- il y a 2 heures
Ce samedi 7 novembre 2026, retrouvez Les Rencontres de l'Avenir sur BFM DICI Alpes du Sud.
Catégorie
📺
TVTranscription
00:00...
00:07Merci de nous rejoindre sur BFM Niscote-des-Ures, BFM Marseille, BFM Varie, BFM DC.
00:14Nous sommes en direct des rencontres de l'avenir au Palais des Congrès de Saint-Raphaël,
00:19un événement incontournable du paysage politique, économique.
00:22On parle du futur de la France à l'aube de la présidentielle,
00:26développement, attractivité, dette, évolution de notre société
00:30et rapport au monde qui nous entoure.
00:33Des tables rondes ont lieu ici jusqu'à demain.
00:37Et on vous les fait vivre évidemment sur nos antennes et en partenariat avec La Tribune.
00:42Bonjour Manuel Valls.
00:43Bonjour.
00:43Merci de nous rejoindre.
00:45Ancien Premier ministre et ancien député français,
00:48vous allez participer vous-même à une table ronde dont l'intitulé
00:53est « Peut-on gouverner la France dans le calme ? »
00:55Vastes programmes et sujets d'actualité en même temps.
01:00Comment analysez-vous la gestion de la crise sociale qui a lieu en ce moment ?
01:03Moi je me garde bien de faire du commentaire au jour le jour.
01:07Possiblement je viens dans ce type de table ronde, de conférences, d'échanges
01:11pour essayer peut-être de lever le regard
01:15et de voir comment on peut répondre aux grands problèmes du pays.
01:18C'est-à-dire comment en effet on peut gouverner aujourd'hui
01:20dans le monde tel qu'il est avec l'ensemble des défis à relever.
01:25Nous sommes dans une situation très difficile.
01:26Il n'y a pas de majorité à l'Assemblée nationale.
01:28Ça c'est la conséquence de la dissolution.
01:32Parce que nous sommes à quelques mois d'une élection présidentielle.
01:34Parce qu'il y a des attentes des Français très fortes en matière de pouvoir d'achat
01:38ou de vie lycéenne, d'inquiétude évidemment sur la guerre en Ukraine,
01:43sur le niveau des prix, notamment des carburants,
01:47les questions de sécurité et d'immigration toujours prégnantes.
01:49Sur tous ces sujets-là, est-ce qu'on peut prendre du recul
01:53et montrer aux Français qu'il y a un chemin possible ?
01:56C'est tout le débat, c'est l'enjeu des prochains mois.
02:00C'est pour ça qu'il y a du monde et que ces journées de Saint-Raphaël sont pas succès.
02:04Et c'est toute l'ambition des rencontres de l'avenir,
02:06de faire un pas de côté, de pouvoir discuter posément, sans invectives,
02:10sans conflit ouvert de grands sujets.
02:12Je précise qu'il y a beaucoup de politiques tout le week-end,
02:15il y a aussi des candidats à la présidentielle.
02:18Vous néanmoins, si vous étiez au gouvernement aujourd'hui,
02:22est-ce que vous auriez une méthode pour répondre aux revendications de la rue
02:25et pour ramener le calme en France ?
02:28Il n'y a pas d'autre méthode que le dialogue et que la négociation.
02:31La France meurt depuis quelque temps d'une absence de considération
02:36de ce qu'on appelle, c'est pas un très beau mot, mais les corps intermédiaires,
02:39c'est-à-dire les partenaires sociaux, les îles locaux et notamment les maires,
02:43le monde associatique, bref, les Français.
02:45C'est-à-dire que les sociétés sont de plus en plus complexes,
02:47de plus en plus difficiles à gouverner.
02:49Il y a les chaînes d'information, il y a les réseaux sociaux,
02:52les Français sont un peuple formé, éduqué, qui décrypte bien le jeu politique
02:58et qui sait quels sont les grands enjeux.
03:00On peut aujourd'hui, sur tous les sujets, aller sur Internet
03:03et trouver d'une certaine manière des réponses à ses propres questions.
03:06Donc, au lieu d'être en surplomb seulement,
03:09de vouloir passer en force, il faut écouter la société
03:13et il faut ouvrir le dialogue.
03:15Il n'y a pas d'autre solution.
03:17Est-ce que le dialogue, il s'ouvre un peu tard ?
03:19Je précise que le Président de la République organise une rencontre
03:22entre les organisations patronales et les syndicats lundi.
03:25Le Premier ministre les reçoit.
03:26Le Premier ministre. Est-ce que ce dialogue s'ouvre trop tard ?
03:29Ce qui est assez étonnant, c'est que le gouvernement n'ait pas entendu
03:34les premières revendications, les premiers mouvements des lycéens
03:37il y a déjà quelques semaines.
03:38Ça n'a pas été pris au sérieux ?
03:39Peut-être. Et que le dialogue social, que le dialogue,
03:42ça n'est pas évident, ne se soit pas engagé tout de suite
03:45avec l'ensemble des partenaires concernés,
03:48les syndicats lycéens, les organisations des enseignants
03:52ou des chefs d'établissement, les conseillers régionaux,
03:54les conseillers régionaux, les présidents de région,
03:56parce qu'ils ont évidemment une compétence tout à fait essentielle
03:58en matière de rénovation et de construction des établissements scolaires.
04:01Donc oui, il y a eu un retard à l'allumage, bien évidemment.
04:05Je ne suis pas là pour donner de leçons.
04:06Le dialogue social, c'est toujours difficile.
04:08Mais quand vous prenez en retard un tel mouvement,
04:12c'est beaucoup plus difficile ensuite de ramener le dentifrice,
04:16la patte du dentifrice qui est sortie du tube.
