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Tous les mardis, LCP-Assemblée nationale propose une grande session d'actualité parlementaire à l'occasion des Questions au Gouvernement à l'Assemblée nationale. Interviews, duplex, reportages... un panorama complet avant d´entrer dans l'Hémicycle où les députés questionnent les membres du Gouvernement.

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00:01Bonjour à tous, on se retrouve dans un instant en direct de l'Assemblée Nationale pour les questions au gouvernement.
00:06On reviendra sur le budget, mission impossible ou non, à tout de suite.
01:12Eh bien, Elsa, le mouvement des lycéens et la mobilisation sociale seront au menu de ces questions.
01:18Mais contrairement à ces dernières semaines, il ne vaut pas occuper l'essentiel de la séance.
01:24Néanmoins, on parlera bien des grèves de jeudi, mais aussi du maintien de l'ordre et des attaques sur les
01:31forces de l'ordre.
01:31Avec une question notamment sur le jet de cocktail Molotov ayant visé des gendarmes à Paris le 31 octobre.
01:39Autre sujet sensible, il sera question de la pétition contre CNews demandant la fermeture de la chaîne.
01:46Pétition qui a franchi le cap des 500 000 signatures sur le site de l'Assemblée Nationale.
01:53Merci beaucoup Thibault.
01:54Et on va revenir sur les questions budgétaires avec deux spécialistes ici en plateau.
01:58Eva Sasse, bonjour.
01:59Député du groupe écologiste et social de Paris, Jean-René Cazeneuve, bonjour.
02:03Bonjour.
02:03Député ensemble pour la République du Gers.
02:06Alors on va déjà faire un petit point de calendrier parce que le budget, vous aviez commencé le budget de
02:11l'Etat à l'étudier,
02:12suspendu par le budget de la sécurité sociale.
02:14Stéphanie, où en est-on ?
02:16Alors vous l'avez dit, le vote était prévu initialement le 20 octobre sur la première partie du projet de
02:21loi de finances,
02:21la partie recette, mais l'examen n'était pas terminé.
02:24Il a été repoussé ce vote à cet après-midi, mais ce n'est toujours pas fini.
02:28Il reste plus de 700 amendements.
02:30Les discussions vont donc continuer cette semaine, a priori, jusqu'à demain soir.
02:34Le débat est donc enlisé.
02:35C'est assez paradoxal parce que l'hémicycle est très souvent assez clairsemé.
02:39On a vu parfois des amendements, des articles votés à 11 pour contre 12.
02:44Et le rapport de force est très changeant au gré de ses présences et de ses absences selon les groupes
02:49politiques.
02:50La ligne est donc un peu erratique.
02:52Un jour, par exemple, il y a un vote sur la surtaxe exceptionnelle de l'impôt sur les sociétés,
02:57voulu par le gouvernement.
02:58Et puis quasiment peu de temps après, il y a un vote pour lutter contre l'optimisation fiscale des grandes
03:05entreprises.
03:06Bref, tout ça manque un peu de cohérence.
03:08De toute façon, l'opposition ne veut pas de ce budget proposé par le gouvernement.
03:12Le Bloc central n'est pas très convaincu non plus, vu les modifications au fil des discussions.
03:17La députée Modem Péringoula disait ce matin, c'est un budget sans queue ni tête qui part dans tous les
03:22sens.
03:24Merci beaucoup Stéphanie Despierre.
03:26Une première remarque à l'un comme à l'autre.
03:28C'est vrai qu'on peut se rappeler l'année dernière, un budget très suivi, des articles dans tous les
03:33sens.
03:34Là, ça passe un peu sous les radars, Jean-René Cazeneuve.
03:36Pourquoi ? Parce que l'actualité à côté l'a emporté et clipsent ces questions budgétaires ?
03:41Oui, il y a effectivement une actualité aujourd'hui sociale, surtout avec les images qu'on a vues le 17
03:48octobre.
03:49Je crois qu'ils font que ce budget aujourd'hui n'est pas au cœur des préoccupations de nos concitoyens.
03:55C'est le premier sujet.
03:56Et le deuxième, c'est que, hélas, la fin est connue, ou quasi connue.
04:01On verra même s'il y a encore plusieurs scénarios à trancher.
04:03Il y a plusieurs scénarios. Donc voilà, ces deux éléments font que, effectivement, ce budget perd un peu de son
04:09intérêt, hélas.
04:10Et Vassas, le budget, c'est très politique, c'est des choix importants.
04:14On s'imaginait aussi qu'avec la présidentielle, ça pouvait être l'occasion pour chacun de donner son programme.
04:19Et en fait, finalement, en tout cas pour cette première lecture, on passe un peu à côté.
04:24Vous avez aussi ce sentiment ?
04:25Il est normal que les revendications lycéennes et contre la vie chère soient au devant de l'actualité.
04:32Et c'est vrai que quand ils revendiquent la rénovation des lycées, la fin de parcours sub, des moyens pour
04:38l'enseignement,
04:39finalement, ça devrait d'ailleurs être discuté aussi dans le budget.
04:42Mais vous avez raison, on devrait aussi regarder attentivement ce budget,
04:46parce que c'est les propositions économiques et budgétaires des différents partis pour la présidentielle 2027.
04:53Et on voit pour le coup clairement que, d'un côté, les macronistes, pardon, mais n'ont rien compris, rien
04:59appris.
05:00C'est-à-dire qu'ils continuent la politique de l'offre, la politique des cadeaux aux grandes entreprises et
05:05aux plus riches.
05:06Et de l'autre côté, que le Rassemblement national, qui n'avait pas une politique économique très claire jusque-là,
05:12a véritablement choisi son camp et finalement vote très souvent avec les macronistes,
05:17de la même façon, dans une politique de l'offre, cadeaux aux grandes entreprises, cadeaux aux plus riches.
05:22Alors, ce qui change aussi par rapport à l'année dernière, vous direz, si je me trompe ou non,
05:26mais que les négociations, elle est bon train entre les socialistes et le gouvernement.
05:30On va retrouver justement Estelle Mercier, elle est responsable pour son groupe sur les questions budgétaires.
05:34Qu'est-ce qui se passe cette année, Clément Perrault ?
05:37Estelle Mercier, si on revient un an en arrière, à la même époque de l'année,
05:40il y avait des discussions, des tractations intenses entre votre groupe, le groupe socialiste,
05:44et le gouvernement sur les questions budgétaires.
05:47Cette année, on a l'impression que le canal de communication est complètement coupé.
05:50Est-ce que vous me le confirmez ?
05:52Je vous confirme que depuis septembre, nous avons fait des propositions.
05:56Nous avons reçu un courrier de Sébastien Lecornu, nous disant qu'il était prêt à envisager nos propositions,
06:02qu'elles étaient connues de toutes et de tous.
06:04Et donc, je rappelle que dans nos propositions, il y a des éléments de justice fiscale,
06:08des éléments d'amélioration du pouvoir d'achat des Français.
06:10Enfin, il y a un certain nombre de propositions qui ont été faites.
06:12Et qu'à ce jour, nous n'avons pas eu de réponse.
06:15On a renvoyé vers eux la responsabilité de nous dire ce qu'ils étaient prêts à prendre dans nos propositions,
06:21et ce à quoi ils étaient prêts à renoncer par rapport à leur projet initial de budget,
06:26qui était quand même assez injuste pour les Français.
06:30Et nous n'avons pas de réponse.
06:31Et donc, du coup, aucune communication ?
06:33Le dialogue n'est jamais totalement rompu, mais en tout cas, il n'y a pas de discussion sur des
06:38mesures éventuelles
06:40que le gouvernement pourrait reprendre dans le cadre d'un 49-3 et qui pourrait amener à un pacte de
06:45non-censure.
06:45S'il y a une mesure clé, peut-être, qui pourrait faire redémarrer le dialogue entre vous, ce serait quoi
06:49?
06:50Nous, la mesure clé qui est la plus importante pour nous, c'est la justice fiscale,
06:53c'est-à-dire faire contribuer les très hauts patrimoines et les patrimoines à la juste mesure par rapport au
06:58fait que c'est très déséquilibré
07:00entre un ménage français et un détenteur de patrimoine et de capital qui ne paye quasiment pas,
07:05ce qu'il devrait payer comme contribution à la solidarité nationale.
07:08Merci à vous.
07:10Merci Clément Perroux.
07:11On va revenir sur ces questions de justice fiscale, mais c'est vrai qu'on se souvient, Jean-René Cazeneuve,
07:14on compare toujours avec l'année dernière.
07:16Il y avait des rencontres à Matignon, chacun mettait en scène ses lignes rouges,
07:20ses discussions, ses marges de négociation, tout ça n'existe pas ?
07:24Ou tout ça se fait, mais plutôt en coulisses ?
07:27Ou alors, vous avez le sentiment que, de toute façon, cette année, personne ne veut négocier avec le gouvernement ?
07:32D'abord, les oppositions ont dit assez clairement qu'elles ne voteraient pas ce budget.
07:36Donc, évidemment, ça limite les marges de négociation.
07:40Je ne vais pas revenir sur le fond de ce qu'a dit Evassas.
07:44On n'a pas le temps, mais je ne suis évidemment pas d'accord.
07:46Je vous pourrais répondre, évidemment, sur ces questions-là.
07:49Sur ces questions, je trouve qu'il y a suffisamment d'agressivité dans l'hémicycle.
07:54L'image que nous donnons, que ce soit le Rassemblement national, que ce soit la France insoumise et ses filiales,
08:01donne un spectacle suffisamment pitoyable pour qu'on n'en rajoute pas.
08:03Et je voudrais vraiment avoir un débat apaisé sur ces questions budgétaires.
08:07Mais oui, aujourd'hui, les oppositions ont fermé la porte depuis le début.
08:13Donc, il n'y a pas cette phase de négociation.
08:15Mais je pense que le gouvernement attend aussi, je crois, les fameux 70 jours pour se donner la possibilité éventuellement
08:22de faire des ordonnances.
08:23C'est la raison pour laquelle je crois qu'il n'est pas pressé aujourd'hui d'ouvrir cette phase
08:29de négociation.
08:29Et on reviendra sur les différents scénarios.
08:31Eva Sasse, vous êtes, j'imagine, tous les deux d'accord.
08:34La première partie, donc celle des recettes, va certainement être repoussée, demain peut-être.
08:40Ce n'est pas dommage de ne pas avoir de débat sur les dépenses ?
08:43On rappelle à nos téléspectateurs, s'il n'y a pas de recettes, il n'y a pas de dépenses.
08:46C'est-à-dire qu'on n'aura pas de débat sur l'éducation nationale.
