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  • il y a 3 minutes
Á Point est le nouveau rendez-vous des légendes du sport présenté par Vanessa Lemoigne. Au programme : discussions, confessions et reportages.

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00:02Vous avez vu, je suis venue avec le petit ballon du match.
00:05Très bien, avec le drapeau français.
00:07Pour le match, il n'y aura pas ça.
00:09Il s'est classe.
00:11Franchement, ça c'est assez incroyable.
00:13Oui, c'est très bien.
00:13Bonjour Clara.
00:14Bonjour Madame Lemoyne, Monsieur Gossard.
00:16Merci beaucoup.
00:17Menu italien, j'espère que ça va vous plaire.
00:20Oui.
00:21Et vous ?
00:22Oui, c'est parfait.
00:23Vanessa, non ?
00:23Oui, oui, c'est parfait, oui.
00:24On aurait pu manger australien, non ?
00:26Vous êtes australien, c'est ça ?
00:27C'est ça, oui.
00:27Je n'ai pas trouvé le kangourou, je suis désolée.
00:30Il y a beaucoup d'Italiens en Australie, donc ça marche.
00:33Très bien.
00:33Mais vous ne mangez pas de kangourou en Australie, ce n'est pas vrai ?
00:35Les étrangers, les touristes, mais les australiens, jamais.
00:38Ah oui, d'accord.
00:39Ça a quel goût ?
00:40Je n'ai jamais goûté.
00:41Le kangourou ?
00:42Non, ça ne se fait pas par les australiens.
00:43On ne mange pas les kangourous.
00:45Ni les crocodiles.
00:46On les protège.
00:47Ben voilà, c'est ça.
00:48Les crocodiles, on fait le sac avec.
00:50Donc vous êtes en France, du coup, vous avez réussi une performance,
00:54c'est ramener la NFL au Stade de France, et en France surtout.
00:57C'est ça, c'est le grand événement, oui.
00:59L'NFL en France, pour la première fois, pour un match de saison régulier,
01:03pas un match d'exposition.
01:05Oui.
01:06Donc c'est un match qui compte avec des vraies équipes,
01:09et ça compte pour le championnat aux Etats-Unis de la NFL.
01:12Oui, ce sera cet après-midi, c'est les Steelers face aux Saints.
01:15C'est les Steelers face aux Saints, oui, c'est ça.
01:17Très, très belle affiche en plus.
01:19Vous savez qu'en France, il y a une vraie communauté,
01:21surtout chez les jeunes, la génération Z,
01:23ils sont à fond, grâce à Binsport aussi notamment,
01:25parce que ça fait des années qu'on diffuse la NFL.
01:28Il y a toute une génération là qui est…
01:30Là, ils sont comme des dingues.
01:31Et on remarque ça dans chaque pays,
01:33que c'est justement cet âge de 16-25…
01:36Exactement, oui.
01:36…où il y a beaucoup plus de suivis que des autres démographiques,
01:40bien qu'on est bien suivi en France.
01:42On a à peu près 12 millions de fans self-déclarés.
01:4612 millions, c'est énorme.
01:47Je m'intéresse à l'NFL.
01:49Oui.
01:50Et donc, oui, c'est le troisième marché européen.
01:53Moi, je suis une foot X, pour le coup, dans le foot US.
01:56Déjà, grâce à Billine, parce que souvent, le matin,
01:59j'avais une émission, donc on passait les matchs.
02:01Et aussi parce que j'ai connu l'époque Tom Brady.
02:04Et donc, voilà.
02:05Mais vous êtes avec nous depuis longtemps.
02:07Oui, oui, oui.
02:07Donc, il doit y avoir une culture de football américaine
02:10et NFL dans l'immeuble, j'imagine.
02:11Oui, oui, oui.
02:12Très forte.
02:12Oui, j'ai vu beaucoup de Super Bowl.
02:14Et on a des vrais représentants.
02:16Je ne sais pas, vous connaissez Nicolas Karabatic ?
02:17Oui.
02:18Il adore la NFL.
02:20Merci.
02:21Au revoir, super.
02:22C'est vraiment bon.
02:24Et du coup, ça commence où, cette histoire ?
02:26Comment ça se fait que vous vous êtes dit,
02:27OK, on va aller en France ?
02:29Parce que vous aviez déjà fait l'Angleterre ?
02:31On a fait plusieurs.
02:32On a fait une expansion assez tendue maintenant.
02:35Cette année, on a démarré à Melbourne.
02:37On n'a jamais été en Australie.
02:40Sous votre impulsion ?
02:41Un petit peu.
02:44Ça sert quand on est le big boss, on a…
02:46Non, mais en fait, je suis de Melbourne.
02:49Et en fait, on a fait un match le vendredi, un jour de travail,
02:53à 10h30 pour caler avec les fenêtres,
02:58les timings aux États-Unis en termes de fenêtres,
03:01à 10h30.
03:03Plein.
03:03100 000 personnes.
03:05Incroyable.
03:05Personne au bureau, tout le monde au stade de Melbourne.
03:09Et donc, c'était au débat, ça.
03:11Au débat.
03:12Il y a Rio de Janeiro.
03:13On a eu trois matchs à Londres.
03:17Paris ce week-end.
03:18Après, on fait Madrid-Munique.
03:22Et puis, le Mexique à la fin.
03:24Donc, neuf matchs à l'international.
03:26Pour le monde au monde, je crois.
03:27Oui, neuf matchs.
03:28Donc, c'est la globalisation de l'NFL.
03:31Parce que l'ambition, c'est quoi ?
03:32C'est d'aller rencontrer vos fans ou de recruter des fans ?
03:36Les deux.
03:37D'accord.
03:37C'est une récompense pour nos fans.
03:39Mais c'est aussi d'en chercher d'autres, c'est sûr.
03:43Et puis, ça va augmenter, je pense.
03:45Le commissioner de l'NFL parle de 16 matchs à terme par an à l'international.
03:51Et donc, c'est vraiment pour grandir notre base de fans à travers le monde.
03:58Je vous en prie, Brett, mangez.
03:59Bon appétit.
04:00Je ne vais pas pouvoir parler et manger en même temps, mais je vais essayer.
04:02Oui, vous êtes trop classe.
04:03C'est pour ça.
04:04Vous avez petits costumes, petites chemises, les cheveux bien coiffés.
04:09Je comprends.
04:10Et du coup, vous êtes le big boss NFL en Europe, c'est ça ?
04:16Je m'occupe des pays en dehors des Amériques.
04:21Donc, je fais l'Europe et l'Asie Pacifique.
04:25L'Asie Pacifique, c'est l'Australie, la Chine, le Japon et les autres pays.
04:32On a choisi 12 marchés prioritaires.
04:38Et c'est dans ces marchés-là qu'on espère avoir des bureaux, des gens qui travaillent sur place,
04:43mais aussi d'utiliser les matchs comme feu d'artifice ou catalyst pour toutes les autres activités qu'on fait
04:49pendant l'année.
04:50Ça veut dire que vous allez ouvrir un bureau, vous ambitionnez d'ouvrir un bureau en France ?
04:54C'est déjà fait à Paris.
04:55À Paris ?
04:55Donc, on a un patron de pays, un directeur d'opération.
05:00On aura d'autres recrues qui vont se faire dans l'année.
05:05Mais déjà, on est implanté dans le marais.
05:07En plus dans le marais, OK.
05:09En le marais, avec un bureau un peu temporaire, mais qui est très cool.
05:13pour faire nos interviews avec les médias, les influenceurs, les créateurs et tout ça.
05:20Donc, ça, pour les mois de venir, on verra.
05:23Vous allez recruter, ça veut dire que pour tous les jeunes qui…
05:25Parce qu'on a beaucoup de jeunes en France.
05:27Il y a 30% de jeunes étudiants qui sont intéressés pour bosser dans le sport.
05:31Donc, aujourd'hui, il faut aller bosser en NFL.
05:33Voilà.
05:34Ah, voilà.
05:36Je vais vous donner mon CV, Brett, à la fin.
05:39Avec plaisir.
05:41C'est très bon.