04:19C'est beaucoup plus difficile.
04:19Vous avez été Premier ministre, vous avez été député.
04:22Quand vous regardez l'état de l'éducation nationale aujourd'hui
04:25et les revendications des jeunes,
04:26est-ce que vous auriez, vous, une première réponse
04:29à leur apporter à ces enseignants et à ces lycéens ?
04:32D'abord, il y a un problème de considération, je pense,
04:34d'une manière générale dans notre pays,
04:35vis-à-vis du monde enseignant.
04:37Les enseignants exercent le plus beau métier qui puisse exister,
04:39c'est-à-dire la transmission de savoirs et de valeurs.
04:41Il y a une jeunesse qui est inquiète.
04:43Il y a les revendications concrètes.
04:45Oui, je veux dire, je veux travailler des emplois du temps
04:47mieux organisés dans des classes moins nombreuses
04:50et dans des établissements où il n'y a pas d'effuie.
04:52Classe moins nombreuse, donc recruter plus d'enseignants ?
04:54Oui. Il faut peut-être profiter de la baisse
04:57de la démographie enseignante pour réduire le nombre
04:59d'élèves par classe.
05:01Mais au-delà de...
05:01Oui, alors ça, c'est l'argument actuel du gouvernement
05:03de dire qu'il y a une baisse de démographie,
05:05donc en fait, il y aura moins de monde par classe,
05:07donc par conséquent, on aura moins besoin d'enseignants.
05:09Mais il y a déjà...
05:10Non, je dis, moi, il faut utiliser les enseignants précisément
05:13pour réduire le nombre d'élèves par classe.
05:16Mais au-delà des revendications
05:17que l'on considère légitimes.
05:20D'ailleurs, il faut bien dire que cette jeunesse
05:22n'exprime pas des changements radicaux ou révolutionnaires.
05:25Je veux dire, bon, il s'interroge sur Parcoursup...
05:27Elle formule des demandes très concrètes, même.
05:29Très concrètes, très précises.
05:30Mais je crois qu'elle exprime aussi,
05:32d'une manière générale, chez des enfants,
05:35une angoisse quant à l'avenir.
05:37La guerre en Europe, les conséquences du réchauffement climatique,
05:41vous le savez parfaitement, et dans cette région,
05:43sans aucun doute, combien ça pèse sur les élèves,
05:47des températures très basses en plein hiver,
05:50des températures insupportables en juin et en juillet dernier.
05:53Est-ce qu'il faut organiser des audits dans tous les établissements scolaires
05:56pour envisager des rénovations globales du parc des établissements ?
06:00C'est une question très concrète qu'on aborde avec les présidents de région
06:04dans les rencontres de l'avenir.
06:05C'est aux présidents de région de le faire ?
06:06Oui.
06:07Quand ils nous répondent qu'ils n'ont pas les moyens de le faire,
06:09vous leur dites quoi ?
06:10Non. Quand vous discutez avec des présidents de région,
06:12il y en a ici, ils ont la capacité,
06:14ils investissent énormément dans la construction des lycées
06:17ou dans la rénovation des lycées,
06:19comme les conseils départementaux et les collèges,
06:21ou les municipalités.
06:22Moi, j'étais maire pendant 11 ans.
06:24Il n'y a aucun maire, aucun président de département,
06:26aucun président de région
06:27qui laisse abandonner des établissements scolaires.
06:31Mais regardons quand même,
06:32parce que ce n'est pas qu'un phénomène français.
06:34Moi, ce qui m'intéresse, c'est de voir que les jeunesses,
06:36qui sont par ailleurs diverses,
06:38un peu partout dans le monde,
06:39en tout cas dans les grands pays industrialisés,
06:42expriment des attentes
06:43et peut-être aussi une attention dans une société qui a vieilli.
06:46Et on parle beaucoup des retraites.
06:47On parle beaucoup de la fin de vie.
06:49C'est des sujets passionnants.
06:50Enfin, pour les jeunes,
06:51la retraite et la fin de vie,
06:52a priori, ce n'est pas pour tout de suite.
06:54De quel pays faudrait-il s'inspirer
06:56pour repenser notre système éducatif
06:58et éventuellement nos universités ?
07:01Mais pourquoi aller s'inspirer ailleurs ?
07:03C'est vous qui mentionnez,
07:04quand on regarde à l'étranger.
07:05Oui, mais pas pour m'inspirer.
07:07Pas pour vous inspirer.
07:08Pour se comparer.
07:09Oui, pour se comparer,
07:10parce que c'est des phénomènes aujourd'hui.
07:11En plus, il y a aussi des phénomènes de mimétisme.
07:14Les réseaux sociaux,
07:15ils participent bien évidemment.
07:16Non, regardons nos propres atouts.
07:18On se l'amende beaucoup.
07:19Et on a aussi des universités,
07:21des chercheurs,
07:22des élèves de très grande qualité.
07:24Mais puisque vous m'y invitez,
07:25regardez le modèle finlandais
07:27en matière d'école primaire.
07:28Il est très intéressant,
07:29précisément dans la réduction
07:30du nombre d'élèves par classe.
07:32D'ailleurs, des choses ont été faites
07:33dans les années précédentes
07:35sur les classes dédoublées
07:37dans le primaire
07:38pour lutter contre les inégalités.
07:40La France a une passion
07:41qui est l'égalité.
07:42Et ce que veut dire aussi,
07:44ce que veulent dire les jeunes,
07:45ce que disent les mouvements sociaux,
07:47dans les ordres,
07:48parfois hélas dans la violence,
07:49c'est cette passion de l'égalité.
