- il y a 6 heures
Ce samedi 7 novembre 2026, retrouvez Les Rencontres de l'Avenir sur BFM DICI Alpes du Sud.
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00:58Musique
01:22Merci de nous rejoindre en direct du Palais des Congrès de Saint-Raphaël.
01:26Les rencontres de l'avenir ont lieu ici jusqu'à demain soir.
01:30Un événement incontournable du paysage politique et économique.
01:33On parle du futur de la France à l'aube de la présidentielle.
01:37Le développement, l'attractivité, la dette, l'évolution de notre société
01:40et notre rapport au monde qui nous entoure.
01:44Des débats ont lieu ici pendant trois jours avec des experts, des politiques
01:48et bien sûr des candidats à la présidentielle.
01:51On le vit avec vous sur BFM Niscote d'Azur, BFM Toulon-Var,
01:55BFM Marseille-Provence, BFM d'ici et sur la tribune.
01:59Débarrons tout de suite avec notre premier invité.
02:03Bonjour François de Canson.
02:05Bonjour.
02:05Merci de nous rejoindre.
02:06Vous êtes le président de la région Sud.
02:08Vous venez d'être élu président de la région.
02:11C'est votre première participation aux rencontres de l'avenir,
02:14en tout cas en tant que président de région.
02:17Quel est votre objectif en venant ici ?
02:19D'abord, je voudrais souligner qu'on a deux événements d'exception dans cette région.
02:24On a en juillet les rencontres économiques à Aix
02:26et on a les rencontres de l'avenir ici à Saint-Raphaël.
02:30Mon objectif, c'est de voir un peu le climat ambiant, de voir comment ça se passe,
02:33de parler de la région et d'échanger avec les grands de ce pays
02:37pour voir quelle est leur stratégie pour l'avenir
02:40et leur dire ce qu'attendent les élus locaux comme je suis moi-même un élu local.
02:44C'est un événement intellectuel et politique qui a lieu depuis bientôt dix ans ici à Saint-Raphaël.
02:49Est-ce que vous ne trouvez pas justement qu'il revêt une dimension particulière cette année
02:53en pleine campagne présidentielle ?
02:55Il est extrêmement bien placé cette année
02:56puisque tous les candidats à l'élection présidentielle viennent échanger, partager.
03:01Je crois que c'est important.
03:01Alors tous les candidats, non ?
03:03Presque.
03:03Est-ce que tous les candidats ont été invités ?
03:05Je demanderais ça à l'organisateur aussi, mais est-ce que vous le savez ?
03:08Moi, je pense que la plupart ont été invités.
03:10Il y en a qui devaient venir, qui ne sont pas venus.
03:11Mais moi, je pense que c'est important que les gens puissent se rencontrer,
03:14que les gens puissent écouter, qu'on puisse voir ce que proposent les uns et les autres.
03:17Mais surtout, moi, j'ai une ambition qui est un rassemblement de la droite et du centre
03:21pour qu'on ait une candidature unique qui permette de faire gagner la droite et le centre.
03:25Donc l'idée d'une grande primaire de la droite comme le veut David Lissnard, c'est votre idée aussi
03:29?
03:29Je ne suis pas persuadé qu'il faille faire une primaire.
03:32Je crois qu'il vaut mieux qu'il y ait une entente rapide entre les candidats.
03:35Il y a ceux qui décrochent, il y a ceux qui montent.
03:36À un moment donné, je pense que fin décembre, il faudrait qu'il y ait une rencontre entre tous ces
03:40candidats
03:40et que chacun ait le courage de dire « je suis aujourd'hui le meilleur, j'accepte de mener ce
03:46combat »
03:46et que les autres disent « on y va tous ensemble, dans l'intérêt de la France et des Français
03:50»
03:50parce que la situation est extrêmement tendue.
03:53Moi, je le vois tous les jours avec les lycéens.
03:55J'ai vu ce qui s'est passé à Marseille avec les casseurs.
03:57Je crois qu'il est grand temps de faire les choses bien pour la France.
04:00Cette grande entente entre la droite et le centre, vous la situez jusqu'où ?
04:05Écoutez, on n'est pas de jusqu'où, jusqu'où ?
04:07Mais Eric Ciotti pourrait être dedans ou pas ?
04:09Je pense qu'il a déjà choisi son camp.
04:12Sarah Knafou, elle pourrait être dedans ?
04:13Elle dédicace juste à côté ?
04:15Je l'ai vue, je l'ai vue. Je vais d'ailleurs aller la saluer.
04:17Moi, je suis républicain. Moi, je parle à tout le monde.
04:20Moi, j'ai envie que tout le monde puisse se respecter.
04:22Mais il y a un moment donné où il n'y a aucune porosité.
04:25Chacun doit prendre ses responsabilités.
04:27En tout cas, c'est ce que je fais à la région.
04:29Qu'attendez-vous du futur président de la République en faveur des régions, précisément ?
04:33Écoutez, moi, c'est très simple.
