00:00Vous étiez pour la primaire il y a encore deux ans, j'ai retrouvé vos propos aujourd'hui.
00:03Est-ce que vous estimez qu'il faudrait une primaire ?
00:05Mais j'étais pour la primaire et tout le monde l'a refusé à l'époque.
00:08Parce que je rappelle que j'ai été voir M. Attal qui m'a dit non,
00:10j'ai été voir M. Retailleau qui m'a dit non,
00:11j'ai été voir M. Bayrou, j'étais son ministre, qui m'a dit non.
00:14Parce qu'on avait le temps de l'organiser et qu'il fallait pouvoir organiser nos débats.
00:18Et à cette époque-là, personne ne se disait qu'on devait pouvoir discuter avec M. Ciotti d'un côté
00:21ou avec la gauche de l'autre.
00:23Bon, ils l'ont tous refusé.
00:24Est-ce qu'il en est encore temps ?
00:25Maintenant, on a 200 jours d'élection présidentielle.
00:27On n'a plus le temps. Je l'ai organisé la primaire.
00:30Honnêtement, il n'y a pas de dynamique ni d'un côté ni de l'autre.
00:32Il faut peut-être quand même se réveiller.
00:34D'un côté, il y a Edouard Philippe, qui bien sûr est en danger pour être au second tour.
00:38Bien sûr. Enfin, il fait entre 15 et 17%.
00:40Et de l'autre, si je prends M. Attal, que je respecte, il est entre 4 et 5%.
00:44Il fait le trip.
00:45Pour vous, il n'y a pas photo ?
00:46Mais c'est qu'il faut se rassembler derrière Edouard Philippe.
00:49Alors, soit personne ne veut d'Edouard Philippe personnellement.
00:51Bon, dans ces cas-là, ça peut se comprendre. La vie politique est faite de sentiments.
00:55Et il faut le dire.
00:56Mais quand vous dites personne, c'est quoi ?
00:58C'est ses camarades ? C'est les Français ?
01:00Je trouve ça étonnant de ne pas aider quelqu'un qui fait entre 16 et 17%
01:03dans à peu près tous les sondages depuis maintenant quasiment deux ans.
01:06Et qu'il est le seul capable de nous empêcher.
01:07Vous êtes en train de dire que Gabriel Attal fait un délit de sale gueule ?
01:09Non, je dis simplement qu'il faut être bon joueur.
01:16Et que voir qu'au mois de novembre, c'est le constat que nous faisons tous,
01:19Edouard Philippe n'est pas tout à fait capable de se qualifier au second tour.
01:22C'est un danger pour nous et pour lui, bien évidemment.
01:24Et que les autres ne sont pas du tout capables de le faire.
01:26Voilà.
01:27Et qu'il faut aider celui qui est capable de réussir, de se qualifier au second tour.
01:30Après, moi, si j'étais M. Retailleau ou si j'étais M. Attal,
01:32c'est ce que j'ai fait cet été.
01:33Je dirais ce à quoi je tiens.
01:34Je tiens.
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