07:51Les gens ne supportent pas les inégalités
07:53de ne pas avoir cette égalité des chances.
07:55Et c'est pour ça qu'il y avait
07:56une très grosse interrogation
07:58sur Parcours Sud,
07:59parce que ça donnait le sentiment
08:00d'une forme de sélection.
08:01Emmanuel Valls,
08:02vous avez été également
08:03ministre d'État
08:04chargé des Outre-mer.
08:05Vous avez même publié
08:07un livre en novembre
08:08qui appelle à repenser profondément
08:09les relations entre la France
08:11et ses territoires ultramarins.
08:14Est-ce que c'est un sujet
08:14qui préoccupe suffisamment
08:16les Français aujourd'hui ?
08:18Est-ce que c'est un sujet
08:18dont on entend parler là
08:20aux rencontres de l'avenir
08:22ou est-ce que c'est un sujet
08:22qui est encore trop sous-côté ?
08:25Non, pas du tout.
08:26Vous avez raison.
08:26On ne parle des Outre-mer
08:27que quand on a des champions
08:28qui gagnent des médailles olympiques
08:30ou quand il y a des émeutes
08:31ou pire, des ouragans
08:33ou des cyclones.
08:34À ce moment-là,
08:35on s'intéresse.
08:35Et ce livre,
08:36c'est la première fois
08:37qu'un ancien Premier ministre
08:38publie un livre,
08:39on peut le trouver
08:40dans toutes les bonnes librairies
08:41chez Odile Jacob,
08:43qui publie 400 pages
08:45sur cette relation
08:46avec ces Outre-mer
08:48qui représente pour nous
08:49un atout incontestable
08:50dans tous les domaines.
08:51Notamment,
08:51ça nous permet d'être présents
08:53sur trois océans
08:54et sur cinq continents.
08:55Et donc,
08:56il faut s'en préoccuper.
08:57Pourquoi ?
08:57Parce que sinon,
08:58le réchauffement climatique,
08:59le narcotrafic
09:00et son emprise
09:01sur un certain nombre de sociétés,
09:03la vie chère
09:03et les inégalités,
09:05tous ces phénomènes
09:07peuvent amener
09:08à ce que nous perdions
09:08ces territoires.
09:09Et nous perdrions ainsi
09:11notre place
09:11et notre présence
09:12dans le monde.
09:13Est-ce que c'est une menace
09:13qu'on ne voit pas arriver
09:14justement en 2027
09:16alors qu'il y a déjà
09:17une liste de priorités
09:18et de débats
09:18à aborder
09:19avec cette présidentielle ?
09:20Ça nous permet
09:21d'avoir 12 millions
09:22de mètres carrés
09:22de mer et d'océans.
09:25Il y a des enjeux considérables.
09:26C'est pour ça que
09:27ça frotte notamment
09:28avec la Chine,
09:29la Russie
09:29ou les Etats-Unis
09:30dans ces océans.
09:31Donc,
09:32ça risque,
09:33ça peut exploser,
09:34ça peut nous exploser
09:34bien évidemment,
09:35mais ce livre
09:37est donc
09:37un avertissement,
09:38une urgence.
09:39Il faut aussi
09:40évoquer ce sujet.
09:41En quelques mois,
09:42est-ce que vous soutenez
09:43un candidat
09:44à la présidentielle aujourd'hui ?
09:45Aujourd'hui,
09:45non,
09:46parce que je prends le recul.
09:47J'écris ce livre,
09:48je publie des tribunes
09:49régulièrement
09:49dans la presse
09:50et notamment dans l'Express.
09:51Je ne participe pas trop
09:53du débat public
09:54et je regarde
09:55et j'attends.
09:56Moi,
09:56je voterai pour celui,
09:57pour celle
09:58qui sera le mieux placé
09:59pour être au second tour,
10:01pour empêcher
10:02Jean-Luc Mélenchon
10:02de l'être
10:03et pour battre
10:03Marine Le Pen
10:04au second tour.
10:04Voilà,
10:05c'était ça.
10:05Ça,
10:05c'est votre posture.
10:06C'est ni à la fin,
10:06ni le Rassemblement National.
10:08Elle est constante
10:09chez moi
10:09déjà depuis de nombreuses années.
10:11Merci Manuel Valls
10:12d'avoir été
10:13notre invité.
10:14Vous restez bien avec nous.
10:15Je vous propose
10:16de regarder tout de suite
10:17cette intervention
10:19de David Lissnard
10:20qui est le maire de Cannes,
10:22président de l'Association
10:22des maires de France
10:23et qui participe
10:24aussi à ces débats.
10:27Disons que
10:27si j'avais été
10:28à la tête de l'État,
10:29déjà,
10:30on cotiserait
10:30beaucoup moins
10:31pour gagner plus.
10:32C'est tout le cœur
10:33de mon projet économique.
10:34C'est-à-dire,
10:35ce que je mets poumon
10:36à dire depuis des années,
10:37c'est qu'on a inventé
10:38un monstre,
10:39un monstre étatiste,
10:40un monstre bureaucratique
10:41qui capte la richesse des gens,
10:43qui vole l'argent des gens.
10:44C'est-à-dire
10:45qu'on a en France
10:46le record du monde
10:47de la dépense publique,
10:49mais on a des services
10:49publics qui se délitent.
10:50Ça devrait quand même
10:52interroger tout le monde.
10:53Comment se fait-il
10:53qu'on dépense plus qu'ailleurs,
10:55qu'on ait plus de prélèvements
10:56qu'ailleurs,
10:56qu'on ait une dette croissante
10:58et qu'on ait moins en moins
10:59de services ?
