- il y a 8 minutes
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00Bonsoir à tous, Europe à Nuit, Maëlle Sani.
00:05Et à la une de votre journal, la première apparition publique de Donald Trump depuis la débâcle des Républicains aux
00:11élections de mi-mandat.
00:13Le président américain met en garde les démocrates, désormais majoritaires au Congrès, contre toute velléité d'impeachment.
00:19Les précisions de la correspondante d'Europe à Washington dès le début de ce journal.
00:23Des risques de pillages, de cortèges sauvages et de black blocs, le ministre de l'Intérieur redoute de nouvelles violences
00:30à la veille d'une journée de mobilisation intersyndicale sur la question des salaires.
00:34Le dispositif de sécurité sera aussi massif que les 24 et 31 octobre derniers.
00:40Les détails à suivre.
00:41Dans ce journal également, les états d'âme d'Emmanuel Macron raconté par la journaliste Françoise Degoy dans un livre
00:47à travers des messages privés dévoilés pour la première fois.
00:50Une cyberattaque contre la banque Crédit Mutuel qui a plus de 100 millions d'euros de pertes.
00:55Et puis après, Francis Joyon et Charles Caudrelier, c'est au tour d'Armel Lecléache de jeter l'éponge sur
01:01la route du Rhum.
01:03Comment se remettre d'une telle déroute ?
01:06C'est la question qui occupe le parti républicain après la sévère défaite du camp de Donald Trump aux élections
01:12de mi-mandat.
01:13Les démocrates prennent le contrôle du Congrès avec 237 sièges contre 139 à la Chambre des représentants et 54 contre
01:2144 au Sénat.
01:22Et résultat toujours provisoire.
01:24Bonsoir Magdalene Trémolet.
01:25Bonsoir Maëlle, bonsoir à tous.
01:27Vous êtes la correspondante permanente d'Europe 1 aux Etats-Unis.
01:30Le président américain est apparu en public pour la première fois depuis la fin du scrutin.
01:35C'était en début de soirée.
01:36Oui, dans sa salle de balle, précisément pour sa première sortie face aux caméras depuis la défaite d'hier soir.
01:42Donald Trump a ciblé directement le parti démocrate, nouvellement majoritaire dans les deux chambres du Congrès.
01:48Il leur déconseille fortement de s'en prendre à lui par une procédure de destitution, par exemple.
01:53Écoutez.
01:54Je pense que ça détruirait les démocrates s'ils lançaient une procédure de destitution sans aucune raison, sinon pour celle
02:00d'avoir un pays qui réussit.
02:01Un pays qui est plus puissant aujourd'hui qu'il ne l'a jamais été.
02:06Oui, c'est sûr.
02:33sur des soupçons de conflits d'intérêts ou de corruption.
02:36Dans tous les cas, aujourd'hui, le parti démocrate est prévenu.
02:40Mayalen Trémolet, correspondante d'Europe 1 aux Etats-Unis.
02:43De nombreuses réactions internationales ces dernières heures après ce revers électoral pour Donald Trump.
02:48Le chef de la diplomatie française, Jean-Noël Barros, salue une excellente nouvelle pour la démocratie américaine.
02:54Le Kremlin dit espérer que la Maison-Blanche poursuivra ses efforts de médiation dans le conflit en Ukraine.
03:00De son côté, le guide suprême iranien Mojtabar Khamenei estime que ceux qui espèrent un changement de politique de la
03:06part de Washington se trompent lourdement.
03:08Les salaires, c'est le mot d'ordre de la nouvelle mobilisation intersyndicale prévue demain, jeudi 5 novembre, partout en
03:15France.
03:16Entre 500 000 et 780 000 personnes attendues dans les rues, des salariés, des lycéens et des étudiants devraient défiler
03:23ensemble.
03:24Et encore une fois, les autorités redoutent des violences en marge des cortèges.
03:27Jean-Baptiste Marty, comme les 24 et 31 octobre dernier, 70 000 policiers et gendarmes seront déployés.
03:34Oui, même dispositif que celui de samedi dernier avec des moyens considérables à nouveau déployés, comme l'a expliqué le
03:40ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez.
03:42Notamment les blindés centaures de la gendarmerie, nos 26 blindés, notre quinzaine d'engins dans la lanceur d'eau, les
03:48hélicoptères, les drones.
03:51Évidemment, les équipes synophiles, les équipes équestres, tous les moyens spécialisés sont mobilisés.
03:56Au même pays qu'à nouveau, la BRI, le RAID et le GIGN.
04:00Alors de tels moyens, car à nouveau, les autorités anticipent la venue de plusieurs centaines de black blocs dans les
04:05cortèges.
04:06Ces manifestants violents, vêtus tout de noir, entre 400 et 600 sont attendus à Paris.
04:11Des casseurs de la mouvance d'ultra-gauche qui vont tenter, une fois encore, de s'en prendre aux forces
04:16de l'ordre et aux mobiliers urbains,
04:17à la fois dans les manifestations, mais aussi en dehors des défilés.
04:21Le deuxième risque qui a été clairement identifié, c'est le risque de cortèges chauvages.
04:24C'est-à-dire des cortèges qui pourraient se constituer sans avoir été déclarés
04:28et se diriger plutôt de préférence vers des bâtiments publics, des lieux publics ou commettre des exactions.
