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  • il y a 2 jours
À LA UNE / Manifestations : vers une contagion européenne ?

La colère sociale française du 17 octobre a dépassé les frontières et fait la une de la presse internationale. En Allemagne, le Frankfurter Allgemeine Zeitung, quotidien conservateur-libéral, reprend les mots du Premier ministre : « Un niveau de violence effroyable », sur fond de mairie de Limoges en flammes. En Italie, la contestation fait écho : des manifestants reprennent des slogans français pour dénoncer, eux aussi, la vie chère et leurs conditions sociales. Aux États-Unis, Donald Trump décrit cette crise comme le signe d'un pouvoir toujours plus fragilisé jusqu'à en faire un symbole du déclin européen. Fascinée par sa tradition contestataire, la presse étrangère s'inquiète désormais de ces débordements et de ce qu'ils révèlent des fractures au sein de la société française. Les manifestations françaises essaimeront-elles dans d'autres pays européens ?

Invités :
- Anna Bonalume, enseignante de philosophie politique à Sciences Po Paris, réalisatrice du documentaire "Le cas Meloni",
- Romuald Sciora, essayiste, directeur de l'Observatoire politique et géostratégique des Etats-Unis de l'Iris,
- Birgit Holzer, journaliste, correspondante allemande à Paris.

Chroniqueurs :
- Elsa Mondin-Gava, journaliste LCP,
- Thibault Henocque, journaliste LCP.

LA QUESTION QUI FÂCHE / Violences du 17 octobre : des réponses politiques à la hauteur ?

Après l'allocution du Président de la République qui a été étrillée par l'opposition, c'est à Matignon que les dirigeants de partis politiques étaient conviés le 22 octobre. À la sortie de la réunion, le Premier ministre a également été très vivement critiqué. Selon Manuel Bompard, le chef de file de LFI, Sébastien Lecornu « a fait perdre du temps au pays ». « On sort de cette réunion encore plus inquiets qu'on n'y était rentrés », a décrié Marine Tondelier, la secrétaire nationale des Écologistes. Bruno Retailleau, le candidat des Républicains à la présidentielle, a quant à lui choisi de quitter la réunion avant son terme, prétextant qu'il « avait du travail ». Alors que les responsables politiques ne retiennent plus leurs coups à l'approche de l'élection présidentielle, peuvent-ils décemment envoyer un message d'apaisement aux manifestants français qui comptent retourner dans la rue ?

Invités :
- Jordan Guitton, député « Rassemblement National » de l'Aube,
- Cyrielle Chatelain, députée « Les Écologistes » de l'Isère,
- Carole Guillerm, députée « Les démocrates » des Hauts-de-Seine.

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Transcription
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00:24Bonsoir à tous et bienvenue dans Chaque Voix Conte sur LCP.
00:26Je suis ravie de vous retrouver pour une heure de décryptage de l'actualité.
00:30Et de débats en direct de l'Assemblée Nationale avec, pour m'accompagner ce soir, un duo inédit.
00:35Elsa Mondingavin, bonsoir.
00:37Bonsoir Adeline.
00:38Et Thibaut Enoch, bonsoir.
00:39Bonsoir Adeline.
00:40Bonsoir à tous les deux. C'est parti pour le sommaire avec à la une ce soir l'onde de
00:44choc des émeutes du 17 octobre qui se propage bien au-delà de nos frontières.
00:48Le French chaos continue de faire la une de la presse étrangère, mais aussi d'alimenter les commentaires des dirigeants
00:54étrangers.
00:55Et en même temps, cette colère de la jeunesse française semble aussi faire des émules en Europe.
01:0117 octobre, le monde nous regarde, l'Europe nous imite-t-elle ? C'est la première partie de Chaque
01:07Voix Conte ce soir.
01:08A suivre ensuite Thibaut Enoch, quoi de neuf ?
01:10Quoi de neuf Adeline ? Est-ce qu'un congrès du RN comme celui d'Orléans ce week-end s
01:14'accompagne de contre-manifestations ? Je vous raconterai.
01:17Dans la deuxième partie de Chaque Voix Conte place à la question qui fâche, le chaos ou le calme ?
01:21Que va-t-il se passer samedi ?
01:22Emmanuel Macron a tenu un conseil de sécurité ce matin. Sébastien Lecornu a réuni les représentants des partis cet après
01:29-midi.
01:29Eh bien, nous en parlerons tout à l'heure avec les députés qui seront en plateau.
01:33Vous pouvez d'ailleurs vous aussi les interroger ou nous faire part de vos remarques ou vous flasher le QR
01:37code qui va apparaître.
01:38Ici, regardez.
01:39Et c'est Elsa Mondingava qui se charge de transmettre toutes vos questions et vos réflexions en direct au plateau.
01:46Merci de nous suivre. Installez-vous confortablement. Chaque Voix Conte, c'est parti.
01:58Et c'est vrai que l'exécutif tente toujours de faire retomber la pression et les critiques après le chaos
02:03du 17 octobre.
02:04Plusieurs réunions, on le disait, avec les forces politiques et avec le renseignement ont eu lieu aujourd'hui.
02:09Il s'agit aussi de prévenir tout nouveau débordement avant la grande manifestation de Samny.
02:14Et alors que le monde entier a les yeux braqués sur la France depuis samedi dernier.
02:19Maïté Frémont.
02:26Sur les écrans de télévision du monde entier ce week-end, des reporters commentent les affrontements et les pillages de
02:33notre pays.
02:34Dans les kiosques à journaux aussi, la France a feu et à cran titre la presse étrangère.
02:40Un autre homme a rapidement commenté les violences du 17 octobre.