10:59Et parallèlement,
11:01on a des salaires nets
11:02qui deviennent parmi
11:02les plus faibles d'Europe.
11:03Et pourtant,
11:04des salariés
11:05dont le coût pour l'employeur
11:06est parmi les plus élevés
11:07du monde.
11:08Donc, vous comprenez,
11:09c'est-à-dire que
11:10le problème,
11:10c'est que face à toutes
11:12ces situations
11:12que vous décrivez,
11:13à chaque fois,
11:14la réponse qui est apportée
11:15par tout le spectre politique
11:16de LFI
11:17au Rassemblement National,
11:18c'est toujours la même chose.
11:19Ils répondent par une aide
11:20pour flatter un peu l'opinion,
11:22pour calmer l'opinion.
11:23Ils répondent par une taxe
11:24ou un impôt.
11:25Et ils répondent par un interdit.
11:26Moi, c'est tout le contraire.
11:28Je veux qu'il y ait
11:29beaucoup moins d'impôts
11:30et de fiscalité
11:31et de charges,
11:32qu'on enlève des interdits
11:33et qu'on ne soit pas
11:36dépendant des aides publiques,
11:38mais qu'on soit,
11:38en revanche,
11:40récompensé
11:40pour notre investissement,
11:41pour notre travail,
11:42pour notre mérite.
11:43Et il faut aborder
11:44ces problématiques
11:45en envisageant le futur,
11:46comme c'est fait ici
11:47à Saint-Raphaël,
11:48grâce à Frédéric Masquelier,
11:50le formidable maire
11:51et à Nicolas Bouzou.
11:52Vous vous rendez compte
11:53qu'on en est encore
11:54en train d'avoir
11:55les mêmes manifs
11:56que quand j'étais gamin.
11:57Et il y a bien longtemps
11:58que je ne suis plus gamin,
11:59avec les mêmes slogans.
12:00Et que parallèlement,
12:01en 15 ans,
12:02on fait 25% d'enfants en moins
12:04qu'il y a 15 ans.
12:05Et que tout le système social
12:06reposait sur la natalité.
12:07Et que des gens nous disent
12:08qu'on va revenir
12:09aux Trente Glorieuses.
12:10On se fout du monde.
12:11Donc il faut inventer
12:12autre chose.
12:12Et on a tout en France
12:13pour porter quelque chose
12:15de très positif,
12:17de non pas de subir
12:18la révolution de l'IA
12:20comme si on était condamné
12:21à être la colonie
12:22de la Chine
12:22ou des Etats-Unis.
12:24Mais on peut avoir
12:24une ambition française
12:25et européenne.
12:26C'est ça l'enjeu.
12:27Alors oui,
12:28il y a des mouvements sociaux.
12:29Il y en aura,
12:30quel que soit le président.
12:31J'en ai pleinement conscience.
12:33Il y a toujours
12:33des difficultés.
12:34Vous savez,
12:35moi je suis dans la course,
12:36donc je suis dans mon couloir.
12:38Donc j'avance.
12:40Je crois à la force
12:42de la démarche
12:43que nous portons
12:44qui part du terrain,
12:45qui part de la réalité.
12:46Vous dites que je suis
12:47en homme fort.
12:48Je ne sais pas
12:48si je suis en homme fort.
12:49Mais ce qui est intéressant,
12:50c'est qu'il y a encore
12:51quelques mois,
12:52dans une même interview,
12:53vous auriez été
12:54beaucoup moins nombreux
12:54et vous m'auriez dit
12:55est-ce que vraiment
12:56vous vous présentez ?
12:57Donc ça signifie
12:59que la démarche,
13:00elle progresse.
13:01Mais tout ça,
13:01tout ce qui compte,
13:02c'est de prendre la mesure
13:04de la gravité
13:04de la situation
13:04dans notre pays
13:06et d'arriver
13:07à porter une espérance,
13:08à porter un espoir,
13:09de montrer que l'on peut
13:09retrouver de l'ordre,
13:10que l'on peut retrouver
13:11de la liberté
13:12de créer,
13:13d'investir,
13:14de travailler,
13:15que l'on peut vivre
13:16de son boulot,
13:17vivre de son travail,
13:18que l'on peut inventer
13:18un nouveau système de retraite
13:19parce que le système actuel
13:21est déjà sous perfusion
13:22et en réalité,
13:23il est déjà mort,
13:24que l'on peut retrouver
13:25une éducation de qualité,
13:26c'est tout ça qui compte.
13:27On arrive, pardon.
13:31Et on retrouve notre invité.
13:33Je vous laisse vous équiper
13:34tranquillement,
13:35François de Canson.
13:36Il n'y a pas de problème,
13:37vous êtes le nouveau président
13:39de la région sud.
13:41Vous êtes toujours président
13:43du comité régional du tourisme,
13:46ancien maire de la Londres,
13:48les morts,
13:48François de Canson.
13:49On l'a reçu en tout début
13:50d'émission.
13:50Il s'est avec vous
13:51qu'on clôture ce débat
13:53au sujet des rencontres
13:54de l'avenir.
13:55Une thématique qu'on n'a pas
13:56encore abordée
13:57ensemble et qui revient
13:58dans la bouche
13:58de tous les invités
13:59que je rencontre,
14:00c'est l'intelligence artificielle.
14:01Pourquoi c'est si important
14:03de parler d'intelligence artificielle
14:04en 2027 ?
14:05Je crois que c'est capital.
14:07En intelligence artificielle,
14:08on prend le train
14:09ou on ne le prend pas.