05:42Oui, bien sûr.
05:43Je ne doutais pas.
05:45C'est le restaurant de Beansport.
05:46Il s'appelle A Point.
05:47Vous savez pourquoi A Point ?
05:49A Point.
05:50Je sais ce que ça veut dire, mais…
05:52A Point, oui, comme un steak.
05:56Voilà.
05:56Mais aussi A Point parce que tous les sports, on dépend.
06:00Ah oui, OK.
06:01Vous s'est croisé la tête.
06:03Ah oui, non, c'est trop pour moi.
06:05C'est trop pour moi.
06:06Vous mangez comme ça tous les jours ici, c'est ça ?
06:08Oui, oui.
06:09Du coup, ça commence à se ressentir sur la balance, malheureusement.
06:12On mange bien, en plus.
06:14Donc, voilà.
06:14C'est tous les dimanches midi à 13h30.
06:18On se fait un petit déjeuner en tête à tête, comme ça.
06:22Brett, moi, j'arrive là pour aller regarder le match.
06:25C'est quoi la promesse, en fait, qui est faite pour cette rencontre ?
06:30Je pense que ce n'est pas que le rencontre.
06:32Il y a toute la semaine d'activités.
06:34Donc, on essaie de faire une semaine un petit peu comme un mini Super Bowl, avec beaucoup
06:38d'activités dans le centre de la ville.
06:41Donc, une expérience fan, quoi.
06:42Oui, une expérience fan un peu partout dans la ville.
06:46Des expositions de flag football, qui est la version non-contact du sport, qui est un sport
06:52olympique, maintenant.
06:53Oui.
06:54Et puis, l'NFL House, qu'on avait lancé avant-hier, à l'espace Combon.
07:00Il y a le shop, près de Beaubourg.
07:03Enfin, il y a plein d'activités pendant toute la semaine.
07:06Et puis, le match, même, il y aura un show.
07:09Il y aura un halftime show, comme on a au Super Bowl, aussi.
07:12On peut savoir, il y a Beyoncé qui va venir, ou pas Rihanna.
07:18C'est Burn a Boy qui...
07:19Alors, ça, c'est énoncé.
07:20Donc, on a un très grand halftime show avec Burn a Boy.
07:25Pour la mi-temps, oui.
07:27Oui.
07:27Il n'y aura que Burn a Boy.
07:28Céline Dion va venir, ou pas ?
07:29Parce que vous savez qu'on pense pas.
07:30On n'a pas de sprit comme ça.
07:31Ah, d'accord.
07:32C'est vous qui avez fait la programmation musicale ?
07:35Non, heureusement pas.
07:36Pourquoi vous auriez pris qui ?
07:37Si moi, j'ai entendu parler, c'est mauvais.
07:41Donc, on ne peut pas savoir qui va faire l'ouverture,
07:43avant le match, sur un petit spectacle ?
07:45Non, non, il y a des petites surprises.
07:50Avec des personnalités ?
07:51Non, non, avec des...
07:53Mais c'est curieux, j'ai envie de t'avoir.
07:54J'ai trop dit déjà, j'ai trop dit déjà.
07:59Non, mais il y a beaucoup de choses pour les yeux et pour les oreilles.
08:03Ah, d'accord, ok.
08:04Il y aura des cheerleaders ?
08:06Si, toujours.
08:07Toujours un cheerlead qui vient avec les deux équipes.
08:09Surtout l'équipe d'un maison, qui est les Saints.
08:13Et est-ce qu'on adapte justement à la France quand on se déplace comme ça ?
08:17Est-ce qu'on s'adapte au pays ?
08:18Parce que c'est vrai que les Français, vous nous connaissez, on est particuliers.
08:21D'ailleurs, on est comment pour vous.
08:26Pour nous ambiancer, surtout au Stade de France, il faut y aller.
08:29Oui, c'est sûr.
08:31Non, mais je pense que les Français, ils adorent un grand événement.
08:35Oui.
08:36On a vu ça pendant les Jeux Olympiques.
08:37On a vu ça avant avec la Coupe du Monde de rugby ou de football et tout ça.
08:42Et ils aiment un grand événement.
08:44On n'avait pas de doute qu'ils allaient remplir le Stade de France et ça s'est rempli.
08:50C'est complet, là ?
08:51C'est complet.
08:51Ah, oui.
08:53Donc, non, ça va.
08:56C'est une ambiance extraordinaire, on le sait.
08:58Pour nous, l'NFL, on est intéressé par les fans.
09:01D'accord.
09:01Le nombre de fans qui s'engagent avec l'NFL, qui regardent la télé, qui achètent nos maillots, etc.
09:13Donc, il y a plus que pour développer le foot US en France.
09:17Oui, mais en même temps, nous, on investit dans le développement du flag.
09:21On travaille avec les fédérations locales pour faire ça.
09:24Parce qu'on sait que les participants deviennent des fans.
09:27Et des fans très poussés, enfin, avec une relation plus profonde qu'une fan normale.
09:34Et puis, ils amènent la famille avec eux parce qu'ils sont impliqués dans la participation comme ça.
09:38Oui, et puis le public, il est mixte en plus.
09:42Il y a beaucoup de femmes aussi qui s'intéressent.
09:45C'est vrai que ça se regarde en famille.
09:46Oui, mais aux États-Unis, c'est 55 ans.
09:47Ici, c'est 70 ans peut-être.
09:49Mais avec le flag, le croissant, c'est avec les femmes surtout.
09:53Oui, oui, oui.
09:54Mais comme sport olympique, il faut que ça soit les deux.
09:58Moi, je voulais vous montrer quelque chose.
10:01Parce qu'évidemment, je vous connais.
10:04Ah, oui.
10:05Vous êtes où sur la photo ?
10:09Au milieu à gauche, avec la main sur le blazer.
10:12Ah, là ?
10:13Oui.
10:15Là.
10:16Vous avez un côté un peu sitcom américain quand même.
10:19On est d'accord.
10:20Toujours parfait.
10:21Le sourire, la pause, tout est nickel.
10:23Oui, oui.
10:24Ça, c'est il y a longtemps.
10:25Ça, c'était il y a très longtemps.
10:26Ça, c'est juste après les guerres.
10:27Eh oui, c'est les années 80, là.
10:29C'est ça, oui.
10:29Parce que vous avez joué au racing.
10:31Vous avez fait partie de cette génération des gentlemen, là, avec le nœud papillon.
10:35C'est ça, oui, exactement.
10:37Eh oui, nous, on se souvient.
10:37Parce qu'on a fait le final en nœud papillon à l'époque.
10:40Oui, c'était ça, oui.
10:41Puis il y avait une naissance d'une marque, Eden Park, qui était faite par la suite.
10:46Exactement, oui, avec le petit nœud papillon au rose.
10:51Et forcément…
10:51C'est le pub pour Franck Menel, où est-ce qu'il est ?
10:54Oui, on a eu un petit coup de fil avant.
10:58Mais cette époque-là, évidemment, elle a marqué aussi toute une génération en France.
11:03Donc, vous êtes connue en France.
11:05Vous revenez en plus en terrain connu.
11:08Vous avez appris le français ici.
11:10Quand vous débarquez, vous ne connaissiez pas le français.
11:12Un petit peu à l'école, mais comme tout le monde, je n'étais pas très bon.
11:17Non, non, je l'ai fait.
11:18J'étais forcé à l'époque.
11:20Il y avait très peu d'étrangers qui jouaient en France.
11:23Maintenant, il y en a beaucoup.
11:24Mais à l'époque, il fallait parler français.
11:27Il fallait se forcer.
11:28Dans le VCR, on ne parlait que français ?
11:29Que français.
11:30Les entraîneurs ne parlaient français.
11:32Personne ne parlait anglais.
11:33Donc, c'était bien.
11:34J'étais obligé d'apprendre le français.
11:37Et je l'ai fait tout, tout à l'oreille.
11:38Parce que là, vous parlez super bien français.
11:40Je le perds un peu, parce que je n'ai pas vécu en France depuis 1995.
11:45Donc, je ne le pratique presque plus.
