00:00Aujourd'hui, c'est aussi contre les journalistes, puisque vous êtes aujourd'hui la cible de tous ces voyous de
00:04la République qui veulent tout saccager et qui veulent, entre guillemets, anéantir notre belle démocratie.
00:10Voyez la séquence où le gendarme s'est pris ce fameux cocktail Molotov et est transformé en torche humaine.
00:38Et on voit très clairement qu'il prend feu et il y a de l'essence. En fait, ce que
00:40nous a dit Reda Bellage, frère d'armes d'unité, c'est que quand on voit la trace, vous voyez
00:45la trace du feu, c'est qu'il y avait de l'essence qui avait été préalablement disposée, volonté délibérée
00:52de tuer des policiers.
00:53Mais s'il y a anticipation, on n'est plus sur du meurtre, on n'est plus sur une tentative
00:57de meurtre, on est sur une tentative d'assassinat, Marc.
01:00Tout à fait, tentative d'assassinat envers les forces de l'ordre en plein cœur de Paris.
01:04Et c'est scandaleux et c'est le message aujourd'hui que certains partis politiques veulent voir de notre France
01:12et qui appellent justement à la haine et à la haine de tous les esprits.
01:16Parce qu'à la base d'une manifestation, ça devrait bien se passer, comme l'a dit le monsieur le
01:19ministre de l'Intérieur, ça a été pacifiste, etc.
01:22Mais là, on est carrément sur une tentative de meurtre sur des policiers.
01:25Vous étiez hier avec nous en plateau et vous m'avez dit, on s'est croisés tout à l'heure
01:29sur Europe 1, vous avez fait l'émission de Pascal Praud, j'étais dans celle de Coé.
01:33Et vous m'avez dit, je reçois un nombre de messages de la part des policiers qui m'expliquent ce
01:38qu'ils ont vécu le 17 octobre.
01:39Tout à fait.
01:40Est-ce que vous pouvez nous faire part de quelques messages que vous avez reçus ?
01:42C'était quoi l'ambiance et les témoignages que vous avez reçus ?
01:45Écoutez, à travers tous les plateaux et les messages de soutien qu'on peut adresser à nos collègues, beaucoup sont
01:52ceux à nous appeler sur notre numéro de téléphone, 24h sur 24, avec des messages très forts, très poignants.
01:59Certains même en pleurent de voir ce qui se passe réellement.
02:05Ils sont confrontés à la réalité du terrain.
02:06On n'est pas rentrés dans la police pour être des torches humaines.
02:09On n'est pas rentrés dans la police pour être tués, pour être manipulés.
02:14On est là pour faire un travail du quotidien, de secours et d'assistance.
02:19Ces parents de ces jeunes, ils sont où ?
02:20Ils sont où, ces parents de ces jeunes ? Peut-être que demain, c'est eux qui nous feront appel.
02:23C'est ça le message qu'on veut appeler et on parlait de prénom.
02:26On a de tout dans nos rangs. On a de tout dans nos rangs.
02:30On a la diversité. La police recrute aujourd'hui.
02:33Mais quel message on donne ? On n'en peut plus.
02:35Vous dites que la police recrute aujourd'hui ?
02:37On est la profession la plus touchée par le suicide, par le divorce, par les rappels, par les décalages, etc.
02:44Notre association fait un travail remarquable du quotidien d'écoute, d'accompagnement social, humain, etc.
02:50Vraiment, tous les appels, même des enfants de policiers, des enfants de gendarmes, on va dans les rangs des compagnies.
02:55Ils n'en peuvent plus. À chaque fois, c'est des plans de rappel.
02:58On y croit et on ose y croire encore. Mais jusqu'à quand ?
03:01Ça veut dire des plans de rappel ? C'est-à-dire qu'on avait posé un congé, le congé
03:04il saute pour retourner sur le terrain ?
03:06Mais tout à fait.
03:06En permanence.
03:07Donc on ne peut plus avoir un moment avec sa famille.
03:1070 000 policiers, gendarmes, les pompiers aussi en prennent plein la gueule.
03:15Honnêtement, on n'en peut plus. On n'en peut plus. On essaye de tenir. Mais jusqu'à quand ?
03:20Jusqu'à quand ? Et ce matin, on a dit qu'il y a 1% des lycées qui sont
03:25bloqués dans le pays.
03:26Une quarantaine. C'est parce qu'en fait, beaucoup de policiers étaient mobilisés au petit matin pour empêcher les blocages.
03:30Tout à fait.
03:31Et on ne l'a pas assez dit, ça.
03:31Et même les manifestations commencent de plus en plus tôt afin de désorienter le système d'intervention et le champ
03:37d'action des policiers et des gendarmes sans le terrain.
03:40Ça commence plus tôt, ça termine plus tard. Ça se déplace là ou des endroits où il ne devrait y
03:44avoir personne.
03:45Et justement, on est confronté à ça. Et on a des témoignages aujourd'hui de gendarmes qui témoignent directement à
03:52l'antenne.
03:53Alors que normalement, les syndicats devraient intervenir ou les porte-parole de la gendarmerie ou autre.
03:57Là, c'est carrément ceux concernés par ces agressions qui, aujourd'hui, sortent du silence parce qu'on en a
04:03marre.
04:03Et notre association amicale de la police nationale fait un travail remarquable.
04:07Et c'est pour ça aussi qu'on a lancé une cagnotte nationale de solidarité sur Alodon.
04:11Absolument, qui a récolté plus de 120 000 euros. On la montre quasiment tous les jours sur l'antenne de
04:15Sénon.