes
43:01et des mineurs
43:02qui sont en risque suicidaire
43:03qui me sont refusés
43:04par les services
43:05de psychiatrie pédiatrique
43:07parce qu'on me dit
43:07ils n'ont pas fait de tentative
43:09donc ils ne sont pas prioritaires
43:10c'est quand même
43:12compliqué à l'entendre
43:13alors c'est
43:14à un moment donné
43:15une fois
43:16parce que ce moment là
43:16il y avait trop de place
43:17il y avait trop de demandes
43:18il n'y avait plus de place
43:19etc etc
43:19c'est pas la norme
43:20mais c'est sûr
43:21que c'est difficile à entendre
43:22quand on sait que
43:23au plus tôt on intervient
43:24au plus on évite les drames
43:26tout à fait
43:29ce webinaire va bientôt s'achever
43:31donc n'hésitez pas
43:32si vous avez encore
43:32une ou deux questions
43:33j'en prends une
43:35sur les méthodes alternatives
43:36qui sont souvent chères
43:38et donc inaccessives
43:39quand on pense à l'hypnose
43:41notamment
43:42peut-être qu'on peut
43:43s'orienter vers ces mutuelles
43:44ces mutuelles
43:45qui parfois
43:46dans certains cas
43:47peut prendre en charge
43:48ce genre de séance
43:51il faut après
43:53bon les mutuelles
43:54ça reste des entreprises privées
43:56qui ont besoin
43:57de faire aussi du bénéfice
43:59donc il faut voir
44:00à quel coût
44:01est-ce que les méthodes alternatives
44:03seront remboursées
44:04et prises en charge
44:04par les mutuelles
44:05mais c'est une bonne idée
44:06d'aller demander
44:06si c'est inclus dans vos contrats
44:08ça serait bête de s'en priver
44:08effectivement
44:11je vous remercie
44:13docteur Flo
44:14pour ce webinaire
44:16sur la santé mentale
44:18il y aurait plein de questions
44:19à poser encore
44:20le sujet
44:20est loin d'être épuisé
44:23voilà
44:24merci à tous
44:25d'avoir participé
44:26et puis
44:27merci à vous
44:27et merci à ceux
44:28qui nous ont écoutés
44:28on se retrouve
44:30début septembre
44:31pour un prochain webinaire
44:32merci
44:33au revoir
44:34très bonne journée

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