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    Métropole : le PCF veut amplifier la mobilisation

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    par infos-marseille

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    Ce n’est finalement pas un mais trois textes qu’a présenté Marylise Lebranchu mercredi en conseil des ministres concernant « la décentralisation et la modernisation de l’action publique ». Trois projets de loi quine seront pas discutés (et soumis au vote des assemblées) ensemble. Certains y voient le signe d’un certain recul gouvernemental face à une opposition large à ce texte : « le gouvernement est obligé d’acter le rejet de son projet de décentralisation, commente en effet Pierre Laurent, secrétaire national du PCF et le mécontentement qu’il provoque. » Il est vrai que le texte est loin de faire l’unanimité, à droite comme à gauche et si le front de Gauche en a fait l’un de ses chevaux de bataille, d’autres comme le président socialiste du Sénat, Jean Pierre Bel, ont estimé que ce projet devait être très sérieusement revu.
    Mais dans le même temps, le gouvernement Ayrault reste déterminer à aller vite sur l’un des volets de feu l’acte III, la métropolisation de Marseille. C’est le premier des projets de loi qui sera soumis au parlement dès le 20 mai si l’on en croit le calendrier annoncé par Marylise Lebranchu.
    Pas si sûr, affirme-t-on dans les couloirs du Sénat qui sera la première chambre à examiner le texte. La première raison c’est que le débat sur l’ANI qui s’annonce aussi houleux qu’il ne l’a été à l’Assemblée risque de durer. La deuxième c’est qu’en l’état le texte risque bien de ne pas trouver de majorité pour son adoption. C’est en tout cas l’avis du PCF, et Pierre Laurent l’a indiqué dans une conférence de presse qu’il a donné lors de son passage à Marseille après le meeting organisé par le Front de Gauche mercredi soi à la Halle de Martigues.
    « je crois qu’il n’y aura pas de majorité au Sénat, indique-t-il, nous sommes opposé au projet en l’état et nous essaierons de le modifier, mais il ya beaucoup de réticences parmi nos collègues socialistes et parfois aussi sur les bancs de la droite. Chacun voit bien les risques pour le travail de proximité. Evidemment beaucoup sont sensibles aux arguments concernant les économies sur les dépenses publiques, et la volonté de mettre les territoire dans la course à la compétitivité, mais comme élus locaux, ils sont confrontés à de nombreuses contradictions . Ces logiques signifient aussi restriction des moyens pour les communes et donc diminution de la réponse aux besoins des populations ».
    Le PCF ne partage pas non plus la volonté gouvernementale d’avancer au pas de charge dans ce dossier : « Qu’est ce que c’est cette chanson qui nous répète qu’il faut absolument faire très vite alors que ce projet engage l’avenir de toutes les collectivités locales de France. Il faut au contraire prendre du temps pour élaborer un projet démocratique, le temps du débat citoyens ».
    En fin de semaine, Pierre Laurent a rencontré les élus communistes du département. Ensemble ils ont décidé de poursuivre et d’amplifier la mobilisation citoyenne et de « mettre ces questions au cœur » de la marche citoyenne organisée le 5 mai à Paris par le front de Gauche. « Durant tout le mois de mai, annonce aussi Pierre Laurent nous allons essayer e construire de nouveaux rendez-vous nationaux, cette fois-ci contre le projet qui doit venir en débat fin mai ».
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