04:34Le 17 novembre à Aix-en-Provence, je reçois Jean-Louis Borloo.
04:37Jean-Louis Borloo, comme moi, on a beaucoup échangé.
04:40Il va nous présenter les mécanos de la République.
04:43Il faut des points forts, des points qui parlent du local.
04:47Tout ça doit partir des régions.
04:49Les régions ont beaucoup de compétences.
04:51Les régions doivent être très importantes dans le dispositif.
04:53Et avec mon ami Jean-Louis Borloo, on va présenter ce dispositif.
04:56Et je vais faire le tour de tous les candidats à l'addiction présidentielle.
04:59Je veux voir quel est leur positionnement par rapport aux régions.
05:02C'est important parce qu'en fonction de ça aussi, on choisira le meilleur pour notre camp.
05:08Oui, et puis l'élection du président de la République en 2027 sera déterminante aussi pour les régionales de 2028.
05:15Est-ce qu'il y aura une vraie tendance qui va être dictée en France sur ce point ?
05:20Est-ce que vous êtes assez rassuré sur l'idée d'une espèce de majorité, d'entente globale au sein
05:24de la région, héritière de Muselier ?
05:26Ou est-ce que vous êtes un peu inquiet ?
05:27Je suis très objectif vis-à-vis des Français.
05:33Les Français vont réfléchir.
05:34On est dans une situation de chaos.
05:36On ne peut pas amplifier ce chaos.
05:38Je pense que la droite et le centre gagneront les élections présidentielles,
05:41arriveront à construire une majorité et qu'on arrivera très fort pour les élections régionales.
05:45En tout cas, on se prépare.
05:46Pour l'instant, on y revient.
05:47C'est vous qui avez abordé ce sujet.
05:48Mais il y a 4 ou 5 candidats à droite et au centre en 2027.
05:52Donc ça réduit les chances à néant.
05:54Vous verrez qu'à la fin, il n'y en aura qu'un.
05:55Vous verrez qu'à la fin, il n'y en aura qu'un parce que personne ne pourra accepter de
05:59porter la défaite.
06:00Lequel alors ?
06:01Écoutez, on n'en est pas là.
06:02Aujourd'hui, il y a des sondages.
06:04Les gens se positionnent.
06:06Moi, je pense que fin décembre, il faut que tout le monde prenne ses responsabilités
06:09et qu'on sorte de cette période avec un seul candidat.
06:11C'est déterminant.
06:12C'est l'appel que vous passez aujourd'hui ?
06:13C'est exactement l'appel que je passe.
06:15Et chaque fois que je rencontre un candidat à l'élection présidentielle,
06:17c'est le message que je lui donne.
06:19J'ai parlé longtemps hier avec Edouard Philippe.
06:22J'ai parlé précédemment avec notre ami cannois Lysnard.
06:25Je pense que tout le monde est d'accord.
06:27À un moment donné, il faudra qu'il y ait un choix déterminant pour l'avenir de la France.
06:30Parce que si on parle de David Lysnard, Edouard Philippe, Bruno Retailleau ou Gabriel Attal,
06:34pour donner quelques exemples de candidats, disons, à droite et au centre,
06:38peu importe, vous mettez un signe égal entre chacun pour que, dans tous les cas,
06:42à l'issue, on se range derrière quelqu'un.
06:44C'est ça l'idée ?
06:45Ou vous avez quand même une préférence ?
06:47Bien sûr, bien sûr que j'ai une préférence.
06:48Bien sûr que j'ai une préférence.
06:49C'est laquelle du coup ?
06:50Non, je ne vous la donnerai pas.
06:51Bien sûr que j'ai une préférence.
06:52J'aurai largement le temps de m'exprimer.
06:55Ce que je vous dis, c'est que j'ai discuté avec David Lysnard
06:57et j'ai discuté avec Edouard Philippe.
06:59Donc vous en tirez les conclusions que vous souhaitez.
07:01J'en reviens à vos attentes en tant que président de région vis-à-vis de l'État,
07:06du futur président de la République.
07:08Est-ce que vous soutenez l'idée d'une vraie décentralisation ?
07:10Est-ce que c'est indispensable ?
07:11C'est indispensable la décentralisation.
07:12On ne peut pas continuer comme ça.
07:13Une région comme la nôtre a été ponctionnée par l'État,
07:16par les précédentes lois de finances,
07:18de 170 millions sur les deux dernières années.
07:20On est ponctionné de 50 millions cette année.
07:23On ne peut pas continuer.
07:24On ne peut pas nous demander de faire en nous ponctionnant
07:26alors que l'État n'est pas capable d'équilibrer ses budgets.
07:29Moi, je suis un uni local.
07:30J'ai besoin de financement.
07:32J'ai besoin de faire vivre ma collectivité.
07:34Et pour cela, je n'ai pas besoin d'être amputé sur mon budget
07:36pour des fautes que l'État a commises.
07:38Ce n'est pas notre rôle de payer pour les autres.
