00:00Partout, vous avez raconté aussi cette scène où le gardien qui est dans la loge à l'entrée de la
00:07mairie de Limoges se retrouve face à ces militants très équipés, vous le disiez, avec notamment un bélier qui pèse
00:15très lourd, qui a donc été sciemment apporté sur place.
00:19Il n'y a rien de spontané.
00:20Ce qui sert de bélier, c'est tout simplement un poteau d'abri de bus qui a été arraché, découpé
00:24pour pouvoir enfoncer la porte centrale de l'hôtel de ville.
00:27Et là, il trouve ce gardien qui tente de s'enfuir et de se défendre avec un balai.
00:34Comment il va, cet homme ?
00:35Alors, Philippe va bien. Je le salue d'ailleurs s'il nous écoute.
00:38Philippe a eu très peur.
00:40Philippe, c'est un fonctionnaire de catégorie B.
00:42Donc, vous voyez, c'est quelqu'un qui doit gagner 1700 euros par mois.
00:44Donc, on est très loin de la caricature de l'homme de pouvoir ou de l'homme puissant ou de
00:48l'homme riche.
00:49Vous voyez, c'est un fonctionnaire de catégorie B qui était là pour assurer le service public permanent dans l
00:54'hôtel de ville.
00:54Il était entouré d'un certain nombre d'agents qui venaient, pour certains, de finaliser des mariages.
00:59Notamment une jeune femme qui a été assistante pendant le dernier mariage, qui a eu, je crois, la peur de
01:03sa vie.
01:03Elle est d'ailleurs suivie.
01:04C'est quelqu'un qui ne va pas bien aujourd'hui.
01:06Et puis, il y avait les policiers municipaux qui étaient là aussi pour protéger l'hôtel de ville, qui, eux,
01:10étaient équipés.
01:10Mais qui, pour certains, me l'ont dit, ont s'est vu mourir, monsieur le maire.
01:14Voilà. Ça, c'est la réalité des faits.
01:15Ils ont face à eux des personnes cagoulées ?
01:18Non, pas tous.
01:19Pas tous. Il y a environ 600 à 700 personnes qui sont présentes sur la place devant l'hôtel de
01:23ville.
01:23Sur le parvis.
01:24Et devant, à l'intérieur de ces 500-600 personnes, des activistes cagoulés, équipés, qui agissent de manière très méthodique.
01:30D'ailleurs, quand vous regardez des images vidéo, c'est assez inquiétant.
01:34Et ça fait froid dans le dos.
01:36Parce que vous avez à la fois tous ceux qui sont très excités, qui hurlent, à cab, à cab, à
01:40cab.
01:40Donc, ça, ce sont plutôt les jeunes.
01:42À cab, on le sait.
01:43Désormais, c'est ce cri contre les policiers.
01:45Exactement. Et vous avez d'autres qui sont là pour incendier l'hôtel de ville et pour tout faire pour
01:50pouvoir pénétrer à l'intérieur de l'hôtel de ville.
01:51On a des magnifiques vitres qui sont séculaires, qui ont explosé sous le jet de projectiles qui ont été très
01:58nombreux.
01:58Plusieurs centaines de jets de projectiles en moins de 10 minutes.
02:01Et pendant tout ce temps-là, je n'ai pas un seul policier national pour protéger la mairie, car ils
02:05sont pris en tenaille un peu plus bas par les autres casseurs sur les boulevards.