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  • il y a 1 jour
À LA UNE / Midterms 2026 : le naufrage de Donald Trump
Deux ans après son retour à la Maison Blanche, Donald Trump essuie un revers électoral majeur. Lors des élections de mi-mandat 2026, les démocrates ont remporté le contrôle des deux Chambres du Congrès : la Chambre des Représentants et le Sénat, jusqu'ici sous gouvernance des Républicains. Un résultat qui rebat les cartes à Washington et prive le Président d'une partie de ses leviers législatifs pour les deux dernières années de son mandat. Inflation, coût de la vie, guerre en Iran, politique commerciale et défiance envers l'administration Trump : plusieurs sujets ont pesé dans le scrutin. Les Démocrates promettent désormais de renforcer le contrôle parlementaire sur la Maison Blanche, de lancer des enquêtes et de défendre leurs priorités sociales. De son côté, Donald Trump devra composer avec un Congrès hostile, au risque de voir son programme entravé. Ces élections des midterms marquent-elles un véritable tournant politique aux États-Unis et jusqu'où les démocrates pourront-ils contraindre Donald Trump ?
Invités :
- Richard Werly, correspondant pour le média suisse « Blick », auteur de « Cette Amérique qui nous déteste » (éditions Saint-Simon poche)
- Bénédicte Tassart, cheffe du service international de RTL
- Ludivine Gilli, directrice de l'Observatoire de l'Amérique du Nord de la Fondation Jean Jaurès

Chroniqueurs :
- Nicolas Domenach, journaliste politique
- Lise Pressac, journaliste

LA QUESTION QUI FÂCHE / Cumul emploi - retraite : de nouvelles règles injustes ?
Deux décrets publiés au Journal Officiel début novembre viendront réformer le cumul emploi-retraite à partir du 1er janvier 2027. Désormais, s'ils sont perçus avant l'âge légal de départ à la retraite, les revenus d'activité seront totalement déduits de la pension de retraite. Entre l'âge légal de départ à la retraite et 67 ans, le cumul des revenus est permis jusqu'au plafond de 7000 euros bruts annuels. Au-delà de ce seuil, 50% des revenus d'activité supplémentaire sont retranchés de la pension de retraite. Après 67 ans, le cumul intégral est rétabli sans plafond de revenus. Comment les retraités vont-ils percevoir ce durcissement du cumul emploi-retraite ? Un retraité doit-il être considéré tel qu'un travailleur comme les autres ?
Invités :
- Jean-François Rousset, député « Ensemble Pour la République » de l'Aveyron
- Hadrien Clouet, député « La France Insoumise » de Haute-Garonne

« Chaque Voix compte », votre rendez-vous quotidien qui prend le pouls de la société : un débat, animé par Adeline François, en prise directe avec l'actualité politique, parlementaire, sociale ou économique.
Un carrefour d'opinions où ministres, députés, élus locaux, experts et personnalités de la société civile font entendre leur voix.

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Transcription
00:00:06Musique
00:00:23Bonsoir à tous, bienvenue dans Chaque Voix Compte sur LCP.
00:00:26On est ensemble pour une heure de décryptage de l'actu et de débat.
00:00:29En direct de l'Assemblée Nationale.
00:00:31Avec pour m'accompagner ce soir, Lise Pressac et Nicolas Domenac.
00:00:35Bonsoir à tous les deux.
00:00:36C'est parti pour le sommaire avec à la une le blounami, comme l'appellent les Américains.
00:00:41Le tsunami bleu a déferlé sur les élections de mi-mandat la nuit dernière aux Etats-Unis.
00:00:45Les démocrates ont remporté la Chambre des représentants et le Sénat,
00:00:50infligeant à Donald Trump et aux Républicains un énorme revers électoral.
00:00:54À quoi vont ressembler les deux prochaines années du mandat de Donald Trump à la Maison-Blanche ?
00:01:00Quelles conséquences pour nous en Europe ?
00:01:02Balle tragique à la Maison-Blanche, c'est la première partie de Chaque Voix Compte ce soir.
00:01:08À suivre ensuite Nicolas Domenac.
00:01:09Quoi de neuf ?
00:01:10Quoi de neuf ? Un livre d'échange de SMS d'Emmanuel Macron pendant deux ans avec une journaliste.
00:01:15Livre titré « Vous êtes tous trop durs avec moi, mais est-ce qu'on a envie d'être moins
00:01:19durs avec lui après l'avoir lu ? »
00:01:20C'est vous qui nous le direz.
00:01:22Dans la deuxième partie de Chaque Voix Compte, place à la question qui fâche.
00:01:25Question ce soir sur le cumul emploi-retraite alors que deux décrets ont été publiés hier
00:01:30qui vont durcir les conditions dans lesquelles les seniors pourront cumuler leur retraite avec un emploi.
00:01:35On vous dit tout, tout à l'heure et on en débat avec les députés.
00:01:39Et d'ailleurs, vous pouvez vous aussi leur poser vos questions ou nous faire part de vos remarques tout au
00:01:43long de l'émission.
00:01:43Vous flashez avec votre téléphone le petit QR code qui apparaît ici.
00:01:46Et c'est Lise Pressac qui lit tous vos messages et qui nous transmet en direct toutes vos questions.
00:01:51Voilà pour le menu.
00:01:52Installez-vous confortablement Chaque Voix Compte.
00:01:54Let's go !
00:02:03Un président en place désavoué par les élections de mi-mandat, c'est un classique de la vie politique américaine.
00:02:08Mais si on était taquin, on dirait qu'il s'est passé quelque chose d'inédit aux Etats-Unis la
00:02:13nuit dernière.
00:02:13Les derniers sondages sur les mid-terms avaient raison.
00:02:16Toute la carte électorale américaine est recomposée ce soir.
00:02:19La Chambre des représentants et le Sénat ont basculé à gauche, c'est-à-dire dans le camp démocrate.
00:02:25Les résultats ne sont pas encore définitifs ce soir, mais voici les tout derniers avec Hélène Bonduelle.
00:02:36Des républicains dépités.
00:02:41Et des démocrates qui exultent.
00:02:44Comme ici au Texas, où la victoire semblait impossible.
00:02:49Ce soir, nous avons vaincu Goliath.
00:02:53James Talarico devient le premier sénateur démocrate élu dans ce bastion conservateur depuis 1992.
00:03:01Il est l'un des symboles de cette vague bleue que les Américains appellent déjà le Blue Nami.
00:03:08Comme Abdul El Saïd dans le Michigan, premier sénateur de confession musulmane.
00:03:18Ou encore l'état rural du Kansas, qui n'avait pas élu de sénateur démocrate depuis 94 ans.
00:03:25Le pasteur Adam Hamilton déloge son rival républicain.
00:03:30Des victoires historiques aussi au poste de gouverneur.
00:03:33Keisha Lansbottom en Géorgie devient ainsi la première femme noire élue gouverneure aux Etats-Unis.
00:03:40Une débâcle républicaine dans les deux chambres du Congrès.
00:03:43Les démocrates remportent la majorité aussi bien à la chambre des représentants qu'au Sénat.
00:03:50Ni les démocrates ni les médias américains ne s'attendaient à une telle marée bleue.
00:04:06Une gifle pour Donald Trump, qui dans la soirée par téléphone sur Fox News reconnaissait sa défaite.
00:04:13Je pense que les démocrates ont fait du bon boulot, vraiment.
00:04:17Je pense qu'ils ont fait du bon boulot, ils se sont bien battus.
00:04:19Mais sur ses réseaux sociaux, déjà, il prévient.
00:04:22Face à un congrès dorénavant hostile à sa politique, il n'hésitera pas à mettre son veto.
00:04:28Un tweet de la Maison Blanche enfonce le clou avec une photo de Donald Trump déterminé.
00:04:33Et ce message, Trump est toujours président.
00:04:37Trump est toujours votre président.
00:04:40J'accueille sur le plateau de chaque voix-compte Bénédicte Tassar.
00:04:43Bonsoir.
00:04:43Bonsoir.
00:04:44Chef du service international de RTL.
00:04:46Merci d'être là, Bénédicte, aux côtés de Richard Verli.
00:04:48Bonsoir.
00:04:48Bonsoir, Edeline.
00:04:49Correspondant en France du média Swissblick.
00:04:51Vous venez de publier « Cet Amérique qui nous déteste ».
00:04:54C'est aux éditions Saint-Simon-Poche.
00:04:56Merci d'être là, Richard.
00:04:58Et bonsoir, Ludivine Vili.
00:04:59Bonsoir.
00:04:59Merci d'être là, directrice de l'Observatoire de l'Amérique du Nord à la Fondation Jean Jaurès.
00:05:05Ben oui, ce soir, Donald Trump est toujours votre président.
00:05:08C'est ce qu'il dit ce soir aux Américains.
00:05:10Il réagit d'ailleurs à ces élections.
00:05:12Est-ce que, la première question que j'ai envie de vous poser,
00:05:15est-ce que la réaction du président américain vous a étonné, Bénédicte ?
00:05:19Alors, on aurait pu être étonné parce qu'il a vite reconnu sa défaite.
00:05:22Il a vite reconnu que les démocrates, il n'y a pas eu de remise en cause.
00:05:26Il faut dire que le vote était tellement massif que ce n'était pas possible de dire que le vote
00:05:29était truqué
00:05:30ou qu'il y avait des machines à vote vraiment qui ne marchaient pas.
00:05:34Donc, il y a eu un moment de bouncarisation dans la Maison-Blanche.
00:05:38Il s'est réfugié dans une halle.
00:05:39Il y a eu un petit moment de silence cette nuit pour nous vers 2-3 heures du matin.
00:05:44Le temps d'avaler la pilule.
00:05:45Le temps de se dire que, ben oui, je suis bien un lemdoc, je suis bien un canard boiteux,
00:05:49je suis bien un président démonétisé.
00:05:51J'ai encore deux ans de mandat à faire.
00:05:53Comment je vais réagir ?
00:05:54Et puis, il y est allé.
00:05:55Il a repris son téléphone, comme d'habitude, pour appeler le New York Times, d'abord.
00:06:00Le New York Times, qui est quand même un média qui n'est pas pour Donald Trump au départ.
00:06:03Mais ce n'est pas ses copains, oui.
00:06:04Voilà.
00:06:05Donc, il y est allé frontalement.
00:06:06Et puis, je pense que Donald Trump est quand même soulagé d'un autre côté
00:06:12parce qu'il va partager la charge maintenant avec les démocrates.
00:06:15Ah !
00:06:16C'est-à-dire que tout ce qui est...
00:06:17Ce ne sera pas de sa faute.
00:06:18Ce sera de la faute de tous ses nouveaux venus, maintenant.
00:06:21Non, il a deux ans, il n'est plus président dans deux ans, de toute façon.
00:06:25Donc, il a les mains libres.
00:06:26Il n'est plus en campagne électorale.
00:06:28Vous partagez cette lecture, Richard Verly ?
00:06:30Oui, je pense que Donald Trump, il a de toute manière un peu le génie de l'instant politique.
00:06:34D'abord, il fait tout à court terme, Donald Trump.
00:06:37Donc là, cette nuit, c'est exactement ce qui s'est passé.
00:06:39Il s'est rendu compte de l'ampleur de la victoire démocrate
00:06:42et il a compris qu'il avait plutôt intérêt à être du bon côté.
00:06:45C'est-à-dire du côté du président qui reconnaît sa défaite,
00:06:48qui reconnaît que les autres ont fait un good job,
00:06:50mais qui rappellent qu'il est prêt à tirer dès qu'il sera en position de le faire
00:06:54et notamment à dégainer son veto.
00:06:56Alors, il ne le fera pas tout de suite parce qu'il y a deux mois, rappelons-le,
00:06:59pendant lesquels ce congrès, le 119e congrès, va rester en fonction.
00:07:03C'est seulement à partir du 3 janvier que tous ceux qu'on vient de voir
00:07:07prendront leur fonction et leur siège à Washington.
00:07:10Donc, il va falloir surveiller particulièrement ce qu'il se passe
00:07:13dans les deux prochains mois, Ludivine Gilley ?
00:07:15– Ça va être intéressant de regarder ce qui se passe au cours des deux prochains mois
00:07:20parce qu'on va voir comment les Républicains réagissent à leur défaite.
00:07:26Il est probable qu'il ne se passe pas grand-chose de plus
00:07:31que ce qui s'est passé précédemment.
00:07:34Il faut quand même prendre la mesure des résultats
00:07:38qu'on a vus sortir depuis ce matin.
00:07:42C'est un séisme, alors c'est un blounami, mais c'est aussi un glissement de terrain.
00:07:49– Lenslide, disent les Américains.
00:07:51– Pour les Républicains, qui remet en cause la politique menée par Donald Trump,
00:07:59même si Donald Trump dit que ça n'est pas de sa faute.
00:08:01Il a reconnu la victoire, on verra si…
00:08:03– Mais aucune responsabilité dans cet échec.
00:08:05– Mais aucune responsabilité.
00:08:06Il demandait pendant la campagne qu'on fasse comme si son nom était sur le bulletin.
00:08:10et maintenant que c'est une déroute républicaine,
00:08:14il dit oui, mais c'est parce qu'il n'y avait pas mon nom sur le bulletin.
00:08:17Mais malgré tout, personne n'est dupe, c'est un désaveu pour Donald Trump.
00:08:22Et donc la question qui se pose pour le parti républicain
00:08:24et pour ses membres, pour ses élus,
00:08:26c'est de savoir comment il se positionne à partir d'aujourd'hui et dès aujourd'hui.
00:08:31– Oui, mais la question se pose aussi aux démocrates
00:08:34parce que est-ce que c'est un vote d'adhésion qui est survenu cette nuit ?
00:08:37– Non, c'est pour ça que les démocrates doivent être extrêmement prudents.
00:08:44C'est une grande victoire pour les démocrates.
00:08:47Là-dessus, il n'y a pas photo.
00:08:49Et il y a même certains endroits où on peut considérer
00:08:52que c'est une victoire démocrate autant qu'une déroute républicaine.
00:08:56En revanche, à l'échelle nationale,
00:08:59on regardera le détail des chiffres,
00:09:01mais ce qu'on constate de manière générale,
00:09:03c'est qu'il y a eu une mobilisation démocrate, ça oui,
00:09:06mais il y a surtout eu une démobilisation républicaine.
00:09:10– Mais vous parlez de quels démocrates ?
00:09:12Une victoire des démocrates radicaux ou une victoire des démocrates modérés ?
00:09:15– On a vu des victoires de tous les démocrates.
00:09:19La victoire d'Abdol el-Sayed dans le Michigan,
00:09:22c'est un démocrate progressiste
00:09:24qui remporte une élection serrée dans un État-clé.
00:09:28La victoire d'Adam Hamilton dans le Kansas,
00:09:32c'est un démocrate modéré qui remporte un État républicain
00:09:37et de manière…
00:09:37– Un bastion par ailleurs, depuis 1932.
00:09:40– Tout à fait, pas de sénateur démocrate dans le Kansas depuis 1932.