02:47La France brûle. L'immigration de personnes issues d'un monde totalement différent, des gens qui ont la haine au
02:53cœur, a brisé ce pays autrefois grand.
02:55Autre réaction, le chef de la diplomatie iranienne.
02:59Le peuple français exige un changement total, y compris la liberté de manifester.
03:03Le premier ministre israélien affirme, lui, que la France a cédé à l'invasion de l'islam extrémiste.
03:10Face à ces réactions, Emmanuel Macron s'en mêle et réplique.
03:15Il y a des gens qui font campagne sur l'eau de la France.
03:17Il y a eu une manipulation étrangère de l'information, à la suite, ça oui,
03:21qui a donné lieu à des commentaires inacceptables autant que stupides de la part de beaucoup, y compris de dirigeants
03:26étrangers.
03:27L'Union européenne semble prendre le risque de contagion très au sérieux,
03:32dans un contexte de montée générale des prix du carburant.
03:36Alors, la colère des Français se serait-elle propagée ?
03:41Milan, en Italie ce week-end.
03:43Sur les réseaux sociaux est apparu le slogan « Faisons comme en France ».
03:48Et chaufferait également en Belgique.
03:51Au Portugal, moins de tensions, mais des étudiants aussi dans la rue,
03:55comme en Grèce, où ils étaient plus de 10 000 à défiler hier,
03:59et certains avec des pancartes en français.
04:03Bien sûr, la solidarité avec la France et l'inspiration tirée des marches et des manifestations de masse
04:08qui ont eu lieu en ce moment en France, et plus largement dans toute l'Europe,
04:11sont très importantes, parce qu'elles montrent précisément que la lutte existe et se poursuit.
04:17En Allemagne, des appels à manifester dans les prochains jours sont lancés.
04:21Quant à l'Albanie, la gronde, elle, s'amplifie toujours un peu plus.
04:28Et pour en parler ce soir, j'accueille trois experts, trois regards étrangers sur cette crise française,
04:33trois façons aussi de comprendre ce que nos voisins voient lorsqu'ils regardent la France en ce moment.
04:38Anna Bonaloume, bonsoir, buonasera, journaliste italienne, docteur en philosophie,
04:43vous enseignez la philosophie politique à Sciences Po Paris, vous vivez entre Milan et Paris.
04:48Merci d'être là ce soir aux côtés de Birgit Holzer.
04:51Guten Abend, bonsoir, Birgit, journaliste allemande.
04:54Vous travaillez pour une dizaine de journaux allemands et autrichiens,
04:57dont vous êtes la correspondante en France depuis maintenant 16 ans.
05:00Merci d'être là.
05:01Et bonsoir, Romuald Ziora, good evening.
05:04Essayiste et politologue franco-américain, chercheur associé à l'IRIS,
05:07dont vous dirigez l'Observatoire politique et géostratégique des États-Unis.
05:11Et vous publiez Lettre ouverte à Donald Trump d'un Américain de papier aux éditions Point Nemo.
05:17Merci d'être là.
05:19Merci à vous.
05:19Et je salue aussi, en direct d'Athènes, Marina Raffenberg, la correspondante du Monde en Grèce, Kalispera.
05:26Marina, on va vous retrouver dans un instant pour que vous nous racontiez aussi ce qui se passe en ce
05:30moment à Athènes.
05:32Je le disais, le Monde nous regarde, il observe nos images, nos violences, nos réactions politiques,
05:38nos débats sur le rétablissement de l'ordre, sur la police.
05:41Et je voulais d'abord vous poser la même question.
05:43Avec maintenant quatre jours de recul, quel regard vous portez sur ces événements du 17 octobre en France, Romuald ?
05:50Écoutez, très choquante la violence, évidemment, mais très choquante, mais pas surprenante.
05:56On s'attendait quand même tous à ce qu'il y ait cette explosion de violence durant cette journée.
06:02Si ce n'avait pas été le 17, ce l'aurait été un autre jour.
06:07Maintenant, il faut faire très attention à ce que l'on en retire.
06:12Tout à l'heure, vous me montriez la une du magazine The Economist qui parlait de la fin de l
06:18'Europe libérale.
06:19Nous sommes certes dans un basculement civilisationnel depuis quelques décennies, nous le savons,
06:23mais je ne pense pas que ce qui se soit passé samedi, aussi choquant soit-il,
06:29puisse aujourd'hui démontrer la fin d'une ère, quelle qu'elle soit.
06:33– Birgit Holzer, je suis très curieuse de savoir comment l'Allemagne voit la France depuis samedi.
06:39– Avec inquiétude, bien sûr, même avant déjà, parce que déjà, les manifestations des lycéens, des étudiants,
06:47il y avait énormément d'attention, on sentait déjà monter quelque chose.
06:51On a tous le souvenir des Gilets jaunes, on a le souvenir aussi des manifestations après la mort de Naël
06:58à Nanterre.
06:58– En 2023. – Et donc, on a un peu l'habitude, entre guillemets, que ça peut exploser
07:03et que la France est comme une cocotte minute.
07:05Et ça y est, ça a explosé.
07:07Et oui, il y a une inquiétude, parce que déjà, on se dit pourquoi ça n'a pas été anticipé,
07:12pourquoi on n'a pas pu éviter ces images.
07:16Ça choque, évidemment, même si les médias montrent aussi les images choquantes
07:21et moins les manifestations pacifistes, ça on dit aussi.
07:25Mais on essaye surtout de comprendre les raisons profondes d'une crise sociale qui est là
07:31et qui couvre depuis des années.
07:33Alors qu'Emmanuel Macron, quand il a été élu, justement, on avait un grand espoir
07:38qu'il allait changer le rapport entre la politique et la population,
07:42qu'il allait peut-être apaiser des choses, et on voit le contraire.
