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  • il y a 12 minutes
L'exécutif peut-il parvenir à faire redescendre la colère? À l'approche de nouvelles mobilisations ce week-end en France, le maintien de l'ordre et la gestion des manifestations sont critiqués par les syndicats. L'exécutif prévoit à nouveau un dispositif policier d'ampleur pour prévenir les tensions et les violences.

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Transcription
00:00et notamment sur le parcours de la manifestation à Paris et ailleurs.
00:03On va écouter le ministre de l'Intérieur.
00:08Je suis donc avec monsieur le préfet de police, monsieur le directeur général de la police nationale,
00:13monsieur le major général de la gendarmerie nationale et madame la directrice générale adjointe
00:17de la sécurité civile et de la gestion des crises pour présenter le dispositif d'ordre public
00:22qui sera mis en oeuvre pour la journée de l'acte 3 du 31 octobre.
00:30J'ai adressé un télégramme au préfet hier, fixant un certain nombre d'instructions,
00:36déclinant un dispositif que je vais vous présenter à l'instant.
00:42Comment va se passer cette journée ?
00:43A date, nous avons plusieurs appels à rassemblement de voix publiques, des manifestations.
00:50Il y a plusieurs appels.
00:52Au moment où on se parle, les préfets sont en train de discuter avec les organisateurs
00:56sur les modalités d'organisation de ces rassemblements de voix publiques.
01:02Les règles qui s'appliqueront seront les mêmes que celles qui ont prévalu le 24 octobre.
01:07Donc chaque préfet, en fonction des circonstances locales, évidemment, appréciera la situation.
01:13Mais il est bien évident que, compte tenu des troubles graves à l'ordre public,
01:17qui ont eu lieu le 17 octobre, compte tenu de ce qui s'est passé,
01:21le 24 octobre, où les défilés se sont déroulés sans incident majeur,
01:26mais avec des velléités assez fortes de certains groupes à risque,
01:30de se rendre dans les centres-villes pour commettre un certain nombre d'exactions.
01:33Le dispositif policier mis en place les en a empêchés,
01:37mais la volonté et la velléité d'aller commettre des dégradations est bien là,
01:41elle est toujours là.
01:42Et donc, par conséquent, localement, les préfets prendront des décisions
01:47qui autoriseront ces rassemblements de voies publiques, évidemment,
01:51mais pas dans les centres-villes, où il y a des risques de troubles à l'ordre public,
01:55et plutôt dans les zones périphériques.
01:57Et par ailleurs, évidemment, s'assureront que le déclarant, l'organisateur,
02:03a un service d'ordre qui permet de faire face à d'éventuels débordements
02:07et surtout à tenir de manière tout à fait correcte ces rassemblements de voies publiques.
02:13Donc on a bien cette double condition,
02:15qui est appréciée localement, encore une fois, par chaque préfet,
02:17mais comme le 17 octobre, on a eu des troubles à l'ordre public important
02:21dans bon nombre de villes,
02:22comme le 24, on a eu de nouveau cette velléité d'un certain nombre d'individus
02:26de groupes à risque, ultra-gauche, extrême-gauche, ultra-gauche radicalisée,
02:31donc et extrême-gauche radicalisée,
02:33évidemment, les préfets prendront des arrêtés,
02:36qui seront des arrêtés d'interdiction partielle.
02:39Les manifs seront autorisés en dehors des centres-villes.
02:43Dans le même temps, on constate que sur les réseaux sociaux,
02:48on a beaucoup d'appels à faire dégénérer ces rassemblements de voies publiques.
02:52Donc évidemment, le dispositif policier qui sera mis en place veillera à les encadrer
02:56et à faire en sorte qu'elles se déroulent dans les meilleures conditions possibles.
03:00Ça, c'est pour la partie manifestations de voies publiques.
03:04Encore une fois, je le redis, les préfets sont en cours de discussion
03:07avec les organisateurs pour les modalités de déroulement
03:11de ces manifestations de voies publiques.
03:13Dans le même temps, le 31 octobre, donc, est la journée d'Halloween,
03:17et nous avons, nous enregistrons sur les réseaux sociaux,
03:21de nombreux appels à rassemblements,
03:25enfin, au début, enfin, vers, aux alentours de 20h,
03:29en tout cas dans la soirée, on va dire.
