- il y a 1 heure
Lors de la séance des questions au gouvernement ce mardi, le gouvernement a été massivement interpellé sur le pouvoir d'achat et le prix des carburants alors qu'une grève généralisée est prévue le 5 novembre. Sandrine Runel, députée socialiste, a notamment fustigé le "mépris social" dont fait preuve l'excutif.
Autre sujet vivement débattu aujourd'hui : la suppression de la chaine Cnews accusé "d'armer le cerveau du terroriste de Trappes" selon les mots du député Lucas-Lundy et alors que Laurent Nunez estime "ne pas avoir de leçon à recevoir dans la lutte contre le racisme".
Autres thèmes abordés : les appels aux meurtres de livreurs sur X, la réforme de la médecine générale ou encore le cumul emploi-retraite.
Autre sujet vivement débattu aujourd'hui : la suppression de la chaine Cnews accusé "d'armer le cerveau du terroriste de Trappes" selon les mots du député Lucas-Lundy et alors que Laurent Nunez estime "ne pas avoir de leçon à recevoir dans la lutte contre le racisme".
Autres thèmes abordés : les appels aux meurtres de livreurs sur X, la réforme de la médecine générale ou encore le cumul emploi-retraite.
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00:00:00L'ordre du jour appelle les questions au gouvernement.
00:00:04La première va être posée par monsieur Bernard Schex pour le groupe UDR.
00:00:09Merci madame la présidente. Ma question s'adresse au ministre de l'Intérieur.
00:00:13Monsieur le ministre, l'école maternelle c'est pour nos enfants le lieu où l'avenir commence,
00:00:18où la République tient sa plus belle promesse, celle de donner à chacun les moyens de s'élever dans l
00:00:22'égalité des chances.
00:00:24Pour tous, l'école est un sanctuaire, c'est un refuge pour nos enfants.
00:00:28Lundi à Nice, c'est cette République que la violence est venue frapper dans l'école maternelle Clément-Rois-Salle.
00:00:35Au nom du maire de Nice, qui était ce matin encore aux côtés de la directrice, dont il salue l
00:00:40'extraordinaire courage,
00:00:41je veux adresser tout notre soutien à la communauté éducative.
00:00:45Ils sont déjà confrontés aux tensions, aux incivilités et désormais à une violence insoutenable.
00:00:51Monsieur le ministre, lundi matin, une directrice reçoit une mère d'élèves dans son bureau.
00:00:55Elle se retrouve séquestrée, une arme à feu pointée sur elle.
00:01:00Dans cette école, on doit entendre, comme dans toutes les écoles, des rires d'enfants, pas une détente qui se
00:01:06presse.
00:01:07Dans ce sanctuaire où l'on apprend à prononcer les premiers mots, une femme a pu croire qu'elle prononçait
00:01:12ses derniers.
00:01:14La presse rapporte que cette femme étrangère se trouvait en situation irrégulière
00:01:17et pourrait avoir fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français.
00:01:22Je vous pose donc deux questions.
00:01:25Quelle est la situation administrative de cette femme ?
00:01:27Faisait-elle effectivement l'objet d'une OQTF ?
00:01:30Et l'est-elle encore à cette heure ?
00:01:32Cette femme était-elle fichée S pour radicalisation ?
00:01:37Était-elle identifiée comme présentant un risque pour la sécurité publique ?
00:01:42Monsieur le ministre, la communauté éducative n'entend pas seulement notre indignation.
00:01:48Elle attend votre protection.
00:01:50Les Français attendent d'être protégés des étrangers dangereux.
00:01:54La société doit être capable d'expulser les clandestins qui n'ont rien à faire sur notre sol.
00:02:00Alors dites-nous clairement ce que l'Etat savait, ce qu'il avait décidé et surtout ce qu'il va
00:02:06faire.
00:02:07Merci beaucoup monsieur le député.
00:02:09La parole est à Laurent Nunez, ministre de l'Intérieur.
00:02:13Merci beaucoup madame la présidente, mesdames et messieurs les députés.
00:02:15Monsieur le député, trois éléments de réponse.
00:02:18D'abord le premier, évidemment, cette agression est insoutenable, intolérable dans une école de la République.
00:02:23Je crois que le ministre de l'Education nationale se rendra sur place.
00:02:26C'est absolument intolérable pour un motif absolument futile, mais une agression grave,
00:02:32avec une arme blanche qui a été pointée vers cette directrice.
00:02:36Et puis ensuite une enseignante, deux personnes sont concernées.
00:02:39Et puis une arme, heureusement factice, mais dont il a été fait un usage dont on pouvait penser qu'effectivement
00:02:47c'était une arme réelle.
00:02:49D'abord sa situation administrative.
00:02:50Oui, je vous confirme, monsieur le député, que cette personne est en situation administrative sur le territoire français irrégulière.
00:02:57Situation irrégulière.
00:02:58Elle a fait l'objet d'une interdiction administrative de territoire depuis 2019, après avoir été reconduite en Tunisie,
00:03:05notamment pour des agressions, des propos notamment à l'encontre de fonctionnaires de police.
00:03:10Malgré cette interdiction administrative de territoire, le nécessaire avait été fait.
00:03:14Elle a de nouveau été interpellée en France en 2023.
00:03:17Cette mesure a été renouvelée de manière constante.
00:03:20Elle pointe au commissariat régulièrement.
00:03:22Donc elle fait bien l'objet d'une assignation à résidence qui est respectée.
00:03:27Elle a par ailleurs obtenu l'asile en 2022 en Italie.
00:03:32Donc ça c'est pour la situation administrative.
00:03:34Elle est en situation irrégulière, elle est assignée à résidence, elle a l'asile en Italie.
00:03:38Bien évidemment que nous allons tirer toutes les conséquences de cette situation
00:03:41et que tout sera fait pour procéder à son éloignement.
00:03:44J'attire toutefois l'attention sur le fait qu'elle bénéficie d'un certain nombre de protections
00:03:48puisqu'elle est parent d'un enfant français.
00:03:50En tout cas comptez sur ma détermination pour reconduire cette personne, bien évidemment
00:03:55et d'une manière générale pour assurer la protection des écoles
00:03:59comme nous le faisons régulièrement en partenariat très étroit avec le ministre de l'Education nationale.
00:04:03Voilà monsieur le député, on ne peut pas être plus transparent.
00:04:05Merci beaucoup monsieur le ministre.
00:04:07Monsieur le député ?
00:04:08Monsieur le ministre, si le décès-serre avait été fait, on n'aurait pas assisté à cette situation-là.
00:04:14Merci monsieur le député.
00:04:16La parole est à présent monsieur Benjamin Lucas-Landie pour le groupe écologiste et social.
00:04:22Merci madame la présidente.
00:04:24Il est des moments qui dépassent l'écume de l'actualité et la vacuité des postures.
00:04:29Le rassemblement de Trappes vendredi dernier est un de ces moments.
00:04:33Vous l'avez pourtant lâchement esquivé.
00:04:35Le maire, Ali Rabbe, nous y a exhortés à choisir la République contre le racisme et à ouvrir les yeux.
00:04:42Alors monsieur le Premier ministre, allez-vous ouvrir les yeux sur la réalité systémique du racisme
00:04:46qui gangrène toutes les sphères de la société, des contrôles de police aux offres d'emploi ?
00:04:51Allez-vous ouvrir les yeux sur le rôle criminel des médias du groupe Bolloré qui servent à coups de milliards,
00:04:56un agenda idéologique raciste, une entreprise de haine qui sature le débat public ?
00:05:01Allez-vous ouvrir les yeux sur l'islamophobie propagée jusqu'au cœur de la classe politique
00:05:07et qui plonge dans la peur des millions de nos compatriotes ?
00:05:10Allez-vous surtout ouvrir les yeux sur vos propres responsabilités ?
00:05:13Après dix ans au pouvoir octroyé par les Français au président Macron pour faire barrage à l'extrême droite,
00:05:19comment ne pas voir une trahison de ce serment conclu avec le pays
00:05:22quand vous faites entrer dans tant de lois des pans entiers du programme des Le Pen ?
00:05:28Comment tolérer que la porte-parole de ce gouvernement défende le droit pour Edouard Philippe
00:05:33de dire tout haut ce que quelques racistes pensent tout bas ?
00:05:37Comment justifier le maintien d'Aurore Berger, ministre chargée de la lutte contre les discriminations,
00:05:42incapable de reconnaître le caractère raciste de l'abjecte théorie du grand remplacement
00:05:48qui a armé le cerveau du terroriste de Trappes ?
00:05:51Comment ne pas vous confondre en excuses après avoir assimilé l'assassinat raciste
00:05:55de Pengo Bossio Wangui à la mort tragique d'un militant fasciste ?
00:05:59Comment, monsieur le Premier ministre, ne pas comprendre à quelques mois
00:06:02d'un rendez-vous démocratique décisif pour la République
00:06:05que mettre un signe égal entre une partie de la gauche et l'extrême droite
00:06:09c'est se rendre complice de cette dernière ?
00:06:12Merci monsieur le député, la parole est à Laurent Nunez, ministre de l'Intérieur
00:06:17Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs les députés, Monsieur le député
00:06:21je vais vous répondre extrêmement calmement, le racisme est une grande cause nationale
00:06:25ce gouvernement met tout en oeuvre pour lutter contre le racisme
00:06:28sous toutes ses formes, sous toutes ses formes
00:06:31y compris lorsqu'il s'agit de propos racistes qui sont tenus sur les réseaux sociaux
00:06:36nous saisissons la justice, il y a des poursuites
00:06:39et ça va évidemment jusqu'à la lutte contre la dérive du racisme
00:06:43vers une forme de terrorisme
00:06:45et ce sont les personnes qui tiennent ces propos-là
00:06:48sont suivies et nous y veillons
00:06:50Monsieur le député, je vais vous dire une chose
00:06:52ce gouvernement, c'est celui qui a interdit
00:06:55le rassemblement d'objectifs remigration ce week-end
00:06:59ce gouvernement, c'est celui qui a interdit le colloque d'objectifs remigration
00:07:04nous n'avons pas de leçons à recevoir sur la lutte contre le racisme
00:07:08le racisme est une cause nationale qui doit nous unir et pas nous diviser
00:07:12comme vous le faites systématiquement
00:07:15Merci beaucoup Monsieur le Ministre
00:07:17Monsieur le député
00:07:18Je comprends Monsieur le Ministre à votre réponse médiocre et bassement politicienne
00:07:22votre absence attrape vendredi dernier
00:07:24vous savez, les poubelles de l'histoire de la République ne seront pas assez vastes
00:07:27pour contenir l'ensemble des renoncements de ce gouvernement
00:07:29et la responsabilité historique du macronisme
00:07:31dans la montée de l'extrême droite et la diffusion des idées racistes est considérable
00:07:35Merci Monsieur le député
00:07:37La parole est à présent Madame Hélène Laporte pour le Rassemblement National
00:07:42Merci Madame la Présidente
00:07:44Ma question s'adresse à Monsieur le Premier Ministre
00:07:46Depuis des semaines, vous présentez votre budget pour 2027 comme un budget de responsabilité
00:07:50mais de quelle responsabilité parlez-vous ?
00:07:53Après bientôt dix années de macronisme, la France croule sous la dette
00:07:56nos services publics sont à bout de souffle
00:07:57nos entreprises perdent en compétitivité
00:07:59les Français s'appauvrissent
00:08:00Le pouvoir d'achat s'érode mois après mois
00:08:03les salaires stagnent, le diesel dépasse les 2,20 euros le litre
00:08:0534% des ménages
00:08:07peinent à payer leur facture d'énergie
00:08:08et 12 millions de Français sont en précarité énergétique
00:08:11Les courses alimentaires pourraient bondir de 8 à 10% en 2027
00:08:14Elle est là la réalité
00:08:16Et quelle réponse vous apportez ?
00:08:17Toujours la même
00:08:18Faire payer les Français, les retraités, les familles, les automobilistes, les entrepreneurs, les agriculteurs
00:08:22tous ceux qui travaillent et font vivre nos territoires
00:08:25Pendant ce temps, vous épargnez les véritables gisements d'économie
00:08:28Les 11,5 milliards d'aides publiques au développement
00:08:30Les 10 milliards de notre contribution nette au budget européen
00:08:33Les 60 milliards de la politique migratoire
00:08:36dont 1,5 milliard pour l'aide médicale d'Etat
00:08:38que vous refusez de réformer pour ménager aux alliés socialistes
00:08:41alors que 40% des Français ont récemment renoncé à un acte médical faute de moyens
00:08:45Ou bien les 8 milliards de trop versés aux agences inutiles
00:08:48Vos économies, vous les recherchez toujours dans le portefeuille des Français
00:08:51En l'autégarant, dans ma circonscription comme ailleurs
00:08:54je rencontre chaque semaine des Français qui ont travaillé toute leur vie
00:08:57et doivent désormais compter chaque euro
00:08:58Eux se serrent la ceinture quand l'Etat continue de dépenser toujours plus sans se réformer
00:09:03Pourtant, une autre voie existe
00:09:05Celle d'une économie nette de 71,5 milliards d'euros
00:09:07qui intégrerait 140 milliards d'euros de baisse de mauvaise dépense
00:09:10et des mesures concrètes pour le pouvoir d'achat
00:09:12Une TVA à 5,5 sur l'énergie
00:09:15La suppression de la TVA sur 100 produits de première nécessité
00:09:17La part fiscal pleine pour le second enfant
00:09:19L'exonération d'impôts sur le revenu pour les actifs de moins de 30 ans en dessous de 4 SMIC
00:09:23Nous les défendons par nos amendements
00:09:25Tandis que vos députés, eux, désertent l'hémicycle
00:09:27Monsieur le Premier ministre
00:09:29Le problème de la France n'est pas que les Français ne paient pas assez
00:09:32Mais que depuis 10 ans, votre politique leur coûte toujours plus cher
00:09:35et leur apporte toujours moins
00:09:36A quel moment votre priorité sera-t-elle d'agir pour la vie des Français
00:09:39et non de ménager la gauche de cet hémicycle
00:09:41en vue de vous éviter une censure ?
00:09:44Merci beaucoup, Madame la députée
00:09:46La parole est à Monsieur Serge Papin
00:09:49ministre en charge des petites et moyennes entreprises du commerce et de l'artisanat
00:09:55Merci, Madame la Présidente
00:09:57Mesdames, Messieurs les députés
00:09:59Madame la Présidente, Laporte
00:10:00A chaque fois, vous parlez de la baisse de la TVA
00:10:03c'est-à-dire ce que vous voulez donner aux consommateurs
00:10:05vous le faites payer aux contribuables
00:10:08donc je vous laisserai leur présenter l'addition
00:10:11Écoutez, au-delà des grands slogans de campagne
00:10:14qu'est-ce que l'on fait ?
00:10:15Qu'est-ce que l'on fait pour le pouvoir d'achat ?