11:48Mais je le retrouve quand je parle un peu.
11:50Vous vous souvenez du premier mot que vous avez appris ?
11:53Non.
11:55Au rugby ?
11:56Non, non, je ne me souviens pas.
11:59Non, le premier mot.
12:01Ça devait être un gros mot, non ?
12:02Vous êtes dans le VCR.
12:02Vous êtes dans le VCR.
12:04Vous êtes dans le VCR class.
12:04Moi, à l'époque, j'ai pensé dans ma pub aussi à l'époque.
12:08Parce qu'on faisait deux carrés.
12:10À cette époque semi-pro.
12:12C'est ça qui était génial.
12:14Moi, je ne connaissais pas la différence entre l'argot et le vrai français.
12:17Donc, quand j'étais au bureau, les gens étaient un peu choqués.
12:20Mais oui, parce que vous travailliez à l'époque dans la publicité.
12:22Ça veut dire que vous arrivez au bureau.
12:24C'est ça.
12:24Je connaissais le sens des mots, mais pas le vrai sens des mots.
12:27D'accord.
12:28Donc, j'ai choqué pas mal de créativité.
12:32Bordel.
12:33Oui, oui, tout ça.
12:34Tout ce qu'il ne faut pas dire.
12:35Oui, oui.
12:39C'est délicieux.
12:41On dira au chef.
12:43Oui.
12:44Mais c'est que l'entrée.
12:46Vous êtes resté combien de temps en France ?
12:52J'ai démarré saison Racing 81-2, qui était le centenaire du Racing à l'époque.
12:58Et j'ai terminé 89.
13:01Donc, j'ai fait 7 ou 8 saisons, je ne me souviens plus.
13:03J'imagine que vous vous sentez en France aussi un peu chez vous.
13:07C'est le cas maintenant.
13:08Oui.
13:09J'ai arrivé pour 6 mois.
13:10Et à la fin, j'avais fait 14 années.
13:13Et puis après, je ne suis pas reparti.
13:15Mais je suis parti en Angleterre pour gérer une agence de pub en Angleterre.
13:20Une aventure, j'imagine, fantastique.
13:23Mais une époque, un rugby bien différent de celui qu'on connaît aujourd'hui.
13:28Oui, très différent.
13:30Moins sérieux.
13:34Avec un peu plus de folie, je dirais.
13:36Surtout le Racing à l'époque.
13:39Et l'esprit amateur.
13:43On est content de recevoir un peu d'argent, mais c'était plutôt l'esprit amateur qui régnait.
13:48Donc, c'était vraiment bien.
13:50Quels souvenirs vous gardez justement de cette époque ?
13:53C'est quoi le moment qui vous a le plus marqué ?
13:55C'était cette finale que vous aviez...
13:56Je pense que le final en 87 et puis après en 90, où je suis arrêté en 90.
14:02Vous étiez en tribune ?
14:03Je suis en tribune.
14:04Donc, je pense que c'est mon arrêt qui a permis le Racing de gagner en 90.
14:07Parce que c'était presque la même équipe qu'en 87, à part moi.
14:11Et donc, ils ont gagné en 90.
14:14Mais non, les souvenirs des matchs à l'extérieur, les villages, les villes fous de rugby, les stades remplis.
14:23En plus, vous étiez la génération un peu showbiz.
14:26C'est-à-dire que c'est très marketé.
14:29Mais nous, on essaye de faire chaque week-end quelque chose pour que les gens se souviennent de nous.
14:37Et donc, on va monter les petits...
14:40Comment on dit ?
14:42Les blagues ou les petits coups chaque week-end.
14:45On jouait avec les bérets.
14:48Des entrées qui étaient toujours très remarquées.
14:50Et on rentrait en vélo.
14:53On voulait rentrer au stade Colombe en hélicoptère.
14:56Mais en fait, on n'avait pas le droit de survoler Colombe.
15:00Donc, on a pris ça le matin.
15:02On était très déçus.
15:04Mais on rentrait chaque fois différemment.
15:06Et non, c'était...
15:07On disait notre phrase à l'époque, c'est on n'est pas assez barjot.
15:10C'est toujours ça.
15:12On ne va pas assez loin.
15:14On est trop conservateur.
15:16Il faut faire des choses comme ça.
15:19J'ai l'impression que ce que vous avez fait à l'époque, avec le racing,
15:23ça a permis aussi de démocratiser un petit peu le rugby.
15:27C'est-à-dire que c'était très...
15:29Dans les années 80, 90, le rugby était très sudiste.
15:33Non, je pense que ça a incité beaucoup d'intérêt en dehors du rugby.
15:37Oui.
15:39On sait que le match de 87,
15:42je pense que c'était peut-être les plus grandes audiences.
15:46Je pense que c'était 8 millions, l'audience du match de finale.
15:49En plus, il n'y avait pas beaucoup de chaînes.
15:51Non, il n'y avait pas beaucoup de chaînes.
15:52Donc, on était obligé de le regarder.
15:54Mais c'était beaucoup plus haut que d'habitude
15:57à cause, justement, cet intérêt non de rugby.
16:01Donc, c'est bien que ça dépassait un peu la limite du rugby à l'époque.
16:06Et puis, il y avait des joueurs de charme et de célébrité.
16:12Et comme Lafond, comme Menel, comme il y avait Jean-Pierry
16:15qui jouait dans le club à l'époque aussi.
16:19Mais en pleine de joueurs qui avaient beaucoup de charismes à l'époque.
16:23Alors, Brett adore.
16:25Vous êtes régalé ?
16:26Oui, on continue.
16:27Alors, on me reçoit bien.
16:29Hop, je reviens tout de suite.
16:31Merci, Clara.
16:32Alors, du coup, on vous a quitté au moment du racing.
16:36Et après, qu'est-ce qui se passe jusqu'à vous retrouver à la tête du World Rugby ?
16:40Qu'est-ce qui s'est passé ?
16:42Je suis arrêté le rugby à peu près à 30 ans.
16:45Oui.
16:47Parce que vous avez choisi une carrière plutôt que...
16:50Le boulot est devenu trop intense pour continuer.
16:53Je loupais les entraînements.
16:55Il y avait un entraîneur à l'époque,
16:57ancien joueur célèbre qui s'appelait Robert Pepe Rambord,
17:00qui mettait la pression, qui aimait par le fait que je loupais.
17:03On faisait quatre entraînements par semaine.
17:04Moi, j'en faisais trois, parfois deux.
17:08Je savais qu'il fallait...
17:09Et puis, je n'étais pas enfant pour les week-ends.
17:11Donc, parfois, je n'étais pas sélectionné.
17:14Parfois, dans la dernière année.
17:15Donc, je me suis dit, tiens, il faut que j'arrête.
17:17Vous étiez sanctionné pendant...
17:19Si, si, si, si tu loupes trop d'entraînements,
17:23tu es dans la deuxième équipe plutôt que la première équipe.
17:26Tu restes à la maison le week-end.
17:30Donc, j'arrêtais.
17:31J'étais dans une agence de pub à l'époque.
17:33J'étais directeur dans une agence de pub.
17:34En même temps, une agence qui s'appelle BDDP,
17:37qui est maintenant TBWA.
17:39À Bologne, il y a encore, par loin d'ici.
17:42Et donc, j'étais directeur général adjoint de cette boîte.
17:46Oui, quand même.
17:47Oui, et puis, j'avais 30 ans.
17:49Et c'était une grosse boîte.
17:51Et puis, j'étais patron des budgets internationaux.
17:53Donc, je voyageais beaucoup et tout ça.
17:55J'imagine qu'on gagnait plus en étant directeur adjoint
17:59dans une agence de pub qu'en étant en rugbyman au RACI.
18:01C'était le cas à peu près.
18:03Oui, ça prenait du temps de dépasser ce que je recevais.
18:07On recevait un peu d'argent.
18:12C'était amateur à l'époque.
18:13C'était amateur, mais on n'était pas vraiment amateur,
18:15dans le sens anglais du terme.
18:17Mais on faisait deux métiers.
18:19J'avais deux vies, ce qui était fabuleux.