03:31Nous avons de nombreux appels à rassemblements
03:33qui émanent, donc, de la mouvance d'ultra-gauche,
03:36de l'exemple gauche radicalisée,
03:38de certains sites de gilets jaunes radicalisés
03:40qui invitent, donc, les gens à se rendre dans des rassemblements,
03:45sur des rassemblements de voies publiques,
03:46à partir de 20h, dans de nombreuses villes de France.
03:50avec des messages qui sont des messages
03:54qui sont particulièrement, on va dire, violents,
03:58avec des messages qui appellent à faire la révolution,
04:01à mettre en place l'insurrection,
04:03j'en ai quelques-uns sous les yeux,
04:05et donc, on est très loin de messages revendicatifs
04:08ou à caractère festif,
04:10mais bien sûr des messages qui incitent très clairement
04:13à la commission de troubles graves à l'ordre public.
04:16Il va sans dire que ces rassemblements, bien évidemment,
04:19qui se dérouleront à partir de 20h,
04:21peut-être un peu avant ou peut-être un peu après,
04:23seront bien évidemment interdits par les préfets.
04:27Les appels à ces rassemblements,
04:30tels que nous les voyons sur les réseaux sociaux,
04:32j'en ai évidemment quelques extraits ici,
04:34mais vous pourrez évidemment les consulter sur les réseaux sociaux,
04:37sont extrêmement explicites,
04:39et ce sont des appels très clairs
04:40au fait de commettre des violences,
04:43des exactions, des débordements.
04:44Donc, ces rassemblements seront interdits,
04:47et s'ils venaient néanmoins à se tenir,
04:51ils seront bien évidemment dispersés,
04:53et le cas échéant, il y aura évidemment des interpellations.
04:57Je dois dire d'ailleurs que ces appels à rassemblements
05:01ne sont pas exclusifs,
05:03d'appels à commettre des pillages,
05:05à commettre des saccages,
05:07et là encore, les messages sont très explicites,
05:09et évidemment, donc, la réponse qui sera portée
05:13sera de la plus grande fermeté.
05:16La présentation que je viens de faire de la journée du 31 octobre,
05:19donc à la fois avec ces rassemblements de voie publique,
05:21ces appels à rassemblements sur la voie publique en soirée,
05:24voire en nuit,
05:25laisse à penser que la journée du 31 octobre,
05:28telle que je viens de la décrire,
05:31est une journée qui est à risque très élevé
05:34de troubles à l'ordre public,
05:35à risque très élevé de troubles à l'ordre public,
05:38et donc c'est bien évidemment une journée
05:40qui présente à bien des égards un caractère atypique,
05:44à la fois par ces risques de troubles à l'ordre public élevé,
05:47et aussi par le fait qu'elle va commencer
05:49avec des rassemblements en cours de journée,
05:51et elle se poursuivra très probablement dans la soirée,
05:55voire même très tard dans la soirée.
05:56Donc c'est donc une journée extrêmement atypique,
05:58ce qui nous conduit évidemment à déployer
06:00un dispositif policier extrêmement important,
06:03qui va d'abord se composer d'un certain nombre
06:05de mesures de police administrative,
06:07donc les arrêtés d'interdiction dont j'ai parlé,
06:10de rassemblements dans les centres-villes,
06:13notamment en soirée,
06:14l'encadrement des manifestations telles que je les décris,
06:17et je le redis,
06:18les manifestations ne se tiendront pas dans les centres-villes
06:20où il y a eu des troubles à l'ordre public,
06:22les préfets prendront des arrêtés,
06:23elles ne pourront se dérouler qu'à la périphérie,
06:25et quand l'organisateur a présenté des garanties
06:28en termes de sécurité de leur organisation.