00:10:17Il y a eu la libération des stocks stratégiques
00:10:19donc c'est une mesure qui est efficace
00:10:22A l'heure où on se parle, Madame la Présidente
00:10:24il y a 6 000 stations qui ont baissé le prix des carburants
00:10:30de plus de 12 centimes
00:10:32dont 3 000 ont baissé le prix de plus de 20 centimes
00:10:36D'autre part, on a aussi le chèque grand rouleur
00:10:40qui est ouvert à 5 millions et demi de personnes
00:10:43A l'heure où on se parle, il y a 2 millions et demi de personnes
00:10:45qui en bénéficient, qui se sont inscrites
00:10:47et qui peuvent bénéficier de 100 euros
00:10:50et puis il va y avoir, et tout ça est cumulable
00:10:53et tout ça est cumulable, il va y avoir le versement au 1er janvier
00:10:56du chèque énergie
00:10:58donc vous voyez qu'on n'est pas sans solution
00:11:00puis il y a aussi des mesures de liberté
00:11:02on a voté, l'Assemblée a voté
00:11:05la continuité du ticket restaurant
00:11:07pour qu'il soit ouvert à l'ensemble des salariés
00:11:11et qui souhaitent le dépenser dans les commerces de bouche
00:11:14on a fait la donation aussi intergénérationnelle
00:11:19qui permet de porter à 50 000 euros
00:11:23sans taxe d'une génération à une autre
00:11:26et plus de 100 000 euros
00:11:28avec simplement une taxe de 6%
00:11:31voilà des mesures
00:11:33et puis vous aurez l'occasion aussi de le débattre ici
00:11:37nous proposons de libérer l'épargne salariale
00:11:40jusqu'à 5 000 euros
00:11:43vous voyez ces mesures de liberté
00:11:44sans charge sociale, sans fiscalité
00:11:47ça a été voté au Sénat
00:11:49et vous pourrez prendre position
00:11:50vous ici à l'Assemblée
00:11:52je vais vous dire
00:11:53ce qu'il faudrait aussi
00:11:54ça serait une vraie mesure de pouvoir d'achat
00:11:55c'est que ce pays se dote d'un budget
00:11:57ça favorisera le pouvoir d'achat
00:11:58Merci beaucoup Monsieur le Ministre
00:11:59La parole est à présent à Madame Colette Capdeviel
00:12:03pour le groupe socialiste
00:12:04Merci Madame la Présidente
00:12:05Ma question s'adresse à Monsieur le Premier Ministre
00:12:08Nous lançons un avis de recherche
00:12:10le 20 novembre nous allons célébrer la journée internationale des droits de l'enfant
00:12:15100 défenseurs des enfants
00:12:17puisque cela fait des mois que ce poste est vacant
00:12:2054 éminentes personnalités
00:12:23vous ont interpellé publiquement
00:12:24afin de procéder enfin à cette nomination
00:12:27toujours rien
00:12:29cette vacance elle intervient dans un moment particulièrement grave
00:12:33votre gouvernement érige la protection de l'enfance
00:12:37comme une priorité nationale
00:12:39le Parlement examine un projet de loi
00:12:41et les alertes se multiplient de toutes parts
00:12:43sur les défaillances de notre système de protection de l'enfance
00:12:47encore un paradoxe
00:12:48véritable marque de fabrique du macronisme
00:12:51clamait la priorité de l'intérêt supérieur de l'enfant
00:12:54tout en laissant vacant un poste
00:12:56spécifiquement chargé de les défendre
00:12:58ce n'est pas comme si la jeunesse n'était pas dans la rue
00:13:01ce n'est pas comme si la jeunesse n'était pas angoissée par son avenir
00:13:05le défenseur des enfants aurait tant et tant à dire
00:13:08sur les conditions des gardes à vue massives de nos lycéens mineurs
00:13:12quand François Sureau nous alerte sur les atteintes aux libertés
00:13:16et sur la criminalisation des manifestants
00:13:20François Noël Buffet reste muet
00:13:24singulièrement muet
00:13:25les enfants eux ont besoin d'une autorité opérationnelle
00:13:29pour les défendre et nous alerter sur le respect de leurs droits
00:13:32Monsieur le Premier Ministre
00:13:33les atteintes sont immenses
00:13:35quand les enfants vont-ils enfin avoir leurs défenseurs
00:13:38et quelle suite votre gouvernement entend-il donner au projet de loi
00:13:41protection de l'enfance
00:13:42Merci beaucoup Madame la députée
00:13:45la parole est à Madame Stéphanie Riste
00:13:48Ministre de la Santé
00:13:50Merci Madame la Présidente
00:13:52Mesdames et Messieurs les députés
00:13:53Madame la députée
00:13:55Merci de l'attention particulière que vous portez au défenseur des droits des enfants
00:13:59et notamment le prochain défenseur
00:14:01Vous avez raison, les enfants ont besoin d'une voix indépendante
00:14:04et cette voix doit avoir un visage
00:14:06Vous le savez, le défenseur des enfants est proposé par le défenseur des droits
00:14:11puis nommé par le Premier Ministre
00:14:13c'est la garantie de son indépendance
00:14:14Je vous confirme qu'à l'issue d'échanges avec François Noël Buffet
00:14:18le Premier Ministre signera le décret de nomination du défenseur cette semaine
00:14:23Je ne laisserai pas dire que cette attente traduit un désintérêt pour mémoire
00:14:26Nous sommes dans le même calendrier qu'en 2020
00:14:30Éric Delmar avait été nommé le 10 novembre 2020
00:14:34alors que Claire Hédon avait été le 22 juillet précédent
00:14:37Surtout, Madame la députée, les droits des enfants n'ont jamais été mis entre parenthèses
00:14:43D'abord, les équipes du défenseur des droits continuent d'instruire chaque jour
00:14:47les réclamations des enfants et de leurs familles
00:14:50et le gouvernement, vous le savez, n'est pas sans agir
00:14:53Il soutient la proposition de loi intégrale
00:14:56Je pense aussi au projet de loi de la protection des enfants
00:14:59sur lequel en ce moment même, au Sénat, il va y avoir le vote solennel
00:15:04ce texte qui prévoit un contrôle des antécédents judiciaires
00:15:08pour tous ceux qui oeuvrent auprès des enfants
00:15:11professionnels comme bénévoles
00:15:12et la mise à l'abri immédiate d'un enfant en danger
00:15:15Madame la députée, les enfants auront bien leurs défenseurs
00:15:18ils ont déjà un gouvernement mobilisé pour les protéger
00:15:21avec le Parlement, texte après texte
00:15:23Je vous remercie
00:15:24Merci Madame la ministre
00:15:26Madame la députée
00:15:27En résumé, vous n'avez pas répondu à mes deux questions
00:15:30et je retiens comme souvent avec vous et avec votre gouvernement
00:15:35que quand on n'a besoin de rien
00:15:37on est merveilleusement bien servi avec vous
00:15:40Merci Madame la députée
00:15:42La parole est à présent
00:15:44Monsieur Christophe Neiglène, président du groupe Liotte
00:15:48Merci Madame la présidente
00:15:50Monsieur le Premier ministre
00:15:51Notre groupe parlementaire a présenté une proposition d'emprunt national
00:15:57à destination des résidents, particuliers ou professionnels français
00:16:01sous forme d'émissions d'obligations
00:16:03afin de financer de grands investissements
00:16:06de relancer notre économie
00:16:07et d'être surtout moins dépendant
00:16:09des investisseurs étrangers qui spéculent sur notre dette
00:16:13Alors même que cela fonctionne pour l'Italie
00:16:15le Portugal, la Hongrie ou encore l'Irlande
00:16:19jusqu'à présent, votre gouvernement s'y est toujours refusé
00:16:24Il est important de rappeler que notre pays est l'un de ceux
00:16:27dont la part de la dette détenue par des investisseurs étrangers
00:16:31est la plus importante
00:16:32Notre proposition est pourtant très simple
00:16:35et présente de réels avantages
00:16:37Un taux d'intérêt moins important que celui des OAT actuels
00:16:40faisant ainsi économiser 750 millions d'euros par an
00:16:46sur les 50 milliards souscrits
00:16:47Un placement financier intéressant pour nos concitoyens
00:16:50avec un rendement de 3,5% contre 1,7% pour le Livret A
00:16:55et 2,5% pour le PEL
00:16:56et une réduction d'indépendance aux investisseurs internationaux
00:17:01dont la France est aujourd'hui trop dépendante
00:17:03tout en laissant la possibilité aux Français
00:17:05de participer directement au financement
00:17:08des services publics dont ils bénéficient
00:17:11Monsieur le Premier ministre, cette demande serait triplement bénéfique
00:17:14Notre amendement a été adopté
00:17:17mais c'est vous qui avez la main sur le sujet
00:17:19Vous répétez régulièrement que vous allez écouter le Parlement
00:17:24Allez-vous le faire concernant cet emprunt national que nous portons ?
00:17:29Merci beaucoup Monsieur le Président de groupe
00:17:30La parole est à Monsieur le Premier ministre
00:17:32Merci beaucoup Madame la Présidente de l'Assemblée nationale
00:17:34Mesdames et Messieurs les députés
00:17:36Monsieur le Président Neiglène
00:17:39C'est un beau sujet financier
00:17:42C'est un beau sujet de mobilisation de l'épargne
00:17:44Je vais y revenir
00:17:45C'est aussi un beau sujet citoyen
00:17:47parce que par définition
00:17:49ça convoque aussi le citoyen contribuable, épargnant
00:17:55dans l'ensemble de la mobilisation des fonds disponibles
00:17:58pour les besoins de la nation
00:18:00Juste, vous avez dit pour vous répondre très précisément
00:18:04sur un sujet sur lequel nous souhaitons avancer
00:18:06Relocaliser la dette française
00:18:08Notre problème n'est pas prioritairement celui-ci
00:18:11Globalement, 70% de la dette française est détenue par des actifs
00:18:15ou des individus européens
00:18:1840% de cette dette est détenue par des Français
00:18:22Notre problème c'est davantage
00:18:24et vous l'avez dit dans votre question
00:18:25le coût de cette dette
00:18:27et d'ailleurs Roland Lescure le dit désormais à de nombreuses reprises
00:18:30En plus nous n'avons pas de problème d'émission
00:18:32Nous arrivons évidemment à emprunter sur les marchés financiers
00:18:36Le vrai sujet, le premier vrai sujet
00:18:38c'est le coût de cette dette, première chose
00:18:40Deuxième sujet, comment effectivement
00:18:42les Françaises et les Français
00:18:43sont appelés à être intéressés à celle-ci
00:18:46soit politiquement, soit par une logique de placement
00:18:49Alors c'est déjà le cas
00:18:50Il y a déjà un accès des Françaises et des Français aux OAT
00:18:53y compris par des véhicules qui sont bien connus
00:18:56et assez populaires en tout cas
00:18:58dont les Français se sont emparés
00:18:59c'est évidemment l'assurance vie
00:19:01les fonds euros
00:19:03en fonction évidemment des besoins
00:19:05et des capacités à contribuer de chacun
00:19:07mais enfin celui qui est le plus connu
00:19:08c'est évidemment le livret A
00:19:09pratiquement 83 ou 84% des Français
00:19:12ont un livret A
00:19:14avec des fonds qui sont déposés
00:19:16c'est en plus un fonds qui est populaire
00:19:19un dispositif qui est populaire
00:19:21qui est connu
00:19:23dans la mesure où surtout
00:19:25il permet d'avoir une liberté
00:19:27de retrait de ces fonds
00:19:29et une disponibilité
00:19:30ce qui n'est pas le cas
00:19:32mais je vais revenir dans un instant
00:19:34ce qui n'est pas le cas du livret D
00:19:36que vous proposez
00:19:36mais qui montre bien que ce n'est pas forcément
00:19:38les mêmes Français
00:19:39ou les mêmes besoins
00:19:40qui peuvent concerner ce livret A
00:19:42ou ce livret D
00:19:43sur le livret A
00:19:46historiquement
00:19:46il permettait de financer
00:19:48le logement social
00:19:49vous le savez
00:19:50on a souhaité avancer
00:19:51sur la mobilisation de ces fonds
00:19:52pour le nouveau nucléaire
00:19:54et nous allons aller plus loin
00:19:55notamment pour financer
00:19:57le plan et le programme
00:19:58d'adaptation au changement climatique
00:20:00du bâtimentaire public
00:20:01des infrastructures
00:20:02les travaux continuent d'ailleurs
00:20:04entre Monique Barbu
00:20:05et le ministre Lescure
00:20:07pour ce faire
00:20:08monsieur le président Neiglène
00:20:09nous allons augmenter
00:20:11relever le plafond du livret A
00:20:14on va le faire au mois de février
00:20:16en même temps
00:20:17que la mise à jour du taux
00:20:19qui lui aussi sera amené à augmenter
00:20:21il y a encore une dernière concertation
00:20:23un travail à faire
00:20:24avec la place bancaire
00:20:25avec Bercy
00:20:26et avec la Caisse des dépôts
00:20:29pour une fourchette
00:20:30entre 25 et 30 000 euros
00:20:31c'est le ministre Lescure
00:20:32qui précisera ça
00:20:33dans les semaines qui viendront
00:20:35ça nous permettra justement
00:20:36de mobiliser l'épargne des Français
00:20:39avec la même liberté
00:20:40avec les mêmes logiques aussi
00:20:42de défiscalisation
00:20:43parce que par définition
00:20:44il n'y a pas de prélèvement
00:20:46sur le livret A
00:20:47et tout cela évidemment
00:20:48va participer aussi
00:20:49à nos enjeux de souveraineté
00:20:51donc ça je pense que ça va aller directement
00:20:52dans le sens de la philosophie
00:20:53de votre question
00:20:54ensuite est-ce qu'il faut continuer
00:20:56d'avancer sur le livret D
00:20:57la proposition que votre groupe formule
00:20:59oui on continue d'y travailler