08:48On n'aura pas de débat sur le budget alloué à l'écologie, notamment.
08:52Est-ce que vous le déplorez ?
08:53Bien sûr, mais ce n'est pas pour ça qu'on va adopter la partie recettes sur laquelle on n
08:57'est pas du tout d'accord.
08:58Estelle Mercier l'a dit.
08:59Ce qui manque dans ce budget, c'est la justice fiscale.
09:02On ne met pas à contribution les plus hauts patrimoines et les plus gros héritages.
09:06C'est ce que nous avions proposé dans la grande réforme de l'héritage que proposent les écologistes.
09:11Et la partie dépenses, nous l'avons vu en commission.
09:14On voit bien qu'il n'y a pas de moyens supplémentaires pour ce qui nous paraît être une priorité,
09:19la transition écologique.
09:21Mais aussi, comme je le disais tout à l'heure, quels moyens pour la rénovation des lycées,
09:26quels moyens pour l'enseignement supérieur et l'éducation.
09:29Jean-René Cazeneuve, je vous fais répondre à ces questions sur la justice fiscale.
09:33La gauche pense qu'il en manque.
09:35On rappelle que, par exemple, la contribution exceptionnelle sur les grandes entreprises,
09:39que le gouvernement entendait maintenir cette année, même s'il réduisait de 7 à 5 milliards,
09:44elle a été supprimée dans le budget, notamment par des votes de votre groupe.
09:47Je précise que vous, vous vous êtes abstenu, Jean-René Cazeneuve.
09:50Quelle image ça peut donner quand on supprime cette grande contribution,
09:53alors qu'on va demander en parallèle des efforts sur les retraites, notamment ?
09:56Écoutez, d'abord, vous savez, on a, en 2017, baissé le niveau d'impôt sur les sociétés et des entreprises.
10:04Et on l'assume, c'est la politique de l'offre.
10:06Et ça a eu, je crois, des effets très positifs dans les années qui ont suivi.
10:10Le chômage a fortement baissé.
10:12La France est devenue un pays extrêmement attractif pour les investissements.
10:16Donc, je pense que c'est la bonne stratégie.
10:19Maintenant, au regard du déficit, on a, il y a maintenant 3 ans, mis une taxe exceptionnelle.
10:25Donc, avant, on était dans la moyenne européenne en matière de fiscalité des grandes entreprises.
10:29Et maintenant, on est très largement dessus.
10:31On a dit que c'était une année.
10:32On l'a maintenu une deuxième année.
10:35Bon, quand on maintient un impôt provisoire,
10:37c'est comme l'impôt qu'il y a sur les revenus exceptionnels, pardon.
10:45Je cherche un mot.
10:46Pour la contribution exceptionnelle sur les hauts revenus.
10:49Exactement.
10:49Elle était également aussi provisoire.
10:51Et on voit bien qu'en matière de fiscalité, il n'y en a jamais assez pour la gauche.
10:55Alors qu'on est, je terminerai là-dessus, le pays où les prélèvements obligatoires,
10:59c'est-à-dire les impôts, sont les plus élevés d'Europe et de l'OCDE.
11:04Mais même là, vous dites, on en a besoin, même si on sent bien que chez vous,
11:10vous auriez peut-être préféré la supprimer, cette contribution exceptionnelle.
11:12Mais le gouvernement ne peut pas se permettre de rayer d'un trait de plume 5 milliards d'euros.
11:15Non, c'est pour la raison pour laquelle je pense que ce sera de toute façon dans la copie finale.
11:20Moi, je suis, depuis très longtemps maintenant, je suis pour qu'on réduise ce déficit.
11:25C'est, si vous voulez, le meilleur cadeau qu'on puisse faire aux lycéens, entre guillemets,
11:29c'est de réduire ce déficit et qu'il n'ait pas à payer sur la prochaine génération les intérêts
11:34de cette dette.
11:35Et pour ça, il faut prendre des décisions difficiles.
11:37Et Vassas, le gouvernement, du coup, voulait maintenir cette contribution exceptionnelle.
11:42Elle a été supprimée dans l'hémicycle, mais on comprend bien que ce qui se passe dans l'hémicycle
11:45n'est pas du tout la copie finale du gouvernement.
11:47Vous dites, il faut aller la maintenir, voire même retourner à ce qu'elle rapportait l'année dernière,
11:527 milliards d'euros. Vous pensez même que le gouvernement pourrait accepter cet effort supplémentaire sur les grandes entreprises ?
11:58Je ne pense pas qu'il puisse l'accepter, mais par contre, nous l'avons proposé.
12:01Parce que, vous l'avez dit, le gouvernement proposait déjà de baisser de 2,5 milliards d'euros
12:06la contribution sur les grandes entreprises au moment où il demande un effort au retraités, aux malades.
12:12Est-ce que ce n'était pas une marge de manœuvre pour une mise en scène ensuite dans l'hémicycle
12:16en disant, allez, finalement, on la remet à 7 milliards d'euros ?
12:19Écoutez, en tout cas, ce n'est pas ce qui s'est produit.
12:21Oui, et j'aimerais bien que ce soit une marge de manœuvre, en tout cas, qui revienne sur cette décision
12:26parce qu'elle est inacceptable au vu des efforts qui sont demandés aux retraités, aux fonctionnaires
12:31dont le point d'indice est gelé ou aux malades en infection longue durée.
12:36Donc, c'était la principale injustice fiscale de ce budget.
12:41Oui, il faut évidemment revenir dessus.
12:43Ce que je constate, c'est que c'est effectivement le contraire et que le Rassemblement national
12:48et la plupart des députés macronistes ont voulu supprimer complètement
12:54cette contribution sur les grandes entreprises.
12:55contre l'avis du gouvernement.
12:57On parlait au début de cette émission de la situation sociale.
13:01Il y a la situation économique aussi, Jean-René Cazeneuve, avec des mauvais résultats.
13:05Une France à l'arrêt, selon le ministre de l'économie.
13:07Est-ce que la copie budgétaire, elle n'est pas déjà caduque ?
13:10On rappelle que l'objectif fixé, c'était 5% de déficit.
13:13Là, on est à 5,4% cette année.
13:15Mais ce sera peut-être revu, corrigé, avec un déficit encore plus grand.
13:19David Amiel, le ministre des Comptes publics, dit qu'il faut davantage d'efforts de toute façon.
13:24Écoutez, probablement, hélas, il n'y a pas ici de mauvaise intention de qui que ce soit,
13:30mais probablement que les hypothèses aujourd'hui, qui étaient celles du budget quand il a été figé,
13:35c'est-à-dire en septembre, ne sont plus vraies deux mois après, avec ce qui se passe,
13:39avec la crise qui perdure au Moyen-Orient, avec un Trump qui fait absolument n'importe quoi
13:46pour calmer les marchés. Donc, ça pèse sur la croissance, ça pèse sur l'inflation,
13:50ça pèse sur le pouvoir d'achat des Français.
13:52Donc, oui, probablement que s'il n'y a pas de dénouement de cette crise rapidement,
13:58les hypothèses de croissance de l'année prochaine sont déjà optimistes.
14:01Est-ce que vous faites la même analyse, Eva Sasse ?
14:03Et je complète la déclaration de David Amiel, qui va peut-être vous rassurer.
14:07Il dit qu'il faut davantage d'efforts en dépenses,
14:09mais il lui dit qu'il faut davantage d'efforts en recettes aussi.
14:12Est-ce qu'il ouvre aussi la porte ? On sait que les recettes, c'est globalement les impôts
14:17qui peuvent toucher aussi les entreprises ou les plus hauts patrimoines.
14:21Oui, bien sûr, il faut déjà revoir ce budget, parce que vous disiez,
14:24il faut continuer la politique de l'offre, mais malheureusement,
14:27les résultats de cette politique de l'offre qui a été menée depuis 2017,
14:31c'est que ça nous a mis dans le mur à la fois au plan budgétaire,
14:34et puis, vous l'avez dit, la croissance aujourd'hui est à l'arrêt.
14:37Donc, il n'y a aucun résultat, ni sur le plan économique, ni sur le plan budgétaire,
14:41puisqu'on est avant-dernier de la zone euro en matière de déficit.
14:46Donc, il faut malheureusement constater que cette croissance est à l'arrêt,
14:51et donc revoir le budget.
14:53Si le gouvernement veut être sincère, et nous, nous lui demandons effectivement
14:58de la sincérité dans ce budget, effectivement, il faut le revoir,
15:02et ça veut dire, effectivement, aller chercher des recettes fiscales nouvelles.
15:06On voit que même sur les petits efforts que le gouvernement avait fait sur les niches fiscales les plus abusives,
15:13sur les plus riches, je pense à l'apport cession, à la location meublée,
15:17eh bien, il a eu tout le mal du monde à le faire adopter, en l'occurrence, ça a été
15:22refusé.
15:23C'est bien la preuve qu'il y a des efforts qui sont demandés, quand même, de justice sociale.
15:26Et donc, ils sont très faibles, et on voit que les députés macronistes...
15:30Vous en avez cité deux qui s'ajoutent à ce qu'on a fait l'année dernière, déjà.
15:32Les députés macronistes malades, Jean-René Cazeneuve.
15:35C'est une première lecture quasiment pour rien, donc il faudra tout revoir
15:39quand le texte va revenir ici à l'Assemblée, Jean-René Cazeneuve.
15:41J'ai... ça m'attriste de le dire, mais oui, effectivement, au regard du contexte,
15:47aujourd'hui, ce qu'on fait, hélas, peu d'impact sur ce que sera la copie finale.
15:52Et on voit bien qu'un budget, c'est un tout, c'est un ensemble.
15:57Il faut que ce soit cohérent, il faut que l'objectif de déficit,
16:00il faut que l'objectif de dépense soit cohérent.
16:03Et on ne peut pas constituer, comme on le fait depuis 2022,
16:07on ne peut pas constituer un budget en prenant des morceaux de puzzle,
16:10de plusieurs puzzles, on n'arrive pas, on n'a pas un budget.
16:12Et d'ailleurs, la politique de l'offre, elle a marché quand on avait la majorité,
16:16et depuis qu'on n'a plus la majorité, qu'il faut faire des compromis,
16:18qu'on n'arrive pas à faire passer nos mesures,
16:20eh bien évidemment, ça marche moins bien.
16:21Et je pense qu'il y aura un consensus, peut-être, pour dire qu'en tout cas,
16:24le budget n'est pas cohérent.
16:25On verra, demain, il pourra même être repoussé peut-être à l'unanimité.
16:29Stéphanie Despierre, il faut bien, pour le gouvernement,
16:32essayer de faire adopter ce budget.