06:32Le dispositif policier comprendra pour l'ensemble
06:35du territoire national 70 000 effectifs,
06:38donc c'est le même volume que le 24 octobre,
06:42mais en sachant que nous n'avons pas,
06:44vous avez une partie des effectifs ont été déployés
06:46à Orléans pour assurer la sécurisation du congrès,
06:50du rassemblement national, congrès,
06:53puis meeting, congrès du samedi, meeting du dimanche,
06:55donc c'est un dispositif qui demeure un dispositif exceptionnel,
07:00sont mobilisés les effectifs,
07:01l'ensemble des effectifs locaux,
07:02nous avons procédé à des rappels sur les congés,
07:06à la suppression des repos,
07:07pour avoir le maximum d'effectifs présents
07:09sur le territoire national,
07:11sont mobilisés l'ensemble des forces mobiles disponibles,
07:15ainsi que tous les services spécialisés
07:17qui seront évidemment engagés,
07:19je pense notamment à la BRI, au RAID, au GIGN,
07:22évidemment à l'ensemble de nos drones,
07:25l'ensemble de nos hélicoptères,
07:26les brigades écaissres, les unités cynophiles,
07:29les 26 blindés centaures seront également déployés
07:32sur l'ensemble du territoire national,
07:34dont une partie à Paris,
07:35et puis nous mobiliserons évidemment
07:37l'ensemble de nos lanceurs d'eau.
07:39Concernant la doctrine, c'est extrêmement important,
07:42je vais insister là-dessus, sur la doctrine,
07:43c'est-à-dire la doctrine opérationnelle
07:46qui sera celle de l'ensemble de ces effectifs.
07:49Ce sera une doctrine extrêmement réactive,
07:51on ne tolérera aucun débordement,
07:54aucun débordement,
07:54il y aura des interventions systématiques,
07:57nous avons, j'ai demandé à l'ensemble
07:58des forces de sécurité intérieure,
08:00d'abord à l'ensemble des préfets,
08:01et puis ces consignes ont été relayées
08:03par les directeurs généraux
08:04et par M. le préfet de police,
08:05des doctrines d'extrême fermeté.
08:07Les troubles à leur public
08:08que nous entendons sont importants,
08:10donc les forces réagiront avec une grande fermeté,
08:13beaucoup de réactivité,
08:14beaucoup de mobilité,
08:15pour disperser, puis le cas échéant,
08:17même interpeller les groupes à risque.
08:20Les forces seront prépositionnées
08:21sur l'ensemble du territoire national,
08:23dans toutes les villes,
08:24et en amont de l'accès à ces villes,
08:26il y aura des contrôles de flux,
08:28ce qu'on appelle les contrôles de flux,
08:30les mêmes que nous avons mis en place
08:31le 24 octobre,
08:33sur les axes routiers,
08:34dans les gares,
08:35dans les réseaux ferroviaires,
08:36pour éviter que des personnes,
08:38évidemment, mal intentionnées,
08:39se rendent dans ces centres-villes.
08:42Donc il y aura un très haut niveau de contrôle,
08:44il sera plus élevé que celui du 24 octobre,
08:46et il aura vocation surtout à durer,
08:48compte tenu de l'amplitude de cette journée
08:50du 31 octobre et des événements qui sont attendus,
08:52il aura vocation,
08:53ces contrôles auront vocation à durer
08:55toute la journée.
08:56Je veux également dire,
08:58pour rassurer nos commerçants,
09:00que le dispositif qui avait été mis en place
09:02pour protéger les centres-villes
09:03sera évidemment reconduit,
09:04au même titre que celui
09:06qui avait été mis en place
09:07pour les centres commerciaux
09:08qui se trouvent à la périphérie des villes,
09:10et pour lesquels,
09:11en zone police,
09:12on a mobilisé énormément de gendarmes
09:15qui sont venus sécuriser
09:16ces centres commerciaux.
09:17Évidemment,
09:19eu égard aux nombreux appels
09:20à commettre des pillages
09:22que l'on enregistre sur les réseaux sociaux,
09:24ce dispositif sera reconduit
09:25et amplifié.
09:27Voilà,
09:27donc cette doctrine,
09:28c'est une doctrine de grande réactivité,
09:30une doctrine opérationnelle
09:31qui se veut efficace
09:33et extrêmement ferme.