18:23On passait un week-end à Toulouse,
18:26mais on revenait lundi matin avec les lunettes de soleil
18:29parce que j'avais un coca.
18:33Et devant les clients.
18:35Oui, mais qu'on prenait les clients
18:37parce qu'ils savaient que je jouais et tout ça.
18:39Donc, c'était bien.
18:40Et puis après, non, j'avais travaillé dans la pub
18:45pendant quelques années de plus en France.
18:47J'avais ouvert le bureau de l'agence de pub pour voter BWA à Francfort.
18:52D'accord.
18:53Parce qu'on avait gagné le budget BWA à Francfort.
18:55Et puis, j'étais recruté par Avas
19:00d'être à la tête de leur agence en Angleterre.
19:02Et c'est pour ça que j'ai quitté la France enfin.
19:05Merci, Clara.
19:08Donc, wow.
19:10Wow.
19:12Oui.
19:14Ça va, vous n'êtes pas au régime.
19:15Non, non, mais plus.
19:16On s'est dit, on reçoit un Australien.
19:20Je ne sais pas, ce ne sont pas les cow-boys chez vous, mais bon.
19:23En plus, c'est peut-être mon plat préféré.
19:25C'est vrai ?
19:26C'est bien.
19:26Eh bien, voilà.
19:27On reçoit bien.
19:28Voilà.
19:29Ça m'intéresse que vous racontez.
19:30Ah oui, il y a la sauce.
19:31Vous trouvez que c'est trop light ?
19:34Parle-moi déjà.
19:34Oui, oui, oui.
19:35C'est bien.
19:36Merci.
19:36Non, c'est parfait.
19:37Oui, moi, je suis healthy.
19:41Petite salade.
19:41Ah oui, oui.
19:42Très bien.
19:42Oui, oui.
19:43Tu repars sur le même...
19:45Non, non, non.
19:46J'ai des légumes en plus.
19:47Ah, OK.
19:48C'est bien.
19:49Donc, moi, j'ai pris pour deux, en fait.
19:52Oui, ben voilà.
19:53Voilà.
19:53Régalez-vous.
19:54Oui.
19:54Ça m'intéresse ce que vous dites par rapport au double cursus et au double métier comme ça,
20:00parce que c'est vrai qu'aujourd'hui, en France, alors je ne sais pas comment ça se passe à
20:03l'étranger,
20:03il faut choisir généralement.
20:04Et tu es pro où tu penses, où tu joues.
20:07Et dans la reconversion surtout, les entreprises ont parfois du mal, en fait, à aller chercher
20:14des anciens sportifs, alors que je trouve, de notre point de vue, quand on est journaliste
20:18et à force de rencontrer des athlètes, il y a une intelligence particulière et surtout
20:23très analytique, c'est quoi, en fait ? Qu'est-ce que le sport vous a apporté dans votre travail
20:28?
20:29Non, je pense qu'il y a beaucoup de choses.
20:34Discipline, la capacité de bosser avec des gens qui ne sont pas comme vous, différents d'esprit, etc.
20:39Une équipe de rugby est très variée dans le style des gens, physiquement, mais mentalement aussi.
20:49Je pense qu'il faut prendre la défaite.
20:54Les choses ne marchent pas toujours comme il faut.
20:57Ça, c'est bien d'apprendre qu'il y a la réussite, mais il y a aussi l'inverse de
21:01ça.
21:06C'est axé sur la performance, donc on est toujours en train d'analyser est-ce qu'on fait les
21:11choses bien,
21:12est-ce qu'on ne fait pas les choses bien.
21:13Et comment parvenir, justement, à l'objectif ?
21:17Oui, c'est ça. C'est exactement ça.
21:20Et puis, je pense que les relations, ce qui est très important dans le travail,
21:26on apprend ça dans le rugby.
21:29C'est important de contribuer, d'avoir la conversation, de penser aux autres,
21:38de penser à ce qui leur dérange, à ce qu'ils aiment bien faire.
21:41Donc, on a une espèce d'idée de ce que les autres pensent et de ce qu'ils veulent faire.
21:48C'est une communauté.
21:49Et je pense que c'est l'environnement, un peu comme le travail.
21:52Donc, je pense qu'on apprend beaucoup de choses.
21:54Mais on peut aussi prendre les coups, d'être blessé parfois et être déçu,
21:59de ne pas être sélectionné parfois et être déçu.
22:03Non, non, c'est...
22:05Plus dur aujourd'hui, la réconversion, c'est très immédiat.
22:10On passe du rugby.
22:11Et puis, les rugbymen ne sont pas payés comme les footballeurs.
22:14On ne peut pas dire qu'on a fait une carrière de rugby et puis ça va.
22:18Non, il faut bosser après.
22:20Après, il y a des footballeurs qui sont moins payés que les...
22:22C'est vrai.
22:23Je généralise un peu.
22:25Quand je jouais ou on jouait dans les années 80,
22:28arrêter de jouer, c'était une petite retraite de quelque sorte.
22:35Donc, je me souviens d'un peu la déception, un peu de le manque à cette époque.
22:43Même si ma carrière de publicité a décollé en même temps,
22:49il y avait une partie de moi qui était très triste,
22:51qui ne savait pas exactement comment j'allais remplacer ce que je faisais tous les week-ends avec les copains.
22:59Mais aujourd'hui, je pense que c'est plus dur.
23:01Et je pense que le fait que j'avais deux vies, c'était...
23:03C'était la normalité, limite, en tout cas dans le rugby.
23:07Et comme c'était semi-professionnel, aujourd'hui, c'est vrai que c'est plus compliqué.
23:09Vous avez lâché le rugby des copains parce que c'était un peu ça.
23:13J'imagine que c'était des bêtises aussi, les déplaçants, pour un travail sérieux, le costume.
23:20C'était ça.
23:22Moi, je me souviens, il y avait un week-end de tournoi à Six Nations.
23:26Et c'était annulé à cause de la neige, en Angleterre.
23:31Et donc, on a reçu un coup de fil de France 2.
23:36À l'époque, en disant, est-ce que vous, le showbiz, vous pouvez remplir l'antenne pendant 3-4 heures
23:41?
23:43Et dans les rendez-vous dans un bar le soir, on écrit des textes, des petits sketchs pendant toute la
23:54nuit.
23:54Et on a passé 4 heures sur l'antenne, le showbiz, et l'accroche le lendemain, le showbiz crève l
24:01'écran.
24:03J'ai toujours ce truc.
24:05C'était quelle année ?
24:06C'était autour de 86, 87.
24:08Ah là là, j'étais trop petite, du coup.
24:09Oui, non, non, vous n'êtes pas née.
24:11Si, si, je suis née en 82.
24:12Écoutez, vous êtes gentils.
24:17Vous avez compris comment me parler.
24:18Non, mais c'était...
24:20Ça démontre...
24:21C'était telle aventure qu'on nous appelle pour ça.
24:24Oui, oui, non, mais de toute façon...
24:25T'as dit comme les garçons, c'était...
24:27Références, de toute façon, moi, les images de vous, je les ai vues.
24:32On m'en a parlé, on continue d'en parler aussi.
24:35Vous avez marqué toute une époque, quoi.
24:37On s'est musé, surtout.
24:39Oui, oui, oui.
24:39Oui, la bande de copains, c'était le rugby des copains.
24:41Oui, oui, c'est ça.
24:42Le vrai, pour le coup.
24:43Je les ai vus...
24:44En fait, hier soir, j'étais un truc de charité qui s'appelle French Flair.
24:50Oui, oui, oui.
24:51J'ai retrouvé quelques copains comme Philippe Guillard et Denis Charvet qui étaient là hier soir.
24:57Denis Charvet, oui.
24:57Donc, c'était sympa.
24:59Comme vous voyez, vous vous dites quoi ? Vous racontez les histoires de l'époque ?
25:02On redevient le petit garçon de l'époque, un peu, ouais.
25:06On déconne un peu.
25:07On estompait l'aspect adulte, un peu, ouais.
25:13J'imagine qu'après, la saveur de la vie, elle doit être un peu différente, quoi.