00:21:01pour le coup c'est un plafond plus élevé
00:21:04bloqué sur 10 ans
00:21:05donc c'est pas complètement
00:21:06le même public qui peut être intéressé
00:21:09par ce placement d'épargne
00:21:10et donc il convient d'avancer aussi
00:21:12sur l'affectation de celle-ci
00:21:14et donc là aussi
00:21:15les travaux vont continuer
00:21:16en tout cas merci de votre question
00:21:17parce que je l'avais dit d'ailleurs
00:21:18dans les débats budgétaires
00:21:19de l'année dernière
00:21:20c'est un sujet sur lequel
00:21:22on doit avancer
00:21:22on est attendu
00:21:23par nos concitoyens
00:21:24et nos concitoyens
00:21:25et donc votre groupe
00:21:26évidemment continuera
00:21:28d'être associé
00:21:28dans les tout prochains jours
00:21:29aux différentes décisions
00:21:30que nous allons prendre
00:21:31en tout cas le ministre Lescure
00:21:32veille et veille
00:21:33mais vous m'avez parlé
00:21:34livre et D
00:21:35je vous ai répondu livre et A
00:21:36mais vous savez très bien
00:21:37que l'un miroite avec l'autre
00:21:38merci beaucoup
00:21:39merci monsieur le premier ministre
00:21:40monsieur le président
00:21:42merci madame la présidente
00:21:43merci monsieur le premier ministre
00:21:44en réalité
00:21:45le livre et D
00:21:46ce sera à vous
00:21:47de choisir
00:21:49la façon
00:21:49dont vous voudrez le mettre en place
00:21:50la réalité de ce que nous demandons
00:21:52c'est qu'aujourd'hui
00:21:53il n'y a pas d'accès direct
00:21:55aux OAT
00:21:55et quand on regarde notre dette
00:21:57c'est 55% des étrangers
00:21:59et les 30% français
00:22:01c'est la banque centrale
00:22:01et des institutions financières françaises
00:22:04nous ce qu'on demande
00:22:05c'est que ce soit
00:22:05les ménages
00:22:06et les entreprises
00:22:07qui puissent y accéder
00:22:08directement
00:22:09je vous remercie
00:22:10merci beaucoup
00:22:11monsieur le président de groupe
00:22:12la parole est à présent
00:22:13à monsieur Jean-François Rousset
00:22:15pour le groupe Ensemble
00:22:16pour la République
00:22:17merci
00:22:18merci madame la présidente
00:22:20ma question s'adresse
00:22:21à madame la ministre de la Santé
00:22:22depuis hier
00:22:23le 2 novembre
00:22:24une promesse devient réalité
00:22:26des docteurs juniors
00:22:28exercent partout
00:22:29où il manque des médecins
00:22:30qui sont-ils
00:22:31ce sont des jeunes docteurs
00:22:32ils ont passé leur thèse
00:22:33ils sont donc responsables
00:22:35ils vont exercer
00:22:36pendant un an
00:22:37dans nos territoires
00:22:38cette année supplémentaire
00:22:40est nécessaire
00:22:40pour valider
00:22:41leur spécialité
00:22:42de médecine générale
00:22:43qui devient une spécialité
00:22:44à part entière
00:22:45c'est une loi
00:22:46qui a été préparée
00:22:47depuis 2020
00:22:48et votée en 2022
00:22:50elle va apporter
00:22:50une réponse
00:22:51dans tous nos territoires
00:22:52et nous l'avons améliorée
00:22:53dans le travail parlementaire
00:22:55avec la présidente
00:22:56de la communauté
00:22:57professionnelle
00:22:57des territoires de santé
00:22:58du sud d'Aveyron
00:22:59puisque nous avons proposé
00:23:01d'ouvrir l'encadrement
00:23:01aux maîtres de stage
00:23:02volontaires
00:23:03de permettre
00:23:04un encadrement partagé
00:23:05entre plusieurs d'entre eux
00:23:07et exercé en maison de santé
00:23:09comme en cabinet secondaire
00:23:10le terrain nous donne raison
00:23:11hier j'étais
00:23:12près de chez moi
00:23:13dans une maison de santé
00:23:15il n'y avait aucun médecin
00:23:16ils sont aujourd'hui trois
00:23:18une généraliste
00:23:19maître de stage
00:23:20un interne
00:23:21dans son cabinet principal
00:23:22et un docteur junior
00:23:24entouré d'infirmières
00:23:25d'IPA
00:23:26de sages-femmes
00:23:26de kinésithérapeute
00:23:27et il veut racheter
00:23:28un échographe
00:23:29les patients sont rassurés
00:23:30les élus satisfaits
00:23:32et je suis convaincu
00:23:33que beaucoup d'entre eux
00:23:34resteront au terme
00:23:35de leur première année
00:23:36mais nous pouvons faire
00:23:38sans doute mieux
00:23:38en Aveyron
00:23:39comme ailleurs
00:23:40le nombre
00:23:40de docteurs juniors
00:23:42était prévu
00:23:43un peu plus important
00:23:45une vingtaine
00:23:46en Aveyron
00:23:46madame la ministre
00:23:47quel moyen
00:23:48le gouvernement
00:23:49va-t-il mobiliser
00:23:50pour recruter davantage
00:23:51de maîtres de stage
00:23:52dans les territoires ruraux
00:23:54et atteindre pleinement
00:23:55les objectifs
00:23:56d'ici un an
00:23:58merci monsieur le député
00:24:00la parole est à Stéphane Iriste
00:24:02ministre de la santé
00:24:04merci madame la présidente
00:24:06monsieur le député Rousset
00:24:08merci pour votre question
00:24:09je voudrais saluer
00:24:10le travail depuis longtemps
00:24:12que vous faites
00:24:13sur les formations
00:24:14des étudiants
00:24:15vous savez
00:24:16plusieurs réformes
00:24:18ont été engagées
00:24:18par cette majorité
00:24:19par le président
00:24:20de la république
00:24:21sur des mesures
00:24:22d'accès aux soins
00:24:23la fin du numerus clausus
00:24:25ça se concrétise
00:24:27hier
00:24:27c'est plus de 1000 internes
00:24:29qui sont arrivés
00:24:30partout sur notre territoire
00:24:31c'est une augmentation
00:24:32de 24%
00:24:33du nombre d'internes
00:24:34200 dans votre région
00:24:36en plus
00:24:37627 internes
00:24:38de psychiatrie
00:24:39qui arrivent
00:24:39c'est 32%
00:24:40d'augmentation
00:24:42il y a
00:24:42la réforme
00:24:43de la quatrième année
00:24:44de médecine générale
00:24:45vous l'avez dit
00:24:45l'arrivée
00:24:46des docteurs juniors
00:24:47là aussi
00:24:47c'est une réforme
00:24:48qui a été portée
00:24:50et qui amène
00:24:51du concret
00:24:51c'est une dernière année
00:24:53de formation
00:24:53pour ces médecins
00:24:54qui sont taisés
00:24:55et qui vont en fait
00:24:56se former à leurs compétences
00:24:58pour leur exercice
00:24:59leur installation
00:25:00future
00:25:01dans 80% des cas
00:25:03ils sont dans
00:25:03des territoires
00:25:05en zone
00:25:05sous-dense
00:25:06et
00:25:08dès que j'ai été nommée
00:25:09j'ai voulu que
00:25:10cette
00:25:11concrétisation
00:25:12cette réforme
00:25:12puisse se faire
00:25:13avec l'ensemble
00:25:14des acteurs
00:25:14il y avait beaucoup
00:25:15d'inquiétudes
00:25:15et donc je voudrais
00:25:16remercier les étudiants
00:25:17les maîtres
00:25:19de stage
00:25:19les élus
00:25:20avec qui nous avons
00:25:22concrétisé
00:25:22cette réforme
00:25:25je vous l'ai dit
00:25:26c'est dans 80%
00:25:27dans des territoires
00:25:27en zone
00:25:28sous-dense
00:25:29et ça permettra
00:25:29qu'ils s'installent
00:25:30tous les ans
00:25:31il va y avoir
00:25:31des docteurs juniors
00:25:32qui vont arriver
00:25:33c'est plus de 3000
00:25:34hier
00:25:35qui sont arrivés
00:25:35plus de 500
00:25:36qui vont arriver
00:25:37au mois de mai
00:25:37parce que
00:25:38pour des raisons personnelles
00:25:39de congé maternité
00:25:40par exemple
00:25:41ou de formation
00:25:42ils arriveront
00:25:43en mai
00:25:43mais ce n'est pas
00:25:44les seules choses
00:25:45que nous faisons
00:25:46et vous le savez
00:25:47nous avons
00:25:48dans le PLFSS
00:25:50ici mis 12 millions d'euros
00:25:51pour les contrats
00:25:52d'engagement
00:25:52de services publics
00:25:53c'est un effort
00:25:54supplémentaire
00:25:55pour continuer
00:25:56cette mobilisation
00:25:57pour gagner
00:25:58contre les déserts médicaux
00:26:00c'est aussi
00:26:01les mesures
00:26:02des maisons
00:26:02France Santé
00:26:03voulues par le Premier ministre
00:26:04et que nous portons
00:26:05dans ce PLFSS
00:26:06et qui permettra
00:26:07de gagner
00:26:08contre le combat
00:26:09des déserts médicaux
00:26:10merci beaucoup
00:26:11merci beaucoup
00:26:12Madame la Ministre
00:26:14la parole est à présent
00:26:16à Madame Sandrine Runel
00:26:18pour le groupe socialiste
00:26:24merci Madame la Présidente
00:26:26Monsieur le ministre
00:26:27avec ce budget
00:26:28vous poursuivez
00:26:29la politique austéritaire
00:26:31et de régression sociale
00:26:32de la Macronie
00:26:33service public asphyxié
00:26:35jeunesse sacrifiée
00:26:37explosion des inégalités sociales
00:26:38et un racisme
00:26:39qui désormais
00:26:40tue
00:26:42voilà le bilan
00:26:43du macronisme
00:26:43en dix ans
00:26:45le président de la République
00:26:46a tout ignoré
00:26:47les gilets jaunes
00:26:48la mobilisation
00:26:48contre la réforme
00:26:49des retraites
00:26:50le résultat des urnes
00:26:51en 2024
00:26:52et aujourd'hui
00:26:53la jeunesse
00:26:54depuis plusieurs semaines
00:26:56les lycéennes
00:26:56et les lycéens
00:26:57sont dans la rue
00:26:57malgré une violente répression
00:26:59et je vous le redis ici
00:27:01on ne répond pas
00:27:02à la jeunesse
00:27:03par la matraque
00:27:06cette colère
00:27:07ce n'est pas seulement
00:27:07celle des lycéens
00:27:08elle est celle
00:27:09de tout un pays
00:27:11cette colère
00:27:11c'est de voir
00:27:12les loyers grimper
00:27:13le panier de course
00:27:14s'envoler
00:27:15le prix de l'essence
00:27:16comme de l'énergie flambée
00:27:17pendant que les salaires
00:27:19eux
00:27:19restent à quai
00:27:21cette colère
00:27:21c'est celle
00:27:22de millions de femmes
00:27:23et d'hommes
00:27:23qui tiennent les hôpitaux
00:27:24les écoles
00:27:25les chantiers
00:27:26les maisons de retraite
00:27:27et qui n'arrivent plus
00:27:29à vivre de leur travail
00:27:31cette colère
00:27:32c'est celle
00:27:32de voir l'extrême droite
00:27:34en toute impunité
00:27:35marcher dans le centre
00:27:36de nos villes
00:27:37alors même
00:27:38que vous l'interdisez
00:27:39à des cortèges syndicaux
00:27:40et à des militants
00:27:41voilà la réalité
00:27:43de ce pays
00:27:45alors votre gouvernement
00:27:46a le choix
00:27:47écoutez la colère
00:27:49du peuple
00:27:49qui gronde
00:27:50ou persister
00:27:51dans le mépris social
00:27:53mais ne nous y trompons pas
00:27:55ce choix
00:27:56n'est pas neutre
00:27:57alors nous socialistes
00:27:59nous avons fait le nôtre
00:28:00le 5 novembre
00:28:01nous serons dans la rue
00:28:03avec les syndicats
00:28:04les lycéens
00:28:05et ceux qui se battent
00:28:07monsieur le ministre
00:28:09je pourrais vous demander
00:28:10ce que vous comptez faire
00:28:12pour répondre
00:28:13à cette colère sociale
00:28:14mais je vais nous faire gagner
00:28:16un petit peu de temps
00:28:16augmenter les salaires
00:28:18le SMIC
00:28:19les pensions de retraite
00:28:20taxer les riches
00:28:21les patrimoines
00:28:22les dividendes
00:28:23préserver nos services publics
00:28:25financer l'école
00:28:26l'hôpital
00:28:26la sécurité sociale
00:28:28mais surtout
00:28:29écoutez monsieur le ministre
00:28:30merci
00:28:31la parole est à Jean-Pierre Farandou
00:28:33ministre du travail
00:28:34et des solidarités
00:28:36madame la présidente
00:28:39mesdames et messieurs les députés
00:28:40madame la députée
00:28:41je vais centrer ma réponse
00:28:42sur le travail
00:28:43et il y a plusieurs points
00:28:44dans votre propos
00:28:45qui évoquent ce sujet
00:28:46alors évidemment
00:28:47le contexte économique
00:28:48est difficile
00:28:48nous en connaissons l'origine
00:28:50elle est largement exportée
00:28:51ce sont les guerres au Moyen-Orient
00:28:52vous l'avez cité
00:28:53en termes de pouvoir d'achat
00:28:54le carburant
00:28:54est souvent revenu
00:28:56dans le débat
00:28:56là-dessus il y a quand même
00:28:57une bonne nouvelle
00:28:58il faut savoir l'enregistrer
00:28:59puisque depuis hier
00:29:00les prix à la pompe
00:29:01ont beaucoup baissé
00:29:02sur le gazole
00:29:03grâce à l'action diplomatique
00:29:04du président de la république
00:29:06rappelez aussi
00:29:07les aides aux grands rouleurs
00:29:08que nous avons apportés
00:29:09et la prime carburant
00:29:11enfin
00:29:11puisqu'on parle
00:29:12effectivement
00:29:12de négociation salariale
00:29:14qui permet aux entreprises
00:29:15pour 1000 euros versés
00:29:16que le brut égale le net
00:29:17et donc c'est 1000 euros
00:29:18dans la poche des salariés
00:29:20pour autant
00:29:21et je suis d'accord avec vous
00:29:21il appartient au gouvernement
00:29:22et au ministère du travail
00:29:23que je suis
00:29:24d'apporter des réponses
00:29:26sociales
00:29:28concrètes
00:29:28à des revancations
00:29:29légitimes
00:29:30autour des salaires
00:29:31et du pouvoir d'achat
00:29:32sur ce sujet là
00:29:33vous connaissez ma conviction
00:29:34autour du dialogue social
00:29:35depuis une semaine environ
00:29:36j'ai même fait un premier round
00:29:38et j'en attaque un second
00:29:39avec l'ensemble
00:29:40des organisations syndicales
00:29:41de ce pays
00:29:42organisations patronales
