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Salariés et fonctionnaires ont été appelés par les syndicats à faire grève pour leurs salaires jeudi 5 novembre, et jeunes et retraités à les rejoindre en manifestation. Les premiers chiffres donnés par les syndicats et le ministère de l'Intérieur parlent d'une mobilisation record cet automne.
Jean-Philippe Tanguy, député Rassemblement national de la Somme, était l'invitée de BFMTV, ce 5 novembre.
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Jean-Philippe Tanguy, député Rassemblement national de la Somme, était l'invitée de BFMTV, ce 5 novembre.
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00:00C'est l'une des questions majeures. Merci, bonsoir M. le député Jean-Philippe Anguille.
00:04Bonsoir Madame Mabrouk.
00:04Merci d'être avec nous et avec Dominique Rizet et Bruno Jeudy.
00:08Bonsoir à vous. Merci également de votre présence.
00:10Beaucoup de choses à dire. Peut-être la première qui vient de nous être confirmée par notre journaliste,
00:15c'est, évidemment ça ne résume pas toute la journée, mais je voudrais démarrer par cela parce qu'elle vient
00:19de le dire,
00:19les effigies du président et de Marine Le Pen qui ont été brûlées par certains au cours des dernières manifestations
00:27à Paris.
00:30C'est le révélateur de quoi selon vous ?
00:32Je vais vous répondre, mais avant, Mme Tourdelier a tenu sur votre plateau des propos extrêmement graves, diffamatoires et indécents,
00:39liant l'abomination qui s'est passée à Trappes au Rassemblement National.
00:42Elle a menti, mais Mme Tourdelier a l'habitude de mentir en disant qu'il y avait des tracts du
00:46Rassemblement National au domicile du tueur présumé de Trappes.
00:49Ce n'était pas des tracts du Rassemblement National.
00:52Elle a ensuite dit que cet individu aurait tué au nom du Rassemblement National.
00:56Il n'a pas tué au nom du Rassemblement National.
00:57C'est scandaleux ce qui s'est dit une fois encore par Mme Tourdelier.
01:01Elle estime que la violence des mots a entraîné à armer la série.
01:03Non, mais elle estime n'importe quoi, Mme Tourdelier estime n'importe quoi.
01:05Et en plus, c'est d'autant plus n'importe quoi que le seul fait documenté et renseigné,
01:08c'est la présence de cet individu à un rassemblement sur la Palestine organisé par Europe Écologie Les Verts.
01:14Donc, Mme Tourdelier, et je ne l'accuse pas de ça parce que ce serait grotesque et indécent et indigent,
01:18donc c'est honteux.
01:20Mme Tourdelier, pour faire parler d'elle, recours aux pires méthodes.
01:24Et je tenais à commencer cet entretien par ça parce que c'était un truc humide.
01:26Vous avez affirmé que c'est la diffamation ?
01:27Oui, c'est la diffamation.
01:29C'est la diffamation, c'est un mensonge.
01:30Et Mme Tourdelier, qui se plaignait de la violence du climat, entretient cette violence.
01:36Puisqu'aujourd'hui, même le bloc central ne peut pas aller à Trappes.
01:38Il y a dû y avoir un hommage dans une autre ville que Trappes,
01:41puisque l'ambiance est tellement épouvantable.
01:43Et la gauche, malheureusement, manipule pour des seins sordides cet acte épouvantable,
01:50rend le climat absolument irrespirable.
01:53Et ce n'est pas du tout un respect pour les victimes.
01:55Et donc, effectivement, comme on en est à brûler des effigies.
01:59Bon, on a vu des guillotines aussi régulièrement dans ces manifestations.
02:03Donc, le fait que la gauche, parce que c'est pas, j'entends parfois,
02:08réduire à l'extrême gauche, Mme Tourdelier n'est pas d'extrême gauche, c'est la gauche.
02:10Le fait que la gauche, aujourd'hui, n'est que des mensonges,
02:12n'est que la violence symbolique au réel comme solution pour faire valoir des revendications sociales
02:18qui sont tout à fait justifiées par ailleurs,
02:20puisque Marine Le Pen, il y a six ans, a lancé sa campagne sur les problèmes de pouvoir d'achat.
02:24Je dois dire, je suis consterné par ce qui se passe.
02:26Surtout, ça n'apporte aucune solution aux Français.
02:28Mais M. Tanguy, vous dites que les revendications qu'on entend dans la rue depuis quelques semaines
02:33et singulièrement aujourd'hui, dans cette manifestation,
02:36qui, globalement, s'est plutôt bien passée.
02:37Il y a beaucoup de monde.
02:38Oui, mais on l'a toujours dit qu'il y avait du monde, nous.
02:41Vous laissez la gauche accompagner ce mouvement ?
02:45Non, mais vous savez que moi que...
02:46Pourquoi vous n'essayez pas de discuter avec certains responsables de ces manifestations ?
02:52C'est une intersyndicale.
02:53Le gouvernement annonce qu'il va faire une conférence sociale lundi.
02:57Pourquoi vous ne faites pas des propositions vous-même à ces gens qui manifestent ?
03:01On fait des propositions.
03:03Enfin, vous savez, la popularité et la relation que le Rassemble national a avec le monde du travail,
03:07elles sont très fortes.
03:08On fait plus de 50% au premier tour chez les ouvriers et les employés.
03:11On atteint de très bons résultats chez les professions intermédiaires,
03:14les artisans, les commerçants, les chefs d'entreprise.
