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Pour cette 26ème édition des Championnats du monde de montgolfières, 101 pilotes venus de 31 pays différents se retrouvent à Krosno, en Pologne. Parmi eux, 9 Français, dont le champion en titre, s’apprêtent à défendre les couleurs tricolores. Au fil des vols, suivez leurs performances et les coulisses d'une compétition où précision, stratégie et maîtrise sont essentielles.
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00:01Chaque pilote rêve d'être champion du monde.
00:04C'est le Graal de tout compétiteur.
00:05Se comparer parmi les meilleurs pilotes au monde avec des grandes figures de l'aérostation.
00:10On vous a les rire mais on ne maîtrise pas grand chose en fait.
00:12Et diriger quelque chose qui ne se dirige pas c'est quelque chose qui est assez fabuleux.
00:15Ce qui va faire la différence c'est le mental.
00:17D'arriver à amener le ballon sur une cible au milieu de dizaines de ballons, c'est vrai que c
00:21'est toujours satisfaisant.
00:22C'est un français qui est champion du monde donc la coupe on va essayer de la ramener une deuxième
00:27fois à la maison.
00:27Remettre le titre en jeu non ce n'est pas un stress parce que ça fait deux ans que je
00:31rumine ça.
00:31Et en fait être champion du monde ça ne veut pas dire on est le meilleur du monde.
00:34On voit bien qu'avec les dernières années qui se sont écoulées c'est plus de la chance.
00:38Là il y a une équipe de France, il y a une expérience qui paye.
00:41Qui veut être champion du monde ? Ils ont tous le même nom en disant moi.
00:53Ce week-end de stage d'équipe de France et ce discours j'en rêve depuis un an et demi.
00:57Pour nous vous êtes des athlètes tout aussi important que ceux des Jeux Olympiques.
01:00Vous représentez la France et dans 15 jours ça sera la première fois qu'on a 9 pilotes de l
01:04'équipe de France.
01:04Vous avez tous les moyens d'avoir la médaille d'or individuelle et la médaille d'or par équipe.
01:08Il ne faut avoir porte personne, votre seul ennemi c'est vous-même.
01:11Là les coachs vous le diront.
01:12Et on voulait vous enlever et Viviane a énormément commencé.
01:14tous les aspects logistiques, matériels et vous soulager financièrement.
01:18Grâce à l'ANS et grâce au stage ici.
01:20Pour que vous n'ayez qu'à vous focaliser sur la compétition.
01:23J'en profite pour dire bienvenue à Stéphane Bolz.
01:25Il m'a passé un coup de fil, on a discuté en une heure.
01:27Et il a dit un truc, il a dit j'ai arrêté la compétition.
01:30Et bien j'aimerais bien redonner un peu de mon expérience.
01:32Ça pourrait peut-être apporter quelque chose.
01:33Champion d'Europe en 1998.
01:35Et troisième au championnat du monde en 2008.
01:37Donc merci de venir bosser un peu avec les jeunes.
01:45Je sais ce qu'un pilote peut attendre d'un coach.
01:48Puisque j'ai pu par le passé en bénéficier de façon non fédérale.
01:53C'est à dire des conseils de placement du ballon par rapport aux cibles.
01:57Je donne des informations pour que le pilote dise je dois descendre.
02:01Mais je lui dis pas descend, je lui dis pas monte.
02:04Et puis merci à Clément d'avoir accepté d'être capitaine de l'équipe de France.
02:07Parce que dans l'idée que j'en avais et d'autres avaient.
02:09Un capitaine en vol avec tout le monde c'est comme un capitaine sur un terrain de foot.
02:12Un coach au sol c'est comme un Didier Deschamps qui est au sol.
02:15Ça permet de structurer.
02:16J'avais aussi l'envie de rendre quelque chose à l'équipe de France.
02:20C'est à dire si j'étais champion du monde il y a deux ans.
02:22C'est parce qu'à un moment donné surtout sur les derniers vols.
02:24Ils ont volé pour moi.
02:26Ils m'ont ouvert la route pour que je perde le moins de points possible.
02:28Et que j'optimise mes chances d'être champion du monde.
02:30Ben c'est grâce à eux.
02:31Donc j'ai envie aussi de leur rendre.
02:33Et c'est pour ça que j'avais demandé à ce que tout le monde soit d'accord.
02:35C'est que si je le fais il faut que ça apporte quelque chose pour l'équipe de France.
02:39Sinon ça n'a aucun intérêt.
02:40La discipline ballon à air chaud a été reconnue de haut niveau.
02:43Ce qui signifie que quelque part c'est l'arrivée dans la grande famille du sport français.
02:49Ça a entraîné l'écriture d'un projet de performance fédérale.
02:52Qui a été validé par l'agence et par la direction des sports.
02:56Et donc maintenant c'est une discipline qui est éligible à un vrai accompagnement de l'Etat.
03:01Pour qu'il soit de plus en plus performant.
03:04Stéphane est sur la partie coaching pilote, coaching prépa mental, accompagnement stratégie.
03:11Clément capitaine d'équipe en second avec Stéphane.
03:17L'idée ce soir c'est d'avoir différents temps pour se synchroniser.
03:20Alors ce week-end on a réuni tous les participants au championnat du monde.
03:25Qui aura lieu dans 15 jours en Pologne.
03:27Pour une répétition générale en fait.
03:29Ces dernières années on a constaté qu'on arrivait deux jours avant le championnat mais qu'on n'était pas
03:33prêt.
03:33Donc l'idée là c'est de pouvoir caler tout le monde.
03:35La logistique, l'organisation, le matériel de secours.
03:39Donc des aspects un peu techniques.
03:40Mais caler aussi tout ce qui va être stratégie, processus, comment on va gérer les situations.
03:46Mais c'est aussi préparer mentalement l'équipe à être prête à accepter d'être premier et champion du monde.
03:52Et ce qu'on veut c'est que quand vous verbalisiez je veux être champion du monde, il n'y
03:57a rien qui va vous gêner.
03:59Il n'y a pas une once de votre inconscient qui vous dit c'est pas ok ou qui je
04:05suis pour mériter ça.
04:06Et j'aimerais que vous notiez un ou deux échecs de votre vie sportive ou même de votre vie privée
04:12en dehors.
04:13à au moins un an, vous le notez et ensuite vous allez me noter six bénéfices d'avoir vécu ça.