00:09:45Texas, pareil.
00:09:47Et là, c'est un démocrate plutôt progressiste sur le plan programmatique
00:09:51et modéré dans son apparence, dans son approche,
00:09:55puisqu'il s'affiche comme chrétien,
00:09:57il parle beaucoup de la Bible, des évangiles, etc.
00:09:59Mais sur le plan du programme, c'est plutôt progressiste
00:10:04et il y a une très nettement au Texas.
00:10:06Alors, face à un candidat très mauvais,
00:10:09avec énormément de casseroles, mais malgré tout…
00:10:12– Bénédicte ?
00:10:13– C'est d'abord une défaite de Trump
00:10:15et une défaite des Républicains, de tous ces Républicains.
00:10:18Il y avait pas mal de candidats soutenus par Trump
00:10:20qui avaient quand même pas mal de casseroles,
00:10:23des histoires d'adultère, des histoires de mœurs,
00:10:25des histoires de corruption.
00:10:27Donc ça, c'est…
00:10:28Et Trump les soutenait jusqu'au bout, c'était ses amis.
00:10:31Donc ça, c'est la défaite de Trump.
00:10:33Maintenant, c'est aussi une victoire des démocrates
00:10:35qui ont su se renouveler depuis la dernière élection américaine,
00:10:39qui n'ont pas pris le pli de Kamala Harris,
00:10:41qui étaient dans une campagne de wokisme.
00:10:47Eux, ils se sont recentrés sur les quatre sujets
00:10:50qui intéressent les Américains.
00:10:53Le pouvoir d'achat, pouvoir d'achat essence, logement.
00:10:56Je ne peux plus faire de prêt pour acheter mon logement
00:10:59pour les Américains, c'est super important.
00:11:02La corruption, ça, les data centers.
00:11:06Les data centers ont été un énorme sujet
00:11:08au cours de la campagne électorale.
00:11:10Et puis, bien sûr, les Américains
00:11:12qui sont, pour une régulation de l'immigration,
00:11:16ont été très choqués par l'ICE.
00:11:18Ça a été aussi…
00:11:19La police de l'immigration.
00:11:20La police de l'immigration.
00:11:21Ça a aussi été un facteur.
00:11:22Et tout ça, c'était un angle mort
00:11:24de la campagne des Républicains, Richard Verly ?
00:11:26Les Républicains étaient complètement prisonniers
00:11:28de Donald Trump.
00:11:29D'abord, parce que, comme vient de le dire Bénédicte,
00:11:32il avait, dans la plupart des cas, choisi les candidats.
00:11:34Et il avait éliminé des candidats qui, peut-être,
00:11:37auraient eu un meilleur résultat face aux démocrates.
00:11:39Je pense notamment au Texas, où le sénateur sortant républicain
00:11:42aurait sans doute eu un meilleur résultat que Ken Paxton,
00:11:45le procureur général de l'État, qui était candidat au Sénat.
00:11:48Donc, ils étaient prisonniers de Donald Trump.
00:11:50Et ils étaient surtout prisonniers de la conjoncture.
00:11:52parce que cette guerre en Iran,
00:11:54même si certains ont renaclé,
00:11:56la réalité, c'est que le camp républicain
00:11:58l'a accepté et l'a défendu publiquement.
00:12:01Donc, à partir de ce moment-là,
00:12:02ils étaient tout à fait, je dirais, en difficulté
00:12:04dès lors que cette vague bleue est montée.
00:12:07Mais moi, je suis d'accord avec Bénédicte.
00:12:08C'est-à-dire qu'on ne peut pas dire
00:12:10qu'il y a un programme du Parti démocrate
00:12:12parce que le Parti démocrate est divisé
00:12:13sur un certain nombre de sujets.
00:12:15Mais il y a bel et bien, je dirais,
00:12:17la volonté de ce nouvel establishment de démocrates
00:12:20de se saisir de sujets
00:12:21qui sont des sujets, pour l'essentiel, sociaux.
00:12:24Par exemple, la question des inégalités.
00:12:26Elle a été... Alors, certes,
00:12:27le référendum en Californie
00:12:28sur l'instauration d'une taxe sur la fortune
00:12:30a échoué.
00:12:31Mais néanmoins, le fait qu'il y ait ce référendum,
00:12:34on voit bien que cette préoccupation
00:12:36est maintenant installée dans le débat américain.
00:12:39Un point intéressant sur la question économique,
00:12:41c'est qu'en fait, on a vu un renversement
00:12:43quasiment parfait des rôles
00:12:44par rapport à 2024.
00:12:46En 2024, la situation économique,
00:12:48les fondamentaux de l'économie
00:12:50n'étaient pas si mauvais.
00:12:51Il y avait eu une très forte inflation,
00:12:53mais à la fin du mandat de Joe Biden,
00:12:55les choses commençaient à se calmer
00:12:59et de nombreux indicateurs étaient au vert.
00:13:01Mais la perception par la population
00:13:03de la situation économique était très mauvaise.
00:13:05Et les démocrates ont fait campagne
00:13:07en ignorant ce fait-là.
00:13:09Les républicains, eux,
00:13:10n'ont cessé de le marteler.
00:13:12Et là, on a eu la situation inverse.
00:13:14Avec un Donald Trump qui a fait campagne
00:13:15sur le pouvoir d'achat,
00:13:17qui n'a pas été en mesure,
00:13:19voire qui a aggravé les choses
00:13:20avec la guerre en Iran,
00:13:21avec les droits de douane.
00:13:23Et les démocrates, eux,
00:13:24se sont saisis de ce sujet-là
00:13:26pendant que les républicains
00:13:27étaient très embarrassés
00:13:28et n'ont pas fait campagne dessus.
00:13:31Est-ce qu'il y a un visage
00:13:33que vous, vous retenez
00:13:34de cette vague bleue ?
00:13:35Est-ce que dans les candidats élus cette nuit,
00:13:37il y a le prochain candidat démocrate
00:13:40à la présidentielle ?
00:13:41Deux ans, c'est demain.
00:13:43Alors, le candidat,
00:13:44on parle beaucoup de John Ossoff,
00:13:46même s'il dit qu'il ne veut pas y aller.
00:13:48En Géorgie, tout le monde dit
00:13:50qu'il pourrait y aller.
00:13:52Donc, John Ossoff,
00:13:53il a fait beaucoup de documentaires
00:13:54contre la corruption.
00:13:55Les premières lueurs de l'aube
00:13:56pointent à l'horizon,
00:13:58a-t-il dit cette nuit.
00:13:59Bon, après, il y a tous ceux
00:14:01dont vous avez montré le visage
00:14:02pendant le sujet.
00:14:05Mais déjà, ce qui est marquant,
00:14:07quand même,
00:14:07c'est qu'il y a toute une nouvelle génération
00:14:10de démocrates qui arrivent,
00:14:12des jeunes qui sont quand même
00:14:13assez intelligents,
00:14:15qui ne sont pas là
00:14:16parce qu'ils sont riches
00:14:17ou parce qu'ils ont bossé
00:14:19pour y arriver.
00:14:20Il y a tous ces hommes
00:14:22qu'on a vus, Kansas, Texas, etc.
00:14:25Et puis, il y a toute une...
00:14:26Beaucoup de femmes.
00:14:28Beaucoup de femmes qui arrivent.
00:14:29Et on a vu la première femme
00:14:31gouverneure noire,
00:14:32la première amérindienne,
00:14:34en Alaska,
00:14:35la première autochtone.
00:14:37Et il y a toutes ces femmes
00:14:38qui ont brisé un plafond de verre
00:14:40et qu'on va entendre énormément
00:14:41parce qu'elles,
00:14:42elles ont envie de débattre.
00:14:44Si c'était un casting politique,
00:14:46franchement, les démocrates,
00:14:47ils ont eu un très beau casting.
00:14:48Regardez,
00:14:49les types
00:14:50ou les femmes en question
00:14:51sont déjà des vedettes.
00:14:53Regardez la manière
00:14:53dont ils prennent
00:14:54ou elles prennent la lumière
00:14:55au moment de ces résultats,
00:14:57alors que les candidats républicains...
00:14:59Alors, c'est vrai
00:14:59que c'est plus difficile
00:15:00de prendre la lumière
00:15:00quand vous êtes battus.
00:15:01Mais néanmoins,
00:15:02on voit bien
00:15:03qu'ils ont réussi
00:15:05à imposer des visages,
00:15:07ils ont réussi
00:15:07à imposer des parcours.
00:15:09Notamment, vous savez,
00:15:10ces candidats
00:15:10qui ont des racines chrétiennes.
00:15:12On a parlé du Kansas,
00:15:13on a parlé de Talarico,
00:15:14qui est un ancien séminariste.
00:15:16Donc, ça,
00:15:17c'est quelque chose
00:15:17qui a été élu sénateur démocrate
00:15:19du Texas.
00:15:20Voilà, ça,
00:15:20c'est des choses
00:15:21qui vont leur apporter
00:15:22beaucoup dans les deux années à venir
00:15:24pour drainer le public,
00:15:26mais ça va se terminer,
00:15:27on sait très bien
00:15:28comment ça va se terminer,
00:15:29par une primaire,
00:15:29la primaire qui n'a pas eu lieu,
00:15:31la primaire qui n'avait pas désigné
00:15:33Kamala Harris.
00:15:34Et là,
00:15:34on voit bien le point faible,
00:15:35il y aura une primaire démocrate
00:15:36et de cette primaire démocrate
00:15:38sortira un champion
00:15:39ou une championne.
00:15:40Mais avant cela,
00:15:41il y a donc deux ans,
00:15:42il y a cette fin de mandat
00:15:43de Donald Trump.
00:15:44Pour les non-spécialistes
00:15:46de la politique américaine,
00:15:47lui dit Vingilli,
00:15:47qu'est-ce qui va changer
00:15:48dans les deux ans qui viennent
00:15:49avec un congrès démocrate ?
00:15:50Qu'est-ce qui va changer
00:15:51dans la vie des Américains ?
00:15:54Ça,
00:15:54c'est la question difficile.
00:15:56Donald Trump reste président.
00:15:58Il est le fameux lame duck,
00:15:59le canard boiteux,
00:16:00mais il reste président.
00:16:01Il a le contrôle
00:16:02de l'État fédéral,
00:16:03il a le contrôle
00:16:03des agences fédérales,
00:16:05il reste le commandant
00:16:06en chef des armées,
00:16:07donc en termes
00:16:07de politique étrangère,
00:16:09c'est important aussi.
00:16:11Cela dit,
00:16:12le Congrès a des pouvoirs.
00:16:14Il ne les a pas exercés
00:16:15pendant les deux années
00:16:17qui viennent de s'écouler
00:16:18parce qu'il s'est rangé
00:16:20à la vie de Donald Trump
00:16:22quoi que Donald Trump demande.
00:16:24Avec une majorité
00:16:25à la Chambre
00:16:26et au Sénat
00:16:26pour les démocrates,
00:16:27ils ont quelques moyens
00:16:29de faire des choses.
00:16:30Alors,
00:16:30est-ce que tout seuls,
00:16:31ils peuvent voter,
00:16:33adopter des lois
00:16:33de grande ampleur ?
00:16:34Ils peuvent,
00:16:36étant majoritaires,
00:16:37dans les deux chambres.
00:16:38En revanche,
00:16:38ils ont besoin
00:16:39de l'approbation
00:16:40de Donald Trump
00:16:41en tant que président,
00:16:43Donald Trump
00:16:43pourrait se dresser
00:16:45sur leur parcours
00:16:47s'ils décident
00:16:48de mettre en œuvre
00:16:49ce genre de politique.
00:16:51On a dit,
00:16:51ils ont fait campagne
00:16:52sur le coût de la vie
00:16:54dans le domaine
00:16:55du logement,
00:16:55dans le domaine
00:16:56de la santé,
00:16:58dans le domaine
00:16:59de l'énergie.
00:17:00Ils vont essayer
00:17:01de faire passer des mesures.
00:17:02Est-ce qu'ils y arriveront ?
00:17:03On verra.
00:17:04Ils vont lancer
00:17:05des enquêtes
00:17:06pour corruption,
00:17:09pour détournements
00:17:10de fonds publics,
00:17:11etc.,
00:17:12qui vont viser
00:17:12l'entourage
00:17:13de Donald Trump
00:17:15ou des membres
00:17:15de son administration.
00:17:16Et par ailleurs,
00:17:18un point extrêmement important
00:17:19au-delà du vote du budget,
00:17:21au niveau du Congrès,
00:17:22les démocrates
00:17:24vont avoir
00:17:25la possibilité
00:17:26de ne pas confirmer
00:17:29les nominations
00:17:30faites par Donald Trump.
00:17:31Si un ministre s'en va,
00:17:32les démocrates
00:17:33pourront dire
00:17:34oui ou non
00:17:35pour le remplaçant,
00:17:35pour les hauts fonctionnaires,
00:17:37pareil.
00:17:37Et il y a aujourd'hui
00:17:38beaucoup de postes vides
00:17:39à des hauts niveaux
00:17:40dans l'administration
00:17:41de Donald Trump
00:17:42et évidemment,
00:17:43point très important,
00:17:44les nominations
00:17:45de juges fédéraux.
00:17:47Et les officiers généraux
00:17:48de l'armée,
00:17:49ce qui va sûrement influer
00:17:51parce que tous les généraux
00:17:52au-dessus de 3 étoiles,
00:17:54à partir de 3 étoiles,
00:17:55doivent être confirmés
00:17:56par le Sénat.
00:17:57Or, avec la guerre en Iran,
00:17:58on avait vu pour l'instant
00:17:59l'état-major américain
00:18:01quand même ne pas broncher.
00:18:02Là, maintenant,
00:18:03ils ont une bonne raison.
00:18:04Un certain nombre
00:18:05de généraux
00:18:05d'objecter aux décisions
00:18:07de Donald Trump.
00:18:07Alors, vous disiez
00:18:08que Donald Trump
00:18:08avait été assez silencieux.
00:18:10Il a passé un coup de fil
00:18:10à Fox News.
00:18:11Il a parlé au New York Times.
00:18:12Il vient de s'exprimer.
00:18:14On l'écoute.
00:18:16« Je pense qu'il a en partie raison
00:18:18parce qu'à court terme,
00:18:19le prix de l'essence a augmenté.
00:18:21Et en même temps,
00:18:22c'est probable que si j'avais
00:18:23à le refaire,
00:18:24je le referais.
00:18:25Parce qu'à long terme,
00:18:26on ne peut pas laisser l'Iran
00:18:28obtenir l'arme nucléaire. »
00:18:31Il réagissait à ce que venait de dire
00:18:34Jay Davies.
00:18:35Parce que Jay Davies veut notamment
00:18:37mettre la responsabilité
00:18:38sur la guerre en Iran.
00:18:40Il faut arrêter cette guerre en Iran.
00:18:41Donc, il dit,
00:18:42oui, c'est en partie vrai.
00:18:43Et c'est en partie vrai.
00:18:44Voilà.