14:09La région a choisi
14:10de le prendre.
14:10Sur les 5 prochaines années,
14:12c'est 70 millions
14:13qu'on va investir.
14:14Et puis on a à Antibes
14:15avec Jean-Néonéli,
14:16on a le pôle Alpha.
14:17Le pôle Alpha,
14:18c'est fantastique.
14:18La région a mis 14 millions.
14:20On a les universités,
14:22on a les hubs
14:22et on se retrouve
14:23dans cette maison de l'IA
14:24où là,
14:25on parle de souveraineté.
14:26On veut que les données
14:27qui sont dans nos entreprises
14:28restent dans nos entreprises,
14:29restent dans notre territoire
14:30et c'est le but
14:31de cette maison.
14:32Vous venez de donner
14:33un exemple très concret
14:34d'application des vertus
14:35de l'intelligence artificielle.
14:36Néanmoins,
14:36dans l'esprit
14:37de beaucoup d'habitants
14:38de la région,
14:39c'est encore un peu flou.
14:40On l'apprécie dans le quotidien
14:42quand on a une question à poser
14:43mais on se dit que
14:44c'est bien pour la recherche
14:45et pour le progrès
14:46mais on ne voit pas
14:47en quoi c'est déterminant
14:47pour nos vies en fait.
14:48Mais c'est déterminant.
14:49En preuve en est,
14:50aujourd'hui,
14:50on a déjà 213 entreprises
14:52en région
14:53qui sont positionnées
14:55sur l'IA.
14:56Donc il y a une montée
14:56en compétences,
14:57il y a un besoin
14:58qui est créé
14:59et aujourd'hui,
15:00personne ne peut se priver
15:01de l'IA.
15:02Bien entendu,
15:03il faut faire attention
15:04lié à ses limites
15:05et c'est le but aussi
15:06de ce qu'on est en train
15:07de faire avec la région,
15:09le plan IA2.
15:10C'est quoi les limites de l'IA ?
15:11Vous avez raison,
15:12il faut les connaître
15:12pour les maîtriser.
15:13Les limites de l'IA,
15:14c'est ne pas tout croire,
15:15tout accepter.
15:16Il faut toujours comparer
15:17et c'est pour ça que c'est bien
15:20qui rentre dans le système
15:21et qui a un contrôle permanent
15:22pour que tout ne soit pas permis.
15:24Vous aimeriez qu'on fasse
15:25plus d'éducation à l'IA
15:26dans les lycées par exemple ?
15:27Je pense qu'il est important
15:27que dès le lycée,
15:28on puisse travailler sur l'IA.
15:30En tout cas,
15:30au niveau régional,
15:31on y pense.
15:32Puis c'est un vecteur
15:33de croissance économique aussi
15:34l'intelligence artificielle
15:35dans la région ?
15:36C'est surtout un vecteur
15:36de croissance économique rapide.
15:38Aujourd'hui,
15:39on a besoin de rapidité.
15:40Aujourd'hui,
15:40on ne peut pas prendre de retard.
15:41Vous savez qu'on est une région
15:43où il y a 6% d'entreprises
15:44qui viennent s'installer
15:45en plus chaque année.
15:46On a 120 entreprises,
15:48120 000 entreprises
15:49qui viennent s'installer
15:50chez nous chaque année en plus.
15:52Donc on est une région
15:53qui attire,
15:54l'IA attire.
15:55Donc on se doit
15:55d'être au cœur de l'IA.
15:56J'aimerais qu'on parle
15:57ensemble de tourisme,
15:59François Docanson,
16:00parce que c'est un sujet
16:01que vous maîtrisez parfaitement
16:02dans la région.
16:03Vous êtes toujours
16:04président du comité régional
16:06de tourisme.
16:08Et aujourd'hui,
16:09en tant que président
16:10de la région sud,
16:10j'aimerais connaître votre plan.
16:11Est-ce qu'on est toujours
16:12sur l'idée du tourisme
16:134 saisons ?
16:14Vous défendiez
16:15il y a quelques temps ?
16:16On développe un tourisme à l'année.
16:18Le tourisme,
16:18c'est dans mon ADN.
16:19J'ai souhaité garder
16:20le comité régional de tourisme.
16:22En 10 ans,
16:23on est passé de 18 milliards
16:24à 22 milliards.
16:25Le tourisme,
16:26c'est aujourd'hui 13% du TUE.
16:28On fait 13% aussi
16:29plus de tourisme à Noël.
16:31On a vraiment développé
16:32un tourisme à l'année.
16:33C'est quelque chose
16:33qui marche extrêmement bien.
16:35On a une montée en gamme.
16:36On est sur le tourisme durable.
16:38On est là pour que les touristes
16:39qui viennent parfois
16:40du bout du monde,
16:41et les Américains
16:42sont très très nombreux
16:43à venir en région sud,
16:45puissent être accueillis
16:45dans des conditions optimales,
16:46mais aussi pour que les gens
16:47qui vivent dans ce territoire
16:48puissent y vivre
16:49de façon tout à fait normale.
16:51Le bilan du tourisme
16:52pour les vacances de la Toussaint,
16:54on a l'impression
16:54qu'il a été bon dans le Var,
16:56notamment grâce à une clientèle fidèle,
16:59qu'elle soit française ou européenne,
17:00mais qui est venue chercher
17:01cette atmosphère automnale,
17:03la douceur de vivre,
17:04la qualité des plages.
17:05Est-ce que ça a été bon
17:07ailleurs aussi que dans le Var ?
17:08Vous avez une idée de ça ?
17:09Oui, le tourisme de la Toussaint
17:11a été bon.