04:35Et puis le troisième risque, clairement identifié évidemment,
04:38c'est celui de la commission d'un certain nombre de pillages et de dégradations
04:41sur des commerces ou sur des bâtiments publics.
04:44Alors ces violences pourraient débuter dès demain matin très tôt devant les établissements scolaires et les universités.
04:49Des blocages sont d'ores et déjà annoncés sur les réseaux sociaux.
04:52Jean-Baptiste Marti, journaliste, police, justice, à la rédaction d'Europe 1.
04:57Vigilance toute particulière à Paris, où un bras de fer s'engage une nouvelle fois
05:02entre l'intersyndicale et les autorités sur le tracé de la manifestation.
05:06Le parcours entre les places de la République et de la Nation,
05:09validé ce soir par le tribunal administratif,
05:11alors que les organisateurs souhaitaient défiler entre Bastille et Concorde
05:15pour finir à deux pas de l'Assemblée nationale.
05:17Des difficultés sont à prévoir dans les transports.
05:20Pour cette nouvelle journée de mobilisation,
05:22la SNCF prévoit un trafic perturbé sur les lignes régionales.
05:25Mais les grands axes seront plutôt préservés.
05:28Un TGV sur 10 supprimé.
05:30Dans les écoles, les syndicats estiment le taux de gréviste à 17,5% dans le premier degré.
05:35Cette crise sociale rend un peu plus pénible l'interminable fin de règne d'Emmanuel Macron.
05:41Et à six mois de son départ de l'Elysée,
05:43des échanges privés entre le président de la République
05:46et la journaliste Françoise Degoy sont dévoilés dans un livre intitulé
05:50« Vous êtes tous trop durs avec moi ».
05:51On y découvre des commentaires très directs sur certains faits politiques des deux dernières années.
05:57Jacques Serret, comment réagit-on autour du chef de l'État après ces fuites ?
06:00Eh bien l'entourage d'Emmanuel Macron veut minimiser la portée de ce livre
06:04et surtout critique la méthode de son auteur.
06:07Le président n'a jamais vu Françoise Degoy, explique un proche du chef de l'État.
06:12La divulgation de conversations privées peut se contester après.
06:15C'est surtout un examen de conscience, dénonce le même.
06:18En creux, ce que fait cette ancienne conseillère de Ségolène Royal avec ce livre
06:22n'est pas du tout appréciée par l'Elysée.
06:24Il faut dire que la divulgation de ces échanges
06:26permet de comprendre un peu mieux la pensée du chef de l'État.
06:30« Vous êtes tous trop durs avec moi », dit-il par exemple.
06:33Et lorsque la gauche revendique la victoire aux législatives de 2024,
06:36« Vous n'avez pas gagné », écrit-il.
06:38« C'est le RN qui a gagné ».
06:40Au sujet de Gabriel Attal, le président écrit encore
06:42« On lui a trop tout donné, tout le temps, trop. »
06:46Des propos que l'entourage du chef de l'État ne conteste pas.
06:49Sur le fond, il n'y a aucun scoop, ajoute un conseiller.
06:52Jacques Serret du service politique d'Europe 1.
06:55Édouard Philippe n'en veut pas.
06:57Et pourtant, l'hypothèse d'une primaire de la droite et du centre n'est pas totalement écartée.
07:02Le maire du Havre espérait écraser le match dans les sondages.
07:05Mais à moins de six mois de l'élection présidentielle,
07:08force est de constater qu'il n'en est rien.
07:10Alors Alexandre Chauveau, tous les autres candidats du même espace politique
07:13se montrent désormais favorables à l'idée d'un vote pour se départager.
07:17Oui, et le dernier en date, c'est Bruno Retailleau, hier soir sur BFM TV.
07:21Il faudra une primaire sans doute en début d'année.
07:23J'imaginais que les sondages pouvaient nous départager.
07:25C'est pas parti pour ça.
07:27Le président des Républicains se rallie à l'idée promue par Gabriel Attal et David Lysnard.
07:31Ne manque plus effectivement qu'Édouard Philippe, lequel a fermé la porte dimanche dernier.
07:36Mais l'ancien Premier ministre apparaît désormais seul
07:38et ne peut plus compter sur son avance dans les sondages pour tuer le match.
07:41Le candidat d'horizon est ainsi donné à 9,5% dans certaines études d'opinion récentes.
07:46Deux points seulement devant David Lysnard.
07:48Une avance fragile qui renforce l'idée qu'à terme,
07:51le maire du Havre ne pourra se soustraire à cette primaire.
07:54Le scénario est d'ailleurs jugé inéluctable par beaucoup à droite
07:57car seul capable d'offrir à la droite et au centre un candidat en dynamique
08:01et à même de se qualifier au second tour.
08:04Alexandre Chauveau, deux jours après la violente agression dans une école maternelle de Nice,
08:08la suspecte, une mère d'élève, est mise en examen pour tentative de meurtre
08:12et placée en détention provisoire.
08:14Cette femme de 36 ans est accusée d'avoir séquestré la directrice de l'établissement dans son bureau
08:19au moyen d'une arme factice et d'avoir violenté une institutrice
08:23fichée pour radicalisation islamiste.