07:41Par exemple, sur la crise traversée au sein des lycées,
07:44en ce moment-là, vous avez dû mettre la main au portefeuille.
07:47Vous avez eu les moyens de le faire
07:48ou vous attendiez plus de la part de l'État sur ce sujet ?
07:51Ce que nous propose l'État est ridicule.
07:53Quand l'État nous propose de faire un emprunt,
07:55on est tous des grands responsables.
07:56On n'a pas besoin de l'État pour savoir si on veut faire des emprunts,
07:59surtout quand les taux sont à 5%.
08:01Aujourd'hui, on a déjà prévu de mettre 50 millions de plus
08:04dans la rénovation des lycées.
08:05Il faut savoir qu'en région sud, depuis 2014,
08:07on a mis déjà 2 milliards.
08:08On remet 2 milliards jusqu'en 2034.
08:11Ça fait beaucoup d'argent.
08:12Et cette année, on a sanctuarisé 300 millions.
08:14Là aussi, attention, les lycéens doivent être raisonnables.
08:17Je les ai rencontrés.
08:18Il y a les lycéens qui veulent améliorer les conditions dans leur lycée.
08:21Et c'est respectable.
08:22Et il y a les casseurs.
08:23Cela, il faut les sanctionner.
08:24Les casseurs, en tout cas dans les inquiètes judiciaires
08:27et dans les procès qu'on a pu suivre,
08:29rien ne prouve aujourd'hui que les casseurs sont des lycéens
08:32et encore moins qu'ils sont affiliés aux établissements dont on parle.
08:35Est-ce que vous faites quand même la différence
08:38entre les revendications des lycéens
08:39et les scènes de violence qu'on a vues ?
08:41C'est exactement ce que je vous disais.
08:42Il y a les lycéens qui sont là pour améliorer les conditions dans leur lycée
08:45et il y a les casseurs qui viennent pour détruire.
08:47Et ceux-là, ils devraient être sanctionnés
08:50beaucoup plus lourdement.
08:51En tout cas, c'est ce qu'attendent les Français.
08:52Qu'est-ce que vous attendez du budget 2027 ?
08:55On sait, c'est quasi une certitude,
08:57qu'il n'ira pas dans le sens de plus de générosité
08:59vis-à-vis des collectivités.
09:01Qu'est-ce que vous souhaitez ?
09:02Écoutez, on ne peut que le déplorer.
09:04En tout cas, nous, on s'y prépare.
09:05On restera sur un budget extrêmement ambitieux.
09:07On va revenir sur nos compétences régionales.
09:09Peut-être limiter ce qui est hors compétences.
09:12En tout cas, on a un budget qui est dynamique,
09:13un budget qui nous permet d'investir.
09:15C'est un territoire d'exception.
09:17Dans ce territoire d'exception,
09:18on a chaque année 115 nouvelles entreprises qui se créent.
09:22Cette année, c'est 6% encore de plus.
09:24On a 116 entreprises étrangères
09:27qui viennent s'installer chez nous.
09:29On attire.
09:29C'est une région qui attire.
09:30Vous continuez d'attirer.
09:32C'est une transition parfaite vers la thématique
09:33que je voulais aborder avec vous,
09:34le développement économique et l'attractivité de votre territoire.
09:37Vous continuez d'attirer beaucoup d'entreprises aujourd'hui ?
09:40Oui, on attire beaucoup d'entreprises.
09:41Vous l'avez vu dans le Chouz France.
09:43On est les quatrièmes entraînés le plus d'entreprises chez nous.
09:46On a une ambition.
09:47On a un territoire qui marche bien.
09:48On a les moyens d'aider les entreprises.
09:50On est attentifs au monde de l'entreprise.
09:52Je viens moi-même du monde de l'entreprise.
09:53On sait ce qu'on veut pour les entreprises.
09:55Regardez chez nous.
09:56Les entreprises sont extrêmement présentes.
09:58On a Airbus, on a Thalès, on a Naval Group.
10:01Chez moi, la Londres-les-Morts,
10:03Naval Group inverse 140 millions d'euros
10:05alors que la région apporte 3,5 millions.
10:08C'est un effet de devier extraordinaire.
10:10C'est 1 000 emplois qui vont être...
10:11On est attentifs.
10:12On regarde.
10:13Et on est là pour que ça se passe le mieux du monde
10:16pour toutes les entreprises qui veulent venir
10:18dans ce territoire d'exception.
10:19Dans les grands projets de la région pour l'année à venir,
10:22on parle d'économie de proximité,
10:24résiliente et inclusive.
10:26Ça passe par quoi concrètement ?
10:28Ça passe par l'aide aux communes.
10:30Chez nous, il y a des axes.
10:31J'ai parlé de souveraineté.
10:32Il est important dans notre région de parler de souveraineté.
10:34La région doit être autonome.
10:35Dans une situation géopolitique extrêmement complexe,
10:38on se doit d'être souverain.
10:39On doit aussi parler de la santé, de la proximité
10:42pour que tout le monde puisse se soigner,
10:43quel que soit le département.