03:16On est le premier parti dans le monde du travail, depuis très longtemps d'ailleurs.
03:18Non, mais ça c'est vrai, je sais.
03:19Mais concrètement...
03:20Mais le fait que...
03:21Concrètement, on a fait des propositions pour améliorer le pouvoir d'achat
03:25en baissant la TVA sur l'énergie de 20 à 5,5.
03:27C'est 16 milliards d'euros de pouvoir d'achat.
03:29La suppression de la TVA sur 100 produits de pré-necessité,
03:31c'est 6 milliards de pouvoir d'achat.
03:33Donc on est à plus de 20 milliards de pouvoir d'achat.
03:33Mais pas d'augmentation du SMIC, comme l'a rappelé maintenant.
03:36Pourquoi vous estimez que ça pourrait vraiment fragiliser,
03:39entretenir la fragilité des entreprises ?
03:41Parce qu'elles sont déjà fragiles.
03:43Il y a des records de défaillance d'entreprises.
03:45Il y a déjà le chômage qui reprend.
03:47Et les emplois qui, malheureusement, ont une faible valeur ajoutée
03:51sont ceux qui sont payés au SMIC.
03:52Ça ne veut pas dire que ce ne sont pas des emplois importants,
03:53mais ce sont des emplois qui ne créent pas forcément beaucoup de richesses.
03:57En tout cas, la richesse suffisante et l'augmentation de la productivité suffisante
04:00pour payer mieux les salaires fait qu'il y aura du chômage.
04:04Donc c'est facile, effectivement, quand on est des partis d'opposition
04:07comme la gauche qui n'ont pas beaucoup d'espoir, sans doute, de gouverner,
04:09de promettre...
04:10Vous vous opposez donc un coup de pouce sur le SMIC, pour être concret.
04:12Parce qu'on voit bien que la question...
04:14Il y a une augmentation annuelle du SMIC
04:16qui existe, celle-ci, elle est calculée automatiquement.
04:18Mais c'est à la question du coup de pouce.
04:20Ça fait depuis 2012 qu'il n'y a pas eu de coup de pouce au SMIC en France,
04:23donc c'est quand même une vraie question.
04:25Le pouvoir actuel ne l'a pas voulu.
04:28Et là, on voit bien que peut-être que c'est ce qui pourrait être annoncé,
04:31notamment lundi.
04:33Donc vous, vous êtes plutôt contre l'augmentation du coup de pouce.
04:36Personne n'est contre un coup de pouce au SMIC.
04:38C'est comment on le paye, comment on le finance,
04:39comment les entreprises peuvent les payer.
04:41Or, ce que les téléspectateurs doivent savoir,
04:43c'est qu'en fait, on va déjà augmenter.
04:44Enfin, on, le gouvernement a et va augmenter le coût du travail
04:48puisqu'ils ont ce qu'on appelle dégelé l'indexation des allégements de charges.
04:52Ce qui veut dire que l'année dernière, le coût du travail,
04:55en particulier le coût du SMIC, a augmenté de 9 milliards d'euros.
04:58Là, ils vont encore l'augmenter au 1er janvier.
05:00Donc en fait, il y a déjà une augmentation du SMIC.
05:02Les politiques, est-ce qu'on peut se présenter
05:04comme la candidate du pouvoir d'achat
05:06sans être pour le coût du SMIC ?
05:06Parce qu'on fait d'autres propositions.
05:08On fait d'autres propositions.
05:09Et vous savez, la gauche nous attaque très régulièrement sur le SMIC.
05:12Mais moi, je vois bien que nos électeurs, en particulier les salariés au SMIC,
05:15comprennent très bien ce qu'on propose.
05:17C'est-à-dire que promettent tout et n'importe quoi sur le SMIC,
05:20ce n'est pas possible aujourd'hui.
05:21Par contre, augmenter le pouvoir d'achat
05:23en baissant massivement le prix des énergies,
05:25du carburant, de l'électricité, du gaz, du fioul, du bois,
05:28du bois de travail, baisser le prix des alimentations...
05:30Le carburant, là, il baisse.
05:32Comment ?
05:32Entre la prime pour les rouleurs
05:34et les stocks stratégiques qui ont permis une baisse effective.
05:37Avec une mesure du Rasset national.
05:39Parce que je vous rappelle que c'est nous qui l'avons proposé, les stocks.
05:40Il y a six mois, on nous disait que ce n'était pas possible.
05:41D'accord.
05:43Autre mesure sociale qui risque d'être sur la table
05:47dans les prochains jours avec cette conférence sociale,
05:49la prime de Noël sur le RSA.
05:51Vous êtes pour ou vous êtes contre ?
05:53Écoutez, je n'ai pas entendu parler de cette prime de Noël.
05:55Il faut regarder combien ça coûte.
05:56Mais non, mais parce que les primes de Noël...
05:57Monsieur, je dis, qui peut être contre une prime de Noël
05:59pour les personnes qui n'ont pas beaucoup de moyens ?
06:02Non, mais c'est-à-dire que combien ça coûte ?
06:04400 millions.
06:05400 millions, ça me paraît aujourd'hui compliqué
06:07de proposer 400 millions d'euros.
06:08Je veux dire, les comptes de l'État font que ça me paraît compliqué
06:11de promettre des choses, une fois plus, qu'on ne peut pas financer.
06:14Je reviens à...
06:15Je finis quand même.
06:17Les mesures que nous annonçons sont des mesures beaucoup plus importantes.
06:19Une fois plus, je le dis, 20 milliards par les baisses de TVA,
06:23c'est beaucoup plus important que ce que propose la gauche.
