00:00Grand footballeur Maxime Bossicher, regardez, Michel Platini, donc c'était le 27 mars 76, votre première sélection sur le banc de touche et déjà à l'émotion j'imagine.
00:09Oui, l'émotion du départ et une émotion qu'on ne maîtrise pas encore très bien.
00:13Et déjà un premier coup franc de Michel Platini sur une passe d'Henri Michel, décidément, c'est la chaîne on peut dire,
00:20et un match nul, deux buts partout avec une équipe de France qui avait déjà montré un certain style ce jour-là.
00:25Oui, on avait été remontés à la fin mais je pense qu'on méritait la victoire.
00:30Et puis alors ce 16 novembre 77, le premier grand rendez-vous c'était face à la Bulgarie pour la qualification pour l'Argentine.
00:38Et là aussi beaucoup d'émotion, un parc des princes archi-comble et deux buts, trois buts même de l'équipe de France.
00:43Le premier vous l'avez vu Rocheteau, Platini encore lui, c'est pas mal.
00:48Les Bulgares étaient revenus, on ne va pas montrer de Bulgares parce que finalement on s'intéresse aux Français.
00:52Et puis le troisième, Lacombe avec Dalger, c'est un beau souvenir celui-là aussi.
00:56Eh bien j'ai toujours beaucoup de tendresse pour ce match-là.
01:00C'était le premier grand rendez-vous, on peut dire, de l'équipe de France avec une grande compétition.
01:05Oui, le football français sortait de l'anonymat.
01:09Et là, vos premières larmes peut-être.
01:11Ah oui.
01:12Il y en avait eu à Sofia aussi pour un Bulgari-Franc, je me souviens très bien.
01:15C'était dur.
01:15Mais là, c'était une très grande joie parce qu'enfin on était de nouveau dans le concert international avec la Coupe du Monde 78.
01:26Et là voici, cette Coupe du Monde 78, des bons et des moins bons souvenirs quand même.
01:31Oui, mais il nous a manqué tellement peu de choses à cette Coupe du Monde pour revenir grandi.
01:36On a beaucoup de regrets pour cette Coupe.
01:39Vous avez fait des erreurs, il manquait d'expérience cette équipe ?
01:41Elle manquait d'expérience, mais on n'a pas eu de chance non plus.
01:44La chance que nous avons eue un petit peu cet an dernier, on ne l'avait pas en 78.
01:48Le match contre l'Italie que nous venons de voir et puis ce pénalty de Marius Trezor.
01:53On en reparlera longtemps et c'est peut-être là finalement que l'équipe de France a conquis son titre de champion d'Europe en accumulant les expériences.
02:02Absolument, il faut toutes ces expériences au plus haut niveau.
02:08Encore un but de Platini sur une action superbe de Batistan Lacombe.
02:13Et puis ce but qui vient crucifier l'équipe de France, ce but de Luquet.
02:18Et ensuite donc une victoire contre la Hongrie.
02:20Et puis un autre grand rendez-vous, c'était donc le France-Pays-Bas du 18 novembre 1981.
02:27Encore un coup franc de Platini.
02:29Il y a eu beaucoup de coup francs finalement.
02:31Ce coup franc est magnifique parce que quand on peut voir la trajectoire courbe, c'est extraordinaire.
02:36Elle sort du but et au dernier moment elle rentre.
02:39Ça c'est aussi un match qui nous a marqués parce qu'on était tellement acculés avant ce match qu'il nous fallait absolument gagner.
02:46On était un peu vidés par des défaites successives.
02:49Et là c'est un autre souvenir, c'est le souvenir gag un peu.
02:52Oh c'est un petit peu de folklore, c'est amusant après coup.
02:56Et on vous a vu très en colère dans cette rencontre.
02:58Oui, contre la police espagnole.
03:00Vous avez revu les mires en question non ?
03:02Non, j'ai été invité deux fois là-bas mais je n'ai pas pu y aller.
03:06Vous n'avez pas failli craquer un peu en début de ces championnats de monde en Espagne ?
03:11Oh craquer non mais vraiment on était dans une situation difficile parce que chaos au premier match devant les anglais.
03:19Il nous fallait absolument gagner les deux autres matchs et quand on sait la difficulté que nous avons eue contre la Tchécoslovaquie.
03:26Et puis là alors là ce match qui nous bouleverse à chaque fois.
03:29Donc quand on montre ces images-là, moi je ne sais pas, j'ai toujours le même sentiment.
03:36Notre plus belle victoire je crois que c'est d'avoir réussi à l'oublier.
03:41Alors nous boirons le caliche jusqu'à la lit parce qu'on va montrer donc ce penalty, ce coup de pied au vu de Stéliquet, l'arrêt des tories.
03:50Il s'agit de France-Allemagne ?
03:51Et oui, jamais tout.
03:52Ce sera tout le monde d'avoir reconnu.
03:54Et puis donc, et Didier Sixx, restiez calme pourtant là, tout le monde était très excité et vous très calme.
04:00Oui parce que au pénalty, comme souvent d'ailleurs, on est, comme pendant un match, on est impuissants.
04:06Et puis alors qu'on a vu Didier Sixx et voici Max Bossis.
04:11Immense tristesse, c'est de grosses déceptions parce que vous y avez cru quand même.
04:14C'était la grosse déception surtout pour les joueurs qui avaient lutté, qui avaient donné toutes leurs forces.
04:18C'est votre plus grosse déception ?
04:21Non, non, non, je ne pense pas. Je pense que ce match nous a servi par la suite.
04:26Et puis alors là, c'est votre plus grande joie ?
04:29Ah certainement.
04:29L'Espagne, le titre de champion d'Europe.
04:31Certainement, parce que c'est un aboutissement et surtout un aboutissement collectif.
04:35C'était un rêve qu'on voulait tous, on rêvait haut et fort.
04:38On n'y croyait pas et puis il est arrivé.
04:41Oui, bien saisi là.
04:44Ce qui se passe dans une poitrine, on ne peut pas le raconter.
04:47Sur votre visage aussi, c'est extraordinaire la différence.
04:50Vos traits sont crispés ou détendus, heureux.
04:52Finalement, vous ne cachez jamais vos sentiments.
04:54Alors cette fois, pas de larmes.
04:55Non, je n'y arrive pas.
04:56J'aimerais, j'aimerais...