00:29:42pour jeter les bases
00:29:43d'un logiciel
00:29:44les bases du logiciel
00:29:45apparaissent maintenant
00:29:46il y a le SMIC
00:29:47vous avez raison
00:29:48c'est pas tabou
00:29:48c'est pas tabou
00:29:49il faut faire attention
00:29:50à l'équilibre
00:29:51entre le SMIC et l'emploi
00:29:52donc c'est la responsabilité
00:29:53de l'état
00:29:53deuxièmement dans les branches
00:29:55et on bascule dans la négociation
00:29:56de branches
00:29:56ce sont les équilibres
00:29:58de grilles
00:29:58les tassements de grilles
00:29:59les minima conventionnels
00:30:00qu'il faut relever
00:30:01par la négociation
00:30:02et enfin largement
00:30:03dans les entreprises
00:30:03avec les revêtements
00:30:04des salariés
00:30:05les fameuses négociations
00:30:06annuelles obligatoires
00:30:08tous ces travaux là
00:30:09sont travaillés
00:30:10on avance
00:30:12je me mets en mesure
00:30:13de finir le deuxième round
00:30:15dans les jours qui viennent
00:30:16comme vous je vois bien
00:30:17qu'il y a une manifestation
00:30:18sociale importante
00:30:19qui se répare le 5 novembre
00:30:20j'espère qu'avec l'ensemble
00:30:22des partenaires
00:30:22nous serons en capacité
00:30:23de converger
00:30:24et j'espère que le gouvernement
00:30:25autour du 5 novembre
00:30:27sera en capacité
00:30:28de présenter des mesures
00:30:29de nature
00:30:29à réenclencher
00:30:30la dynamique salariale
00:30:32dans notre pays
00:30:32merci pour votre attention
00:30:33merci beaucoup
00:30:35monsieur le ministre
00:30:36la parole est à présent
00:30:37à monsieur Julien Dive
00:30:39pour le groupe
00:30:39droite républicaine
00:30:41merci madame la présidente
00:30:43monsieur le ministre
00:30:44de l'intérieur
00:30:45ce week-end encore
00:30:46en marge des manifestations
00:30:48un gendarme a été visé
00:30:49par un cocktail Molotov
00:30:50cela aurait pu être dramatique
00:30:51il aurait pu être brûlé vif
00:30:53pire
00:30:54près de Marseille
00:30:55un sapeur-pompier
00:30:56a été lui
00:30:56victime
00:30:58d'un tir d'arme à feu
00:30:59il a été grèvement blessé
00:31:00alors qu'il était
00:31:01en intervention
00:31:02pour porter secours
00:31:03je veux leur témoigner
00:31:04ainsi qu'à tous
00:31:05nos policiers
00:31:06gendarmes
00:31:06sapeurs-pompiers
00:31:07le soutien indéfectible
00:31:08de la droite républicaine
00:31:12alors que nos policiers
00:31:13risquent leur vie
00:31:14l'ultra-gauche
00:31:15sème le chaos
00:31:16défie l'autorité
00:31:17de l'état
00:31:17et fait de nos forces
00:31:18de l'ordre des cibles
00:31:20et certains responsables
00:31:22politiques
00:31:22Jean-Luc Mélenchon
00:31:24par exemple
00:31:24qui n'a jamais de mots
00:31:25assez durs
00:31:26contre notre police
00:31:27portent une lourde responsabilité
00:31:29dans ce contexte
00:31:30et feraient mieux
00:31:30de condamner avec la même vigueur
00:31:32ceux qui les attaquent
00:31:33saccagent nos institutions
00:31:34et détruisent
00:31:35le fruit du travail
00:31:36des français
00:31:38nous refusons
00:31:39cette inversion
00:31:40des valeurs
00:31:41les coupables
00:31:42ne sont pas ceux
00:31:43qui portent l'uniforme
00:31:43mais ceux qui les attaquent
00:31:45c'est pourquoi
00:31:46nous avons fait adopter
00:31:47notre proposition de loi
00:31:48sur la présomption
00:31:49de légitime défense
00:31:50et il faut maintenant
00:31:51aller plus loin
00:31:52monsieur le ministre
00:31:53en inscrivant
00:31:54à l'ordre du jour
00:31:55les textes
00:31:55casser-payeur
00:31:56et celui concernant
00:31:58le renforcement
00:31:58des polices municipales
00:32:00portées de l'onde d'acte
00:32:01par Eric Poget
00:32:03mais à cela
00:32:04il faut que la réponse pénale
00:32:06soit aussi à la hauteur
00:32:07une condamnation
00:32:08ne doit pas être
00:32:09un simple avertissement
00:32:10un simple rappel
00:32:11à la loi
00:32:12elle doit surtout être
00:32:13une punition exécutée
00:32:15c'est le sens
00:32:16de la proposition de loi
00:32:17que nous portons
00:32:17avec Laurent Wauquiez
00:32:18et mes collègues
00:32:19une peine minimale
00:32:20de prison
00:32:21prononcée
00:32:22et exécutée
00:32:23dès la première condamnation
00:32:24pour violence
00:32:25alors monsieur le ministre
00:32:26depuis le 17 octobre
00:32:28dites nous
00:32:29combien d'interpellations
00:32:30ont donné lieu
00:32:31à des poursuites
00:32:32combien de condamnations
00:32:33ont été prononcées
00:32:35les français
00:32:36demandent de la transparence
00:32:37ils attendent aussi
00:32:38des sanctions exemplaires
00:32:39réellement exécutées
00:32:42merci monsieur le député
00:32:43la parole est à monsieur
00:32:44Laurent Nunez
00:32:45ministre de l'Intérieur
00:32:47merci beaucoup
00:32:48madame la présidente
00:32:49mesdames et messieurs
00:32:50les députés
00:32:51monsieur le député
00:32:53que je cherche
00:32:54je ne le vois plus
00:32:55pardon
00:32:55monsieur le député
00:32:56donc
00:32:58vous avez d'abord
00:32:59merci de l'hommage
00:33:00que vous avez rendu
00:33:00aux forces de sécurité intérieure
00:33:02qui sont très mobilisés
00:33:04par les mouvements sociaux
00:33:05actuels
00:33:05et qui payent
00:33:06vous l'avez rappelé
00:33:07un lourd tribut
00:33:07sur les trois actes
00:33:09les trois samedis
00:33:09de mobilisation sociale
00:33:10on a eu plus de 1500 blessés
00:33:12dont 1100 pour la seule journée
00:33:14du 17 octobre
00:33:15donc merci de l'hommage
00:33:17appuyé que vous leur avez rendu
00:33:19et je veux évidemment
00:33:20vous rassurer
00:33:21sur un certain nombre de points
00:33:22vous avez cité
00:33:23un certain nombre de textes
00:33:24d'abord celui
00:33:25la proposition de loi
00:33:26qui a été adoptée ici
00:33:27dans cet hémicycle
00:33:28visant à créer
00:33:29une présomption
00:33:30d'usage légitime
00:33:31des armes
00:33:31pour les forces
00:33:31de sécurité intérieure
00:33:32évidemment le gouvernement
00:33:34est très déterminé
00:33:35à ce que ce texte
00:33:36puisse aboutir au Sénat
00:33:37de la même façon
00:33:38que sera discuté ici
00:33:39le projet de loi
00:33:40casseur-payeur
00:33:41qui a été enrichi
00:33:42au Sénat
00:33:43on ne se limite plus
00:33:44au principe
00:33:45de la responsabilité
00:33:47civile solidaire
00:33:48qui a été instaurée
00:33:49à l'encontre des casseurs
00:33:50il y a un certain nombre
00:33:51de mesures de police administrative
00:33:52qui vont renforcer
00:33:53les sanctions
00:33:54contre ceux qui cassent
00:33:55qui pillent
00:33:56de manière à ce qu'ils ne puissent plus
00:33:57venir dans des manifestations
00:33:59de voie publique
00:33:59ce n'est pas une atteinte
00:34:00à la liberté de manifestation
00:34:02c'est simplement
00:34:02une protection
00:34:03de nos concitoyens
00:34:04et des biens
00:34:05et ce texte
00:34:05il sera inscrit
00:34:06au même titre
00:34:07que sera inscrit
00:34:08bien évidemment
00:34:09le texte sur les polices municipales
00:34:11qui sera discuté
00:34:12et qui vient renforcer
00:34:14les compétences judiciaires
00:34:15dites élargies
00:34:16des polices municipales
00:34:17et évidemment
00:34:18qui les dotent
00:34:19de compétences nouvelles
00:34:20notamment en matière
00:34:22de drones
00:34:23mais pas seulement
00:34:24donc ces textes
00:34:25seront bien discutés
00:34:26vous pouvez compter
00:34:27évidemment sur le gouvernement
00:34:28pour les soutenir
00:34:29les défendre
00:34:30et condamner toujours
00:34:31toujours fermement
00:34:33les agressions
00:34:34contre les forces
00:34:34de sécurité intérieure
00:34:35qui sont absolument
00:34:36intolérables
00:34:37et je veux à nouveau
00:34:37leur rendre hommage
00:34:38et j'aimerais aussi
00:34:40entendre sur la gauche
00:34:41de cet hémicycle
00:34:42des condamnations
00:34:43plus fermes
00:34:44sur les violences
00:34:44contre les forces
00:34:45de sécurité intérieure
00:34:46plutôt que des soutiens
00:34:47à peine déguisés
00:34:49Merci Monsieur le Ministre
00:34:51La parole est à présent
00:34:54Monsieur Julien Rancoule
00:34:55pour le Rassemblement National
00:34:59Merci Madame la Présidente
00:35:01Ma question s'adresse
00:35:02au ministre de l'Intérieur
00:35:04Monsieur le Ministre
00:35:05ce dimanche
00:35:06au Pen de Mirabeau
00:35:07un sapeur-pompier
00:35:08en intervention
00:35:08est tombé
00:35:09sous les tirs
00:35:10d'un homme
00:35:10armé d'un fusil
00:35:11il est aujourd'hui
00:35:12très grièvement blessé
00:35:14ses collègues
00:35:14ont eux aussi été visés
00:35:16je veux d'abord
00:35:17au nom du groupe RN
00:35:18leur adresser
00:35:19tout notre soutien
00:35:20et lui adresser
00:35:21un prompt rétablissement
00:35:31mais les hommages
00:35:32ne suffisent plus
00:35:32Monsieur le Ministre
00:35:34ce n'est hélas
00:35:35pas un drame isolé
00:35:36policiers percutés
00:35:38gendarmes brûlés
00:35:39élus menacés
00:35:41pompiers caillassés
00:35:42frappés
00:35:42pris en embuscade
00:35:43la France s'enfonce
00:35:45chaque jour
00:35:45dans l'ensauvagement
00:35:47encore le 1er octobre
00:35:48à Marseille
00:35:49un engin des marais-pompiers
00:35:50a été saccagé
00:35:51puis incendié
00:35:52par des casseurs
00:35:53devant un lycée
00:35:54le 17 octobre
00:35:55lors des émeutes
00:35:56nos pompiers
00:35:57ont de nouveau été
00:35:58pris pour cibles
00:35:58par l'extrême gauche
00:36:00en 2025
00:36:021525 agressions
00:36:03ont visé
00:36:03nos soldats du feu
00:36:04un chiffre
00:36:05en constante augmentation
00:36:06plus 7%
00:36:07ces deux dernières années
00:36:09selon le préfet
00:36:10l'auteur présumé
00:36:11aurait lui-même
00:36:12mis à feu
00:36:13ses véhicules
00:36:14si ce fait est avéré
00:36:16c'est un véritable guet-apens
00:36:17une fois de plus
00:36:19il était d'ailleurs
00:36:20connu des services
00:36:21de la justice
00:36:22pour des faits
00:36:23de violences avec armes
00:36:24une fois encore
00:36:25l'état savait
00:36:26et n'a rien fait
00:36:27pour empêcher ce drame
00:36:28une fois encore
00:36:29l'état a laissé faire
00:36:31monsieur le ministre
00:36:32il n'est pas question
00:36:33d'une simple agression
00:36:34violente gratuite
00:36:35comme vous l'avez évoqué
00:36:36c'est une tentative
00:36:38d'homicide
00:36:39combien de drames
00:36:40faudra-t-il encore
00:36:41pour que l'état
00:36:41apporte une réponse
00:36:42à la hauteur
00:36:43quand allez-vous
00:36:44enfin restaurer
00:36:44des peines planchers
00:36:45pour toute agression
00:36:46contre un pompier
00:36:47garantir l'exécution
00:36:48réelle des peines
00:36:49permettre les dépôts
00:36:50de plaintes anonymisés
00:36:52systématiser les constitutions
00:36:53de parties civiles
00:36:53d'ESDIS
00:36:54et définir une véritable
00:36:55doctrine nationale
00:36:56de protection
00:36:56des sapeurs-pompiers
00:36:57avec les moyens nécessaires
00:36:59pour l'appliquer
00:36:59je vous remercie
00:37:00merci monsieur le député
00:37:02la parole est à Laurent Nunez
00:37:03ministre de l'Intérieur
00:37:08merci madame la présidente
00:37:09mesdames et messieurs
00:37:10les députés
00:37:11monsieur le député
00:37:12Julien Rancoule
00:37:14vous dire d'abord
00:37:15évidemment que
00:37:17l'ensemble du gouvernement
00:37:18mais je crois que c'est
00:37:19l'ensemble de la nation
00:37:20qui partage la douleur
00:37:23de ce sapeur-pompier
00:37:24qui partage également
00:37:26bien évidemment
00:37:26et qui est en communion
00:37:28avec l'ensemble
00:37:28des sapeurs-pompiers
00:37:29de notre pays
00:37:30suite à cette agression
00:37:31extrêmement grave
00:37:33que je ne minimise
00:37:34absolument pas
00:37:35ça pourrait être
00:37:37effectivement une embuscade
00:37:38la justice de l'auteur
00:37:39a été comme vous le savez
00:37:40interpellé
00:37:41je veux saluer d'ailleurs
00:37:42je veux saluer d'ailleurs
00:37:43les policiers du RAID
00:37:44qui sont intervenus
00:37:45c'est les négociateurs
00:37:46qui ont obtenu
00:37:47la reddition de cet auteur
00:37:49qui effectivement a agressé
00:37:50l'ensemble de l'équipage
00:37:51qui intervenait
00:37:52sur un feu de poilure
00:37:53un feu de véhicule
00:37:53un feu de végétation
00:37:55probablement d'ailleurs
00:37:55avec une mise à feu
00:37:56de l'auteur
00:37:56mais la justice le dira
00:37:58nous serons évidemment
00:37:59intraitables sur ce cas
00:38:01comme nous le sommes
00:38:01de manière régulière
00:38:03affirmée
00:38:04sur toutes les violences
00:38:06contre les sapeurs-pompiers
00:38:07vous savez
00:38:07vous connaissez bien
00:38:08ces thématiques
00:38:09ces 1500 agressions
00:38:10chaque année
00:38:11contre les sapeurs-pompiers
00:38:12c'est une augmentation
00:38:13maintenant continue
00:38:143-4%
00:38:15chaque année
00:38:15depuis 2 ou 3 ans
00:38:16c'est absolument intolérable