06:27D'ailleurs, ils ont refusé de le voter.
06:29La baisse des carburants liée, une fois plus, à la libération des stocks,
06:34je n'ai entendu aucun commentateur, aucun zéro.
06:36Je vais tout écouter, puisque c'est une idée que votre serviteur a proposée,
06:39dire à ceux qui nous écoutent et qui vont bientôt voter,
06:41que ça venait du Rassemblement National, pas un.
06:43Eh bien voilà, c'est dans le débat public.
06:44Oui, oui, d'accord, mais tout le monde le sait, parce que tout le monde le sait.
06:46Ça a été fait avant l'été quand même, déjà.
06:48Je vais juste revenir à l'information que l'on vient...
06:50Les décisions de l'OCDE, ça n'avait pas été fait.
06:51À la réponse, la première réponse du gouvernement, Jean-Philippe Tanguy,
06:56je pense que quand le gouvernement a vu ces manifestations,
06:59peut-être était-ce déjà prévues, extrêmement massives,
07:02eh bien il propose une conférence sociale, lundi, patronat, syndicat.
07:06Est-ce que déjà vous dites que c'est un premier pas ?
07:07Mais moi, tant mieux s'il y a une conférence sociale.
07:09Mais je vous rappelle, il y a un certain nombre de dispositions
07:10que les conférences sociales avaient prises qui n'ont jamais été prises.
07:12Par exemple, vous parliez du SMIC.
07:14Madame Borne, en 2022, en 2023, et après M. Attal, avait dit
07:18qu'il n'y aura plus de minimum de branche inférieure au SMIC.
07:22Là, qu'est-ce qu'on propose ?
07:23Il repropose encore qu'il n'y ait pas de minimum de branche inférieure au SMIC.
07:25Donc ça fait cinq ans qu'ils annoncent le fait
07:28qu'il n'y aurait pas de minimum de branche inférieure au SMIC.
07:30Ils ne l'ont jamais fait.
07:31Qu'ils le fassent, par exemple, voilà.
07:32Mais pourquoi ils ne l'ont pas fait avant ?
07:33Ça, ce sera sur la table lundi.
07:35Oui, mais vous rendez compte, M. Jeudy, que ça fait des années, des années
07:37que ceux qui nous écoutent entendent les syndicats.
07:40Il y a même eu un amendement, je crois, au budget l'année dernière
07:42sur cette question-là et qui a été adopté.
07:45Oui, oui, et ça revient toujours.
07:47Ils ne le font pas.
07:47Donc vous voyez, c'est ça aussi qui fatigue beaucoup les Françaises et les Français.
07:50Ce qui explique, parce que je vous écoute régulièrement, Mme Mabrouk,
07:52qu'il y ait des manifestations aussi massives alors qu'il y a des élections.
07:55Parce qu'on pourrait estimer qu'il y a des élections.
07:56Moi, je trouve, par exemple, c'est inédit.
07:58Oui, c'est inédit.
07:59Vous avez raison, mais c'est parce qu'ils entendent toujours les mêmes engagements
08:04qu'ils ont l'impression, sans doute à juste titre,
08:06qu'il faut se faire entendre plus massivement
08:07et que donc les gens manifestent
08:09et qu'il y a aussi un certain nombre d'angoisse, d'inquiétude
08:11qui vont peut-être au-delà des élections.
08:12Vous savez, par exemple, les questions que pose l'intelligence artificielle.
08:15Vous avez beaucoup de Françaises et des Français,
08:17en particulier les plus jeunes,
08:18qui se demandent s'ils auront encore un emploi,
08:20y compris quand ils ont une qualification.
08:22Quand on a un débouché,
08:24comme un scrutin présentiel qui est l'élection reine dans notre pays,
08:27généralement, on pense que ce débouché
08:28va nous apporter des solutions.
08:30Est-ce que là, vous craignez qu'avec une telle crise sociale,
08:32une partie de ces personnes dans la rue
08:35se disent que le débouché n'est pas l'élection présidentielle ?
08:38Non, je ne me porte pas.
08:39Il y a des gens violents qui ne l'ont jamais pensé.
08:41C'est sûr que quand vous êtes un black bloc,
08:42vous ne croyez pas à la démocratie.
08:44Quand vous êtes un pillard, un voyou,
08:45vous vous moquez de la démocratie.
08:46Mais je crois qu'on peut très bien avoir d'un côté des manifestations,
08:49de l'autre un processus électoral.
08:51Mais je remarque que les syndicats,
08:53que j'écoute avec attention,
08:54en particulier la CGT et la CFDT,
08:56je suis obligé d'écouter dans les médias
08:57puisque ce sont des gens qui refusent pour la direction
08:59de débattre avec le Rassemblement national
09:02pour des raisons qui sont incompréhensibles
09:04puisqu'elles ne sont censées pas se faire de politique.
09:06J'ai entendu dans une chaîne concurrente,
09:07Madame Léon,
09:08c'était chez vous ce matin,
09:09Madame Léon dire dans la même phrase
09:10que ce n'était pas bien que le MEDEF fasse de la politique
09:13en discutant avec nous
09:14et elle a refusé de discuter avec nous.
09:16C'est elle qui fait de la politique
09:17puisque quelqu'un qui discute avec tout le monde
09:18ne fait pas de politique.
09:19Quelqu'un qui discute avec la moitié du spectre politique
09:21fait par définition de la politique.
09:22Que lui diriez-vous si vous deviez discuter avec elle ?