07:46Donc, inquiétude et déception aussi, je pense.
07:49Déception aussi, mais que dit à la fois l'opinion allemande de cette colère et de ces violences
07:54et quel lien fait l'Allemagne avec la présidentielle française dans six mois ?
07:58Ah, je pense que c'est très, très lié, bien sûr, parce qu'on sait déjà que ça va jouer,
08:03d'une manière ou d'une autre, mais on voit cette tension, on voit la polarisation,
08:08parce que aussi les partis politiques ont tous leur manière de regarder
08:11et d'interpréter ce qui se passe.
08:14Donc, on voit ce pays vraiment, mais l'Allemagne est un peu dans une situation.
08:19un peu similaire, mais nerveux, et qui n'arrive plus à contenir ces conflits sociaux.
08:27Et ces conflits, encore une fois, qui sont là depuis très longtemps,
08:30même peut-être plus que dix ans ou neuf ans d'Emmanuel Macron,
08:34mais qu'on n'arrive pas à résoudre, au contraire, qui explosent de manière régulière.
08:39Anna Bonaloumé, comment cette crise est-elle racontée en Italie ?
08:43On l'a vu, il y a eu quasiment simultanément à Milan des manifestations,
08:48mais aussi des émeutes avec des pilleurs et des casseurs au même moment.
08:52Est-ce que d'emblée, vous qui êtes correspondante aussi pour des médias italiens
08:57ou qui êtes une observatrice, en tout cas italienne en France,
09:00Est-ce que vous avez fait le parallèle ?
09:03Alors, les images étaient choquantes dans les deux cas,
09:07mais avec des chiffres et une participation bien moindre,
09:12parce que nous avons eu et des manifestations, et des pillages,
09:17et des moments de violence, des images très choquantes de violence.
09:20Mais le lendemain, il y a eu des réactions politiques,
09:26puisque nous, en Italie, nous avons des élections à l'automne, en 2027.
09:33Donc évidemment, la campagne est déjà en cours,
09:35et il y a en ce moment plusieurs problèmes qui se communent
09:39pour la présidente du Conseil italien, Giorgia Meloni.
09:42Elle n'a pas visé, elle a commenté ce qui est arrivé,
09:45mais elle n'a pas visé la France,
09:46elle n'a pas commenté ce qui s'est passé en France.
09:48Alors que le vice-président du Conseil italien, Matteo Salvini,
09:53qui est le leader du parti d'extrême droite La Ligue,
09:56qui gouverne avec Giorgia Meloni et son parti frère d'Italie,
09:59eh bien, c'est lui qui s'exprimait sur les réseaux
10:03en affirmant que c'était bien des islamistes et de l'extrême gauche
10:08qui avaient violé la ville de Paris,
10:12et donc, comme beaucoup d'autres leaders internationaux,
10:16il a affirmé que nous sommes attaqués de l'intérieur
10:21par les immigrés que nous avons laissés entrer.
10:24Donc c'est un discours qu'on entend,
10:26qui a été appuyé par plusieurs leaders internationaux.
10:29Et puis, il y a eu le maire de Milan, Bepé Sala,
10:33et là, encore une fois, Milan, l'année prochaine,
10:36c'est très intéressant parce que Milan, l'année prochaine,
10:39aura des élections, donc on changera de maire.
10:41Et vous savez bien que Milan est la capitale économique du pays,
10:45donc c'est très important, voire parfois même plus important
10:48que d'autres élections.
10:48C'est une élection nationale ?
10:49À peu près, oui, parce que c'est vraiment le centre du pouvoir économique.
10:54Et donc, le maire a accusé le ministre de l'Intérieur
10:58de ne pas avoir envoyé assez de renforts pour protéger les vitrées.
11:03Le salon, on dit le salon de Milan, en fait,
11:06c'est-à-dire toute cette promenade avec les magasins de luxe, voilà.
11:11Et donc, il a accusé ça et il a dit,
11:13regardez, les mairies en France sont en train de brûler,
11:16il faut se préparer.
11:18Quel a été le déclencheur en Italie, Anna Bonaloumé ?
11:21En France, il y a le mouvement lycéen,
11:22il y a des questions de pouvoir d'achat.
11:23En Italie, Giorgia Melloni, je crois qu'elle a agi
11:25sur les prix du carburant.
11:27Il y a eu une baisse un peu plus générale qu'en France.
11:29C'est ça, malgré tout, le moteur de ce mouvement ?
11:32Alors, il y a eu, enfin, les déclencheurs sont plusieurs
11:36et rappellent, ils sont en commun avec la France,
11:39c'est-à-dire d'un côté, le prix des loyers
11:41qui est devenu inaccessible, notamment pour les jeunes,
11:44et notamment à Milan, qui est devenu un peu
11:46la capitale financière depuis, à partir du Brexit.
11:51Donc, on a essayé d'attirer un certain nombre de fortunes
11:56et de faire en sorte que la ville devienne un peu
12:00un lieu sûr pour les capitaux.
12:02Donc, aujourd'hui, effectivement,
12:04quand vous vous promenez à Milan,
12:05vous êtes universitaire, vous avez du mal
12:08à pouvoir consommer dans la ville
12:11parce qu'elle est inaccessible,
12:12même, on entend parler anglais, français
12:15et très peu l'italien, en fait.
12:16Donc, c'est vraiment une ville inaccessible,
12:20aujourd'hui, pour les Italiens,
12:21pour les plus jeunes, en tout cas.
12:22Et puis, il y a un autre aspect,
12:24c'est, bon, le prix de l'essence, pourquoi ?
12:26Parce que depuis le début octobre,
12:29cette aide de 6,1 centimes de litre
12:33qui a été mise en place par le gouvernement
12:36a été arrêtée.