09:34Je veux le dire avec
09:36beaucoup de détermination,
09:38j'ai réuni d'ailleurs ce matin
09:39les préfets en visioconférence
09:41avec les directeurs généraux,
09:42le préfet de police,
09:43tout le monde est sur le pont
09:44pour apporter une réponse
09:46extrêmement ferme
09:47à ces débordements
09:48s'il devait y en avoir.
09:49Extrêmement ferme.
09:50Évidemment,
09:51nous mobiliserons
09:53les unités d'investigation judiciaire
09:55pour pouvoir traiter en flagrance
09:56les auteurs de ces débordements.
09:58Je vous rappelle que
09:59pour le 24 octobre,
10:01il y a eu plus de 1 400 interpellations,
10:041 435 pour être précis.
10:06Évidemment,
10:06nous nous remettons en situation
10:08d'interpeller
10:08et surtout de traiter judiciairement
10:11sous l'autorité des parquets
10:12les auteurs de ces exactions.
10:15Donc c'est un message
10:16que je passe
10:17qui est d'une...
10:18Je le redis,
10:19je réemploie ce mot
10:19d'une très grande fermeté
10:21pour cette journée
10:22du 31 octobre.
10:24Et ce message,
10:25il s'adresse évidemment
10:26aux pilleurs,
10:27aux casseurs
10:27et à tous ceux
10:28qui en appellent
10:29à l'insurrection
10:30dans notre pays.
10:31Nous aurons une réponse
10:33ferme et républicaine.
10:34Et évidemment,
10:36les cortèges partout
10:37où les préfets
10:38les auront validés
10:39seront encadrés,
10:40seront sécurisés
10:41pour que la liberté
10:42de manifester
10:43et la liberté d'expression
10:44puissent trouver
10:45à s'exprimer.
10:46Dans chaque département,
10:48les préfets communiqueront
10:49demain sur le dispositif
10:51particulier
10:51qui est mis en place
10:52sur leur territoire.
10:53Et je veux terminer
10:55ce propos
10:55avant de répondre
10:56à vos questions
10:57pour avoir un mot
10:58de remerciement appuyé
10:59pour les forces
11:00de sécurité intérieure
11:01qui, une nouvelle fois,
11:02sont mobilisées
11:03dans cette période
11:04de congés.
11:05Policiers,
11:06gendarmes,
11:07forces de sécurité civiles
11:08et évidemment également
11:09les sapeurs-pompiers,
11:11les marins-pompiers
11:12à Marseille,
11:13la brigade des sapeurs-pompiers
11:15à la préfecture de police.
11:16Je veux également
11:17avoir une pensée
11:17pour l'ensemble
11:18de ces forces de sécurité
11:19qui vont à nouveau
11:20s'engager le 31 octobre
11:22pour assurer la sécurité
11:23de nos concitoyens
11:24et faire en sorte
11:25que cette journée
11:25se déroule
11:26dans les meilleures conditions
11:27possibles
11:28avec à la fois,
11:29évidemment,
11:30et je le redis,
11:30la possibilité
11:31de manifester
11:32dans des conditions
11:33autorisées
11:34et, d'autre part,
11:36que nous puissions
11:37assurer un ordre public
11:38qui soit irréprochable
11:39et qui sera,
11:40encore une fois,
11:41je réemploi le mot
11:42et je l'emploie
11:42et j'assume de l'employé,
11:44nous aurons une réponse
11:44extrêmement ferme
11:46avec les fauteurs de troubles
11:47que nous attendons
11:48avec beaucoup de détermination
11:49s'ils envisageaient
11:50de venir, évidemment,
11:52dans les centres-villes.
11:52On sera extrêmement fermes
11:53et déterminés.
11:54Voilà ce que je voulais
11:55vous dire en quelques mots
11:56et je veux bien prendre,
11:58on peut prendre
11:58quelques questions
11:59si vous le souhaitez.
12:03Bonjour M. le ministre,
12:04Martin Beaumère
12:04pour France Télévisions.
12:05Vous l'avez dit,
12:06cette manifestation
12:07aura lieu le même jour
12:08que la fête d'Halloween.
