00:00Vous savez ce qui me frappe, c'est que quand on regarde les résultats des sondages des uns et des
00:03autres,
00:04alors plus ça va, plus à peu près, à part David Lissenaire, tous se descendent.
00:08Mais c'est que si toutes les hypothèses...
00:10Marine Le Pen ne descend pas, si vous me permettez, et Jean-Luc Mélenchon non plus.
00:13Sur la droite, je peux parler juste de la droite.
00:14Mais moi ce qui me frappe, c'est que si vous enlevez un des compétiteurs, en fait l'autre ne
00:19progresse pas.
00:20Et ça, je n'ai jamais vu ça. Jamais.
00:23D'autres progressent, mais aucun autre progresse.
00:26On enlève Gabriel Attal, Édouard Philippe, on ne progresse pas.
00:28Parce qu'on a le sentiment qu'ils sont dans une diagonale du vide.
00:31Et les deux, de toute façon, manquent de sincérité et de vision pour le pays.
00:35Enfin, on est dans un pays qui est complètement en train de se casser la figure.
00:38Tout ce qu'ils nous proposent, c'est des Etats-Unis d'Europe d'un côté.
00:41Un discours, effectivement, super mollessant sur l'immigration de l'autre.
00:45Franchement, les Français, ils sont passés en chose.
00:48Ah si, Gabriel Attal, il a un talent.
00:50Il a un talent, Gabriel Attal.
00:51Il a un talent, et c'est quelqu'un qui a un talent.
00:53Il y a la forme, mais il n'y a pas le fond.
00:55Il faut quand même avoir une stature.
00:58Quand on voit, il faut avoir une stature, il faut en porter, il faut emmener quelque chose.
01:02Et aujourd'hui, il faut surtout avoir quelqu'un d'intègre, de loyal, de courageux, et qui fasse les réformes.
01:11Alors, qu'il soit général de Gaulle, évidemment, ce type de personnalité n'existe plus.
01:17Ce n'est pas très grave.
01:19Si tu fais des réformes, il faut les porter.
01:21Et puis, la fonction fait l'homme.
01:23N'oubliez jamais.
01:24La fonction fait l'homme.
01:25Il y a des gens, tu ne l'imaginais pas, et puis, ils se sont révélés, comme on dit.
01:30Ça peut exister.
01:31Mais l'argument de Gabriel Attal, qui consiste à dire, j'étais en Bretagne, tout le monde m'a dit,
01:35ça, celui-là, il faut l'oublier.
01:37Parce que les gens ne te disent que ce que tu veux entendre.
01:39Je le dis à chaque émission.
01:41Les gens, ils te disent ça.
01:42Alors, évidemment, ils viennent d'Herny et ils lui disent,
01:44« Siatal, primaire, il faut y aller. »
01:45Je pense que ça fait beaucoup de mal à Édouard Philippe, par contre,
01:47que lui, il le rappelle en permanence, c'est le côté,
01:50il joue la division, il veut y aller tout seul, etc.
01:52Et il joue sur quelque chose qui, à mon avis, est assez juste.
01:55C'est qu'il y a, je pense, il y a beaucoup, beaucoup de candidats dans cette émission présidentielle.
01:58Il y en a vraiment les deux tiers, on sent qu'ils ne sont pas là pour la présidentielle,
02:00mais pour se placer pour après.
02:02Premièrement, et deuxièmement, uniquement par égo.
02:04Il y a beaucoup de gens dont vous sentez que la seule motivation, c'est « moi, moi, moi ».
02:08Ce qui n'était pas le cas d'Édouard Philippe, parce qu'Édouard Philippe, ça fait quand même sept ans
02:11qu'il attend.
02:12Il est sorti de Matignon il y a sept ans, il est retourné au Havre,
02:14il a failli perdre contre une liste communiste.
02:16Je rappelle qu'il appelait à voter communiste face au Rassemblement National.
02:20Et donc, ça fait sept ans qu'il se prépare à être candidat à l'élection présidentielle.
02:23Et là, en quelques semaines, il perd dix points.
02:24Et c'est Juppé ?
02:25Il perd dix points ?
02:26C'est exactement Juppé.
02:29C'est exactement Juppé, parce que Juppé, il n'a jamais fait un bon discours de sa vie.
02:33D'accord.
02:34Donc, vous parlez d'incarnation, il n'a jamais fait un bon discours de sa vie, il n'y peut
02:38rien.
02:38Et il se retrouve dans une situation où il était loin devant Attal et où il va devoir être…
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