[#LeGrandReportage] Ayeme Agoula : livré aux pachydermes et au manque d'infrastructures
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00:16C'est la première maison, la dernière maison, et l'habitant est sorti d'ici parce que les éléphants, vous
00:26voyez bien, c'est la cour des éléphants.
00:42Là, j'ai le message, là je peux appeler.
00:45Attends, pour avoir le réseau, il faut poser le téléphone.
00:48Tu déposes le téléphone comme ça.
00:50Ça veut dire que cette cabane, vous l'avez installée volontairement.
00:52C'est passé, c'est là où on a capté le réseau.
00:54C'est un signe de repère, si quelqu'un veut appeler, on lui dit bon, c'est là où il
00:58faut appeler.
00:59Donc là où je suis là, je peux déjà appeler.
01:01Voilà, ça signale même.
01:03Ce canton, c'est le cator qui est provu, et l'exercice qui alimente libre et vive.
01:07Oui, quel paradoxe.
01:08Non loin de Timbélé.
01:11Timbélé, Kingélé là.
01:13C'est à quelques kilomètres d'ici.
01:32Aïe Magoula, un village d'une centaine d'âmes, situé à 11 kilomètres du carrefour Kougoule, dans le département du
01:40Komo Kangoo.
01:42Ici, au cœur du canton Hingon, qui regroupe huit villages, le quotidien est un combat silencieux.
01:50À moins d'une heure de Libreville, la capitale du pays, des dizaines de familles vivent comme coupées du monde.
01:56Pas d'eau courante, pas d'électricité, des routes difficiles, des écoles en nombre insuffisant, un dispensaire abandonné, un réseau
02:06téléphonique quasi inexistant.
02:08Et comme si ces difficultés ne suffisaient pas, une menace grandissante, les éléphants.
02:16Ça c'est les comptes d'éléphants.
02:18Pendant une journée entière, nous avons partagé le quotidien de ces populations pour comprendre leur calvaire, écouter leur peur et
02:27mesurer l'ampleur de leur détresse.
02:30Il n'y a pas de médecins, il n'y a pas d'infirmières.
02:37De la sortie de la Nationale 1 jusqu'à Ayemagoula, il faut parcourir plus de 11 kilomètres sur une piste
02:45poussiéreuse.
02:46Les secours se succèdent.
02:48La poussière envahit l'air et, à mesure que le véhicule s'enfonce dans ce no-man's land, le réseau
02:54téléphonique disparaît.
02:56Avec lui, le dernier lien immédiat avec l'extérieur.
03:03À Ayemagoula Village, comme à Ayemagoula Chantier, le constat est identique.
03:10Ni RTL, ni Libertis ne garantissent une couverture téléphonique.
03:14À force d'attendre des solutions, les habitants ont fini par s'habituer à cette vie sans connexion, comme si
03:21l'isolement était devenu une fatalité.
03:24À proximité d'une habitation, une petite cabane de fortune attire pourtant l'attention.
03:30Quelques matériaux, un abri sommaire, mais une fonction essentielle.
03:36Ici, cette installation tient lieu de cabine téléphonique.
03:40C'est le seul point de contact avec l'extérieur.
03:43Ça, c'est un signe de repère. Si quelqu'un veut appeler, on lui dit que c'est là où
03:48il faut appeler.
03:49Donc là où je suis là, je peux déjà appeler. Voilà, ça signale même.
03:52Move Gabon.
03:53Donc je peux déjà lancer l'appel.
03:55Ça passe. L'appel peut déjà passer.
03:58Donc, je ne bouge plus le téléphone.
04:01Ah oui ?
04:01Là, quand c'est posé comme ça, là, ça sonne.
04:03Oui, là, ça sonne.
04:04Ça sonne déjà.
04:06Et si quelqu'un décroche, je réponds à son appel.
04:10Et donc, si vous bougez un peu, le réseau va partir.
04:13Même si je me déplace un peu comme ça, ça part.
04:15Mais là où c'est là, ça passe déjà.
04:19Voilà, donc la personne ne veut pas répondre.
