00:00Simplement, je voulais quand même dire que nous comprenons les revendications des personnes qui manifestent
00:03et nous faisons bien la part des choses entre les manifestations et les émeutes qui ont pu être créées.
00:09Aujourd'hui, effectivement, il y a eu deux samedis qui se sont bien passés.
00:11Nous espérons que jeudi cela se passe bien et je tiens tout de même à rappeler que nous aussi,
00:16quand nos commerces, quand nos restaurants sont fermés, nous aussi nous n'avons pas de rémunération.
00:19Donc nous sommes au bout de la chaîne, nous comprenons les revendications
00:22parce que le pouvoir d'achat des Français nous impacte directement.
00:25Si les Français n'ont pas de pouvoir d'achat, ils ne viennent pas dans nos établissements.
00:27mais aussi quand nous sommes fermés, quand nous sommes impactés, nous aussi nous sommes fermés.
00:32Et au fond, la même question qu'Emmanuel demandait tout à l'heure,
00:34est-ce que finalement il ne faudrait pas allonger l'année scolaire pour pouvoir rattraper ?
00:41Vous, c'est un peu ce que vous propose le gouvernement puisqu'il annonce
00:44qu'il va officiellement autoriser l'ouverture le dimanche pour trois dimanches supplémentaires avant Noël.
00:52C'est Serge Papin qui l'annonce ce matin.
00:54Est-ce que vous vous dites que c'est une bonne manière de rattraper
00:57ou est-ce que, en fait, dans les faits, ça va être très compliqué ?
00:59Alors je tiens à rappeler que les restaurants et les hôtels sont ouverts les dimanches aujourd'hui.
01:02Les commerces, c'est un petit peu différent, même si nous sommes des commerces à part entière.
01:05Oui, mais ce qu'il faut se dire, c'est qu'on ne va pas pouvoir rattraper le chiffre d
01:08'affaires perdu.
01:09On ne va pas doubler ou tripler nos chiffres d'affaires dans les prochains dimanches.
01:11Alors parfois, c'est le cas.
01:13Les restos, on ne peut pas se remettre, on ne va pas manger, on ne va pas faire six repas
01:17par jour.
01:18Mais les commerces, au moment notamment des fermetures liées au Covid, avaient rattrapé une partie du chiffre d'affaires perdu.
01:25Parce que finalement, les achats avaient été juste décalés.
01:28Là, pour vous, c'est perdu-perdu.
01:29Je suis très heureux pour mes collègues commerçants, bien sûr.
01:31Mais effectivement, pour nous, c'est fichu.
01:33Ce qui est perdu ne sera pas rattrapé.
01:34On ne pourra pas pousser les murs, si vous me permettez l'expression.
01:37Donc non, non, effectivement, ce qui est perdu est perdu.
01:39Et aujourd'hui, il y a de la vraie perte d'exploitation.
01:41Ce n'est pas parce que nous n'avons pas été cassés, c'est-à-dire que nos vitrines n
01:44'ont pas été cassées,
01:44qu'il n'y a pas de perte d'exploitation derrière.
01:46Vous avez combien, là ?
01:48On a parlé d'un certain nombre d'annulations, par exemple, des touristes,
01:51suite notamment à l'image des journées du 17, à l'image des blocages autour des lycées.
01:57Ça représente combien ? Est-ce que vous avez une réalité chiffrée ?
02:00Alors, c'est difficile à dire pour l'instant.
02:02On a quelques éléments chiffrés sur l'hôtellerie, notamment sur Paris,
02:05où sur la première partie, la première semaine de mobilisation,
02:09il y a eu moins trois points de réservation sur les prochaines semaines.
02:13Donc il y a un impact direct.
02:14Et surtout, il y a un effet à retardement.
02:16C'est qu'aujourd'hui, nous avons des adhérents, des professionnels de l'hôtellerie
02:19qui nous appellent et qui nous demandent, des clients demandent,
02:21est-ce qu'on va pouvoir venir dans les prochaines semaines dans nos établissements ?
02:24Ils n'osent pas réserver.
02:25Il y a un côté confiance.
02:26Ce n'est pas seulement les annulations, c'est les réservations qui ne se font pas.
02:29Ou qui sont annulées, les deux.
02:31Effectivement, des réservations qui ne se font pas et qui sont annulées.
Commentaires