00:02Je suis très heureux que vous soyez là.
00:05Vous organisez des fêtes depuis longtemps,
00:07depuis que vous êtes diversifié,
00:08vous produisez des disques,
00:10vous produisez des produits dérivés totalement sexy.
00:12On produit, on produit.
00:13Vous produisez.
00:14Totalement quoi ?
00:16Totalement séduisant et sexy.
00:17J'ai bien aimé.
00:18C'était un peu cher, quel collector ?
00:20Je n'ai pas pu me les procurer.
00:21C'est exemplaire.
00:22Normal, normal.
00:24D'ailleurs, on peut écouter des morceaux.
00:26Femme et tout.
00:27Une esclave.
00:28En France ?
00:29Oui, oui, oui.
00:30Dans la cave du bureau.
00:31Comment vous définissez Kill the DJ ?
00:33Comme ça, je n'aurais pas une vision hétérocentrée de ce que vous faites.
00:36Oh là là.
00:38Tu veux dire philosophiquement ou simplement professionnellement ?
00:41Intrinsèquement, ce qui vous anime.
00:42Ce qui nous anime.
00:43Le sexe.
00:45La fête.
00:46La fête.
00:48Produire de la musique un peu à côté.
00:52Essayer d'être à côté tout le temps.
00:54Vous êtes professionnelle de la fête à côté.
00:56On essaie d'être professionnelle de la fête à côté, voilà.
00:58Vous faites des gros événements, ça vous arrive ?
01:01Non, non, non.
01:02Non, non, non, non, non.
01:03Il y a eu ?
01:03Il y a eu quelques gros événements, mais en règle générale, on préfère quand même
01:08en général faire des trucs dans des petits lieux, genre le pot éphémère.
01:11où du coup, tu n'as pas la pression de fort empire de mille personnes, donc il faut booker
01:16un gros nom.
01:17Faire des fêtes dans des petits lieux, ça permet de ne pas avoir cette pression et radiner
01:23sans arrêt des nouveaux artistes et être plus dans la découverte et dans l'expérimentation.
01:28Et vous n'avez justement pas une vision hétérocentrée parce que vous avez commencé au Pulp
01:32et ce qui me plaisait au Pulp, moi, c'est qu'on ne voyait pas de bouteilles dressées
01:35sur la table avec des coquins à côté qui matent les meufs.
01:38Ah non, ça c'est sûr.
01:39Et c'était une organisation tenue par des...
01:41C'était un club de gouines.
01:42Exactement.
01:43C'est une boîte de gouines.
01:44Et ça faisait que quand ils ont ouvert ça aux hétérosexuels, il y avait un mélange
01:48délicieux qui n'existe plus malheureusement.
01:50Ouais.
01:50Mais que vous essayez de reproduire dans vos fêtes du coup ?
01:52Qu'on essaie de garder, ouais.
01:54Enfin, reproduire, non, pas forcément.
01:55C'est dans le mélange quoi.
01:56Oui, oui, de toute façon, on a un public assez ouvert.
01:59Après, on parle à tout le monde.
02:01Ouais, pardon.
02:02Pas de problème.
02:03Steph, parle près de ton micro.
02:05Tu disais quoi du coup ?
02:05Je disais qu'on avait un public assez large, mais c'est vrai qu'au départ,
02:09vu que nous, on est un peu l'équivalent du pulp en label, on est des lesbiennes.
02:12Enfin, on est trois lesbiennes ennemies et on produit de la musique à destination de
02:16tout le monde et on organise des soirées à destination de tout le monde.
02:19Mais en même temps, comme au pulp, c'était une sorte d'une club tenue par des filles
02:22où les garçons pouvaient venir et y trouver une place.
02:26C'est la même façon.
02:27Vous êtes militante ?
02:32Rassemblement, ouais.
02:32Ouais, donc ils s'en savent dire quoi ?
02:35Je ne sais pas, je pense qu'avoir fait des soirées et être resté au pulp pendant
02:412001 à 5-4 et continuer à rester dans des petits clubs, c'était pour nous un acte
02:49militant.
02:51Maintenir la soirée alors que le truc explosait, qu'on aurait pu, tout le monde nous
02:54disait, oui, alors pourquoi ne faites pas des trucs analysés Montmartre et tout, énorme.
02:57Non, on reste au pulp parce qu'il y a une identité au pulp et ça nous permet aussi
03:01de faire passer des idées.
03:01Et puis continuer à produire des artistes qui ne sont pas forcément ultra commerciaux
03:07et qui ne vont pas avoir, comment dire, un succès supralarge.
03:13Ça aussi c'est militant quoi, c'est-à-dire continuer.
03:15Et puis on est indépendante aussi, ça aussi c'est une façon de militer totalement quoi.
03:19Je vais faire une sorte de pirouette linguistique, faire jouer avec les mots.
03:23Cacahuète.
03:23Vous êtes des femmes contre la fame ?
03:27Contre le fame ?
03:30Contre le fame, tu veux dire, le fame.
03:32Le shine, le glitter.
03:34Le too much, le pop.
03:35Moi, Maria Carré, j'adore.
03:36Ah bon, d'accord.
03:37Vous aimez le fame un peu alors.
03:39Moi, j'aime le fame.
03:39Vous êtes des femmes qui aiment le fame.
03:40Moi, j'aime le fame.
03:41Il n'y a pas de souci.
03:42Super.
03:42Moi, je suis un peu plus réticente à ça.
03:44Je suis un peu plus tête de con par rapport à ça.
03:46Alors, en musique, pour savoir de quoi on parle en mélodie et en beat, Fanny, je te laisse présenter ce
03:53premier titre.
03:53C'est le premier de...
03:54Je n'ai pas dit à Nico.
03:56C'est le premier.
03:57Allez, c'est le premier.
03:58Le premier.
03:58C'est justement, c'est un truc, c'est une découverte, c'est des Anglais qu'on va certainement à
04:0399% produire.
04:05Donc, voilà.
04:06Donc, 1% c'est le hasard donc.
04:08Non, le 1% c'est le contrat.
04:12C'est bien pour commencer.
04:13Ça s'appelle The Eyes in the Heat.
04:14C'est dans la chambre rare, merci d'être là.