Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 1 jour

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Nicole est en direct avec nous, elle est présidente de l'association des commerçants du centre-ville de Marseille.
00:05Et c'est vrai qu'on est attentif à ce qu'il se passe du côté de Marseille,
00:10parce que le week-end dernier, ça a été une vague émeutière, une vague de pillages.
00:14Plus de 300 commerçants ont été pillés, 700, je crois, qui ont été vandalisés.
00:20C'est ça, Johan Maras ? 700 du côté de Marseille, le week-end dernier.
00:24Oui, on était à, si mes chiffres sont bons, 500 ou 700 magasins qui étaient ciblés, donc dégradés,
00:31et 300 qui ont été, eux, cassés et pillés.
00:35Nicole est en direct avec nous, et ça me fait plaisir de vous avoir ce soir,
00:39parce que ce matin, on a pu échanger en direct sur CNews dans l'heure des pros.
00:44Vous êtes en direct sur CNews et sur Europe 1 ce soir.
00:46Est-ce que les nouvelles sont bonnes, parce que je sais que vous êtes barricadé,
00:50et que vous avez protégé votre commerce, qui est une cave à vin,
00:57vous avez dû tout enlever dans votre cave pour protéger et éviter les pillages ?
01:04Oui, on l'a entièrement vidé, et les circonstances ont été moins pénibles que la semaine dernière.
01:15Les cortèges sont passés par la rue de Rome, où j'ai mon commerce,
01:20mais ça a été beaucoup plus encadré, avec des forces de l'ordre qui étaient présentes et agissantes.
01:29Mais il y a quand même eu quelques incidents dans des quartiers,
01:33notamment à la Porte d'Aix, qui est la sortie nord de Marseille,
01:37et il y a eu, en haut de la Canebière, un boulevard,
01:42pour ceux qui ne sont pas marseillais, qui est dans la droite ligne de la Canebière,
01:46et ça mène à un quartier qui s'appelle les 5 avenues.
01:49Et là, il y a des bijoutiers qui ont été violentés,
01:52notamment un dont la façade a été complètement détruite,
01:55et les forces de l'ordre sont intervenues rapidement.
01:59Mais le magasin est en mauvais état, il faut le dire.
02:02Après, j'ai entendu parler, mais je n'ai pas d'autres informations,
02:07de 4 ou 5 commerces qui auraient été endommagés sur Marseille,
02:11mais je ne sais pas où.
02:13Donc, pour l'instant, prudence sur cette information,
02:16et notre service police-justice nous donneront, j'imagine,
02:18tous les éléments concernant ces quelques commerces
02:23qui ont été pillés ces dernières heures dans la cité phocéenne,
02:28chère Nicole.
02:30Mais tout ça pour dire qu'au bout du compte,
02:34lorsqu'on est préparé,
02:38on arrive quand même à canaliser les débordements des manifestants,
02:45la manifestation est un droit,
02:47mais les manifestants qui souhaitent en découdre.
02:51Mais maintenant, on va se poser le problème
02:54du devenir de ces manifestations,
02:56et donc du devenir de nos commerces.
02:58Et voilà, bien sûr.
02:59Parce que nous ne tiendrons pas longtemps comme ça.
03:02Voilà, c'est ce que je disais.
03:05Quand vous dites que vous ne tiendrez pas comme ça,
03:07c'est-à-dire, qu'est-ce que...
03:09Précisez vos propos, chère Nicole, c'est-à-dire que là...
03:12C'est très simple, cher monsieur,
03:13on ne peut pas avoir un commerce qui ne fonctionne pas,
03:16et qui fait zéro de chiffre d'affaires.
03:19Donc, qu'est-ce qu'on va devenir dans les semaines qui viennent
03:22si les manifestations continuent ?
03:24Et donc, la question est posée,
03:26et au travers du syndicat patronal dont je fais partie,
03:31nous posons la question.
03:33Même les commerces qui n'ont pas été violentés,
03:38quand on n'a pas de chiffre d'affaires
03:40et qu'on ne peut pas gagner sa vie,
03:41comment fait-on ?
03:44Donc, les entrepreneurs posent la question
03:45de qu'est-ce qu'on fait
03:48pour ceux qui n'ont pas été impactés directement,
03:52mais qui ne sont pas en capacité de travailler.
03:56Là, effectivement, c'est une question qui est centrale,
03:58et c'est pour ça que j'ai parlé de confinement sécuritaire,
04:00c'est-à-dire qu'à la différence du confinement,
04:03il y avait le quoi qu'il en coûte,
04:04mais Nicole, vous n'êtes pas sans savoir
04:06que la France est ruinée,
04:08ou du moins a plus d'argent magique,
04:11et il n'y aura pas de quoi qu'il en coûte
04:12pour les commerçants
04:14qui ont été contraints de se barricader,
04:17de faire une croix sur un samedi,
04:19et qui vont perdre, évidemment,
04:22un chiffre d'affaires très important
04:25et sont en opération survie en ce moment.
