00:00Bonjour Alexandre, bonjour à tous. Des mobilisations massives contre la vie chère, éclipsées par les violences.
00:06C'était le cas le 17 octobre, dans une moindre mesure, samedi dernier.
00:10Et pourtant dans les cortèges, cette question revient.
00:12Comment vivre de son travail, maintenir son pouvoir d'achat ?
00:16Un pouvoir d'achat qui ne cesse de reculer, expliqué hier matin sur Europe 1 et CNews,
00:20le patron de Coopérative U, Dominique Schellcher.
00:23Il y a 50 ans, les Français touchaient 70% de la super brute,
00:27c'est-à-dire toute charge comprise, patronale et salariale.
00:30Aujourd'hui, c'est encore 52%.
00:32Voilà pour ce constat dressé par Dominique Schellcher, un constat alarmant, Barthélémy Philippe.
00:37Oui, le travail ne paye plus, ou en tout cas plus assez.
00:40La moitié des salariés français perçoivent un salaire situé entre le SMIC et 2240 euros nets par mois.
00:47La faute notamment au poids des cotisations patronales et salariales dans le salaire brut,
00:52explique l'économiste Bertrand Martineau.
00:55Dans ces 50 dernières années, on a étendu considérablement la protection sociale,
00:59les retraites qui sont d'un niveau bien meilleur à ce qu'elles étaient il y a 50 ans en
01:03proportion du salaire,
01:04des dépenses d'assurance maladie qui ont évidemment explosé,
01:07une couverture d'assurance chômage meilleure et beaucoup plus de chômeurs qu'il y a 50 ans.
01:11Ce qui fait que les cotisations ont augmenté, c'est que la protection sociale s'est considérablement accrue,
01:15qui plus est dans un contexte démographique qui vient alourdir la note pour les actifs.
01:19En France, les dépenses de protection sociale représentent plus de 900 milliards d'euros,
01:24soit environ 32% du PIB, et les cotisations sociales en finance un peu plus de la moitié rapprochées.
01:31Le net du brut suppose donc un effort massif de maîtrise des dépenses de retraite,
01:35d'assurance chômage et de santé, que la configuration politique issue de la dissolution rend impossible à ce stade.
01:42Explication signée Barthélémy Philippe du service économie d'Europe 1.
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