16:34Il n'y a pas 36 solutions quand on n'a pas de majorité, Stéphanie ?
16:37Non, pas 36 solutions.
16:39Très peu probable qu'un budget soit voté ici, avant le 31 décembre.
16:43Alors, le Premier ministre a plusieurs solutions.
16:45Un 49-3, il permettrait au gouvernement d'adopter le projet de loi de finances sans vote,
16:50d'y ajouter éventuellement quelques mesures issues des discussions avec le Parlement ou avec les syndicats.
16:55Mais le Premier ministre s'expose en réponse à une motion de censure.
16:59Si Sébastien Lecord du tombe, eh bien, il n'a plus ni gouvernement, ni budget pour le pays.
17:03Le projet de loi part avec le gouvernement.
17:06Autre solution, donc, les ordonnances.
17:09C'est possible pour le gouvernement, après un délai minimal fixé par la Constitution,
17:13un minimum de débat.
17:15La date tombe le 17 décembre cette année.
17:17Donc, c'est prévu par la Constitution, je vous l'ai dit, mais ça n'a jamais été utilisé.
17:22Dans ce cas-là, le gouvernement peut aussi être censuré, mais le texte est conservé.
17:28Le pays a donc un budget et c'est la version initiale du budget qui est gardée.
17:33Et plusieurs acteurs évoquent déjà des ordonnances et, en plus, un autre projet de loi complémentaire
17:39pour intégrer, par exemple, les promesses faites ces derniers jours aux lycéens.
17:43Et puis, il y a enfin un dernier recours, la loi spéciale utilisée en 2024,
17:48après la chute du gouvernement de Michel Barnier.
17:51Cette année, Sébastien Lecornu veut l'éviter à tout prix.
17:54Trop coûteux pour l'économie française qui est déjà à l'arrêt.
17:57Merci beaucoup Stéphanie.
17:58Je vais vous demander dans un instant, Alain, quand mal autre, quel scénario a votre préférence, si je puis dire.
18:03Voyons ce qu'en pense le Rassemblement national, avec Mathias Renaud.
18:06Bonjour Mathias Renaud.
18:08Bonjour.
18:08Les députés débattent du budget, un débat qui semble s'enliser.
18:12Que pensez-vous, vous, de la tenue des débats actuellement ?
18:15Écoutez, effectivement, on finira probablement demain soir.
18:18Sur la partie recettes, il y aura un vote.
18:20On sera probablement rejeté et probablement qu'on n'ira jamais à la partie dépenses.
18:26Voilà, donc ça, c'est pour la tenue des débats.
18:27Je trouve que le gouvernement est quand même très passif.
18:31Le bloc central est globalement très passif, très absent.
18:35Et le gouvernement ne défend pas, alors que ce soit dans l'hémicycle, mais aussi sur les plateaux de télévision,
18:39ne défend pas son budget.
18:40Et finalement, on voit des appels au 49.3 régulièrement de la part du bloc central, de la part des
18:46marchés financiers aussi, qui attendent beaucoup.
18:48Et puis ce 49.3 ne vient pas.
18:49Donc on se pose la question, est-ce qu'il ne va pas y avoir des ordonnances à la fin
18:51?
18:52Et à propos justement de 49.3, quelle serait dans ce cas de figure la position du RN ?
18:56Est-ce qu'il y aurait censure du gouvernement ?
18:58Ou est-ce que vous resteriez fidèle à ce qu'on entend souvent dans vos rangs, à savoir mieux vaut
19:03un mauvais budget que pas de budget du tout pour la France ?
19:05Écoutez, on verra le moment venu, sachant qu'un 49.3, c'est un paquet global avec des arbitrages.
19:11C'est-à-dire qu'on ne reprend pas le budget initial, mais on reprend certains éléments.
19:14C'est en fonction de ça qu'on se décidera à ce moment-là.
19:17Et en cas d'ordonnance ?
19:18Écoutez, je pense qu'en cas d'ordonnance, très sincèrement, si le président de la République prend cette option,
19:23parce que ce serait une décision du président de la République, il s'attendrait à ce que le gouvernement Lecornu
19:27saute.
19:28Enfin là, je ne vois pas ce qui empêcherait les groupes politiques, y compris LR, y compris le PS, de
19:33faire sauter le gouvernement.
19:34Et vous-même, vous voteriez l'ascension ?
19:36Écoutez, je pense que c'est un peu trop tôt, parce que là, on est encore dans des hypothèses.
19:40Mais enfin franchement, je ne vois pas un gouvernement Lecornu rester après un recours aux ordonnances.
19:46Merci à vous.
19:46Merci beaucoup.
19:48Merci beaucoup Clément Perrault, Jean-René Cazeneuve.
19:50Est-ce que vous l'avez, le scoop qu'on cherche ?
19:53Est-ce que le gouvernement a pris sa décision ?
19:55C'est où il va ?
19:56Il sait qu'il ne le fera pas voter, son budget.
19:58Ce sera soit 49-3, soit des ordonnances.
20:00Non, mais vous savez, pour qu'il y ait un compromis ou un accord de non-censure, il faut être
20:06deux.
20:06Donc je pense que le Premier ministre va engager dans les prochains jours et les prochaines semaines des négociations pour
20:13essayer de faire en sorte qu'il n'y ait pas de censure.
20:17Moi, je pense qu'il est un essentiel pour notre pays qui est un budget.
20:21Et j'en appelle à la responsabilité des oppositions, si vous voulez.
20:26Soit ils sont dans leur logorée habituel, soit on pense un peu à l'intérêt supérieur de notre pays.
20:33À un moment où nous avons aux frontières de l'Europe une guerre, au moment où nous avons une tension
20:38sociale qui est extrêmement forte,
20:40est-ce qu'on veut créer une crise politique trois mois avant l'élection présidentielle ?
20:44Eh bien, sur cette réponse, il faut un budget libre à celle ou celui qui sera au pouvoir en avril
20:522027 de le corriger.
20:54Mais c'est très important d'avoir un budget pour le pays.
20:58Qu'est-ce que vous répondez à cet appel ?
21:00Évidemment qu'il faut un budget pour le pays, mais c'est vraiment nous prendre en otage.
21:03Le vert est dans le fruit, en fait.
21:05À partir du moment où le président Macron a choisi de nommer un gouvernement minoritaire
21:11et n'a pas cherché à créer une coalition qu'il aurait dû d'ailleurs confier à la gauche
21:16qui était arrivée en tête des élections en 2024,
21:19eh bien oui, on se retrouve avec un gouvernement minoritaire qui est en incapacité de faire adopter un budget.
21:26Moi, je ne renonce pas à la démocratie.
21:28Je crois qu'il faut continuer à dire qu'un budget doit être voté.
21:33C'est ça la norme, c'est ça la démocratie.
21:35Mais les oppositions ne votent jamais le budget.
21:37Eva, ça, on a l'impression que c'est un peu le serpent qui se mord la queue.
21:40Absolument, c'est pour ça qu'il aurait fallu sortir de notre culture de la Ve République
21:44et créer, comme dans toutes les grandes démocraties européennes, en Allemagne et ailleurs,
21:48une coalition majoritaire.
21:50Donc non, moi je ne me fais pas au fait qu'il y ait un 49.3 ou des ordonnances.
21:55Après, la moins mauvaise des solutions, c'est effectivement sans doute les ordonnances avec une loi fiscale
22:02qui permettrait de revenir sur les sujets importants et de retrouver justement un peu de démocratie dans cette étude du
22:09budget.
22:10Justement, puisque Mathias Renaud le disait, s'il y a ordonnance,
22:13donc ce qui chance, c'est que le budget dans sa version initiale est promulgué.
22:19Ensuite, il peut y avoir une motion de censure pour faire tomber le gouvernement,
22:21mais le texte du budget est bien adopté.
22:23Mais il faudra derrière mettre en œuvre, Jean-René Cazeneuve,
22:27toutes les promesses autour des lycées, notamment de la rénovation des bâtiments.
22:31Donc il faudra un projet de loi ensuite portant diverses mesures fiscales.
22:35Ça, on est bien d'accord dans le scénario des ordonnances.
22:38Oui, alors on avance en terre inconnue, puisque les ordonnances, il n'y en a jamais eues sur le budget.
22:43Et donc ça ferait chuter le gouvernement.
22:46Donc il faudrait retrouver un gouvernement, redéposer un nouvel texte.
22:52Là, on est fin janvier.
22:54Vous voyez que le mieux, c'est quand même d'avoir un 49.3 permettant d'intégrer un certain nombre
22:59de demandes
23:00et d'engagements qui ont été pris par le gouvernement.
23:03Peut-être un certain nombre de modifications aussi demandées par les oppositions.
23:08Et j'espère qu'on fera ça.
23:09Je ne suis certainement pas en train de dire que le budget actuel est un budget idéal.
23:13Mais donc vous, 49.3, c'est préférable aux ordonnances ?
23:16Oui, je préfère, parce qu'on peut le moduler.
23:18Et puis on a un budget maintenant avant la fin de l'année.
23:21Donc oui, je suis favorable à ça.
23:23Ordonnances, c'est vrai que c'est inédit.
23:25Ce serait inédit sous la Ve République.
23:27Ça pose évidemment la question aussi du travail parlementaire, puisqu'on met 70 jours de débat quasiment à la poubelle.
23:35Est-ce qu'un 49.3 négocier, comme le dit Jean-René Cazeneuve, avec évidemment pas une négociation pour l
23:40'adopter ensuite,
23:42mais pour en tout cas ne pas faire chuter le gouvernement, ça vous paraît possible ?
23:45Mais il n'y a aucune ouverture du gouvernement pour aller négocier quoi que ce soit.
23:49Donc je ne vois pas à quel accord de non-censure il pourrait y avoir.
23:53De notre côté, on a été extrêmement clair, s'il y a un 49.3, il y aura censure.
23:59Et nous voterons cette censure pour ce qui est des écologistes.
24:02Jean-René Cazeneuve...
24:03Pour que la porte est fermée, oui, je...
24:05Les écologistes, vous savez, il vous suffit de convaincre une partie des députés de gauche...
24:10Et là, je regrette que les écologistes soient très près de la France insoumise.
24:13Vous avez appelé à la responsabilité l'opposition à gauche.
24:16Est-ce que vous, vous appelleriez aussi à la responsabilité du gouvernement en disant
24:21s'il faut porter la contribution exceptionnelle, revenir à 7, voire augmenter un peu ?
24:26S'il faut ici ou là donner des gages aussi à certains à gauche, il faut le faire.
24:31Parce que le gouvernement ne paraît pas non plus ouvrir une porte.