17:11Chez nous,
17:12il y a des habitudes
17:12du tourisme de Toussaint.
17:13Regardez aujourd'hui
17:14à Saint-Raphaël,
17:15regardez les terrasses,
17:16regardez les plages,
17:17tout le monde a envie
17:17de se promener,
17:18de partager,
17:19de retrouver cette ambiance
17:21de vacances.
17:21Ça a été bon
17:22malgré les émeutes.
17:23Oui, alors les émeutes,
17:24justement,
17:25c'est la transition
17:27vers cette thématique
17:28qui nous occupe,
17:29qui est très importante.
17:30Ça a marqué le début
17:31de votre mandat
17:33de président de région.
17:35D'abord,
17:36parlons de ce que vous avez fait
17:36pour les lycées
17:37en termes de rénovation.
17:39Vous savez,
17:39on soutient les lycées
17:40depuis de nombreuses années.
17:41On a, je vous l'ai déjà dit,
17:422 milliards d'euros
17:43depuis 10 ans.
17:44On a encore mis
17:442 milliards d'euros
17:45dans les 10 ans à venir.
17:47On est auprès des lycéens.
17:49On fait en sorte
17:50que ce qui se passe
17:51dans les lycées
17:52soit combattu.
17:53Certes, les lycéens ont des droits,
17:55mais ils ont aussi des devoirs.
17:56Et puis, je veux dire,
17:56c'est des petites choses.
17:57C'est le problème
17:58lié à la canicule.
17:59On est en train
18:00de mettre des bras sur d'air.
18:00On est en train de faire
18:01des salles climatisées.
18:02Tout sera prêt pour la prochaine.
18:04C'est des petites choses,
18:04les questions liées à la canicule.
18:06C'est ce que vous nous dites ?
18:07C'est des petits points
18:08qu'il faut améliorer
18:09dans les lycées.
18:10Vous savez, souvent,
18:10c'est les toilettes,
18:11c'est un coup de peinture,
18:12c'est des brumisateurs d'air.
18:14Tout ça, on doit le mettre en place.
18:15On y travaille
18:16avec les comités des lycéens.
18:17On y travaille
18:17avec les proviseurs.
18:18Et croyez-moi,
18:19on va avoir des résultats
18:20concrets très rapidement.
18:21Vous avez vu qu'à Menton,
18:23il y a eu énormément
18:24de mobilisation
18:25au lycée de Menton
18:31a mis en place
18:31des toilettes temporaires
18:32avant d'engager des travaux,
18:33des travaux qui sont en cours
18:34et qui vont se terminer.
18:35Néanmoins,
18:36les lycéens ont encore manifesté.
18:40La communication est rompue
18:42entre les politiques
18:43comme vous et les jeunes ?
18:44Je ne crois pas à moi.
18:45Je ne suis pas un élu national.
18:46Je suis un élu de terrain.
18:47Je vais les voir.
18:48Je parle avec eux.
18:48Je regarde l'état des lieux
18:50et immédiatement,
18:50les entreprises sont dépêchées.
18:52J'étais allé à Menton
18:53il y a une quinzaine de jours.
18:54On a mis des WC provisoires.
18:56On retape aujourd'hui les lycées.
18:59Menton, le problème
19:00va être rapidement réglé.
19:00Mais je crois qu'il y a
19:01un problème dual dans les lycées
19:02avec l'éducation nationale.
19:04C'est là où il y a la confusion
19:05et c'est là où je ne suis pas d'accord
19:06avec l'État.
19:07L'État essaie de reporter
19:08la problématique sur les régions
19:09alors que l'État a un problème
19:11avec l'éducation nationale,
19:12avec les professeurs manquants,
19:13avec les emplois du temps.
19:15Je crois que chacun doit tenir son rang.
19:16En tout cas,
19:17je le ferai respecter.
19:18Et je précise pour ceux
19:19qui nous regardent en effet
19:20que la région est responsable
19:21des établissements
19:22mais pour toutes les questions
19:23liées à l'éducation
19:24et au nombre d'enseignants
19:26et d'élèves par classe,
19:27c'est l'éducation nationale
19:30qui porte la charge.
19:32Et d'un coup,
19:32ils ont retrouvé 3000 professeurs.
19:34Là aussi,
19:34moi je me pose des questions.
19:36Que faisaient ces professeurs ?
19:37Pourquoi étaient-ils payés ?
19:38Donc chacun doit faire en sorte
19:39d'apporter le plus nécessaire
19:41aux lycéens qui se doivent
19:42de pouvoir étudier
19:43dans de bonnes conditions.
19:45Il y a encore des manifestations
19:47toutes les semaines aujourd'hui
19:48encore dans la région,
19:50des manifestations à Marseille,
19:51à Toulon, à Nice.
19:54Qu'est-ce que vous pensez
19:55de cette colère sociale
19:56qui s'exprime en ce moment ?
19:58La problématique du pouvoir d'achat
20:00est indéniable.
20:01Par contre,
20:01j'ai été extrêmement choqué
20:03sur ce qui s'est passé à Marseille.
20:04Que les casseurs utilisent
20:06ces manifestations
20:06pour détériorer...
20:07Le 17 octobre.
20:08Oui, le 17 octobre.
20:09L'outil de travail
20:10de gens qui travaillent
20:11depuis des années,
20:12c'est inadmissible.
20:13Et d'ailleurs,
20:13à ce titre,
20:14j'ai souhaité,
20:14j'ai parlé avec des procureurs,
20:16j'ai parlé avec des avocats,
20:17j'ai parlé avec des parlementaires.