08:26Elle fait également l'objet d'une mesure d'interdiction administrative de territoire.
08:29L'auteur de l'attentat d'Arras, renvoyé aux Assises,
08:32plus de trois ans après l'assassinat de Dominique Bernard,
08:35ce professeur de français tué par un terroriste islamiste dans son établissement le 13 octobre 2023.
08:41Le frère et le cousin de l'assaillant, âgé de 16 et 15 ans au moment des faits,
08:45est poursuivi pour complicité, échappe quant à eux à un procès.
08:49Le parquet national antiterroriste fait appel pour contester ce dernier point.
08:53Vous écoutez Europe 1, il est 22h40, une banque française touchée à son tour
08:57par une vaste cyberattaque. Crédit Mutuel Arkea confirme aujourd'hui l'existence
09:03de cet incident désormais maîtrisé, mais les pertes sont colossales,
09:06plus de 100 millions d'euros. Antoine Bienveau, les pirates sont parvenus
09:09à effectuer plusieurs opérations frauduleuses.
09:12Oui, cette attaque informatique aurait permis aux pirates de voler au moins
09:16118 millions d'euros directement dans les caisses du Crédit Mutuel.
09:20Une somme qui, selon toute vraisemblance, a immédiatement été transférée
09:24sur des comptes de crypto-monnaies créées pour l'occasion avec de fausses identités,
09:30ce qui rend l'argent très difficile à tracer. Dans un communiqué,
09:34la banque reconnaît l'existence de cette attaque informatique,
09:37mais elle prévient toutefois que l'argent de ses clients n'a pas été impacté,
09:41pas plus que celui des utilisateurs de Fortuneo, filiale du Crédit Mutuel
09:46qui compte plus d'un million et demi de clients en France.
09:49L'entreprise prévient tout de même que des tentatives d'arnaques,
09:52notamment par SMS, pour réviser ses clients dans les prochains jours
09:56et appelle donc à la plus grande vigilance.
09:58En attendant, le Crédit Mutuel a suspendu temporairement certaines opérations.
10:03Aujourd'hui, afin d'éviter toute nouvelle fraude,
10:06la banque basée en Bretagne précise enfin que cette attaque n'est pas, je cite,
10:10de nature à remettre en cause la solidité et la santé financière du groupe.
10:15Antoine Bienveau et le Parquet de Paris annoncent ce soir l'ouverture d'une enquête
10:19sur cette cyberattaque contre Crédit Mutuel Arkea.
10:23La suite de la quatrième journée de Ligue des champions de football ce soir
10:26avec une soirée très très difficile pour le Racing Club de l'Anse.
10:3179 minutes de jeu, 8 buts à 1 pour le club italien de Combes.
10:35C'est une véritable débâcle pour les 100 et ors.
10:38Un point sur les marchés financiers.
10:39La chronique bourse avec la banque postale,
10:41partenaire de la croissance des professionnels et des entrepreneurs.
10:44Et les bourses européennes qui saluent la victoire des démocrates aux élections de mi-mandat
10:50du côté des Etats-Unis.
10:51Clôture en hausse à Paris, plus 1,96%, 8177 points.
10:56Clôture en hausse également à Francfort, plus 2,22%, à Milan et à Londres, plus 2%.
11:02Clôture dans le vert également du côté de Wall Street aux Etats-Unis.
11:07C'était la chronique bourse avec la banque postale.
11:09La banque pour avoir un temps d'avance sur la croissance de votre activité professionnelle.
11:14La banque postale citoyenne.
11:15Le temps.
11:16La météo avec la caméra extérieure Omiris.
11:19Omiris, alarme et télésurveillance, vous êtes entre les meilleures mains.
11:22Un service opéré par EPS à Gréknaps.
11:24La météo avec vous, Marlène Duret.
11:26Le temps restera perturbé dans le sud-est demain.
11:28Oui, en raison de cette goutte froide qui était positionnée aujourd'hui sur le golfe de Gascogne,
11:32il y a une perturbation qui s'envole autour et elle ne bouge pas, elle tournicote sur place.
11:36C'est ce qui explique les pluies qui tombent au même endroit sur plusieurs jours.
11:40Alors on va quand même faire un poids sur la Corse puisque nous avons une violence orange
11:45qui va prendre effet à partir de 6h demain matin.
11:49C'est-à-dire qu'il y a des salves pluviaux orageuses, parfois quasi stationnaires,
11:53qui vont se succéder.
11:54Donc vigilance orange, pluie, inondation, mais ça concerne la moitié est de l'île.
11:58Ça touche les deux départements, mais c'est la moitié est qui est en vigilance orange, pluie, inondation.
12:04Sur le continent, il pleuvera également, du littoral provençal à l'est de l'Hérault.
12:09Ces pluies vont être assez copieuses par moments, temporairement orageuses aussi.
12:13Elles vont remonter vers l'Ardèche et la Haute-Loire.
12:16Quant aux températures, elles seront en hausse par rapport à aujourd'hui.
12:19Je parle des maximales avec par exemple 11 degrés du côté de Cabourg, Lille, Mulhouse ou Saint-Étienne.
12:2513 à Paris, Dijon, Nîmes, Limoges, 15 à Bourges, 17 à Castres, il fera 18 à Nice et jusqu'à
12:3120 à Ajaccio.