12:38Et donc, les transporteurs, notamment,
12:41ont commencé à faire une grève,
12:43notamment dans le sud du pays,
12:44qui s'est généralisée
12:46et qui est toujours en cours, d'ailleurs.
12:48Il y a des négociations,
12:49en ce moment même,
12:51entre le gouvernement et les transporteurs,
12:54les agriculteurs et les pêcheurs,
12:56qui sont en grève
12:57et qui ont bloqué une grande partie du pays.
13:00Ce qui a produit aussi des conséquences
13:02assez graves
13:03parce qu'il y avait certains supermarchés
13:05dans le sud du pays qui étaient vides.
13:07Donc, il y a, d'un côté, ces problèmes,
13:10le côté des loyers
13:10et puis, évidemment,
13:12le pouvoir d'achat plus en général.
13:15Donc, il y a énormément de problèmes
13:16en ce moment pour Georgia Meloni
13:18et donc, elle devra essayer
13:20de gérer tout ça
13:22en vue de l'approbation
13:25de la loi de finances
13:26qui va devoir être approuvée
13:28avant la fin de décembre.
13:28Vraiment, il y a quand même
13:29quelques similitudes
13:30des deux côtés des Alpes, quand même.
13:32Romuald Ciara,
13:33comment est-ce que les médias américains
13:35racontent cette France-là
13:36depuis samedi dernier ?
13:38Écoutez, ce qu'il faut d'abord
13:39avoir à l'esprit,
13:40c'est que les Américains
13:41ne sont pas habitués
13:42à des mouvements comme ceux-là.
13:43La révolte, la révolution
13:44n'a jamais été dans l'ADN américain.
13:46Il n'y a jamais eu de révolution
13:47dans l'histoire américaine.
13:48La révolution 1776
13:50est une révolution des élites
13:52pour un problème de taxation
13:53et de représentation
13:54au Parlement de Londres.
13:55Ce n'est pas une révolution sociale,
13:56voire sociétale,
13:57comme la révolution française.
13:58Ensuite, vous n'avez jamais eu
13:59de grands mouvements.
14:00Il y a eu un mouvement
14:01pour les droits civiques,
14:02Black Lives Matter,
14:03mais à chaque fois,
14:03ce sont des mouvements
14:04orchestrés par des lobbies,
14:06mais au bon sens du terme,
14:07pour défendre des minorités
14:08ou différentes causes.
14:09Vous n'avez pas de mouvement
14:11qui, impulsivement,
14:12comme cela,
14:13se saisit de la rue.
14:15Donc, il y a une forme d'effroi.
14:17La démagogie, évidemment,
14:19de Donald Trump
14:20fait son chemin.
14:21Elle infuse ?
14:22Elle infuse.
14:22Les propos qu'il tient
14:23sur l'immigration ?
14:25Elle infuse.
14:25N'oublions pas que 90%
14:27des Américains
14:28ne s'intéressent pas
14:30véritablement aux affaires du monde.
14:32Ils n'ont donc pas
14:32tout à fait une préscience
14:33des réalités.
14:34Beaucoup,
14:35enfin, une très large majorité
14:36des Américains
14:36n'ont aucune idée
14:38du fait que la vie
14:40est plus simple,
14:41meilleure au Canada
14:42ou en Europe.
14:43Aucune idée
14:44de ce qu'est
14:45une couverture médicale
14:47universelle
14:47ou ce genre de choses.
14:48Donc, ils ne se rendent
14:50pas véritablement compte
14:51et lorsque le président
14:51des États-Unis,
14:52l'autorité,
14:53même s'il n'est plus
14:53si populaire que cela,
14:55nous dit que le pays
14:55est à feu à sang,
14:56les images parlent d'elles-mêmes
14:58et donc,
14:58il y a une forme d'effroi,
14:59d'appréhension
15:00et de peur
15:02de voir ce qui se passe
15:03en France
15:03et dans d'autres pays d'Europe
15:05demain arriver aux États-Unis.
15:07Et il s'en sert aussi
15:08pour sa campagne,
15:10Donald Trump,
15:10parce que vous parliez
15:11d'élections aussi importantes
15:12en Italie.
15:13Aux États-Unis,
15:14il y a aussi des élections
15:15à l'émis de termes.
15:16Est-ce que vous avez le sentiment
15:17que s'il y va aussi fort
15:18contre la France,
15:19c'est aussi parce qu'il veut
15:21gagner des points
15:21dans la campagne,
15:22on sait que ça ne va pas
15:22être facile pour lui ?
15:24Il y a deux choses.
15:24Déjà, Trump adore
15:25humilier ses amis
15:26et ses plus proches alliés.
15:28Sans forcément
15:28s'il y a d'élections derrière.
15:30Jamais de mots d'oiseau,
15:31de nom d'oiseau
15:31pour Xi ou Poutine,
15:32mais Macron,
15:33il aime bien lui donner
15:33quelques petites tapettes
15:34sur le visage.
15:35Mais oui,
15:36effectivement,
15:36vous avez tout à fait raison.
15:37On a un président américain
15:38qui va dans une dizaine de jours
15:39affronter des élections
15:40qui s'annoncent perdues.
15:41Son objectif n'est pas
15:42de les gagner,
15:43mais de les perdre
15:43le moins possible
15:44pour pouvoir contester
15:46les résultats
15:46avec un peu plus
15:47de légitimité,
15:48entre guillemets.
15:49Et le gros problème
15:50aujourd'hui de Donald Trump,
15:51c'est sa base magare,
15:52son électorat de cœur.