04:21Donc, l'appel en train de passer là.
04:23À part là, si je quitte là, ça ne veut plus.
04:26Plus de réseau.
04:27Les appels ne passent à cet endroit qu'à l'aide d'un téléphone portable de type cellulaire.
04:33Seul le réseau Libertis y fonctionne.
04:36Une connexion précaire, mais précieuse pour ceux qui, loin de tout, veulent simplement donner des nouvelles ou joindre un proche.
04:46Donc, moi, avec mon téléphone Android...
04:48Avec ton téléphone Android, vous pouvez essayer.
04:50Bon, c'est RTL, ça ne peut même pas.
04:53RTL, ça ne peut même pas prendre.
04:54Donc, c'est avec ce genre de téléphone que nous, on appelle ici.
04:59Et là, c'est sur tout le canton ?
05:01Tout le canton.
05:02Après, là, d'ici jusqu'à Kwame, vous allez trouver l'antenne.
05:06Il y a un village un peu plus devant là-bas.
05:08Où ils ont placé l'antenne, c'est Kwame.
05:10Et c'est là-bas, RTL qui passe là-bas.
05:13Oui, pas Libertis.
05:14Pas Libertis.
05:14Après, le village, là, devant, là-bas, c'est Kwame, Asseline-Sala.
05:20Asseline-Sala aussi, c'est comme chez nous ici.
05:21Quelques endroits, vous trouvez un peu le réseau.
05:24Il y a des endroits où il n'y a même pas.
05:25Après, là, c'est jusqu'à Mélan.
05:27Mais là aussi, c'est pareil, comme ici.
05:29Donc, pas de réseau téléphonique, pas d'Internet.
05:32J'imagine pas de télévision.
05:34Internet, non.
05:35Le télévision, c'est parce que ici, là, nous-mêmes, c'est des bruits.
05:37On a un peu de groupe électrogène.
05:39Bon, tu as ta télévision, tu peux suivre la télé.
05:42Mais, vraiment, il n'y a pas le courant.
05:43Ce moment, c'est des bruits avec le groupe électrogène ici.
05:47Pour espérer capter un signal plus stable via RTL, il faut se rendre à Kwame,
05:53un village situé à plusieurs kilomètres plus loin.
05:56Un déplacement supplémentaire, du temps perdu,
06:00mais parfois une urgence à laquelle il devient impossible de répondre.
06:04Pas d'Internet, pas de réseau téléphonique stable, pas d'eau ni électricité.
06:10Et lorsque les pluies s'installent, la piste devient difficilement praticable.
06:15Le paradoxe est d'autant plus cruel que le canton Hengon abrite les barrages hydroélectriques de Kingele et Tchimbele.
06:23Ce canton, c'est le canton qui produit et l'excessifé, qui alimente libre-ville.
06:28Libre-ville, oui, quel paradoxe.
06:29Non loin de Tchimbele.
06:31Oui.
06:32À Tchimbele, Kingele là.
06:34C'est à quelques kilomètres d'ici.
06:35Quelques kilomètres là où je vais dire, à Sommetsala.
06:37Il y a une entrée qui rentre.
06:38C'est là où on produit le courant qui alimente tout libre-ville.
06:44Et il n'alimente pas le canton d'où on produit la ressource.
06:53C'est un paradoxe, vraiment un paradoxe.
06:57Pour ces populations, le téléphone n'est pas un luxe.
07:01C'est parfois une question de vie ou de mort.
07:05Selon des témoignages, des proches malades auraient perdu la vie faute de pouvoir joindre les services d'urgence à temps.
07:13Derrière l'absence de réseau, il y a donc des angoisses, des drames et des vies qui auraient pu être
07:19sauvées.
07:20De la nuit, on a attendu les voitures le matin, tout le matin, jusqu'à midi.
07:24Peut-être 15 heures, il rend l'âme passée, il n'y a pas de voiture.
07:28Et vous voyez que transporter quelqu'un à la brouée d'ici jusqu'à la sortie, c'est difficile.
07:34C'est difficile, il a rendu l'âme comme ça.