09:25Je dirais pourquoi elle ne soutient pas nos mesures
09:27sur la baisse de la TVA ?
09:28Pourquoi elle ne soutient pas notre mesure
09:29d'augmenter les salaires de 10%
09:30dans un accord d'entreprise
09:32sans charge afférente
09:33pour que les entreprises le fassent sans difficulté ?
09:35En tout cas avec moins de difficulté.
09:36Pourquoi elle ne soutient pas
09:37notre simplification massive contre la bureaucratie ?
09:39C'est-à-dire que si les entreprises ont de l'argent
09:42qui n'est pas gaspillé dans la mise aux normes,
09:44dans la réglementation et dans la surtranscription,
09:47c'est de l'argent qu'elles peuvent mettre
09:48dans les salaires, la formation,
09:49l'achat de machines pour les investissements.
09:51Peut-être qu'elles sont plus enclins
09:53à soutenir d'autres programmes, peut-être, je ne sais pas.
09:55Ça c'est sûr que la CFDT a soutenu M. Macron.
09:58Et Mme Binet aussi, puisque je le rappelle.
10:00Non, non, la CFDT n'a soutenu personne
10:02aux dernières élections.
10:03Ça fait plusieurs années que la CFDT ne soutient personne.
10:05La CGT, oui.
10:06Il y a toujours barrage.
10:07Mais non, non, non.
10:08Moi aussi.
10:08En tout cas, il n'a pas voté pour personne.
10:10Est-ce que c'était la représentation de la gauche
10:12et des gauches aujourd'hui dans les manifestations,
10:13avec peut-être un candidat
10:15qui a plus de mal que d'autres ?
10:16Quel est votre avis ?
10:17Tout à l'heure, vous avez condamné, évidemment,
10:19quand on brûle des effigies de Marine Le Pen
10:22ou d'Emmanuel Macron.
10:23Vous avez un candidat, Raphaël Glucksmann,
10:26qui, quand il va dans une manifestation,
10:27il faut que ce soit très encadré, très préparé.
10:30C'est souvent pas évident pour lui.
10:33Quel signe, quelle révélation,
10:35quel révélateur politique est-ce pour vous ?
10:37Je ne pense pas que M. Glucksmann
10:39soit sensible au mouvement social.
10:41Il n'y a rien dans son programme dessus.
10:43J'essaie d'écouter ce qu'il dit.
10:44J'ai écouté les débats des primaires.
10:45Je n'ai pas entendu M. Glucksmann.
10:48comprendre ce qui se passait dans le monde du travail.
10:49Mais est-ce que pour autant,
10:52il n'aurait pas le droit de manifester ?
10:53Ah bien sûr, il a le droit de manifester.
10:54Parce que les filles, en gros,
10:56on voit bien qu'il interdit de manifester
10:58et il a le droit de manifester.
10:59Mais oui, mais M. Glucksmann...
11:00Là, il y a une personne en France
11:01qui n'a pas le droit, c'est lui.
11:02Mais il n'y a pas que lui.
11:03Moi, j'ai essayé de manifester plusieurs fois à Amiens.
11:05Vous n'avez pas essayé d'y aller,
11:06alors que lui, il essaie d'y aller.
11:07C'était la fin de ma phrase, M. Glucksmann.
11:09J'ai essayé d'y aller plusieurs fois,
11:10manifester à Amiens.
11:11Parce que j'ai quand même mon suppléant
11:12qui a dirigé un syndicat Picard
11:14pendant quand même 40 ans.
11:15Donc, si vous voulez,
11:16on a quand même une petite légitimité
11:17quand on a dirigé un syndicat ouvrier
11:19pendant 40 ans
11:20de pouvoir aller à une manifestation.
11:21On n'a plus le droit d'y aller.
11:21Je peux y aller.
11:22Quand c'est à Doulan, à Corby,
11:24dans des villes, comment dire,
11:26de moindre importance démographique qu'Amiens
11:28et où les syndicats sont beaucoup moins sectaires.
11:29Mais dès qu'on arrive dans une ville
11:30comme Amiens ou Paris,
11:31je n'en parle même pas,
11:33la gauche, l'extrême-gauche,
11:34les filles, mais pas seulement,
11:35les verts, les communistes,
11:36interdisent au Rassemblement National
11:38de venir manifester,
11:38tout en nous disant,
11:39c'est ça qui est quand même intéressant,
11:40tout en nous disant ensuite
11:41que le Rassemblement National
11:42n'est pas une manifestation.
11:43Donc, ils nous interdisent de venir
11:44et après, ils disent
11:45qu'on n'est pas une manifestation.
11:45Avec Dominique Rizet,
11:46on voudrait vous faire réagir
11:47à ce qui s'est passé
11:48près de Toulouse, Dominique,
11:50dans ce lycée quand même.
11:51C'est assez...
11:52C'est inacceptable,
11:54insupportable et très inquiétant.
11:55Une opération commando ce matin,
11:577h50, dans un lycée à Toulouse,
11:58vous avez vu,
11:59trentaine de personnes
12:00qui ont d'abord attaqué le lycée
12:02avec des mortiers d'artifice
12:03et qui ensuite l'ont incendié.
12:07Comment vous réagissez ?
12:08C'est révoltant.
12:09Et puis, on est indigné.
12:12Nous avons peu de moyens.
12:13Nous avons besoin
12:13de nos établissements.
12:15Les lycéens ont besoin
12:16de préparer le bac.