04:23Alors moi c'est 2023.
04:25Ouais.
04:26Alors je ne savais pas si c'était vraiment ça que mes chèques mais on a fait un peu de
04:31job.
04:31Ouais.
04:31Un an après le changement de résultat.
04:36Ouais.
04:36Et ce que j'en ai ressorti c'est un peu de rager dans l'envie de vengeance de refaire
04:43un peu de job.
04:44Nickel, relis ça à un truc très concret dans ton histoire quoi.
04:46Et note le.
04:47Tu vois pour être vraiment factuel dans la matière quoi.
04:50Pas juste un concept abstrait quoi.
04:52Alors moi j'ai fait déjà deux championnats du monde junior.
04:55Donc c'est des pilotes de moins de 30 ans.
04:57Et donc là c'est mon deuxième championnat du monde entre guillemets senior.
05:00J'avais participé en 2024 au cheval du monde qui était mon premier.
05:04On avait terminé onzième sur 120 pilotes.
05:07C'est choisir qui devenir en une phrase plutôt que chercher à obtenir.
05:12Se concentrer sur l'être et pas sur l'avoir.
05:16On peut quand même dire que s'ils reviennent bredouilles ça sera plutôt une déception parce qu'ils mettent la
05:20barreau.
05:21Voilà donc ce qui est bien c'est qu'il y a plusieurs cartouches.
05:23Il y a plusieurs pilotes qui peuvent être performants donc on verra bien.
05:47Quand on arrive ici mentalement on est solide parce qu'on est 43 personnes une seule équipe.
05:51Tous le maillot, la marinière bleu blanc rouge.
05:55Psychologiquement c'est bon pour l'équipe mais il y a aussi un deuxième aspect.
05:58C'est que psychologiquement on nous voit.
06:00Ça peut impressionner, ça peut faire peur aux autres et ça, ça fait partie du game.
06:18La compétition de Montgolfière c'est une régate en l'air.
06:21Il y a énormément de parallèles entre la voile et l'aérostation.
06:26Dans les deux cas il y a du matériel, il y a une voile, il y a le vent, il
06:31y a de la météo, il y a un équipage.
06:34On est un ballon à air chaud donc on se déplace avec le vent.
06:37La seule maîtrise qu'on a c'est de monter ou de descendre.
06:39Tout le jeu de la compétition c'est d'arriver à trouver la bonne couche de vent pour aller au
06:42bon endroit dans la direction de la cible.
06:46Grossièrement il y a les cibles physiques au sol et les cibles 3D qui vont être en l'air.
06:52Donc invisibles, j'ai envie de dire pour ceux qui sont au sol.
06:55Les cibles physiques au sol c'est une grosse croix dans un champ.
06:58On va essayer de lâcher un petit marqueur au plus proche de la cible et celui qui est le plus
07:03proche avec le plus de points.
07:04Les cibles 3D donc ça peut être un point à une coordonnée qui va être à une altitude définie.
07:10Et ensuite on peut avoir des épreuves où on va devoir faire un maximum de distance dans une aire définie.
07:19En fait chaque épreuve a sa particularité et ce qui rend la chose un peu plus complexe c'est quand
07:24par vol on va devoir réaliser 6 ou 7 épreuves.
07:27Il y a toute une stratégie qui peut être mise en place en fonction des épreuves bien évidemment.
07:31Par épreuve on peut faire un maximum 1000 points et à la fin de la semaine on fait un total.
07:35Celui qui a le plus de points il gagne.
07:45Là il est 5 heures du matin.
07:47Les portes du briefing sont censées s'ouvrir pour nous mais elles ne le sont pas.
07:51Donc du coup on est sur notre téléphone à regarder la feuille d'épreuve qui est en ligne pour préparer
07:57quoi.
07:57Parce que si on lit pas ça même en le lisant on fait des conneries.
08:01Donc voilà.
08:02Si en plus on la lit pas donc on la lit.
08:04Donc ça nous dit quoi faire ce matin.
08:06Où le faire.
08:09Et puis voilà donc bah...
08:11Bah on a froid.
08:12On aimerait bien rentrer.
08:20Alors en tant que directeur des vols.
08:23Je prépare les vols.
08:24Je prépare les épreuves.
08:25Je mets tout ça sur une fiche d'épreuve.
08:27Et qu'on va distribuer et présenter aux pilotes juste avant le vol.
08:31On fera un point météo avec l'équipage météo.
08:35On explique un peu les épreuves.
08:37Il y a peut-être encore des questions.
08:38On va répondre aux questions.
08:40Et top c'est la sortie pour le vol.
08:51Bah nous on va direct sur la première cible qu'ils vont faire.
08:54Pour les aider.
08:55Eux ils vont aller chercher un terrain de décollage.
08:58En amont de cette cible.
09:01A au moins 3 km je crois.
09:04Deux kilomètres.
09:04Deux kilomètres.
09:06Pour décoller.
09:07Et venir sur la cible sur laquelle on va les attendre.
09:10Pour les guider.
09:11Si on peut.
09:16Sur la stratégie on en a un peu discuté avec l'équipe de France.
09:18Et on s'était mis d'accord quand même.
09:20De décoller assez tôt.
09:22100...
09:234 montgolfières.
09:24Pas sur les mêmes points de passage.
09:26Bah ça crée des bouchons.
09:27Et une montgolfière ça prend de la place.
09:28Donc quand il y en a 80 bah il y a plus de place quoi.
09:30Et moi je suis parti le premier.
09:31Mais du coup j'étais le premier premier.
09:33C'est à dire.
09:33Je tourne la tête.
09:34Et je suis le seul ballon en l'air.
09:36Ca fait un peu bizarre.
09:37Parce qu'on se dit mais où sont les autres.
09:38Je vois même pas la première cible.
09:40Parce qu'il y a du brouillard.
09:41Donc là il y a deux minutes de.
09:42Ouh là.
09:42Je sais pas ce que je fais.
09:44C'était un vol assez long.
09:45On a volé presque 3h.
09:483h20.
09:48On a fait des approches sur des cibles.
09:50Bon qui étaient pas parfaites.
09:51Mais en tout cas suffisantes.
09:52Pour être dans le jeu.
09:53Après on a très bien joué.
09:54Sur toutes les épreuves 3D.
09:55Et ça a plutôt bien payé.
09:56Donc pour le dimanche matin.