25:16Oui, oui, c'est sûr.
25:18On ne retrouve jamais ça, en fait.
25:19Et c'est pour ça que vous êtes revenu après au rugby ?
25:21Comment vous atterrissez ?
25:23Parce que votre poste, c'était quoi ?
25:24Vous étiez au World Rugby ?
25:25Vous étiez le boss, hein ?
25:27Oui, c'est ça.
25:28En fait, j'étais patron de cette agence de Havas en Angleterre pendant presque une décennie.
25:34Après, j'étais parti aux Etats-Unis, à New York, où j'étais patron de McCann,
25:39dans le bureau de New York pendant quelques années.
25:42J'aurais dû bien avec un CV.
25:44Ensuite, je suis retourné à McCann pour être patron d'Europe pour une période.
25:51Et puis, quelqu'un m'a tapé sur le feu en disant,
25:53tiens, il y a le truc CEO ou directeur général de World Rugby, ça t'intéresse ?
25:58Je ne pense pas, mais j'irai discuter.
26:01Le rôle m'intéresse, même si ça ne m'intéresse pas à moi.
26:04Je voulais bien savoir ce que ça veut dire.
26:06Et donc, j'ai fait plusieurs interviews et d'un coup, je suis dans la course.
26:11Donc, tu fais tout pour gagner.
26:13Et en plus, le plus que j'apprenais, le plus intéressé que j'étais.
26:18Donc, on m'avait offert le rôle.
26:22Puis, les mêmes choses, quelqu'un me dit, tiens, il y a un truc à l'NFL.
26:27À chaque fois, on vient vous chercher.
26:28Oui, et dans un processus, mais on est venu me dire, est-ce que ça vous intéresse ?
26:35Et même chose un peu, je ne pensais pas que ça m'intéressait.
26:38J'étais content là où j'étais.
26:39Mais neuf ans de la politique des fédérations de rugby et tout ça,
26:45j'étais peut-être, et c'était juste pendant le Covid,
26:48je pense que j'avais envie de changer un peu.
26:52Et puis, voilà.
26:55Et donc, j'étais engagé comme patron d'Europe, mais il n'y avait pas vraiment d'Europe.
26:59Donc, il fallait commencer de faire dans la stratégie de l'expansion.
27:05Et je ne dis pas que je suis derrière l'expansion,
27:08mais je suis arrivé au moment d'accompagner l'expansion de l'NFL à travers l'Europe et puis ailleurs.
27:14Donc, c'était le bon moment dérivé.
27:17Et avec un profil finalement rare, pour votre âge, si je peux me permettre,
27:23c'est l'expérience des athlètes, de comment ça fonctionne,
27:28la passion pour le sport, j'imagine, et en même temps, le côté business.
27:32C'est ça, le côté marketing surtout, positionnement, stratégie et tout ça.
27:39Vous connaissez le sport par cœur.
27:40Et puis, le rugby est un sport challenger dans la plupart des marchés,
27:45derrière le foot dans la plupart des marchés,
27:48mais d'autres sports dans d'autres pays.
27:52Le football américain, c'est vraiment un challenger dans les États-Unis.
27:55C'est dominant aux États-Unis, mais ici et ailleurs dans le monde,
28:00c'est un challenger, c'est aussi physique.
28:03On reste à construire, mais ça doit être super excitant.
28:05Il y a des parallèles avec le rugby un peu.
28:06Oui, oui, complètement, oui.
28:09Je me faisais la réflexion il n'y a pas longtemps, je me disais,
28:11aujourd'hui, on est en train de passer de l'ère de la télévision,
28:13de linéaire au digital, mais il n'y a que le sport, je pense,
28:20de ce que je vois quand je regarde les chiffres.
28:21À cause du fait que c'est live, en direct.
28:24C'est le seul, le sport, donc le foot, le football avec les pieds.
28:29Qui crée les rendez-vous de grands publics.
28:31Exactement, et qui arrive à réunir autant de monde,
28:34des millions de personnes, au même moment, devant une télévision.
28:37C'est ça.
28:37Il y a peu de sports qui arrivent à le faire.
28:39Donc il y a le football, il y a le soccer, quoi, du coup, pour vous.
28:44Le rugby.
28:46Et effectivement, un marché prometteur pour le foot US.
28:50Et l'NBA aussi, qui a déjà amorcé ce, on va dire,
28:55cette conquête des territoires européens.
28:58Et le basket est déjà un sport mondial, disons.
29:01Avec les structures locales, avec les ligues locales.
29:03Et pour pas de la maison, on a tous eu un panier de basket pour aller jouer.
29:07Exactement.
29:09Donc ça, le basket, c'est local.
29:14Le football, le foot américain.
29:17Vous aimez le rugby, vous aimez le sport.
29:20Tous les sports.
29:20On ne peut pas vivre en Angleterre sans connaître les joueurs de foot,
29:27de Premier League ou de...
29:30Après 2008, moi j'ai vécu longtemps en France.
29:32Alors à l'époque que j'ai vécu en France,
29:35c'était avant qu'ils avaient gagné la Coupe du Monde en 1998.
29:37Tout a changé après 1998 en France.
29:39Mais complètement, oui.
29:40C'était un sport...
29:41Vous, c'est l'époque platini...
29:42Oui, c'est ça.
29:43Donc on parlait au moment de Coupe d'Europe ou autre,
29:46mais pour vivre en France, on parlait du foot.
29:50Une semaine à Londres, j'ai compris.
29:52Si je ne peux pas parler foot, qui fait quoi ?
29:56Il faut absolument que j'embrasse le sport
29:59beaucoup plus que j'ai fait en France.
30:01Votre regard m'intéresse du coup là-dessus.
30:03Est-ce que pour vous, la France, c'est un pays de sport ?
30:05C'est très chauvin comme pays en termes de leurs équipes sportives.
30:11Oui, c'est vrai.
30:11Donc on va suivre n'importe quoi pour voir l'équipe de France gagner.
30:14Oui, c'est vrai.
30:15Et donc c'est une bonne porte d'entrée.
30:17Mais je pense après, ils deviennent des vrais suiveurs du sport par la suite.
30:22Puis il y a beaucoup de très grandes athlètes en France aussi.
30:25Donc c'est une usine à talent.
30:28Que ce soit foot, rugby, athlétisme, piscine, l'attention.
30:34Qui ont du mal à vivre aussi en dehors du foot.
30:38Là où il y a tout le business.
30:39Commercialement peut-être.
30:40Oui, exactement.
30:42Mais ça, c'est peut-être vrai dans beaucoup de pays en Europe.
30:47Je pense en Angleterre, il y a...
30:50Comme en France, le rugby a une taille une part de marché qui est importante ici.
30:57Les matchs internationaux, le top 14, c'est important ici en France.
31:04En Angleterre, il y a le rugby aussi.
31:06Et puis le cricket.
31:09Partout où on va avec le football américain, il n'y a normalement que du foot.
31:13En Allemagne, c'est vraiment du foot.
31:14L'Espagne, c'est vraiment du foot.
31:17Brésil, foot.
31:18Mexique, foot.
31:19Donc, l'alternatif comme le football américain, il y a une logique, il n'y a pas à apprendre.
31:27Ici, c'est plus compliqué.
31:29Mais en même temps, il y a une affection pour le football américain.
31:32En cause du fait qu'il connaisse le rugby, connaisse le sport de contact, un sport un peu de combat.
31:39Oui, l'esprit un peu guerrier.
31:40Oui, c'est ça.
31:41Ce que je disais, c'est que votre amour du sport, il est né aussi quelque part.
31:45Il est né avec votre papa, Kevin Gosper.
31:48J'ai découvert ça.
31:49Ah, vous avez fait votre recherche.
31:49Bien sûr, je me suis dit, mais forcément, ça vient de quelque part.
31:53Il y a un truc.
31:54Oui.
31:55Et en fait, il est médaillé olympique.
31:57C'est ça.
31:58Quand même.
31:59Incroyable.
31:59Médaille d'argent.
32:01Oui.
32:02Au Jeux Olympiques de 1956.