00:18:44C'est quand même étonnant
00:18:45de la part de Donald Trump
00:18:46d'être capable de ce niveau d'aveu.
00:18:49Oui.
00:18:50Et puis, on disait qu'il y allait
00:18:52avoir des problèmes
00:18:52sur les nominations des généraux,
00:18:54notamment.
00:18:55On sent bien à Washington
00:18:56que déjà, il y a des têtes
00:18:59qui vont être coupées.
00:19:00On parle beaucoup de Pitexet
00:19:01au Patagone de la Défense.
00:19:04Donc, lui devrait être retiré,
00:19:07avoir son poste retiré.
00:19:09Et les généraux qui ont mené
00:19:10aussi l'attaque contre l'Iran
00:19:12vont être visés.
00:19:14et nommés comme responsables
00:19:15de cette défaite républicaine.
00:19:17On va rejoindre Sonia Dridi.
00:19:19Sonia Dridi,
00:19:20correspondante accréditée
00:19:21à la Maison-Blanche.
00:19:22Il est midi à Washington.
00:19:24Bonjour, Sonia.
00:19:26Merci d'être en direct
00:19:26avec nous sur LCP.
00:19:28On le dit,
00:19:29Donald Trump, ça y est,
00:19:30il s'exprime.
00:19:31Il est sorti de sa capsule,
00:19:34de son bunker.
00:19:36Quelle est l'ambiance
00:19:37ce matin à Washington
00:19:39et est-ce qu'on peut croire
00:19:40Donald Trump quand il dit
00:19:41qu'il travaillera avec les démocrates ?
00:19:44Alors, on vient d'assister
00:19:45à une scène lunaire
00:19:46parce que ce n'était pas prévu
00:19:48au programme
00:19:49et Donald Trump
00:19:51a tenu un discours
00:19:52ici à la Maison-Blanche
00:19:54depuis la salle de bas,
00:19:56le slash complexe militaire
00:19:57qu'il est en train
00:19:58de construire.
00:19:59Et là, pendant plus de 20 minutes,
00:20:01il a parlé des travaux,
00:20:02par un mot,
00:20:04sur ces élections de mi-mandat.
00:20:05Il a dit que tous ces chantiers
00:20:06de construction,
00:20:07ça le relaxait.
00:20:08Il a, on le sentait presque nostalgique,
00:20:10il disait aux constructeurs,
00:20:12aux gens qui étaient sur le chantier,
00:20:14eh bien qu'il avait grandi avec eux,
00:20:15enfin peut-être pas avec eux,
00:20:16mais avec leurs parents
00:20:17parce qu'il avait grandi
00:20:18au milieu des questions.
00:20:20Donc, on sentait encore une fois
00:20:21un Donald Trump
00:20:22complètement déconnecté
00:20:23des préoccupations
00:20:26des Américains.
00:20:26Et puis à la fin,
00:20:27il a pris quelques questions
00:20:28et il a notamment dit
00:20:31qu'il avait fait ce qu'il fallait.
00:20:33Il pensait avoir fait la bonne chose
00:20:34pour The Writing to l'Iran.
00:20:37Est-ce qu'il va travailler
00:20:39avec les démocrates ?
00:20:40Alors oui, c'est vrai
00:20:40qu'hier soir,
00:20:41on a aussi été surpris ici
00:20:42à la Maison-Blanche
00:20:43par tout de suite
00:20:44ce ton de Donald Trump
00:20:46plutôt calme
00:20:47qui jouait l'apaisement
00:20:49en disant même aux démocrates
00:20:50qu'ils avaient fait
00:20:50du très bon boulot.
00:20:52Mais en même temps,
00:20:54il a publié sur son réseau
00:20:55True Social
00:20:56cette casquette rouge
00:20:58avec écrit en gros dessus
00:20:59veto.
00:21:01Alors, excusez-moi,
00:21:03j'ai été coupée.
00:21:04Et en fait,
00:21:05il disait que
00:21:06c'était un moyen de dire
00:21:11qu'il allait mettre son veto,
00:21:14imposer son veto
00:21:15lorsqu'il n'était pas d'accord
00:21:16avec une législation.
00:21:18Donc, Donald Trump
00:21:20avait prévenu
00:21:20qu'il sera monsieur veto
00:21:22si les démocrates,
00:21:23si les républicains
00:21:24perdaient cette majorité
00:21:27au Congrès.
00:21:28Donc, je ne pense pas
00:21:29qu'il va forcément
00:21:30travailler avec les démocrates.
00:21:31Mais on sent aujourd'hui
00:21:32vraiment
00:21:33qu'il veut prendre
00:21:34ses distances
00:21:34avec ce scrutin,
00:21:36lui qui a passé
00:21:37des semaines
00:21:38à dire aux électeurs
00:21:39« faites comme si j'étais
00:21:40sur le bulletin de vote ».
00:21:41Aujourd'hui, il dit
00:21:42« en fait,
00:21:43moi je n'ai pas perdu
00:21:43parce que je n'étais pas
00:21:44sur le bulletin de vote ».
00:21:45Donc, Donald Trump
00:21:46fait du Trump
00:21:47et il impose sa réalité.
00:21:49Merci infiniment,
00:21:50Sonia Dridi,
00:21:51d'avoir été en direct
00:21:52avec nous
00:21:52depuis la Maison-Blanche
00:21:54où donc Donald Trump
00:21:55vient de donner
00:21:55cette conférence de presse.
00:21:57Vous le disiez,
00:21:58Sonia, je reprends votre mot,
00:21:59lunaire,
00:22:00avec les journalistes
00:22:01sur le chantier
00:22:02de la salle de balle
00:22:03Bénédicte.
00:22:04Oui, alors,
00:22:05le tout,
00:22:05c'est qu'on ne sait pas
00:22:06si Donald Trump
00:22:08reste un animal politique
00:22:10sérieux,
00:22:11dangereux,
00:22:12intelligent,
00:22:12ou si c'est un homme fatigué
00:22:15blessé,
00:22:15un animal blessé peut-être.
00:22:16Avec un état mental
00:22:17qui commence un petit peu
00:22:18à penser à autre chose.
00:22:20Quand vous êtes devant,
00:22:22hier,
00:22:22devant le bassin Lincoln,
00:22:24sa piscine.
00:22:26Le fameux bassin
00:22:27avec les algues.
00:22:28Aujourd'hui,
00:22:28devant la salle de balle,
00:22:30on se dit
00:22:31« mais à quoi pense
00:22:32le président des Etats-Unis
00:22:33aujourd'hui ? »
00:22:34Mais ça veut quand même
00:22:34dire quelque chose,
00:22:35c'est qu'il pense
00:22:36à sa postérité.
00:22:38Et bien évidemment,
00:22:38pour lui,
00:22:39la postérité,
00:22:39c'est les bâtiments
00:22:40ou les travaux
00:22:41qu'il va laisser
00:22:42mais s'il pense
00:22:43à sa postérité,
00:22:44son intérêt
00:22:45n'est pas d'être
00:22:46en conflit permanent
00:22:47avec les démocrates.
00:22:48Son intérêt est plutôt
00:22:49dans ces deux dernières années
00:22:51de laisser une trace
00:22:52dans l'histoire
00:22:53en travaillant avec eux,
00:22:55en trouvant moyen
00:22:56peut-être
00:22:57sur un certain nombre
00:22:58de sujets
00:22:58d'avoir des accords.
00:23:00Donc moi,
00:23:01je pense que
00:23:01Donald Trump,
00:23:02de toute manière,
00:23:03il se fige du Parti républicain.
00:23:04C'est un parti
00:23:05qu'il a pris.
00:23:06C'est un parti...
00:23:07Avant,
00:23:07il avait été démocrate,
00:23:08vous vous souvenez,
00:23:08il y a longtemps.
00:23:09Il est rentré au Parti républicain,
00:23:10il l'a conquis,
00:23:11il l'a verrouillé,
00:23:12il l'a utilisé.
00:23:13Maintenant,
00:23:14s'il doit le jeter,
00:23:15je ne suis pas sûr
00:23:15que ça va lui poser
00:23:16beaucoup de problèmes.
00:23:16Mais je peux vous poser
00:23:17la question dans l'autre sens.
00:23:18Il se fiche des républicains
00:23:19mais peut-être que les républicains
00:23:20vont s'en ficher de lui
00:23:21dans les deux ans.
00:23:21Il est président des Etats-Unis.
00:23:22C'est-à-dire qu'il est quand même là
00:23:25et qu'ils sont comptables
00:23:26de son bilan.
00:23:27Même s'ils prennent
00:23:27leur distance,
00:23:29ils seront comptables
00:23:29de son bilan.
00:23:30Donald Trump assure aussi
00:23:31ce soir que ça détruirait
00:23:33les démocrates
00:23:33de lancer des procédures
00:23:35de destitution
00:23:36contre lui.
00:23:36Voilà le mot
00:23:37qu'on n'a pas encore
00:23:38prononcé ce soir.
00:23:40Impeachment, Ludivine.
00:23:41Oui.
00:23:42Alors,
00:23:42les démocrates,
00:23:43pendant la campagne,
00:23:45ont expliqué
00:23:46qu'ils n'avaient pas
00:23:46pris de décision.
00:23:48Lanceront-ils ou non
00:23:49une procédure de destitution
00:23:50contre Donald Trump ?
00:23:52Ils ne se sont pas positionnés.
00:23:54Ils en ont déjà lancé deux.
00:23:56La procédure de destitution
00:23:57aux Etats-Unis,
00:23:58elle est en deux étapes.
00:24:00Une censure
00:24:01par la Chambre des représentants
00:24:03et ensuite,
00:24:03la condamnation
00:24:04par le Sénat
00:24:05doit se faire
00:24:06aux deux tiers
00:24:06des présents.
00:24:08Même avec le nombre
00:24:10de sièges
00:24:10qu'ont obtenu
00:24:11les démocrates,
00:24:12deux tiers du Sénat,
00:24:13ça paraît compliqué
00:24:14à obtenir.
00:24:15Et il y a un autre sujet,
00:24:16c'est qu'en fait,
00:24:17les démocrates,
00:24:18on en a parlé,
00:24:19la question de l'économie,
00:24:21c'est ça qui est au cœur
00:24:22des préoccupations
00:24:23de la population.
00:24:25S'ils se placent
00:24:26dans la perspective
00:24:26de 2028,
00:24:28est-ce qu'ils veulent
00:24:29se repositionner
00:24:30vis-à-vis du public
00:24:31contre le parti
00:24:32qui poursuit
00:24:33une vente d'État
00:24:33contre Donald Trump
00:24:35pour la troisième fois ?
00:24:36Ou est-ce qu'ils veulent
00:24:37essayer de mettre
00:24:38en avant
00:24:39des tentatives
00:24:40de mesures politiques
00:24:41même si elles sont
00:24:42bloquées par Donald Trump ?
00:24:44On le voit,
00:24:44de toute façon,
00:24:45les démocrates,
00:24:45ils ont été frileux
00:24:46sur cette question
00:24:48de l'impeachment
00:24:48depuis des années
00:24:49et là,
00:24:50est-ce qu'ils le seront encore ?
00:24:52Il ne leur reste plus
00:24:52que deux ans
00:24:53pour le faire.
00:24:54Est-ce qu'ils vont
00:24:54laisser traîner ?
00:24:55Je pense que c'est
00:24:56la tactique
00:24:57qu'ils vont adopter.
00:24:58Maintenant,
00:24:58la question aussi,
00:24:59c'est ce que vous disiez,
00:25:00Adeline,
00:25:01c'est qu'est-ce que
00:25:01les Républicains ?
00:25:02Est-ce que les Républicains
00:25:03vont prendre
00:25:04leur distance
00:25:05avec Donald Trump ?
00:25:06On voyait bien
00:25:07dans les sondages
00:25:08qu'on dit,
00:25:08bon,
00:25:09alors,
00:25:09chez nous,
00:25:09en France,
00:25:10ça nous paraît énorme
00:25:11maintenant,
00:25:12que Trump a 30%
00:25:13d'opinion favorable
00:25:15aux États-Unis.
00:25:16C'est très,
00:25:16très bas,
00:25:17bien sûr,
00:25:18puisqu'il n'y a
00:25:18que deux parties.
00:25:19Mais en France,
00:25:19ça en fait rêver.
00:25:20en France,
00:25:21on ne s'en prélève plus
00:25:21d'or,
00:25:22exactement.
00:25:23Maintenant,
00:25:24est-ce que,
00:25:24par exemple,
00:25:24G.D. Vance,
00:25:25son vice-président,
00:25:26va prendre ses distances
00:25:28vis-à-vis de Trump ?
00:25:30G.D. Vance,
00:25:30qui va se positionner,
00:25:32qui se positionne déjà,
00:25:33il s'est déjà positionné
00:25:34depuis aujourd'hui
00:25:35dans la course
00:25:36à la Maison-Blanche.
00:25:38On va voir,
00:25:39si vous voulez bien,
00:25:40ce qu'en pensent
00:25:41les Américains à Paris.
00:25:42Parce qu'il y a
00:25:42des Américains à Paris.
00:25:43C'est Clément Perrault
00:25:44qui est allé
00:25:44à leur rencontre
00:25:45cet après-midi,
00:25:46regardez.
00:25:51Ce diner
00:25:52du quartier latin
00:25:53de Paris
00:25:53est un incontournable
00:25:55des Américains
00:25:55de la capitale.
00:25:57Ici,
00:25:58la télé est restée
00:25:59branchée toute la journée
00:26:00sur les chaînes
00:26:00d'infos américaines
00:26:01qui consacraient
00:26:02toutes leurs éditions
00:26:03au mid-terms.
00:26:04Les résultats
00:26:05ont réjoui Ronaldo,
00:26:06le manager,
00:26:08agréablement surpris
00:26:09par l'ampleur
00:26:09de la victoire démocrate,
00:26:11mais pas seulement.
00:26:13En fait,
00:26:14je suis surtout heureux
00:26:15de cette défaite
00:26:16cuisante de Donald Trump.
00:26:18Moi,
00:26:18je vis ici en France,
00:26:19mais ce qu'il fait
00:26:20m'affecte même ici.
00:26:21On entend des gens dire
00:26:22« Oh, Trump, ceci !
00:26:23Oh, Trump, cela ! »
00:26:24Et puis,
00:26:25ces Américains
00:26:25qui ont voté pour lui,
00:26:26tu vois.
00:26:27Les gens font tout le temps
00:26:28des commentaires là-dessus.
00:26:30À sa table,
00:26:31Émilie,
00:26:32étudiante in Paris,
00:26:33ne se lasse pas
00:26:34de voir défiler
00:26:35sur son téléphone
00:26:36tous les résultats
00:26:37état par état.
00:26:39Je suis tellement contente
00:26:40de voir cette vague bleue
00:26:41et tous ces états
00:26:42très importants basculer,
00:26:43comme bien sûr
00:26:44le Michigan
00:26:45et évidemment
00:26:45le Texas.
00:26:46Je viens du Texas,
00:26:47donc c'est vraiment incroyable.