09:58Cette journée là.
09:59Je m'en souviendrai toute ma vie.
10:00Pour moi c'était le plus beau vol de compétition.
10:02Que j'ai fait.
10:03Depuis que je fais de la compète.
10:05Il y avait des très bonnes informations.
10:07Des équipes au sol.
10:09Avec une cohérence.
10:11Entre ce que nous on vivait dans le ballon.
10:13Et ce qui était annoncé avec les équipes au sol.
10:14Ce qui fait que.
10:15Avant d'arriver sur les cibles.
10:16On avait déjà un peu le schéma qui se dessinait.
10:19Un peu les moments où on devait descendre ou pas.
10:22Donc on peut donner des conseils au sol.
10:24Sur la direction du vent.
10:25Alors c'est tout simple.
10:26On a une canne à pêche avec un fil.
10:27On lâche un ballonnet à 20, 30, 40 mètres.
10:29On regarde au compas.
10:30On dit.
10:30Il y a du 220 degrés.
10:32Du 230 degrés.
10:33Le vent est rapide.
10:34Etc.
10:34Tous ces gens.
10:36Sont très importants pour la performance de l'équipe.
10:41En équipe support.
10:42C'est la première année pour moi.
10:43Puisque en fait.
10:44Le pilote avec lequel je vole d'habitude.
10:47Malheureusement.
10:48Ne pouvait pas faire les championnats du monde cette année.
10:51Donc.
10:52J'ai proposé mes services à l'équipe de France.
10:54Pour les aider.
10:55Sur les approches de cibles.
10:56Avec Stéphane.
10:57Et essayer de faire ce binôme.
10:58Et puis l'objectif.
10:59Ici.
11:00C'est d'essayer.
11:00De leur apporter ma connaissance aussi.
11:03Du règlement.
11:03Des épreuves.
11:05Les aider sur la stratégie.
11:06S'ils ont besoin d'aide.
11:07Et avec Stéphane.
11:08On essaie vraiment de les guider au mieux.
11:10Sur les cibles.
11:10Après le premier vol.
11:12Nous avions deux pilotes.
11:14Dans les quatre premiers.
11:15On avait les places de 2 et 4.
11:17Donc.
11:19On va dire que ça va bien.
11:20Il fallait confirmer ça sur les vols du soir.
11:22Qui ne sont pas forcément les plus évidents.
11:24Et en tout cas.
11:25Ce ne sont pas les vols que moi j'apprécie le plus.
11:27Ça varie un peu plus au niveau des directions de vent.
11:30Allez.
11:31Allez.
11:32Allez.
11:34Il y a une couche qui part là-bas.
11:35Après ça.
11:36Il faut savoir que dans le vol de ballon.
11:43Il y a la maîtrise.
11:44Parce que c'est toujours les mêmes qui sont devant.
11:46Mais il y a aussi une part de chance.
11:47Qu'il ne faut pas négliger.
11:49Quand le vent tourne.
11:50Personne n'y est pour rien.
11:51Si on arrive trop tard ou trop tôt.
11:53On n'y est pour rien.
11:55Ça se calcule à peine.
12:05Mon copilote Paul.
12:06Ça s'est fait un peu par hasard.
12:08Ça a très très bien matché dès nos premiers championnats de France.
12:11Et donc on s'est dit.
12:11Allez.
12:12On continue.
12:12Et voilà.
12:13Et après les équipes au sol.
12:15Moi j'ai ma copine.
12:16Et mon meilleur ami d'enfance.
12:17Qui pareil.
12:18Ils sont dans le milieu du ballon depuis très longtemps.
12:20Donc ça a été un peu évident.
12:22Entre guillemets.
12:23De choisir ces personnes là.
12:25Et ça matche très très bien.
12:26Tout le monde sait que derrière Pilote il y a une équipe.
12:29Donc ils veulent voir son podium.
12:30Voilà.
12:30Ce qu'on veut c'est qu'il soit là haut.
12:32Et puis qu'il puisse célébrer sa victoire.
12:34On est là pour lui.
12:35C'est ça.
12:36Même si on n'était pas forcément satisfait à 100%.
12:39On est promis au classement général après ces deux vols.
12:42C'est pas forcément évident.
12:45C'est un coup de stress en plus forcément.
12:48Puisqu'on est tous là pour gagner.
12:49La nuit du dimanche soir c'était compliqué à gérer.
12:54Pas trop dormi.
12:59Premier bilan de ce championnat du monde.
13:01Deux beaux vols.
13:03Avec un résultat global excellent pour l'instant.
13:08C'est pas fini.
13:08Mais c'est excellent.
13:10On a un pilote en tête.
13:13Tout le monde dans la première moitié du classement ou à peu près.
13:15L'idée c'est de perfectionner en fait.
13:17Mais il faut faire le tri.
13:18Parce qu'il y a des choses qui sont des fois dépendant de notre volonté.
13:21Et l'idée c'est de se dire si ça va bien.
13:23Bah on change pas grand chose quoi.
13:25Des fois quand tu veux surpeaufiner un détail.
13:27Tu dérègues quelque chose.
13:28Donc des fois c'est juste si la machine est bien lancée.
13:32C'est juste dire bah écoutez c'est bien.
13:34On reste comme on a fait jusqu'à présent.
13:35Ça paye.
13:36Il y a quand même comment on peut protéger la place d'Apple au mieux.
13:39Quand tu regardes les privés il ne reste que deux vols.
13:42Alors oui il n'a pas une grande avance.
13:43Mais il faut essayer de le protéger.
13:44Enfin ça veut pas dire les autres c'est de la merde.
13:45Oui surtout que derrière lui il y a quand même deux champions du monde juste derrière.
13:59Le plus grand challenge pendant ce championnat c'était la météo.
14:02On avait deux jours et demi de pluie, vent fort.
14:07Donc vraiment de la météo qui n'est pas favorable à faire des vols.
14:11On a dû rester au sol.
14:13Ça c'était le plus grand challenge.
14:20On l'avait déjà anticipé.
14:21On savait bien que la météo allait être compliquée toute la semaine.
14:25Le premier jour ça allait voler et que la suite on était incertain.
14:30Il y a un petit jeu de simulation de compétition de Montgolfière
14:33qui a été fait par les japonais.
14:35Et là ils nous ont envoyé un lien.
14:36Ça permet de jouer à 30 sur un lobby là.