12:09En quoi est-ce que
12:10cela complique les choses
12:11pour vous
12:13qu'il y ait à la fois
12:14cette manifestation
12:15et cette fête d'Halloween
12:16et en quoi est-ce
12:17habituellement
12:18une soirée
12:19qui est compliquée
12:19à gérer
12:20en termes de maintien
12:20de l'ordre ?
12:21Merci.
12:23Habituellement,
12:23c'est une soirée
12:24où il y a parfois
12:27des violences urbaines.
12:28Ces dernières années,
12:29un peu moins.
12:29quand même par rapport
12:30à ce qu'on a connu
12:31il y a quelques années.
12:32Donc ça,
12:32évidemment,
12:33ça reste d'actualité
12:34et d'ailleurs,
12:35on a adressé
12:35des instructions
12:36aux préfets
12:36qu'ils ont commencé
12:38à mettre en oeuvre
12:39depuis ces jours derniers
12:41de contrôle des flux
12:42également
12:43pour appréhender
12:44le maximum
12:44de mortiers,
12:45de tirs d'artifices,
12:46etc.
12:46Ça,
12:47c'est la journée
12:47d'Halloween classique.
12:48Mais là,
12:49vous voyez bien
12:49qu'il y a des appels
12:50aussi à rassemblement
12:52au titre
12:52de cette journée
12:53du 31 octobre
12:54dans les centres-villes
12:55et donc ce qui fait
12:56que c'est un peu différent
12:57de la journée
12:58du 17 ou du 24,
12:59c'est que la journée
13:00a vocation à se prolonger
13:01un peu plus tard
13:02dans la soirée
13:02du fait des festivités
13:04d'Halloween.
13:04Donc c'est ça le sujet,
13:05c'est cette élongation
13:06mais le dispositif policier
13:08il sera en place
13:09sur toute cette période.
13:10Voilà,
13:10c'est encore un effort
13:12que nous demandons
13:12à nos policiers
13:13et nos gendarmes
13:14et encore une fois,
13:15je veux vraiment
13:16les en remercier.
13:19Bonjour Monsieur le Ministre,
13:20Xavier Domanie
13:21de France Inter.
13:21J'ai deux questions
13:22à vous poser.
13:23La semaine dernière,
13:23on a eu plusieurs cas
13:25de groupes citoyens
13:26qui voulaient,
13:28disait-il,
13:29protéger les commerçants.
13:30Il apparaît
13:31que certains de ces groupes
13:31seraient constitués
13:33de militants
13:34d'ultra-droite.
13:35Est-ce que vous avez
13:35un message à adresser
13:36à celles et ceux
13:37qui voudraient,
13:38j'allais dire,
13:39se substituer
13:40aux forces de l'ordre
13:41sur ce point ?
13:42Une deuxième question
13:43qui concerne aussi
13:44Monsieur le Préfet de police
13:46de Paris,
13:47s'agissant des manifestations
13:48dans la capitale.
13:49En sortant d'ici,
13:51d'une rencontre
13:52avec vous,
13:53les organisations lycéennes
13:54et étudiantes
13:56ont dénoncé
13:56une volonté
13:57d'empêcher
13:58de manifester.
13:59Qu'est-ce que vous répondez
13:59à ça ?
14:01Et notamment aussi
14:02aux organisations syndicales
14:04qui évoquent
14:06des recours
14:07impossibles,
14:08en tout cas
14:09des arrêtés
14:10d'interdiction
14:11trop tardifs
14:12pour pouvoir
14:13les contester
14:14devant la justice
14:16administrative
14:17et qui sous-entendent
14:19notamment
14:20une stratégie
14:21de la part
14:22de la préfecture
14:22de police
14:23sur ce point.
14:23Merci beaucoup.
14:24D'abord,
14:25sur les groupuscules,
14:26effectivement,
14:27dans une quinzaine
14:27de villes,
14:28on a constaté
14:28que des groupes
14:29d'ultra-droite
14:30s'étaient constitués
14:30pour aller protéger
14:32des commerçants.
14:34Donc on a vu
14:35qu'il y a eu aussi
14:36beaucoup de prises à partie
14:37avec des éléments
14:38de la mouvance
14:39d'ultra-gauche.