10:45Et puis, il y a l'aide aux communes qui est indispensable.
10:47Les communes, aujourd'hui, sont dans le dur.
10:49On doit leur porter de l'oxygène.
10:51C'est ce que va faire la région.
10:52Et puis, bien sûr, il y a le bouclier climatique.
10:54On l'a vu cet été.
10:55Regardez ce qui s'est passé ici dans le Var.
10:577000 hectares de brûlés.
10:58Et on avait pris les devants avec la région.
11:00Heureusement, on avait pris le plan Guerre du Feu.
11:02C'est 42 millions.
11:03Le plan de Guerre du Feu, oui.
11:04C'est un plan que vous développez quand même
11:06depuis 10 ans, bientôt, dans la région.
11:08On a été les premiers.
11:10Aujourd'hui, il est copié dans toute la France.
11:11À l'époque, en tant que maire de Lalonde,
11:14en quoi consiste-t-il ce plan Guerre du Feu ?
11:17C'est 42 milliards qui ont été investis depuis 2018.
11:20On met 250 gardes régionaux dans les massifs.
11:23Des jeunes qui protègent les massifs.
11:24On paye des véhicules au CCFF.
11:26On est la seule région de France à aider les pompiers,
11:28aider les SDIS, alors que c'est hors compétence.
11:31Et puis, on a installé un pélicandrome
11:33sur la base de hier,
11:34ce qui permet d'avoir des avions surfeu naissant.
11:36Si on n'avait pas eu ça,
11:37le feu du Grand Bessillon serait peut-être
11:39encore en train de brûler.
11:40Donc, ce qui est fait par la région à ce niveau-là
11:42est exemplaire.
11:43Les Bouches-du-Rhône et le Barre
11:44ont, en effet, été extrêmement frappés l'été dernier.
11:47Mais rappelez-vous, rappelez-vous...
11:48On a quand même souligné le manque de moyens
11:50ou les difficultés d'intervention.
11:52Est-ce que ça, c'est une réalité aussi ?
11:53Est-ce qu'il y a des choses à améliorer ?
11:55Est-ce qu'il y a de l'argent pour améliorer ça l'été prochain ?
11:57Bien sûr, on peut tout améliorer.
11:58C'est pour ça que nous, on met déjà beaucoup d'argent.
12:00Mais rappelez-vous, à l'époque,
12:01on ouvrait le dossier des feux de forêt en juillet,
12:03on le refermait en août et il ne se passait rien.
12:05Maintenant, on travaille le dossier des feux de forêt toute l'année.
12:07On a des résultats parce qu'on met des moyens supplémentaires.
12:10Et même contre les gros incendies,
12:11on arrive à avoir des résultats.
12:13Il y a un autre type de catastrophe naturelle
12:16qui frappe malheureusement notre région.
12:18Ce sont les épisodes méditerranéens
12:20et les phénomènes d'inondations à répétition.
12:23Alors là, personne n'est épargné.
12:24Alpes-Maritimes, Var, Bouches-du-Rhône.
12:27Sur ce sujet, est-ce que vous avez un plan pour l'automne à venir ?
12:30J'ai surtout un plan pour l'État.
12:32Pour l'État ?
12:33Oui, j'ai surtout un plan pour l'État.
12:34On ne peut pas continuer comme ça.
12:36Les règles sont trop strictes.
12:38Vous savez, ma commune a été touchée par deux fois en 2014.
12:40En six mois, j'ai eu cinq décès dans ma commune.
12:43Et depuis 2014, seulement maintenant,
12:46je vais pouvoir faire les travaux.
12:47On n'a pu faire que des travaux d'urgence.
12:49Les grands travaux structurants vont être faits maintenant.
12:52Ce n'est pas possible.
12:53Une commune qui est touchée par une inondation,
12:55une commune qui est classée en catastrophe naturelle,
12:58une commune qui est un PPRI,
12:59devrait pouvoir faire des travaux immédiatement
13:01et non pas que six mois des travaux d'urgence.
13:03On a l'impression que l'État a donné la main
13:06assez facilement aux préfets pour tout réorganiser.
13:08En termes de PPRI, je vulgarise les plans de prévention
13:12face aux risques d'inondation.
13:13On a le sentiment que région par région,
13:14on a quand même un peu plus la main aujourd'hui
13:16pour lutter face à ce risque.
13:18Vous avez tout à fait raison.
13:19On a un préfet qui a été dédié à ça dans le Var.
13:21Il est là tout seulement depuis un an.
13:23Donc l'État est en train de prendre conscience
13:24qu'il y a une véritable lacune
13:26et que là, il faut vraiment aider les élus locaux.
13:28En voie d'amélioration,
13:31François de Canson, président de la région Sud,
13:34merci d'être notre invité.
13:36On démarre donc ces débats autour des rencontres
13:39de l'avenir ensemble.
13:41et on vous retrouve tout à l'heure à la fin de cette émission
13:45pour clôturer ces débats.