00:26:49Je me suis levée tôt,
00:26:50mais heureuse.
00:26:50J'ai tout de suite
00:26:51envoyé des textos
00:26:52à ma famille
00:26:52et mon mari là-bas.
00:26:53Ces élections montrent
00:26:54que les Américains
00:26:55et notamment les jeunes
00:26:57sont très attachés
00:26:58aux droits du travail,
00:26:59à la démocratie sociale
00:27:00et à la politique
00:27:01de l'emploi.
00:27:05Audrey,
00:27:06étudiante franco-américaine,
00:27:08est venue boire un verre
00:27:09spécialement avec une amie
00:27:10pour célébrer ses résultats.
00:27:14Je suis tout à la minute,
00:27:17tous les résultats
00:27:18dans tous les endroits,
00:27:19même les endroits
00:27:20les plus reculés.
00:27:21Ça veut dire
00:27:21que les démocrates
00:27:22vont pouvoir faire pression
00:27:23ou qu'il va y avoir
00:27:24plus d'expression populaire
00:27:25d'un certain rejet
00:27:26de la guerre en Iran
00:27:29ou de partenariat
00:27:30avec des gouvernements
00:27:31d'extrême droite
00:27:33partout dans le monde.
00:27:34Mais après,
00:27:35est-ce que ça va
00:27:36vraiment infléchir
00:27:37les actions de Trump ?
00:27:38Ça, on ne peut pas
00:27:39vraiment le dire
00:27:39pour l'instant, je pense.
00:27:40Pas d'Américains pro-Trump
00:27:42ici et ce n'est pas
00:27:43très étonnant.
00:27:44Il n'existe pas
00:27:45de statistiques officielles
00:27:46sur le sujet
00:27:47mais selon des estimations,
00:27:4980% des Américains
00:27:50installés à l'étranger
00:27:51ont voté démocrate
00:27:53lors de la dernière
00:27:54présidentielle.
00:27:56C'est étonnant aussi
00:27:57ce que disent
00:27:57les Américains à Paris.
00:27:58C'est étonnant aussi
00:27:59de voir toutes les réactions
00:28:00politiques
00:28:02qu'a suscité
00:28:03cette vague bleue
00:28:03aux Etats-Unis,
00:28:05des réactions
00:28:06dans le monde entier,
00:28:07Lise.
00:28:07Oui, et Téhéran
00:28:08qui tire la même conclusion
00:28:09finalement que Donald Trump
00:28:10et G.D. Vance,
00:28:11la défaite républicaine
00:28:12est liée à la guerre
00:28:14avec l'Iran.
00:28:15Sur son compte X,
00:28:16le négociateur
00:28:16en chef iranien écrit
00:28:17« Par conscience
00:28:18ou à cause du coût
00:28:20de la vie,
00:28:20les Américains
00:28:21ont dit non
00:28:22à la guerre
00:28:23et nous approuvons
00:28:24ce message ».
00:28:24Maintenant, les Iraniens
00:28:25commentent
00:28:26la vie politique
00:28:27du monde entier.
00:28:28Commentaire aussi
00:28:29du côté du Kremlin
00:28:30puisque là-bas,
00:28:31on espère que Donald Trump
00:28:32continuera à jouer
00:28:33les médiateurs.
00:28:34On l'a rappelé,
00:28:34le président Trump
00:28:36continue d'exercer
00:28:36ses fonctions
00:28:37donc on espère
00:28:38sincèrement
00:28:38qu'il poursuivra
00:28:39ses efforts
00:28:40en faveur de la paix
00:28:41déclaration du porte-parole
00:28:42du Kremlin.
00:28:44Et puis alors,
00:28:44autre interlocuteur
00:28:45privilégie la Chine
00:28:46qui déclare être
00:28:47toujours disposée
00:28:48à travailler
00:28:48avec les Etats-Unis
00:28:49et prête
00:28:50à renforcer
00:28:51la communication,
00:28:52gérer correctement
00:28:53les différents
00:28:54et élargir
00:28:55la coopération
00:28:55dit que cite
00:28:56la porte-parole
00:28:57du ministère chinois
00:28:58des Affaires étrangères.
00:28:59Alors,
00:28:59autre son de cloche
00:29:00pour le Premier ministre
00:29:01espagnol
00:29:02Pedro Sanchez,
00:29:02cette défaite dépasse
00:29:05complètement
00:29:05les frontières.
00:29:06C'est arrivé au Brésil,
00:29:08ça vient d'arriver
00:29:08aux Etats-Unis,
00:29:09ça va arriver
00:29:10en Espagne,
00:29:11la vague ultra
00:29:11s'effondre.
00:29:12Il se rejouit
00:29:13puisqu'il y a des législatives
00:29:14qui arrivent à la fin
00:29:15du mois.
00:29:15La vague ultra
00:29:16s'effondre.
00:29:17Oui,
00:29:17voilà,
00:29:17donc pour lui,
00:29:18il voit un lien
00:29:19entre les deux.
00:29:20Alors,
00:29:21en France aussi,
00:29:22on voit un petit lien.
00:29:23La classe politique réagit.
00:29:24Oui,
00:29:24la gauche,
00:29:24elle se réjouit.
00:29:26La défaite du camp Trump,
00:29:27en fait,
00:29:27ce serait l'espoir
00:29:28pour eux
00:29:29d'une potentielle
00:29:29défaite du RN
00:29:30à la présidentielle
00:29:31pour la candidate écologiste
00:29:33Marine Tondelier.
00:29:33Ce qui vient de se produire
00:29:35aux Etats-Unis
00:29:35ces dernières années,
00:29:36c'est un avertissement
00:29:37pour la France.
00:29:39Si notre pays
00:29:39porte au pouvoir
00:29:40le RN l'année prochaine,
00:29:41il connaîtra
00:29:42le même destin tragique
00:29:43que les Etats-Unis.
00:29:45Autre réaction
00:29:45côté Raphaël Glucksmann
00:29:47qui dit que c'est la victoire
00:29:48de la démocratie
00:29:49et de la décence.
00:29:50Il n'y a aucune fatalité
00:29:52en politique
00:29:53et ce sursaut démocrate
00:29:54est un message d'espoir
00:29:56pour tous.
00:29:57C'est ce qu'il écrit sur X.
00:29:58Alors,
00:29:58Jordan Bardella,
00:29:59lui,
00:30:00ne voit pas le rapport.
00:30:01C'est ce qu'il expliquait
00:30:02ce matin au micro d'RTL.
00:30:04Je ne suis pas américain.
00:30:06Je ne suis pas électeur
00:30:07aux Etats-Unis.
00:30:09Par conséquent,
00:30:10il faut respecter
00:30:11le verdict des urnes
00:30:13et de ces mid-terms
00:30:14qui sont d'ailleurs
00:30:15très généralement défavorables
00:30:16au président en exercice.
00:30:18Ce qui se passe
00:30:18dans les autres pays
00:30:19ne me regarde pas.
00:30:22Je dirais
00:30:22que les électeurs
00:30:23sont souverains.
00:30:25On commande davantage
00:30:26les défaites
00:30:26que les victoires.
00:30:28Comparaison n'est pas raison,
00:30:30Richard Verligny.
00:30:30La gauche française,
00:30:31elle a raison
00:30:32de faire ce parallèle
00:30:34avec le Brésil,
00:30:35avec les mid-terms.
00:30:37Écoutez,
00:30:38je ne suis pas sûr
00:30:39qu'elle ait complètement raison
00:30:40parce que dans le cas
00:30:41du Brésil,
00:30:42il y avait quand même,
00:30:44ne l'oublions pas,
00:30:45un sujet particulier.
00:30:47C'était le fils
00:30:48de Bolsonaro
00:30:48qui était candidat
00:30:50et donc Lula
00:30:51a fait une remontada
00:30:52mais je dirais
00:30:53que c'était la copie,
00:30:54ce n'était pas l'original
00:30:55qui était face à Lula.
00:30:56Est-ce qu'un duel
00:30:57Lula contre Bolsonaro
00:30:58perd ?
00:30:59Comment il aurait été tourné ?
00:31:00On ne va pas faire
00:31:00de la politique fiction.
00:31:01Non, ce que je crois,
00:31:03c'est qu'aujourd'hui,
00:31:04Donald Trump
00:31:04est devenu toxique
00:31:05pour son camp politique.
00:31:07Son camp politique,
00:31:08c'est-à-dire
00:31:08la droite nationale
00:31:09populiste européenne.
00:31:10cette droite nationale populiste
00:31:12que lui-même,
00:31:13que J.D. Venn,
00:31:13son vice-président
00:31:14ou qu'Elon Musk
00:31:15n'a pas hésité
00:31:16à soutenir.
00:31:17Je rappelle qu'il y a
00:31:18peu de temps,
00:31:19pour la première fois d'ailleurs,
00:31:21Donald Trump
00:31:21a soutenu Marine Le Pen
00:31:22alors qu'il avait toujours
00:31:23avec elle
00:31:24des relations relativement distanciées.
00:31:26Pour ce courant-là,
00:31:27aujourd'hui,
00:31:28Donald Trump est toxique
00:31:29parce qu'il est,
00:31:29pour reprendre ses termes,
00:31:30un loser.
00:31:31Il n'est pas un winner.
00:31:32Pour toute l'Europe,
00:31:33c'est un ouf de soulagement
00:31:33quand même,
00:31:34en tout cas pour l'Union européenne.
00:31:36Alors,
00:31:36je pense que sur le plan commercial,
00:31:37ça ne va pas régler les sujets
00:31:39parce que les démocrates
00:31:40ne vont pas revenir
00:31:41pour l'instant
00:31:42sur les décisions
00:31:42qui ont été prises.
00:31:44C'est-à-dire que les démocrates
00:31:44ne pourront pas agir
00:31:45sur les droits de douane ?
00:31:46Je ne dis pas qu'ils ne pourront pas.
00:31:47Je dis qu'ils ont d'autres priorités.
00:31:49Leur priorité,
00:31:49c'est les Américains.
00:31:50C'est l'Amérique first.
00:31:51Donc, je pense que là,
00:31:52il ne faut pas s'attendre
00:31:53à une espèce de grande détente.
00:31:54Par contre,
00:31:55là où ça va avoir un impact,
00:31:56c'est que je pense qu'au Canada,
00:31:57on est soulagé.
00:31:58Ça, c'est certain.
00:31:59Et en Ukraine,
00:32:00Volodymyr Zelensky,
00:32:07mais les Européens
00:32:08ne doivent pas se leurrer.
00:32:09C'est eux qui vont continuer
00:32:10de payer les armes à l'Ukraine
00:32:11parce que ni les Républicains
00:32:13ni les Démocrates
00:32:14ne veulent en faire cadeau.
00:32:16Là où il y aura peut-être
00:32:17un soulagement aussi,
00:32:18c'est sur le soutien
00:32:20aux sanctions contre la Russie.
00:32:21Voilà, exactement.
00:32:21Là, peut-être,
00:32:23le Congrès va peut-être
00:32:25soutenir ça et essayer...
00:32:27Donc, vous les voyez
00:32:27travailler ensemble, en fait ?
00:32:29Écoutez, il va falloir.
00:32:31De toute façon,
00:32:32ils n'ont pas le choix.
00:32:33C'est comme une cohabitation en France.
00:32:34Au bout d'un moment,
00:32:35il faut y aller.
00:32:36On va voir comment ça fonctionne.
00:32:37Je voulais vous montrer
00:32:37une dernière chose.
00:32:38C'est la une de Time, ce soir.
00:32:40La une de Time
00:32:41qui fait sa une
00:32:42sur ces mid-terms.
00:32:44Je ne sais pas si on peut voir
00:32:44Donald Trump
00:32:45à la une de Time magazine.
00:32:48Voilà.
00:32:49Avec, sur la bouche,
00:32:51cet autocollant,
00:32:51Ludivine Gillie,
00:32:52qui est l'autocollant
00:32:53qu'on remet aux électeurs
00:32:54quand ils ont voté
00:32:54à la sortie du bureau de vote.
00:32:57Elle dit beaucoup de choses,
00:32:58cette une.
00:32:59C'est le symbole, en fait,
00:33:00de ce qui s'est produit.
00:33:01On a vu des dizaines
00:33:02de milliers de manifestations
00:33:04de la population
00:33:05depuis le mois de janvier 2025.
00:33:08Et la colère populaire
00:33:09s'est manifestement transférée
00:33:11dans les urnes
00:33:12et a réduit,
00:33:14alors,
00:33:15de manière durable,
00:33:16on verra,
00:33:17au moins temporairement,
00:33:18Donald Trump au silence.
00:33:19Même le pape a voté
00:33:20et l'a fait savoir, surtout.
00:33:22Il a fait savoir.
00:33:23Et fait taire Donald Trump ?
00:33:25Est-ce vraiment ce qui va se passer
00:33:27quand on voit ce qui vient
00:33:27de se produire
00:33:28à la Maison-Blanche
00:33:29et que nous a raconté
00:33:30Sonia Dredi ?
00:33:31Pas très longtemps, je pense.
00:33:32Il va vite reprendre
00:33:33du poil de la date.
00:33:34De toute manière,
00:33:34Donald Trump,
00:33:35il a encore des atouts
00:33:36dans sa manche,
00:33:36à commencer par ses pouvoirs,
00:33:38son veto, on l'a dit.
00:33:39Et puis, il y a un autre élément,
00:33:40c'est que les démocrates,
00:33:42il va falloir qu'ils tiennent
00:33:43des promesses qu'ils ont faites.
00:33:44Regardez la promesse
00:33:45qui a été faite
00:33:46sur l'assurance maladie.
00:33:47Alors, le mot ne convient pas
00:33:48très bien
00:33:48parce qu'on le compare
00:33:49tout de suite
00:33:49à notre sécurité sociale
00:33:50et les promesses,
00:33:51c'est très éloigné.
00:33:52Mais l'idée quand même
00:33:53de réactiver
00:33:54une forme de soutien médical,
00:33:58ça va être très difficile
00:33:59à mettre en œuvre.
00:34:00Donc, les démocrates,
00:34:01dans les deux années à venir,
00:34:02ils vont avoir un défi,
00:34:03c'est qu'il va leur falloir
00:34:04des résultats
00:34:05pour aborder
00:34:06la prochaine élection présidentielle.
00:34:07C'est eux qui ont le plus
00:34:08à perdre aujourd'hui, en fait.
00:34:09Évidemment.
00:34:10Quand vous gagnez après,
00:34:11vous ne pouvez que perdre.
00:34:13Merci, en tout cas,
00:34:14infiniment d'être venus ce soir
00:34:15en parler sur le plateau
00:34:16de Chaque Voix Compte.
00:34:17Dans un instant,
00:34:18ce sera la question qui fâche,
00:34:19mais avant cela,
00:34:20c'est Quoi de Neuf
00:34:21et c'est Nicolas Domenac.
00:34:29Nicolas, on revient
00:34:30à la politique française,
00:34:32franco-française,
00:34:33avec ce livre
00:34:35de la journaliste
00:34:35Françoise Degoy
00:34:36qui sort demain.
