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Paix - Rejet Israélien

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Colorado

17-11-2006

jeudi 16 novembre 2006, 18h49
La santé des habitants de la Bande de Gaza se détériore de plus en plus, s'inquiète Médecins du Monde

PARIS (AP) - Les conditions de vie se dégradent dans la Bande de Gaza depuis l'entrée en vigueur de l'embargo économique début 2006, situation encore aggravée par l'incursion israélienne de cet été: les Palestiniens mangent moins, ont vu leur accès à l'eau potable réduit et ont plus de mal à se rendre à l'hôpital, selon un rapport publié jeudi par Médecins du Monde (MdM).

Cette enquête visait à l'origine à mesurer l'impact de l'embargo international décrété après la victoire du Hamas aux élections parlementaires du 25 janvier 2006. Comme elle a été réalisée en deux vagues (auprès de 482 personnes du 27 au 29 juin, puis de 1.005 personnes du 3 au 8 juillet), elle permet aussi d'observer les conséquences de l'opération "Pluie d'été", lancée par Tsahal le 28 juin, après l'enlèvement d'un soldat israélien.

"La suspension des aides engendre des difficultés supplémentaires pour la population civile palestinienne, dont les conditions de vie se dégradent continuellement et de plus en plus sévèrement depuis 2000", constate Médecins du Monde, en ajoutant que l'incursion israélienne de cet été "constitue un risque d'aggravation" susceptible "d'enfoncer les Territoires palestiniens dans une crise humanitaire majeure".

"Aujourd'hui, les vaccinations commencent à s'arrêter. Les anémies commencent à voir le jour comme dans certains pays d'Afrique chez les nouveau-nés. Et les femmes enceintes donnent naissance de plus en plus à des enfants prématurés et de petit poids", a rapporté jeudi le Dr Régis Garrigue, responsable des missions de MdM dans les Territoires palestiniens.

Selon lui, "la dégradation de la santé des populations palestiniennes est un impact direct des conséquences économiques de l'arrêt des aides", impact "dramatique, immédiat, concret et visible".

Rappelant que 70% de la population vit sous le seuil de pauvreté, le Dr Garrigue note en outre que "depuis dix mois, les fonctionnaires de l'Autorité palestinienne, qui représentent plus de 12.000 personnes, vous pouvez imaginer les familles qu'il y a autour, n'ont pas touché un centime de leur salaire". Depuis juillet, plusieurs centres de soins du ministère de la Santé ont fermé.

L'incursion israélienne a encore aggravé cette situation. Avant "Pluie d'été", 70% des personnes interrogées par MdM avaient accès à l'eau courante, contre seulement 32,5% après le début de l'opération militaire.

L'organisation humanitaire a également constaté une "baisse significative" du nombre de repas quotidiens, de 2,98 repas par jour avant l'incursion contre 2,56 pendant. "Le volume des repas n'a pu être évalué avec précision mais de nombreuses personnes évoquent une diminution des rations servies", écrit Médecins du Monde.

Au plus fort de l'opération israélienne, "les délais de parcours pour accéder aux structures de santé ont été multipliés par quatre", de 20 minutes en moyenne avant à 1h15 pendant, selon le rapport. Les motifs invoqués sont, dans l'ordre, la peur de se déplacer, l'absence de moyens de transports, les raisons économiques et les difficultés de déplacement en général.

Au premier jour de l'opération israélienne, la centrale électrique de Nusseirat, qui alimente la Bande de Gaza, a été détruite. les coupures de courant n'ont pas épargné les hôpitaux, entraînant "la perte de produits sanguins et de vaccins, le dérèglement d'instruments médicaux dans les unités de soins intensifs adultes et néonatales, des perturbations dans les systèmes de ventilation", rapporte MdM. En outre, les coupures d'électricité posent des problèmes de conservation des aliments.

Autre aspect de cette dégradation, les troubles psychologiques, qui sont "en hausse continue, en particulier chez les enfants". Environ 85% des personnes interrogées début juillet disaient avoir été confrontées à un événement traumatisant (franchissement du mur du son par l'aviation israélienne, bombardements, survols, tirs...). Parmi elles, 90% déclaraient avoir du mal à s'endormir, 87% confiaient faire des cauchemars à répétition et 71% se disaient irritables.

D'après le Dr Pierre Micheletti, président de Médecins du Monde, "la population est dans un véritable état de dépression collective". AP

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