24:34Il ouvre la porte sur la baisse des dépenses et pas forcément sur la hausse des recettes.
24:38Oui, parce qu'on a un jeu de contraintes maintenant.
24:41Il faut ouvrir les yeux, il faut regarder la réalité en face.
24:44On a un jeu de contraintes qui est extrêmement, extrêmement fort, d'accord ?
24:48On a un déficit à 5%, ce qui est colossal.
24:51Donc, il faut rester sur cette cible de 5%.
24:53C'est vraiment l'effort minimum à faire.
24:55Autrement, on va déraper.
24:56On emprunte déjà, vous le savez, à 5%.
24:59C'est le même chiffre, mais ce n'est pas évidemment la même chose.
25:01On emprunte déjà à 5%, donc ça coûte extrêmement cher.
25:04C'est 90 milliards d'intérêts l'année prochaine.
25:07Et ça va aller en grandissant chaque année.
25:10Donc, il est urgent de garder ça.
25:12Alors, une fois qu'on a dit, qu'on s'est mis comme contrainte de garder ce déficit,
25:17une fois qu'on s'est dit qu'il faut un peu plus d'argent pour les liens,
25:20un peu plus d'argent pour le pouvoir d'achat,
25:22un peu plus d'argent peut-être pour les collectivités territoriales,
25:25il faut faire des économies par ailleurs.
25:28Vous voyez, juste un chiffre et je termine là-dessus.
25:30Depuis 2017, la dépense publique a augmenté de 450 milliards.
25:37Vous voyez, 450 milliards.
25:39Donc, me parler du budget d'austérité, me raconter qu'on n'est que sur l'offre, etc.,
25:45ça n'est pas vrai.
25:46Nos dépenses publiques augmentent à un rythme très largement supérieur à l'inflation.
25:51Il faut juste freiner cette augmentation des dépenses.
25:54Et Vassas, est-ce que dans le cas d'un scénario où on le rappelle qu'il serait inédit
25:58où au bout de 70 jours, le gouvernement mettrait en œuvre le budget par ordonnance,
26:02il pourrait y avoir une négociation derrière sur un projet de loi,
26:06comme vous l'appeliez tout à l'heure, fiscal,
26:08avec, j'ai envie de dire, que des mesures assez consensuelles.
26:11Si c'est donner un peu plus d'argent à certaines personnes,
26:13peut-être que le gouvernement peut trouver une majorité dans l'Assemblée.
26:16Est-ce que ça pourrait être, d'après vous, une négociation en disant
26:18« Laissez le gouvernement en place, après vous aurez des mesures fiscales
26:23pour rétablir les promesses du gouvernement, notamment pour les lycées ? »
26:27Nos options, elles sont très claires.
26:28C'est que nous, pour réduire le déficit, on est d'accord sur cet objectif-là,
26:32il faut réduire les déficits.
26:34Nous voulons aller chercher des recettes supplémentaires.
26:36Nous avons fait des propositions de 10 milliards sur une réforme sur les grands héritages,
26:42une taxation des hauts patrimoines, une taxation des surprofits pétroliers.
26:46Toutes ces mesures, elles ont été refusées par le gouvernement.
26:49S'il y a une ouverture du point de vue de la justice fiscale, on pourra toujours y réfléchir,
26:54mais là, ce n'est pas du tout les signes qui sont donnés par le gouvernement.
26:58Une autre différence entre les deux scénarios, les ordonnances font arriver au bout des délais,
27:02le 17 décembre, ça veut dire qu'on a une Assemblée quasiment qui se consacre exclusivement au budget.
27:09Il y a aussi, et je le rappelle, le budget de la Sécurité sociale qui vient s'intercaler aussi
27:12dans ces questions des délais.
27:14Est-ce qu'il vaut mieux attendre, se donner le temps, ou vous, vous dites,
27:18il vaut mieux assumer un 49.3 plus rapidement pour au moins purger cette question budgétaire ?
27:24De toute façon, on y est pratiquement, parce que là, on ne va pas voter la première partie du budget.
27:31Vous allez rejeter en grande majorité le budget.
27:32Demain ou après-demain ou plus tard.
27:34Donc faire un 49.1 ne change rien, puisque de toute façon, maintenant, le budget va partir au Sénat,
27:39et je crois qu'il va revenir le début décembre, le 7 ou le 9, je ne sais plus, quelque
27:43chose comme ça.
27:43Donc après, on est dans les 10, 12 jours pour terminer, d'une manière ou d'une autre, ce budget.
27:49Vous êtes tous les deux spécialistes du budget de l'État, mais il y a le budget de la Sécurité
27:52sociale également,
27:53où il y a beaucoup de mesures qui concernent un certain nombre de Français.
27:57Là-dessus, quelle est l'issue, à votre avis ? Comment ça va se passer ?
28:00Parce qu'on rappelle que les délais sont avant, suite du budget de l'État.
28:04Il faut prendre des décisions sur le budget de la Sécurité sociale aussi assez rapidement.
28:08En tout cas, de notre côté, dès lors que, par exemple, il y a des mesures comme la non-indexation
28:13des retraites au-dessus de 1260 euros,
28:16il faut se rendre compte vraiment de l'effort qui est demandé aux Français.
28:20Il sera évidemment impossible pour nous de voter ce projet de loi de financement de la Sécurité sociale.
28:26Je le redis, vraiment, la clé, c'est la justice dans la répartition de l'effort.
28:33Et là, pour l'instant, on n'y est pas du tout.
28:35Merci beaucoup, Eva Sasse. Merci, Jean-René Cazeneuve.
28:39Vous allez encore continuer à débattre du budget ce soir et encore demain dans l'Assemblée.
28:43On va passer tout de suite au focus dans cette émission.
28:51Et on va s'intéresser au DPIA.
28:54C'est le diagnostic pré-implantatoire des aneuploïdies.
28:58Ceux qui sont en parcours PMA procréation médicalement assistée connaissent certainement ce terme.
29:05Une proposition de loi a été déposée pour autoriser ce diagnostic en France.
29:09Je vous propose de retrouver Constance de Pellichy, celle des 4 colonnes, au micro de Clément Perrault.
29:14Constance de Pellichy, bonjour.
29:15Vous êtes députée liotte du Loiret.
29:18Et donc, vous portez cette proposition de loi sur ce qu'on appelle le diagnostic pré-implantatoire des aneuploïdes.
29:24Alors, c'est un nom scientifique.
29:25On appelle ça aussi DPIA.
29:27Mais derrière, c'est quelque chose qui peut concerner toutes celles et tous ceux en France qui veulent avoir recours
29:33à une PMA.
29:34Est-ce que vous pouvez nous expliquer de quoi il s'agit ?
29:37Concrètement, c'est une mesure qui peut toucher potentiellement des centaines de milliers de personnes en France
29:43si on prend les PMA qui se sont déroulées ces dernières années.
29:46En France, chaque année, on transfère 88 000 embryons
29:51chez des couples qui se trouvent en situation d'infertilité et qui sont dans un parcours de PMA.
29:56Sur ces 88 000 embryons, il y en a 65 000 qui se soldent par un échec,
30:03dont une forte proportion de fausses couches.
30:06Et ces fausses couches, elles pourraient en grande partie être évitées
30:08si on regardait parmi les embryons qui ont été fécondés in vitro,
30:14lesquels sont viables et non viables.
30:16Et c'est justement l'objet précis de ce DPIA.
30:19Ce DPIA, il est possible dans certains pays, en Espagne et en Belgique notamment,
30:23et il ne l'est pas en France.
30:24Je suppose que l'un des enjeux pour vous, c'est d'aller vite,
30:26de ne peut-être pas attendre qu'il y ait un nouveau débat,
30:28une nouvelle loi bioéthique à l'Assemblée pour agir.
30:31Moi, j'ai été élevée dans un environnement où on m'a dit
30:34« Un tien vaut mieux que deux tu l'auras ».
30:36On ne sait pas de quoi l'avenir est fait.
30:38Je sais qu'aujourd'hui, c'est un sujet qui concerne, encore une fois,
30:41des centaines de milliers de personnes en France
30:44et qui se fait très bien, vous l'avez dit, en Espagne, en Belgique,
30:47mais c'est le cas aussi en Italie, au Portugal,
30:50dans des pays aussi de tradition catholique,
30:52où pourtant, ce test est entré dans les mœurs, dans les protocoles de PMA.
30:57Donc oui, je veux aller vite,
30:58parce que derrière, il y a des souffrances,
31:00il y a des femmes et des couples qui ne peuvent pas attendre.
31:04Chaque mois, pour tous ceux qui sont en protocole PMA,
31:07ils le savent,
31:07chaque mois qui passe est un mois qui vous éloigne potentiellement
31:11de votre désir d'enfant
31:12et qui peut vous emmener vers le fait de devoir faire le deuil de votre maternité.
31:17Les protocoles PMA, ce sont des souffrances physiques fortes,
31:21je le sais, je l'ai vécu,
31:23des souffrances psychologiques extrêmement fortes,
31:25mais ça peut aussi se solder par des séquelles réelles.
31:28Quand ça se traduit par des grossesses extra-utérines,
31:31quand ça se traduit par une fausse couche tardive,
31:34eh bien, parfois, c'est une femme qui ne pourra plus avoir d'enfant.
31:37Donc oui, ce test, il est important
31:39et il n'y a plus de temps à perdre.
31:41Ce sont trop de souffrances qui ont été accumulées.
31:43Alors, vous connaissez, bien sûr, les objections
31:45qui souvent sont faites sur ces thèmes-là,
31:47notamment ce qu'on appelle l'eugénisme
31:49et cette crainte qu'une proposition de loi telle que la vôtre,
31:53si elle était votée, serait un pass supplémentaire
31:55vers une société où les parents pourraient
31:57choisir les caractéristiques physiques de leurs enfants
32:00avant même leur naissance.
32:01Alors, s'il vous plaît, stop aux fake news.
32:03On ne parle pas ici d'eugénisme.
32:06On regarde simplement quels sont les embryons qui sont viables,
32:10c'est-à-dire qui ne se solderont pas par une fausse couche
32:13par rapport aux autres.
32:14Qu'est-ce que je veux dire par là ?
32:15À partir de 35 ans, on sait que les ovules des femmes
32:20transmettent un certain nombre d'anomalies chromosomiques.
32:24C'est-à-dire qu'au lieu de compter deux chromosomes,
32:27on en compte parfois trois, ce sont des trisomies,
32:30parfois un seul, ce sont des monosomies.
32:32La plupart des trisomies, sauf la trisomie 21,
32:35sont non-viables.