00:34:38Elle publie un livre
00:34:40qui s'appelle
00:34:40« Vous êtes tous trop durs avec moi ».
00:34:43C'est un livre
00:34:43qui révèle les SMS
00:34:45qu'elle a échangés
00:34:46avec Emmanuel Macron
00:34:47ces deux dernières années.
00:34:50Bon, il y a beaucoup
00:34:51de confessions brutes.
00:34:53Est-ce que ça vous incite,
00:34:54vous, Nicolas,
00:34:55à être moins dur
00:34:56avec Emmanuel Macron
00:34:57que vous aviez comparé
00:34:59à une époque à Néron ?
00:35:00Pas vraiment,
00:35:01parce que c'est le livre
00:35:01quand même d'une présidence
00:35:04crépusculaire, celle-là.
00:35:06Il n'y a pas d'autocritique
00:35:08dans cet échange de SMS.
00:35:10Il y a une justification
00:35:13bienveillante envers lui-même.
00:35:15Donc, ça fait penser
00:35:16à la critique
00:35:18qu'il avait lui-même formulée
00:35:19contre François Hollande,
00:35:22vous savez,
00:35:22après la publication
00:35:23du livre de Davé et l'homme.
00:35:25Un président de la République
00:35:26ne devrait pas dire ça.
00:35:27Un président ne devrait pas dire ça.
00:35:28Il avait dit
00:35:29c'est bavard,
00:35:31c'est un présidence bavard,
00:35:33avait-il dit
00:35:33en parlant de François Hollande.
00:35:35Mais là, c'est aussi
00:35:36une espèce de bavardage
00:35:38de justification.
00:35:40Par exemple,
00:35:42il ne reconnaît pas d'erreur
00:35:43sur la dissolution.
00:35:45Il répète ce qu'il a dit
00:35:46à beaucoup d'élus,
00:35:48c'est qu'il avait réussi
00:35:49à bloquer le rassemblement national.
00:35:50J'en suis sûr,
00:35:52écrit-il dit-il,
00:35:53il aurait été prêt à l'automne,
00:35:54mais pas en juin.
00:35:55Bon, c'est un plaidoyer
00:35:56qui n'a pas convaincu
00:35:57juste ici, quoi.
00:35:58Mais est-ce qu'il y a
00:35:59des révélations
00:36:00dans ces échanges de SMS ?
00:36:01Enfin, des révélations.
00:36:02Il y a quelques propos
00:36:03abrupts concernant certains de...
00:36:06Oui, ça nous fait du pop-corn.
00:36:07Voilà, exactement.
00:36:09Notamment, par exemple,
00:36:09sur Gabriel Attal,
00:36:10dont il explique
00:36:12qu'on lui a tout donné,
00:36:14tout le temps,
00:36:14trop donné.
00:36:15Bon, mais celui
00:36:16qui a tout donné,
00:36:18trop donné,
00:36:18c'était quand même
00:36:19le président de la République.
00:36:21en personne.
00:36:22Alors bon, chacun jugera cela,
00:36:24mais comment ne pas être dur,
00:36:25par exemple,
00:36:26lorsqu'il explique, je cite,
00:36:27si on suspend
00:36:28la réforme des retraites,
00:36:30je peux vous dire
00:36:31que c'est bien le pays
00:36:31qu'on met dans la merde.
00:36:32Sauf que deux jours plus tard,
00:36:34voilà que la réforme des retraites
00:36:35est suspendue.
00:36:38Mais, pardon,
00:36:39ce sont des échanges privés
00:36:40entre une journaliste
00:36:41et un président.
00:36:42Est-ce que ces échanges
00:36:44avaient vocation
00:36:44à être reproduits
00:36:46dans un livre ?
00:36:47En tout cas,
00:36:47vous avez vu que l'Elysée
00:36:48ne conteste pas les propos.
00:36:50qui sont reproduits.
00:36:52Par expérience personnelle,
00:36:54je sais qu'Emmanuel Macron,
00:36:55quand même,
00:36:56est parfaitement au courant
00:36:57de ce qu'il fait,
00:36:58si j'ose dire.
00:36:59On en avait parlé avec lui
00:37:00de ces questions du « off »,
00:37:01parce que nous avions publié
00:37:02avec Maurice Safran
00:37:03un livre qui s'appelait
00:37:04« Off »,
00:37:05ce que Nicolas Charcotty
00:37:06n'aurait jamais dû nous dire.
00:37:07on a eu pas mal d'entretiens
00:37:08avec Emmanuel Macron.
00:37:10Et vous aviez parlé
00:37:11de ce livre
00:37:12avec Emmanuel Macron ?
00:37:13On avait parlé avec lui
00:37:13de ça,
00:37:14du fait qu'au fond,
00:37:15nous, journalistes,
00:37:16on se sentait embarqués
00:37:17dans une forme de connivence
00:37:19avec les hommes politiques
00:37:20si on n'était pas conduits
00:37:21à rompre les off
00:37:22à un moment prévu.
00:37:25On racontait dans ce livre
00:37:26notamment
00:37:26comment font les confidences
00:37:28de Nicolas Sarkozy
00:37:30sur François Fillon
00:37:32qui jugeait trop mou,
00:37:33sur Alain Juppé
00:37:35qui disait fou.
00:37:36Mais là où c'était
00:37:36un problème pour nous,
00:37:37je dois vous le dire maintenant,
00:37:38c'était sur la vie privée.
00:37:40Parce qu'effectivement,
00:37:41on a été embarqués
00:37:42par Nicolas Sarkozy,
00:37:44en particulier,
00:37:44mais tous les journalistes
00:37:45sur le fait
00:37:46qu'il avait une vie privée
00:37:47merveilleuse.
00:37:48Sauf que quand elles tournent à l'aigre,
00:37:50qu'est-ce que font les caméras
00:37:50qui ont été entraînées
00:37:51dans la chambre à coucher ?
00:37:52Elles n'en sortent pas
00:37:53comme ça, c'est difficile.
00:37:55Alors vous vous souvenez
00:37:55de ces images quand même
00:37:56très touchantes,
00:37:57si j'ose dire,
00:37:58de la victoire
00:37:59de Nicolas Sarkozy
00:38:00lors de la cérémonie
00:38:01à l'Elysée.
00:38:02On les voit là.
00:38:03C'était l'image
00:38:04de la famille recomposée.
00:38:05Sauf que nous savions tous
00:38:06que vraiment ça explosait.
00:38:09Eh bien les offres
00:38:09ont explosé ensuite.
00:38:11On s'est dit
00:38:11qu'on ne pouvait pas
00:38:12continuer à se taire
00:38:13alors qu'on met en scène
00:38:14quelque chose
00:38:15qui est complètement fou.
00:38:17Donc les offres
00:38:17vont les craquer.
00:38:19Du coup, il existe maintenant
00:38:20entre les journalistes
00:38:21et les hommes politiques
00:38:21une nouvelle règle.
00:38:22On vous dit
00:38:23c'est doublement off.
00:38:25C'est triplement off.
00:38:25Il y a le on-off
00:38:26et il y a le off-off.
00:38:28Exactement,
00:38:28il y a l'off-off-off.
00:38:29Mais au fond,
00:38:30c'est une très très vieille pratique.
00:38:32Tout ça, le off.
00:38:32Oui, pardon,
00:38:33quoi de neuf ?
00:38:34Un livre qui révèle
00:38:36des échanges.
00:38:37Ce n'est pas très neuf.
00:38:38Non, Jean de Joinville
00:38:39avec Saint-Louis,
00:38:40le cardinal d'Oresse
00:38:41au temps de la fronte.
00:38:42Mais ce qui est neuf,
00:38:44c'est les SMS privés.
00:38:47C'est-à-dire que vous rendez public.
00:38:48Oui, c'était un échange
00:38:50sur Telegram, par ailleurs.
00:38:51Voilà, sur Telegram.
00:38:53Il y aura d'autres livres
00:38:54avec Emmanuel Macron
00:38:55parce que vous savez
00:38:56qu'il dort peu,
00:38:57très peu.
00:38:58Il écrit beaucoup.
00:38:59Beaucoup, beaucoup.
00:39:01Les étagères des libraires
00:39:02vont être bien encombrées.
00:39:04Exactement.
00:39:04Merci beaucoup, Nicolas.
00:39:05On passe à la question
00:39:06qui fâche,
00:39:07si vous voulez bien.
00:39:15Et on parle ce soir
00:39:17de la réforme
00:39:17du cumul emploi-retraite
00:39:19qui va entrer en vigueur.
00:39:20Ça vous a peut-être échappé
00:39:21dès le 1er janvier prochain.
00:39:23Ce cumul emploi-retraite,
00:39:25on le rappelle,
00:39:25c'est un dispositif
00:39:26qui permet,
00:39:26comme son nom l'indique,
00:39:27à un retraité
00:39:28de reprendre
00:39:29une activité rémunérée
00:39:30tout en continuant
00:39:32à toucher sa pension.
00:39:33Les décrets d'application
00:39:34ont été publiés hier
00:39:35et vous allez voir
00:39:36qu'ils ont réservé
00:39:37quelques surprises
00:39:38dont on va parler ce soir
00:39:40avec vous,
00:39:41Jean-François Rousset.
00:39:43Bonsoir.
00:39:43Merci d'être là.
00:39:44Vous êtes député ensemble
00:39:45pour la République de l'Aveyron.
00:39:47Oui.
00:39:47Et bonsoir,
00:39:48Adrien Clouet.
00:39:49Bonsoir.
00:39:49Député de la France Insoumise
00:39:50de Haute-Garonne.
00:39:51C'est Maïté Frémont
00:39:52qui vous pose précisément
00:39:53la question qui fâche ce soir.
00:39:57La question qui fâche
00:39:59vous concerne
00:40:00si vous êtes à la retraite
00:40:01au 1er janvier prochain.
00:40:03D'abord,
00:40:04ceux qui partent
00:40:04avant l'âge légal,
00:40:06si vous cumulez
00:40:06votre pension de retraite
00:40:08à un emploi,
00:40:09chaque euro en travaillant
00:40:10sera retiré
00:40:11de votre pension.
00:40:13Ensuite,
00:40:13si vous avez
00:40:14entre l'âge légal
00:40:15et 67 ans,
00:40:17vos revenus professionnels
00:40:18ne devront pas dépasser
00:40:197000 euros brut par an.
00:40:21Au-delà de ce seuil,
00:40:2350% des revenus
00:40:24d'activité supplémentaire
00:40:26seront déduits
00:40:27de votre pension.
00:40:28En revanche,
00:40:29si vous avez plus de 67 ans,
00:40:31le cumul est alors possible
00:40:33sans aucune limite
00:40:34de revenus.
00:40:35La parole est à présent
00:40:36à monsieur Michel Criot
00:40:38pour le groupe
00:40:39Horizon et Indépendant.
00:40:40Une mesure
00:40:41au cœur des questions
00:40:43au gouvernement hier.
00:40:44Qui reprend un travail
00:40:45une fois à la retraite ?
00:40:47Très souvent,
00:40:48ce sont des retraités
00:40:49aux pensions modestes.
00:40:50L'agriculteur
00:40:51qui donne un coup de main
00:40:52sur l'exploitation.
00:40:54L'ancienne aide-soignante
00:40:55qui fait quelques remplacements.
00:40:57L'artisan
00:40:58qui rend service
00:40:58à ses anciens clients.
00:41:00Seules les assistances maternelles
00:41:02et certains soignants
00:41:03auront des dérogations.
00:41:05Derrière cette réforme,
00:41:07une idée,
00:41:07faire des économies.
00:41:09C'est quand même
00:41:09une réforme qui rapporte,
00:41:11excusez-moi du peu,
00:41:122 milliards d'euros par an
00:41:14au compte de la sécurité sociale.
00:41:162 milliards d'euros par an.
00:41:17Trouvez-moi d'autres.
00:41:18Trouvez-moi d'autres.
00:41:19Alors la question
00:41:20qui fâche la voici.
00:41:22Cette mesure
00:41:22ne risque-t-elle pas
00:41:23d'être un choix perdant
00:41:25pour tout le monde ?
00:41:28Est-ce qu'il n'y a pas
00:41:29d'abord un grand paradoxe
00:41:30et la question
00:41:31je vous la pose
00:41:31à tous les deux.
00:41:32Derrière cette réforme,
00:41:33on demande aux Français
00:41:34de travailler plus longtemps
00:41:35mais on rend financièrement
00:41:36beaucoup moins intéressant
00:41:37le fait de continuer
00:41:38à travailler
00:41:38une fois qu'on est à la retraite.
00:41:42J'ai du mal
00:41:43à comprendre les lignes
00:41:44en fait sur cette réforme
00:41:45du cumul emploi-retraite.
00:41:46Vous en dites quoi
00:41:47Jean-François Rousset ?
00:41:48La ligne,
00:41:49elle est que
00:41:50finalement en France
00:41:51on manque de gens
00:41:53qui continuent à travailler
00:41:54au-delà de l'âge prévu
00:41:55pour leur retraite
00:41:56et ça se voit bien
00:41:58dans les territoires
00:41:58comme dans l'Aveyron
00:41:59ou par exemple
00:42:00dans le secteur
00:42:00du médico-social
00:42:01les médecins
00:42:02ils manquent d'actifs.
00:42:04Cette idée
00:42:05de permettre
00:42:06le cumul emploi-retraite
00:42:07c'est de permettre
00:42:07à des gens
00:42:08qui en ont envie
00:42:08et qui sont physiquement
00:42:09et mentalement
00:42:10en situation de le faire
00:42:12de continuer leur activité.
00:42:14Continuer une activité
00:42:15quand on a un certain âge
00:42:16c'est rester au contact
00:42:18de milieux sociaux
00:42:18c'est garder des amis
00:42:19c'est éviter de s'isoler
00:42:21et si ça amène en plus
00:42:24un pouvoir d'achat
00:42:25un peu plus important
00:42:25parce qu'on a
00:42:26des petits-enfants
00:42:27à aider
00:42:27on a encore peut-être
00:42:29des emprunts
00:42:30parce qu'on a changé
00:42:30de voiture
00:42:31malgré l'âge avancé
00:42:33et puis on peut avoir
00:42:34envie de travailler
00:42:34plus longtemps
00:42:35ça fait partie
00:42:36des libertés fondamentales.
00:42:37Donc moi je trouve
00:42:38que ce qui va
00:42:39dans la possibilité
00:42:41de faciliter
00:42:42ce cumul emploi-retraite
00:42:43va dans le sens
00:42:44que nous
00:42:46on veut soutenir
00:42:47celui du travail.
00:42:47Mais vous êtes d'accord
00:42:48que là on est sur
00:42:49une réforme
00:42:49qui n'est pas exactement bâtie
00:42:50pour faciliter
00:42:52justement
00:42:54l'emploi
00:42:55des seniors
00:42:55une fois qu'ils ont pris
00:42:56leur retraite
00:42:57dans les premières années.