32:04À Melbourne.
32:05À Melbourne, encore.
32:06Oui, voilà.
32:09Oui, c'est sûr que en étant dans une famille qui était très touchée par le sport, lui en tant
32:17qu'athlète,
32:19par la suite, il était aussi administrateur dans le sport.
32:22C'était une vice-présidente du comité international olympique.
32:25Donc, on vivait tout le temps avec un...
32:31On dit backdrop, mais...
32:33Oui, oui, oui.
32:34De sport, toujours.
32:36Et ce qui est marrant, c'est que justement, vous l'avez dit tout à l'heure, le flag football,
32:40le flag, va être olympique en 2028.
32:45Donc, pour vous, il y a un peu quand même une...
32:48Quand on réfléchit à votre parcours, il y a finalement une petite signification derrière.
32:52C'est que vous allez vous retrouver...
32:54Il y a toujours un peu des Jeux Olympiques aussi, parce que aussi, j'étais patron de rugby quand il
33:00a fait son rentrée...
33:01Au jeu ?
33:02Au jeu, en 2016, à Rio de Janeiro.
33:07Et donc, j'étais content d'être là pour ça.
33:11J'étais dans le groupe des gens à l'NFL et IFAF, qui est la Fédération internationale de football,
33:16qui a travaillé pour faire en sorte que la flag rentre aux Jeux Olympiques de 28.
33:24Et on travaille toujours pour que ça soit dans la continuité, au-delà de Los Angeles,
33:29qu'on est là pour Brisbane, et puis on devient un vrai sport olympique.
33:34Une discipline olympique à part entière, oui.
33:36Et pour vous, c'est quoi l'ambition, justement ?
33:37De se rapprocher comme ça, de permettre à un sport de devenir olympique, ça change quoi ?
33:42Mais ça change beaucoup de choses.
33:45D'un coup, on peut parler avec les gouvernements, on peut parler avec les comités nationaux olympiques
33:50pour avoir des fonds dans de l'argent, pour être dans le curriculum des écoles,
33:56pour être sur le... Comment on dit curriculum ?
33:58Oui, sur le CV, mais du coup sur le programme.
34:01Oui, sur le programme d'éducation dans les pays.
34:03Normalement, ils choisissent les sports olympiques pour ça,
34:06surtout dans les pays comme la Chine, d'autres pays asiatiques, etc.
34:11Donc, d'être sport olympique, c'est une caution, c'est une vraie caution pour un sport,
34:17en termes de son développement à travers le monde.
34:19Et dans les pays où, normalement, que ce soit le rugby ou le football américain,
34:25il n'existe presque pas.
34:26Donc, non, c'est très important pour l'avenir d'un sport,
34:33même un sport comme le football américain,
34:35qui fait son chemin de toute façon, toute seule, sans ça.
34:39Mais le boost du Jeux olympiques est énorme.
34:43Et plutôt le flag, du coup, que le foot US, parce qu'il n'y a pas de contact.
34:47Ça, ça correspond plus au...
34:49Vous calez ?
34:50Je pense que ça.
34:51Non, non, non, je pense qu'il a encore faim.
34:53On est sur une belle assiette qui se déguste.
34:56Vous voulez un doggy bag, sinon ?
34:59Non, c'est très bon.
35:02Moi non plus, je n'ai pas faim.
35:05Il continue un peu.
35:07Donc, du coup, pourquoi le flag, plutôt ?
35:10Alors, je connais déjà la réponse, mais...
35:12Non, mais le flag, d'abord, parce qu'il y a une limite de nombre d'athlètes
35:15aux Jeux olympiques.
35:16Donc, pour rentrer, il faut être léger en nombre.
35:20Et le flag, pas d'accessoires, peu de joueurs.
35:24Il y a cinq offenses, cinq défenses.
35:30Donc, il y a dix joueurs seulement.
35:31Plus simple.
35:32Plus simple.
35:34Et puis, pour le programme olympique, beaucoup d'actions dans peu de temps.
35:41Donc, ça rentre bien dans un programme de multisport dans les Jeux olympiques.
35:45Et que les jeunes peuvent plus pratiquer que le foot US.
35:48Parce que c'est très facile.
35:51Un terrain de foot, c'est deux terrains de flag.
35:53C'est plus petit qu'on joue à travers un terrain de foot.
35:59Donc, ça peut être deux terrains de flag dans un terrain de foot.
36:03Le flag, c'est votre meilleur ambassadeur pour le foot US ?
36:07Moi, je pense en termes de participation.
36:10Parce que tous les sports doivent avoir un aspect de participation.
36:13Et le flag, c'est une...
36:15C'est mixte, déjà.
36:16C'est mixte.
36:17Et on peut même faire des matchs mixtes, disons.
36:20Il y a fois homme-femme, mais on peut faire avec les deux aussi.
36:24Donc, la croissance est énorme à travers le monde là-dessus.
36:27Il y a les bourses offertes par les universités aux Etats-Unis pour les filles.
36:31Nous, on est investis, nos clubs, dans une ligue professionnelle aux Etats-Unis qui démarre en 27.
36:36Donc, il y a beaucoup de prospects pour les gens qui veulent jouer au flag dans l'avenir.
36:42Et surtout, les femmes et les filles.
36:44Il y en a en France.
36:44Il y en a beaucoup.
36:45Il y en a beaucoup.
36:46Et puis, comme je dis, la croissance est importante.
36:50En Angleterre, ça double chaque année.
36:52On est à 75 000, on est à 150 000 cette année.
36:55On va à 300 000 l'année prochaine.
36:57Et je pense que le Royaume-Uni est deux ou trois ans d'avance seulement sur la France en termes
37:04d'implantation.
37:05Nous, on offre les kits de flag sur toutes les écoles dans la région parisienne.
37:10D'accord.
37:11Et on espère d'étendre ça sur la France à un moment.
37:17Mais on les offre.
37:18On n'impose pas.
37:19Mais on offre ces kits pour que c'est facile de démarrer dans une école avec ce sport.
37:25On fait ça dans d'autres pays aussi.
37:28Pour revenir au badge, justement, du coup, qui aura lieu au Stade de France,
37:32comment est-ce qu'on transforme un curieux en passionné ?
37:34Tu dis bien qu'il soit curieux ou qu'elle soit curieuse.
37:39Je pense que c'est l'expérience.
37:41Rien n'est mieux que l'expérience dans un Stade.
37:43Mais aussi rien que, si on regarde ça à la télé,
37:47de savoir qu'une telle chose se passe dans ma ville, dans mon pays,
37:51c'est aussi une connexion plus forte aussi.
37:54Mais c'est visibilité qui est la plus importante.
37:56Visibilité et engagement culturel.
37:59Les occasions d'engager avec le...
38:01Engagement culturel, on parle de rendre ça plus passion, quoi.
38:06Oui, on peut rentrer par l'aspect du fashion,
38:09on peut rentrer par l'acheter, par la nourriture, par la musique.
38:14La plupart des nouveaux fans de football américain,
38:19c'est à travers le Super Bowl et les halftime shows.
38:22Ils arrivent pour voir peut-être Rihanna ou quelqu'un d'autre.
38:27Mais ils sont un peu accrochés par qu'est-ce que c'est autour,
38:29c'est le match.
38:30Je regarde un peu.
38:32J'ai mordu un peu.
38:34C'est comme ça que ça se passe.
38:35Et c'est pour ça qu'on veut faire les petits Super Bowl en France aussi,
38:38pour faire la même chose dans les pays.
38:41On vous reverra en France, du coup, après ce match-là ?
38:45Désolé, Karin.
38:46Je crois qu'elle est venue avec son petit nœud papillon.
38:47Il n'y a rien qui voit.
38:48Ah oui, je n'y avais pas remarqué.
38:49Alors, je ne croyais pas que je me tiendrais droite pour un petit clin d'œil.
38:53Ça vous rappelle quelque chose ?
38:54C'est vrai, c'est super ça.
38:56C'est un vrai ?
38:57C'est un vrai ça, oui.
38:58Oui, j'ai demandé à la marque et la marque me l'a envoyé.