32:38Ça veut dire, en gros, qu'on implante un embryon
32:40qui va commencer à se développer
32:42et qui va mourir in utero.
32:45Le DPIA se contente de compter les chromosomes.
32:48On ne séquence pas le génome pour savoir
32:50s'il a les yeux bleus,
32:51s'il est porteur d'une maladie génétique,
32:53ou que sais-je.
32:55On compte les chromosomes.
32:56S'il est monosomique, ça n'est pas viable.
33:00S'il est trisomique en dehors de la trisomie 21,
33:02ça n'est pas viable.
33:03Et pour la trisomie 21, je vous rappelle qu'on fait un test,
33:06on propose à toutes les femmes un test
33:09à l'issue du premier trimestre de grossesse.
33:11Et lorsque les femmes apprennent qu'elles ont
33:13un enfant porteur de trisomie 21,
33:16dans 97% des cas, elles décident d'interrompre leur grossesse.
33:19Donc on peut discuter de la trisomie 21
33:21et franchement, je suis très ouverte au dialogue là-dessus.
33:23Mais arrêtons de parler d'eugénisme.
33:25On ne regarde pas la couleur des yeux,
33:27on ne regarde pas la couleur de la peau,
33:29on ne regarde pas les éventuelles maladies génétiques ou autres.
33:33On ne fait que compter des chromosomes.
33:36Merci à vous pour cet éclairage.
33:37Merci beaucoup.
33:39Et bienvenue à vous si vous nous rejoignez sur LCP.
33:41Nous sommes à 25 minutes de la séance des questions au gouvernement
33:44à suivre en direct en intégralité.
33:46Juste après, nous suivrons l'audition du ministre de l'Intérieur,
33:50Laurent Nunez, par la commission d'enquête
33:52après les violences du 17 octobre.
33:54Tout au long de cette émission,
33:56vous retrouverez depuis la salle des 4 colonnes
33:57Stéphanie Despierre et Clément Perrouot.
34:00Thibaut Enoch et lui dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale
34:02avec les thèmes des questions au gouvernement.
34:04Et puis quelques minutes avant 15h,
34:06on vous fera vivre en direct
34:07l'arrivée du Premier ministre Sébastien Lecornu
34:09et des membres du gouvernement.
34:11Thibaut Enoch, quels seront les thèmes de la séance ?
34:16Une séance avec des thèmes assez divers, Elsa.
34:18Contrairement aux dernières semaines
34:20où les mouvements lycéens et la mobilisation sociale
34:22occupaient l'essentiel de la séance.
34:25On parlera néanmoins des grèves de jeudi,
34:28mais aussi du maintien de l'ordre
34:30et des attaques sur les forces de l'ordre,
34:33avec une question notamment sur le jet de cocktail Molotov
34:36qui a visé des gendarmes à Paris le 31 octobre.
34:40En lien aussi avec les mouvements sociaux,
34:43il y aura des questions sur le pouvoir d'achat
34:45et notamment sur la hausse des prix de l'énergie.
34:49Et il y aura d'autres thèmes lors de la séance, Thibaut ?
34:54Oui, notamment un sujet sensible,
34:57la pétition contre CNews pour réclamer la fermeture de la chaîne.
35:02Pétition qui a franchi le cap des 500 000 signatures
35:05sur le site de l'Assemblée nationale.
35:08Pétition qui est défendue ici au niveau politique
35:10par le groupe LFI et les écologistes.
35:13Les deux groupes poseront une question au gouvernement sur ce sujet.
35:16On parlera aussi du nucléaire,
35:18du déploiement de nouveaux médecins dans les territoires
35:21ou encore de l'accident ferroviaire en Espagne.
35:25Merci beaucoup Thibaut Henoch.
35:27On va revenir sur les thèmes de la séance
35:28avec deux nouveaux invités.
35:30Sylvain Berrios, bonjour.
35:31Bonjour.
35:32Député apparenté au groupe Horizon du Val-de-Marne,
35:34qui a étendu sausset.
35:35Bonjour.
35:36Député Rassemblement national des Vosges.
35:38On va parler tout d'abord de ces docteurs juniors.
35:42Vous en avez peut-être entendu parler.
35:44Ils sont déployés dans les déserts médicaux depuis hier.
35:46Question posée par Jean-François Rousset
35:48qu'on retrouve tout de suite au micro de Stéphanie Despierre.
35:51Bonjour Jean-François Rousset.
35:52Vous êtes député ensemble pour la colline.
35:54Vous êtes aussi médecin.
35:55Qu'allez-vous demander au gouvernement sur ces docteurs juniors ?
35:57Bonjour.
35:59D'abord, je vais demander des précisions à la fin de ma question.
36:01Mais je crois que c'est important de situer le contexte.
36:05Hier, c'était une bonne journée pour les usagers de santé,
36:09pour les députés et les ministres qui ont porté cette évolution,
36:13cette loi qui a commencé à être discutée en 2020
36:15avec François Brun, alors ministre, et votée en 2022.
36:19Alors on appelle ça la mise en place des docteurs juniors.
36:22En fait, ce sont des jeunes docteurs.
36:24Et ce qu'il faut comprendre, c'est qu'ils seront diplômés.
36:26Ils auront validé leur thèse, donc ils seront en toute responsabilité
36:29pour prescrire et soigner.
36:32Ils valideront leur spécialité, qui devient une spécialité à part entière,
36:35en faisant un an de stage dans des endroits identifiés
36:38où il manquait des médecins généralistes.
36:40Et ils pourront le faire à la condition que dans ces territoires,
36:44il y ait des médecins généralistes qui aient accepté de faire une formation
36:47pour devenir des maîtres de stage universitaire.
36:50Et à partir de là, un maillage territorial a été fait.
36:53Et au total, c'était 3 700 docteurs juniors
36:57qui devaient être déployés dans nos territoires.
36:59Et par exemple, 20 en Aveyron.
37:01En fait, le nombre est un petit peu inférieur.
37:04Et c'est la question que je poserai à Stéphanie Ries.
37:06Est-ce que dans les mois à venir, dans l'année à venir,
37:08on va combler le retard ?
37:09Parce qu'on comprend bien qu'il faut à la fois des maîtres de stage,
37:13mais les docteurs juniors, ils sont là.
37:14Puisque depuis qu'on a libéré le numerus clausus, en 2018,
37:17le nombre de médecins en formation a doublé.
37:19Comment vous expliquez le fait qu'il n'y en ait pas autant que le gouvernement l'avait promis ?
37:23Je pense qu'il y a...
37:24D'abord, il manque des médecins généralistes.
37:26Donc parmi eux, il y en a qui ont été très allants pour devenir maîtres de stage.
37:29Il y en a d'autres qui ne l'ont pas été.
37:32Mais de toute façon, ça va se faire, c'est dans les tuyaux.
37:35Et ce que j'ai entendu hier dans ma circonscription,
37:38hier je suis allé voir une maison de santé,
37:40où naguère, il y avait zéro médecin.
37:42Maintenant, il y a trois médecins.
37:44Une médecin titulaire qui est la présidente de la CPTS du Sud d'Aveyron,
37:47avec un interne qui sera dans son cabinet à côté de la maison de santé
37:52et une docteure junior qui vient de Montpellier,
37:55qui est originaire des Ardennes
37:57et qui va rester dans ce site où il n'y a pas de médecin,
38:00en compagnie d'assistants médicaux,
38:04de sages-femmes,
38:06de kinés,
38:07d'orthophonistes,
38:08toute une organisation territoriale
38:10qui maintenant est efficace.
38:12Et les patients s'en aperçoivent.
38:14C'est un plus pour les patients,
38:16c'est un plus pour les maires qui ont soutenu ces maisons de santé,
38:19et c'est un plus pour les médecins
38:20et bien sûr les jeunes qui viennent faire leur formation terminale.
38:24Merci beaucoup.
38:25Et on verra ce que répond le gouvernement
38:26alors que ce dispositif est une petite solution,
38:30au moins pour les déserts médicaux.
38:33Merci beaucoup Stéphanie Despierres,
38:35Sylvain Berriot.
38:36C'est une bonne nouvelle.
38:37On sait qu'un Français sur dix vit dans un désert médical
38:40et a bien du mal à consulter.
38:41Vous avez un Français sur dix qui vit dans un désert médical.
38:45Les déserts médicaux, c'est 85% du territoire
38:48et il y a 25% des Français qui habitent dans un désert médical.
38:52Donc on peut considérer que c'est plutôt une bonne nouvelle.
38:55Bon, il a fallu quand même plus de 3 ans,
38:57presque 4 ans pour que ça arrive.
39:00on gère en réalité une pénurie.
39:02Mais c'est une bonne chose,
39:04parce que c'est très attendu par les Français.
39:06Encore une fois, 25% des Français
39:09habitent aujourd'hui dans un désert médical.
39:11Gaëtan Dusto, c'est 2000 médecins supplémentaires,
39:153000 en tout, je crois qu'il y en aura.
39:17Voilà, ça se fera en deux fois maintenant
39:19et un petit peu plus tard en 2027.
39:21Est-ce que c'est une bonne nouvelle ?
39:22Est-ce que oui, il fallait cette année supplémentaire
39:25en formation avec un stage obligatoire
39:27dans un désert médical ?
39:28Alors vous l'avez rappelé sur les chiffres,
39:29ces 3000 docteurs juniors en effet
39:31qui vont arriver dans les déserts médicaux.
39:33Maintenant, malheureusement,
39:34cette mesure, c'est une petite mesure,
39:36c'est un petit sparadrap pour essayer de faire face
39:37à une hémorragie qui est celle des déserts médicaux
39:39dans notre pays.
39:40Parce que malheureusement, en fait,
39:42il y a quelque chose de très artificiel dans cette mesure.
39:44C'est qu'on a allongé de façon purement artificielle
39:46la durée de formation des médecins généralistes
39:49dans notre pays.
39:50Ils étaient à l'époque à 9 années de formation.
39:52On l'a donc prolongée de 12 mois supplémentaires
39:54pour permettre notamment ces stages de 6 mois
39:57et de renouvelables, et donc d'un an,
39:58pour passer de 9 à 10 ans.
40:00Le sentiment que l'on a, et il suffit d'écouter d'ailleurs
40:02les jeunes médecins qui sont directement concernés,
40:04c'est que beaucoup nous disent d'ores et déjà
40:06bien sûr que je vais aller faire cette année de formation,
40:08bien sûr que je suis content de pouvoir aller mettre
40:10mes compétences à disposition des Français
40:11qui aujourd'hui sont éloignés de cet accès aux soins,
40:13mais malheureusement, après les 12 mois,
40:15je ne suis pas certain de rester là où ma formation...