07:36Pas de voiture, on attend les voitures, il n'y a rien.
07:38Pas de voiture, rien, rien, même pas des motos.
07:40Comme les frais, le fond, là, il n'y avait rien.
07:43Pas de réseau pour appeler.
07:44Pas des réseaux pour appeler.
07:44Rien, rien, rien.
07:45On va aussi appeler les urgences.
07:46Rien appeler.
07:48Quand la route est mauvaise, quelle urgence que tu vas appeler ?
07:51Quelle voiture ?
07:51Même, il y a des moments ici, même quand on veut transporter les corps pour enterrer ici,
07:56des fois, Gavossé aussi refuse.
07:57Et pourtant, Gavossé, là, les voitures, les langues, ils disent.
08:00Mais quand la route, là, est mauvaise, ils refusent.
08:02Gavossé me refuse.
08:03Même si tu proposes n'importe quelle somme que tu peux proposer, ils refusent.
08:07Ils disent, je ne peux pas aller faire de ma voiture là-bas.
08:09Au sein du canton Ngong, le sentiment d'abandon est palpable.
08:14Les habitants voient les années passées, les difficultés s'accumuler et des solutions tardées.
08:21Leur quotidien reste suspendu à des besoins élémentaires, pourtant indispensables à toute vie digne.
08:28L'État nous abandonne parce que, comme il vient de le dire, c'est nous qui avons produit le courant.
08:32Mais nous, on n'a pas le courant ici.
08:35C'est à quelques kilomètres, là.
08:36Si vous rentrez à 5, là-bas, c'est là où le courant est là-bas.
08:41La ressource.
08:41Donc, nous, on n'a pas le courant.
08:44Comme le réseau, là, voilà, on veut appeler.
08:46C'est faire des trucs comme ça, là.
08:47Des fois, on fait 4 à 5, 6 minutes.
08:50Tu es là.
08:51Peut-être que le réseau ne vient pas vite.
08:52Tu es là debout pour attendre.
08:53Si on avait l'antenne.
08:54Seulement l'antenne avec le courant.
08:56Bon, la route, on peut dire que ce n'est quand même pas vraiment ça.
09:01Mais on veut le courant.
09:02On veut le réseau pour appeler.
09:05C'est difficile.
09:07Aux difficultés d'accès à l'eau, à l'électricité et au téléphone, s'ajoute un autre phénomène.
09:13L'exode massif des habitants.
09:16Faute de services publics de base, beaucoup finissent par partir,
09:21en portant avec eux l'espoir d'un avenir meilleur.
09:25L'absence de structures sanitaires fonctionnelles et la dégradation de l'offre scolaire figurent parmi les raisons évoquées.
09:33À Ayemagoula-Chantier, une école construite en 2001 est aujourd'hui engloutie par des hautes herbes.
09:41Ces murs portent encore le silence d'une promesse interrompue.
09:46Difficile de ne pas penser aux dizaines d'enfants du village,
09:49privés d'un environnement scolaire adéquat et exposés à loisiveté.
09:55Là où devraient résonner des récitations, les leçons et les rires d'élèves, la végétation a repris les droits.
10:02Pourtant, le canton Hengon n'a pas toujours connu un tel dénouement scolaire.
10:08Par le passé, il comptait jusqu'à quatre écoles.
10:13Aujourd'hui, grâce à la résilience du conseil départemental qui a sollicité la responsabilité sociétale
10:19d'une entreprise d'exploitation forestière, une lueur d'espoir a pu renaître.
10:23À moins d'un kilomètre et demi de l'établissement abandonné, l'école d'Aemagula Village a rouvert ses portes.
10:32Entièrement renovée, elle comprend trois salles de classe, un bureau pour l'enseignant et des toilettes fonctionnelles.
10:41Un nouveau souffle pour les enfants et leurs familles.
10:44La preuve qu'avec le soutien ciblé, il est encore possible de préserver l'essentiel,
10:50à savoir l'avenir des enfants et avec lui, l'âme d'un village.
10:56Mais cette éclaircie ne suffit pas à dissiper toutes les inquiétudes.