13:47A tout à l'heure.
13:48Je vous en prie, je vous laisse nous quitter pour mieux revenir
13:51puisqu'on va laisser la place à nos invités suivants.
13:54Votre homologue, en tout cas, du Conseil régional des Pays de la Loire,
13:59Christelle Morancé, présidente du Conseil régional des Pays de la Loire,
14:02et Pierre Bentata, économiste, essayiste et maître de conférence
14:09à la faculté de droit d'Aix-Marseille Université.
14:14Bonjour à tous les deux.
14:16Je vous laisse vous installer tranquillement.
14:18M'assurer que vous m'entendez quand je vous parle.
14:21Pour l'instant, ça va.
14:23Merci beaucoup de nous rejoindre ensemble.
14:25On va parler d'une thématique sur laquelle vous avez eu l'occasion de disserter
14:31ou vous allez avoir l'occasion de disserter
14:32qui s'appelle l'avenir du courage en politique.
14:39Alors, je précise qu'Elisabeth Borne et Agnès Buzyn
14:44se font huer à leur arrivée aux rencontres de l'avenir
14:50par les lecteurs de Sarah Knafow.
14:53Voilà, petit contexte, et après, je vais vous donner la parole.
14:58Sarah Knafow, qui est ici en train de dédicacer son livre.
15:01C'est tout le principe de ces rencontres de l'avenir.
15:02C'est qu'il y a à la fois des candidats à la présidentielle,
15:05des élus, des essayistes, des économistes et des experts
15:08qui se rencontrent, et puis, donc, des membres et anciens membres du gouvernement.
15:14On continue avec vous, Christelle Morancé, l'avenir du courage en politique.
15:19Expliquez-nous, selon vous, comment il faudrait mieux gérer l'argent public ?
15:25Écoutez, moi, je suis présidente d'une région où j'ai fait un budget
15:28qui a fait beaucoup de bruit.
15:30C'était il y a deux ans, à l'échelle régionale et puis aussi à l'échelle nationale.
15:33Mais pour moi, c'est une responsabilité.
15:35Aujourd'hui, on a 3600 milliards de dettes dans ce pays.
15:38Donc, réduire la dette, nous le devons à nos enfants.
15:40Et la responsabilité, pour moi, elle est collective, bien évidemment,
15:43à l'échelle de l'État, mais aussi l'ensemble des collectivités.
15:48Donc, moi, j'ai un triptyque auquel je me tiens particulièrement.
15:51C'est dire la vérité, donner du sens et puis après avoir le courage de faire.
15:57Alors, dire la vérité, donner du sens, ça vous a coûté, en tout cas,
16:02en termes de popularité ou en tout cas, ça a fait parler de vous entre 2024 et 2025
16:06et 2025, puisqu'on vous a beaucoup reproché certaines coupes dans des subventions,
16:11allouées notamment à des associations culturelles.
16:13Ça a été dur de traverser ce moment-là ?
16:15C'est jamais des moments faciles, mais il y a un moment, c'est juste une responsabilité.
16:20Quand vous avez 100 et que du jour au lendemain, vous avez 50,
16:22vous continuez pas à dépenser 100, sinon ça s'appelle l'État.
16:27Et puis après, c'est des choix.
16:28Et en politique, il faut faire des choix, comme n'importe quelle famille
16:33ou comme n'importe quel chef d'entreprise.
16:35Vous prenez des décisions, même quand elles sont difficiles.
16:38Et les choix qui ont été les miens, vous voyez, vous citez uniquement la culture.
16:42Moi, j'ai fait des choix, c'est d'arrêter totalement les subventions.
16:45Et toutes les subventions, pas uniquement à la culture.
16:47Alors la culture, ça fait beaucoup de bruit, mais c'est également dans le domaine des associations,
16:52du sport, de l'écologie ou également sur l'économie.
16:55J'ai supprimé les subventions et baissé le fonctionnement
16:59pour maintenir un haut niveau d'investissement.
17:01Et l'investissement, c'est le rôle aussi d'une région.
17:03C'est également l'enjeu de préparer l'avenir, préparer le futur.
17:08Et ça a été mes choix.
17:09Et dans l'ensemble des régions...
17:10C'est en effet la culture, parce que ça a été évoqué, puis les syndicats sont montés au créneau sur
17:15ce sujet.
17:16Donc vous avez baissé toutes les subventions, vous en réjouissez aujourd'hui de cette décision ?
17:21Mais je ne m'en réjouis pas, si vous voulez, s'il y a un moment, on ne peut pas
17:24continuer à dépenser l'argent que nous n'avons pas.
17:26Et donc j'ai baissé dans le fonctionnement pour maintenir un haut niveau d'investissement.
17:30Et on ne le dit pas beaucoup, mais le budget 2025 ou celui de 2026 de la région des Pays
17:34de la Loire,
17:34l'investissement est supérieur aux années précédentes.
17:37Et la plupart des régions...