12:32Merci beaucoup Marlène Duray.
12:34Dans un instant sur Europe 1, l'invité politique, la vice-présidente du Parti Horizon, Christelle Morancet, au micro de
12:40Pierre Devineau.
12:42Europe 1 Nuit.
12:44Maëlle Sani.
12:47Le MacBook Neo.
12:48Puissant, rapide, sublime.
12:51Vous en rêvez ? Gagnez-le toute cette semaine en écoutant Europe 1.
12:55Dès que vous entendez le Top Jeu Europe 1, vous avez 15 minutes pour vous inscrire au tirage au sort
13:00par SMS.
13:01Envoyez Europe 1 au 73921.
13:0573921.
13:053 x 75 centimes plus coût du SMS.
13:08Ne rêvez pas du MacBook Neo.
13:10Gagnez-le toute cette semaine en jouant au Top Jeu Europe 1.
13:14Crédit Agricole présente.
13:15Pour une fleuriste, c'est quoi la meilleure solution d'encaissement ?
13:18Eh bien une solution qui offre un bouquet d'options, j'ai envie de dire.
13:21Par exemple, pouvoir encaisser avec mon TPE même loin de mon magasin, comme là sur le marché, c'est hyper
13:26utile.
13:26Ah et quand un client me fait une commande par téléphone, je lui propose le paiement par lien, ça aide
13:30aussi.
13:31Ah c'est pour offrir ? Ouais je vous prépare ça.
13:34Avec l'offre intégrale d'encaissement du Crédit Agricole, tout est réglé.
13:37Encaissez tout, partout, tout le temps.
13:39Offre soumise à conditions réservées aux professionnels sous réserve d'acceptation.
13:42Infos sur crédit-agricole.fr
13:44A l'écoute des pros avec Ikea pour les pros.
13:48Le service Ikea pour les pros accompagne toutes les entreprises dans leur projet d'aménagement.
13:53Découvrons comment dans un instant.
13:55Renaud.
13:55On veut tous faire des économies de carburant, mais on ne peut pas tous se passer de voiture au quotidien.
14:00Une solution ?
14:01Renaud Clio Full Hybrid E-Tech, moins de 4 litres au 100.
14:04Jusqu'à 40% d'économie de carburant et 1000 km d'autonomie avec un seul plein.
14:08Des 270 euros par mois, deux mois de loyer offert.
14:11Selon données WLTP, économie versus moteur thermique.
14:13Clio Evolution Full Hybrid E-Tech, hors option.
14:15LLD, 37 mois, 30 000 km.
14:17Premier loyer, 3000 euros C à cardiaque.
14:18Troisième et quatrième loyer offert.
14:20Offre à particulier du 1er au 30 novembre, conditions Renault.fr.
14:22Pour les trajets courts, privilégiez la marche ou le vélo.
14:24Penny Lane présente le club des entrepreneurs qui vont bien.
14:28Bonjour, moi c'est Maxime, je démarre mon activité.
14:30Bonjour Maxime !
14:31J'ai comparé les frais de compte pro partout et franchement, j'ai pas trouvé mieux que Penny Lane.
14:35Ah ouais, c'est sûr !
14:37Ma compta et mon compte pro sont réunis dans un seul abonnement.
14:39Je paie moins de frais, j'ai moins d'outils à gérer.
14:41Ne cherchez plus Maxime, vous êtes au bon endroit.
14:44Il est là Maxime, il est là !
14:46Avec Penny Lane, quand la compta va, tout va.
14:48Et ça va encore mieux avec le compte pro au même endroit.
14:51Parlez-en à votre expert comptable.
14:52Penny Lane.
14:53Quand la compta va, tout va.
14:57Bonsoir Christelle Morancet.
14:59Bonsoir.
14:59Merci d'être avec nous, vous êtes présidente horizon de la région Pays de Loire, auteur de ce livre, Courage
15:04et cœur, aux éditions du Rocher.
15:07Question d'actualité, sondage IFOP pour la présidentielle, puisque vous êtes soutien d'Edouard Philippe.
15:13Edouard Philippe n'a pas la moyenne.
15:14En fait, les sondages du premier tour, c'est un peu comme les notes sur 20 qu'on a au
15:21lycée ou au collège.
15:22Donc quand vous avez en dessous de 10 et que vous n'avez pas la moyenne 9,5, ça fait
15:26mal.
15:26Qu'est-ce qu'on fait maintenant, Christelle Morancet ?
15:29C'est le premier sondage où tous les candidats de droite et centre sont tous sondés individuellement.
15:34Donc vous vous consolez en regardant les autres ?
15:36Non, mais c'est la réalité.
15:37C'est la première fois qu'il y a un sondage.
15:38Ça prouve une seule chose, qu'il faut l'unité.
15:41Il faut un seul candidat rassembler autour d'Edouard Philippe.
15:42Mais Edouard Philippe n'en voulait pas de la primaire pour l'instant.
15:45Je ne parle pas de primaire, je dis ça prouve une seule chose.
15:47N'en gueulez pas, je vous ai rien dit.
15:48Non, mais ça prouve une seule chose.
15:50Quand vous prenez Bruno Retailleau, David Lissnard, Edouard Philippe et Gabriel Attal, ça fait 24%.