12:17Le personnel éducatif
12:18perd son travail.
12:19En plus, je crois
12:20qu'ils se sont attaqués aussi
12:21à du matériel
12:23pour des élèves
12:24ou des personnes
12:24en situation de handicap.
12:25Il y a une forme d'impuissance.
12:26On dit que c'est inacceptable.
12:28Déjà, il y a une forme de nihilisme
12:29parce que la première
12:31des responsabilités,
12:32ce sont les voyous
12:32et les délinquants
12:33qui ont fait cela.
12:34Il y a une forme de nihilisme,
12:35de mépris de l'intérêt public,
12:37de mépris des jeunes eux-mêmes,
12:38de mépris de tout le monde,
12:39des gens qui ne sont
12:40que dans le nihilisme
12:41et la destruction.
12:42Et effectivement,
12:43on a un gouvernement
12:45qui n'est pas capable encore.
12:46Je veux dire,
12:46on a eu un lycée à Nantes
12:47qui a brûlé il y a un mois.
12:49Donc, ils n'ont pas mis
12:49les dispositifs nécessaires
12:50à la surveillance
12:51qui était effectivement
12:52le lycée Nesson Mandela à Nantes
12:53qui était un très beau lycée.
12:54Et en plus,
12:54à ce moment-là,
12:59là, je n'ai pas eu l'information
13:01s'il y avait des gens...
13:01Votre regard sur la loi
13:02casseur-payeur ?
13:03C'est une loi
13:04qu'on soutient depuis très longtemps
13:05qui ne va pas assez loin,
13:06mais on l'a quand même votée au Sénat.
13:07Elle ne va pas assez loin,
13:08pourquoi ?
13:09Qu'est-ce qu'il faudrait faire encore ?
13:10Il faudrait élargir encore davantage
13:12la responsabilité des personnes
13:13qui sont présentes
13:14au moment de ces casses
13:15et au moment de ces pillages.
13:16Il faudrait aller plus loin
13:17dans le fait
13:18qu'ils doivent payer
13:18toute leur vie
13:19ces pillages et ces casses
13:21et que les familles,
13:22si les personnes sont mineures,
13:24devraient être
13:25directement responsables,
13:26payées,
13:29Alors, payer, qui va payer ?
13:31C'est aussi la question
13:32autour du budget.
13:33On voudrait vous interroger
13:34parce que c'est, je crois,
13:35Bruno, totalement inédit.
13:37On peut dire que c'est un vrai
13:38cauchemar pour le gouvernement.
13:39Ce qui s'est passé hier soir,
13:40c'est vrai que c'est assez nouveau,
13:41donc zéro voix pour la moitié
13:44du projet de budget du gouvernement.
13:47Comment on sort de cette affaire ?
13:49Puisque vous aviez laissé entendre
13:50que vous pourriez éventuellement
13:52laisser passer ce budget
13:53en ne vous associant pas à un 49-3,
13:55comment on sort d'une situation
13:56de blocage comme c'est le cas
13:58actuellement sur le budget ?
13:59Mais en soi,
14:00que le gouvernement soit bloqué,
14:01pour moi,
14:01ça n'a pas d'importance.
14:03Le problème,
14:03c'est que la France est attaquée
14:04sur les marchés financiers
14:05et qu'aujourd'hui,
14:06l'absence de décision
14:07ou des péripéties politiques
14:09ou politiciennes
14:10à quelques semaines
14:11ou quelques mois des élections
14:12pourrait nous faire basculer
14:13dans un autre monde
14:14dont parlait Mme
14:17Verdier-Mollinier,
14:18pardon,
14:18juste avant,
14:19c'est-à-dire une attaque massive
14:21de la France sur les marchés,
14:22un effet boule de neige
14:23de la dette,
14:23une charge de la dette
14:24qui fait que,
14:25quel que soit,
14:25juste le fini,
14:26quel que soit,
14:27y compris la gauche,
14:27si elle devait gagner malheureusement
14:28les élections,
14:29devrait payer.
14:30Donc, c'est les Français
14:31à la fin qui vont payer.
14:32Donc, nous,
14:32on a fait une proposition.
14:33Oui, à ce sujet, justement.
14:34Pourquoi aujourd'hui,
14:35Jordan Bardella demande
14:36l'inscription à l'ordre du jour
14:38d'une proposition de loi
14:39du Rassemblement national
14:41pour inscrire la règle d'or
14:44dans la constitution ?
14:44C'est un coup de com'
14:45ou ça a réellement
14:48des chances de se faire ?
14:49Vous y croyez vraiment ?
14:50Oui, oui,
14:50c'est-à-dire que les délais,
14:52c'est assez court à faire adopter.
14:54C'est le seul moyen de forcer
14:54la baisse de la dépense
14:56parce qu'une des raisons du fait,
14:57que ce budget a été refusé hier,
14:59c'est qu'une fois plus,
15:00le gouvernement ne baisse pas
15:01la dépense publique,
15:02recrute encore des fonctionnaires.
15:0344 milliards,
15:04il affiche pour son budget,
15:06son projet de budget.
15:07Oui, mais ça, c'est des manipulations
15:07comptables qui seraient trop longues
15:08à expliquer.
15:09À la fin,
15:09les dépenses augmentent en volume,
15:11c'est-à-dire même quand vous
15:12neutralisez l'effet de l'inflation,
15:13les dépenses augmentent.
15:14Il y a des recrutements
15:16de fonctionnaires
15:17dans toutes les administrations,
15:18territoriales,
15:19Etats,
15:20et Etats à travers les agences.
