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  • il y a 10 minutes
Avant sa réunion publique de La Ciotat, le candidat Horizons Édouard Philippe évoque les manifestations de jeudi. "Il y a une grogne, une colère, une insatisfaction", avant d'assurer que, "cette angoisse, il faut l'entendre".


"Il faut faire en sorte que la France soit plus forte", assure-t-il, ajoutant qu'il faut y répondre en "traçant des perspectives".


Il appelle les Français à se mobiliser dans les urnes en 2027. "Je crains qu'on ne soit pas en mesure de régler durablement les problèmes avant la présidentielle", déclare-t-il, avant de résumer: "si on veut faire avancer le pays, ce sera en 2027".

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Transcription
00:00Et au direct, on écoute Edouard Philippe à la Ciotat.
00:02...encore ce jeudi.
00:04Une grogne, une colère, une insatisfaction,
00:08une volonté de pouvoir disposer de plus de pouvoir d'achat,
00:12de pouvoir tracer des perspectives pour nos enfants,
00:17faire en sorte qu'ils vivent mieux que nous.
00:19Une angoisse très forte sur le déclassement individuel
00:22et sur le déclassement collectif du pays.
00:24Cette colère, elle existe, cette angoisse, elle existe,
00:26il faut l'entendre, elle s'exprime de mille façons différentes,
00:28parfois dans la rue, parfois dans les conversations privées,
00:31elle existe.
00:32Comment est-ce qu'on y répond ?
00:33En traçant des perspectives, en faisant en sorte que la France
00:35soit un peu plus forte plutôt qu'un peu trop faible,
00:38en faisant en sorte de restaurer les fondements de la puissance française,
00:40en faisant en sorte de redonner aux Français
00:42qui y aspirent la fierté d'être Français, des perspectives.
00:46Donc en réglant les problèmes qui sont face à nous,
00:48les problèmes de déficit, les problèmes de dette,
00:50l'ensemble des problèmes qui sont face à nous.
00:52Et il y a des solutions pour ça.
00:53On les a exposés, la campagne électorale est le moment de les présenter.
00:58Et moi j'ai continué pendant toute cette campagne
00:59à dire ce que je crois, ce que je propose aux Français
01:02pour faire en sorte que nos enfants vivent dans une France plus sûre,
01:06plus fière, plus libre, plus indépendante,
01:09plus prospère et plus puissante.
01:10Vous avez été Premier ministre,
01:1170 000 policiers encore déployés ce samedi.
01:14Est-ce que ce n'est pas un petit peu excessif ?
01:15Ils commencent eux aussi à évoquer de plus en plus une fatigue.
01:19Écoutez, il y a trois semaines,
01:21on a vu ce qui se passait quand l'État était dépassé.
01:25Je crois que tout le monde garde en tête les images du 17 et du 18 octobre
01:29où l'État n'était pas suffisamment préparé,
01:31pas suffisamment mobilisé, pas suffisamment réactif.
01:34Je pense qu'il faut faire crédit au gouvernement
01:37de préparer aujourd'hui et de mieux se préparer
01:39pour faire face à toutes les éventualités.
01:41Et donc le fait qu'il y ait une présence policière
01:42me paraît la moindre des choses compte tenu de ce qu'on a vécu il y a trois semaines.
01:46Une conférence sociale se tient lundi à Matignon.
01:49Beaucoup de syndicats qui vont être autour de la table.
01:51C'est quoi l'urgence, là, maintenant,
01:53qui doit se régler avant la présidentielle qui est dans six mois ?
01:56Moi, je crains, et je le dis avec beaucoup de regret,
02:01je crains qu'on ne soit pas en mesure de régler durablement
02:04les problèmes qui se posent au pays avant l'élection présidentielle.
02:08Il n'y a pas de majorité au Parlement.
02:10Le gouvernement fait ce qu'il peut pour faire adopter un budget.
02:13chacun comprend bien que l'exercice est difficile.
02:15Donc je ne crois pas qu'on soit en mesure aujourd'hui
02:18de prendre des mesures qui aient des effets puissants et durables pour le pays.
02:24C'est la campagne présidentielle qui va permettre de dessiner le chemin.
02:27Et c'est le choix des Français en mai 2027
02:30qui permettra de dire qui aura la charge d'apporter les solutions.
02:34Mais il est très naturel que les organisations sociales
02:38et que les organisations patronales et syndicales puissent discuter entre elles.
02:42Il est très nécessaire que le gouvernement organise cette discussion.
02:45Mais je crains, et je le dis encore une fois avec beaucoup de regret,
02:48que si l'on veut faire avancer le pays,
02:50c'est en 2027 que les choix puissent être effectués.
02:54Vous avez rencontré des lycéens hier à Marseille.
02:57Vous leur avez notamment dit
02:58que l'état des lycées ne peut pas justifier des blocages.
03:02Pourquoi est-ce que vous leur dites cela ?
03:03Parce que je le pense.
03:05Il peut y avoir des lycées qui sont en mauvais état.
03:07Bien sûr, il y en a.
03:08C'est une discussion qu'il faut entretenir avec les régions.
03:10Car depuis plus de 40 ans, ce sont les régions qui entretiennent les lycées.
03:13Donc il est parfaitement naturel,
03:14s'il y a des problèmes dans tel ou tel établissement,
03:16qu'ils remontent et qu'ils puissent y avoir une discussion.
03:18Et il est naturel que les lycéens, s'ils ont des revendications,
03:21puissent les formuler, y compris en manifestant.
03:23Mais je ne crois pas que cela justifie un blocage,
03:25c'est-à-dire l'interdiction pour les lycéens
03:27qui veulent suivre les cours de pouvoir accéder aux lycées.
03:29Or, vous savez que dans un certain nombre d'établissements,
03:32ceux qui veulent suivre les cours ne peuvent pas le faire.
03:34Alors on nous dit, bah oui, mais ils peuvent le faire en visio,
03:36ils peuvent le faire en distanciel.
03:37Ce n'est pas du tout la même chose.
03:38Et je pense que bloquer un service public, ça n'est pas acceptable.
03:42Voilà pourquoi je le dis.
03:42Je le dis avec beaucoup de calme.
03:44Encore une fois, j'entends les revendications lycéennes.
03:46Mais je ne suis pas favorable au blocage.
03:48Et je pense qu'il faut que chacun prenne ses responsabilités.
03:50Et prendre ses responsabilités, c'est aussi faire en sorte
03:52que le service public puisse fonctionner.
03:54Voilà, je vous remercie.

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