00:00Parce qu'il y a deux discours, il y a ceux qui disent
00:02on ne veut pas voir la réalité, vous soufflez sur
00:04les braises, etc. Et puis il y a le discours
00:06de la réalité. Parce que si on ne prend pas le discours
00:08de la réalité, c'est des gens qui vont se mettre
00:10en milice. C'est ça
00:12qui va se passer. Ils vont
00:14créer des milices, des milices privées,
00:16ils vont s'armer, etc. C'est pour ça que
00:18l'État doit répondre. C'est pour ça que
00:20le politique doit prendre en compte ce qui se
00:22passe. Parce que les gens, ils n'en peuvent plus.
00:24À un niveau d'exaspération
00:26que vous ne soupçonnez pas.
00:28Moi je crois que l'or est grave. Je pense
00:30qu'effectivement, si
00:31les commerçants, entre autres, notamment
00:35se sentent
00:36privés de protection par l'État,
00:38ils vont s'en charger eux-mêmes.
00:40Il y a non seulement
00:42l'appel à des agents de sécurité
00:44privés, mais attention, les agents de sécurité privés
00:46eux ne sont pas armés.
00:48Donc ils sont exposés directement
00:51à des actions violentes.
00:53On risque effectivement d'avoir
00:54des milices qui vont se constituer.
00:56et là, on serait dans les prémices
00:58vraiment d'une guerre civile.
01:00Donc soit on réagit,
01:01on verra ce qui va se passer demain,
01:04soit effectivement on est capable d'assurer la protection,
01:06ou alors on va tomber dans
01:08une violence exacerbée des populations.
01:11Si l'État
01:12est incapable d'assurer
01:14la sécurité des commerces,
01:16il se pose aussi la question du consentement
01:18à l'impôt au bout d'un moment.
01:19Que ce soit pour les particuliers ou tous ces entrepreneurs
01:22qui travaillent, qui ne comptent pas leurs heures,
01:24au bout d'un moment, ils vont dire stop !
01:26Ils sont asphyxiés par les charges.
01:29Ils paient d'abord,
01:31on paie d'abord pour avoir,
01:33c'est le premier droit, c'est de vivre en sécurité.
01:35C'est le contrat social.
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