14:38On est 30 connectés.
14:40Et en gros il y a plusieurs cibles comme on fait d'habitude.
14:43On choisit notre point de décollage.
14:45Il y a des vents qui sont simulés.
14:46Et puis on va faire ça en jeu vidéo.
14:49On se serait fait mal là si on partait en vrai.
14:51Donc on reste dedans.
14:58Il y a écrit premier, premier, premier.
15:01Je pense que j'ai tout gagné.
15:03Mythos.
15:04C'est un peu dur parce qu'on a tous envie de voler.
15:06On a tous nos objectifs.
15:07Il faut juste se dire que de toute façon on ne peut rien y faire.
15:09C'est la météo et personne ne la maîtrise.
15:13On a ramené les consoles sur l'écran du briefing pour jouer à Mario et à FIFA.
15:18Ça a créé pas mal de cohésion donc c'est super cool.
15:21Ça peut être un piège.
15:23Voilà on est en stand-by, on se relâche, on n'a plus le couteau entre les dents.
15:26Donc l'idée c'est quand même de se dire, même si là actuellement il pleut,
15:29dans ma tête ce soir je vole donc je suis conditionné pour.
15:31Mon matériel est prêt pour, en fait je suis prêt à y aller.
15:34Puis chaque annulation c'est juste une déception parce que je ne peux pas retourner sur le ring.
15:41Inconsciemment on sait que si ça ne vole plus, on est champion du monde.
15:44Et ça voilà, c'est un rêve pour beaucoup de pilotes je pense.
15:48Je sais qu'il y aura d'autres créneaux donc je ne veux pas voir cette option-là.
15:52Comme je dis, on était là aussi pour voler.
15:53Donc dans ma tête ça va voler et on va tout donner pour faire les meilleurs résultats.
16:05Mais il ne faut surtout pas oublier que les vols ne sont pas loin et que ça peut revenir à
16:10tout moment.
16:15On est tous joueurs, c'est vrai que l'équipe de France, on a bien tourné.
16:18Paul est premier actuellement, ce qui est incroyable.
16:21Donc on a tendance à se dire qu'est-ce qu'on fait ? On fait la danse de la
16:23pluie pour pas qu'ils volent mais qu'ils restent champions.
16:25Ou alors on a le côté compétiteur, joueur et envie de prouver qu'en fait on n'est pas là
16:29par hasard.
16:30Là actuellement on est sixième.
16:32Mais le but c'est le podium.
16:35Ce serait fabuleux.
16:36Donc on est resté deux jours et demi sans voler, c'est-à-dire cinq vols annulés de suite.
16:41La moitié des vols prévus au championnat puisqu'il y en avait dix.
16:45Heureusement ça a repris mercredi soir.
17:07Est-ce que ça vaut vraiment le coup de remonter étant donné qu'on sait que ça va tourner à
17:10gauche après ?
17:27Alors là on va décoller d'ici à à peu près une heure.
17:30Ce soir la satellite sera sûrement décoller le plus tard possible.
17:32Que ce soit un peu plus stable et qu'on ait un peu moins de vent.
17:43Là il tourne un petit peu à gauche.
17:46Donc en montant on va faire de la gauche.
17:51Mais les ballonnets le soir c'est un peu la galère.
17:53Parce qu'on peut en lâcher deux à dix minutes d'écart et puis avoir des directions complètement différentes.
17:59Parce qu'il y a encore des thermiques et c'est un peu galère.
18:03Pour ce truc aller là haut.
18:05La sonde va partir de l'aéroport là où ils sont les premières cibles.
18:08Et puis après on aura les équipes supports aussi dispatchées sur les trois prochaines vals.
18:12Et la deuxième épreuve.
18:14Normalement on aura du monde sur toutes les épreuves ce soir.
18:17On a un vent plein ouest.
18:19Mais là il y a énormément de vent.
18:21Je ne vois pas comment d'ici 35 minutes le vent va tomber pour qu'il puisse décoller.
18:25Le directeur des vols se sent presque un peu obligé de lancer des vols.
18:29Parce que étant donné qu'on a très peu volé et qu'on arrive vers la fin du championnat il
18:34faut qu'il y ait des épreuves.
18:36Donc ça va être sélectif comme vol.
18:42Là on est en train de gonfler un ballon sonde.
18:44C'est un ballon plus gros que l'autre donc on connaît la vitesse de montée.
18:48Et qui va nous permettre de déterminer l'altitude, le cap, la vitesse des vents au fur et à mesure
18:53que le ballon sonde monte.
19:04Alors dedans tu as un mécanisme quand elles veulent récupérer la petite sonde qui se trouve dans le gobelet.
19:14Il y a un mécanisme qui coupe la ficelle.
19:17Le gobelet retombe tout doucement parce qu'il est léger.
19:20Et après on a la position de la sonde qui se trouve dedans par GPS sur l'ordinateur et on
19:25va le récupérer.
19:27Classe non ? C'est ta trace ça ?
19:29Ouais, c'est la projection de ma trace.
19:38C'était presque piégeux psychologiquement parce qu'on ne reçoit pas de texte d'annulation alors qu'il pleut.
19:44Il y a une dernière inverse qui passe, il y a du vent, c'est vraiment pas du tout des
19:47belles conditions.
19:48Je me souviens voir des autres pilotes, il faut faire comme si ça volait en fait.
19:51Parce que si vous débranchez votre cerveau et que ça va vraiment, vous ne serez pas dedans.
20:04...
20:20Allez les garçons !
20:22Allez les garçons pour moi !
20:31Là il faut vraiment pas qu'il se trouve ce soir.
20:34De toute façon ça a été de la chance.
20:38Tu as vu on a pris une petite pluie hein ?
20:40Ouais, quand il est chauffé.
20:42Moi je m'attendais à ce que le décollage soit un peu plus sportif tu vois au final.
20:44Ouais ça a été.
20:45Et forcément nous un petit peu stressé, alors forcément moins que ceux qui sont dans le ballon parce que nous,
20:49une fois que les fautes sont lâchées comme on dit,
20:52hormis les aider comme on peut avec les quatre qu'on va pouvoir donner au sol, c'est tout ce
20:56qu'on peut faire.
20:56Il reste encore potentiellement deux vols après celui-là, donc ça peut être plus d'épreuves qu'ils l'ont
21:02déjà fait.