20:18Je crois qu'il y a un vide juridique.
20:20Je souhaite qu'il y ait une loi
20:21contre les pilleurs.
20:22Parce qu'une loi existe
20:24pour vol en banne organisé,
20:26mais c'est très difficile
20:27à déterminer.
20:27Alors que s'il y avait
20:28une loi adaptée au pillage,
20:30le chaos poussé
20:31par l'extrême gauche,
20:32on pourrait sanctionner
20:33plus rapidement
20:34et plus lourdement.
20:35C'est ce que veulent les Français.
20:36Expliquez-nous bien
20:37sur quelle subtilité juridique
20:39aimeriez-vous jouer
20:41pour faire passer
20:41une loi contre les pillages
20:42alors qu'évidemment,
20:43ces délits sont déjà sanctionnés
20:44et pour la plupart
20:45ont déjà été jugés.
20:46Non, non.
20:46Le pillage,
20:47c'est vraiment un flou artistique.
20:48Quand on vient
20:49spécifiquement
20:50dans une manifestation
20:51pour faire un pillage
20:52que c'est bien identifié,
20:53on devrait pouvoir
20:54sanctionner par cette loi
20:56jusqu'à 10 ans de prison
20:57et vous verrez
20:58que ça calmerait
20:59beaucoup d'individus.
21:00Et les procureurs
21:01ont parlé
21:01d'élite d'opportunisme aussi.
21:04C'est-à-dire que
21:05dans ces manifestations
21:06du 17 octobre,
21:07il y a eu les casseurs,
21:09il y a eu les pilleurs,
21:10ceux qui étaient organisés
21:11et puis il y a ceux
21:11au milieu
21:12qui sont venus profiter
21:13d'un contexte de chaos
21:16pour venir se servir aussi.
21:17Je crois que l'extrême-gauche
21:18a un rôle important.
21:20Attention à cette dérive.
21:21On l'a vu à Marseille,
21:22c'était très, très organisé.
21:23C'était vraiment des pilleurs.
21:25Sur la tête du cortège,
21:26il y avait des gens
21:27avec des casques
21:27qui déterminaient,
21:28qui montraient les commerces.
21:29Les autres arrivaient derrière,
21:31ils cassaient
21:31et ils pillaient.
21:32Donc là,
21:33on est vraiment
21:33dans une mode de pillage organisé.
21:35Je reviens sur quelque chose
21:36d'extrêmement factuel.
21:37Dans les profils
21:38des personnes
21:39qu'on a pu voir
21:39en comparution immédiate,
21:40il y avait de tout.
21:41Il y avait même
21:42des profs de 35 ans.
21:44Ce n'étaient pas forcément
21:45des militants d'extrême-gauche
21:46pour reprendre vos propos.
21:48Comment expliquez-vous
21:50que ce soit,
21:50je cite l'extrême-gauche,
21:52qui a identifié
21:53et qui a organisé
21:54ces opérations
21:55ou qui a mis de l'huile
21:55sur le feu ?
21:56Je veux dire,
21:57à force de pousser au crime
21:58la problématique
21:58du poulard d'achat,
21:59l'augmentation du SMIC,
22:01il y a de véritables questions.
22:02Les gens sont perturbés
22:03et puis il y a les casseurs
22:04qui profitent
22:04pour se faufiler
22:05dans ces cortèges,
22:06qui ne respectent pas
22:07les consignes
22:08de la manifestation,
22:09qui restent plus tard
22:10et qui détériorent.
22:10Mais les casseurs
22:11sont appelés par LFI
22:12à faire ça ?
22:12Ils ne sont pas appelés
22:13par LFI,
22:13mais LFI encourage
22:15ces gens à venir
22:16participer aux manifestations
22:17et à faire en sorte
22:19qu'à la sortie,
22:20il y ait une pagaille organisée.
22:22Regardez à qui profite
22:23aujourd'hui la pagaille
22:24et je crois que tout le monde
22:25sera identifié.
22:25Sur le fond du propos,
22:27sur les grandes revendications
22:29pour calmer la colère
22:31des Français,
22:33quelle serait la solution,
22:34le point sur lequel
22:35il faudrait céder demain ?
22:36Est-ce que c'est le SMIC ?
22:37Est-ce que c'est les aides ?
22:38Est-ce que c'est les retraites ?
22:39Je crois qu'il faut regarder
22:41la problématique du pouvoir d'achat.
22:43Elle est indéniable.
22:44Mais limiter le pouvoir d'achat
22:45aux gens qui touchent le SMIC,
22:46ça ne correspond pas.
22:47Il faut qu'il y ait
22:48une étude globale
22:50de la situation
22:51des salaires en France.
22:52Je suis tout à fait favorable
22:53à une augmentation des salaires
22:54à la condition
22:55de donner aussi
22:57une réduction de charges
22:58dans les entreprises.
22:58Je crois que le gouvernement
22:59aujourd'hui doit prendre
23:00ses responsabilités.
23:01On est proche du chaos.
23:03Attention,
23:04la situation évolue
23:04extrêmement mal.
23:06Il y a encore beaucoup
23:06de monde dans la rue
23:07ce week-end.
23:08Il y en aura encore
23:09le week-end prochain.
23:10Cette situation
23:10ne peut pas perdurer.
23:12Les commerçants
23:12doivent pouvoir réaliser
23:13leur chiffre d'affaires
23:14pour Noël.
23:15Sinon,
23:15ce sera véritablement
23:16une catastrophe économique.
23:17Beaucoup de commerçants
23:19apprécient aujourd'hui
23:19le fait que les manifestations
23:20se déroulent un peu plus
23:22dans le calme qu'avant.