39:01C'est un de vos anciens coéquipiers.
39:02C'est Eden Park.
39:03Oui.
39:04Vous avez dit qu'on avait passé des coups de fil.
39:07Mais parce que vous avez joué avec Franck Manel.
39:12Et vous avez porté ça avant les matchs.
39:14Oui, oui.
39:15Dans les matchs, on a joué les finales en 87 avec ça.
39:19Exactement.
39:19Mais avant et après et pendant.
39:23Avant chaque match, vous aviez toujours une hésitation.
39:25Quel crampon je mets ?
39:27Des crampons de 13 ou des crampons de 16 ?
39:29Vous ne saviez jamais.
39:30Vous demandez toujours à vos coéquipiers.
39:31Ah, vous êtes bien renseigné.
39:33Quel crampon il fallait mettre.
39:34C'est une vraie tenancière.
39:35Je les ai rendus fous avec ça.
39:38C'est Franck qui a dit ça, je pense.
39:41Oui, c'est Franck qui a dit ça.
39:42C'est une balance.
39:45Mais c'est pour faire éminemment des petits clampons.
39:48Vous avez été le coéquipier de rêve pour la troisième mi-temps.
39:52Parce que tous vos coéquipiers à l'époque au Racing Club de France étaient amateurs.
39:55Sauf vous.
39:56Vous aviez un job chez Ogilvy, c'est ça ?
39:58C'est ça au départ.
39:59Et vous gagnez très très bien votre vie.
40:02Du coup, je pense que c'est vous qui avez régalé les bouteilles souvent, non ?
40:05S'ils pensent ça, je le prends en main.
40:08Non, c'est vrai que vous étiez le seul qui gagnait beaucoup d'argent.
40:11Je ne sais pas si je gagnais beaucoup d'argent.
40:13Mais s'ils pensent ça, peut-être à l'époque, j'étais un peu plus âgé peut-être qu'ils
40:17étaient toujours étudiants.
40:18Mais ils étaient tous amateurs surtout.
40:20Ils m'ont rappelé qu'eux étaient amateurs quand vous, la moula, ça rentrait.
40:25Vous avez bien fait de venir.
40:28On était tous payés un petit peu par le club, mais on ne révélait jamais ce qu'on recevait.
40:32Normal.
40:32Et on faisait semblant de, bien sûr, je fais plus que ça.
40:36C'était toujours le jeu de dire que c'était plus payé que les autres, mais on ne révélait jamais
40:40ce qu'on faisait.
40:41Vous aviez aussi un autre atout, c'est que vous étiez à l'époque le sosier officiel de Rock Voisine.
40:45Du coup, ça marchait.
40:46C'est vrai, à l'époque.
40:47Mais c'est vrai !
40:48Non, à l'époque, maintenant plus.
40:49Non, mais si.
40:50Mais grâce à ça, vous êtes rentrés au Nils.
40:52Vous étiez les vips du Nils.
40:54Mais non !
40:55Parfois, on jouait le jeu, oui.
40:57Mais oui, normal.
40:58Raconte, c'est quoi le Nils ?
40:59Le Nils, c'était la boîte de référence.
41:02C'était un des boîtes de nuit à l'époque.
41:03Mais c'était une boîte.
41:04Si on avait du mal, normalement, on rentrait à cause du fait qu'on était joué.
41:07Attendez.
41:09Mais parfois...
41:10Vous vous faisiez passer pour Rock Voisine ?
41:12Sans vouloir.
41:14Vous avez signé des autographes, non ?
41:16C'était génial !
41:16Oui, mais pour ne pas être embêté.
41:21Et je ne voulais pas décevoir les gens.
41:22Parce qu'ils disaient, ils ne posaient pas les questions.
41:25Ils mettaient le truc comme ça.
41:28La première fois, je disais, non, ce n'est pas moi.
41:29Ah oui, oui, oui.
41:31Ils ne croyaient pas.
41:32Au moins, tout le monde pense que Rock Voisine est très sympa.
41:34Il est très sympa.
41:35Oui, il est sympa, oui.
41:37Et vous chantez pareil ou pas ?
41:38C'est vrai que maintenant que je vous vois, c'est incroyable, un ressemblant.
41:41Moi bien.
41:42Malheureusement, sinon, j'aurais changé de carrière.
41:45Je ne sais pas ce qu'il devient, d'ailleurs.
41:47Elle était énorme en France pendant une période.
41:50Incroyable.
41:50Ah bah oui.
41:51Oui, mais justement.
41:52Votre époque.
41:54Ça vous a plu ? Vous vous êtes régalé ?
41:56Très, très bon.
41:57C'est très bon.
41:57Oui, je suis désolé, je ne peux pas finir.
41:59Est-ce que je peux parler dans de vos complexes ?
42:01Ah.
42:01Oui.
42:02Oui ?
42:03Vous aviez toujours voulu, vous avez toujours voulu, mais peut-être que ça vous a passé,
42:07faire 5 cm de plus.
42:10Donc, ça va, il faut continuer, vous rigolez.
42:12Donc, voilà comment il faisait quand il était au comptoir du Nils pour faire le mec qui était
42:16le plus grand.
42:17J'espère que vous allez me voir accoudé comme ça.
42:20Hop !
42:20Hop !
42:21Et du coup, on gagne 5 cm.
42:24On peut la donner, cette astuce, non ?
42:26Vous avez parlé avec Philippe Guillaume aussi, j'ai l'impression.
42:28Elle connaît beaucoup de monde.
42:29Tout ça peut parvenir de Franck.
42:31Elle connaît beaucoup, beaucoup de monde.
42:32On les connaît tous, c'est tous nos copains.
42:34Ah, OK.
42:35Donc, c'était votre technique ?
42:37Bref, ce n'est pas la taille qui compte.
42:41Je ne savais pas, j'étais jeune à l'époque, je ne savais pas que c'était le cas.
42:45Non, c'est bien ces anecdotes.
42:48C'est bien d'avoir des copains.
42:49Depuis des décennies.
42:50En tout cas, ils ont tous gardé un merveilleux souvenir de vous.
42:53Du coup, c'est pour ça qu'ils donnent ces petites informations.
42:55C'est parce que vous avez passé des jolis moments.
42:58Est-ce que je vous débarrasse d'Ogi-Bag ou toujours pas ?
43:01Non, c'est bien.
43:02C'était très, très bon.
43:04Oui, bien sûr, je vais aller féliciter mon chef.
43:06Oui, oui, non, c'était très, très bon.
43:07Moi, très bien.
43:09Moi, c'était parfait.
43:10Merci beaucoup.
43:11C'était plus…
43:12Je déjeune plus léger normalement, mais c'était vraiment formidable.
43:15Merci.
43:18Avant l'intervention de Clara, j'étais en train de vous demander…
43:21Oui, c'est amusant.
43:23C'est une espèce de tsunami qu'on appelle Clara Paban.
43:26Elle a bien fait son recherche.
43:27Ah oui, ça, toujours.
43:28Donc, elle pose toujours les bonnes questions.
43:29Ça pourrait être plus de pire, mais c'était déjà pas mal.
43:31Je pense qu'elle en a gardé, peut-être pour une prochaine fois.
43:35Et justement, une prochaine fois, est-ce qu'on allait revenir régulièrement en France ?
43:39Est-ce qu'il y aurait, comme pour l'NBA, est-ce qu'il y a déjà une prévision ?
43:42En fait, rien n'est annoncé ni fixe, mais normalement, quand on joue dans un pays,
43:50ça veut dire qu'on a choisi ce pays comme un pays d'expansion.
43:54Donc, normalement, ça devient cadence régulière.
43:59Donc, moi, personnellement, j'aimerais bien qu'on revienne chaque année.
44:02C'est ce qu'on a fait dans d'autres pays.
44:03Donc, je ne vois pas de raison pour laquelle on ne reviendrait pas.
44:10Mais, comme je dis, ça, ce n'est pas décidé encore.
44:13On est plusieurs.
44:14Normalement, parce qu'on travaille sur ce pays,
44:16on peut attendre d'autres matchs et on continue en France.