00:42:58C'est-à-dire
00:42:58on vient de rappeler
00:42:59les règles
00:43:00le cumul intégral
00:43:01sera réservé
00:43:02aux plus de 67 ans
00:43:04mais en dessous
00:43:04de 67 ans
00:43:05votre pension
00:43:07elle sera amputée
00:43:09de ce que vous avez gagné
00:43:10avec votre job à côté.
00:43:11Mais elle améliore
00:43:12la situation
00:43:12par rapport à la loi précédente
00:43:13puisqu'avant
00:43:15cette réforme
00:43:16et ses décrets
00:43:17les carrières hachées
00:43:18les carrières discontinues
00:43:19ne permettaient pas
00:43:20cet emploi
00:43:21et elle favorisait
00:43:22beaucoup
00:43:22les carrières longues
00:43:24donc je trouve
00:43:24que personne ne sera content
00:43:26bien sûr
00:43:26puisqu'on parle de travail
00:43:27on parle
00:43:28de possibilité
00:43:30d'améliorer
00:43:31son pouvoir d'achat
00:43:31mais pas au pro-rata
00:43:32bien sûr
00:43:33de ce qu'est
00:43:33un emploi
00:43:35réel.
00:43:36Adrien Chloé
00:43:37Je pense qu'il faut être clair
00:43:38la situation
00:43:39elle est assez simple
00:43:40on a aujourd'hui
00:43:42une telle montée
00:43:42de la pauvreté
00:43:43et de la misère
00:43:44chez les personnes âgées
00:43:452 millions de pauvres
00:43:46chez les plus de 60 ans
00:43:47que la seule chose
00:43:48que proposent les macronistes
00:43:49c'est de mettre
00:43:49au travail des personnes
00:43:50à 66-67 ans
00:43:52voilà
00:43:52c'est ça concrètement
00:43:53ce qui se passe
00:43:54ça ne va pas être
00:43:55les gens qui sont
00:43:56physiquement capables
00:43:56et qui ont envie d'y aller
00:43:57ça va être ceux
00:43:59qui ont des pensions
00:44:00trop faibles
00:44:00qui vont devoir le faire
00:44:02c'est ça concrètement
00:44:02mais c'est déjà le cas
00:44:03aujourd'hui
00:44:04Adrien Chloé
00:44:04mais c'est déjà le cas
00:44:05aujourd'hui
00:44:06mais là
00:44:06qu'est-ce qui se passe
00:44:07avec les décrets
00:44:08la situation est très simple
00:44:09c'est que
00:44:09si c'est avant 64 ans
00:44:10que vous reprenez
00:44:11un boulot avec la pension
00:44:12le moindre euro gagné
00:44:13est déduit de la pension
00:44:14vous ne gagnez donc rien
00:44:15alors le gain de pouvoir d'achat
00:44:16c'est simple
00:44:17c'est nul
00:44:17zéro
00:44:18pas un centime
00:44:19si vous avez plus de 64 ans
00:44:20et bien
00:44:21si vous gagnez
00:44:22au-delà de 7000 euros
00:44:23on vous retire la moitié
00:44:24de ce que vous gagnez
00:44:25de votre pension
00:44:25quelqu'un qui est au SMIC
00:44:26ça veut dire quoi ?
00:44:32alors le gain de pouvoir d'achat
00:44:33il n'existe pas
00:44:35ou alors
00:44:35dans ce cas-là
00:44:36ayons une vraie discussion
00:44:37parce qu'à côté de cette réforme
00:44:38qu'est-ce que fait la Macronie ?
00:44:40il désindexe les pensions
00:44:41sur l'inflation
00:44:42donc vous baissez les retraites
00:44:43des gens
00:44:44pour dire
00:44:44mais c'est pas grave
00:44:45retournez bosser 67 ans
00:44:46moi je ne suis pas d'accord
00:44:47avec ça
00:44:48et le mouvement
00:44:48que je représente
00:44:49la France Insoumise
00:44:50nous défendons
00:44:50qu'après une carrière complète
00:44:52un retraité est au moins
00:44:53au moins le SMIC
00:44:54franchement
00:44:55on ne demande pas
00:44:55des choses extraordinaires
00:44:56oui c'est-à-dire que vous
00:44:57vous partez du principe
00:44:58que la retraite
00:44:58la retraite c'est un droit acquis
00:45:01et on n'y touche pas
00:45:02une fois que la personne
00:45:04liquide sa retraite
00:45:05par la retraite
00:45:05c'est un droit acquis
00:45:05parce qu'on l'a cotisé
00:45:06mais c'est un droit
00:45:07objectivement acquis par les gens
00:45:08parce qu'ils ont cotisé
00:45:09pendant 40 ans
00:45:09pour s'ouvrir un droit
00:45:10bien sûr
00:45:11aujourd'hui ce sont
00:45:12à peu près 700 000
00:45:12retraités qui travaillent
00:45:13est-ce qu'on a une idée
00:45:14à quoi il ressemble
00:45:15est-ce que ce sont
00:45:16des travailleurs aisés
00:45:17qui ont envie
00:45:18de continuer à travailler
00:45:18est-ce que vraiment
00:45:19c'est des travailleurs modestes
00:45:20qui ont besoin
00:45:21d'un complément de revenu
00:45:21est-ce qu'on a une idée
00:45:22de la sociologie
00:45:24il y a les deux catégories
00:45:25vous avez parfois
00:45:25par exemple
00:45:26pour les médecins
00:45:26qui sont en cumul
00:45:28emploi retraite
00:45:28pour le coup
00:45:29qui ne sont pas
00:45:29des revenus précaires
00:45:30donc eux qui le font
00:45:31qui par ailleurs
00:45:32on va le dire
00:45:32la plupart d'entre eux
00:45:33le ferait
00:45:33quel que soit
00:45:34le dispositif fiscal
00:45:35qui est là
00:45:35vous avez vu
00:45:36ils bénéficieront
00:45:37de dérogations
00:45:37de toute façon
00:45:38particulièrement
00:45:38dans les déserts médicaux
00:45:39exactement
00:45:40mais ce qui est très intéressant
00:45:41c'est-à-dire qu'il y a
00:45:42des dérogations
00:45:42pour le médico-social
00:45:43ça veut dire qu'aujourd'hui
00:45:44le médico-social
00:45:45ce que proposent
00:45:46les macronistes
00:45:46les 4 mois qui restent
00:45:48c'est de faire tenir
00:45:49le médico-social
00:45:49avec des gens
00:45:50à 77 ans
00:45:50c'est plus une proposition
00:45:51puisque les décrets
00:45:52sont publiés
00:45:53c'est une loi
00:45:54qui a été votée
00:45:55au Sénat
00:45:55et à l'Assemblée
00:45:57donc il n'y a pas
00:45:57que les macronistes
00:45:58qui l'ont votée
00:45:58puisque vous le savez
00:45:59on est un peu moins
00:46:01nombreux
00:46:01que la majorité absolue
00:46:03ah bon
00:46:03je croyais que c'était
00:46:04un 49-3 moi
00:46:05le PLFSS
00:46:06non
00:46:06c'est une loi
00:46:07qui a été votée
00:46:08au Sénat
00:46:08et à l'Assemblée
00:46:09c'était dans le PLFSS
00:46:10par 49-3
00:46:10elle a été votée
00:46:11au Sénat
00:46:13et à l'Assemblée
00:46:14et quand vous dites
00:46:15que ça s'adresse
00:46:16à des gens
00:46:17qui ont des revenus modestes
00:46:18vous avez pris l'exemple
00:46:19des médecins
00:46:19c'est pas le cas
00:46:20vous prenez l'exemple
00:46:21d'infirmières
00:46:22c'est pas le cas
00:46:22vous prenez l'exemple
00:46:23d'agriculteurs
00:46:24il y a des agriculteurs
00:46:25qui veulent continuer
00:46:25à travailler
00:46:26parce qu'ils veulent
00:46:26aider leur enfant
00:46:27pour reprendre la ferme
00:46:29ils ont besoin de ça
00:46:30et je trouve que
00:46:31ça va dans le bon sens
00:46:32moi j'ai travaillé
00:46:33toute ma vie
00:46:34je suis à la retraite
00:46:35je suis beaucoup plus jeune
00:46:36que vous
00:46:37je ne sais pas
00:46:37si vous avez beaucoup cotisé
00:46:38mais vous verrez
00:46:40qu'il arrivera un moment
00:46:41merci de me fournir un exemple
00:46:43Jean-François Rouchet
00:46:44vous êtes à la retraite
00:46:45et vous êtes député
00:46:47donc à partir du moment
00:46:48où la réforme s'appliquera
00:46:50alors je suis obligé
00:46:51de vous demander votre âge
00:46:51vous avez moins de 67 ans
00:46:54j'ai 74 ans
00:46:55vous avez 74 ans
00:46:56je ne les parais pas
00:46:57mais je les ai
00:46:59donc ça ne marchera pas
00:47:01mais si vous aviez 65 ans
00:47:02et que vous étiez à la retraite
00:47:05et que vous étiez
00:47:06en même temps député
00:47:07ça veut dire qu'à partir
00:47:07du 1er janvier
00:47:09ce que vous touchez
00:47:10en tant que député
00:47:11aurait été amputé
00:47:12votre pension de retraite
00:47:14aurait été amputé
00:47:15de ce que vous gagnez
00:47:15en tant que député
00:47:16moi je fais partie
00:47:17d'une catégorie
00:47:18qui a la chance
00:47:18d'avoir travaillé
00:47:21acquis un patrimoine
00:47:22j'étais chirurgien
00:47:23et je ne fais pas
00:47:24mon métier de député
00:47:26pour avoir
00:47:27un complément retraite
00:47:28je le fais
00:47:28parce que
00:47:29j'ai l'impression
00:47:30de servir l'intérêt général
00:47:31et celui de mon territoire
00:47:32l'Avéro
00:47:33mais moi je considère
00:47:34que la valeur travail
00:47:35est une valeur très importante
00:47:36et qu'on ne doit pas
00:47:37par une loi
00:47:38même si elle n'est pas parfaite
00:47:40et aucune loi n'est parfaite
00:47:41on doit empêcher
00:47:42les gens qui ont envie
00:47:43de travailler
00:47:43de continuer à travailler
00:47:44il y a des gens
00:47:45pour lesquels
00:47:46le travail est une solution
00:47:47c'est une solution
00:47:48à un problème mental
00:47:49le fait de travailler
00:47:51si on a la capacité
00:47:52de le faire
00:47:53si on n'a pas
00:47:53d'incident de santé
00:47:55il n'y a pas de raison
00:47:55de ne pas profiter
00:47:57de cette situation
00:47:57pourquoi vous leur retirez
00:47:58deux tiers de la pension
00:47:59du coup ?