00:38:18d'autant que 39%
00:38:19sont des agressions physiques
00:38:20et nous avons eu
00:38:22à déplorer
00:38:2239 cas
00:38:2339 cas
00:38:24d'embuscade
00:38:25et il est très probable
00:38:27que nous soyons
00:38:27dans cette situation
00:38:28au cas d'espèce
00:38:29ce que je veux vous dire
00:38:30c'est que le plan
00:38:31de prévention
00:38:32et vous le savez
00:38:33monsieur le député
00:38:33le plan de prévention
00:38:34et de lutte contre
00:38:35les violences faites
00:38:36aux sapeurs-pompiers
00:38:36il a été signé
00:38:38en mars 2026
00:38:39et je porte une attention
00:38:40toute particulière
00:38:41toute particulière
00:38:42à sa mise en application
00:38:43et vous le savez
00:38:44que les protocoles
00:38:45d'intervention
00:38:46dans les situations délicates
00:38:47où les sapeurs-pompiers
00:38:48interviennent
00:38:49accompagnés des policiers
00:38:50et des gendarmes
00:38:50sont de plus en plus fréquents
00:38:52oui on peut le déplorer
00:38:53oui on peut déplorer
00:38:54cette violence
00:38:54contre nos sapeurs-pompiers
00:38:56mais malheureusement
00:38:57c'est une réalité
00:38:57et nous l'appliquons
00:38:58et je veux vous rappeler
00:38:59concernant les peines planchers
00:39:00que vous appelez de vous-veux
00:39:01que s'en prendre
00:39:02à un sapeur-pompier
00:39:03c'est une circonstance
00:39:04accravante
00:39:05c'est s'en prendre
00:39:06à un pas d'app
00:39:06et donc la justice
00:39:08répondra présent
00:39:08Merci beaucoup
00:39:10monsieur le ministre
00:39:11la parole est à présent
00:39:13monsieur Michel Criot
00:39:15pour le groupe
00:39:15Horizon et Indépendant
00:39:18Merci madame la présidente
00:39:21Ma question s'adresse
00:39:22à monsieur le ministre
00:39:23du travail
00:39:24et des solidarités
00:39:26qui reprend un travail
00:39:28une fois à la retraite
00:39:29très souvent
00:39:30ce sont des retraités
00:39:32aux pensions modestes
00:39:33l'agriculteur
00:39:34qui donne un coup de main
00:39:35sur l'exploitation
00:39:36l'ancienne aide-soignante
00:39:37qui fait quelques remplacements
00:39:39l'artisan
00:39:40qui rend service
00:39:41à ses anciens clients
00:39:42ce matin
00:39:43le gouvernement
00:39:44leur a envoyé
00:39:45un mauvais signal
00:39:46deux décrets
00:39:47parus
00:39:47au journal officiel
00:39:48fixent
00:39:49les nouvelles règles
00:39:51du cumul
00:39:51emploi retraite
00:39:52pour ceux
00:39:53qui partiront
00:39:54à compter
00:39:55du 1er janvier
00:39:562027
00:39:57concrètement
00:39:58un retraité
00:39:59de moins de 67 ans
00:40:00pourra gagner
00:40:01jusqu'à 7000 euros
00:40:02par an
00:40:03sans conséquence
00:40:04au-delà
00:40:04la moitié
00:40:05de ce qu'il gagnera
00:40:06lui sera retiré
00:40:08à sa retraite
00:40:09nous partageons
00:40:10complètement
00:40:10l'objectif
00:40:11de préserver
00:40:12l'équilibre
00:40:13de nos régimes
00:40:14de retraite
00:40:15mais la loi
00:40:16vous permettait
00:40:16de fixer ce seuil
00:40:18et c'est sur ce point
00:40:20que nous nous interrogeons
00:40:217000 euros par an
00:40:23c'est moins de 600 euros
00:40:25par mois
00:40:25aujourd'hui
00:40:26un retraité
00:40:27de 64 ans
00:40:28à taux plein
00:40:29qui gagne
00:40:2920 000 euros par an
00:40:31ne perd rien
00:40:32de sa pension
00:40:33demain
00:40:34il en perdra
00:40:356500
00:40:36le décret
00:40:38prévoit
00:40:39des exceptions
00:40:42bienvenues
00:40:43pour les médecins
00:40:45les infirmiers
00:40:46ou les réservices
00:40:47mais rien
00:40:48pour l'agriculteur
00:40:49le commerçant
00:40:50ou l'artisan
00:40:51qui font pourtant
00:40:52vivre nos campagnes
00:40:53et nos centres-villes
00:40:56pour nous
00:40:56le travail
00:40:57doit toujours payer
00:40:58à tous les âges
00:40:59notre pays
00:41:01a besoin
00:41:02de plus de travail
00:41:02et notre régime
00:41:04par répartition
00:41:04gagnerait
00:41:05ce dont il a
00:41:07le plus besoin
00:41:08des cotisations
00:41:09monsieur le ministre
00:41:10êtes-vous prêt
00:41:10à revoir ce seuil
00:41:12d'ici au 1er janvier
00:41:13et à compléter
00:41:14la liste
00:41:15des exceptions
00:41:16pour que le cumul
00:41:17emploi retraite
00:41:18reste ouvert
00:41:19à ceux qui en ont
00:41:20le plus besoin
00:41:21je vous remercie
00:41:22merci beaucoup
00:41:23monsieur le député
00:41:24la parole est à
00:41:25Jean-Claire Farandou
00:41:26ministre du travail
00:41:27et des solidarités
00:41:30madame la présidente
00:41:31mesdames et messieurs
00:41:32les députés
00:41:32monsieur le député
00:41:33oui je vous remercie
00:41:34de poser cette question
00:41:35parce que je sais
00:41:35qu'elle se pose
00:41:36donc c'est bien
00:41:36que la représentation nationale
00:41:38l'amène à l'assemblée
00:41:40d'abord vous dire
00:41:41que ça a été voté
00:41:43c'est quelque chose
00:41:43qui a été voté
00:41:44l'an dernier
00:41:45donc c'est dans la loi
00:41:46et effectivement
00:41:46le décret de ce matin
00:41:47est venu appliquer la loi
00:41:50rappelez quand même
00:41:50que si ça a été
00:41:51si on a voulu le changer
00:41:52c'est que l'ancien dispositif
00:41:54c'était plus d'ailleurs
00:41:55un cumul retraite-emploi
00:41:56qu'emploi-retraite
00:41:56il portait mal son nom
00:41:57les gens étaient à la retraite
00:41:58à 100%
00:41:59et rajoutaient de l'emploi
00:42:00c'est bien pour ça
00:42:01que ça alourdissait bien sûr
00:42:02les comptes de la sécurité sociale
00:42:03il était assez
00:42:05il était non satisfaisant
00:42:06et très inéquitable
00:42:07il était très favorable
00:42:08pour les carrières sans accroc
00:42:10au point d'ailleurs
00:42:10certains
00:42:11à optimiser
00:42:12en ayant de manière anticipée
00:42:14en se mettant d'accord
00:42:15à l'avance
00:42:15avec leur nouvel employeur
00:42:17enfin bref
00:42:17il y avait pas mal
00:42:18d'optimisation là-dedans
00:42:19et à l'inverse
00:42:20il était très restrictif
00:42:21pour ceux qui avaient connu
00:42:22des aléas de parcours
00:42:23mal coordonnés
00:42:24avec les autres régimes en place
00:42:26en plus je le redis
00:42:27en plein débat de PLFSS
00:42:28on dit dedans
00:42:29c'est quand même une réforme
00:42:30qui rapporte
00:42:31excusez-moi du peu
00:42:322 milliards d'euros par an
00:42:34au compte de la sécurité sociale
00:42:352 milliards d'euros par an
00:42:37trouvez-moi d'autres
00:42:38trouvez-moi d'autres
00:42:39la réforme qui rentrera
00:42:40au 1er janvier 27
00:42:41garantit qu'aucun regretté actuel
00:42:43ne verra ses revenus diminuer
00:42:44et ne change rien non plus
00:42:46pour l'immense majorité
00:42:47des futurs cumulants
00:42:48alors je tiens à vous rassurer
00:42:50vous l'avez évoqué
00:42:50donc non en fait
00:42:51pour revenir sur le principe
00:42:52oui aux dérogations
00:42:53bien évidemment
00:42:54une dérogation est faite
00:42:55pour être regardée
00:42:56et utilisée
00:42:57dès lors qu'on est fidèle
00:42:58au sens
00:42:58qui est l'intérêt général
00:42:59dès lors qu'un métier
00:43:00est d'intérêt général
00:43:01bien évidemment
00:43:02on peut revenir au terme
00:43:04du dispositif précédent
00:43:05dont là-dessus
00:43:06il y a déjà
00:43:06des métiers qui figurent
00:43:07je pense aux conducteurs
00:43:08de transport scolaire
00:43:10aux professions de santé
00:43:11en vacations
00:43:11en zone soudance
00:43:13permanence des soins
00:43:14assistants maternels
00:43:15et familiaux
00:43:15dont là-dessus
00:43:16on peut toujours par décret
00:43:17en discuter
00:43:18dès lors qu'on est fidèle
00:43:19à ce que je disais
00:43:21enfin bien sûr
00:43:22l'emploi des seniors
00:43:22est fondamental
00:43:23je présenterai
00:43:24des dispositifs
00:43:25à la décide
00:43:26de la fin de l'année
00:43:26pour faire en sorte
00:43:27que davantage
00:43:28restent de seniors
00:43:29restent dans l'emploi
00:43:29dans l'autre pays
00:43:30merci beaucoup
00:43:31merci beaucoup
00:43:32monsieur le ministre
00:43:33la parole est à présent
00:43:34madame Danielle Simonnet
00:43:35pour le groupe
00:43:36écologiste et social
00:43:37merci madame la présidente
00:43:39monsieur le ministre
00:43:40du travail
00:43:42il va falloir
00:43:43tuer beaucoup de monde
00:43:45vous commandez
00:43:46des McDo
00:43:47vous les faites venir
00:43:48dans des zones perdues
00:43:49et puis vous les faites
00:43:51disparaître
00:43:52voici les propos
00:43:54qui ont été tenus
00:43:55sur des groupes
00:43:55X d'extrême droite
00:43:56dans un appel explicite
00:43:58au guet-apens
00:43:59et au meurtre raciste
00:44:00contre des livreurs
00:44:01parce que ciblé
00:44:02comme sans-papier
00:44:03parce que ciblé
00:44:04comme noir
00:44:05et arabe
00:44:07voilà le résultat
00:44:08de celles et ceux
00:44:10qui distillent
00:44:10la haine
00:44:11la xénophobie
00:44:11à coup de théories
00:44:12du grand remplacement
00:44:13et de préférence nationale
00:44:15en partant des rangs
00:44:16du rassemblement national
00:44:18et de tous ceux
00:44:19qui courent après
00:44:20et des médias
00:44:21comme CNews
00:44:21qui roulent pour eux
00:44:22de tels appels
00:44:24aux meurtres racistes
00:44:25après l'attentat
00:44:25raciste et islamophobe
00:44:27de Trapp
00:44:27sont terrifiants
00:44:29ils doivent être
00:44:30pris au sérieux
00:44:31monsieur le ministre
00:44:32il faut protéger
00:44:33et garantir
00:44:34la sécurité
00:44:34de ces livreurs
00:44:35qu'avez-vous demandé
00:44:36aux plateformes
00:44:37et sur quoi
00:44:38se sont-elles engagées
00:44:39il faut désanonymiser
00:44:40les comptes clients
00:44:42repérer les comptes suspects
00:44:43mettre en place
00:44:43des téléphones graves
00:44:44danger
00:44:44ou un bouton d'urgence
00:44:45sur l'application
00:44:47engagez-vous
00:44:47monsieur le ministre
00:44:48il faut garantir
00:44:50aux livreurs
00:44:50que s'ils sont menacés
00:44:51et se rendent
00:44:52au commissariat
00:44:53ils n'auront pas
00:44:54à subir une OQTF
00:44:55ou une quelconque poursuite
00:44:56du fait de leur situation
00:44:58administrative
00:44:58sans cela
00:44:59il est impossible
00:45:00pour eux
00:45:01de porter plainte
00:45:02mais monsieur le ministre
00:45:03si les livreurs
00:45:05sont à ce point
00:45:06vulnérables
00:45:07c'est parce que
00:45:08le gouvernement
00:45:09n'a toujours pas
00:45:10transposé
00:45:10la directive européenne
00:45:11qui prévoit
00:45:12que les livreurs
00:45:13soient reconnus
00:45:13comme salariés
00:45:14ce qui imposerait
00:45:15aux plateformes
00:45:16d'assurer leur sécurité
00:45:18et garantirait
00:45:19aux travailleurs
00:45:20le droit de retrait
00:45:21vous avez annoncé
00:45:22que la France
00:45:22ne respecterait pas
00:45:23l'obligation
00:45:24de transposer
00:45:25avant le 2 décembre
00:45:26avec une telle décision
00:45:27vous laissez les livreurs
00:45:28sans défense
00:45:29quand allez-vous
00:45:30enfin reconnaître
00:45:31ces travailleurs
00:45:31sans droit
00:45:32et vulnérables
00:45:32comme salariés
00:45:33un contrat de travail
00:45:35et des papiers
00:45:35face au racisme
00:45:37nous devons faire
00:45:38peuple uni
00:45:39protéger
00:45:40tous nos citoyens
00:45:41qui ont peur
00:45:42quelles que soient
00:45:43nos origines
00:45:44et nos situations
00:45:45administratives
00:45:46merci madame la députée
00:45:48la parole est à
00:45:49Jean-Pierre Farando
00:45:50ministre du travail
00:45:51et des solidarités
00:45:53merci madame la présidente
00:45:55mesdames et messieurs
00:45:55les députés
00:45:56madame la députée
00:45:58je crois que j'ai réagi très vite
00:46:00comme vous
00:46:00je suis très choqué
00:46:01c'est inadmissible
00:46:02ce qu'on a entendu
00:46:03ce qu'on a pu lire
00:46:04sur les réseaux sociaux
00:46:04est scandaleux
00:46:06donc j'ai très clair
00:46:07j'ai bien sûr
00:46:07émis une réaction
00:46:09de contestation
00:46:10de choc total
00:46:11devant de tels propos
00:46:12donc la gravité
00:46:14des faits
00:46:14est établie
00:46:14et vous avez raison
00:46:15il faut donc réagir
00:46:17et bien évidemment
00:46:18aucun travailleur
00:46:19ne devrait craindre
00:46:20par rapport
00:46:21à la couleur de sa peau
00:46:22à son origine
00:46:23ça ne devrait pas arriver
00:46:24et donc c'est absolument
00:46:26scandaleux
00:46:26et vous avez raison
00:46:27nous devons réagir
00:46:29bien sûr
00:46:29il y aura des suites
00:46:31juridiques
00:46:31une plainte a été déposée
00:46:32au parquet
00:46:33parce qu'il faut aussi
00:46:33faire marcher la justice
00:46:34et éradiquer
00:46:36bien sûr ce genre de message
00:46:37sur l'ensemble
00:46:37des réseaux sociaux
00:46:37bien évidemment
00:46:39rechercher les responsables
00:46:40et les punir
00:46:41juridiquement
00:46:41pour appel à la haine
00:46:43pour propos raciste
00:46:44il faut une réponse