21:10Pour moi un vol de championnat du monde doit laisser une chance à peu près égale à tous les pilotes,
21:15et là c'était pas le cas puisqu'il y avait des rafales.
21:17Il suffisait d'avoir la bonne rafale pour faire les cibles, et la mauvaise rafale pour les éviter.
21:22C'est pas lié au pilotage, ni même à la stratégie, parce qu'on la prévoit pas la rafale.
21:39Ce qui est bien c'est qu'ils ont pas décollé trop tôt, donc ils ont décollé dans des conditions
21:43où le vent était plus manoeuvrable.
21:45Et d'ailleurs on voit maintenant, il l'est encore plus.
21:48C'est-à-dire qu'au fur et à mesure du temps, le vent va baisser, et ceux qui viennent
21:52maintenant ont beaucoup plus de facilité de manoeuvre.
21:54Mais bon, il y a aussi une autre cible à faire.
21:57Les résultats, on est incapable de le dire d'ici, les cibles sont trop loin et on n'a pas
22:03de visu direct dessus.
22:14Donc là ils ont décollé ici, ils ont fait se passer sur les cibles.
22:19Et là, ils sont en train de traverser Crosno, et donc Paul, Paul, Paul, Paul, ils sont...
22:25Ah, ils doivent être là.
22:26Si tu veux, ils sont là.
22:27Ouais, ils sont là, là.
22:29Ici. Donc ils sortent de l'aérodrome.
22:32Et du coup, ils se dirigent vers la prochaine épreuve.
22:37Donc là, tu as trois cibles.
22:40Nous, on ne sait pas trop laquelle ils vont prendre.
22:41Enfin, c'est un peu du dernier moment, en fonction des vents qu'ils ont.
22:44Donc tu en as une là, là et là.
22:46Et donc ils doivent choisir celle qu'ils préfèrent en fonction du vent qu'ils ont.
22:56Et là, ils sont en train de passer mon bras derrière le bordel.
23:04Paul, il fait la gueule.
23:08Voilà. Allez.
23:17Faites attention sur les tiges.
23:181, 2, 3.
23:23Ouais, c'était très compliqué.
23:24On avait un gros nuage, là, qui est au-dessus de nous, avec de la pluie, pas mal de vent.
23:30Donc c'était un peu compliqué.
23:31On avait peur des changements de direction suite au passage de ce nuage-là.
23:35Et après, les deux cibles assez compliquées pour nous de passer carreau dessus.
23:40Je ne suis pas sûr que ça fasse des gros résultats ce soir.
23:42Ça dépend aussi des autres, donc on verra.
23:44Mais pas hyper satisfait du vol, en tout cas, pour ma part.
23:48En tête, avec des vols aléatoires, il a, entre guillemets, tout à perdre.
23:52Il a d'ailleurs un peu perdu, puisqu'à l'issue de ce vol-là et de ces deux épreuves
23:57-là, il s'est retrouvé quatrième.
23:58Ça ne change pas grand-chose qu'on soit premier ou quatrième, très honnêtement.
24:02On sait que le jeudi matin au réveil, on va avoir un vol.
24:05Sûrement, vu les conditions, un gros vol, donc c'était avec pas mal d'épreuves.
24:31Le directeur des vols aime bien les valses et hésitations, c'est-à-dire plusieurs cibles sur un même terrain.
24:37Alors pour nous, au sol, c'est difficile parce qu'on ne sait pas sur lesquels on va les guider.
24:44J'adore les vols du matin où il y a beaucoup d'épreuves.
24:46Donc là, on part pour six épreuves dans la globalité du vol.
24:50Voilà, je sais comment ça va se dérouler.
24:52Donc je pars assez confiant, mais en sachant qu'on n'a pas le droit à l'erreur, il va
24:57falloir se courir.
25:19Je ne dis pas que c'est un problème, mais quand on est neuf pilotes, on a des avis différents.
25:26Donc c'est de dire quelle est la priorité.
25:29La priorité, c'est d'aller vite puisque nous, notre stratégie pendant ce championnat, c'est de partir dans les
25:32premiers.
25:33De décoller rapidement.
25:34Donc il fallait qu'on soit rapidement sur un terrain de décollage.
25:36Il y a un moment où il faut trancher.
25:38C'est surtout pour leur rappeler que le temps y passe.
25:44Là, on n'est pas loin, on est à 120 mètres. Arrête-toi là.
25:58On fait un championnat du monde de ballon à 72 kilomètres de la guerre.
26:07On s'amuse et eux, ils ne s'amusent pas.
26:19La cible, elle est là-bas, on ne la voit pas.
26:21On ne peut pas la voir du sol.
26:22Elle est derrière les arbres, sur un terrain de foot.
26:25Mais on ne peut pas s'approcher à moins de 100 mètres.
26:28Les 100 mètres, c'est par là, donc elle est à 110 mètres.
26:31Je ne sais pas combien.
26:32On ne peut pas s'approcher visuellement.
26:35Et eux vont arriver par là, de leur endroit de décollage.
26:41Ils n'ont pas encore décollé.
26:42La période de décollage commence dans cinq minutes.
26:45Donc, comme ils vont décoller très tôt, ils vont être les premiers à passer sur la cible.
26:51Paul est toujours très bien placé.
26:53Il n'est plus premier, il est quatrième, mais tellement près du premier.
26:57A 150 points, je crois.
27:00Là, ils partent pour 6000 points maximum.
27:03Donc, il est à 150 points du premier.
27:06Tout peut être fait.
27:07Mais je pense que tous les Français peuvent rentrer dans les 40 premiers.
27:10Ce qui nous intéresse dans les 40 premiers, c'est pour avoir le plus de place possible,
27:14pour le prochain championnat du monde dans deux ans.
27:17Plus on a de pilotes dans les 40 premiers, plus on aura de place au prochain championnat.
27:23Donc, c'est un petit peu là ce qu'on vise.
27:32Ouais, c'est ça qu'il nous faut là comme cap.
27:33C'est quoi ça ?
27:34C'est quoi là ?
27:34C'est quoi là actuellement ?
27:36Actuellement, ça nous fait 48, 47 G.
27:41Ouais.
27:42Oh, c'est tant à gauche que ça ?
27:44Ouais.
27:44Tout à fait.
27:46C'est assez bien alors.
27:4888.
27:48Pour 103, parce que là on est dans le 103.