15:56Donc il faut se rassembler.
15:57Mais pourquoi autour d'Edouard Philippe ?
15:59Parce que c'est le plus à même de rassembler justement...
16:01Pourquoi c'est le plus à même ?
16:03C'est le plus à même de rassembler Bruno Retailleau, David Lissnard et Gabriel Attal.
16:08Mais est-ce que quand on parle du centre et de la droite, et on va écouter Bruno Retailleau
16:13que j'interrogeais dans Objectif Élysée 2027, je lui posais cette question.
16:19Qu'est-ce que la droite ?
16:20Et il me disait, la droite ce n'est pas le centre.
16:21Je pense que la droite ce n'est pas le centre.
16:23Et la droite ce n'est pas non plus la gauche.
16:25La droite pour moi, c'est le travail.
16:27Le travail qui paye beaucoup plus que l'assistanat.
16:29C'est ce que je veux faire.
16:30La droite considère que la liberté n'est pas possible sans l'ordre.
16:33Voilà, ça c'est la droite.
16:35L'ordre républicain, c'est d'abord pour les plus modestes.
16:37Parce que la loi de la jungle, c'est les plus forts qui gagnent contre les plus faibles.
16:41Il n'y a pas que vous.
16:41Et la droite, oui, de moins en moins.
16:45Mais la droite, c'est aussi la transmission.
16:47C'est une forme de fierté française.
16:48C'est aimer son pays, être patriote.
16:50Le dire et en même temps le célébrer, vous voyez.
16:53Est-ce qu'il est de droite ?
16:54Il est du centre.
16:55Il dit par exemple, moi je veux une immigration choisie.
16:58Moi je dis, je veux baisser l'immigration.
16:59Il ne pourra pas faire l'immigration choisie parce qu'il refuse de donner la parole au peuple.
17:04Donc la parole, ce sera les magistrats comme d'habitude qui trancheront.
17:07Alors, ce que je ne comprends pas, c'est qu'il y a des points communs,
17:10notamment sur le travail, sur le fait de sortir le pays de cette crise financière économique
17:15qui approche et qui peut être terrible, et vous le savez.
17:18Et puis il y a quand même des divergences.
17:20Et puis il y a surtout des chapelles hermétiques en disant,
17:22ben non, moi j'y vais jusqu'au bout.
17:23Non mais moi je vais vous répondre par rapport à Bruno Retailleau, que je connais bien.
17:26Bien sûr.
17:27Et vous le dites dans le livre.
17:28Oui, je connais bien.
17:28Moi je suis une femme de droite.
17:29Vous lui avez succédé en tant que président des pays lourds.
17:31Je vais répondre par rapport à ce qu'il dit.
17:33Moi je suis une femme de droite.
17:34Et Bruno Retailleau sait très bien que pour gagner, il y a besoin de rassembler la droite et le centre.
17:37Juste les dernières élections sénatoriales.
17:40La liste de Bruno Retailleau, Bruno Retailleau, c'est la deuxième, elle est UDI, c'est le centre je pense.
17:45Troisième LR, quatrième Horizon et cinquième Modem.
17:48Bruno Retailleau en 2015 aux élections régionales, il a une liste qui va des LR jusqu'au Modem en passant
17:53par l'UDI.
17:54Donc ça vous étonne quand il me dit la droite c'est pas le centre, ça vous étonne ?
17:58Mais il sait exactement Bruno Retailleau parce que quand il veut gagner, il rassemble la droite et le centre.
18:03Il l'a fait au dernier sénatorial au mois de septembre.
18:05Donc pour gagner, il faut le rassemblement le plus large possible à droite et au centre.
18:09Jules Torres.
18:09C'est pas faux mais madame la présidente, est-ce que vous n'avez pas l'impression que justement,
18:13votre réponse par exemple sur la multiplication des candidats, c'est le mauvais sujet.
18:16C'est-à-dire que c'est un petit peu comme la gauche qui a expliqué qu'elle avait perdu
18:19en 2002,
18:19parce qu'il y avait une multiplication des candidats, parce qu'il y avait Jospin, Laguillet, Chevènement, Noël Mamère, Christiane
18:25Taubira.
18:26Est-ce qu'au contraire ça ne montre pas qu'Edouard Philippe actuellement n'est pas capable de montrer que
18:29son projet est le meilleur,
18:31peut fédérer la droite et le centre et que dans les sondages ça ne se retranscrit pas ?
18:35Mais il est encore tôt, je veux dire aujourd'hui qu'il y ait plusieurs candidats à droite et au
18:39centre, c'est totalement légitime.
18:41Mais il y a un moment dans ce pays, la situation du pays nécessite aussi un peu de responsabilité.
18:48Et donc il y a un moment donné, on verra dans quelques semaines, si la photographie actuelle bouge ou pas,
18:54mais il y a un moment où il faudra que chacun prenne ses responsabilités.
18:56Et si on veut être qualifié au deuxième tour, on sera qualifié au deuxième tour si la droite et le
19:01centre sont réunis.
19:02S'il y a de la division, on ne sera pas qualifié, donc on aura un deuxième tour entre RN
19:06et LFI.
19:07Donc il faudrait une primaire.
19:09C'est quand même le seul moyen de départager aujourd'hui.