00:46:45juridique très ferme
00:46:46on a déjà bien sûr
00:46:47appelé les plateformes
00:46:48dès ce week-end
00:46:49pour voir
00:46:49qu'est-ce qu'on pouvait faire
00:46:50et je vais les réunir
00:46:51comme je l'ai fait cet été
00:46:52souvenez-vous
00:46:53on a eu à connaître
00:46:54bien sûr des problèmes
00:46:55de chaleur intense
00:46:55pour les livreurs à vélo
00:46:57des situations
00:46:57qui n'étaient pas possibles
00:46:58on les a réunis en urgence
00:47:00avec les syndicats
00:47:01avec les représentants
00:47:02de ces travailleurs
00:47:04et on a pu obtenir
00:47:05des mesures
00:47:06de mise en précaution
00:47:07on l'a fait
00:47:08on l'a fait
00:47:08si si madame
00:47:09on l'a fait
00:47:09on va faire pareil
00:47:11on va faire pareil
00:47:12non mais attendez
00:47:13vous demandez ce qu'on fait
00:47:14je vous dis ce qu'on fait
00:47:15on agit madame
00:47:16on va donc agir là aussi
00:47:17on va les réunir
00:47:18et on va sur les plateformes
00:47:20avec les organisations syndicales
00:47:21qui représentent ces travailleurs
00:47:22on va leur demander
00:47:23très concrètement
00:47:24les mesures
00:47:24qu'elles vont prendre
00:47:25vérifier effectivement
00:47:26vous avez cité quelques-unes
00:47:27on peut rajouter
00:47:28des dispositifs
00:47:29qui permettent
00:47:29de mieux sécuriser
00:47:30toutes ces personnes
00:47:31enfin bien sûr
00:47:32sur la directive
00:47:32elle n'est pas abandonnée
00:47:33vous savez qu'on est pas
00:47:34bien au contraire
00:47:35on avance
00:47:35un rapport a été remis
00:47:36je crois hier ou avant-hier
00:47:38ce rapport est sur la table
00:47:39on va en discuter avec les partenaires sociaux
00:47:41parce que la méthode Farandou
00:47:42c'est de toujours commencer
00:47:43de discuter avec les partenaires sociaux
00:47:45et ensuite
00:47:46on arrivera au Parlement
00:47:47avec un projet de loi
00:47:48je m'y engage
00:47:50merci beaucoup
00:47:51monsieur le ministre
00:47:52la parole est à présent
00:47:54à madame Nathalie Kodjia
00:47:55pour le groupe
00:47:56Ensemble pour la République
00:47:58merci madame la présidente
00:48:00ma question s'adresse
00:48:01à monsieur le ministre
00:48:02des Transports
00:48:03monsieur le ministre
00:48:04le 28 octobre
00:48:05près d'Ordin
00:48:06en Espagne
00:48:06des centaines de voyageurs
00:48:08ont pris le train
00:48:08pour un trajet ordinaire
00:48:10pour au moins 69 d'entre eux
00:48:12ce fut le dernier
00:48:14neuf mois après Adamus
00:48:15et ses 46 morts
00:48:16l'Espagne est de nouveau
00:48:18frappé par une terrible tragédie
00:48:19je vis de ce pays
00:48:21depuis 20 ans
00:48:21j'y représente
00:48:22nos compatriotes
00:48:23et je veux exprimer ici
00:48:25toute ma solidarité
00:48:26aux victimes
00:48:27parmi lesquelles
00:48:28Marie
00:48:28une Française de Madrid
00:48:29un membre apprécié
00:48:31de notre communauté
00:48:32ainsi qu'à leur famille
00:48:34et au peuple espagnol
00:48:38les causes de cette collision
00:48:39restent à établir
00:48:40mais ce drame
00:48:41nous oblige
00:48:42à nous interroger
00:48:43faisons-nous
00:48:44tout ce qui est nécessaire
00:48:45en France
00:48:45pour éviter une telle catastrophe
00:48:47depuis la libéralisation
00:48:48de 2019
00:48:49la fréquentation
00:48:50des trains
00:48:51à grande vitesse
00:48:51a augmenté
00:48:52en Espagne
00:48:52de 70%
00:48:53les prix ont baissé
00:48:55de plus de 40%
00:48:56au bénéfice des usagers
00:48:57mais les dépenses
00:48:58de maintenance
00:48:59n'ont progressé
00:48:59que de 38%
00:49:01la France s'ouvre
00:49:02elle aussi
00:49:02à la concurrence
00:49:03et le trafic
00:49:03va augmenter
00:49:05cette croissance
00:49:05doit aller de pair
00:49:06avec les investissements
00:49:07nécessaires
00:49:07à l'entretien
00:49:08et à la sécurité
00:49:09de notre réseau
00:49:09dès 2028
00:49:11le futur contrat
00:49:12de performance
00:49:12de SNCF réseau
00:49:13prévoit 4,5 milliards
00:49:15de rangs par an
00:49:15pour régénérer
00:49:16et moderniser
00:49:17le réseau
00:49:17le drame d'Urda
00:49:19le rappelle
00:49:19le renouvellement
00:49:21des systèmes de sécurité
00:49:21est un enjeu crucial
00:49:22sur nos lignes
00:49:24à grande vitesse
00:49:24les systèmes actuels
00:49:26contrôlent automatiquement
00:49:26la vitesse des trains
00:49:27et garantissent
00:49:28un haut niveau
00:49:29de sécurité
00:49:29mais leur emplacement
00:49:31doit s'accélérer
00:49:31notamment pour renforcer
00:49:33leur interopérabilité
00:49:34avec nos voisins européens
00:49:35Monsieur le ministre
00:49:37comment garantir
00:49:38à nos compatriotes
00:49:39et à tous les usagers
00:49:40que l'ouverture
00:49:41à la concurrence
00:49:42s'accompagnera
00:49:43des investissements
00:49:44nécessaires
00:49:44à leur sécurité
00:49:45notamment au renouvellement
00:49:46des systèmes de contrôle
00:49:47car lorsqu'on monte
00:49:48dans un train
00:49:49on devrait penser
00:49:50à son arrivée
00:49:51jamais à la possibilité
00:49:52d'y perdre la vie
00:49:53merci
00:49:53Merci beaucoup
00:49:55Madame la députée
00:49:57la parole est à
00:49:57Philippe Tabarro
00:49:58ministre des transports
00:50:03Madame la présidente
00:50:05Mesdames et Messieurs
00:50:06les députés
00:50:07Madame la députée Cogia
00:50:09je tiens tout d'abord
00:50:10à exprimer
00:50:10au nom du Premier ministre
00:50:12et du gouvernement français
00:50:13notre profonde émotion
00:50:14et notre solidarité
00:50:16avec le peuple espagnol
00:50:17vous l'avez dit
00:50:18suite au terrible accident
00:50:19ferroviaire
00:50:20survenu le 28 octobre
00:50:22dernier à Yurda
00:50:22le bilan provisoire
00:50:24est particulièrement lourd
00:50:2669 personnes
00:50:27qui ont perdu la vie
00:50:28dont une française
00:50:29et plusieurs centaines
00:50:30de blessés
00:50:31nos pensées
00:50:32bien sûr
00:50:32vont aux victimes
00:50:34à leurs familles
00:50:34à l'ensemble des personnes
00:50:35touchées par ce drame
00:50:36je veux saluer ici
00:50:37la réactivité des équipes
00:50:39au consulat à Madrid
00:50:40et à Paris
00:50:41qui ont rapidement
00:50:42levé les doutes
00:50:43sur plusieurs disparitions
00:50:44inquiétantes
00:50:45et demeurent mobilisés
00:50:46pour assister la famille
00:50:48de notre compatriote
00:50:49selon les premiers éléments
00:50:51une faille de système
00:50:52de signalisation
00:50:53et des erreurs d'aiguillage
00:50:54pourrait être en cause
00:50:56mais il faut rester prudent
00:50:57et attendre des conclusions
00:50:58par rapport à l'enquête
00:50:59en cours
00:51:00en France
00:51:01avant comme après
00:51:02l'ouverture à la concurrence
00:51:04la prévention
00:51:04des collisions
00:51:05se base sur plusieurs niveaux
00:51:07de protection
00:51:08à la fois technique
00:51:09humain
00:51:09organisationnel
00:51:11conçu pour qu'aucune erreur
00:51:12isolée
00:51:13ne puisse
00:51:14à elle seule
00:51:15provoquer une catastrophe
00:51:16notre situation
00:51:18se différencie également
00:51:19de nos amis espagnols
00:51:20où le réseau TGV
00:51:22s'est considérablement développé
00:51:23en très peu de temps
00:51:24vous l'avez dit également
00:51:26et où coexistent
00:51:27trois systèmes
00:51:28de signalisation
00:51:29mais la sécurité ferroviaire
00:51:31n'est jamais définitivement acquise
00:51:33elle exige une amélioration
00:51:34une vigilance constante
00:51:36ainsi que des investissements
00:51:37comme vous le soulignez
00:51:39c'est tout l'objectif
00:51:39du contrat de performance
00:51:40entre l'Etat
00:51:41et SNCF réseau
00:51:42que je signerai
00:51:43la semaine prochaine
00:51:44et qui augmentera
00:51:45de 50%
00:51:46les investissements
00:51:47de régénération
00:51:48et de modernisation
00:51:49et puis c'est aussi
00:51:51le sens
00:51:51du projet de loi cadre
00:51:53que je porte
00:51:53et que j'espère voir
00:51:54prochainement
00:51:55discuté
00:51:56et adopté
00:51:57par votre assemblée
00:51:58merci beaucoup
00:52:00monsieur le ministre
00:52:02la parole est à présent
00:52:04madame Cheher Hazard
00:52:05Bentorqui
00:52:06pour la France Insémise
00:52:11merci madame la présidente
00:52:13très décevant
00:52:14voilà comment
00:52:15les organisations syndicales
00:52:17ont qualifié
00:52:17leur échange avec vous
00:52:18monsieur le ministre
00:52:19et entre nous
00:52:20comment pourrait-il
00:52:21en être autrement
00:52:23elle réclamer
00:52:24les salaires
00:52:24qui suivent l'inflation
00:52:25des pensions valorisées
00:52:27des APL
00:52:28en hausse
00:52:29et des services
00:52:29publics renforcés
00:52:30et votre réponse
00:52:32l'austérité
00:52:33encore et toujours
00:52:34avec votre énième
00:52:36budget de misère
00:52:37vous avez décidé
00:52:38d'aller encore
00:52:38beaucoup plus loin
00:52:39dans l'indécence
00:52:40faire les poches
00:52:41des malades
00:52:42des retraités
00:52:44des travailleurs
00:52:45des privés d'emploi
00:52:48mais pour les plus fortunés
00:52:50les cadeaux
00:52:50continuent à couler
00:52:51à flot
00:52:52depuis 2017
00:52:54la fortune
00:52:55des milliardaires français
00:52:56a doublé
00:52:56et pendant ce temps-là
00:52:5812 millions
00:52:59il y a 12 millions
00:53:00de pauvres
00:53:01dans notre pays
00:53:01et après cela
00:53:03vous prétendez
00:53:04qu'il n'y ait plus d'argent
00:53:05plus d'argent
00:53:06pour se soigner
00:53:07plus d'argent
00:53:08pour se loger
00:53:09plus d'argent
00:53:10pour étudier
00:53:11plus d'argent
00:53:12pour nos retraités
00:53:13mais toujours
00:53:14de l'argent
00:53:14pour préserver
00:53:15les privilèges
00:53:16les plus riches
00:53:16voilà
00:53:19voilà votre conception
00:53:20de votre justice sociale
00:53:22quand les marchés financiers
00:53:25exigent l'austérité
00:53:26vous obéissez
00:53:27mais quand le peuple français
00:53:29réclame la justice sociale
00:53:30vous sortez les matraques
00:53:32et les bombes lacrymogènes
00:53:35et votre réponse politique
00:53:37se résume trop souvent
00:53:38à la repression
00:53:39elle est même devenue
00:53:40votre marque de fabrique
00:53:41demandez aux gilets jaunes
00:53:43ils s'en souviennent encore
00:53:44car c'est bien là
00:53:45le scandale
00:53:46les syndicats demandent
00:53:47des négociations
00:53:48les travailleurs exigent
00:53:50des salaires dignes
00:53:50notre jeunesse
00:53:51demande simplement
00:53:52un avenir
00:53:53Anna Arendt nous rappelle
00:53:55que la violence surgit
00:53:57lorsque le pouvoir
00:53:58se sent menacé
00:53:59un pouvoir
00:54:00qui répond
00:54:01aux revendications sociales
00:54:02par la répression
00:54:04c'est un signal clair
00:54:05il est temps
00:54:06que vous partez
00:54:07car oui
00:54:08les matraques
00:54:09n'augmenteront pas
00:54:10les salaires
00:54:10les bombes lacrymogènes
00:54:12ne vont jamais
00:54:12revaloriser
00:54:13les pensions
00:54:16la parole est à
00:54:17monsieur Jean-Pierre Parandeau
00:54:18ministre du Travail
00:54:19et des Solidarités
00:54:22Madame la Présidente
00:54:24Mesdames et Messieurs les députés
00:54:25Madame la députée
00:54:26un petit rappel historique
00:54:28fin 25
00:54:29c'est pas si vieux
00:54:30ça allait pas si mal
00:54:31les salaires
00:54:32avaient rejoint
00:54:33à peu près
00:54:33le niveau de l'inflation
00:54:34par une politique salariale
00:54:35assez dynamique
00:54:36les perspectives
00:54:37sur l'année 26
00:54:37étaient pas si mauvaises
00:54:38et franchement
00:54:39le SMIC bien sûr
00:54:41était en excès
00:54:41il avait fait son chemin
00:54:42il était d'ailleurs devant
00:54:43il était devant
00:54:44l'évolution des prix
00:54:45et l'évolution des salaires moyens
00:54:47au fond
00:54:47fin 25
00:54:48les choses n'allaient pas si mal
00:54:49puis il s'est passé
00:54:50ce qui s'est passé
00:54:50il s'est passé
00:54:51Hormuz
00:54:52il s'est passé
00:54:53la guerre en Iran
00:54:53il s'est passé
00:54:54la hausse des carburants
00:54:56voilà
00:54:56alors c'est comme ça
00:54:57c'est un fait
00:54:58et bien sûr
00:54:58ça a été dit
00:54:59la géopolitique
00:55:00s'est invitée
00:55:01dans la situation économique
00:55:02de notre pays
00:55:03et bien sûr
00:55:04est venue créer
00:55:04des problèmes de pouvoir d'achat
00:55:05notamment autour des carburants
00:55:06les carburants
00:55:07justement on a agi toute l'année
00:55:08madame
00:55:09d'abord on a aidé
00:55:10les entreprises en difficulté
00:55:11je pense au transport
00:55:12à l'agriculture
00:55:13à la pêche
00:55:13on a été là pour les aider
00:55:15on a aidé les salariés
00:55:16les grands rouleurs
00:55:17par deux fois dans le pays
00:55:18avec la prime grand rouleur
00:55:19qui a été renouvelée
00:55:20et étendue
00:55:21maintenant c'est quasiment
00:55:226 millions de français
00:55:23qui peuvent en profiter