27:51Je veux dire, à la droite, il ne faut pas qu'elle arrête trop tôt.
28:18L'équipe de France est là, des pilotes partent devant nous pour nous confirmer les informations.
28:23Donc, on est en position assez optimale, j'ai envie de dire, pour faire le vol.
28:33T'as Raffa en l'air là, 37 km heure, ils font du 96.
28:38Ils font du 96 ?
28:40Non.
28:44Allez, bon vol !
28:46Bonne route du coup !
28:57Allez, je vais aller !
28:58Allez, je vais aller !
29:04Allez, allez, allez !
29:12Il est en route, le strobe, là ?
29:18Je viens de le mettre. Je vais le mettre plus, on est derrière des maïs.
29:25Le ballon américain, là, il fait quoi ?
29:27L'américain qui passe dessus, il a l'air pas mal.
29:31Mais mes indications ne sont pas exactes parce que je n'ai pas visuel sur la cible.
29:38La cible est derrière les arbres, derrière le strobe.
29:42Absolument, à droite du strobe.
29:47C'est bon, il y a tout ce strobe, je peux l'éteindre.
29:51De Nico, oui, merci.
29:53Ouais, de Clément, c'est bon.
29:55Poil aussi ?
29:57Poil visuel, c'est bon.
29:59Ok, je coupe.
30:05Bas de coque, tu es passé gauche, droite ?
30:0910 mètres à droite, 10 mètres à droite.
30:12Ok, donc le rouge, là, qui est au sol, il est bien, alors ?
30:16Non, pas si j'ai à droite.
30:18Ah oui, donc la cible, elle n'est pas nulle plus.
30:20Elle est plus à gauche, il dit qu'il y a à droite.
30:23Donc, elle est plus à gauche, la cible.
30:42Clément, tu passes à gauche, à droite ?
30:45Je passe à gauche, mais moi, j'ai que de la gauche.
30:47J'avais du 80 et même en ras du sol, il y a peut-être même du 75, 72.
31:13C'est le bleu, là, qui est derrière.
31:19Ils vont venir, là, sur l'aérodrome, faire une minimum distance double drop,
31:26c'est-à-dire deux marqueurs, le plus près possible l'un de l'autre,
31:30dans deux zones différentes.
31:31Maximum, maximum.
31:33C'est maximum distance ?
31:34C'est maximum distance dans une zone.
31:37Et en fait, c'est une zone en étoile,
31:39et donc le but, c'est de le mettre dans les deux extrémités.
31:56Il n'y a pas un seul Français dans les 30 premiers sur la première cible.
32:00Et après, il y en a quatre dans les 40 premiers.
32:05Il y a Ben, Clément, Maxence et Paul.
32:12Sur la deuxième cible, il y avait une équipe support,
32:15et sur la troisième aussi.
32:17Donc les trois premières cibles, il y a eu de la présence au sol pour les aider.
32:21Sur la quatrième, j'espère qu'il y a des équipes de ballons qui seront arrivées à temps.
32:28Allez.
32:32Alors ?
32:32Ça a donné quoi ?
32:34Ils ne sont pas dessus dessus.
32:36Ils sont tous un peu en gravité à 6-7.
32:40Il n'arrive pas à revenir, Greg, regarde.
32:47Ah, là, ils ne marquent pas de points.
32:50C'était vraiment un vrai vol de championnat avec quatre épreuves au sol et deux épreuves virtuelles.
32:57Les conditions météo étaient manœuvrantes.
32:59Donc là, ça permettait vraiment de voir qui avait la meilleure stratégie et qui pilotait le mieux.
33:05C'est mon meilleur vol du championnat.
33:07Je crois que je suis passé de 22 à 10.
33:13Dans la globalité du vol, tout s'est très bien passé, même, sur la globalité des six épreuves.
33:19Donc ce qui nous permet aussi de rester en course pour le podjump.
33:27Là, on va aider les filles à retrouver la première sonde qu'elles ont lancée, qui doit être dans le
33:35coin.
33:42C'est une piste, ça ?
33:44Bah, oui.
33:45On est dessus, là ?
33:48Pas tout à fait, mais c'est pas grave.
33:50On va suivre ce chemin-là.
33:52Vous l'entendez ?
33:56OUI !
33:57On l'entend.
33:59Bon, si vous mettez, c'est bon.
34:02La plaine rouge.
34:09Il y a un cadeau à l'intérieur, c'est ça ?
34:11Un zépé.
34:16C'est bon.
34:20C'est bon ?
34:22C'est bon ?
34:23Maintenant, j'ai appris à viser les bords de chemin.
34:26C'est le flair.
34:28C'est le flair.
34:28Je suis un frais-ligné.
34:29Il y a quand même à préciser qu'il en a cherché une, et c'est celle-là.
34:34Ça, c'est Paul Collet.
34:36Énorme merci à toute l'équipe.
34:38Grâce à vous, on a fait toutes les cibles.
34:41Tout n'est pas au centre, mais ça devrait scorer.
34:44Et Paul Cuenot, qui en rajoute une gauche en disant,
34:47merci à tous les copains pour être partis devant,
34:50et pour toutes les infos en vol.
35:05Donc, dernier briefing tout à l'heure.
35:07On est un petit peu dans l'incertitude parce que l'espace aérien polonais est fermé,
35:13et on espère qu'il va réouvrir pour qu'on puisse faire notre dernier vol.
35:19Ça, c'est quelque chose qu'avec l'expérience que j'essaye d'avoir,
35:23c'est de me dire que tant que ce n'est pas annulé en drapeau noir,
35:27ou que c'est officiellement annulé,
35:29je reste concentré comme si le vol allait se passer.
35:34Donc, je me suis dit que ça allait sûrement s'enchaîner et se faire.
35:38Mais dans tous les cas, on partait dans l'optique que ça allait voler le soir,
35:41que c'était le dernier vol et que tout allait jouer sur ça.
35:44On a 60 points avec le premier,
35:47et après, derrière, ça va être très très disputé,
35:50et on peut se retrouver premier comme 5, 7e facilement.
35:54Ça a rajouté une petite dose de stress supplémentaire
35:57pour essayer de rester dans le top 5 et le podium.
36:02On est en train de voir la feuille d'épreuve qui vient de sortir.
36:06Trois épreuves, une valse, en JDG et en Donuts.