19:11Mais une primaire, aujourd'hui tout le monde a dans la bouche le mot primaire.
19:17Je veux dire, moi dans ma région, les gens ne m'interpellent pas pour la primaire.
19:20Non mais non plus je ne me laisse pas en pensant à la primaire, mais quand vous êtes à 10
19:22%...
19:23Moi je vais vous dire, ça intéresse les politiques et les journalistes.
19:27Aujourd'hui par contre ce qui est sûr, c'est que les Français veulent un seul candidat à droite et
19:30au centre.
19:31Eric Tegner.
19:31Je veux dire, moi ça ne m'intéresse pas beaucoup les sondages, etc.
19:34Moi ce que je note, c'est que quand je vous googlise, je trouve un portrait du monde qui dit
19:39Christelle Morancel, attacheur des pays de la loi.
19:41C'est-à-dire que vous, vous étiez clair, vous vouliez 100 millions d'euros d'économie, etc.
19:45Parce que dans le fond, le problème des candidats du centre et de la droite, c'est qu'il n
19:48'y a pas d'idée.
19:49C'est-à-dire qu'il n'y a pas l'envie de casser la baraque.
19:50Il n'y a pas véritablement de proposition qui dise qu'on va secouer le cocotier un peu là, et
19:55on va casser dans le dur.
19:57Et que la solution du bloc central aujourd'hui, c'est plutôt de dire, entre Marine Le Pen et Mélenchon,
20:02nous on est un peu la capacité de continuer à faire la même chose en fait.
20:05C'est-à-dire le cas où ?
20:06Bien sûr, mais là-dessus, je vous rejoins.
20:09C'est pour ça que les semaines qui vont venir, ce qui est important, c'est de rentrer dans le
20:13débat des idées.
20:14Et qu'aujourd'hui, on n'entend pas beaucoup les idées.
20:17Il y a Edouard Philippe qui s'est clairement positionné sur une réforme.
20:20Sur une réforme des retraites qui est quand même assez radicale.
20:24Quand il parle d'un projet massif, je pense qu'en termes de retraite, on est sur un projet massif.
20:28Donc il y a un moment, il faut aujourd'hui, en effet, être dans une rupture, d'être dans les
20:33propositions, et ne pas hésiter à être dans la réforme.
20:37Ce pays le nécessite.
20:38Je veux dire, on a 3600 milliards de dettes.
20:40Quand vous voyez les débats actuellement concernant le budget 2027 à l'Assemblée nationale, j'ai envie de pleurer.
20:46Celui de l'année dernière, moi je l'ai dit très clairement, j'aurais censuré le gouvernement.
20:50Quand on est capable de suspendre la réforme des retraites, c'est irresponsable.
20:57Donc aujourd'hui, ce pays, on a des atouts extraordinaires.
21:00Des atouts extraordinaires.
21:01J'arrive d'un voyage avec la région en Chine, je me dis qu'on ne peut pas aujourd'hui
21:06être les derniers de la classe sur les classements PISA, en termes d'innovation.
21:10On a tout pour réussir.
21:11Maintenant, il faut juste faire des propositions.
21:13Et des propositions, pas des nouvelles propositions avec de l'ancien.
21:17On est en 2026.
21:18Quelles sont les propositions pour les 10, 15 et 20 prochaines années ?
21:22Ça nécessite une réforme en profondeur.
21:25Moi, je l'ai fait dans ma région.
21:26J'ai pris mes responsabilités.
21:27Vous avez fait gagner beaucoup d'argent à votre région.
21:30Vous avez cassé, effectivement, la caisse des subventions qui étaient inutiles.
21:35Mais là, vous dites, vous revenez de Chine.
21:37Plusieurs choses.
21:38D'abord, vous revenez d'un pays qui n'est pas considéré comme un pays démocratique.
21:42Donc, vous revenez d'un pays où l'économie fonctionne.
21:46Elle est quand même hautement subventionnée.
21:47Donc, aujourd'hui, on subventionne à hauteur vraiment de milliards.
21:53Des entreprises qui, demain, peuvent se casser la gueule.
21:56Ce n'est pas grave, on en submet au sein d'une autre.
21:58Donc, qu'est-ce qu'on a à apprendre de la Chine ?
22:01Alors qu'encore une fois, certaines personnes, certains observateurs vont vous dire
22:05« Attends-y, on va quand même comparer la Chine à la France.
22:08On n'est pas sur le même logiciel. »
22:10Vous avez cité exactement l'exemple de la Chine qui investit massivement sur son économie.
22:17Moi, je rappelle que l'économie, nos entreprises, c'est elles qui créent la croissance,
22:22c'est elles qui créent la richesse, c'est elles qui créent les emplois et l'attractivité, le développement.
22:25Pourquoi on ne le fait pas en France ?
22:26Et le développement de nos territoires.
22:28Ce qui se passe aujourd'hui, dans ce pays, on a 3600 milliards de dettes.
22:32Donc, on est incapable, au moment où on doit investir massivement,
22:36parce qu'on est dans une période de transformation, mutation, révolution, on l'appelle comme on veut,
22:40il y a des mutations importantes.
22:41Au moment où la France devrait investir massivement, comme le font les Etats-Unis, comme le font la Chine,
22:46on est incapable d'investir.