14:40Systématiquement,
14:40les forces de l'ordre
14:41sont intervenues
14:41pour les séparer.
14:43Ceux qui assurent
14:43l'ordre public
14:44dans ce pays,
14:44c'est la police
14:45et la gendarmerie
14:45sous l'autorité
14:46des préfets,
14:46que les choses soient claires.
14:48Et ces groupuscules,
14:49quand ils se constituent
14:50et comme ils l'ont fait
14:51parfois en groupe de combat,
14:53ça suffit à engager
14:54des poursuites judiciaires.
14:55Je crois que les préfets,
14:56dans la plupart des villes
14:58où ces groupes
14:58se sont constitués,
14:59ont saisi
15:00les procureurs
15:01de la République,
15:02bien évidemment.
15:02Et un certain nombre
15:03de ces militants
15:05d'ultra-droite
15:06ont été interpellés.
15:07Il y en a eu 11 à Nice
15:07qui ont été interpellés
15:08et 2 à Rouen.
15:10Donc je veux le souligner.
15:12Concernant les manifestations,
15:13les cortèges,
15:16le préfet de police
15:17est en discussion
15:18avec les organisateurs.
15:19J'ai effectivement reçu
15:20des représentants
15:21des organisations syndicales
15:22lycéennes et étudiantes
15:23qui nous disaient
15:24que nous nous livrions
15:26à des entraves
15:27au droit de manifester.
15:28Pas du tout.
15:29On est vraiment
15:30dans l'équilibre constitutionnel
15:32de la garantie
15:33de la liberté de manifester,
15:35mais aussi la garantie
15:36qui est aussi
15:37un principe constitutionnel
15:38d'assurer la sécurité
15:38de nos concitoyens.
15:40Et c'est un équilibre
15:41qui a été trouvé
15:41par chaque préfet,
15:42notamment par le préfet de police,
15:44de faire en sorte
15:45que ces cortèges
15:45ne se déroulent pas
15:46là où il y a eu
15:47des troubles à l'ordre public.
15:48Donc ce qu'ils font
15:49de la décision des préfets,
15:50prévenir des troubles à l'ordre public,
15:52mais que la liberté
15:53de manifester
15:53puisse néanmoins s'exprimer.
15:55Et ces cortèges
15:55sont donc en revanche
15:56autorisés
15:57à l'écart
15:59des centres-villes.
16:00Voilà,
16:00c'est ce que j'ai redit
16:02aux organisations syndicales
16:03de lycéens et d'étudiants.
16:04Loin de nous
16:05la volonté
16:05d'entraver
16:06ces manifestations.
16:07Sinon,
16:08elles seraient purement
16:08et simplement interdites.
16:10Ce n'est pas le cas.
16:11Après,
16:11la semaine dernière,
16:12et j'en terminerai par là
16:13pour répondre
16:13au troisième point
16:14de votre question,
16:15il s'est passé
16:15quelque chose
16:16d'un peu inédit,
16:18c'est vrai,
16:18c'est qu'on avait pu
16:19arrêter un certain nombre,
16:20on avait pu arrêter
16:21le principe
16:22d'un certain nombre
16:23d'itinéraires
16:23qui ensuite ont été
16:24remis en cause
16:24par les préfets.
16:25Ça a été le cas
16:26de M. le préfet de police,
16:27c'est le cas du préfet du Lois
16:28à Orléans
16:28où la manifestation,
16:30l'itinéraire a été modifiée.
16:31Pourquoi ?
16:31Parce qu'on avait connaissance
16:32du risque de troubles
16:33à l'ordre public
16:34qui se sont révélés
16:35au dernier moment
16:37et donc on a évidemment
16:38modifié les itinéraires.
16:39Mais ça n'a remis
16:40en rien en cause
16:42ces manifestations
16:43et ça a été fait
16:44d'ailleurs dans
16:44de nombreuses villes
16:45et je tiens à dire
16:46que dans l'ensemble,
16:47dans la plupart des villes
16:48quand il y a eu
16:49des recours
16:49devant le tribunal administratif,
16:51ces arrêtés
16:52modifiant les itinéraires
16:53des manifestations,
16:55modifiant ces itinéraires
16:56par rapport
16:57à la déclaration initiale
16:58ont été la plupart du temps
16:59validés par le tribunal administratif.