15:53Les gens qui l'ont suivi
15:54le 6 janvier 2021
15:55lors de l'assaut
15:56contre le Capitole
15:56et dont il pourrait avoir besoin
15:57très très prochainement
15:58dans une situation similaire
16:00qui s'est éloigné
16:01d'un président
16:01qui avait promis
16:02de ne pas nous entraîner
16:03dans une guerre
16:03style Afghanistan ou Irak
16:06et donc qui justement
16:07est revenu sur sa parole
16:08avec l'Iran
16:08et ces gens aujourd'hui
16:09se détournent du président
16:10et donc en leur faisant peur,
16:12en agitant le chiffon rouge
16:13de l'immigration,
16:14en leur disant
16:14regardez ce qui se passe en France
16:16à cause des méchants immigrés,
16:17ceux qui déjà mangent
16:18nos chiens et nos chats
16:19dans nos belles villes
16:20et campagnes américaines,
16:21voyez ce qui va arriver
16:22si vous ne votez pas républicain.
16:24Et est-ce que les médias américains
16:25arrivent à exercer
16:26un contre-pouvoir
16:27sur les propos de Donald Trump
16:28s'agissant de la France ?
16:29Est-ce qu'ils arrivent à raconter
16:31une autre histoire que celle-ci ?
16:33Si vous lisez le New York Times,
16:34oui, mais qui lit le New York Times
16:35parmi les magas ?
16:36Et une fois encore,
16:37l'objectif de Trump
16:38n'est pas tant de convaincre
16:39l'entièreté des Américains
16:40ni l'entièreté des Républicains,
16:41mais les magas,
16:42il veut que ces gens
16:43reviennent aux urnes
16:44et surtout soient prêts
16:46s'il doit les appeler
16:48une nouvelle fois,
16:49si je puis dire,
16:49à prendre les armes
16:50contre la République américaine.
16:52Et je me permettrais juste
16:52de conclure
16:53que l'on peut regretter
16:54que de grandes chaînes
16:55comme CNN
16:56soient un petit peu aussi
16:57dans l'événementiel
16:59des discours peut-être
17:00un peu plus constructifs
17:01et un peu plus réalistes
17:02sur ce qui se passe en France.
17:04C'est-à-dire ?
17:04Écoutez, on a vraiment l'impression
17:06que l'entièreté du pays
17:07est à feu et à sang.
17:09Je ne suis pas,
17:09j'ai quitté les Etats-Unis
17:10où je réside
17:11il y a un peu plus d'un mois
17:12puisque je suis en promotion ici.
17:13J'ai eu des appels d'amis
17:15qui me disent
17:16mais tu peux sortir le soir ?
17:17L'autre jour,
17:18je parlais à un proche
17:19et je lui disais
17:20oui, là je vais rentrer à l'hôtel
17:21mais mon Dieu,
17:21mais tu vas te faire arrêter,
17:22il y a le couvre-feu.
17:23Je dis non mais attendez,
17:30pour rejoindre Marina Raffenberg.
17:32Bonsoir,
17:32vous êtes la correspondante
17:34du Monde en Grèce.
17:36On l'a vu tout à l'heure,
17:37plus de 10 000 personnes
17:38ont donc manifesté hier à Athènes
17:40pour protester notamment
17:41contre la vie chère.
17:42Est-ce que c'est un mouvement
17:43comparable à ce qui se passe
17:45en France, Marina ?
17:48Oui, pour l'instant,
17:49ça n'a pas la dimension
17:51qu'a le mouvement en France
17:52mais par contre,
17:53il y a vraiment
17:54les mêmes problématiques,
17:56les mêmes inquiétudes
17:56parmi la jeunesse,
17:58notamment la question
17:59de la vie chère,
18:02du problème du coût des loyers
18:04comme aussi l'a évoqué
18:05quelqu'un sur votre plateau
18:07en Italie.
18:08Et il y a aussi
18:10cette incertitude
18:11de l'avenir plus général
18:13avec un système
18:15d'entrée à l'université
18:16qui est très injuste
18:18avec notamment
18:19la nécessité de payer
18:21des cours privés
18:22le soir pour les enfants
18:24pour qu'ils réussissent
18:25les concours d'admission
18:27à l'université
18:28à la fin du lycée
18:29et c'est un système
18:30très inégalitaire.
18:32Donc, ça aussi,
18:33évidemment,
18:34la jeunesse
18:34le remet en question.
18:36Mais est-ce que
18:37les lycéens grecs
18:37se sont vraiment inspirés
18:39de ce qu'ils ont vu
18:40aux abords des lycées
18:41depuis un mois
18:42en France ?
18:44Oui, exactement.
18:46On voyait dans les manifestations
18:47des slogans en français.
18:49Donc, c'est quelque chose
18:50qui était assez marquant.
18:52On a pu lire
18:54« la beauté dans la rue »
18:57ou « étudier ou survivre ».
19:00Donc, ça, je pense
19:00que c'est le message
19:02qui est peut-être
19:02le plus significatif.
19:04Et peut-être qu'il faut rappeler
19:06aussi qu'en Grèce,
19:07on a eu de gros mouvements
19:09évidemment sociaux
19:10pendant la crise économique
19:12avec une jeunesse
19:13qui avait énormément souffert
19:15de la crise économique.
19:17Là, la situation
19:19est un peu mieux en Grèce.
19:20Il y a une reprise économique.
19:22Mais en fait,
19:23il y a très peu d'investissements
19:24dans le domaine
19:25de l'éducation.
19:26Et c'est ça aussi
19:27que remettent en question
19:29les jeunes.
19:30C'est qu'on voit
19:32qu'il y a une amélioration
19:33économique,
19:33une reprise,
19:34une croissance.
19:35Mais cette croissance,
19:36elle va où ?
19:37Elle ne va pas dans l'éducation.
19:38Elle ne va pas
19:39dans l'amélioration
19:40de notre vie quotidienne.
