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  • il y a 17 minutes
Dominique de Villepin, ancien Premier ministre et fondateur de "La France Humaniste", débat face à l'eurodéputée et présidente d'Identité-Libertés, Marion Maréchal. 

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Transcription
00:00Bah oui, c'est de notre faute ce qui s'est passé le 17 octobre.
00:02J'étais au milieu des casseurs à casser des vitres, moi.
00:05Vous vous rendez compte à quel point c'est ridicule et même insultant, M. de Villepin ?
00:07Mais, Mme Maréchal...
00:08Insultant.
00:09Mme Maréchal...
00:10On est aux affaires, c'est nous qui avons créé toutes les conditions aujourd'hui du débordement ?
00:13J'ai longuement précisé ce que je croyais être la mécanique par laquelle la violence se développe dans notre pays.
00:22Et la logique de surenchère, et en particulier sécuritaire, parce que les Français le savent,
00:27la politique que vous préconisez, elle est appliquée par pan entier depuis maintenant quelques années,
00:32dans le domaine de la sécurité, dans le domaine de l'immigration.
00:36Et nous voyons l'absence totale de résultats.
00:37On a eu bien record d'immigration jamais vue dans l'histoire de la France.
00:40Qu'est-ce que vous racontez ?
00:41L'absence totale de résultats de ces politiques.
00:43Ce que je dis, c'est que la surenchère, elle pourrit le débat démocratique.
00:47Et c'est bien pour cela que j'aimerais vous entendre.
00:50La surenchère, celle qui consiste à défendre les commerçants,
00:52à faire en sorte qu'ils ne se fassent pas casser leurs vitrines, à mettre les délinquants en plus en
00:55plus en plus.
00:55Non, mais c'est ça que vous appelez la surenchère, en fait, on est d'accord ?
00:57Non, non, ce que j'appelle...
00:57Ah non, ce n'est pas ça, c'est quoi ? Parce que c'est ce que nous faisons, en
00:59fait.
00:59Non, ce que j'appelle la surenchère, c'est de toujours considérer
01:03qu'une réponse n'est jamais assez forte,
01:06et qu'il faut toujours en prendre une supérieure.
01:08Quand c'est considéré que le pays est afflué à 100, comme nous l'avons vu,
01:11c'est que manifestement, la méthode n'est pas la bonne.
01:12Non, mais c'est bien pour ça que vous êtes une adepte du raccourci,
01:16d'ailleurs, en matière d'intervention militaire à l'extérieur,
01:18comme en matière intérieure,
01:19toujours tourner le bouton un peu plus loin,
01:22en espérant qu'il y aura des résultats.
01:25Non seulement il n'y a pas de résultats,
01:26mais il y a ce climat de guerre civile qui existe aujourd'hui dans notre pays.
01:29Et aujourd'hui, il y a un intérêt commun
01:32entre ceux qui soufflent sur les braises
01:36et ceux qui tirent les marrons du feu,
01:38en l'occurrence le Rassemblement national.
01:39Vous savez, je vous écoute, monsieur de Villepin,
01:41vous me faites penser à Athènes qui parle de Robespierre.
01:44Vous savez, il disait, parce qu'il était plein de mots,
01:46il se croyait plein d'idées.
01:47Alors, c'est beau, c'est flamboyant,
01:49c'est de la prose à la Victor Hugo,
01:51mais ce sont objectivement des slogans
01:54qui n'ont aucune réalité.
01:56La réalité du 17 octobre que nous avons vécue,
01:58c'est l'ultra-gauche terroriste
02:00qui a pu s'organiser, se professionnaliser
02:03depuis des années grâce à la complaisance,
02:05à l'impuissance d'État, au laxisme judiciaire.
02:08C'est les petites racailles de cités
02:09à qui je vous souhaite bonne chance
02:11pour aller vendre votre France humaniste,
02:13qui est une des conséquences d'ailleurs
02:15de l'immigration inassimilée,
02:16qui est allée piller dans une espèce de pulsion
02:19de violence nihiliste,
02:20profiter de la faille d'autorité de l'État
02:22pour se mettre à l'œuvre.
02:23Ça n'est en rien, évidemment,
02:23la responsabilité ni directe ni indirecte
02:25du camp politique que nous sommes,
02:27puisque là où vous dites
02:28que nous soufflons sur les braises,
02:29précisément, nous cherchons à éteindre l'incendie.
02:30que nous enlèvons à éteindre l'incendie.
02:30– Sous-titrage FR 2021

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