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  • il y a 3 minutes
Milo*, élève au lycée Paul-Louis Courrier de Tours témoigne de la situation sur les blocus depuis la rentrée, avec une présence policière importante.

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Transcription
00:00Hier, on avait neuf fourgons de jambes d'armerie qui étaient là, qui nous ont chargés, etc.
00:04Donc voilà, c'est quand même, on voit une grosse différence avec avant.
00:07Aujourd'hui, pareil, il y en a qui sont revenus, c'était beaucoup moins,
00:09mais on a été menacés un peu, on était devant, à bloquer.
00:15Ça nous a dit, oui, machin, maintenant, tous les mineurs qui ne rentrent pas dans le lycée,
00:21et qui, au départ, juste tous les mineurs qui ne rentrent pas dans le lycée,
00:24on les embarque en garde à vue.
00:25Et après, ça a été tous les mineurs qui ne rentrent pas dans le lycée
00:27et qui n'ont pas leur papier d'identité, on les embarque en garde à vue.
00:30Il y a des élèves qui étaient en détention.
00:32Donc moi, j'ai un camarade qui a resté trois heures là-bas.
00:35Le motif officiel, ça aurait été qu'il n'avait pas ses papiers d'identité.
00:39C'est tout simplement faux, parce qu'il les avait et qu'il les a montrés à plusieurs fois.
00:42Donc voilà, c'est vraiment un motif bidon.
00:43Quand sa mère, elle est arrivée, parce qu'il est mineur, sa mère, elle est arrivée,
00:46du coup, elle a un peu demandé pourquoi il avait été mis en détention.
00:49Et elle me l'a dit qu'il n'y avait pas de raison, qu'il s'était trompé de
00:52personne.
00:53Donc voilà, comment tu te trompes de personne et au bout de trois heures, tu ne te rends pas compte.
00:57Donc ça attise une colère et c'est un moteur pour beaucoup.
01:02Je pense qu'on est plein aussi à être là un peu plus chaque jour et un peu plus tôt,
01:05parce qu'on a vu tout ce qui s'est passé, qu'on était là quand Maëlie a perdu son
01:09oeil,
01:10que maintenant on se fait charger, qu'il y en a aussi plein.
01:13On était là l'année dernière quand on s'est fait charger déjà à Polypourrier,
01:16qu'on se fait tabasser, gazer, etc.
01:17que là, ça fait un mois que tous les jours, on apprend que soit nous, soit des camarades ont été
01:22blessés.
01:24Forcément, ça révolte et ça donne une envie de continuer de se battre encore plus fort.
01:30Pendant les vacances, on a eu des mesures quand même qui ont été annoncées par le gouvernement.
01:33Mais quand on regarde en détail, c'est très bien sur le papier,
01:37mais quand on voit par rapport aux revendications des syndicats,
01:40c'est un peu aberrant ce qu'on nous propose.
01:43On voit 15 000 places dans le supérieur, les syndicats en demandaient 250 000
01:46et toutes les places qui sont ouvertes dans le supérieur, il n'y en a aucune à la fac.
01:50On voit que Parcoursup va être moins opaque et qu'après, ça va changer de plateforme.
01:55Mais est-ce que les problèmes vont bouger pour autant ?
01:57On n'a aucune certitude là-dessus.
01:59C'est plein de promesses qui sont soit très très floues et volontairement floues,
02:03soit c'est des promesses qui ne répondent pas aux attentes.
02:05Pareil pour l'argent pour rénover les lycées, c'est 1 milliard, plus 4 milliards de possibles.
02:10Mais c'est aux collectivités territoriales de s'endetter, forcément ça pose question.
02:14Parce que ça s'est déplacé le problème et que les collectivités,
02:17elles n'ont pas forcément la possibilité, c'est aux régions de prendre la responsabilité.
02:21Et voilà, on sait bien que ce n'est pas forcément l'éducation qui est priorisée.

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