17:01Donc on a bien
17:01cette garantie,
17:02on a bien cette garantie
17:04entre la liberté
17:04de manifester,
17:06d'expression
17:06et la préoccupation
17:08du ministre de l'Intérieur
17:09et des préfets
17:09qui est de la garantir,
17:10cette liberté
17:11mais en même temps
17:12de garantir la sécurité
17:13de nos concitoyens
17:14et la sécurité des biens.
17:18Bonjour M. le ministre,
17:20Milan Argelas
17:20pour BFM TV.
17:22J'ai deux questions.
17:22D'abord la première,
17:23est-ce qu'on a des projections
17:24chiffrées sur la journée
17:25de samedi
17:26de manifestants
17:26attendus
17:27dans toute la France
17:28en région parisienne
17:29mais précisément aussi
17:30hors région parisienne ?
17:31Et deuxième question,
17:32sait-on combien
17:33de forces de l'ordre
17:34ont été blessées
17:34depuis le début
17:35du mouvement lycéen
17:36en comptant le 17 octobre
17:37et le 24 octobre ?
17:38Merci.
17:39Oui, alors sur les forces
17:44de l'ordre blessées,
17:45on a dépassé le millier
17:47de forces blessées,
17:48de policiers,
17:49gendarmes,
17:50donc évidemment
17:50le nombre est conséquent.
17:51Fort heureusement,
17:52ce sont souvent des blessés
17:53plutôt légers,
17:55mais il y a eu aussi
17:56des blessures
17:57extrêmement graves.
17:58Il y a des fonctionnaires
17:58de police
17:59qui ont été hospitalisés,
18:00je veux le redire,
18:01et certains ont même
18:02été évacués inconscients.
18:03Heureusement,
18:04les choses se sont arrangées
18:05ensuite,
18:05mais voilà,
18:06c'est évidemment
18:06une de nos préoccupations
18:07car les prises à partie
18:09des forces de sécurité intérieure
18:10sur les graves incidents
18:11qui interviennent
18:12pendant ces journées
18:13de mobilisation
18:14sont absolument incroyables.
18:16C'est des jets de pavés,
18:17des jets de mortiers
18:18en tir tendu
18:18et on a même vu,
18:20on l'a vu à Paris,
18:21avec des jets de cheminées
18:22depuis un toit.
18:23Donc voilà,
18:23on a des agressions
18:24qui sont extrêmement violentes.
18:26Sur la participation,
18:28oui,
18:28nous la connaissons évidemment,
18:29les services de renseignement,
18:30qu'il s'agisse
18:31de la direction du renseignement
18:32de la préfecture de police,
18:33qu'il s'agisse
18:34de la direction nationale
18:36du renseignement territorial
18:37ont fait leur travail.
18:39On a un certain nombre
18:40d'estimations.
18:41Je ne vous les donnerai pas
18:42parce qu'on ne les donne pas,
18:43mais on peut penser
18:45qu'on aura une mobilisation
18:46aussi importante
18:47que celle du 24 octobre.
18:49Voilà ce que je peux vous dire.
18:50Et on a dépassé le millier,
18:54on vous précisera
18:55le chiffre exactement.
18:58Étienne,
18:58le chiffre précis de Paron,
19:01voilà,
19:01c'est 1100,
19:02donc je vous disais
19:03un millier,
19:04c'est 1100,
19:051193,
19:06voilà,
19:06vous avez un chiffre précis.
19:09Voilà,
19:09est-ce qu'il y a d'autres questions ?
19:11Bonjour M.
19:11M.
19:11M.
19:12M.
19:12Léna Ménager
19:12pour RTL,
19:13vous avez parlé
19:14d'une surveillance particulière
19:15concernant les centres-villes,
19:16est-ce que vous avez identifié
19:17des communes
19:18ou des départements
19:18qui seraient plus à risque
19:20que d'autres ?
19:21On est plutôt sur des grandes villes
19:24ou des villes moyennes.
