00:00de cette attaque qui a fait un mort et plusieurs blessés.
00:02Alors, pourquoi je parle du monde ?
00:03Parce que le monde, l'libération, le quotidien,
00:06l'ensemble du service public, etc.
00:08Tous ne veulent pas que le Rassemblement National soit au pouvoir.
00:11C'est ça la réalité.
00:12On le fait court, bien évidemment.
00:14Et tous les moyens seront permis.
00:16Ne vous trompez pas, tous les moyens seront permis.
00:17Là c'est gravissé.
00:18Y compris de faire des fake news.
00:20Le monde qui nous donne des leçons à la presse entière.
00:24Il y a eu des excuses d'ailleurs, Thomas Bonnet ?
00:26Pas d'excuses, il y a eu un correctif, mais pas d'excuses.
00:28Et d'ailleurs, je précise que des responsables politiques
00:30ont partagé l'information du monde.
00:32J'ai vérifié il y a quelques instants.
00:33Tous n'ont pas supprimé leur poste.
00:35Olivier Faure a supprimé, mais Manon Aubry, par exemple, n'a pas supprimé.
00:38Manon Aubry qui fait un tweet, Marine Le Pen a du sein sur les mains.
00:41Oui, mais qu'est-ce que vous voulez ?
00:43On ne peut pas dire que ce soit très efficace non plus, cette campagne.
00:46Non, évidemment, mais quand même.
00:48Mais ça crée un certain climat.
00:50L'information touche un public quand même très large.
00:52Le démenti touche un public beaucoup moins large.
00:54Donc dans l'esprit de beaucoup ce matin encore,
00:56j'imagine que l'information, elle est vraie.
00:58Mais ce qui est intéressant, c'est que tous ces gens-là
01:00évidemment n'attendent que ça
01:01et ont la main sur le smartphone.
01:05Olivier Faure, des traques du RN retrouvés dans la voiture
01:08du terroriste de Trappes, quel curieux hasard.
01:11Marine Le Pen a dit,
01:12en diffusant une information infondée,
01:14mensongère et démentie ce soir par le procureur de la République,
01:16le journal Le Monde s'est une nouvelle fois prêté
01:17à une opération militante visant à salir le Rassemblement National.
01:20C'est une réalité.
01:22Le Monde est un journal militant.
01:24Libération est un journal militant.
01:26Quotidien est une émission militante.
01:27Tous ces gens-là sont des militants.
01:29Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ?
01:31C'est une réalité, mais ce n'est pas une surprise.
01:32Ça fait des années qu'il y a une dérive du Monde
01:34du point de vue de son fonctionnement
01:35comme du point de vue de sa déontologie.
01:36Je rappelle que l'ouvrage
01:37La face cachée du monde,
01:38écrit par Philippe Cohen et Pierre Péan,
01:40date de 2003.
01:41Et je crois que le mal s'est profondément aggravé depuis
01:43puisqu'il y a une évolution sociologique,
01:45notamment chez les jeunes journalistes.
01:47Et en plus, il y a un contexte politique
01:48qui fait que tous les coups sont permis
01:50qu'on s'est identifié comme l'extrême droite.
01:51Et vous allez voir que ça ne va faire
01:53que s'exacerber dans les mois à venir.
01:55Nous sommes d'accord.
01:56Mais alors, quelle est votre position
01:58ou quelle est votre réaction dans ces cas-là
02:00vis-à-vis de ces médias ?
02:01Est-ce que, par exemple,
02:02le Rassemblement National parle au Monde ?
02:05Il parle au Monde.
02:06En tout cas, hier, il a fait pression sur le Monde
02:08en appelant les journalistes
02:09pour leur demander un correctif.
02:11Je pense qu'une plainte, quand même,
02:13va être déposée.
02:14Il faut regarder sur quel motif.
02:15Il fait cette diffusion d'une fausse information
02:17et pas n'importe laquelle.
02:19Et puis, effectivement,
02:20mais moi, je me l'applique à moi-même.
02:23Ce n'est pas facile de parler à des journalistes
02:25dont on sait qu'ils ne sont là
02:27que pour vous nuire.
02:28Donc, je sais bien que la démocratie,
02:30on parle à tout le monde,
02:31c'est le pluralisme.
02:32Et moi, j'y suis quand même attaché.
02:34Mais on n'est pas obligé
02:35de répondre à tout le monde.
02:36Ça, je vous l'accorde.
02:37Quelle est votre explication, au fond ?
02:39Pourquoi ces journalistes sont sur le Rassemblement national,
02:44ont cette position idéologique et politique ?
02:47Parce que je pense qu'il y a un système
02:48qui se trouve très bien entre lui-même, on va dire,
02:51et qu'ils ne veulent surtout pas que demain,
02:53le Rassemblement national arrive aux affaires,
02:55parce qu'ils savent très bien
02:57qu'il y aura une grande clarification
02:59dans tous les domaines,
03:00et notamment sur celui de la presse,
03:03les fameuses subventions à la presse écrite,
03:06dont on voit bien les dérives.
03:08Enfin, je veux dire, un journal comme l'Humanité,
03:10aujourd'hui, n'est pratiquement plus lu,
03:11et il bénéficie d'un financement,
03:13je crois, de 2, 3 ou 4 millions d'euros.
03:15Chez moi, le journal local, monopolistique,
03:18l'indépendant, groupe, midi libre,
03:21la famille Baillet,
03:22pareil, elle est subventionnée,
03:24ce que je trouve, à outrance,
03:25et elle ne fait que de l'information
03:27contre la mairie de Perpignan, systématiquement.
03:30Donc voilà, il faut le prendre comme c'est.
03:31Ça n'empêche pas d'être élu,
03:33parce que les gens font la différence.
03:35Les gens, soit ils achètent moins,
03:36soit ils n'achètent plus,
03:38soit ils sont indifférents,
03:39soit ils les laissent parler.
03:40Bon, ben voilà, c'est comme ça.
03:41Et quand vous avez un échange avec les patrons,
03:43en l'occurrence, vous avez parlé de M. Baillet,
03:45quand vous avez un échange avec lui,
03:46qu'est-ce qu'il vous dit ?
03:48Ben, il dit qu'il n'est pas responsable
03:50de ce que la rédaction fait,
03:52que les journalistes sont libres.
03:54Donc il vous prend pour un imbécile.
03:56C'est sa manière de voir les choses.
03:58Les journalistes ne sont pas libres.
03:59D'un autre côté,
04:00ce n'est pas d'interlocuteurs privilégiés non plus.
04:02Les journalistes sont...
04:04Non, mais ils sont évidemment libres,
04:06mais c'est du ce que je voulais dire
04:08par mon intervention,
04:09c'est que si M. Baillet...