36:14Ça, c'est en plein milieu de la ville.
36:16J'irais bien en ville, moi.
36:23Je vais me foutre là.
36:25Donc, dans Langue du Nord.
36:26C'est la moyenne, on va envoyer les photos de ce qu'il y a autour des maisons.
36:30Tout ça à l'heure, c'est là.
36:31Je vais me foutre là.
36:32C'est la bonne journée.
36:33C'est la bonne journée.
36:34Bienvenue à ce final task briefing.
36:39Je vous ai envoyé un annoncement,
36:40parce qu'on avait la fermée de l'air-space ici.
36:44Donc, notre air-space, qui est dédié à nous, ici, est ré-opée.
36:49C'est la bonne journée.
36:50On est en train de voler.
36:52Et la seule cancellation d'une flight,
36:57quand vous êtes dans l'air,
36:59va venir de moi.
37:08Dans votre hésitation, il y a deux cibles.
37:11Donc, on choisit l'une ou l'autre.
37:13Après, je déclargol, c'est une cible
37:16qui est sur la place principale de la ville de Crosneau.
37:20Et après le donut, le diamètre extérieur fait 6 km,
37:24et le diamètre intérieur fait 2 km.
37:26Et c'est la distance que l'on fait entre ces deux cercles
37:29qui est comptabilisée pour avoir le résultat.
37:38Ce qu'il va falloir surtout, c'est aller vite,
37:40parce que la période de décollage est très tôt.
37:46Donc, il va falloir aller très vite.
37:53Là, on voudrait rentrer dans les vins, déjà.
37:55Et si on peut monter, il y a très peu d'écart de poing,
37:58donc tout est jouable.
38:05Il n'y a rien pour décoller, hein ?
38:07Il n'y a rien de rien ?
38:08Je suis derrière les maïs, mais je ne sais pas comment on y va.
38:18La droite, on l'a au sol, et la gauche, on l'a un tout petit peu plus haut.
38:25Je ne sais pas.
38:27Personne ne sait ?
38:28Non. Ce soir, personne ne sait.
38:30On a tardé à prendre une décision, à trouver un terrain.
38:33C'était assez variable.
38:35Il n'y avait pas énormément de possibilités de manœuvrer, justement,
38:38pour aller sur les cibles.
38:39Donc, il fallait qu'on trouve vraiment l'axe parfait pour y aller.
38:49La période, elle est ouverte depuis cinq minutes.
38:53Donc, après, on va se mettre un petit peu de feu.
38:55On trouve un terrain.
38:56Les chemins sont petits.
38:58Il y a du monde sur la route.
38:59Et on est toute l'équipe de France ensemble.
39:01Donc, ça fait neuf véhicules.
39:03Vous dites quoi, à côté du ballon rouge ?
39:05Là, c'est ça qu'on fait ?
39:06Il nous tarde d'être sur le terrain.
39:08Oui, là où il y avait un champ.
39:10C'est vrai, c'est vrai.
39:14Arrête-toi là.
39:15Arrête-toi là.
39:15On va plus loin.
39:16Il va falloir puissance.
39:17Ça marche arrière.
39:38Oypour de l'œil all theorem.
39:48Couture de lasprière.
39:49Ni goes.
39:54Hébn Ghos, attention ma,ivel de la gauche.
39:55Ah Clém, je vais y aller.
39:58T'attends encore toi ?
39:59J'attends encore moi.
40:00J'espère que ça tourner pas à gauche.
40:01Et vol du soir, on s'est rendu compte effectivement que plus on attendait la tombée de la nuit,
40:07plus les vents s'établissaient un peu mieux.
40:09Ça a commencé à être le merdier, les gars.
40:11Paul, je pars juste avant toi ?
40:13Si ça ne te dérange pas, ouais.
40:15OK.
40:15C'est normal.
40:17Moi, que je finisse 15e ou 8e, tout ce qui est important,
40:20et ce qui est beau, c'est de faire un podium, c'est ces moments qu'on vit.
40:23C'était logique que je parte avant lui, c'était le but.
40:25Je lui pose la question pour être sûr que ce soit son bon feeling à lui.
40:31C'est le signe que c'est une équipe de France exceptionnelle.
40:34C'est le signe que c'est une équipe de France soudée,
40:36qui tend vers le meilleur et non pas vers l'individualisme.
40:40On y va ?
40:41Allez, on y va.
40:42Allez, les gars !
40:49Allez, les gars !
41:06En fait, on a toujours l'impression de ne pas donner suffisamment,
41:11mais c'est vrai que des fois, on est dans l'action,
41:13on a tellement de choses à faire à bord,
41:15on se dit que j'espère que je lui ai donné suffisamment d'infos à lui ou aux autres,
41:21mais c'est surtout ça que j'espère, oui, c'est sûr.
41:25Là, je pense qu'ils attendaient de voir que le vent se stabilise
41:30et voir s'il n'y avait pas un peu de gauche qui se mettait en place
41:33parce que là, ils se faisaient tous dégager sur la droite.
41:37Du coup, on a un petit peu attendu,
41:39mais visiblement, ça n'a pas l'air d'avoir trop changé.
41:42Allez, on n'a pas de gauche.
41:43Non, c'est terrible.
41:45Clément arrive à trouver la bonne direction pour pouvoir faire la cible.
41:50On le suit, exactement pareil.
41:53Malheureusement, on n'a pas la même direction.
41:55On a 5, 6 degrés d'écart.
41:58Montez un petit peu plus, il y a une couche intermédiaire qui te tire à droite.
42:02Montez un peu.
42:04Je suis à 1720.
42:10Non, mais Clément, regarde où il est.
42:12On a la même altitude.
42:17On vient de voir que Alexis, Béja et Benjamin, Cléé et Marielle
42:21viennent de passer sur la cible.
42:22On a eu pas mal d'infos pour, justement, Clément Ségeau
42:28et le futur champion du monde, peut-être, qui vont arriver.
42:32Donc, ils ont toutes les infos, normalement,
42:34sur les bons caps pour pouvoir prendre la cible
42:38et scorer le plus de points.
42:43Malheureusement, on passe à 200 mètres à droite de la première cible.
42:46On sait que là, la deuxième place, elle commence à s'envoler.
42:50Dans la nacelle, je suis dépité.
42:58Regarde, tu vois, là, ils ont fait un petit virage.