00:48:00parce que je pense
00:48:01qu'il y a un souci économique
00:48:02et quand on voit
00:48:02ce qui est annoncé
00:48:03ben oui
00:48:04mais donc le sujet
00:48:05économique
00:48:05ça n'est pas du droit
00:48:06au travail des gens
00:48:07celui de faire des économies
00:48:08non non
00:48:08l'économie
00:48:09c'est important
00:48:10d'ailleurs je pense
00:48:10que l'économie
00:48:11on devrait la prendre
00:48:11très tôt
00:48:12dans notre vie
00:48:14d'homme
00:48:16l'économie
00:48:17dans le monde actuel
00:48:17si on n'a pas changé
00:48:18les règles
00:48:19c'est ce qui permet
00:48:20de dégager
00:48:20de la valeur ajoutée
00:48:21de financer notre modèle
00:48:23social
00:48:23qui en a bien besoin
00:48:24et de s'épanouir
00:48:25au travail
00:48:26voilà
00:48:26moi c'est ce que je pense
00:48:27ça je le souhaite
00:48:28mais alors peut-être
00:48:29il y a un point
00:48:30sur lequel je pense
00:48:31qu'on devrait discuter
00:48:32très concrètement
00:48:33d'abord je vais vous rassurer
00:48:34j'ai cotisé 10 ans
00:48:35pour payer votre retraite
00:48:35ça n'est pas de sujet
00:48:36avant d'être élu député
00:48:37mais un exemple
00:48:39très concret
00:48:39vous avez aujourd'hui
00:48:40quelqu'un
00:48:41qui a 1000 euros de pension
00:48:42et qui reprend un boulot au SMIC
00:48:43au 1er janvier
00:48:44ses revenus vont être calculés
00:48:45sur l'année
00:48:46on est d'accord
00:48:47or on va lui retirer
00:48:487700 euros de pension
00:48:50quand est-ce qu'on va lui retirer
00:48:51les 7700 euros de pension
00:48:52puisqu'on lui dégrève
00:48:5360% de ce qu'il gagne
00:48:54est-ce qu'on va le retirer
00:48:55à la fin de l'année
00:48:56d'un coup
00:48:56ça dépend de son âge
00:48:57est-ce qu'on va lui retirer
00:48:58un peu tous les mois
00:48:59c'est-à-dire qu'il faut déclarer
00:49:00au début de l'année le contrat
00:49:00et si c'est un CDD
00:49:02on ne peut pas le calculer
00:49:02comment ça a marché concrètement
00:49:05à quel moment
00:49:05cette personne au SMIC
00:49:06on va lui retirer 7000 balles
00:49:07c'est une question très simple
00:49:08est-ce que vous pouvez nous dire
00:49:09ce soir
00:49:09non
00:49:10je ne le sais pas
00:49:10parce que je pense
00:49:11qu'il faut rentrer
00:49:12c'est incroyable cette histoire
00:49:13mais non c'est pas incroyable
00:49:14vous nous dites
00:49:15ça a été voté il y a un an
00:49:16les décrets sont parus hier
00:49:18c'est pas ça qui est important
00:49:19ce qui est important
00:49:19c'est de permettre aux gens
00:49:21de travailler
00:49:22quand ils en ont envie
00:49:22c'est ça qui est important
00:49:23alors c'est vrai
00:49:24ah non la question
00:49:24c'est quand est-ce que vous leur
00:49:25retirez leur pension
00:49:26non non
00:49:26moi je vous réponds
00:49:27ce qui est important
00:49:27ce qui est important pour moi
00:49:28c'est de permettre aux gens
00:49:29qui en ont envie
00:49:30et qui sont en situation
00:49:31en fait ce que je voudrais
00:49:32comprendre
00:49:32c'est pas important pour vous
00:49:34pour moi
00:49:34c'est les gens qui nous écoutent
00:49:35ce que je voudrais comprendre
00:49:36c'est qu'aux jeunes actifs
00:49:37qui ont aussi envie
00:49:37de rentrer sur le marché du travail
00:49:39il faut peut-être laisser la place
00:49:40il faut encourager les jeunes actifs
00:49:41à travailler
00:49:42il faut encourager notre société
00:49:43à travailler
00:49:44on a une société
00:49:45donc on a besoin du travail
00:49:47donc vous êtes d'accord
00:49:47pour augmenter le SMIC par exemple
00:49:48histoire que les gens puissent
00:49:49vous partez sur un autre débat
00:49:51vous êtes un corrigi
00:49:52non mais je comprends pas
00:49:53comme je suis directement touché par ça
00:49:55alors non vous ne le serez pas
00:49:57puisque c'est pour les retraités
00:49:58qui arrivent
00:49:58sur le marché de la frappe
00:50:00le 1er janvier
00:50:01vous êtes bienvenus
00:50:02le 1er janvier là
00:50:04le 1er janvier là
00:50:05pour les nouveaux régimes
00:50:05ah bon d'accord
00:50:06on est dans la même catégorie
00:50:07je ne vois quand même toujours pas
00:50:07pourquoi on leur retire
00:50:09de l'argent
00:50:10s'ils travaillent en plus
00:50:11c'est pour moi
00:50:12c'est mystérieux
00:50:13en fait c'est ce que j'essaie
00:50:14de déterminer
00:50:15quand je vous écoute
00:50:16bon il y a quand même un côté
00:50:18et c'est des choses
00:50:19que j'ai pu entendre
00:50:19en interrogeant
00:50:20des députés
00:50:21cet après-midi
00:50:22il y a un côté fromage
00:50:23et dessert
00:50:24c'est à dire vous prenez
00:50:25vous faites valoir
00:50:26vos droits à la retraite
00:50:27et en même temps
00:50:27vous continuez à travailler
00:50:29c'est aussi ce qu'on fait
00:50:30aujourd'hui aux chômeurs
00:50:32qui reprennent une activité
00:50:33on leur enlève du chômage
00:50:3470% du salaire repris
00:50:36s'ils travaillent
00:50:37à côté du chômage
00:50:37ça ne peut pas être
00:50:38de fromage et dessert
00:50:39et donc je ne vois pas
00:50:40comment cette réforme
00:50:42peut inciter
00:50:43à continuer à travailler
00:50:44si ce que vous gagnez
00:50:45en travaillant
00:50:46on vous l'enlève
00:50:46de votre pension de retraite
00:50:48c'est ça que j'ai du mal à comprendre
00:50:49parce qu'il y a des gens
00:50:50qui ne pensent pas
00:50:51obligatoirement
00:50:51à augmenter beaucoup
00:50:52leurs revenus
00:50:53il y a des gens
00:50:53qui ont envie
00:50:54de continuer à travailler
00:50:55et vous parlez
00:50:55vous faites une comparaison
00:50:56au fromage et dessert
00:50:57parlons du gâteau
00:50:58le gâteau il n'est pas extensible
00:51:00il n'y a pas une part
00:51:01pour tout le monde
00:51:01donc il faudrait
00:51:02qu'il y ait une part équivalente
00:51:03à tout le monde
00:51:03mais là
00:51:04c'est permettre
00:51:05de créer de la richesse
00:51:06vous l'avez dit vous-même
00:51:08on a envie de donner
00:51:08à ses petits-enfants
00:51:10on a envie d'aider
00:51:11ses enfants
00:51:11qui ont plus de difficultés
00:51:13qu'avant etc
00:51:13donc c'est pas seulement
00:51:16psychologiquement
00:51:16très important
00:51:17de continuer à travailler
00:51:18mais aussi financièrement
00:51:20mais bien sûr
00:51:21que c'est important
00:51:22que quelqu'un
00:51:23qui a réalisé sa vie
00:51:24qui a un patrimoine
00:51:26qui a des conditions
00:51:27de vie acceptables
00:51:29puisse aider ses petits-enfants
00:51:30parce qu'on voit bien
00:51:31que la jeunesse
00:51:31est en grande difficulté
00:51:32et les enfants
00:51:34de mes enfants
00:51:34j'espère qu'ils seront
00:51:36moins en difficulté
00:51:38mais cet argent
00:51:39gagné par un complément
00:51:41d'activité
00:51:42d'abord ça va dépendre
00:51:43de la durée du travail
00:51:44de la quantité de travail
00:51:45qu'il va fournir
00:51:46est-ce qu'il va faire
00:51:46un travail quotidien
00:51:47est-ce qu'il va faire
00:51:48un travail hebdomadaire
00:51:49et puis c'est un deal
00:51:50il peut très bien accepter
00:51:52de gagner moins
00:51:53et de travailler
00:51:54parce qu'il y trouve
00:51:54son compte autrement
00:51:56mais en réalité
00:51:57les gens vont faire ça
00:51:58parce que les pensions
00:51:59de retraite sont trop faibles
00:52:00enfin il faut quand même
00:52:01parler de ce qui se passe
00:52:01concrètement
00:52:02vous avez même fait
00:52:02des dérogations
00:52:03dans le texte
00:52:03pour l'hôpital
00:52:04enfin vous ciblez
00:52:06les secteurs
00:52:06où les salaires
00:52:07sont bas
00:52:08pour ouvrir
00:52:09des cumuls
00:52:10emploi retraite
00:52:10l'hôpital a été détruit
00:52:12depuis 10 ans
00:52:13et le seul moyen
00:52:13de le faire tenir
00:52:14c'est de dire aux infirmiers
00:52:15infirmières
00:52:16restez jusqu'à 67 ans
00:52:17là la doctrine
00:52:18est simple
00:52:20Macron sur l'hôpital
00:52:21c'est
00:52:21il casse
00:52:21vous réparez
00:52:22voilà ce qui se passe
00:52:23concrètement
00:52:23il répare les gens
00:52:24à leurs frais
00:52:25moi je ne suis pas d'accord
00:52:26avec ça
00:52:26je ne suis pas d'accord
00:52:26avec des salaires de misère
00:52:27je ne suis pas d'accord
00:52:28avec des pensions de misère
00:52:29et l'idée qu'en fait
00:52:29c'est en combinant
00:52:30un salaire de misère
00:52:31et une pension de misère
00:52:32qu'on s'en sort
00:52:32franchement
00:52:33ce n'est pas digne
00:52:33ce n'est pas digne
00:52:35d'un pays comme la France
00:52:36que de raisonner de cette manière
00:52:37là on ne parle pas de l'hôpital
00:52:38quand on parle
00:52:39d'aide de soignants
00:52:40d'infirmières
00:52:40de médecins
00:52:41c'est dans les territoires
00:52:41où il en manque
00:52:42les professionnels de santé
00:52:43par exemple
00:52:44sont concernés par les cumuls
00:52:45professionnels de santé
00:52:46exerçant dans des déserts médicaux
00:52:47et dans les territoires
00:52:49où il en manque
00:52:49dans l'Aveyron
00:52:50il en manque
00:52:51les vacataires
00:52:52en établissement médico-social
00:52:53ils sont concernés
00:52:53je ne parle pas
00:52:59aussi avoir envie de continuer
00:53:00parce que la retraite
00:53:01des agriculteurs
00:53:02on a beau la faire évoluer
00:53:04on y arrive
00:53:04parce que la retraite
00:53:05est très faible
00:53:06on y retourne tout le temps
00:53:07bien sûr que des gens
00:53:08à 67 ans
00:53:09la retraite est faible
00:53:10sinon ils font du bénévolat
00:53:11ils s'engagent
00:53:11ils font plein de trucs
00:53:12pour aller chercher
00:53:13200 euros de plus
00:53:14c'est qu'ils ne s'en sortent pas
00:53:15c'est le cas de millions
00:53:16de personnes
00:53:17qui nous écoutent ce soir
00:53:18enfin qui nous écoutent
00:53:18je ne sais pas si
00:53:19ils sont millions
00:53:19à nous écouter
00:53:19mais les millions de personnes
00:53:20concernées dans le pays
00:53:21qui en tout cas
00:53:22connaissent cette situation
00:53:23après il y a aussi
00:53:24ce plafond de 7000 euros
00:53:25c'est-à-dire que ça revient
00:53:26à 500 euros par mois
00:53:27donc c'est-à-dire
00:53:28voilà en dessous
00:53:29de 500 euros par mois
00:53:31c'est le petit beurre
00:53:32dans les petits épinards
00:53:33on n'ira pas y toucher
00:53:34c'est au-delà
00:53:36que les pensions
00:53:37seront amputées
00:53:3850%
00:53:39oui 50%
00:53:40ben oui
00:53:41il faut bien des règles
00:53:44ben moi je pense
00:53:44qu'il y a une règle
00:53:45qui pourrait être simple
00:53:45c'est qu'on ait des salaires
00:53:46permettant dans ce pays
00:53:47de payer un loyer
00:53:49payer l'éducation
00:53:50à ses enfants
00:53:51payer le transport
00:53:52payer ses factures
00:53:52et avoir de quoi
00:53:54se faire un peu plaisir
00:53:55une ou deux fois
00:53:55dans le mois
00:53:56ça ne me semble pas
00:53:56terrible comme demande
00:53:58mais je rappelle
00:53:58qu'on est dans un pays
00:53:59où les familles
00:54:00perdent depuis maintenant
00:54:013 ans
00:54:01600 euros de pouvoir d'achat
00:54:03par an
00:54:03pour une famille
00:54:03600 euros
00:54:04de perte de pouvoir d'achat
00:54:05et la manière
00:54:06dont on propose
00:54:07de le solder
00:54:07c'est en cumulant
00:54:08des pensions de retraite
00:54:09et des salaires très faibles
00:54:11j'ai quand même
00:54:11aussi une dernière question
00:54:13la France insoumise
00:54:14on propose une hausse
00:54:14effectivement
00:54:15des bas salaires
00:54:15c'est la priorité du pays
00:54:16une dernière question
00:54:17est-ce que c'est pas de nature
00:54:18par ailleurs
00:54:19à favoriser le travail
00:54:20non déclaré ?
00:54:23on peut toujours se poser
00:54:25la question se pose aussi
00:54:26certains ont voulu
00:54:27supprimer l'argent liquide
00:54:28parce que c'était une façon
00:54:29de rémunérer
00:54:30le travail non déclaré
00:54:31donc si chaque fois
00:54:33on se pose la question
00:54:33est-ce que ça favorise
00:54:35le travail non déclaré
00:54:36moi je dis
00:54:37ça favorise
00:54:37le maintien à l'emploi
00:54:38de gens qui ont envie
00:54:39de travailler
00:54:39et c'est une richesse
00:54:40pour nous
00:54:41et c'est une opportunité
00:54:42qui n'est pas parfaite
00:54:43mais qui dégage quand même
00:54:442 milliards d'euros
00:54:45pour la sécurité sociale
00:54:47si vous voulez dégager
00:54:482 milliards et demi
00:54:48pour la sécurité sociale
00:54:49n'oubliez pas que
00:54:50lorsque vous augmentez
00:54:51de 1% les salaires
00:54:52il y a 1 milliard d'euros
00:54:53qui rentrent dans les caisses
00:54:54de la sécurité sociale
00:54:54si vous me permettez
00:54:54en passant quand même
00:54:55je trouve un peu choquant
00:54:56quand vous dites
00:54:57on a détruit l'hôpital
00:54:59choquant pour ceux
00:54:59qui travaillent
00:55:00et qui vont vivre l'hôpital
00:55:02ça continue d'exister
00:55:04ils ne sont pas détruits
00:55:05au moment où on parle là
00:55:05il y a quand même
00:55:06tous les jours
00:55:07entre 3 et 4 grèves
00:55:08dans les hôpitaux français
00:55:09pour obtenir les moyens
00:55:10parce que les gens
00:55:11ils ont un nombre de patients
00:55:14déraisonnables
00:55:14dont ils doivent s'occuper
00:55:15les lits
00:55:16qui continuent à fermer
00:55:17de manière tout à fait régulière
00:55:19il y a des pénuries
00:55:20de médicaments
00:55:21qu'il faut gérer à côté
00:55:22vous avez des salaires
00:55:24qui ne sont pas revalorisés
00:55:25suivant l'inflation
00:55:26des gens qui perdent
00:55:27de l'argent tous les ans
00:55:27à aller travailler
00:55:28et des hôpitaux
00:55:29qui tiennent grâce aux heures sup
00:55:30non payées
00:55:31au travail gratuit
00:55:31je vais même vous le dire
00:55:32je vais rappeler quand même
00:55:33un fait
00:55:34aujourd'hui
00:55:34la majorité des hôpitaux
00:55:35ne payent plus
00:55:36leurs cotisations sociales
00:55:37pour réussir à finir
00:55:38à boucler les budgets
00:55:39de l'année
00:55:39enfin pardon
00:55:40je pense qu'on a un problème
00:55:42aujourd'hui
00:55:43du financement hospitalier
00:55:44et ce problème est reporté
00:55:46sur les personnels
00:55:47qui y travaillent
00:55:47et c'est que grâce
00:55:48à leur dévouement
00:55:48que tout tient
00:55:49la bonne nouvelle
00:55:50pour le système de santé
