00:008h moins le quart, c'est l'invité d'ici matin.
00:02De nouvelles manifestations sont annoncées cette semaine à l'appel des syndicats et des organisations de jeunesse.
00:07Preuve que les vacances scolaires n'ont pas eu raison de la mobilisation débutée il y a maintenant plus d
00:11'un mois.
00:11Alors qu'attendent les syndicats du gouvernement et les étudiants en particulier ?
00:16Nous sommes en direct, Thomas, avec Anaïs Gourgan, la présidente de l'UNEF Lille.
00:20Bonjour Anaïs Gourgan.
00:21Bonjour.
00:21La présidence de l'université Lille a annoncé la semaine dernière que la plupart des campus
00:25resteraient fermés aujourd'hui en raison des mouvements qui se poursuivent.
00:28Normalement c'est rouvrir cette semaine.
00:30Est-ce que l'UNEF compte mener de nouveaux blocages dans les jours qui viennent ?
00:33Nous on invite l'ensemble des étudiants à poursuivre les mobilisations.
00:35On pense qu'on a été assez clair, l'ensemble des étudiants, des mobilisations ces dernières semaines
00:40pour dire qu'il y allait avoir une poursuite de ces mobilisations
00:42parce que les revendications ne sont pas satisfaites.
00:45Le gouvernement a commencé quand même alors qu'il disait il y a un mois
00:48qu'il ne cracherait pas d'argent, qu'il ne reculerait pas sur Parcoursup.
00:51En réalité on voit bien qu'ils sont quand même obligés de bien voir que le mouvement se poursuit
00:56et qu'il va falloir lâcher un petit peu.
00:58C'est totalement insuffisant ce qui a été lâché.
01:00C'est pour ça que nous on invite l'ensemble des étudiants à poursuivre les mobilisations,
01:03les manifestations les prochains jours.
01:04Même si le gouvernement a lâché un petit peu, vous ne pourriez pas lâcher un petit peu en retour ?
01:08Non, ce n'est pas possible parce que c'est très clair.
01:10La demande c'est l'abrogation plus récemble de Parcoursup.
01:12Là ce que le gouvernement nous propose c'est une refonte, c'est des critères plus justes ou je ne
01:17sais quoi.
01:17Nous ce n'est pas ça qu'on demande, c'est de dire qu'il faut mettre les moyens,
01:20ouvrir des places à l'université et abroger Parcoursup
01:22pour que chacun puisse être inscrit dans la fac et dans la filière de son choix.
01:24Pour les étudiants, le gouvernement a annoncé la création de 15 000 places dans l'enseignement supérieur,
01:291 milliard d'euros également pour la rénovation des universités, tout ça ce n'est pas suffisant ?
01:32Absolument pas, y compris c'est assez clair en fait.
01:34Déjà, on trouve ça quand même toujours un peu drôle quand le gouvernement annonce la mise en place de 15
01:39000 places supplémentaires
01:40alors qu'ils nous en ont supprimé 10 000 l'année dernière.
01:42On voit qu'il y a peut-être un petit souci de ce point de vue-là.
01:44Et par ailleurs, les chiffres sont quand même assez clairs.
01:46Parcoursup chaque année, si on prend en gros le nombre d'étudiants qui n'ont pas de place à la
01:50fac
01:50ou qui ont quitté la plateforme avant le fait d'avoir une proposition,
01:54donc on peut imaginer qu'ils n'étaient pas satisfaits des propositions qui leur avaient été faites,
01:57c'est en gros 300 000 candidats qui n'ont aucune proposition sur Parcoursup.
02:00Donc en fait, il faut au moins ce nombre de places à l'université en plus.
02:03Donc les 15 000, c'est totalement insuffisant.
02:05Supprimer Parcoursup, ça voudrait dire que chacun puisse s'inscrire à l'université,
02:08quelles que soient ses notes, quelles que soient là où il habite, sans aucun filtre.
02:12Finalement, c'est ce que vous réclamez. Est-ce que c'est possible aujourd'hui ?
02:14Oui, nous on pense que c'est possible. Le critère aujourd'hui, c'est d'avoir son bac.
02:16À partir du moment où on a son bac, on devrait avoir une place à la fac.
02:18C'est aussi simple que ça pour nous. C'est la même chose.
02:20Quand on a une licence, ceux qui veulent poursuivre en master devraient pouvoir avoir une place en master.
02:23On a une place à la fac, peut-être pas là où on veut, peut-être pas dans la formation
02:26qu'on veut, mais il y a des places.
02:27Nous on pense que c'est possible en réalité. Tout ça, c'est une question de moyens.
02:30Quand on voit franchement le budget de l'armée, par exemple, qui est le seul qui a doublé en 10
02:34ans,
02:34quand on voit les aides aux grandes entreprises, c'est 270 milliards par an de subventions sans contrôle aux grandes
02:39entreprises.
02:40En fait, l'argent existe. C'est une question de choix politique de la part du gouvernement.
02:42Nous on dit qu'il faudrait mettre cet argent-là dans les universités, dans l'éducation et dans l'ensemble
02:46des services publics.