11:00De retour à Aemagula-Chantier, en face de l'école abandonnée,
11:04un autre bâtiment témoigne du dénuement des populations.
11:08Il s'agit du dispensaire.
11:13Le terrain a été nettoyé, mais derrière les murs, le vide est saisissant.
11:20Pas de bureau, pas de lit, pas de produit de premier secours.
11:24Cette structure, censée accueillir des malades et soulager les familles,
11:28ne reçoit plus de patients depuis des années.
11:32Les habitants doivent se contenter des maigres caravanes médicales politiquement pilotées.
11:37Le seul infirmier du village est parti à la retraite.
11:41Depuis, personne n'est venu le remplacer.
11:44Pour se faire soigner, les habitants doivent chercher ailleurs des solutions,
11:48malgré les difficultés de transport et l'absence de moyens de communication.
11:54Et comme si l'abandon des services essentiels ne suffisait pas,
11:57une autre menace pèse sur le quotidien des villageois.
12:01Les incursions répétées des éléphants.
12:07L'exode rural dans le canton Hengon ne s'explique donc pas seulement par le manque d'infrastructures.
12:12Sous la pression exercée sur les milieux naturels par les entreprises qui exploitent du bois,
12:18les pachydermes s'approchent désormais des habitations,
12:21bouleversant les habitudes et menaçant les moyens de subsistance des familles.
12:27Maman Kengé Prissi vit exclusivement de ses plantations.
12:31La terre est son gagne-pain, le fruit de son travail et le principal moyen de nourrir les siens.
12:38Pourtant, même là, elle n'est plus véritablement chez elle.
12:43Derrière sa maison, les éléphants ont pris des quartiers et viennent prélever la part de ses récoltes.
12:56Mon nom c'est Kengé. Mon mari est mort.
12:59Voici sa tombe ainsi que celle de ses oncles et ses mères.
13:02Je suis ici toute seule.
13:04Je fais mes plantations, les éléphants viennent manger.
13:07Je suis déjà fatiguée de nettoyer ici.
13:09J'ai dépensé de l'argent pour planter et entretenir.
13:12Quand je vais planter, la banane et le manioc, ils vont venir manger.
13:18Dans la grande forêt, c'est pareil.
13:21Comment vais-je faire pour me nourrir?
13:23Je suis orpheline. Je n'ai plus de parents.
13:27Quand l'éléphant vient manger ma nourriture, vers qui dois-je me tourner?
13:32Même en ce moment, je souffre.
13:34Avec quoi vais-je acheter les tubercules ou la sardine pour manger?
13:38Le riz s'achète avec de l'argent.
13:41Et l'argent se gagne avec le manioc et la banane, issue de nos plantations.
13:46Mais toutes nos récoltes, les éléphants viennent manger.
13:50Vers qui dois-je me retourner?
13:51Je suis au-delà.
13:52Même si je mange, je suis au-delà.
13:55Je suis au-delà.
13:58Je suis au-delà.
13:58Je suis au-delà.
14:00Mais les dégâts ne se limitent pas qu'aux plantations et aux provisions.
14:04Les éléphants s'attaquent désormais aux habitations,
14:07arrachant des toitures et détruisant des murs en planche.
14:12Ce qui devait être un refuge devient une source d'inquiétude permanente.
14:18Donc l'éléphant est passé.
14:21Et quand il est passé, il est venu par là.
14:27Là, il était seul, le solitaire.
14:29C'est comme ça qu'il est venu, il est rentré.
14:31Quand il est rentré comme ça, c'est comme ça qu'il est venu cogner la maison ici.
14:35Et tout ça, ça s'est cassé.
14:37Donc c'est comme ça.
14:37C'est l'éléphant.
14:38Le travail de l'éléphant.
14:39Et c'est comme ça qu'il est descendu par là,
14:41pour aller sur l'autre côté là-bas,
14:43descendre, suivre la marche jusque vers le bas là-bas.
14:46Donc c'est le travail que l'éléphant fait ici.
14:49La peur s'invite jusque dans les maisons,
14:52là où les familles devaient pouvoir dormir en sécurité.