40:18Ça peut peut-être quand même susciter quelques vocations,
40:20Gaëtan Vistossé.
40:21On l'espère, mais c'est pour ça qu'il faut une réponse
40:22qui soit totalement collective.
40:23On a pris énormément de retard
40:25parce qu'ils ont tardé à supprimer le numerus clausus,
40:27parce qu'ils ont tardé à réformer le numerus apertus,
40:30et donc on a pris énormément de retard
40:31sur notre capacité à former des jeunes médecins
40:33dans notre pays.
40:34Ce retard, on est en train de le rattraper,
40:35il faut encore du temps.
40:36Pour cela, il y a des réponses qui sont collectives.
40:38Je salue notamment les municipalités
40:39qui mettent en place des loyers modérés
40:40ou encore des chèques de formation pour les auteurs.
40:43Aussi, peut-être, pourquoi pas, forcer certains médecins.
40:46Juste, Sylvain Berriot, c'est vrai,
40:48quand on entend les témoignages,
40:50tous les docteurs juniors ne sont pas absolument convaincus
40:52par la mesure.
40:53Ils disent que c'est une année supplémentaire,
40:55une année pas forcément très bien payée,
40:57je crois que c'est 2700 euros mensuels.
40:59Et puis surtout, comme le dit Gaëtan Vistossé,
41:01ils vont peut-être faire quelques mois
41:02dans les déserts médicaux.
41:03Rien ne prouve qu'ils vont s'y installer.
41:05Est-ce que vous entendez ces réserves
41:06de la part des premiers concernés ?
41:08Le groupe Horizon indépendant, à l'époque,
41:10avait beaucoup hésité à voter.
41:11Le Rassemblement National, d'ailleurs,
41:13avait voté contre la mesure.
41:15Et nous, on avait beaucoup hésité pour ces raisons-là.
41:17Mais pour autant,
41:19la réalité des déserts médicaux est telle
41:21qu'on avait quand même besoin
41:23de cette mesure
41:27qui arrive quatre ans trop tard,
41:28comme le numéros clausus et son extension.
41:31Mais bon, ça arrive, c'est maintenant.
41:34Il faut s'en féliciter.
41:35Très probablement qu'il faudra revenir dessus.
41:37Mais bon, aujourd'hui, c'est là.
41:39Il faut s'en féliciter.
41:40On ne peut pas faire la fine bouche.
41:41Lorsqu'on va résoudre le problème
41:43de millions de Français
41:45qui sont aujourd'hui isolés des soins.
41:47Gaëtan Dussosé, vous disiez
41:49qu'il peut y avoir des solutions
41:50comme des loyers modérés.
41:52Mais on voit déjà énormément de collectivités
41:54qui mettent en place des choses
41:55pour essayer d'être attractifs
41:57pour les jeunes médecins.
41:58Est-ce que la solution,
41:59ce serait pas d'obliger aussi
42:01les médecins à s'installer
42:02dans des zones tendues,
42:04des mesures coercitives ?
42:06On sait que c'est un débat,
42:07souvent ici, à l'Assemblée nationale.
42:08C'est un débat qu'on a souvent eu.
42:09En effet, vous avez raison de le rappeler.
42:11L'inconvénient de cette mesure-là,
42:12si vous me le permettez en toute transparence,
42:14c'est qu'en fait,
42:14on va faire peser sur les médecins en devenir,
42:17sur les futurs médecins,
42:18sur les jeunes médecins,
42:19en fait, la responsabilité,
42:21une responsabilité qui n'est pas la leur.
42:22Ce n'est pas eux qui sont comptables
42:23de toutes les décisions qui ont été politiques
42:25par plusieurs gouvernements,
42:26par plusieurs présidents de la République
42:27et qui ont tardé, justement,
42:29à revenir sur ce numerus clausus.
42:30Et donc, on fait porter aujourd'hui
42:32la responsabilité sur les Français
42:33qui, demain, vont devenir
42:34des médecins généralistes ou spécialistes.
42:36Il y a énormément de choses
42:37qui sont faites du côté des collectivités.
42:39Je me souviens de propositions
42:40qu'on avait défendues
42:40lors de précédentes élections,
42:42comme la mise en place
42:42d'une bourse étudiante
42:44à destination des jeunes
42:45qui viennent se former,
42:45en leur disant,
42:46venez vous former chez nous,
42:47on vous donne des bourses,
42:48et ensuite, vous recevrez
42:49des possibilités de pouvoir rester travailler chez nous.
42:53Et parce qu'en fait,
42:54derrière le désert médical,
42:55il y a aussi la notion
42:56du désert tout court.
42:57Beaucoup de jeunes médecins
42:58qui vont s'installer avec leur famille
43:00ont aussi besoin
43:00des services publics
43:01qui soient adéquats,
43:02de places d'école.
43:03Or, dans la ruralité,
43:04c'est là aussi où on ferme
43:05de plus en plus de classes
43:06et c'est là où on ferme
43:07de plus en plus d'écoles.
43:07C'est là où on a du mal aussi
43:08à trouver des solutions
43:09de garde d'enfants.
43:10Donc, tant qu'on n'aura pas résolu
43:11tous ces problèmes d'attractivité
43:13des territoires,
43:13on ne pourra pas apporter de réponse
43:14aux médecins comme aux Français
43:15de façon générale.
43:17Une des raisons
43:18pour laquelle le groupe Horizon
43:19avait à l'époque
43:20beaucoup hésité,
43:21c'était précisément pour ça.
43:22En fait, l'obligation
43:23ou les mesures coercitives,
43:25ça ne fonctionnera pas.
43:26Vous allez décourager
43:27des médecins
43:27qui finalement
43:28ne voudront pas faire médecine.
43:29Il faut faire en sorte
43:31de les inciter
43:32et d'inciter
43:33les vocations.
43:34C'est important
43:34et d'inciter
43:35à ce que ces vocations
43:36puissent s'exprimer
43:36dans les déserts médicaux.
43:38Et ça, le travail très fin
43:40avec les collectivités locales
43:41est important.
43:42L'incitation ne suffit pas forcément.
43:44Je vous le redis,
43:45on voit souvent
43:45des campagnes
43:47dans des municipalités
43:48où on est prêt
43:49à accueillir des médecins.
43:50Plus les gens
43:50ne veulent pas faire
43:51ce que vous leur demandez de faire.
43:53Ce n'est pas possible.
43:54Il faut arrêter
43:55d'emmerder les gens.
43:55Et les médecins font partie
43:57de ces personnes.
43:58Si vous les obligez
43:58à les installer,
43:59vous n'aurez pas de médecins
44:00et ils n'iront pas.
44:02Parce qu'on ne peut pas
44:03obliger des gens
44:04à faire exactement
44:06ce qu'ils ne veulent pas
44:06là où ils ont une vocation
44:08dans les tripes.
44:10Donc il faut travailler
44:12avec les collectivités locales
44:13pour faire en sorte
44:14que l'incitation
44:15soit suffisante
44:16pour que les médecins
44:17s'épanouissent
44:18dans les désirs médicaux.
44:19Et l'initiative
44:20a commencé hier.
44:21On verra peut-être
44:21dans quelques mois.
44:22Ça aurait peut-être suscité
44:23des vocations d'installation.
44:24On va poursuivre
44:25avec un deuxième thème.
44:26Le pouvoir d'achat,
44:27notamment les coûts
44:28de l'énergie.
44:28on va retrouver Julien Bruggerolle,
44:30député communiste,
44:31au micro de Clément Perrault.
44:32Julien Bruggerolle,
44:33bonjour.
44:34Vous allez interroger
44:34le gouvernement
44:35sur la hausse du coût
44:37de l'énergie.
44:37Qu'allez-vous lui demander ?
44:39D'abord,
44:39de prendre des mesures fortes
44:41qu'il se refuse
44:42à prendre jusqu'à présent
44:44avec l'encadrement
44:45des marges
44:46des raffineurs
44:46puisqu'on voit
44:47qu'elles ont été
44:48multipliées par 7,
44:49par 8
44:50depuis le début
44:51de la crise.
44:52Là, il y a une mesure
44:52forte à prendre immédiatement.
44:53Pour l'instant,
44:54le gouvernement se refuse.
44:55La deuxième mesure,
44:56bien évidemment,
44:57c'est qu'il y a eu
44:57un vote hier
44:59sur le budget,
45:00sur la baisse de la TVA
45:01à 5,5%
45:02sur l'électricité.
45:04Et je vais demander
45:04au gouvernement
45:05s'il compte respecter
45:06la représentation nationale
45:08en maintenant
45:09dans le budget,
45:10quel que soit son devenir,
45:12cette mesure
45:12qui est très importante
45:13pour le pouvoir d'achat
45:14des Français.
45:14Merci à vous.
45:15On écoutera votre question
45:16dans l'hémicycle
45:17et la réponse
45:17que vous apportera
45:18le gouvernement.
45:19Merci beaucoup,
45:20Clément Perrault.
45:21Je ne veux pas
45:22doucher les espoirs
45:23de Julien Bruggerolle,
45:24mais ce qui est voté
45:25dans l'Assemblée,
45:25on ne sait pas du tout
45:26ce que le gouvernement
45:27gardera dans la copie finale
45:28du budget.
45:29Jouer sur la TVA,
45:31est-ce que c'est
45:31une bonne solution ?
45:32Certains le demandent.
45:33On verra ensuite
45:34ce qu'en pense
45:34le Rassemblement national.
45:36D'abord,
45:37c'est amusant le débat.
45:39Enfin,
45:39ce n'est pas amusant,
45:40c'est grave.
45:41Mais il y a quelque chose
45:42d'un peu paradoxal
45:43dans ce débat
45:44sur l'énergie
45:44et sur le prix de l'essence.
45:46Le prix de l'essence
45:47est extrêmement taxé.
45:49C'est probablement
45:49le produit
45:50le plus taxé en France.
45:53Et la gauche
45:54veut systématiquement
45:56rajouter des taxes.
45:57On voit en fait
45:58qu'un produit surtaxé
46:00devient en réalité
46:02incontrôlable.
46:02Là,
46:02il veut baisser les taxes,
46:04justement.
46:04Plus il y a taxes,
46:05plus la situation
46:06devient catastrophique.
46:08Et dans ce pays,
46:09la question des taxes
46:11devient une question fondamentale.
46:12Moi,
46:13je suis favorable
46:13et je me suis déjà
46:14exprimé là-dessus.
46:15Ce que l'on réfléchit,
46:17c'est qu'on réintroduise
46:18ce qui avait existé
46:19il y a de nombreuses années.
