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  • il y a 17 minutes
Après les débordements du 17 octobre, le gouvernement a haussé le ton. Pour la manifestation du 31 octobre, plusieurs personnes ont été empêchées de défiler : elles sont assignées à domicile par des MICAS, des mesures de contrôle administratif et de surveillance. Une décision que contestent les intéressés et leurs avocats.

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Transcription
00:00Voilà le contenu du document que les autorités lui ont remis vendredi 31 octobre.
00:05Ce document, il explique que pour des suspicions de terrorisme,
00:11je suis tenu de ne pas me présenter dans tous les lieux d'interdire la manifestation et de manifestation.
00:19Et je suis obligé de pointer au commissariat tous les jours à 15h.
00:23C'est ce qu'on appelle des MICAS, des mesures individuelles de contrôle administratif et de surveillance.
00:30Cet homme dénonce ce rapprochement qui y est fait entre ses activités militantes et du terrorisme
00:35et l'affirme, il n'avait aucune intention de provoquer des dégradations.
00:40En fait, on a beaucoup de choses pèles-mêles dans ces documents.
00:42On a des mots très forts de terrorisme, de danger de la sécurité nationale
00:48qui pour moi ne décrit pas du tout les choses que j'ai pu faire.
00:54Des dizaines de manifestants ont fait l'objet de ces mesures coercitives.
00:57Elles sont moins contraignantes car, contrairement à une condamnation pénale,
01:01elles ne nécessitent pas de jugement préalable et restent seulement administratives.
01:05Des décisions que conteste fermement son avocate.
01:08Le ministre de l'Intérieur interdit à des personnes de manifester sans jugement, sans condamnation.
01:14La réalité, c'est que là, l'offensive, elle vise l'intégralité du mouvement social.
01:18C'est une attaque historique contre le droit de manifester.
01:21En cas de non-respect des obligations imposées, les sanctions peuvent être lourdes.
01:25Jusqu'à 3 ans de prison et 45 000 euros d'amende.
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