43:01Et du coup, pour l'autre, ils sont pas mal.
43:02On trouve cette petite couche de gauche qu'ont d'autres Français au sol
43:05qui nous permet de se rapprocher de la deuxième cible.
43:08Donc, deuxième cible qui est au centre-ville de Crosneau
43:11où il y a tout le public autour du rectangle
43:16qui doit faire à la louche une trentaine de mètres de long
43:20sur 15 de large.
43:38Donc, avec un peu de chance, on arrive à se recaler droit sur la cible.
43:41Et au dernier moment, cette fois-ci, on se fait jeter à gauche et non à droite.
43:46On se dit qu'on va devoir larguer le marqueur de très haut
43:50puisque je remonte très, très fort
43:51pour essayer de me recaler sur la droite qui me manquait.
43:58On est à 2100 pieds, donc on était à peu près à 300 mètres sol, je dirais.
44:02On n'avait plus rien à perdre dans tous les cas.
44:05Il a fait une approche, comme dans les manuels, absolument parfaite, de haut.
44:11Largue un marqueur, on peut le récupérer de toute manière.
44:14Il laisse comme ça, il ne bouge plus.
44:18Oh, wow !
44:19Je pense qu'à aucun moment, on se dit que ça va aller dedans.
44:23On lâche le marqueur et s'ensuit une chute d'une quinzaine de secondes à peu près.
44:29Il ne sera pas dedans.
44:31Là, on a de la flade.
44:34Allez.
44:40Yes !
44:42Yes !
44:43Oh, regarde, regarde, il est trop bien !
44:45Regarde, regarde, regarde, regarde !
44:48Ça, c'est un coup de changement du monde, ça.
44:53Oh, pire, je pourrais pleurer, là.
44:55Moi aussi.
44:56Et avec beaucoup de chance, on arrive à être dans la zone de marquage
45:01et on doit faire sept mètres et quelques.
45:04Donc, gros soulagement à ce moment-là dans la nacelle.
45:07Oh, putain, bien goût, putain, déclare !
45:10On fait un jeté absolument extraordinaire.
45:13Et c'est ça qui a payé.
45:14Il a pris un risque, il a pris un risque.
45:16Il n'y en a que cinq qui ont marqué sur 101 ballons et il a fait un truc absolument
45:21exceptionnel.
45:22Et pour nous, c'était génial parce que là, on était à une terrasse de café avec la radio, les
45:26jumelles.
45:26Et chaque fois qu'un ballon passait et arrivait à jeter son marqueur sur la place, le bruit sur la
45:34place, c'était Johnny à Bercy.
45:35C'était incroyable.
45:37Donc là, en gros, il faut qu'il fasse un maximum de distance dans un donut virtuel.
45:42Donc là, le but, ça va être vraiment d'essayer de monter et essayer de rattraper la droite en haut.
45:46Mais bon, ils n'arriveront pas à faire le tour en de suite.
45:48On savait qu'on n'avait pas forcément la meilleure stratégie pour attaquer le donut, mais nous, on voulait assurer
45:53les points.
45:54On ne voulait pas aller tenter une grosse stratégie qui pourrait nous faire perdre le podjump.
45:59Ça nous met un petit coup de pression en plus parce qu'on sait qu'on ne fait pas le
46:01meilleur donut qu'on aurait pu faire.
46:04Et là, c'est vrai qu'au moment de la pause, c'est un peu la déprime.
46:08On sait qu'on ne fait pas un bon vol, qu'on a peut-être perdu le podjump sur lequel
46:13on était quasiment toute la semaine.
46:15C'est très compliqué à vivre. Et après, dans tous les cas, tant qu'on n'a pas les résultats,
46:19on ne peut pas savoir, mais bon, mentalement, ça ne fait pas du bien.
46:27Jeudi soir, après le dernier vol, il y a une petite fête là sur l'aérodrome où on a fait
46:32tout le championnat, où en gros, on gonfle les ballons la nuit et tout.
46:35Il y avait du public, etc. Les résultats n'étaient pas encore tombés, donc on a le site internet, on
46:40rafraîchit de temps en temps.
46:41On reçoit une info en disant, c'est bon, on est deuxième. Donc là, c'est assez dur d'y
46:46croire.
46:46Paul, il fait 578 points. Et Zéberli, combien ? 600 et quelques. 600, donc c'est bon.
46:51On essaye de faire les calculs par rapport au troisième, quatrième, cinquième. On les revérifie bien un par un. Et
46:57là, on se dit, c'est bon, quoi.
46:58C'est bon, c'est réglé, c'est réglé.
47:01Allez !
47:06Bonne job, putain !
47:08On fait un grand le feu ! On fait un grand le feu !
47:11On fait un grand le feu !
47:14Pique, pique, pique !
47:16Oua !
47:17Pique, pique, pique !
47:19Oua !
47:20Mérite.
47:22Oui !
47:24Oui !
47:24Oui !
47:25Vraiment !
47:47Ça fait très plaisir. Je remercie surtout mon équipe et toute l'équipe de France qui est là à côté.
47:55On n'y serait jamais arrivé sans eux. Donc un grand merci à toute l'équipe de France pour ce
48:00beau résultat collectif.
48:01Parce que c'est pas que moi, c'est toute l'équipe de France qui a bossé avec moi. Donc
48:04merci à tous pour ça.
48:21Mes parents qui n'ont pas pu être là et qui n'ont pas pu être présents au championnat du
48:24monde, c'est grâce à eux. Si je suis dans le monde du ballon, ils ont toujours tout fait pour
48:32moi.
48:35C'est eux qui m'ont permis de devenir pilote, qui m'ont permis de faire tous les meetings que
48:40je voulais. Malheureusement, ils n'ont pas pu fêter le podium avec nous. Mais je sais qu'on ferait une
48:50belle fête en entrant.
48:57De France, silver medal, Paul Quineau.
49:11Sous-titrage Société Radio-Canada
49:37On a donc fini avec sept pilotes sur neuf dans les 40 premiers. Ce qui est absolument impossible.
49:44C'est absolument exceptionnel parce que ça veut dire qu'au prochain championnat du monde, on sera la nation qui
49:50aura le plus de pilotes.
49:51Les sept qui se sont sélectionnés. Plus le podium de Paul, ça fait huit. Plus les deux invités, ça fait
49:56dix.
49:57Sous-titrage Société Radio-Canada
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