00:55:24et puis le SMIC
00:55:25le SMIC fait son travail
00:55:27il est indexé
00:55:28il avance
00:55:28il a augmenté
00:55:29de 1,2% au 1er janvier
00:55:31il a augmenté
00:55:32de 2,4%
00:55:33au 1er juin
00:55:34et on est en train d'ailleurs
00:55:35de négocier
00:55:36une augmentation supérieure
00:55:37rappelons la prime d'activité
00:55:39aussi
00:55:3950 euros de mois
00:55:41par plus
00:55:41au 1er juillet
00:55:42quand vous additionnez tout ça
00:55:43l'Etat a fait son boulot
00:55:44alors maintenant
00:55:45effectivement
00:55:46la période arrive
00:55:46à la négociation salariale
00:55:48dans les branches
00:55:49et dans les entreprises
00:55:50je vous l'ai dit
00:55:51j'ai répondu tout à l'heure
00:55:51à une question
00:55:52en ce sens
00:55:53je suis en train de conduire
00:55:54des concertations sérieuses
00:55:55avec les organisations syndicales
00:55:57toutes
00:55:57avec les organisations patronales
00:55:58toutes
00:55:59pour voir effectivement
00:56:00comment ensemble
00:56:01à trois
00:56:01l'Etat
00:56:02les syndicats
00:56:03et les entreprises
00:56:03on arrive à créer
00:56:04les conditions
00:56:05d'une relance salariale
00:56:06dans ce pays
00:56:07mais en responsabilité
00:56:08parce que les salaires
00:56:09c'est important
00:56:09l'emploi aussi
00:56:10et vous le savez
00:56:11il y a un lien entre les deux
00:56:13sans parler de l'inflation
00:56:14bien évidemment
00:56:14merci pour votre écoute
00:56:16merci madame
00:56:16merci beaucoup
00:56:17monsieur le ministre
00:56:18la parole est à présent
00:56:20à monsieur Cyril Tribuiani
00:56:22pour le Rassemblement National
00:56:28merci madame la présidente
00:56:30monsieur le premier ministre
00:56:31une voiture incendie
00:56:32un commerce pillé
00:56:33une école saccagée
00:56:34une mairie détruite
00:56:35des achats qui émeutent
00:56:36des français subissent
00:56:37les conséquences
00:56:38de votre incapacité
00:56:39à faire respecter l'ordre
00:56:40au nom du groupe
00:56:42Rassemblement National
00:56:43je veux rendre un hommage
00:56:44appuyé à nos policiers
00:56:44et gendarmes
00:56:45qui chaque week-end
00:56:46tiennent à eux seuls
00:56:47la république
00:56:48debout
00:56:49avec un courage
00:56:50et un sens du devoir exemplaire
00:56:51face à des milices
00:56:52d'extrême gauche
00:56:53dont certains militants
00:56:54cherchent à les blesser
00:56:55grièvement
00:56:55voire à les tuer
00:56:57ils ont notre connaissance
00:56:58et notre soutien défectible
00:57:00et quelle réponse
00:57:01préparez-vous pour 2027
00:57:02une contribution
00:57:03sur les assurances
00:57:04de dommages
00:57:05envisagées à 0,8%
00:57:07pour financer
00:57:08les dégâts des émeutes
00:57:09après l'avoir inscrit
00:57:11dans le budget 2026
00:57:12adopté par 49,3
00:57:13vous en préparez
00:57:14sournoisement
00:57:15l'application par décret
00:57:16et arrêtez
00:57:17son taux pourra même
00:57:18atteindre 1,5%
00:57:20sans nouveau vote
00:57:21à l'Assemblée Nationale
00:57:22faute de faire payer
00:57:23les casseurs
00:57:24vous allez faire payer
00:57:25les victimes
00:57:25vous répondez
00:57:26que les assureurs
00:57:27acquitteront
00:57:28cette contribution
00:57:28mais la commission
00:57:30des finances du Sénat
00:57:31a averti
00:57:31qu'ils pourront
00:57:32en répercuter
00:57:33le coût
00:57:33sur leurs clients
00:57:34le directeur général
00:57:35de la Massif
00:57:36a d'ailleurs annoncé
00:57:37qu'il le ferait
00:57:38le salarié
00:57:39qui assure sa voiture
00:57:40la famille qui protège
00:57:41son logement
00:57:41l'artisan qui assure
00:57:43son commerce
00:57:43tous risquent de payer
00:57:45pour les destructions
00:57:46d'une minorité
00:57:47de voyous
00:57:48au Rassemblement National
00:57:49notre principe est simple
00:57:50les casseurs doivent payer
00:57:52pour leurs actes
00:57:52les Français honnêtes
00:57:53n'ont pas à payer pour eux
00:57:54les Français financent déjà
00:57:56la police et la justice
00:57:57par leurs impôts
00:57:58ils n'ont pas à recevoir
00:58:00une facture supplémentaire
00:58:01sur leurs assurances
00:58:02Monsieur le Premier Ministre
00:58:03renoncerez-vous
00:58:04à cette contribution
00:58:05quelles mesures
00:58:06prendrez-vous
00:58:06pour que les casseurs
00:58:07paient effectivement
00:58:08les conséquences
00:58:09de leurs actes violentes
00:58:10je vous remercie
00:58:11merci monsieur le député
00:58:13la parole est à Roland Lescure
00:58:15ministre de l'économie
00:58:16et des finances
00:58:19Madame la Présidente
00:58:20Mesdames Messieurs les députés
00:58:22Monsieur le député
00:58:23Tribuiani
00:58:23vous n'étiez pas là
00:58:24il y a un an
00:58:24mais vous êtes bien renseigné
00:58:25la disposition
00:58:27à laquelle vous faites référence
00:58:28elle a été adoptée
00:58:29dans le cadre
00:58:29du projet de loi de finances
00:58:30pour 2026
00:58:32et nous la mettons en oeuvre
00:58:33on applique la loi
00:58:34et c'est bien normal
00:58:35cette disposition
00:58:36elle avait été votée
00:58:38dans le cadre
00:58:38d'un amendement
00:58:39au Sénat
00:58:40suite
00:58:41et c'est un sujet
00:58:42qui remonte à 2018
00:58:43à des difficultés
00:58:44dans certains territoires
00:58:45des collectivités locales
00:58:47et des commerces
00:58:47à pouvoir s'assurer
00:58:48contre ce risque
00:58:49et donc cette disposition
00:58:51que nous mettons en oeuvre
00:58:52via un décret
00:58:52des arrêtés
00:58:53qui sont actuellement
00:58:54en consultation
00:58:55n'est évidemment pas liée
00:58:57aux émeutes récentes
00:58:58auxquelles vous faites référence
00:58:59face à ces émeutes
00:59:01trois choses importantes
00:59:02évidemment
00:59:02d'abord
00:59:03assurer la sécurité
00:59:04vous l'avez vu
00:59:04la réponse du gouvernement
00:59:05depuis deux samedis
00:59:07a été exemplaire
00:59:08et a limité très largement
00:59:09les pillages
00:59:10et les émeutes
00:59:11à quelques cas isolés
00:59:12qui sont toujours
00:59:13des cas isolés
00:59:14de trop
00:59:15deux évidemment
00:59:16casseurs payeurs
00:59:17vous savez que ce projet
00:59:18doit être en discussion
00:59:19au Sénat
00:59:19il viendra à l'Assemblée
00:59:20vous aurez l'occasion
00:59:21de vous prononcer
00:59:22sur ce texte
00:59:24et trois
00:59:24la solidarité nationale
00:59:25effectivement
00:59:26appliquer la loi de finances
00:59:27qui a été adoptée
00:59:28dans le cadre
00:59:29du Parlement
00:59:30il y a maintenant
00:59:30un peu moins d'un an
00:59:32mettre en oeuvre
00:59:33un dispositif
00:59:34qui fait
00:59:35que la garantie
00:59:37anti-émeute
00:59:38qui existe
00:59:39déjà
00:59:39très largement
00:59:40dans les contrats
00:59:41d'assurance
00:59:42je le rappelle
00:59:43qui posait des problèmes
00:59:44dans quelques territoires
00:59:46va être désormais
00:59:47généralisé
00:59:48obligatoire
00:59:49avec une contribution
00:59:50de solidarité
00:59:51vous avez oublié de le dire
00:59:52qui va se monter
00:59:53à deux euros par an
00:59:55par contrat d'assurance
00:59:56dans le cadre
00:59:57d'un fonds de mutualisation
00:59:58qui va permettre
00:59:59effectivement
00:59:59d'assurer
01:00:00les commerçants
01:00:00qui sont en première ligne
01:00:01d'assurer les collectivités
01:00:03territoriales
01:00:04qui soient en première ligne
01:00:04l'état évidemment
01:00:05ne récupérera rien
01:00:07de cette contribution
01:00:08que certains ont qualifié
01:00:10de taxes
01:00:10et qui n'en est pas
01:00:11nous faisons jouer
01:00:12la solidarité nationale
01:00:13nous répondons
01:00:14à des besoins
01:00:15importants dans les territoires
01:00:16notamment d'Outre-mer
01:00:17que vous connaissez
01:00:18bref nous faisons notre travail
01:00:19faisons le nôtre
01:00:20merci beaucoup
01:00:21monsieur le ministre
01:00:22monsieur le député
01:00:23monsieur le ministre
01:00:24merci pour votre réponse
01:00:25mais ne convient pas du tout
01:00:26aux français aujourd'hui
01:00:27je peux vous dire
01:00:28qu'effectivement
01:00:28il y a un an
01:00:29je n'étais pas là
01:00:29mais ce qu'il est certain
01:00:30c'est qu'en 2027 avec Marine Le Pen
01:00:32ça sera enfin le retour
01:00:33du pouvoir d'achat
01:00:34et ça sera le retour
01:00:35de l'ordre dans nos rues
01:00:36je vous remercie
01:00:37merci monsieur le député
01:00:39la parole est à ma présente
01:00:40monsieur Julien Bruggerolle
01:00:42pour le groupe GDR
01:00:44merci madame la présidente
01:00:46madame la ministre
01:00:47chargée de l'énergie
01:00:48après plusieurs semaines
01:00:49de mobilisation massive
01:00:50de la jeunesse
01:00:51l'ensemble des organisations
01:00:53syndicales
01:00:53appellent à manifester
01:00:54ce jeudi 5 novembre
01:00:55contre la vie chère
01:00:56une mobilisation
01:00:58pour exprimer d'une seule voix
01:00:59le ras-le-bol des français
01:01:00face à la violence sociale
01:01:02qu'ils subissent
01:01:03et à laquelle
01:01:03votre gouvernement
01:01:04ne répond pas
01:01:05la flambée des prix
01:01:07de l'énergie
01:01:07en est l'illustration
01:01:08la plus injuste
01:01:09non seulement
01:01:10beaucoup de français
01:01:11n'arrivent plus
01:01:11à faire le plein
01:01:12pour leur déplacement
01:01:13du quotidien
01:01:14mais à l'approche
01:01:15de l'hiver
01:01:15ils savent aussi
01:01:16qu'ils n'arriveront pas
01:01:17à se chauffer correctement
01:01:18dans les mois à venir
01:01:19à remplir la cuve de fioul
01:01:21ou à payer les factures
01:01:22de gaz
01:01:23après une nouvelle hausse
01:01:24des prix de 11%
01:01:25cette année
01:01:26soit 80%
01:01:28d'augmentation
01:01:28en 5 ans
01:01:29voilà le terrible bilan
01:01:31de ces 10 dernières années
01:01:32de politique libérale
01:01:33où vous avez été
01:01:34en responsabilité
01:01:3512 millions de français
01:01:37sont désormais
01:01:37en situation
01:01:38de précarité énergétique
01:01:39plus d'un habitant
01:01:40sur trois
01:01:41souffre du froid
01:01:42dans son logement
01:01:42et 36% des ménages
01:01:44peinent à payer
01:01:45leur facture d'énergie
01:01:46Madame la ministre
01:01:47les français
01:01:48n'attendent plus
01:01:49des mesurettes
01:01:49des petits chèques
01:01:50ou des aides
01:01:51aussitôt engloutis
01:01:52par l'inflation
01:01:53depuis plusieurs semaines
01:01:54ils descendent
01:01:55par milliers
01:01:55dans la rue
01:01:56pour exiger
01:01:56des décisions fortes
01:01:57qui les protègent
01:01:58alors mes questions
01:01:59seront directes
01:02:00et nos concitoyens
01:02:02attendent des réponses
01:02:03claires
01:02:03votre gouvernement
01:02:04est-il enfin prêt
01:02:05à bloquer les prix
01:02:06des carburants
01:02:07et à encadrer
01:02:08les marges
01:02:09des raffineurs
01:02:10multipliées par 7
01:02:11depuis le début
01:02:12de l'année
01:02:13êtes-vous enfin prêt
01:02:14à mettre à contribution
01:02:15les profiteurs de crise
01:02:17à commencer par Total
01:02:18et les grandes compagnies
01:02:19pétrolières
01:02:20enfin votre gouvernement
01:02:22respectera-t-il
01:02:24la démocratie parlementaire
01:02:25qui à l'écoute
01:02:26de la détresse
01:02:27des français
01:02:27a voté hier
01:02:29à une large majorité
01:02:30notre amendement
01:02:31prévoyant la baisse
01:02:32à 5,5%
01:02:34de la TVA
01:02:34sur l'électricité
01:02:38Merci beaucoup
01:02:39Monsieur le député
01:02:40la parole est à
01:02:41Maude Bréjon
01:02:41ministre en charge
01:02:42de l'énergie
01:02:44Merci Madame la Présidente
01:02:46Monsieur le député
01:02:47d'abord vous avez raison
01:02:48les difficultés
01:02:48auxquelles les français
01:02:49sont confrontés
01:02:50sont réelles
01:02:50on le sait
01:02:52et c'est spécifiquement
01:02:53le cas depuis plusieurs mois
01:02:54avec ce qui se passe
01:02:54au Moyen-Orient
01:02:55vous avez dit
01:02:56dans votre question
01:02:57que c'était le bilan
01:02:59d'une politique libérale
01:03:00et donc
01:03:01des dix dernières années
01:03:02en évoquant
01:03:03la hausse du prix du gaz
01:03:04la hausse du prix
01:03:05des prix du carburant
01:03:07c'est le résultat direct
01:03:08du blocage
01:03:09du détroit d'Ormose
01:03:10c'est le résultat direct
01:03:11de ce qui se passe
01:03:12à l'international
01:03:13et vous ne pouvez pas
01:03:15faire une question entière
01:03:16sur les prix de l'énergie
01:03:18spécifiquement en ce moment
01:03:19sans faire le lien
01:03:20entre les prix à la pompe
01:03:22d'une part
01:03:23et ce qui se passe
01:03:24à l'international
01:03:24d'autre part
01:03:25parce que
01:03:26et vous le savez
01:03:2660% de l'énergie
01:03:28que l'on consomme
01:03:29ce sont des énergies fossiles
01:03:31et ces énergies fossiles
01:03:32elles sont massivement
01:03:35presque entièrement importées
01:03:36donc on dépend
01:03:37de ce qui se passe ailleurs