23:23Mais soulignent,
23:24comme vous le dites
23:25très précisément,
23:26qu'il y a un chiffre d'affaires
23:26qui en berne
23:27puisque les parcours
23:28ont lieu à peu près
23:28toujours aux mêmes endroits
23:29et que forcément,
23:30les azurés ou les touristes
23:31n'ont plus envie
23:32de venir s'attabler en terrasse
23:33ou de pousser la porte
23:34de tels magasins.
23:35Est-ce que vous,
23:37vous envisagez quelque chose
23:38pour donner un coup de pouce
23:39aux commerçants ?
23:40Bien évidemment.
23:41Avec le comité régional
23:43de tourisme,
23:44nous serons présents
23:45en cœur de ville
23:46pour aider les centres-villes
23:47à redémarrer.
23:48Aujourd'hui,
23:48vous savez que le comité régional
23:49du tourisme
23:50agit essentiellement
23:51à l'international.
23:52Nous allons revenir
23:53sur la politique nationale.
23:55Nous allons œuvrer
23:56avec les associations
23:57de commerçants.
23:58Nous nous devons
23:58d'aider les centres-villes.
23:59En tout cas,
24:00c'est la mission
24:00que je vais confier
24:01au comité régional de tourisme.
24:03Sur cette crise sociale encore,
24:05vous,
24:05vous avez un candidat
24:07qui répondrait
24:08aux problématiques
24:09des Français
24:10en 2027 ?
24:11Écoutez,
24:11moi je dis,
24:12je souhaite
24:12qu'il y ait un seul candidat,
24:13j'ai parlé à beaucoup
24:14de gens ici,
24:15de la droite et du centre.
24:16On se doit d'être unis.
24:17Chaque fois qu'on est unis,
24:18on a gagné les élections.
24:19Moi,
24:19j'ai gagné les municipales unis,
24:21on a gagné les régionales unis.
24:23Au sédatorial,
24:23dans le Var,
24:24on était désunis,
24:25on a vu le résultat.
24:26Soyons unis
24:27et là,
24:27nous n'aurons pas de soucis,
24:28nous pourrons gagner
24:29les élections.
24:29J'aimerais qu'on clôture
24:30cet échange,
24:31François Ducanson,
24:32avec la question
24:33de l'industrie.
24:35On l'a un petit peu
24:36abordé tous les deux
24:37en début d'émission.
24:38On va continuer
24:39d'en parler ensemble.
24:41Quels sont les grands
24:42projets industriels
24:43qui vont arriver
24:44dans la région
24:44ces prochaines années ?
24:45On a un grand projet
24:46industriel sur FOS,
24:47où il y a 80 millions
24:48qui vont pouvoir être engagés.
24:49On a un grand projet
24:50industriel dans ma ville
24:51à la longue des morts,
24:52où il y a 1000 emplois
24:53qui sont envisageables
24:54avec Naval Group.
24:55On a de grands projets,
24:56on a de grandes entreprises.
24:58Cette région
24:58attire.
24:59Cette région attire
25:00pourquoi ?
25:01Parce qu'il y a encore
25:01du foncier.
25:02Parce qu'on a avec
25:03Raisin Suez
25:03les moyens
25:04d'aller chercher
25:04des entreprises
25:05à l'étranger
25:05qui sont capables
25:06de venir investir
25:07chez nous.
25:08Et cette région attire
25:09parce que je parle
25:10de souveraineté.
25:10Et aujourd'hui,
25:11on a besoin de souveraineté,
25:12on a besoin d'identité nationale.
25:13Cette identité nationale,
25:14on doit la décliner
25:15sur notre territoire
25:16pour faire en sorte
25:17que nos pépites industrielles
25:19restent chez nous,
25:20continuent à être chez nous
25:21pour les Français,
25:22pour le pouvoir d'achat
25:23et pour la France.
25:24Quand vous parlez
25:24de souveraineté,
25:25vous pensez à quoi
25:27très concrètement ?
25:28Parce qu'on a l'impression
25:28qu'on en est un petit peu loin
25:29quand même dans notre région.
25:30On en est loin,
25:31c'est pour ça qu'on a créé
25:32des OIR.
25:32On met autour de la table
25:34tous les gens
25:34qui ont une stratégie
25:36pour un secteur d'activité
25:37et on s'aperçoit
25:38que dans notre pays,
25:39dans notre région,
25:40en faisant travailler
25:40tous ces gens ensemble,
25:42on va dans le même sens
25:43et on est capable
25:44de trouver tout ce qu'il faut
25:45pour produire,
25:47pour avoir la formation,
25:48pour avoir le personnel nécessaire
25:49et pour trouver aussi
25:50les moyens nécessaires
25:51pour pouvoir réaliser
25:52ces grands projets.
25:53Merci François Decançon,
25:54président de la région Sud,
25:56d'avoir été notre invité.
25:58Cette émission s'achève.
26:00Merci à tous
26:00de nous avoir suivis
26:01sur les chaînes locales
26:03de BFM
26:04et sur la tribune.
26:05Les rencontres de l'avenir,
26:07ça continue ce soir
26:08et demain à Saint-Raphaël
26:10si vous voulez venir
26:10faire un petit tour
26:11ou si vous voulez
26:12le regarder à la télévision,
26:14ça continue demain
26:15sur les quatre chaînes du Sud
26:17à partir de 11h
26:19avec Sophie Ebrard.
26:20Merci et à demain.
26:24Sous-titrage Société Radio-Canada
26:29Sous-titrage Société Radio-Canada
26:32Sous-titrage Société Radio-Canada