04:28Vous avez tellement raison,
04:29et c'est une question, Nicole,
04:31à laquelle, pour l'instant,
04:31le gouvernement, je crois, n'a pas de réponse.
04:34Peut-être qu'il en aura.
04:37Je crois qu'il va falloir en trouver une, de réponse.
04:40Eh bien, vous avez raison, Nicole.
04:42On ne peut pas se contenter de dire
04:44qu'on n'a pas les moyens,
04:46ce n'est pas nous qui avons sollicité
04:49une telle situation.
04:50Bien sûr, mais vous avez raison.
04:52D'accord ?
04:53Je ne juge pas,
04:54mais je ne juge pas ce qui s'est passé
04:56par le passé,
04:57mais j'estime quand même
04:58que les revendications,
04:59quand elles sont insistantes
05:01et qu'on les traite par le mépris,
05:03ça ne peut pas s'arranger, d'une part,
05:05et d'autre part,
05:07lorsque vous ruinez des gens,
05:08parce qu'il est question d'entreprises
05:10qui risquent d'être ruinées,
05:13si la situation persiste,
05:15ça ne peut que se dégrader,
05:17qu'est-ce que nous allons devenir ?
05:18On est très nombreux dans ce cas-là.
05:20Il n'y a pas qu'à Marseille,
05:20c'est dans toute la France.
05:23Eh bien, merci, Nicole,
05:25d'avoir réagi.
05:26Et si vous avez des informations
05:27sur les commerces pillés,
05:30n'hésitez pas,
05:31ou du moins des commerçants
05:32qui se sentent lésés
05:33et qui souhaitent s'exprimer,
05:35n'hésitez pas à leur donner notre numéro,
05:39car nos portes seront toujours ouvertes
05:41à cette France qui travaille.
05:43Pierre Lelouch.
05:44Je voulais prolonger ce que vient de dire cette dame.
05:47Je disais tout à l'heure
05:48que cette situation n'est pas tenable pour le pays.
05:50On ne peut pas vivre en confinement,
05:52ne pas avoir des boutiques fermées,
05:53on ne peut pas vivre dans la peur
05:54et l'arrêt de l'économie.
05:55Je rappelle une chose.
05:58Lors de l'affaire des Gilets jaunes,
06:01Emmanuel Macron avait su trouver,
06:03en deux fois,
06:05tenez-vous bien,
06:0617 milliards d'euros.
06:07Au bout de combien de semaines ?
06:09Pour calmer le jeu,
06:11parce que, voilà,
06:12il a trouvé 17 milliards.
06:13Aujourd'hui,
06:14dans l'État où est la France,
06:15cet argent n'existe pas.
06:17Et il ne pourrait même pas l'emprunter.
06:19Donc, on est dans une impasse.
06:21Et ce que dit cette dame
06:22est extrêmement vrai
06:24et angoissant.
06:26Les gens, bon,
06:27ne peuvent pas continuer comme ça.
06:29Et on ne peut pas non plus
06:30trouver les 17 ou les 20 milliards
06:32pour arroser tout le monde,
06:34tous ceux qui ont été cachés
06:35et remettre le pays en route.
06:38Donc, c'est une situation
06:39très, très difficile.
06:40Et encore une fois,
06:41c'est le résultat,
06:43le résultat de toutes ces années
06:45de mauvaise gestion du pays.
06:47Ce drame,
06:48nous l'infligeons nous-mêmes.
06:49Il n'y a pas eu de guerre.
06:50Ce n'est pas l'Algérie.
06:51Ce n'est pas comme dans les années 50
06:53où on sortait de la Deuxième Guerre mondiale.
06:55Il y avait la guerre d'Algérie.
06:56Il y avait la guerre d'Indochine.
06:57Il y avait plein de choses.
06:58Mais là,
06:59on était en temps de paix.
07:00Mais autour de nous,
07:01les pays ont progressé.
07:02Il n'y a que la France
07:03qui s'est enfoncée.
07:04Et il y a un responsable de tout ça
07:06qui s'accroche au pouvoir
07:07et qui veut rester encore six mois de cela.
07:10Mais je ne sais pas
07:10si la France,
07:11elle peut tenir encore six mois comme ça.
07:13c'est la France.
07:13C'est vivre.
07:13C'est vivre.
07:13Oh,
07:13on est vivre.

Recommandations