00:00Eric de Rytmaten, vous nous parlez ce matin des dépenses contraintes, toutes ces dépenses auxquelles on ne peut plus échapper.
00:06Et qui ont complètement fichu en l'air notre budget quotidien. Alors trop c'est trop, je viens de lire
00:11le rapport de l'Institut Montaigne, qui est libéral, il faut le rappeler, en 60 ans.
00:16Ces dépenses contraintes ont presque triplé, elles pèsent 30% de notre budget, c'était 10-13% dans les
00:23années 60. Vous imaginez le choc pour les Français, les consommateurs.
00:27Alors ce qui nous intéresse vraiment, quand on parle de dépenses contraintes, on parle de quoi exactement ?
00:30Déjà c'est le loyer, il a vraiment carrément explosé quand on regarde les chiffres. Il est passé de 9
00:34à 23% du revenu disponible et parfois même pour un célibataire c'est 40%.
00:39Un jeune qui démarre dans la ville, vous imaginez ce que représente le loyer. Vous avez aussi les crédits, vous
00:43n'en avez pas avant autant des crédits.
00:45C'est l'électricité, les factures qui explosent, c'est le carburant, c'est le prix de la cantine pour
00:49les enfants, c'est aussi le coût du stationnement dans les rues, dans les grandes villes.
00:53Voilà, et puis il y a les nouveaux besoins et là c'est vraiment un vrai changement. Vous avez Internet,
00:58vous avez le portable, vous avez les plateformes vidéo, les salles de sport.
01:01Nos grands-parents, ils n'y allaient pas. Et puis l'abonnement à l'intelligence artificielle. Voilà, ces dépenses que
01:06nos familles avant n'avaient pas et l'Institut Montaigne le dit.
01:09Quand il faut se priver avec ces nouveaux besoins, eh bien on ressent de la privation et on prend conscience
01:14que l'on est pauvre malheureusement.
01:15Oui, ça a un impact sur l'inflation par exemple, le problème financier, le problème de pouvoir d'achat ?
01:22C'est-à-dire que vous avez l'inflation qui continue de grimper. On a dépassé le cap des 3
01:26% en octobre, en rythme annuel, c'est ce que dit l'INSEE.
01:29Ça veut dire que cette hausse des prix, elle est imposée en fait par la situation internationale actuelle.
01:34C'est ça le problème et ça dégrade ce qu'on appelle le reste à vivre en face.
01:38Eh bien, il y a un tour de vis sur les dépenses alimentaires, on est bien obligé.
01:43Ça veut dire aussi moins de loisirs, moins de restaurants, moins de déplacements et tout ça alimente la récession et
01:48donc la décroissance.
01:49Dans ces conditions, comment l'entreprise peut aujourd'hui augmenter les salaires si la consommation baisse et que la santé
01:56des entreprises se dégrade ?
01:57Et en plus de ça, ce ne sont pas les grèves comme celles que nous aurons demain, celles du 5
02:01novembre, ce ne sont pas les grèves qui vont changer la donne.
02:08Merci d'avoir regardé cette vidéo !