17:38Alors justement, si ça commence à porter ses prix aujourd'hui...
17:41Oui, justement, sur l'investissement, la région des Pays de la Loire a augmenté de 6% ses investissements,
17:46quand les autres régions ont baissé de 14%.
17:48Et c'est de se concentrer aussi sur ses propres compétences,
17:51parce que malheureusement, dans ce pays aujourd'hui,
17:53on a tendance à s'occuper de tout et à faire du saupoudrage.
17:56Et donc, encore une fois, je pense que l'argent public, nous devons bien le gérer.
18:00Et puis, ce qui est important aussi, c'est l'efficacité et l'efficience de nos politiques publiques.
18:05Pierre Bentata, réduire de manière drastique, mais néanmoins efficace,
18:10un budget d'une année sur l'autre,
18:12est-ce que c'est une méthode qui est plébiscitée, selon vous,
18:17qui devrait être employée ?
18:18Ou est-ce qu'il y a d'autres manières de faire pour assurer aussi,
18:23comment dire, que l'ensemble des administrés puissent s'y retrouver ?
18:27Non, elle n'est pas plébiscitée, mais c'est ce qu'il faut faire.
18:30Et c'est ça, la définition du courage.
18:31C'est que vous allez avoir des politiques qui vont vous promettre des choses incroyables.
18:35Évidemment, des citoyens ont intérêt à croire à ce qui est incroyable,
18:38ou se dire, on va pouvoir faire les choses sans douleur.
18:40Et puis, au bout d'un moment, on se heurte au milieu de la réalité.
18:42Une région potentiellement en faillite, un État potentiellement en faillite.
18:46Et là, le courage, c'est d'être capable de dire la vérité à ses citoyens
18:48et de dire, il va falloir se concentrer, se mettre d'accord sur ce qu'on doit faire,
18:53ce qu'on doit délaisser, ce qu'on doit abandonner.
18:55Ce n'est jamais facile, mais c'est ça le courage en politique.
18:58C'est exactement l'inverse de ceux qui nous font croire qu'ils ont du courage en ayant la réalité.
19:03Christelle Morancé, avec le recul, après avoir voté ce budget 2025,
19:07comment s'est passée l'année suivante en matière d'investissement ?
19:10Qu'est-ce que vous avez pu réaliser ?
19:11Et quel est aujourd'hui le niveau de satisfaction, finalement, des habitants de votre région
19:15ou d'insatisfaction par rapport à vos prises de décision ?
19:17Déjà, moi j'ai fait faire un sondage six mois après le vote de ce budget
19:23et 80% des habitants de ma région comprennent les décisions que nous avons prises.
19:29Et donc c'est pour ça que ça fait encore beaucoup de bruit,
19:31mais je pense que c'est ce que j'appelle moi les minorités bruyantes.
19:35Mais moi ce qui m'intéresse, c'est la majorité silencieuse.
19:38Et encore une fois, dans ces choix, c'est aussi de se focaliser sur les compétences de la région,
19:44les priorités que j'ai fixées aussi pour ce mandat.
19:47Et on est dans une période où on parle beaucoup des manifestations des lycéens.
19:52Il y a, au niveau national, le gouvernement a collecté les revendications des lycéens
19:57et notamment sur le bâti.
19:59Et moi j'arrive à la dernière région où les lycéens ne sont pas contents.
20:04Donc ça veut dire que j'ai fait des investissements massifs, notamment dans les lycées,
20:08et je pense que ça c'est ma compétence.
20:10C'est également dans les transports qui sont une compétence de la région.
20:12Et puis je vais évoquer l'économie, parce que dans ce pays, et dans n'importe quel pays d'ailleurs,
20:18l'économie c'est ce qui fait la richesse, c'est ce qui fait la croissance,
20:21c'est ce qui crée les emplois, c'est ce qui fait l'attractivité et le développement de nos territoires.
20:25Et donc moi aujourd'hui je focalise aussi mes budgets vers l'économie
20:30et notamment vers l'innovation.
20:32Parce que je n'ai pas un regard régional ou national,
20:34ce qui se passe c'est de regarder ce qui se passe dans le monde.
20:36Et aujourd'hui, si nous n'innovons pas, si nous ne poussons pas nos entreprises
20:40sur l'innovation, sur la robotique, sur les nouvelles technologies,
20:44eh bien on va regarder toujours les balles passées entre les Etats-Unis et la Chine,
20:47alors qu'on a tout pour réussir.
20:48Et donc voilà les priorités que j'ai fixées par rapport à ce budget,
20:52par rapport aux investissements.
20:54Vous venez d'évoquer la crise des lycées.
20:58Vos lycées n'ont pas été épargnés dans votre région non plus.
21:02Quel est le message que vous adressez aujourd'hui aux lycéens
21:05qui seraient tentés de retourner manifester
21:07et de remettre sur la table certaines revendications,
21:10notamment au sujet de vos compétences,
21:12à savoir le bâti des établissements et le bon état des établissements ?
21:16Quel est le message que vous leur adressez ?