46:20Une taxe flottante.
46:20Une taxe flottante
46:21qui permet justement
46:22de moduler ces taxes
46:23au gré des prix du marché.
46:25Et je pense que c'est
46:26probablement la bonne solution.
46:28En tout cas,
46:29à force de rajouter des taxes,
46:30on s'aperçoit
46:31qu'on est dans une situation
46:32inextricable
46:33et ça vaut pour
46:33tous les secteurs
46:34de l'économie.
46:35Gaëtan Dussault,
46:36c'est le Rassemblement National,
46:38je crois,
46:38dites-moi si je me trompe,
46:39à bien voter cet amendement
46:40aussi pour baisser la TVA
46:41sur l'électricité.
46:42Bon,
46:43ce n'est pas à moi
46:44de décider,
46:44mais pas sûr
46:45que le gouvernement
46:45le garde dans la copie finale.
46:46On est bien d'accord.
46:47C'est malheureusement le risque
46:49et on voit d'ailleurs
46:49que depuis non seulement
46:50la crise des produits énergétiques
46:52de 2022
46:53et la crise
46:54et l'explosion des prix
46:55des carburants
46:55depuis le printemps dernier,
46:58la volonté de baisser les taxes
46:59ne fait pas du tout partie
47:00des priorités du gouvernement
47:01de M. Sébastien Lecornu.
47:03À chaque fois
47:04qu'on lui a fait la proposition,
47:05il s'est systématiquement
47:06opposé à cela.
47:07Alors vous savez,
47:08moi j'aime quand même
47:08un petit peu d'espoir
47:08et j'aimerais apporter
47:09des bonnes nouvelles aux Français
47:10parce qu'il y a encore
47:10quelques mois,
47:11ont proposé notamment
47:12de libérer des millions
47:13de barils de pétrole
47:13pour amener à une baisse mécanique
47:15des produits de carburant
47:17sur le marché.
47:18À l'époque,
47:18M. Lescure,
47:19ministre de l'économie,
47:20nous expliquait
47:20qu'on ne connaissait rien à rien,
47:21qu'on était des amateurs.
47:22Ils ont finalement,
47:23avec trois mois de retard,
47:23repris la proposition
47:24du Rassemblement Rational.
47:25La baisse des taxes,
47:25Gaëtan Du Sosset,
47:27ça coûte très cher
47:28pour les finances publiques
47:29et ça touche tout le monde
47:31si je puis dire
47:32alors que certains Français
47:34peuvent payer une essence
47:35un peu plus chère.
47:36Ça ne fait pas de distinction
47:37entre ceux qui gagnent
47:38très bien leur vie
47:39Deux éléments de réponse.
47:40D'abord,
47:40toutes les aides des gouvernements
47:41qui ont consisté
47:42à faire des aides
47:43ce qu'on appelle ciblées
47:44à destination d'un certain public
47:45ont totalement manqué leur cible.
47:47Encore dernièrement,
47:48la fameuse aide
47:49pour les grands rouleurs,
47:50vous vous retrouvez
47:51avec quasiment
47:52un bénéficiaire potentiel sur deux
47:54qui ne touche pas finalement
47:55l'aide à laquelle
47:56pourtant il a le droit.
47:57Cette baisse de la TVA,
47:58nous on le dit,
47:59pourquoi 5,5% ?
48:00Parce que 5,5%
48:01c'est le taux de TVA
48:02qu'on applique
48:03à des produits
48:03de première nécessité.
48:04Et nous considérons,
48:05c'est tout un débat politique
48:06et philosophique d'ailleurs,
48:07que l'énergie,
48:08que ce soit l'électricité,
48:09le gaz, le fuel
48:10et bien entendu
48:11l'intégralité des carburants,
48:12ce sont des produits
48:13de première nécessité.
48:14Ce ne sont pas
48:14des produits de luxe,
48:15ce sont des produits
48:15qui sont nécessaires
48:17pour qu'on puisse aller au travail,
48:18amener les enfants à l'école,
48:19accéder aux soins,
48:20rendre visite à un proche
48:21qui est dans le besoin.
48:22Donc il faut qu'on ait
48:23un taux de TVA
48:24qui soit finalement
48:25à la bonne mesure
48:26de ce qu'est l'énergie
48:27pour les Français.
48:28Sylvain Berrios,
48:29vous parliez justement
48:30des stocks stratégiques
48:32libérés selon le gouvernement.
48:33Il y a plus de 6 000 stations-service
48:35qui ont déjà baissé les prix.
48:37Alors, un bémol,
48:39c'est uniquement sur le gazole
48:40et on baisse les prix
48:42de 10, 15,
48:43parfois 20 centimes
48:44mais ça reste très très élevé.
48:46C'est-à-dire qu'on a des coûts,
48:47on restera quand même
48:49au-dessus de 2 euros
48:50le litre de carburant.
48:52D'abord,
48:53la libération
48:53des stocks stratégiques,
48:54ce n'est pas une initiative
48:56franco-française.
48:57Européenne.
48:57C'est une initiative européenne
48:59et vous avez
49:00des pays européens
49:01qui s'attachent
49:02parce que la crise
49:03est européenne,
49:05enfin,
49:05elle est mondiale.
49:06On voit également
49:07la déflagration aux Etats-Unis
49:08de la hausse
49:09des prix de l'énergie.
49:11Donc, effectivement,
49:12ça fait quelques centimes.
49:14Je reviens encore une fois
49:15à la proposition
49:16qui est la mienne.
49:17D'alors que vous avez
49:18une TIPP,
49:20enfin,
49:20une taxe sur les produits
49:20pôteliers flottants
49:21et qui s'ajuste
49:22au regard des prix du marché,
49:24vous avez résolu
49:25en grande partie
49:26le problème que vous posez.
49:27Donc, moi,
49:28c'est vers cela
49:29que je m'oriente.
49:30Mais de toute manière,
49:32on est...
49:32Mais c'est un coût
49:32pour les finances publiques,
49:33Sylvain Barriot.
49:34Ça veut dire
49:34qu'il y a un manque
49:34à gagner.
49:35Non, précisément non.
49:37Une TIPP flottante,
49:38vous n'aviez pas de coût
49:38pour les finances publiques
49:39puisque la recette
49:40était garantie.
49:42Précisément non.
49:43C'est-à-dire qu'elle est
49:43plus élevée
49:44quand les prix sont bas
49:45et plus basse
49:46quand les prix sont élevés.
49:47En revanche,
49:47ça signifie
49:48que les primes
49:49pour les grands rouleurs
49:50peuvent être mises en question
49:51parce que le gouvernement
49:52aujourd'hui gage
49:53les primes
49:54pour les grands rouleurs
49:55sur précisément
49:56ces taxes.
49:57Donc, dès lors
49:57que vous jouez
49:58sur la baisse des taxes,
49:59vous jouez également
50:00sur les primes,
50:01sur les grands rouleurs
50:02qui ne peuvent plus
50:02être satisfaites.
50:03Il y a cette question
50:04justement de l'énergie
50:06et de son coût.
50:07Plus globalement,
50:07les questions sur la vie chère.
50:09On attend des annonces
50:09du gouvernement
50:10d'ici la fin de semaine.
50:11Gaëtan Dussault,
50:12est-ce qu'il faut répondre
50:13à ses attentes
50:13sur la question de l'énergie ?
50:15Le gouvernement dit
50:16qu'on met en place
50:16un chèque énergie,
50:17on promet que l'électricité,
50:18les prix seront bloqués
50:20un maximum sur le carburant.
50:22On ne peut pas dire
50:23que rien n'est fait.
50:24Le problème,
50:25c'est que le gouvernement,
50:26au fur et à mesure
50:27qu'on s'enfonce
50:29dans la crise,
50:30essaye de trouver
50:31des nouvelles mesures
50:32pour essayer d'éviter
50:33d'aller sur la seule mesure
50:34qu'il faudrait prendre
50:35et ce, depuis le début,
50:36c'est la baisse des taxes
50:37sur tous les produits énergétiques.
50:39On parle énormément
50:39du carburant,
50:40mais encore depuis
50:41le 1er janvier dernier,
50:42les prix du gaz
50:44ont augmenté
50:44de 40% dans notre pays.
50:46C'est une augmentation
50:46de la facture
50:47de 120 euros
50:48toutes taxes comprises
50:49de façon annuelle
50:50pour les ménages
50:51qui se chauffent au gaz
50:52et je ne vous parle même pas
50:52du fuel.
50:53Il y a cette espèce
50:55de course contre la montre
50:56où le gouvernement
50:57essaye à tout prix
50:58d'éviter la baisse des taxes
50:59alors que c'est la seule mesure
51:00qui est valable
51:00et qui est viable
51:01qui nous permettra
51:02d'avoir un vrai coup de pouce
51:04pour le pouvoir d'achat
51:05des Français.
51:06Si vous me permettez
51:07une dernière remarque,
51:08attention,
51:08parce qu'il y a aussi
51:09les déclarations ici
51:10depuis Paris
51:11de la part des gouvernements
51:11et de leur soutien
51:12et puis vous avez ensuite
51:13la réalité des votes
51:14notamment au Parlement européen.
51:15On se souvient
51:16qu'en septembre dernier,
51:16ils ont voté un dispositif
51:18qui s'appelle
51:18le dispositif ETS2
51:19et qui va mécaniquement
51:21en fait amener
51:21un surenchérissement
51:22des produits énergétiques.
51:23C'est vrai sur les carburants
51:24pour 10 ou 12 centimes
51:25de plus à la pompe.
51:26C'est vrai pour l'électricité,
51:27non pardon,
51:28pour le gaz et pour le fuel
51:29et donc vous voyez
51:30qu'il y a quand même
51:30cette grande différence
51:31entre d'un côté
51:32une préoccupation
51:33qui semble être prise en compte
51:34mais face à laquelle
51:35ils ne donnent pas des réponses
51:36et ensuite de l'autre côté
51:37des textes qui sont votés
51:38qui eux-mêmes vont amener
51:39à surenchérir
51:40ces produits énergétiques.
51:41Sylvain Berriose,
51:41quand on voit
51:42selon le médiateur
51:43de l'énergie
51:44un français sur trois
51:45qui a du mal
51:46à payer ses factures
51:48le jeudi 5
51:49il y aura une grande
51:49mobilisation
51:50contre la vie chère
51:51il faut que le gouvernement
51:53réponde plus en avant
51:54un coup de pouce
51:54sur le SMIC
51:55des aides
51:56réponde à ces millions
51:58de français
51:58qui ont du mal
51:59à boucler les fins de mois
52:00aujourd'hui.