02:47Dicineur, 7h47, nous sommes en direct avec Anaïs Gourgan, présidente de l'UNEF Lille.
02:51Anaïs Gourgan, vous avez dit que l'UNEF appelait de nouveau à bloquer cette semaine les campus.
02:57Journée noire, demain mardi dans les universités, ça c'est l'appel au niveau national. Ce sera le cas aussi
03:00demain à Lille ?
03:00Nous on appelle à poursuivre les mobilisations et les manifestations, quelle que soit un petit peu leur forme.
03:04En réalité, ce qu'on ne sait pas trop quand même, c'est à quel point les facs seront réouvertes
03:08ou non à partir de demain.
03:09L'université est encore fermée demain, il n'y aura pas de blocage.
03:11Tout à fait, y compris nous on déplore cet aspect-là, de dire en fait, on pense qu'il faut
03:15pouvoir se réunir avec l'ensemble des étudiants.
03:17On pense que les fermetures administratives aujourd'hui, c'est aussi un moyen de la part des présidents d'universités,
03:21du gouvernement,
03:22de chercher à faire en sorte que les mobilisations, les assemblées générales soient le plus petites possible.
03:26Et nous effectivement, on invite l'ensemble des étudiants à rejoindre les assemblées générales qui existent.
03:30On a une aujourd'hui à midi par exemple, et à venir dans les manifestations dans les prochains jours.
03:33Comment font les étudiants qui veulent aller en cours ? Parce que j'imagine qu'il y en a aussi,
03:37qui ne veulent pas participer au blocage,
03:38qui aimeraient, il y a des partiels aussi qui sont prévus d'ici la fin de l'année, est-ce
03:40que tout ça va se passer dans de bonnes conditions ?
03:42Nous on pense que là, de toute façon, il y a un mouvement social qui a totalement changé la situation
03:46politique,
03:47et qu'il faudrait plutôt que l'ensemble des étudiants, ils s'agrègent à ce mouvement social, de dire,
03:51franchement quand on voit l'avenir qu'on nous réserve, nous en tant que jeunes, là, ce qui se joue
03:54en ce moment,
03:55c'est la possibilité quand même de faire en sorte d'avoir des meilleures conditions d'études,
03:58mais même peut-être de vie, quand on voit aussi quand même que le monde du travail commence à s
04:02'ajouter dans la danse,
04:03il y a quand même peut-être une possibilité d'obtenir quand même un certain nombre de choses,
04:07donc nous on invite surtout l'ensemble des étudiants à rejoindre, et sur la question des examens,
04:10nous on pense que tout simplement, voilà, il faut réfléchir, comme c'est le cas dans certaines universités par exemple,
04:15à faire en sorte qu'il y ait le 10 améliorable, ou ce genre de choses,
04:18mais qu'en tout cas ça ne doit pas être un frein à la mobilisation,
04:20parce qu'on sait aussi qu'effectivement ça va être une pression dans les prochaines semaines, dans les prochains mois.
04:24Vous allez participer aux manifestations à l'appel des syndicats, notamment le 5 novembre, pour la journée de jeudi, c
04:31'est ça ?
04:32Tout à fait, on sera le plus nombreux possible, y compris parce qu'on pense que cette journée peut faire
04:36la bascule,
04:36ce qu'on a envie d'exprimer, ce qui est demandé d'ailleurs par les jeunes depuis plusieurs semaines maintenant,
04:40c'est de dire qu'on sait très bien que si on veut gagner face au gouvernement, il faudra la
04:43question de la grève,
04:44le monde du travail qui rejoint, et sans doute que cet appel à la grève générale,
04:47ça pourrait être le début d'un mouvement d'ensemble à partir de jeudi.
04:49Ces derniers week-ends, les manifestations ont été interdites dans le centre-ville de Lille,
04:52après ce qui s'est passé notamment le 17 octobre, les dégradations et les pillages des magasins dans le centre
04:56-ville,
04:57avec des parcours ces deux derniers week-ends plutôt en dehors du centre-ville, est-ce que vous le comprenez
05:01?
05:01Non, on trouve que c'est vraiment scandaleux, en fait en réalité, il y a une atteinte de la part
05:04des préfectures,
05:05du gouvernement, aux droits de manifester, ça se ressent à Lille effectivement par ces parcours,
05:10mais ça se ressent partout en France, en réalité on le voit, en région parisienne par exemple,
05:14où c'est une bataille entre les référés, le conseil d'Etat et compagnie,
05:20qui sont attaqués en ce jour. Exactement, ça franchement ça pose question,
05:22le droit de manifester c'est quand même un droit fondamental,
05:24nous on pense qu'on doit pouvoir manifester sur le parcours qu'on souhaite.
05:27Et on n'a pas encore pour le coup le parcours de la manifestation qui est annoncé pour jeudi ici
05:32à Lille,
05:32merci beaucoup en tout cas à Anaïs Gourgan d'avoir accepté notre invitation ce matin,
05:36sur les signes de la représentation de l'UNEF Lille, bonne journée à vous.
05:37Merci.
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