00:55:52depuis hier quand même
00:55:53oui c'est vrai
00:55:54que ça a eu un effet démesuré
00:55:55d'ailleurs j'ai vu des gens
00:55:56dans la rue qui manifestaient
00:55:56en disant
00:55:57docteur junior
00:55:59vous pouvez dire
00:56:00tout ce que vous voulez
00:56:01on verra peut-être
00:56:02que demain
00:56:02il y aura des bandes
00:56:03pour le docteur junior
00:56:04vous n'avez pas
00:56:06non mais c'est ça
00:56:07de prime
00:56:08vous allez sur le sujet
00:56:09de la santé
00:56:10vous savez très bien
00:56:10que c'est très compliqué
00:56:12tout le monde est d'accord
00:56:13on est au bout d'un système
00:56:14il faut le financer
00:56:15il faut l'efficience
00:56:16des soins
00:56:16il faut un vrai plan
00:56:17de planification
00:56:19de la prévention
00:56:19est-ce qu'on mélange
00:56:21moi je dis souvent
00:56:22j'étais médecin chirurgien
00:56:23bien sûr
00:56:23est-ce qu'on a fait
00:56:2412 ans d'études
00:56:25pour faire une ordonnance
00:56:26pour prescrire
00:56:26deux heures de marche quotidienne
00:56:28voilà
00:56:29je vous demande
00:56:29de réfléchir à ça
00:56:30vous voyez
00:56:30mais là dessus
00:56:31on peut être d'accord
00:56:32il n'y a pas de problème
00:56:32tant mieux
00:56:33les réformes de santé
00:56:35tout arrive
00:56:36non mais pareil
00:56:37avec monsieur Rousset
00:56:37on peut être d'accord
00:56:38sur le sujet
00:56:38il n'y a pas de problème
00:56:39je n'ai pas dit
00:56:40qu'on ne pouvait pas
00:56:40être d'accord
00:56:40mais toujours prendre
00:56:42le prisme de l'hôpital
00:56:43qui marche mal
00:56:44oui parce que c'est sujet
00:56:45de la crise majeure
00:56:46aujourd'hui
00:56:47qui est certain
00:56:47c'est que
00:56:49les néo-retraités
00:56:50le 1er janvier 2027
00:56:52ils ont intérêt
00:56:53à bien faire
00:56:54leur calcul
00:56:55parce que l'usine à gaz arrive
00:56:57et il ne va pas falloir
00:56:58se tromper
00:56:59et j'espère qu'on leur accordera
00:57:00au début
00:57:01un droit à l'erreur
00:57:02et il y aura un très beau meeting
00:57:03au Bourget
00:57:03pour demander la hausse
00:57:04des bas salaires
00:57:04Adrien Coué
00:57:05je vous retrouve bien là
00:57:05le droit à l'erreur
00:57:07a été voté
00:57:09ah
00:57:09bah voilà
00:57:10ça fait longtemps
00:57:12je crois
00:57:12c'était en 2018
00:57:13en fait
00:57:14deux mandats de Macron
00:57:15c'était déjà un gros droit à l'erreur
00:57:16non mais voilà
00:57:17vous parlez du droit à l'erreur
00:57:19merci
00:57:19vous restez là
00:57:20parce que tout de suite
00:57:20c'est Bourbon Express
00:57:21c'est le journal de tout
00:57:22ce qui s'est passé aujourd'hui
00:57:23à l'Assemblée Nationale
00:57:24avec Marco Pommier
00:57:30bonsoir Marco
00:57:31bonsoir Adeline
00:57:31alors on parlait hier
00:57:32de l'audition de Laurent Nunes
00:57:34le ministre de l'Intérieur
00:57:35et bien aujourd'hui
00:57:36la commission d'enquête
00:57:37sur les violences du 17 octobre
00:57:39a aujourd'hui
00:57:40auditionné des commerçants
00:57:41dont les magasins
00:57:42ont été pillés
00:57:43et vandalisés
00:57:45une table ronde
00:57:45était organisée
00:57:46cet après-midi
00:57:47avec des associations
00:57:49de commerçants
00:57:50de Paris
00:57:50Marseille
00:57:51Lyon
00:57:52ou encore Bordeaux
00:57:53pendant près de 3 heures
00:57:54les députés
00:57:55ont recueilli
00:57:56leurs témoignages
00:57:57des commerçants
00:57:57qui ce jour-là
00:57:58se sont sentis bien seuls
00:58:00nous avons vu
00:58:01et assisté
00:58:02impuissant
00:58:03impuissante
00:58:04au saccage
00:58:04de nos outils de travail
00:58:05de notre centre-ville
00:58:07sous les yeux
00:58:07de quelques CRS
00:58:08avec pour ordre
00:58:10de ne pas intervenir
00:58:11la veille
00:58:11donc le vendredi
00:58:12à 14h
00:58:13la préfecture de police
00:58:14a répondu
00:58:15que notre brocante professionnelle
00:58:17était bel et bien maintenue
00:58:18je pensais que ça signifiait
00:58:21que notre sécurité
00:58:23serait également
00:58:25assurée
00:58:25apparemment
00:58:25j'avais tort
00:58:26puisque je n'ai
00:58:27jamais passé un week-end
00:58:28pareil à Paris
00:58:29c'est-à-dire
00:58:30sans voir un seul
00:58:32policier
00:58:32de tout le week-end
00:58:33pas un seul
00:58:34nous avons été
00:58:35un petit peu
00:58:37sacrifiés
00:58:38on peut le dire
00:58:38j'ai le témoignage
00:58:40d'un commerçant
00:58:42qui vend des articles
00:58:43de moto
00:58:44qui avait jusqu'à
00:58:45110 émeutiers
00:58:46dans son magasin
00:58:47simultanément
00:58:48qui l'ont vidé
00:58:49intégralement son stock
00:58:50j'ai assisté également
00:58:51impuissant
00:58:52à des pillages
00:58:53de mes voisins
00:58:55de commerces voisins
00:58:57c'est dur à vivre
00:58:59c'est compliqué
00:59:01je vous parle
00:59:01avec le cœur
00:59:03et on se sent impuissant
00:59:05Jusqu'à 3000 commerces
00:59:07ont été pillés
00:59:08ou vandalisés
00:59:09en France
00:59:10le 17 octobre
00:59:11depuis le gouvernement
00:59:12a annoncé
00:59:13plusieurs mesures
00:59:14pour tenter
00:59:15d'aider les commerçants
00:59:16à se relever
00:59:17chômage partiel
00:59:18pour préserver l'emploi
00:59:19report possible
00:59:20de cotisations sociales
00:59:21prêts à taux zéro
00:59:22ou encore
00:59:22des aides financières
00:59:23d'urgence
00:59:24les commerçants
00:59:25auditionnés aujourd'hui
00:59:26ont jugé
00:59:26ces aides insuffisantes
00:59:28et pendant ce temps
00:59:29dans l'hémicycle
00:59:29le PLF 2027
00:59:31le projet de loi de finances
00:59:32hier les députés
00:59:33UDR et RN
00:59:34se sont attaqués
00:59:35aux avantages fiscaux
00:59:37accordés
00:59:38aux éoliennes
00:59:39oui
00:59:39et ils ont réussi
00:59:40leur coup
00:59:41suffisamment nombreux
00:59:42dans l'hémicycle
00:59:42les députés
00:59:43RN et UDR
00:59:44ont fait adopter
00:59:45leurs amendements
00:59:45pour supprimer
00:59:46certaines exonérations
00:59:48fiscales
00:59:49liées à l'installation
00:59:50ou à l'exploitation
00:59:51des éoliennes
00:59:52écoutez leurs arguments
00:59:53alors les éoliennes
00:59:55c'est moche
00:59:56ça détruit
00:59:58le sous-sol
00:59:59avec le béton
01:00:01ça tue les oiseaux
01:00:02c'est de l'énergie
01:00:04qui est intermittente
01:00:06et qui fonctionne
01:00:06la moitié du temps
01:00:07c'est en plus
01:00:08une énergie
01:00:09qui coûte trois fois plus cher
01:00:10c'est donc une belle
01:00:11utopie verte
01:00:13et gauchiste
01:00:14en somme
01:00:15le nucléaire
01:00:16produit de l'électricité
01:00:17et les éoliennes
01:00:19produisent des subventions
01:00:20bon en face
01:00:22il n'aime pas les éoliennes
01:00:22non il n'aime pas les éoliennes
01:00:23ça c'est sûr
01:00:24en face le gouvernement
01:00:25a défendu
01:00:26les énergies renouvelables
01:00:27pour le ministre
01:00:28David Amiel
01:00:29sans priver
01:00:30c'est prendre le risque
01:00:31d'accroître encore
01:00:32notre dépendance
01:00:33au gaz et au pétrole
01:00:34vous ne pouvez pas
01:00:36aller voir les gens
01:00:37en compatissant
01:00:39à juste titre
01:00:40avec l'étranglement
01:00:41du pouvoir d'achat
01:00:42lié à notre dépendance
01:00:43aux énergies fossiles
01:00:44et ici dans l'hémicycle
01:00:46démanteler les productions
01:00:47d'énergie souveraines
01:00:48que sont les énergies renouvelables
01:00:50et donc renforcer encore
01:00:51notre dépendance
01:00:52au Moyen-Orient
01:00:53et à la Russie
01:00:54et les arguments du ministre
01:00:56n'ont pas suffi
01:00:56les amendements UDR
01:00:57et RN
01:00:58ont été adoptés
01:00:59sauf que
01:01:00sauf que ces amendements
01:01:02adoptés
01:01:03pourraient bien
01:01:03ne servira à rien du tout
01:01:05puisque ce soir
01:01:06les députés
01:01:08votent
01:01:09sur la partie recette
01:01:10du budget
01:01:10oui ça y est
01:01:11les députés
01:01:12sont venus
01:01:13à bout
01:01:13des 3391 amendements
01:01:15déposés
01:01:16sur cette partie recette
01:01:18ils ont terminé
01:01:19l'examen
01:01:20il y a moins d'une heure
01:01:21ce soir
01:01:21ils vont donc
01:01:22se prononcer
01:01:23sur cette première partie
01:01:24du budget
01:01:25et il n'y a presque
01:01:26aucune chance
01:01:27qu'elle soit adoptée
01:01:28cette partie
01:01:29faute de majorité
01:01:30à l'Assemblée
01:01:31en cas de rejet
01:01:32tous les amendements
01:01:33adoptés par les députés
01:01:34depuis le début
01:01:35de l'examen du budget
01:01:36le 13 octobre dernier
01:01:37et bien ces amendements
01:01:38tomberont
01:01:38l'examen du texte
01:01:40s'arrêtera à l'Assemblée
01:01:41et le budget
01:01:42partira ensuite
01:01:42au Sénat
01:01:43dans sa version initiale
01:01:45celle présentée
01:01:45par le gouvernement
01:01:47va se passer quoi
01:01:48ce soir ?
01:01:49on va voter
01:01:50et puis comme le vote
01:01:51c'est public
01:01:51vous verrez ce qu'on a voté
01:01:52mais moi je vais revenir
01:01:53sur les énergies renouvelables
01:01:55sur les éoliennes ?
01:01:56non pas que sur les éoliennes
01:01:57l'Aveyron
01:01:58est un territoire particulier
01:01:59parce que depuis
01:02:00les années 60
01:02:00on a beaucoup
01:02:01d'hydroélectricité
01:02:02et la loi
01:02:03que nous avons votée
01:02:03en juin
01:02:04va permettre
01:02:04de développer
01:02:05de multiplier
01:02:05par 5 ou par 6
01:02:06la capacité hydroélectrique
01:02:08à la fois dans le nord
01:02:09Aveyron
01:02:09sur le complexe de Montésie
01:02:11et chez moi
01:02:11sur le Pouget
01:02:12on a beaucoup
01:02:13d'énergie photovoltaïque
01:02:15on a encore
01:02:16beaucoup de toit
01:02:16à couvrir
01:02:17et on a beaucoup
01:02:18d'énergie éolienne
01:02:19et on est assez fiers
01:02:20de ça
01:02:21parce que finalement
01:02:22on s'aperçoit
01:02:23que dans un milieu
01:02:24extrêmement orienté
01:02:26vers l'agriculture
01:02:27et l'élevage
01:02:27on produit
01:02:28de l'énergie propre
01:02:29et on va le faire savoir
01:02:30et on va discuter aussi
01:02:31de savoir comment
01:02:32une partie de la valeur
01:02:34produite par cette énergie
01:02:35pourrait revenir
01:02:36dans les territoires ruraux
01:02:36Adrien Clouet
01:02:37il se passe quoi ce soir
01:02:38à l'Assemblée nationale ?
01:02:39Je pense que le texte
01:02:40sera rejeté
01:02:41de la même manière
01:02:42que le projet
01:02:42de loi de financement
01:02:42de la sécurité sociale
01:02:43avait trouvé quatre voies pour
01:02:44dans toute l'Assemblée nationale
01:02:46sans doute deux par erreur
01:02:47donc j'imagine
01:02:49que le texte
01:02:49sera rejeté ce soir
01:02:50car il ne satisfait
01:02:51absolument personne
01:02:51sur les renouvelables
01:02:53en revanche
01:02:53on va avoir un point d'accord
01:02:55tant mieux
01:02:55c'est une bonne chose
01:02:56quand il y a des points d'accord
01:02:57dans la santé
01:02:58vous étiez tous les deux exaspérés
01:02:59quand vous avez entendu
01:03:00les sons du RN
01:03:01vous étiez tous les deux exaspérés
01:03:02bien sûr
01:03:02mais attendez
01:03:03on les connaît
01:03:04c'est l'ultra droite
01:03:05trumpiste
01:03:06qui est vendue
01:03:07au lobby du pétrole
01:03:08et du charbon
01:03:08enfin disons les choses
01:03:09directement
01:03:10c'est des gens
01:03:10qui veulent assujettir
01:03:11la France
01:03:11à une dépendance étrangère
01:03:12qui s'est converti
01:03:12au nucléaire aussi
01:03:14pardon
01:03:14qui s'est converti
01:03:15au nucléaire aussi
01:03:16oui mais ça n'empêche pas
01:03:17le point commun
01:03:18de ces différentes énergies
01:03:19c'est une dépendance
01:03:20à l'étranger
01:03:21et on sait très bien
01:03:22que le RN
01:03:22qui se prétend
01:03:23parti national
01:03:25patriote machin
01:03:26est le parti
01:03:26de la dépendance
01:03:27à l'étranger
01:03:28sur les questions énergétiques
01:03:29on ne fait pas une démocratie
01:03:30dans un pays
01:03:30quand vous êtes intégralement
01:03:32dépendant de forces extérieures
01:03:33pour vos choix publics
01:03:35donc le renouvelable
01:03:35est une garantie
01:03:36de la démocratie
01:03:36dans un pays
01:03:37une dernière info
01:03:38la pétition
01:03:39qui demande
01:03:40la suppression de CNews
01:03:41pétition sur le site
01:03:42de l'Assemblée nationale
01:03:43on en a parlé hier
01:03:44dans chaque voie compte
01:03:45dans la question qui fâche
01:03:46et bien la commission
01:03:47des affaires culturelles
01:03:48a franchi une nouvelle étape
01:03:49aujourd'hui
01:03:50puisqu'elle a désigné
01:03:50le rapporteur
01:03:51oui et il s'appelle
01:03:52Alexandre Portier
01:03:53député de la droite républicaine
01:03:55actuel président
01:03:55de la commission
01:03:56des affaires culturelles
01:03:57mardi prochain
01:03:58il demandera aux députés
01:04:00de cette commission
01:04:00de choisir
01:04:01soit classer la pétition
01:04:02contre CNews
01:04:03ou se prononcer
01:04:04en faveur de son examen
01:04:06à l'Assemblée nationale
01:04:07pétition qui a recueilli
01:04:08ce soir plus de
01:04:10860 000 signatures
01:04:11sur le site
01:04:11de l'Assemblée
01:04:12bon on le rappelle quand même
01:04:13les députés
01:04:14n'ont pas le pouvoir
01:04:15de fermer une chaîne
01:04:15de télévision
01:04:16seul le régulateur
01:04:17de l'audiovisuel
01:04:18l'ARCOM
01:04:18a ce pouvoir
01:04:19mais j'ai évidemment signé
01:04:20au cas où vous poserez la question
01:04:22c'est marrant
01:04:23on n'avait aucun doute
01:04:23on n'avait aucun doute
01:04:24vraiment
01:04:25j'aime pas qu'il y ait des doutes
01:04:26je préférais que quelque chose
01:04:27soit très clair
01:04:27bien sûr que j'ai signé
01:04:28pour fermer CNews
01:04:29bon merci
01:04:30merci à tous les deux
01:04:30d'être venus ce soir
01:04:32merci Alizé, Nicolas
01:04:33et Marco aussi
01:04:34et puis merci à vous surtout
01:04:35de nous avoir suivi
01:04:37cette émission
01:04:37à rediffuser tout à l'heure
01:04:38à 23h30
01:04:39je vous souhaite de passer
01:04:40une excellente soirée
01:04:41sur la 8
01:04:41et je vous dis à demain
01:04:42en direct à 19h30
01:04:44bonne soirée
01:04:56Sous-titrage Société Radio-Canada
01:04:56Sous-titrage Société Radio-Canada
01:04:58Sous-titrage Société Radio-Canada

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