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Tous les jours, actualité, débats et bonne humeur rythment L'Heure des pros. Ce vendredi, Pascal Praud revient sur l'hypothèse d'une primaire de la droite.

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Transcription
00:00Les élections perdues depuis 1980, c'est la division de la droite.
00:03Mais elle n'apprend jamais la droite de ses erreurs. Jamais.
00:05La plus bête du monde.
00:07Écoute, elle est... ça marque de fabrique, la division.
00:10Mais c'est pas que sa division.
00:11Sur les primaires, vous savez...
00:13C'est pas que sa division, c'est son incapacité à assumer
00:17un autre projet de société que la gauche.
00:20La gauche est très claire sur ses appuis,
00:22elle sait exactement ce qu'elle veut défendre,
00:24et la droite croit qu'elle doit s'inscrire dans le progressisme en allant moins vite.
00:28Si je résume un peu caricaturalement, j'en conviens.
00:31Mais c'est ça le vrai problème aussi, c'est être incapable d'assumer
00:34et de juger légitime un autre projet de société.
00:39Bon, est-ce qu'il faut une primaire à droite ?
00:40Citez-moi un seul exemple, à part François Hollande,
00:44d'un président élu après une primaire.
00:48Moi, j'y crois pas aux primaires.
00:49Oui, mais vous croyez...
00:51Macron a été élu sans primaire.
00:53Tous ceux qui sont arrivés au second tour
00:54sont ceux qui n'ont pas fait des primaires.
00:56Marie Le Pen est arrivés au second tour.
00:58J'entends bien, mais manifestement...
00:59C'est dévastateur une primaire.
01:00Vous allez voir à gauche,
01:02si jamais Glucksmann baisse un peu,
01:04demandez à M. Valigny.
01:06Vous allez voir ce qui va se passer en embuscade.
01:09En fait, j'ai pas d'avis sur la primaire ou pas.
01:12J'ai pas d'avis sur la primaire.
01:13En fait, t'as deux manières pour la droite...
01:16Faut qu'ils s'entendent.
01:17Voilà, t'as deux manières pour la droite
01:18d'affronter cette campagne.
01:21Tu mets dans la même pièce
01:23Bruno Retailleau,
01:25David Lissnard,
01:26une personne de réconquête,
01:28au choix,
01:30Sarah Knafow,
01:31et puis qui veut venir aussi ?
01:33Si Edouard Philippe,
01:34il veut venir dans la pièce,
01:35il vient.
01:36Il veut pas.
01:37Donc ça, c'est une première manière.
01:39Et de dire,
01:40on s'entend peut-être pas sur tout,
01:42mais on va faire une candidature commune
01:43avec un programme commun de gouvernement.
01:46Et puis on va...
01:46Ça, c'est la première manière.
01:47Voilà, on nous propose d'ajouter
01:48Glucksmann, Gabriel Attal.
01:50Vous croyez qu'un électeur de Bruno Retaille
01:51pourrait être tenté par le...
01:53Non, mais ça, c'est M. Attal
01:54qui dit la primaire des démocrates.
01:56Bon.
01:56Parce que sous-entendu,
01:57les autres ne sont pas des démocrates.
01:58C'est pour ça que si ça te tue...
02:00Qu'est-ce que vous voulez ?
02:00Si Attal considère que les autres
02:02ne sont pas démocrates,
02:03c'est compliqué.
02:04Voilà.
02:05Donc c'est insupportable, en fait,
02:06ce climat.
02:07C'est compliqué.
02:07Parce que tout le monde est un fasciste,
02:09tout le monde est un nazi,
02:09personne n'est un démocrate.
02:10Donc ça, c'est la première solution.
02:11La deuxième solution,
02:12c'est que tu fais une primaire.
02:13Tu demandes aux électeurs.
02:14Et puis pareil,
02:14qui veut bien ?
02:17Si M. Philippe,
02:19il veut se présenter à la primaire,
02:20ben qu'ils viennent, à droite.
02:21Moi, je ne suis pas d'accord
02:23avec Georges Fenech.
02:24Vous voulez qu'on écoute d'abord ?
02:25Parce que la primaire de la droite,
02:26elle avait bien marché.
02:28Si Fillon n'avait pas eu
02:29ses problèmes personnels,
02:31il pouvait être élu.
02:31Et il avait battu Juppé et Sarkozy.
02:33Elle avait bien marché, la primaire.
02:35Il y avait 4 millions de personnes.
02:36Et Hollande, oui.
02:37La primaire a tué l'élection présidentielle.
02:39Hollande, 3 millions de votants.
02:39Et moi, ça donne une force considérable.
02:41Mais oui.
02:41Mais pourquoi vous dites ça ?
02:43Vraiment, c'est une question sincère.
02:44Parce que je sais très bien
02:44comment ça se passe une primaire.
02:45Le lendemain de la primaire,
02:46vous avez tous vos amis,
02:48vos proches amis qui ont perdu la primaire
02:50qui vont tout faire pour vous.
02:52C'est ainsi.
02:53Vous ne pouvez pas vous combattre la veille.
02:55Le lendemain, embrassons-nous.
02:56Ce n'est pas possible.
02:58Par esprit de responsabilité.
03:00Vous pouvez imaginer que c'était plus aimé.
03:02Ça a marché avec Hollande.
03:03Non, non, mais c'était une question sincère.
03:04Il n'y a que Hollande.
03:05C'est le seul cas.
03:05Et Martine Aubry a joué le jeu.
03:09Elle a fait la campagne de Hollande à fond.
03:10C'est M. Hamon qui avait gagné la primaire.
03:13On pourrait avoir un sens des responsabilités.
03:15Pardonnez-moi, le pays en danger.
03:16Votre rubrique,
03:17ça n'en est rien à faire, en fait, Georges.
03:20Votre égo, etc.
03:22Votre égo...
03:23De ceux qui ont perdu.
03:24De ceux qui ont perdu.
03:27Voilà, de ceux qui ont perdu.
03:29C'est comme ça.
03:29Mais non, si c'est...
03:30C'est la nature.
03:32Non, je suis bien angélique.
03:33Ben non, moi, je suis désolé.
03:35Non, il y a la France qui est au-dessus.
03:36Pardonnez-moi.
03:37C'est pas de la nature humaine.
03:38Tout le monde n'est pas comme ça.
03:39Tout le monde n'est pas pourri de l'intérieur.
03:41Excusez-moi.
03:42Tout le monde n'est pas le général de gloire.
03:43Non, mais d'ailleurs, Georges,
03:44il y a dans le personnel politique
03:46des gens qu'on n'imagine pas,
03:47à l'issue d'une primaire,
03:49saboter celui de leur camp qui a gagné.
03:51Vous voyez,
03:51il y a des tempéraments
03:52qu'on saisit un petit peu.
03:53Bon.
03:54Bon.

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