15:21Donc, en fait,
15:22ils sont incapables
15:23de faire des économies.
15:23Donc, la règle d'or,
15:24c'est pour obliger
15:25le gouvernement
15:26à présenter une trajectoire
15:28de désendettement
15:28et aussi à empêcher la gauche
15:30de dégrader la copie
15:31en séance.
15:32Et c'est donc
15:32votre projet présidentiel.
15:34Parlons justement
15:34de la campagne.
15:35Les sondages se suivent
15:36et se ressemblent
15:37aussi pour le bloc central
15:38avec aucun des candidats
15:40de la droite
15:40et du centre qui émergent.
15:41David Lissnard,
15:42ici même sur ce plateau,
15:44s'est prononcé
15:44pour un ni-ni,
15:45ni RN,
15:47ni macroniste
15:48et il appelle Éric Ciotti,
15:49votre allié,
15:49à le rejoindre.
15:51Que lui répondez-vous ?
15:52Non, mais c'est une blague
15:53puisqu'il n'est pas un ni-ni
15:53puisqu'il veut faire une primaire
15:55avec Gabriel Attal.
15:56Oui.
15:57Il est quoi Gabriel Attal ?
15:58Il est macroniste
15:58et Édouard Philippe,
15:59il est quoi ?
15:59Il est macroniste.
16:00Et M. Lissnard lui-même
16:02était macroniste en 2017.
16:03disait qu'il est que si Édouard Philippe
16:05gagne, il ne le soutiendra pas.
16:06C'est vrai que quand M. Lissnard
16:07fait beaucoup de plateaux
16:08sur toutes les antennes,
16:09c'est marrant,
16:09il est très peu interrogé
16:11sur le fait qu'il ait soutenu
16:12M. Macron au premier mandat,
16:14qu'il dirige l'AMF
16:16avec la gauche,
16:18qu'il ait besoin d'ailleurs
16:18de la gauche
16:19pour garder son poste
16:20à l'AMF
16:21et que maintenant,
16:22il avait dit qu'il ne voulait
16:23pas de primaire
16:24avec Gabriel Attal
16:25et Édouard Philippe
16:25et maintenant,
16:26qu'il a peut-être une chance
16:26de gagner cette primaire,
16:28tant mieux pour lui d'ailleurs,
16:29il veut bien
16:30de Attal et Philippe.
16:30Sur la primaire,
16:31il l'a toujours demandé.
16:32Je ne crois pas avec Attal.
16:33Oui, on va vérifier avec Attal,
16:34mais c'est vrai.
16:35Avec Attal, peut-être qu'il y a
16:36un doute là-dessus.
16:38Il a plutôt été pour la primaire
16:40tout en disant
16:41que cette ambiguïté
16:43qu'il ne soutiendrait pas
16:45le vainqueur de la primaire,
16:47si ce n'était pas lui.
16:48Non, mais ça ne veut rien dire.
16:49Soit vous faites une primaire
16:49et vous faites campagne ensemble
16:50parce que vous estimez
16:51que vous avez une même doctrine,
16:54soit vous ne faites pas de primaire.
16:55Ça veut dire quoi ?
16:55Il veut prendre de l'argent,
16:57il veut gagner une cagnotte ?
16:58Je suis d'accord avec vous,
17:00mais pour revenir à la question de...
17:01Et surtout,
17:01je n'ai toujours pas compris,
17:02mais plus grave,
17:03parce qu'on fait,
17:03bon,
17:04toutes ces histoires,
17:05je m'en fiche,
17:06mais la vraie question,
17:07c'est pourquoi
17:09il ne veut pas faire alliance
17:10avec Marine Le Pen.
17:11Moi, je ne comprends pas.
17:11Mais ils ne se sont pas rencontrés ?
17:12Je ne sais pas.
17:13Marine Le Pen et David Lissnard ?
17:15Je ne sais pas,
17:15je ne crois pas.
17:15Il me semble.
17:16Écoutez,
17:17moi, je ne suis pas au courant,
17:18mais en tout cas,
17:18je ne comprends pas
17:18ce qu'il dit Eric Ciotti
17:20de rompre son alliance.
17:21Je peux vous répondre.
17:21Il estime que le programme économique
17:23est totalement antinomique,
17:25le sien et le vôtre.
17:26Oui, mais il peut dire des choses,
17:27mais c'est faux.
17:27Donc, j'aurais bien savoir
17:28concrètement ce qui nous...
17:29Vous et M. Lissnard,
17:31qui représentent le libéralisme
17:32sur Taminé et Marine Le Pen,
17:34on dirait que ce n'est pas
17:34le même programme économique.
17:35Mais non, mais parce que M. Lissnard,
17:35il a des postures,
17:36il a droit de les avoir.
17:37Bon, il faudrait quand même remarquer
17:39qu'il a répondu sur la plage de Cannes
17:40sur le sable des produits
17:42contre le Covid.
17:42Je ne suis pas sûr
17:42que ce soit très libéral,
17:43si vous voulez,
17:44quand on en est à répondre
17:45sur le sable des produits
17:46contre le Covid,
17:47je n'ai pas trop compris
17:47où être libéral.
17:48C'est un problème sanitaire,
17:49je ne suis pas sûr
17:49que ce soit un problème
17:49de doctrine économique.
17:51C'est quand vous estimez
17:51que l'État doit intervenir nulle part,
17:53mais par contre que la commune
17:54doit arroser le sable
17:56pour enlever le Covid.