15:08Derrière l'école fraîchement renovée d'Ayemagula Village,
15:11nous suivons les traces laissées par ces imposants visiteurs.
15:15La végétation dissimule encore les stigmates de leur passage.
15:20Chaque empreinte rappelle que le danger n'est jamais bien loin.
15:24Ça, c'est les crottes d'éléphant.
15:28Et là, c'est souvent des troupeaux.
15:31Ce n'est pas un seul.
15:33C'est des troupeaux de cinq ou six.
15:37Ça, c'est ça ?
15:39Ça, c'est les crottes d'éléphant.
15:43Les crottes d'éléphant.
15:45Les indices sont là, visibles, incontestables.
15:49C'est le caca ?
15:50Non, c'est les...
15:51Ils sentent l'herbe qu'ils mangent.
15:55Dans ce secteur, les pachydermes circulent à proximité des habitations.
16:00Plus loin, une maison semble avoir été abandonnée à son sort.
16:05Les hautes herbes ont envahi les arbores et recouvert peu à peu ce qui fut un foyer.
16:11Selon nos guides, la peur des éléphants a poussé l'occupant à plier bagage.
16:16Une famille de plus, contraintes de quitter son lieu de vie, de renoncer à ses repères et de chercher ailleurs
16:24un semblant de tranquillité.
16:26Voilà, ça c'est la première maison, la dernière maison.
16:38Avec la réouverture de l'école, le plus inquiétant reste désormais la proximité des éléphants.
16:46Les pachydermes s'aventurent jusqu'aux abords du bâtiment scolaire.
16:50Avec la rénovation des salles de classe et le retour effectif des élèves, l'espoir renaît, mais la peur demeure.
16:59Donc toi tu apprends à Emagula Chantier et tu pars d'ici tous les matins.
17:05Et tu fais comment puisqu'on dit qu'il y a des éléphants ici ? Comment tu fais ?
17:10Des fois il y a nos grands-parents qui nous accompagnent.
17:13Oui.
17:13Des fois on part aussi seul, des fois on part aussi en voiture.
17:15Et quand vous partez seul, vous avez peur ?
17:18Oui.
17:18De quoi ?
17:19Quand on peut croiser les éléphants qui devront.
17:22Il vous arrive de croiser des éléphants ?
17:24On n'a jamais croisé.
17:26Mais c'est une peur qui est là.
17:28Oui.
17:29Et on dit aussi qu'à l'école, parfois les éléphants viennent jusqu'à derrière l'école.
17:35Oui, ils viennent derrière l'école.
17:37Et sinon, ils ne nous ont pas encore trouvé en classe.
17:39Comment apprendre sereinement lorsque le chemin de l'école peut devenir source d'angoisse ?
17:44Comment rassurer les parents qui envoient leurs enfants en classe sans savoir ce qui les attend sur la route ?
17:51Ici, la reprise des cours est une victoire fragile.
17:54Suspendue à une menace que les habitants ne peuvent affronter seuls.
18:00Le canton Hengon se meurt.
18:02Le canton Hengon appelle au secours.
18:05Aux dernières élections, ces populations ont massivement voté en faveur du président Oliglinguema.
18:10Lors des législatives et des locales, l'Union démocratique des bâtisseurs a remporté la mise.
18:17Aujourd'hui, au-delà des promesses et des résultats électoraux, les habitants attendent des actes.
18:23Ils espèrent que leur confiance se traduira par des réalisations concrètes capables de transformer leur quotidien et de leur rendre
18:32leur dignité.
18:33Leurs attentes tiennent en quelques mots de l'eau, de l'électricité, le téléphone, la télévision, une route pratiquable, des
18:43écoles dignes de ce nom, un dispensaire fonctionnel et un accompagnement efficace dans la lutte contre le conflit homme-faune.
18:50A Yamagula, derrière la poussière des pistes et des traces des éléphants, il y a des femmes, des hommes et
18:59des enfants qui aspirent simplement à vivre en sécurité, à se soigner et à apprendre à espérer.