00:00Dans la primaire à laquelle j'ai participé, au tout début du mouvement, j'ai quelque chose qui m'avait
00:04heurté,
00:05c'est le fait qu'on n'a pas organisé, lycée par lycée, avec l'ensemble des étudiants et des
00:09lycéens,
00:11juste l'état des lieux de leurs difficultés. Partons de leurs problèmes dans chacun de leurs lycées.
00:15Ce n'est pas les mêmes d'un lycée à l'autre. Ils ont tous des points en commun.
00:18Des classes surchargées, des conditions de travail qui sont dégradées, des fours l'été et des frigos l'hiver.
00:24Il faut les respecter.
00:25Il y a quand même des lycées où ça se passe bien.
00:26Non mais je ne vais pas vous dire le contraire. Il y a un tiers des lycées qui ont plus
00:30de 60 ans dans ce pays
00:31et une grosse partie d'entre eux qui n'ont pas été rénovés.
00:34Donc ça, on ne peut pas se dire que l'éducation est la priorité.
00:37Et j'ai la même chose quand on a des urgences qui sont engorgées.
00:41Nos services publics sont indispensables.
00:43L'inquiétude de nos concitoyens, c'est que trois services publics auxquels ils tiennent,
00:46l'éducation nationale, la santé et j'y ajoute même la police.
00:49Parce que je pense qu'il y a parfois des conditions de fonctionnement et d'organisation de notre système de
00:54police
00:55qui doivent être questionnés.
00:57Ces trois services publics, ils ont besoin d'être rénovés, modernisés,
01:02avec des moyens et avec des conditions d'intervention.
01:04Mais avec un pays, comme je le disais, endetté.
01:06Qui est endetté, je ne vais pas vous dire le contraire.
01:07Ça fait dix ans de macronisme qu'ils nous ont mis dans le mur.
01:10Si vous proposez plus de dépenses.
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