17:57Lui, il est pour la tronçonneuse.
17:58Vous êtes pour tout garder.
17:59Non, on a annoncé
18:00le plus grand plan d'économie
18:01que la France ait fait
18:02depuis le général de Gaulle,
18:03une trajectoire de réduction
18:04des dépenses de 140 milliards.
18:06Je n'ai pas entendu
18:06David Lissnard proposer
18:07quoi que ce soit là-dessus
18:08de concret.
18:09Parce que dire
18:09qu'on sort la tronçonneuse,
18:10ok, mais une fois de plus,
18:11on ne la sort jamais
18:12avec M. Lissnard
18:13la tronçonneuse.
18:13Parce que notamment
18:13quand il défend
18:14les collectivités territoriales
18:15tout le temps systématiquement
18:16et qu'il refuse
18:17de faire la moindre...
18:17Il est président
18:18de l'Association des maires de France.
18:19Très bien.
18:20Donc comme on est président
18:21de l'Association des maires de France,
18:22on doit autoriser
18:22la mairie de Paris
18:23à faire n'importe quoi.
18:24On doit autoriser
18:25la mairie de Lyon
18:25à faire n'importe quoi.
18:26Marseille, Nantes, Rennes, Lille,
18:28toutes les métropoles
18:29qui dépensent n'importe quoi.
18:30Ni Emmanuel Macron,
18:31ni les macronistes,
18:32ni l'ERN.
18:33Et Bruno Rotailleau...
18:33D'ailleurs, je voudrais
18:34quand même signaler
18:34qu'il s'est passé quelque chose
18:35de très grave
18:35à la mairie de Paris aujourd'hui.
18:37Dans le Parisien,
18:37on a quand même appris
18:38que des faux plannings
18:40avaient été donnés
18:40à la justice
18:41pour couvrir
18:43des animateurs
18:43accusés de pédocriminalité
18:45et d'accrétion sexuelle.
18:46Et j'espère
18:47qu'on brisera le silence.
18:48Et je remercie le Parisien
18:49de l'avoir fait
18:50parce que ce n'est pas facile.
18:51Il y a une commission
18:51d'enquête parlementaire au Sénat.
18:52Oui, c'est très bien,
18:54mais il y a la justice.
18:55Et donc, si la mairie de Paris,
18:57comme le dit vos collègues
18:58du confrère du Parisien,
18:59a transmis
18:59des faux plannings
19:01qui ont permis
19:02à des criminels
19:03qui auraient attaqué
19:04à travers les enfants,
19:05ce serait d'une gravité ordre.
19:06Ce serait d'une gravité ordre.
19:08Eh bien, vous ne croyez pas
19:08si bien dire
19:09parce que si...
19:10Je n'ai pas eu accès
19:11à l'article du Parisien.
19:12J'ai vu que
19:12quelques éléments
19:14repris ici ou là,
19:15mais je lirai
19:15à l'article du Parisien.
19:16Et je pense que
19:17les députés du Rassemblement national
19:18et Marine Le Pen
19:19s'est exprimé ce soir
19:21feront le nécessaire
19:21pour briser le silence
19:23sur une des affaires
19:24les plus graves
19:25qui est touchée les enfants.
19:26En parlant de justice,
19:27la réponse judiciaire
19:28après les cases
19:29du 17 octobre,
19:31la réponse judiciaire,
19:32vous en pensez quoi ?
19:34Écoutez,
19:35ça dépend des ressorts judiciaires.
19:37Il y a quand même
19:37beaucoup d'endroits
19:38où les gens sont très choqués
19:39avec des peines
19:40qui ne correspondent pas
19:40à la gravité des faits.
19:41Avec un certain nombre de...
19:43J'ai entendu par exemple...
19:44Il y a plus d'une centaine
19:45de personnes
19:46qui sont en prison quand même.
19:47Oui, mais enfin,
19:48je pense que ça ne correspond pas
19:49à la gravité
19:49de ce qui s'est passé.
19:50Mais je vais vous dire,
19:51le problème,
19:51c'est que les prisons sont pleines.
19:52Et ça,
19:52le Rassemblee National
19:53le dit depuis longtemps.
19:54Est-ce qu'il y a
19:55un laxisme judiciaire ?
19:56Oui,
19:56mais moi je vois bien
19:57au ressort de Damien,
19:59quand la prison d'Amiens
20:00est pleine
20:01et que le procureur
20:02et les juges
20:03savent que la prison est pleine,
20:04qu'est-ce que vous voulez
20:04qu'ils fassent ?
20:05Vous ne pouvez pas inventer
20:05des places de prison ?
20:06Trois questions pour conclure.
20:08Édouard Philippe
20:08qui maintient ses propos
20:10sur le lien
20:11entre les Français
20:13issus de l'immigration,
20:14certains Français
20:14issus de l'immigration
20:15et la responsabilité
20:16dans les pillages.
20:17Raciste,
20:18dit Jean-Luc Mélenchon.
20:20Qu'en pensez-vous ?
20:20Aujourd'hui,
20:21M. Mélenchon,
20:23toute déclaration
20:23devient raciste.
20:25Je veux dire,
20:25le seul qui a mis
20:26le concept
20:27de raciser
20:28dans le débat public,
20:29c'est M. Mélenchon.
20:30Donc,
20:30la seule personne
20:31qui fait de l'ethnie réelle
20:32ou supposer
20:32un critère politique
20:33aujourd'hui,
20:34c'est M. Mélenchon.