21:17Écoutez, déjà dans ma région, moi j'ai un lycée qui a brûlé,
21:21c'est un lycée à Nantes qui s'appelle le lycée Nelson Mandela,
21:24dont les médias au niveau...
21:25Ça a été extrêmement marquant, oui.
21:26C'est un lycée quand même qui a 12 ans.
21:28Donc moi je vais bien tout entendre,
21:30mais c'est un lycée qui est dans un quartier sensible,
21:32qui est de très bonne qualité puisqu'il n'a que 12 ans,
21:35et puis en plus qui est mis sur l'international.
21:38Donc je veux dire, il coche toutes les cases.
21:40Moi je ne comprends pas, je ne comprends pas cet acte aujourd'hui.
21:43Et très clairement, on peut entendre certaines revendications,
21:47mais pour ça, je ne suis pas d'accord de répondre sur des mesures d'urgence.
21:51Ça c'est l'habitude du gouvernement ou des gouvernements successifs depuis quelques temps.
21:55Il y a une élection présidentielle.
21:56Certains présidents de région ont répondu avec des mesures d'urgence.
21:58Je pense au président de la région sud qu'on a reçu à l'instant justement,
22:02qui a répondu avec des mesures d'urgence.
22:03Il y a une élection présidentielle, et je veux que l'éducation nationale soit au cœur des débats des candidats
22:09à la présidentielle.
22:10C'est un enjeu majeur.
22:11Nous devons avoir une grande cause commune, celle de la jeunesse.
22:15C'est une belle cause nationale, et il y a des revendications que j'entends parfaitement,
22:19sur le temps de travail notamment.
22:22Ça fait des années où on évoque ce sujet-là.
22:25Il y a un moment où on peut très bien avoir, comme certains pays,
22:27des temps de travail le matin et l'après-midi consacrés sur les enjeux culturels, sportifs ou autres.
22:34L'enjeu également de l'orientation, qui est un vrai sujet.
22:37Et Parcoursup, ce n'est pas de supprimer Parcoursup,
22:39qui va résoudre tous les problèmes d'un coup de baguette magique.
22:41Mais la transformation progressive, c'est une chose qu'il faudrait faire sur vous ?
22:44Non, mais il faut réformer massivement l'éducation nationale,
22:47et faire en sorte aussi d'ouvrir le champ des possibles pour la jeunesse.
22:50La voie de l'apprentissage, la voie professionnelle, générale technologique, qu'importe.
22:53Mais faire confiance aussi à notre jeunesse.
22:55Pierre Bentata, votre avis sur la question de l'éducation sort un tout petit peu du registre de l'économie.
22:59Néanmoins, c'est loin d'être décorrélé.
23:01Comment il faudrait redonner à l'éducation nationale un niveau d'excellence
23:05que la France a perdu aujourd'hui, et aussi plus de moyens ?
23:09Non, moi je commencerais par regarder ce qui marche ailleurs.
23:12Quand vous regardez dans les classements PISA,
23:14quand vous regardez ce qu'on appelle les NIT,
23:15les jeunes qui sont ni en emploi, ni en formation, ni à l'école,
23:19l'endroit où vous avez les pays, les systèmes qui sont les plus efficaces,
23:22ont des caractéristiques communes.
23:24Ils ont des caractéristiques qui sont
23:25laisser de la concurrence dans les méthodes d'enseignement,
23:28donner un chèque éducation aux parents et choisir vers quelle école vous allez.
23:31Donner plus d'autonomie aux établissements pour choisir qui ils embauchent.
23:34Ne pas nécessairement avoir un emploi à vie pour les enseignants.
23:38Donc il y a des choses qui sont très...
23:39Ça c'est applicable en France, notamment le vote dernier.
23:42En tout cas on l'a fait en Estonie, ça se fait dans les pays.
23:44C'est compliqué là, si vous dites ça aujourd'hui à un enseignant de la fonction publique...
23:47Oui c'est compliqué, mais il y a un moment où il faut regarder la réalité.
23:50Surtout, je me fais l'avocat des personnes qui vont s'opposer à vous.
23:55Vous dites ça à un enseignant qui a 30 ans de carrière,
23:57qui a à peine été augmenté toute sa vie,
23:58qui a consacré des heures et des heures par semaine à sa classe,
24:01qui a travaillé en dehors de ses heures de cours.
24:04Vous lui dites que finalement son poste n'est pas garanti à vie,
24:07alors qu'aujourd'hui les enseignants se plaignent d'être dans un statut
24:10qui peut être précaire parfois.
24:12Oui, mais je lui dis aussi qu'il peut gagner beaucoup plus
24:14s'il s'avère qu'il est performant, qu'il est motivé, qu'il est investi,
24:18avec en plus des choix qui se font dans les autres systèmes,
24:20dans les systèmes qui fonctionnent comme ça,
24:21et qui sont ceux qui ont les meilleurs classements PISA depuis 6 ans maintenant.