19:25Voilà,
19:25on a bien vu le 24 octobre,
19:27d'abord le 17 octobre
19:29avec les nombreux pillages
19:30qui ont eu lieu,
19:31d'une part,
19:32et on a bien vu avec le 24 octobre
19:33que la plupart des,
19:35évidemment les grandes villes,
19:37les villes moyennes
19:37et certaines villes de province,
19:40sans que ce soit péjoratif
19:41pour le ministre originaire de Bourges
19:43que je suis,
19:44mais on a eu aussi
19:44dans des villes plus moyennes
19:47des incidents et des volontés
19:49d'aller dans les centres-villes.
19:50Donc voilà,
19:50le dispositif,
19:51il est en place partout.
19:52Il n'y aura pas de points faibles,
19:53on est en place partout.
19:58Bonjour,
19:58monsieur le ministre,
19:59Mec-Paris Match.
20:00Beaucoup de personnes
20:01appellent à manifester,
20:02à venir manifester déguisé.
20:04Est-ce que les masques
20:05seront interdits
20:05à la manifestation ?
20:07Vous avez,
20:07alors c'est une question,
20:09j'ai vu beaucoup de choses
20:10circuler effectivement
20:11là-dessus
20:11sur les réseaux sociaux.
20:13Il y a un côté festif
20:16qui fait que les gens
20:17peuvent se déguiser.
20:19en tout état de cause.
20:21Compte tenu des appels
20:22que nous voyons
20:22sur les réseaux sociaux
20:23qui sont encore une fois
20:24des appels extrêmement violents.
20:26Enfin,
20:26j'ai amené quelques extraits.
20:29On appelle
20:30« Faites la révolution »,
20:31« Révolution »,
20:32« Toute la nuit »,
20:33« Sortir de l'ombre »,
20:34« La nuit des ténèbres ».
20:35On voit ce genre de messages
20:36circuler sur les réseaux sociaux.
20:38Il est bien évident
20:39que si des personnes
20:39venaient à répondre à l'appel
20:41qui est formulé,
20:42de se rassembler
20:43à partir de 20 heures,
20:45peut-être avant,
20:46peut-être après,
20:46sur un certain nombre
20:47de places publiques.
20:49Ces manifestations
20:49seront considérées
20:50comme étant des attroupements
20:51visant à commettre des violences.
20:53Donc elles seront dispersées,
20:53on interprètera les gens.
20:55La dissimulation du visage
20:56dans l'espace public
20:57est interdite
20:57depuis une loi de 2010.
20:58Et depuis une loi de 2019,
21:00le fait de se dissimuler
21:01le visage
21:02dans une manifestation
21:04au cours de laquelle
21:05sont commis
21:05des troubles à l'ordre public
21:07ou au cours de laquelle
21:08on a de bonnes raisons
21:09de penser que des troubles
21:10à leur public
21:11seront commis,
21:12c'est même un délit.
21:13Vous avez le visage
21:14dissimulé sur l'espace public,
21:15sans aucun motif légitime,
21:16c'est une contravention.
21:17Quand c'est en manifestation
21:19et qu'on pense
21:20qu'il va y avoir
21:21des troubles à leur public
21:21et là,
21:22les appels sont explicites,
21:23ça devient même un délit
21:24qui est puni
21:25d'une peine, je crois,
21:25d'emprisonnement
21:26d'un an,
21:2615 000 euros d'amende.
21:27On appliquera ces textes.
21:29On appliquera ces textes
21:30pour ces rassemblements
21:31qui sont,
21:32je vous assure,
21:33quand vous lisez
21:33les réseaux sociaux,
21:34c'est tout sauf du festif
21:36ou même du revendicatif.
21:40Sur les rassemblements,
21:41bien sûr,
21:41bien sûr.
21:42Le prétexte de la nuit d'Halloween
21:43ne sera pas un motif légitime
21:45pour se dissimuler le visage
21:46dans l'espace public
21:47pour commettre
21:48des troubles à leur public,
21:49que les choses soient claires.
21:49Et on a passé des instructions
21:51en ce sens
21:51à l'ensemble de nos effectifs.
21:55Pas d'autres questions ?
21:56Merci beaucoup.
21:57Merci à vous.
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