20:35Et je ne parle même pas
20:35des dérapages
20:37pour être resté poli
20:38sur l'antisémitisme.
20:39Comment il sait
20:40qu'il y avait des Français
20:40issus de l'immigration
20:41dans ces pillages ?
20:42Écoutez,
20:43moi je le sais,
20:43mais ce n'est pas
20:44l'apparence.
20:44Mais comment vous le savez ?
20:45Parce que vous écoutez
20:46la façon
20:47dont il s'exprime.
20:49Oui ?
20:50C'est une façon
20:50dont quelqu'un s'exprime,
20:52vous pouvez savoir
20:52qu'il vient d'un bon lieu.
20:53Excusez-moi,
20:53quand j'ai grandi en bon lieu,
20:54je suis arrivé à Henri IV,
20:55est-ce que je parlais
20:55de la même façon
20:56que les gens
20:56qui avaient grandi
20:56dans le cinquième arrondissement ?
20:57Non.
20:58Donc c'est ridicule.
20:59Il y a une façon
20:59de parler dans certains quartiers
21:01qui n'est pas la façon
21:01de parler au centre de Paris.
21:03Et si on n'est pas capable
21:04de dire ça,
21:05c'est ridicule.
21:05Voilà.
21:13qu'il y a des codes
21:14dans les banlieues,
21:14je veux dire,
21:15il y a des arts des banlieues,
21:16ça peut être positif
21:17et ça peut être négatif.
21:19Et il y a des vidéos,
21:20c'était ça la fin de ma phrase,
21:21qui ont été reprises
21:22sur des réseaux
21:23et on voit bien
21:24où ces vidéos sont diffusées,
21:25où ces vidéos sont reprises.
21:26Tout ça peut être suivi,
21:27tout ça est analysé,
21:28tout ça est grotesque.
21:29Mais je vous rappelle,
21:30parce que j'ai été
21:30beaucoup critiqué
21:31par une certaine droite,
21:33notamment par M. Zemmour,
21:34que je n'ai jamais réduit
21:35les pillages aux Français
21:37ou issus de l'immigration
21:39parce qu'on voit aussi
21:40dans les vidéos
21:40des bons bobos,
21:41des beaux quartiers
21:42qui sont allés faire
21:42leur marché avenue Montaigne.
21:44Donc je n'ai jamais réduit
21:46ce qui s'est passé
21:47aux Français
21:48issus de l'immigration.
21:49Mais ne pas vouloir en parler,
21:50c'est ridicule.
21:51M. Tanguy, s'il vous plaît,
21:52si vous pouvez apporter
21:52des réponses pour...
21:53Il y a aussi beaucoup
21:53de Français issus de l'immigration
21:54qui ont été attaqués, ruinés,
21:56qui ont vu leur voiture brûler.
21:57Les SMS d'Emmanuel Macron
21:58révélés dans un livre
21:59au sujet du Rassemblement national,
22:01voici ce qu'il écrit,
22:02ces gens qui sont dingues,
22:03dangereux.
22:04La machine veut du sang,
22:05elle veut le RN,
22:06elle veut du sang,
22:07il faut être fou
22:07pour ne pas le comprendre,
22:08ces gens qui sont dingues
22:09et qui sont dangereux.
22:10Parlons de vous, entre autres.
22:13Écoutez, je pense que
22:14quand on voit le bilan
22:15de M. Macron,
22:16un certain nombre
22:16de comportements,
22:18je pense qu'il s'y parle
22:19de lui-même.
22:20Et pour conclure,
22:21venu couvrir la présentation
22:22du nouveau livre
22:22de Jean-Dane Bardella
22:23mercredi soir à Paris,
22:24un journaliste de Mediapart
22:25a été refoulé à l'entrée
22:26par le Rassemblement national
22:27qui a invoqué
22:28la nature privée de l'événement
22:29auquel de nombreux autres médias
22:31étaient pourtant crédités.
22:32Il y a eu ensuite
22:33une sorte de solidarité
22:36mais aujourd'hui de faire un tri ?
22:38Non mais M. Mediapart
22:39s'était enregistré
22:41sous une fausse identité,
22:42pas comme un journaliste.
22:43Donc quand vous avez
22:43ce genre de comportement,
22:46comment dire,
22:46c'est eux le problème.
22:47Le retournement
22:48sur cette capacité Mediapart
22:49à très mal se comporter
22:51pas comme des journalistes
22:52et ensuite jouer aux victimes,
22:53c'est déplorable
22:54mais le lancement
22:55s'est très bien passé
22:55avec des journalistes.
22:56Vous ne pensez pas
22:56qu'il ne faudrait plus éviter
22:57quand même de faire du tri
22:58parmi les journalistes ?
23:00Il faut toujours éviter
23:00de faire du tri
23:00mais aussi les journalistes
23:01c'est fondamental comme liberté.
23:03Absolument,
23:03mais il ne faut pas non plus
23:04que les journalistes confondent
23:05leur noble métier
23:06avec du militantisme
23:07et Mediapart est aujourd'hui,
23:09je le regrette par rapport
23:10à la déontologie
23:11et à l'ambiance de campagne,
23:12dans un militantisme
23:14contre le rassemblement national
23:15et par contre
23:16le lancement s'est très bien passé
23:17et c'est un excellent livre
23:18que je vous invite à lire
23:19pour comprendre
23:20comment Jordan Bardella
23:21voit sa fonction
23:22de Premier ministre
23:22et sa relation avec les Français.
23:24Il était à Nimbomont ce soir
23:25et il fera une tournée en France.