22:47Mais on est incapable pourquoi ?
22:48Parce qu'on n'a pas l'argent ? Parce qu'on emprunte 350 milliards cette année ?
22:52Mais voilà, parce qu'aujourd'hui, on a une dette qui est là pour financer notre système social,
22:56qui n'est plus du tout à la hauteur des enjeux.
22:59C'est la question qu'on pose à tous les débats, mais quel est celui qui va dire « on
23:03casse le truc » ?
23:04Aujourd'hui, moi je le dis, ce que j'ai fait au sein de ma région,
23:07j'ai enlevé le fonctionnement, donc toutes les subventions,
23:10pour maintenir un haut niveau d'investissement.
23:13Et donc l'investissement, c'est ce qui prépare l'avenir.
23:15C'est ce qu'on fait pour investir dans les lycées,
23:17c'est ce qu'on fait pour investir dans les transports,
23:19et c'est ce que je fais dans l'économie pour l'innovation.
23:22Vous avez montré ça au niveau régional, mais on peut le faire au niveau national.
23:24Eh bien oui, il faut juste avoir du courage.
23:27Moi ma question, c'est si vous voulez tellement qu'Edouard Philippe soit président de la République,
23:31combien y a-t-il de Christelle,
23:33quelle part y a-t-il de Christelle Morancet en Edouard Philippe ?
23:36Ça, il faut lui poser la question.
23:37En tout cas, ce qui est sûr, c'est que moi je me suis engagée à ses côtés,
23:40et il m'a confié tous les sujets économiques et industriels.
23:43Est-ce que vous influez, voire est-ce que vous irradiez sur Edouard Philippe suffisamment
23:46pour que, comme dans la pièce de Mishima, Madame de Sade,
23:50à un moment donné, Madame de Sade dise, donne à sien, c'est moi.
23:53Écoutez, moi j'ai tout entendu au moment de mon budget,
23:55que j'étais un laboratoire pour Edouard Philippe.
23:57Je pense qu'il va s'entourer.
23:59Il ne faut pas que des Christelle Morancet autour d'Edouard Philippe.
24:02Il y a aussi...
24:03C'est quoi le problème avec le libéralisme en France ?
24:05Mais non, mais il n'y a pas de problème.
24:06Non, mais encore une fois, on gagne les élections
24:08quand il y a toutes les nuances de droite.
24:10Même Xavier Bertrand ?
24:11Moi, j'ai le souvenir, moi je suis une ancienne de l'UMP,
24:14et moi j'aimais l'UMB parce qu'il y avait toutes les nuances de droite.
24:17Et donc, il faut des Christelle Morancet,
24:19il faut des Gérald Darmanin,
24:20il faut des Laurent Marquandie et Bertrand.
24:23Vous savez la nuance de droite qu'on appelle la gauche ?
24:25Là, il y a une erreur 404 sur le visage de Christelle Morancet.
24:28Mais non, mais...
24:30Vous connaissez très bien mes positions,
24:32moi je parle de droite et de centre,
24:33et il faut que la droite et le centre
24:35assument des positions.
24:37Des positions très claires,
24:38et on ne fait pas une politique de gauche
24:40quand on est à droite.
24:41Mais est-ce que c'est seulement possible ?
24:43La politique que vous avez menée,
24:45vous l'avez menée après avoir été réélu,
24:48largement, alors que même
24:50il y avait des candidatures des écologistes,
24:52il y avait des candidatures de M. Durigi
24:54également pour le bloc central.
24:55Donc vous voyez que même dans votre élection régionale en 2021,
24:58la droite et le centre n'étaient pas forcément réunis,
25:00mais vous avez réussi à gagner.
25:01Mais est-ce que c'est possible dans une élection présidentielle
25:04d'avoir des positions qui sont aussi impopulaires en réalité ?
25:07Parce que Pierre a raison,
25:08le libéralisme aujourd'hui est assez mal vu en France,
25:11on a été biberonné depuis 50 ans au socialisme,
25:14et donc aujourd'hui, même Édouard Philippe,
25:15c'est vrai que quand il propose la retraite à 65 ans,
25:17la capitalisation, il a raison.
25:19Mais ce n'est pas quelque chose qui est populaire.
25:21Oui, mais encore une fois,
25:22dès l'instant que vous avez un discours de vérité,
25:24vous donnez du sens et vous avez le courage de faire,
25:27ce qu'on manque totalement, c'est de pédagogie.
25:28C'est d'expliquer aux Français pourquoi on le fait.
25:31Et donc, de toute manière, nous n'avons plus le choix.
25:33Nous n'avons plus le choix.
25:35Mais c'est donner aussi une perspective derrière.
25:37Moi, quand je fais mes coupes budgétaires,
25:39j'arrête les subventions,
25:40c'est pour investir massivement dans nos lycées,
25:43dans les transports et dans l'économie.
25:44Mais vous avez la CGT qui est devant votre conseil régional.
25:46Oui, et qu'importe.
25:47Ça serait à refaire aujourd'hui,
25:48je refais exactement la même chose.
25:50C'est juste un moment,
25:50et je ne le fais pas parce que je suis libérale,
25:52et je ne me suis pas déclarée libérale
25:54parce que c'est un peu tendance dans le monde,
25:55avec Millet ou d'autres personnes.