01:03:38et on dépend des prix
01:03:39fixés par les autres
01:03:40ça c'est la première chose
01:03:41sur les prix du carburant
01:03:43on a libéré
01:03:4410 millions de barils
01:03:45de stocks stratégiques
01:03:46sur le diesel
01:03:46c'est une décision
01:03:48du président de la république
01:03:49et du premier ministre
01:03:49qui est absolument inédite
01:03:51absolument inédite
01:03:52c'est la première fois
01:03:53dans l'histoire
01:03:54de notre pays
01:03:54si je ne me trompe pas
01:03:55que pour des questions
01:03:56de prix
01:03:57et non pour des questions
01:03:57de volume
01:03:58on procède à ce type
01:03:59de libération
01:04:00déjà visible
01:04:01dans une station sur deux
01:04:02avec des baisses de prix
01:04:03qui peuvent aller
01:04:04jusqu'à environ 20 centimes
01:04:06ce qui est un apport
01:04:08évidemment important
01:04:09pour le pouvoir
01:04:09d'achat des français
01:04:10quand bien même
01:04:11les prix restent hauts
01:04:12sur la question
01:04:13de l'électricité
01:04:14moi j'aimerais
01:04:15en un coup de baguette magique
01:04:16faire baisser la TVA
01:04:18à 5,5%
01:04:19d'autant que l'électricité
01:04:20est décarbonée
01:04:21produite en France
01:04:22et une énergie
01:04:23qui est évidemment
01:04:23souveraine
01:04:24mais comment est-ce
01:04:25qu'on le finance
01:04:26et c'est la question
01:04:27sur laquelle
01:04:28y compris au sein
01:04:29de cet hémicycle
01:04:30y compris au sein
01:04:31de cet hémicycle
01:04:32il n'y a pas de consensus
01:04:33du reste
01:04:34le Premier ministre
01:04:35s'est engagé
01:04:36et c'est important
01:04:36est-ce qu'il n'y ait
01:04:37aucune hausse
01:04:38aucune hausse
01:04:39de l'électricité
01:04:40durant les mois à venir
01:04:41et singulièrement
01:04:42pendant l'hiver
01:04:43Serge Papin rappelait d'ailleurs
01:04:44à juste titre tout à l'heure
01:04:45que le chèque énergie
01:04:46a été avancé
01:04:47en janvier prochain
01:04:49et on avance aussi
01:04:50sur l'automatisation
01:04:51puisqu'environ
01:04:51200 000 personnes
01:04:52le toucheront
01:04:53de manière automatique
01:04:55en plus de ce qui était
01:04:56déjà le cas
01:04:57l'année dernière
01:04:58je vous remercie
01:04:58merci beaucoup
01:04:59madame la ministre
01:05:00monsieur le député
01:05:00une fois de plus
01:05:02avec votre réponse
01:05:03plutôt que de répondre
01:05:04à la colère des français
01:05:05je crois que vous allez
01:05:06continuer à l'alimenter
01:05:07malheureusement
01:05:08merci
01:05:08la parole est à présent
01:05:10monsieur Romain Daubier
01:05:11pour le groupe démocrate
01:05:13merci madame la présidente
01:05:15ma question
01:05:15s'adresse à monsieur
01:05:17le ministre
01:05:17de l'économie
01:05:18la France a fait le choix
01:05:20d'avoir une énergie
01:05:21décarbonée
01:05:22sans renoncer
01:05:23à sa souveraineté
01:05:24ce choix repose
01:05:25sur un mexe énergétique
01:05:26renouvelable et nucléaire
01:05:28le nucléaire étant propre
01:05:30pilotable
01:05:30et compétitif
01:05:32le groupe des démocrates
01:05:33soutient plaitement
01:05:34cet équilibre
01:05:35ce choix
01:05:36a également un nom
01:05:37EPR2
01:05:39à Penly
01:05:40à Graveline
01:05:41et chez moi
01:05:41dans l'un
01:05:42à Buget
01:05:43des milliers d'emplois
01:05:44des compétences retrouvées
01:05:46une électricité décarbonée
01:05:47pour nos industries
01:05:48et nos familles
01:05:49jusqu'à la fin du siècle
01:05:50et surtout
01:05:51un prix
01:05:52de l'électricité stable
01:05:53qui ne dépend pas
01:05:54d'une guerre
01:05:55à l'autre bout
01:05:56de la planète
01:05:56ou d'un blocus
01:05:57maritime
01:05:58EDF est prête
01:06:00nos territoires
01:06:01sont prêts
01:06:01tout reste suspendu
01:06:03à la commission européenne
01:06:05qui a ouvert une enquête
01:06:06sur les aides d'Etat
01:06:06envisagées
01:06:07et qui pourrait imposer
01:06:08à EDF
01:06:09de céder une partie
01:06:10de sa future production
01:06:11à ses concurrents
01:06:13je ne souhaite pas
01:06:14revivre
01:06:15l'arène
01:06:15ne demandons pas
01:06:17à EDF
01:06:18de porter seul
01:06:19plus de 70 milliards d'euros
01:06:20pour ensuite céder
01:06:22le fruit de son travail
01:06:23la décision finale
01:06:25d'investissement
01:06:26doit être prise
01:06:26avant la fin de l'année
01:06:27pour une mise en service
01:06:28en 2038
01:06:29mes questions sont simples
01:06:31le gouvernement
01:06:32refuse-t-il
01:06:33toute condition
01:06:35qui affaiblirait
01:06:36EDF
01:06:37quel point
01:06:38reste à arbitrer
01:06:39quelles actions
01:06:40sont mises en place
01:06:41pour obtenir des décisions
01:06:42plus rapidement
01:06:43que celles obtenues
01:06:44par la Pologne
01:06:45ou la République tchèque
01:06:46en tout état de cause
01:06:47avant la décision
01:06:48d'EDF
01:06:49prévue à la fin de l'année
01:06:50je vous remercie
01:06:51merci beaucoup
01:06:52monsieur le député
01:06:53la parole est à madame
01:06:54Maude Bréjot
01:06:55ministre déléguée
01:06:56chargée de l'énergie
01:06:57et porte-parole
01:06:58du gouvernement
01:06:59merci madame la présidente
01:07:01monsieur le député
01:07:01Romain Daubier
01:07:02je vais être extrêmement clair
01:07:03d'abord il est hors de question
01:07:04de remettre en place
01:07:05quelle carène que ce soit
01:07:07et il est hors de question
01:07:08de brader
01:07:09la production électronucléaire française
01:07:11EDF ne vendra pas
01:07:13à ses concurrents
01:07:14de l'électricité
01:07:14significativement inférieure
01:07:16au prix de marché
01:07:17comme ça a été
01:07:18bien trop souvent le cas
01:07:20depuis le vote
01:07:21de la loi
01:07:22après les années 2010
01:07:24deuxièmement
01:07:24ce n'était pas
01:07:25dans votre question
01:07:26mais ça a beaucoup circulé
01:07:27donc je me permets
01:07:27de revenir sur les conditions
01:07:28qui sont discutées
01:07:29en ce moment
01:07:29il est hors de question
01:07:31que l'Union Européenne
01:07:32impose des interconnexions
01:07:33à la France
01:07:34que ce soit
01:07:35avec l'Allemagne
01:07:36que ce soit
01:07:37avec l'Espagne
01:07:38interconnexions
01:07:39qui iraient
01:07:40à l'encontre
01:07:41de notre stratégie
01:07:43énergétique
01:07:44et des intérêts français
01:07:46que ce soit
01:07:47d'un côté
01:07:48encore une fois
01:07:48ou de l'autre
01:07:49les interconnexions
01:07:50sont nécessaires
01:07:51c'est ce qui nous permet
01:07:51de faire fonctionner le marché
01:07:52c'est ce qui nous a aussi
01:07:53permis d'importer
01:07:54pendant la crise
01:07:55de 2022-2023
01:07:57mais ça doit se faire
01:07:58à nos conditions
01:07:59et c'est ce que nous avons
01:08:00notamment imposé
01:08:01dans le nouveau
01:08:01paquet réseau
01:08:02l'agenda du reste
01:08:04des discussions
01:08:04avec la Commission Européenne
01:08:06pour la décision finale
01:08:07d'investissement
01:08:08sur les futurs EPR2
01:08:09sera tenu
01:08:10cette décision finale
01:08:11d'investissement
01:08:12doit pouvoir être prise
01:08:13d'ici à la fin de l'année
01:08:16et les discussions
01:08:17avec la Commission Européenne
01:08:18avancent dans les temps
01:08:20impartis
01:08:20je vous remercie
01:08:21Merci beaucoup
01:08:22Madame la Ministre
01:08:23Monsieur le député
01:08:24non c'est bon
01:08:25la parole est à présent
01:08:26à Monsieur Ali Duhara
01:08:27pour le groupe
01:08:28La France Insoumise
01:08:31Merci Madame la Présidente
01:08:32Monsieur le Premier Ministre
01:08:35ouvrez les yeux
01:08:36ouvrez les yeux
01:08:37que ces mots prononcés
01:08:38par Ali Rabé
01:08:39vendredi dernier
01:08:39à Trappes
01:08:40en hommage
01:08:41à Pengo Bossio Wangi
01:08:42résonnent dans cet hémicycle
01:08:45Le 29 avril 2025
01:08:48nous observions
01:08:49ici même
01:08:50à l'Assemblée Nationale
01:08:51une minute de silence
01:08:52après l'assassinat
01:08:53islamophobe
01:08:54d'Abou Bakar Sissé
01:08:55poignardé à 57 reprises
01:08:57dans une mosquée
01:08:5818 mois plus tard
01:08:59Pengo Bossio Wangi
01:09:0026 ans
01:09:01est tué dans un attentat
01:09:03raciste et islamophobe
01:09:047 autres personnes
01:09:06sont blessées
01:09:06dont Ramatou
01:09:0712 ans
01:09:08criblée de balles
01:09:09alors qu'elle se rendait
01:09:10à la piscine
01:09:11ce drame
01:09:12aurait dû être
01:09:12un électrochoc
01:09:13pourtant
01:09:14rien n'a été fait
01:09:15pour combattre
01:09:16le poison
01:09:16de la xénophobie
01:09:17de l'islamophobie
01:09:19et de la négrophobie
01:09:20notamment sur nos chaînes
01:09:21de télévision
01:09:22et pendant ce temps
01:09:23votre garde des Sceaux
01:09:25souhaite
01:09:26longue vie à CNews
01:09:27une chaîne qui cumule
01:09:2927 rappels à l'ordre de l'ARCOM
01:09:31plus d'un demi-million
01:09:32d'euros d'amende
01:09:33et qui fait l'objet
01:09:34d'une enquête
01:09:35pour un jour public
01:09:35à caractère raciste
01:09:37après les attaques
01:09:38contre Bali Bagayoko
01:09:39et comment oublier
01:09:40l'horreur prononcée
01:09:42par votre ministre Berger
01:09:43qui a elle-même repris
01:09:45à son compte
01:09:45la théorie du grand remplacement
01:09:46pendant des années
01:09:48CNews a ciblé
01:09:50et le 23 octobre dernier
01:09:51Kevin a tué
01:09:53les mots ne sont jamais
01:09:54sans conséquences
01:09:55à force de banaliser
01:09:57le racisme
01:09:58l'islamophobie
01:09:59et la négrophobie
01:10:00vous installez
01:10:01un climat de haine
01:10:02qui se normalise
01:10:03plus de 700 000 citoyens
01:10:05réclament aujourd'hui
01:10:06la fermeture
01:10:07de cette chaîne
01:10:08qui a fait du racisme
01:10:09et de l'islamophobie
01:10:10son fond de commerce
01:10:12Monsieur le Premier ministre
01:10:13face au fascisme
01:10:15il n'y a que deux options
01:10:16être pour ou contre
01:10:18pour ou contre
01:10:19la fermeture de CNews
01:10:20pour ou contre
01:10:21laisser des compatriotes
01:10:22noirs comparés
01:10:23à des grands singes
01:10:24pour ou contre
01:10:25laisser se diffuser
01:10:26les discours de haine
01:10:27islamophobie
01:10:28et négrophobie
01:10:29qui tuent dans notre pays
01:10:30alors face au racisme
01:10:31face à la haine
01:10:33face au fascisme
01:10:34il n'y a pas de neutralité possible
01:10:35ouvrez les yeux
01:10:38Merci beaucoup
01:10:39Monsieur le député
01:10:40la parole est à Madame Catherine Pegard
01:10:42ministre de la Culture
01:10:47Madame la Présidente
01:10:48Mesdames et Messieurs les députés
01:10:50Monsieur le député
01:10:52permettez-moi tout d'abord
01:10:53de dire à nouveau
01:10:54mon soutien aux journalistes
01:10:56qui exercent aujourd'hui
01:10:58leur métier
01:10:58dans un climat
01:10:59de plus en plus difficile
01:11:01de plus en plus tendu
01:11:02quelle que soit la rédaction
01:11:04à laquelle ils appartiennent
01:11:07Monsieur le député
01:11:08vous évoquez la ligne éditoriale
01:11:10d'un média audiovisuel
01:11:11le débat est légitime
01:11:13mais je tiens
01:11:15je tiens à rappeler
01:11:16que nos médias audiovisuels
01:11:18sont soumis à un cadre précis
01:11:21fixé par le législateur
01:11:23qui répond aux principes
01:11:25constitutionnels
01:11:26de la liberté de la communication
01:11:28celle-ci s'exerce
01:11:30celle-ci s'exerce
01:11:31est-il besoin de le rappeler
01:11:33dans les limites fixées
01:11:35par la loi
01:11:35elle prohibe
01:11:37l'incitation à la haine
01:11:38et à la discrimination
01:11:39elle impose
01:11:41de respecter
01:11:42le pluralisme politique
01:11:43elle prescrit
01:11:45l'honnêteté
01:11:45et la rigueur
01:11:46dans le traitement
01:11:48de l'information
01:11:50comme il s'agit
01:11:51de nos libertés fondamentales
01:11:52cet équilibre
01:11:53est placé
01:11:54sous le contrôle
01:11:54du juge
01:11:55mais aussi
01:11:56sous le contrôle
01:11:57d'une autorité
01:11:57indépendante
01:11:59l'ARCOM
01:11:59c'est à eux
01:12:01qu'il revient
01:12:01d'apprécier
01:12:02si ces principes
01:12:03si ces règles
01:12:04sont respectées
01:12:05et le cas échéance
01:12:06d'en tirer
01:12:07les conséquences
01:12:08ce qu'ils ont fait
01:12:09comme vous le savez
01:12:11c'est une mission
01:12:12essentielle
01:12:13c'est une mission
01:12:14délicate
01:12:15il ne m'appartient pas
01:12:16de la commenter
01:12:17par ailleurs
01:12:18à propos de la pétition
01:12:20dont vous faites mention
01:12:21il me semble
01:12:22qu'il s'agit
01:12:23pour l'heure
01:12:23d'un sujet parlementaire
01:12:25sur lequel le gouvernement
01:12:26n'a pas à se prononcer
01:12:28votre assemblée
01:12:29décidera
01:12:30des suites
01:12:30à donner à cette pétition
01:12:32je vous remercie
01:12:33merci beaucoup
01:12:34madame la ministre
01:12:35la séance des questions
01:12:36au gouvernement
01:12:37est terminée
01:12:38la séance est suspendue