24:25Un choix qui se fait au niveau de l'établissement.
24:26Donc aussi si vous n'êtes pas content, vous pouvez aller ailleurs.
24:29Mais les salaires ne sont pas indexés sur le mérite et la performance en France,
24:32dans la fonction publique ?
24:33Non, mais il y a des choses à changer.
24:37Votre principale préoccupation pour 2027,
24:40faites-vous sur le plan de la puissance économique de notre pays,
24:43ce serait quoi ?
24:44C'est la dette.
24:45C'est la dette parce que tant que vous êtes endettés,
24:47on a beau nous faire tous les discours qu'on veut sur la souveraineté,
24:49si vous êtes endettés, vous dépendez des autres.
24:51Donc on peut continuer à nous raconter n'importe quoi sur le fait que ça n'est pas grave,
24:55qu'on va geler la dette, que c'est un rapport de force,
24:57tôt ou tard, et en réalité quand on va renégocier nos premières obligations,
25:00deux mois après les élections présidentielles,
25:02si le programme n'est pas un bon programme,
25:04de toute façon on dépendra des autres,
25:05et ça veut dire qu'on finira par avoir un gouvernement qui est fait par les autres.
25:08Christelle Morancet, je vous vois sourire et approuver ce que vous entendez.
25:12La première maladie de la France aujourd'hui, c'est la dette ?
25:15Oui, ça fait des années qu'on en parle,
25:17je veux dire, c'est pas nouveau.
25:18En 2007, le Premier ministre évoquait,
25:20je suis à la tête d'un pays en faillite.
25:23C'était il y a 20 ans,
25:24et malheureusement on a mis la poussière sous le tapis,
25:26et aujourd'hui on est devant le mur,
25:28ou devant le précipice, je sais pas,
25:29mais il est urgent d'agir,
25:31parce qu'en plus on est dans une période de transformation,
25:34mutation, révolution, on l'appelle comme on veut,
25:35mais c'est là où il faut investir massivement.
25:37Et aujourd'hui, nous n'avons plus les capacités
25:39d'investir massivement, justement pour faire concurrence
25:42aux Etats-Unis ou à la Chine,
25:44alors qu'on a tous les atouts.
25:45Donc l'urgence absolue, c'est pour ça que j'abonde totalement,
25:47c'est la dette, il faut pas mettre la poussière sous le tapis,
25:50il faut agir, il faut sortir.
25:51Je pense qu'il n'y a pas de recette miracle
25:53pour résoudre le problème de la dette,
25:54ou en tout cas pas de recette qui permette une réponse immédiate.
25:58Néanmoins, si on doit commencer quelque part,
26:00c'est réduire les dépenses publiques,
26:01vous allez me dire oui ?
26:02Oui, et puis on n'a pas un problème de recette dans ce pays,
26:04on a un problème de dépense,
26:08les dépenses, et chercher des économies partout.
26:10Sur quel poste, Pierre Bentata, en France,
26:12on doit réduire en priorité les dépenses ?
26:14D'abord, on a un problème avec les retraites.
26:17Mais exactement comme je vous le disais pour l'éducation,
26:19notre problème en France, c'est qu'on se croit plus malin que les autres
26:21et qu'on ne va pas regarder ce qui se passe ailleurs.
26:22Il y a plein de systèmes qui marchent aussi bien que le nôtre,
26:25mieux que le nôtre,
26:26et qui arrivent à être à l'équilibre ou à moins dépenser.
26:28Dans l'éducation, je vous parlais de l'Estonie,
26:30dans la santé, les Pays-Bas étaient exactement
26:32dans la même situation que nous en 2006,
26:34ils ont réformé leur système de santé,
26:35maintenant ils sont excédentaires. Si vous regardez
26:37sur la formation, l'Allemagne est meilleure que nous.
26:40Il suffit d'aller piocher ailleurs,
26:42on a la chance d'avoir des pays qui ont eu les mêmes problèmes
26:44que nous auparavant. Il faut regarder comment ils ont fait.
26:46S'inspirer des voisins européens.
26:47Oui, arrêter de croire qu'on est seul au monde et qu'on sera les seuls
26:49à pouvoir nier la réalité.
26:51Merci Pierre Bentata pour votre analyse. J'ai une dernière question
26:54plus politique pour vous, Christelle Morancé.
26:56Votre candidat aujourd'hui, c'est Édouard Philippe.
26:58Pourquoi, en deux mots ?
27:00Déjà par fidélité,
27:01parce que depuis des années, je le soutiens
27:04et je pense que c'est le plus à même
27:06pour rassembler.
27:07Je pense qu'il y a un enjeu de rassemblement
27:09de la droite et du centre.
27:10Et donc pour moi, c'est Édouard Philippe
27:12qui est capable de rassembler
27:13de Bruno Retailleau jusqu'à Gabriel Attal.
27:15Merci beaucoup à tous les deux d'avoir été
27:17nos invités. Vous restez bien avec nous.
27:19On se retrouve dans une poignée de minutes.
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