25:57Non, je le suis depuis toujours.
25:59Et je pilote la région pas parce que je suis libérale,
26:01c'est juste du bon sens.
26:02Et comme je le dis régulièrement,
26:03comme n'importe quelle famille
26:04ou comme n'importe quel chef d'entreprise,
26:07quand vous avez 100,
26:08et du jour au lendemain, vous avez 50,
26:10vous ne continuez pas à dépenser 100.
26:11Sinon, vous avez un problème.
26:12C'est ce que vous écrivez dans le livre.
26:13C'est que du bon sens.
26:14Est-ce que la France ne devrait pas être dirigée
26:16par un chef d'entreprise
26:18plutôt que par un conseiller d'État ?
26:22Pourquoi conseiller d'État, chef d'entreprise ?
26:24Non, mais on ne gère pas non plus.
26:25Parce qu'on voit bien la manière
26:27dont a été gérée la France
26:28depuis des années.
26:28C'est-à-dire qu'on a eu des hauts fonctionnaires,
26:30on a eu des banquiers.
26:31Conseiller d'État, je dis ça pour Édouard Philippe.
26:33Et on voit bien qu'il y a une approche
26:35qui est plutôt technocratique,
26:36qui est très industrielle en réalité,
26:39très étatique,
26:40et qui n'est pas du tout sur le bon sens
26:42dont vous parliez.
26:43Mais on n'a pas le choix aujourd'hui.
26:45Je suis d'accord avec vous.
26:45Quand vous êtes un pays
26:46où vous avez 3600 milliards de dettes,
26:48on n'a pas un problème de recettes dans ce pays.
26:51On a un problème de dépenses.
26:52Et quand vous voyez les ministres aujourd'hui,
26:54vous êtes un bon ministre
26:55quand vous avez votre budget qui augmente.
26:57Donc moi, je suis convaincue
26:58qu'on peut faire mieux avec moins.
27:00Pour mettre de l'administration.
27:01Édouard Philippe, puisqu'on parle...
27:02Et de l'efficience de nos politiques publiques.
27:03Édouard Philippe, puisqu'on parle de lui,
27:05également intervenu sur le thème de l'immigration.
27:08Et il se dit prêt aujourd'hui,
27:09alors qu'il était en déplacement
27:11à Zuitcote dans le Nord.
27:12Il est prêt à un débat là-dessus
27:14avec Jean-Luc Mélenchon.
27:15Je comprends qu'on dit que
27:17dire qu'il y aurait des Français
27:18issus de l'immigration
27:18serait traduire une pensée raciste.
27:20Non, mais on rêve ou quoi ?
27:21Bien sûr qu'il y a des Français
27:22issus de l'immigration.
27:23Et ils sont Français.
27:24Et ils ont les mêmes droits
27:24que les Français.
27:25Et les mêmes devoirs.
27:26Et on peut parler de Français
27:27issus de l'immigration.
27:28On est sous la forme
27:28d'une espèce de police de la pensée
27:30imposée par l'extrême-gauche,
27:31imposée par M. Mélenchon,
27:32qui est le premier à utiliser
27:33les codes de l'antisémitisme,
27:35qui est le premier à remettre en cause
27:36l'universalisme républicain.
27:37Oui, il y a un problème d'intégration
27:38dans notre pays.
27:39Et on n'aurait pas le droit de le dire,
27:40mais qui pense que l'intégration
27:41fonctionne bien en France ?
27:42Vous avez vu des gens qui vous disent
27:43non, vraiment, l'intégration,
27:44ça se passe très très bien.
27:45Si ça vous choque,
27:46moi, ça ne me choque pas.
27:47Et si M. Mélenchon a envie
27:48d'un débat pour discuter de ces sujets,
27:50je suis son homme.
27:51Quand il veut, où il veut.
27:52Christelle Morancé,
27:53ça vous choque, vous,
27:54qu'on parle de Français
27:55issus de l'immigration ?
27:56Non, non, ça ne me choque pas.
27:58Vous comprenez qu'il y a
27:59une polémique là-dessus ?
28:00Non, je ne comprends pas.
28:01Et Édouard a entièrement raison
28:03d'être en colère
28:04par rapport à cette polémique
28:05qui n'a pas lieu d'être.
28:06Moi, je vais vous donner
28:07un exemple dans ma région.
28:08Dans ma région, je vis au Mans.
28:10Il y a un quartier
28:11un peu sensible sur le Mans.
28:12Il y a quelques années,
28:13je rencontre des habitants
28:16de ce quartier
28:16qui sont issus de l'immigration.
28:18Et ils me disent,
28:19vous voyez, Mme Morancé,
28:20cette école, on y a grandi.
28:22On n'y met plus nos enfants.
28:23Faute de mixité sociale,
28:24on les met dans les écoles privées
28:25du centre-ville.
28:26Je suis rentrée chez moi le soir.
28:27J'étais mais bouleversée.
28:29C'est ça aussi la France.
28:30Donc, il y a un moment,
28:30il faut mettre des mots
28:31sur la société.
28:32Courage et cœur.
28:33C'est votre livre
28:34aux éditions du Rocher.
28:36Merci beaucoup, Christelle Morancé.
28:38Merci à vous.