19:42Et que répond
19:43le Premier ministre grec,
19:45Kyriakos Mitsotakis ?
19:49Le Premier ministre,
19:51pour l'instant,
19:51il reste quand même
19:52à l'écoute.
19:53Ce qui est intéressant aussi
19:55par rapport à ce qu'ont dit
19:57d'autres personnes
19:59sur votre plateau,
19:59c'est qu'on va aussi
20:00vers une année électorale
20:02en Grèce.
20:03Et du coup,
20:05le Premier ministre,
20:06il joue aussi un peu
20:07sur cette inquiétude
20:08de dire,
20:09regardez ce que fait
20:12l'extrême-gauche
20:13en France.
20:13Elle incite
20:14les jeunes
20:15à se révolter,
20:16etc.
20:17Il ne faudrait pas
20:18que cela arrive
20:19aussi en Grèce.
20:20On a connu
20:21beaucoup de péripéties
20:22dans le passé
20:23avec la crise économique.
20:24On a connu des péripéties
20:26lorsque la gauche
20:27était au pouvoir.
20:28Donc, attention,
20:29il faut la stabilité.
20:30Et la stabilité,
20:32c'est nous,
20:32le parti au pouvoir,
20:34le parti conservateur,
20:36qui a réussi
20:37à remonter
20:38la pente euro.
20:39Birgit Holzer,
20:40quel regard
20:41portent les Allemands
20:42sur la gestion
20:43politique et sécuritaire
20:45de cette crise ?
20:46On entendait
20:46Marina Raffenberg
20:47raconter comment
20:49le Premier ministre
20:49grec, justement,
20:50dit,
20:50vous voyez,
20:51quand l'extrême-gauche,
20:52l'extrême-gauche
20:53n'est pas au pouvoir,
20:55mais on sait aussi
20:56en Allemagne
20:57le rôle que joue
20:58en ce moment l'AFD,
20:59les élections à venir,
21:00comment est-ce que
21:02l'Allemagne regarde
21:04la façon dont
21:05Emmanuel Macron
21:06et Sébastien Lecornu
21:07gèrent cette crise ?
21:08Alors,
21:08du côté du gouvernement,
21:09on reste discret
21:10parce qu'on est
21:11deux gouvernements,
21:12deux pays amis,
21:14on ne va pas critiquer
21:15les amis
21:16comme Trump le fait.
21:18Mais effectivement,
21:20Alice Weidel,
21:20qui est une des chefs
21:22de l'AFD,
21:23a effectivement
21:25utilisé,
21:26encore une fois,
21:27comme d'autres,
21:28la situation en France
21:29pour ses propres fins
21:31en disant,
21:32effectivement,
21:33vous voyez
21:33où ça mène
21:35à l'immigration.
21:36Donc,
21:36il y a ce discours.
21:37Moi,
21:38je n'ai pas l'impression
21:38que c'est le discours
21:41majoritaire
21:42en ce moment
21:42en Allemagne.
21:43Je pense qu'on regarde
21:43plutôt,
21:44est-ce que c'est aussi
21:45la police,
21:45est-ce que c'est aussi
21:46le côté du gouvernement
21:47qui a fait des erreurs ?
21:49Pourquoi ça peut
21:53autant exploser ?
21:54On a,
21:54encore une fois,
21:55déjà regardé
21:56la crise des étudiants.
21:57On a vu
21:59un pouvoir
22:00de l'État
22:01assez offensif
22:03avec des jeunes.
22:06Et donc,
22:07je pense qu'on essaye
22:07de regarder
22:08l'ensemble de choses,
22:09l'ensemble de la situation
22:11et de la gestion
22:12qui est très mauvaise,
22:14c'est sûr.
22:14Et les Allemands
22:15s'intéressent aussi
22:15aux revendications
22:16des lycéens
22:18ou est-ce qu'on se dit
22:19bon,
22:19la France,
22:20finalement,
22:20en France,
22:20c'est toujours,
22:21on est un pays endetté,
22:22en violence.
22:23Bon,
22:24est-ce qu'il y a quand même
22:24un intérêt pour dire
22:26est-ce que les lycéens
22:28et est-ce qu'on retrouve
22:29aussi ces préoccupations ?
22:30Je crois qu'il y a eu
22:31une préoccupation
22:31de la jeunesse allemande
22:32plutôt sur les questions
22:33de services militaires.
22:34Il y a eu aussi
22:35des manifestations
22:36qui ont existé
22:36chez vous.
22:38Énormément,
22:38on s'intéresse énormément.
22:40Moi,
22:40j'ai eu plusieurs appels
22:41de mes rédactions
22:41qui ont dit
22:42qu'on a aussi
22:42des problèmes
22:43dans les écoles,
22:44donc tu peux faire
22:45un parallèle.
22:46Moi,
22:46je pense que
22:47le système éducatif
22:48n'est pas pareil
22:48parce qu'il est régional,
22:50c'est les lenders
22:50qui gèrent,
22:51mais il y a aussi
22:52globalement un manque
22:53de personnel en Allemagne.
22:54Je pense que globalement,
22:55la situation est un peu meilleure
22:56parce que la situation
22:58budgétaire est meilleure.
22:59C'est ça,
22:59on le lit aussi vachement
23:00avec la situation financière
23:02en France.
23:02Bien sûr,
23:03il y a plus de marge
23:04de manœuvre,
23:04mais en même temps,
23:05il y a eu
23:05des manifestations
23:07de solidarité
23:08avec la France.
23:09Je pense qu'il y a aussi
23:09un petit peu
23:11une forme d'admiration
23:12pour les Français
23:13qui revendiquent
23:15leurs droits
23:15dans la rue.