52:01La coût du cercle
52:02est terrible
52:03parce que vous avez
52:04effectivement une vie
52:05qui est chère
52:06de plus en plus chère
52:07et de plus en plus insupportable
52:08pour un plus grand nombre.
52:09Ne pas le voir
52:10c'est soit être aveugle
52:12soit commettre
52:12une erreur de jugement
52:14manifeste.
52:15Vous avez parallèlement
52:17une inflation
52:18qui est à 3-2
52:18et un déficit
52:19qui va être probablement
52:21autour de 5-7%.
52:23Une croissance à tonnes
52:25et une situation internationale
52:26qui ne semble pas s'améliorer.
52:27Donc un mur financier
52:27qui est là
52:28on y avance
52:29en allant manifester
52:30mais on avance quand même
52:31vers le mur
52:32la vitesse grand V.
52:33Comment est-ce qu'on y répond
52:34et comment est-ce qu'on fait
52:35pour y répondre ?
52:36Il y a quand même
52:36trois éléments
52:37vous avez d'abord l'énergie
52:38on vient d'en parler
52:38vous avez tout ce qui relève
52:40de l'alimentation
52:41parce qu'on dit
52:42qu'on ne peut pas faire
52:43le plein de la voiture
52:43on connaît aussi des français
52:45qui ne peuvent pas manger
52:46et qui ne peuvent pas manger
52:49donc la question
52:50de l'alimentation
52:51est une question fondamentale
52:53et aujourd'hui
52:54les distributeurs
52:55sont en train
52:55de négocier
52:56avec les industriels
52:57je pense que le gouvernement
52:59aurait intérêt
52:59à mettre son nez
53:00dans ces négociations.
53:01Troisième chose
53:02le logement
53:03dans une zone tendue
53:04le logement
53:05devient aussi impossible
53:08et pour la vie chère
53:09c'est un sujet
53:10pour les français
53:11qui devient un sujet
53:13majeur
53:14on n'a pas de toit
53:14sur la tête
53:15donc pas de toit
53:16pas d'énergie
53:16pas à manger
53:17ça devient très compliqué
53:19et la situation sociale
53:22inflammable
53:23oui et le gouvernement
53:23doit prendre ça
53:24à bras le corps
53:25et c'est vrai
53:26que c'est pas facile
53:27parce que la quadrature
53:27du cercle
53:28avec une crise financière
53:29qui arrive
53:30rend les choses
53:31extrêmement compliquées
53:32Une dernière petite question
53:33à l'un comme à l'autre
53:34très rapidement
53:35puisque nous sommes
53:35à une poignée de minutes
53:36de la séance
53:37il va y avoir des questions
53:38sur la proposition
53:39d'interdire
53:41la chaîne CNews
53:42vous avez peut-être suivi
53:43il y a une pétition
53:43sur le site
53:44de l'Assemblée nationale
53:44j'ai consulté
53:45il y avait plus de 720 000
53:47signataires
53:48il y a peu de temps
53:48je vous donne la parole
53:49à l'un comme à l'autre
53:50faut-il avoir le débat
53:51ici à l'Assemblée
53:52qui a étendu ce site ?
53:54Je pense surtout
53:54que le débat
53:55va nous permettre
53:56de pointer
53:56les dérives liberticides
53:57et les dérives
53:58de censure à tout prix
53:59de la part de l'ultra-gauche
54:01dans notre pays
54:01et moi je m'offusque
54:03d'autant plus
54:03de voir que ce discours
54:05n'est pas uniquement
54:05celui de la France insoumise
54:06de Jean-Luc Mélenchon
54:07mais qu'il est aujourd'hui repris
54:08par ses anciens soutiens
54:10notamment du parti socialiste
54:11ou encore des écologistes
54:12je pense qu'on a
54:13énormément besoin
54:14d'avoir une réconciliation
54:15démocratique
54:16dans d'autres pays
54:17on voit que la colère
54:18démocratique
54:18est très forte chez nous
54:19ce n'est pas avec des propositions
54:20qui consistent à aller
54:21censurer des médias
54:22uniquement parce que les idées
54:23ou parce que la ligne éditoriale
54:24ne vous plaît pas
54:25qui vont permettre
54:26d'avoir un débat serein
54:27notamment à l'occasion
54:28de cette présidentielle
54:28Sylvain Berriose
54:29est-ce que c'est une question
54:30seulement de ligne éditoriale ?
54:33Certains rappellent
54:33que CNews est condamnée
54:35parfois pour inciter
54:36notamment à la haine
54:38En fait c'est un débat honteux
54:39on devrait avoir honte
54:41de débattre de la censure
54:42en fait le truc est dingue
54:44bien sûr CNews
54:45Vous ne vous dites pas de débat
54:46à l'Assemblée nationale
54:47on rappelle que quand une pétition
54:49obtient plus de 500 000 signatures
54:50on peut débattre
54:51Est-ce qu'on débat demain
54:52de l'interdiction de libération
54:53parce que c'est un média
54:55d'opinion socialiste ?
54:56Est-ce qu'on débat demain
54:57de l'interdiction de Mediapart
54:58parce que c'est un média
54:59comme on met un cheniste ?
55:01Est-ce que...
55:01Enfin le truc est dingue en fait
55:03le truc est absolument dingue
55:05Des rappels à l'ordre de l'ARCOM ?
55:07Mais des rappels à l'ordre
55:07dont on a partout
55:08et dans tous les journaux
55:08la liberté d'expression
55:10la liberté tout court
55:12elle doit être garantie
55:13et nous sommes garants
55:14de cette liberté
55:15nous ne sommes pas là
55:15pour censurer
55:17même un média d'opinion
55:18qu'on ne partage pas
55:19et les lépénistes
55:20comme Guzman
55:21comme Tondelier
55:21font une erreur manifeste
55:23une erreur démocratique
55:25Sébastien Lecornu
55:26qui vient d'arriver
55:27on vous parlait de CNews
55:28parce qu'il y aura des questions
55:29lors de la séance
55:29des questions au gouvernement
55:30et que la commission
55:31des affaires culturelles
55:32va statuer aussi
55:32sur cette pétition en ligne
55:34sur le site
55:34de l'Assemblée nationale
55:35Merci Gaëtan Dussaucet
55:37Merci Sylvain Berrieuse
55:38On va retrouver Thibaut Hénoch
55:39grâce à vous
55:40On a pu suivre en direct
55:41l'arrivée du gouvernement
55:43des ministres
55:44et du premier ministre
55:44Sébastien Lecornu
55:45Rappelez-nous le menu
55:46de la séance Thibaut
55:48On va parler bien sûr
55:50du mouvement lycéen
55:51et des mouvements sociaux
55:52avec notamment une question
55:53sur le mouvement de grève
55:54de jeudi
55:55mais aussi
55:55de maintien de l'ordre
55:57Elsa
55:58notamment une question
55:59sur les attaques
56:00ayant visé
56:01des gendarmes
56:03Vous vous souvenez
56:03de ces images
56:04de cocktails monotov
56:05qui ont visé des gendarmes
56:05à Paris le 31 octobre
56:07Il y aura aussi
56:08des questions en lien
56:09avec les mouvements sociaux
56:10notamment sur les questions
56:11de pouvoir d'achat
56:13et de hausse
56:14des prix de l'énergie
56:14et puis vous en parliez
56:16la pétition visant
56:17la chaîne CNews
56:18Le sujet sera aussi abordé
56:20au cours de ces questions
56:22au gouvernement
56:25Merci beaucoup Thibaut
56:27qu'on va retrouver à présent
56:28Stéphanie Despierres
56:29depuis les quatre colonnes
56:30rappelez-nous le programme
56:31Stéphanie
56:32on a parlé du budget
56:33les députés vont continuer
56:34à l'examiner
56:35mais pas voter encore aujourd'hui
56:37Et non pas de vote
56:38il était initialement prévu
56:39le 20 octobre
56:40puis il a été décalé
56:40à cet après-midi
56:41mais l'examen
56:42n'est toujours pas fini
56:44les députés vont donc
56:44continuer de discuter
56:45du budget
56:47il reste environ 700 amendements
56:48ça devrait donc se terminer
56:49au plus tard demain
56:51voire éventuellement
56:53jeudi matin
56:54les débats sont assez paradoxaux
56:57parce que ça n'avance pas
56:58et en même temps
56:59il n'y a pas grand monde
57:00dans l'hémicycle
57:00et puis les rapports changent
57:02au gré des présences
57:03des absences
57:04donc ce sont des débats
57:05difficiles à lire
57:07politiquement
57:07donc pas de vote
57:08cet après-midi
57:09mais il faudra garder un oeil
57:10pas sur l'hémicycle
57:11mais sur la commission d'enquête
57:13sur les manifestations
57:14et les pillages
57:15du 17 octobre
57:16elle commence ses travaux
57:18en auditionnant
57:19Laurent Nunez
57:20le ministre de l'Intérieur
57:22c'est à 16h30
57:23et ce sera donc
57:23à suivre en direct
57:24sur LCP
57:26Tout à fait Stéphanie
57:27vous avez rappelé
57:28le programme
57:29séance des questions
57:30au gouvernement
57:30dans un instant
57:31on entend retentir
57:32les tambours
57:33de la garde républicaine
57:35signe que la présidente
57:36de l'Assemblée nationale
57:37ne va pas tarder
57:38à traverser la salle
57:39des pas perdus
57:40et puis ensuite
57:40on suivra en direct
57:42l'audition de Laurent Nunez
57:44le ministre de l'Intérieur
57:45c'est la première audition
57:46de la commission d'enquête
57:48constituée après
57:49les violences du 17 octobre dernier
57:53il sera interrogé
57:54par les députés
57:56qui composent
57:56cette commission d'enquête
57:57on parlera aussi
57:58de sa composition
57:59vous le savez peut-être
58:00mais le Rassemblement National
58:01a décidé
58:02de boycotter
58:03les travaux
58:04on suivra en direct
58:06à partir de 16h30
58:07cette audition
58:08du ministre de l'Intérieur
58:09mais tout de suite
58:09c'est la séance
58:10des questions au gouvernement
58:11comme chaque mardi
58:12et c'est sur LCP
58:14évidemment
58:41et c'est bon
58:44plusieurs thèmes abordés
58:47tout au long de cette séance
58:49le déploiement
58:49des docteurs juniors
58:51dans les déserts médicaux
58:52on parlera également
58:54de la grève prévue jeudi
58:56et puis de l'interdiction
58:57de la chaîne CNews
58:58que demandent
58:59certains députés
59:01on se retrouve juste après
59:02la séance des questions
59:03au gouvernement
59:03en direct
59:03en intégralité

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