44:19Ce n'est pas encore défini.
44:20En tout cas, vous ne pouvez pas l'annoncer.
44:23Mais c'est dans les cartons.
44:26C'est dans l'optique de le manier en fonction comme ça.
44:30Si c'est un pays qui nous intéresse, on continue.
44:33Le match est un test, justement, ou pas ?
44:36Un petit peu, mais pas de souci sur le match.
44:38On pense que ça va être une réussite.
44:40Mais toujours, on fait un deal sur un avec les options pour faire d'autres.
44:45Mais je pense qu'on va vers d'autres matchs en France.
44:48En tout cas, nous, on est complètement réceptifs.
44:51Alors, OK, on travaille dans le sport, mais on est 4-5 dans l'équipe.
44:54à être OK pour recevoir des cartons d'Ecolab.
44:57On est très foutueuse, bien sûr, c'est stylé.
45:00Donc, voilà.
45:02On est OK pour avoir des places aussi, si jamais ?
45:04Oui, bien sûr.
45:05Vous me dites.
45:06Oui.
45:07On peut en avoir à l'étranger aussi.
45:10Brésil, c'est qui s'est passé ?
45:12Brésil, il est passé.
45:12Brésil s'est passé.
45:13Maintenant, il ne reste que Munich, Mexique et Madrid.
45:18Madrid, c'est bien aussi.
45:19C'est une première fois.
45:20Je peux faire aussi influence aux voyages, si vous voulez.
45:22Je suis journaliste influence aux voyages.
45:24Oui, on peut tout faire.
45:25OK, très bien.
45:26Signons là.
45:27Attention, hop, vous de la photo, voilà.
45:30Merci, Brett.
45:31Merci.
45:33Alors, parce que c'est vrai que moi, je suis persuadée
45:36qu'on aime le sport, effectivement, en France
45:38et les grands événements.
45:40Est-ce que vous imaginez que ce serait possible
45:42de délocaliser le Super Bowl un jour en France ?
45:46Moi, je pense que rien n'est impossible.
45:49Rien n'est impossible.
45:50Le Premier ministre, on lui pose des questions souvent,
45:52surtout à Londres, parce que ça fait depuis 2007
45:55qu'on joue les matchs de saison réguliers à Londres.
45:57Il y a une envie.
45:58Et c'est toujours la question.
46:00Le maire de Londres pose des questions chaque année,
46:03le ministre de sport chaque année.
46:06Et la réponse du Premier ministre, c'est, en fait,
46:08le Super Bowl, c'est aussi une récompense
46:10pour les propriétaires d'équipe.
46:13Et donc, à partir du moment qu'il y a une franchise
46:16dans une ville de Paris ou dans une ville de Londres,
46:19il devient candidat pour être hôte du Super Bowl.
46:23Ça, c'est le coutume pour l'instant.
46:28Mais un jour...
46:28On a des franchises, hein.
46:30On a les flages.
46:32Oui, mais je parle de NFL, franchise de NFL.
46:34Je vais essayer.
46:35Non, c'est...
46:37Mais c'est ça.
46:39Donc, je pense que c'est pas encore.
46:42Pas pour maintenant, mais si jamais on fait des efforts...
46:44Il y aura peut-être une division européenne dans le mix.
46:47Ah, intéressant.
46:51C'est jamais.
46:52C'est jamais.
46:53Donc, c'est pas des choses qui sont exclues par le commissioner,
46:58donc, mais c'est pas pour demain.
47:01On se laisse 10 ans.
47:02C'est bien.
47:03C'est pour ça.
47:05Oh, bah, merci, Breton.
47:07Et vous, vous êtes fan de NFL,
47:08juste par le fait que...
47:10Vous avez une équipe ou pas ?
47:12J'étais plus patriote, du coup, forcément,
47:14puisque comme m'a dit...
47:15Oui, tout le monde.
47:17Mais oui, parce que ça a marqué toute une génération.
47:19Et moi, je travaillais, j'avais une émission qui était le matin.
47:22Et donc, du coup, j'avais tous les résultats.
47:25Donc, c'était aussi les cas...
47:26Ça fait des années que je travaille dans le sport.
47:28Avec la NBA.
47:29Je suis désolée, on va le faire.
47:31Je sais pas qu'elle nous vire, mais c'est presque ça.
47:33Et donc, forcément, c'est comme ça que moi, je...
47:37Avant d'être à Binsport, je ne regardais pas des matchs de NFL.
47:40Mais après, le Super Bowl, on en a fait quelque chose.
47:42Oui, vous avez toujours fait des grandes...
47:44Ah, c'est pour moi.
47:45Est-ce qu'ils pensaient de NFL ?
47:46Ils vont la prendre en charge ?
47:46Non, Bret, je vous invite.
47:48Non, Bret, je vous invite.
47:50Je veux pas vous chasser, mais vous avez vu, il faut que je passe la pièce, c'est tout,
47:53parce qu'on a un deuxième service derrière.
47:56J'espère que vous êtes régalés.
47:58Je vais régaler.
47:59Oui, oui, j'essaie, j'essaie.
48:00Roch, c'était un plaisir de vous rencontrer.
48:03Vous avez eu Roboisine à l'émission ?
48:04Hélène, je l'appelle Hélène.
48:06Elle nous attend, Hélène.
48:07Toi, tu l'as déjà eu, Roboisine, non ?
48:08Non, hélas.
48:09Bah voilà.
48:10Il vient souvent en France.
48:12Moi, je ne l'ai pas vu depuis que je suis en France.
48:14Ah, mais attendez, vous connaissez Roboisine ?
48:15Est-ce que vous êtes retrouvés en soir ?
48:17Non, non, je ne connais pas.
48:18Quand je dis que je n'ai pas vu, je n'ai pas regardé, je n'ai pas vu à
48:20la télé.
48:21On aurait dû faire ça, organiser nos rencontres, ça aurait été génial.
48:24Le voyage, j'ai un peu cher.
48:26Je suis parti aux Jeux Olympiques de Lili Hamer un jour, et j'étais dans la foule,
48:30et lui, il était commentateur dans le studio.
48:33D'un coup, ils m'ont vu dans le studio, et ils ont fait une split screen.
48:36Mais génial.
48:37Moi, en plus, je devais être au boulot.
48:39Je ne dis pas, à Lili Hamer, tu écoutes-tu des copains ?
48:45Qu'est-ce que tu as là ?
48:48Ah, c'est pas mal, ça.
48:49Non, non, mais à l'époque, c'était grave.
48:52Ah, oui, oui, oui.
48:56Si je dis ça en Angleterre, je disais, qui, qui ?
48:59Je n'ai jamais entendu parler de lui.
49:01La ressemblance, c'est dingue.
49:03Il n'a fait que la France, et le Canada.
49:05Le Canada, oui, aussi, oui.
49:07Vous avez été au Canada, déjà ?
49:09Oui, mais je n'ai pas été...
49:12Non, je n'ai pas été...
49:15Comment on dit ?
49:16Morbde.
49:17Morbde, ça veut dire quand il y a la foule qui chasse après toi.
49:21Ça, ça, ça ne m'est pas arrivé au Canada.
49:23Pas paradis, non ?
49:24C'est un peu ça, mais le public, comme ça.
49:26Moi, je suis dans un bus à Val-d'Isère, une fois, c'est toujours ce qui...
49:30Un bus à Val-d'Isère, et quelqu'un dans le bus dit, hurlez, c'est possible.
49:35Et tourne le bus, tu as obligé de sortir du bus et courir.
49:39Je me suis caché, une fois, dans le salon d'Air France, à l'aéroport.
49:42Même chose, toute une école scolaire...
49:46Vous ne pouvez pas dire que ce n'est pas moi, en plus ?
49:49Non, parce qu'il ne croit pas.
49:50Oui, ils vont dire qu'il n'est pas simple.
49:51Il pense que tu es en train de...
49:52Oui, c'est ça.
49:53Au début, je disais ça.
49:55C'est fantastique.
49:55Ça devait être très difficile à vivre, parfois, mais c'est fantastique.
49:58C'est fantastique.

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