23:16Donc,
23:17je pense qu'il y a un peu
23:17de...
23:18Cette liberté-là,
23:18les Allemands nous l'envient.
23:20On a aussi...
23:20Les Allemands,
23:21c'est aussi un peu moins
23:22dans le rapport de force
23:22parce qu'il y a ça aussi
23:23en France.
23:24Tout est toujours...
23:25Il faut vraiment
23:27faire jouer les muscles
23:28pour arriver à quelque chose.
23:30Mais effectivement,
23:30il y a eu
23:31des manifestations
23:33de jeunes
23:33parce qu'ils sont inquiets
23:34pour le service militaire
23:35qui va peut-être arriver,
23:37qui va peut-être être obligatoire.
23:39Donc là,
23:39il y a plus d'inquiétudes,
23:41moins pouvoir d'achat.
23:43Mais effectivement,
23:44je pense que les guerres
23:45ou la guerre,
23:45notamment,
23:46que la Russie mène
23:47en Ukraine
23:48est très très présente.
23:49Et ça inquiète
23:51énormément et ça...
23:52Aussi avec les drones
23:53à Leipzig.
23:54Absolument.
23:54Dans cette ambiance
23:55d'inquiétude.
23:56Cet appel
23:57d'un mystérieux collectif allemand
23:59a manifesté
24:00le 31 octobre.
24:01C'est du sérieux ?
24:02On va voir.
24:04Moi, je ne pense pas,
24:05pour être honnête,
24:06que ça va prendre.
24:08Justement,
24:09on n'a pas cette culture
24:10non plus
24:10d'aller vraiment
24:11dans la rue.
24:12Même s'il y a aussi
24:13un grand mécontentement
24:15aussi en Allemagne
24:16avec le gouvernement.
24:17donc je pense que
24:18les soucis,
24:20cette inquiétude,
24:21je pense qu'il y a
24:22beaucoup de parallèles
24:23mais peut-être
24:24les Allemands
24:24vont moins l'exprimer
24:25dans la rue
24:26et moi aussi
24:26de cette façon-là.
24:28Ce qui est intéressant
24:28avec l'Italie,
24:29politiquement,
24:30c'est de voir
24:30la gestion
24:31de Giorgia Meloni
24:32qui, elle,
24:33a fait tout de suite
24:33appel à l'armée
24:34à Milan.
24:35Elle a déployé
24:36500 militaires
24:37depuis hier
24:39à Milan.
24:40Comment est-ce que vous,
24:42vous percevez
24:44ce miroir
24:44qu'on essaie de mettre
24:45entre la France
24:46et l'Italie
24:47où, bon,
24:47voilà,
24:48vous avez Giorgia Meloni
24:49qui est au pouvoir,
24:50en France,
24:51Marine Le Pen
24:51est la favorite
24:52des sondages
24:53avant la présidentielle.
24:54Est-ce que vous,
24:56en tant que journaliste
24:58et philosophe italienne,
24:59on vous interroge
25:00justement sur
25:01la gestion
25:02de Giorgia Meloni
25:03en Italie
25:04est-elle meilleure
25:05que la gestion
25:06de Sébastien Lecornu
25:07et d'Emmanuel Macron
25:08en France ?
25:09Alors,
25:09il y a eu
25:10des débordements
25:10des violences
25:11de pillages
25:11dans les deux cas.
25:13Donc,
25:13le résultat final
25:14est le même.
25:15Donc,
25:16par rapport
25:16à la gestion
25:17a posteriori,
25:18c'est vrai,
25:19il y a eu cette annonce
25:20de la part du gouvernement,
25:22l'envoi des 500 militaires.
25:23Mais attention,
25:24ce n'est pas exceptionnel
25:25ni extraordinaire
25:26ni un état d'urgence
25:28qui a été décrété.
25:29Ça existe depuis 2008.
25:30Il y a une opération
25:31qui s'appelle
25:32Opération Strade Sécure,
25:34route sûre
25:35en sécurité.
25:37Et c'est un peu
25:37l'équivalent
25:38de l'opération Sentinelle
25:40en France.
25:41Et ça,
25:42en fait,
25:42ça permet
25:43de déployer
25:44des militaires
25:45dans les rues,
25:46dans les villes italiennes
25:48pour garder
25:52une forme de contrôle
25:53sur la population,
25:54sur ce qui se passe
25:56dans les villes.
25:57Mais ils n'ont pas
25:58de pouvoir judiciaire.
25:59Alors là,
26:00le ministre
26:00de la Justice,
26:02il aurait souhaité
26:04pouvoir attribuer
26:05des nouveaux pouvoirs
26:06aux militaires
26:07sur place,
26:08donc envoyés à Milan.
26:09et donc en lui donnant
26:11des pouvoirs judiciaires
26:13également.
26:14Mais ce n'est pas le cas.
26:15Ça a été arrêté
26:16par le président
26:17de la République.
26:18Et rappelons que
26:18Mattarella,
26:19le président
26:19de la République italienne,
26:21est un peu
26:21le frein,
26:22la garantie
26:23de l'état
26:25de droit
26:25en Italie.
26:26qui a rappelé
26:27aux ministres
26:28que les militaires
26:29sont utilisés
26:31dans certaines conditions
26:32et dans certaines situations,
26:33notamment dans les affaires étrangères,
26:35pour des conflits armés
26:37et tout ça.
26:38Mais il faut limiter
26:39l'emploi de militaires
26:40en Italie
26:41pour le maintien
26:42de l'ordre.
26:43On a vu que les réseaux sociaux
26:44jouaient un rôle
26:45en France
26:46avec un effet d'entraînement
26:47avec certaines vidéos virales.
26:48Est-ce que c'est le cas
26:48aussi en Italie ?
