00:00Oui, bonjour. Et merci de m'inviter à répondre. Effectivement, c'est une catastrophe indescriptible. Je vois les images, comme
00:07vous.
00:08Je pense qu'aujourd'hui, avant de penser à la politique, il faut penser aux victimes et à leurs familles
00:12qui attendent des nouvelles de leurs proches,
00:14qui sont dans ces trains. Ce sont des trains à grande vitesse, très fréquentés, que tous les Espagnols, tous les
00:19étrangers, tous les résidents de l'Espagne fréquentent régulièrement.
00:21C'est la ligne entre Madrid et Séville. Mes enfants l'apprennent pour aller faire leur voyage scolaire à Séville.
00:26Nous la prenons pour partir en vacances.
00:28Les touristes l'apprennent régulièrement. C'est un drame humain. Ce sera un drame humain terrible.
00:32Et ce qui est effectivement dramatique, c'est que cela se passe à quelques dizaines de kilomètres d'un autre
00:38drame qui s'est passé il y a moins d'un an sur cette même ligne,
00:41qui impliquait encore là des trains de grande vitesse. Il faudra à un moment se demander quelles sont les responsabilités
00:48d'organisation de ces infrastructures.
00:51Mais aujourd'hui, pour l'instant, l'urgence est vraiment dans le fait d'apporter toutes nos pensées et toute
00:55l'aide possible aux victimes et à leurs proches.
00:57Évidemment. Mais quand, en l'espace d'un an, vous avez 46 morts la première fois et là, le bilan
01:02provisoire fait état de 50 morts à nouveau,
01:07les familles de victimes, elles vont aussi demander des réponses.
01:10C'est-à-dire comment on peut avoir le même drame, comme vous le dites, à même pas un an
01:14d'intervalle avec le même bilan humain quasiment ?
01:19Les Espagnols vont se demander est-ce qu'on peut prendre un train encore en Espagne sans risquer sa vie
01:23?
01:23Au bout d'un moment, la question politique, elle est posée aussi. Et on a le droit de la poser
01:26parce que c'est un scandale, en fait, ce qui s'est produit.
01:30Écoutez, ça fait effectivement moins d'un an, huit ou neuf mois, effectivement, qu'il y a eu le drame
01:34précédent.
01:35Depuis ce moment-là, chaque fois que nous prenons un train en Espagne, nous roulons au ralenti parce qu'il
01:40y a une espèce de peur latente,
01:42aussi bien chez les autorités que chez les voyageurs, dans le fait de voyager sur ce réseau qui n'est
01:46pas complètement sécurisé,
01:47sur lequel le gouvernement n'est pas capable d'apporter des garanties.
01:50Et effectivement, un an plus tard, pour des raisons qui sont sans doute différentes,
01:54là, dès la fois, c'était les infrastructures, là, apparemment, ce serait une erreur d'aiguillage,
01:57on se retrouve avec une horreur indescriptible.
02:01Donc, on est en période électorale, dans moins d'un mois, il y aura des élections.
02:05Non, ce gouvernement, probablement, devra répondre des réponses qu'il a apportées ou pas
02:11aux derniers drames et aux derniers incidents.
02:13Et malheureusement, la réponse que l'on voit à l'écran actuellement n'est pas celle qu'attendait les Espagnols.
02:19Ça sera sans doute un tournant dans la campagne électorale que nous sommes en train de vivre en Espagne.