26:50Les réseaux sociaux,
26:51les vidéos de pillages
26:52qui sont reliées
26:53par les uns
26:53On a eu énormément
26:54de diffusions
26:58de viralité
26:59de ce genre
26:59de séquences
27:00et surtout,
27:01on a eu
27:02des jeunes,
27:04très jeunes,
27:04entre 11 et 12 ans
27:05qui se filmaient
27:06entre 11, 12, 13, 14 ans
27:09mais les plus jeunes
27:10avaient 11 ans
27:11en fait
27:11et qui se filmaient
27:12en train de piller
27:13et de faire
27:14des actes de violence
27:15en direct.
27:16Donc on avait
27:17de la rétransmission
27:18en direct
27:18et c'est évidemment
27:20qu'on en voit
27:20ces images.
27:21Est-ce que vous avez
27:22un débat en Italie
27:23sur la coupure
27:24des réseaux sociaux
27:24parce qu'on l'a
27:25en France
27:25depuis quelques jours
27:26sur le fait
27:27de couper
27:27les réseaux sociaux
27:28les jours
27:28de manifestation
27:29pour empêcher
27:30justement
27:30les émeutiers,
27:31les casseurs,
27:32les voyous
27:32de communiquer
27:33entre eux
27:33pendant la casse ?
27:34En ce moment,
27:36on n'a pas forcément
27:37ce débat.
27:38En revanche,
27:38il y a des logiciels
27:40qui permettent
27:40de communiquer
27:41sans connexion Internet
27:43et qui existent déjà
27:44et qui sont déjà
27:45employés par...
27:46Donc évidemment,
27:47il y a toujours
27:48le moyen de communiquer
27:49et donc c'est un débat
27:51intéressant
27:51mais à part de là
27:53la question de la sécurité
27:54et de l'ordre
27:54pour les manifestations
27:55mais par rapport
27:57à ce que ça implique
27:59sur la capacité cognitive
28:01et éducative
28:02des étudiants en fait.
28:04Je crois qu'en Italie,
28:05il y a aussi le débat
28:06sur la question
28:06des ingérences étrangères.
28:09Romuald Siora,
28:09est-ce que là,
28:10le président de la République
28:11a dit
28:11je vais être très prudent
28:12là-dessus ?
28:12Il y a des informations
28:14mais est-ce qu'on peut imaginer
28:16qu'aux États-Unis
28:16ou dans d'autres pays,
28:17on pointe plutôt
28:18la Russie,
28:19l'Iran,
28:19il peut y avoir aussi
28:20des phénomènes
28:21d'ingérence étrangère.
28:22Alors on ne va pas créer
28:22les gens qui sont
28:23en train de piller
28:24mais on va faire
28:25que sur les réseaux
28:25on ne voit que ça.
28:26Est-ce que ça existe
28:27à votre avis ?
28:28Est-ce que maintenant,
28:29à chaque fois que des événements
28:30comme ça se passent,
28:31il faut toujours s'interroger
28:31de savoir s'il n'y a pas
28:32des puissances derrière
28:33qui essayent justement
28:34d'agiter encore,
28:35de mettre de l'huile
28:36sur le feu ?
28:36Bien évidemment.
28:37En premier lieu,
28:38la Russie qui mène déjà
28:39un travail d'ingérence
28:41permanent.
28:42Ce climat anxiogène
28:44que la Russie fait peser
28:45sur l'Europe,
28:46les dernières menaces,
28:47enfin les dernières rumeurs
28:48d'assassinat potentiel
28:49d'industriels français,
28:50on sait très bien
28:51que Poutine ne va pas
28:51aller assassiner
28:53des industriels français.
28:54L'objectif est de créer
28:55un climat anxiogène
28:55qui produit des discours
28:57eux-mêmes anxiogènes
28:58et cela alimente
28:59un vote plus favorable
29:01à certains partis
29:02qui seraient plus favorables
29:03à Poutine,
29:04en tout cas moins favorables
29:05à l'aide en Ukraine.
29:06Donc ici,
29:06c'est la même chose.
29:08Alimenter,
29:10soutenir,
29:10évidemment les Russes
29:11ne sont pas à l'origine
29:11de ce qui s'est passé
29:12le 17 octobre,
29:13mais en tout cas alimenter,
29:14envenimer les choses
29:15et communiquer
29:16à travers peut-être l'Europe
29:18sur ce qui est en train
29:19de se passer
29:19pour créer un climat.
29:19Voir les déformer aussi
29:21en créant des fausses images.
29:22Oui, il y a eu des images
29:23créées par intelligence
29:24artificielle aussi.
29:25Fait le lit,
29:26évidemment,
29:26là on parle de Poutine,
29:28mais d'un parti qui a,
29:29enfin d'un parti,
29:30la Russie,
29:30qui a tout intérêt
29:31à voir le Rassemblement national,
29:33disons-le,
29:33peut arriver au pouvoir.
29:35Et d'un autre côté,
29:36on sait que l'Iran également,
29:37avec d'autres objectifs,
29:39peut également s'ingérer,
29:40sans parler évidemment
29:41des Américains
29:42qui eux suivent
29:44un petit peu,
29:44je dirais,
29:45la même ligne
29:45que la Russie
29:46dans ses ingérences.
29:47Vous en parliez tout à l'heure,
29:48je voudrais qu'on regarde
29:48la une de The Economist
29:49qui parle ce soir
29:50de l'agonie
29:52de l'Europe libérale.
29:53On va la voir,
29:54cette une,
29:54la voici,
29:55The Agony of Liberal Europe.
29:58Est-ce que c'est de ça
29:59dont il s'agit ?
30:00Est-ce qu'on est face
30:01que ce soit en Italie,
30:03en France,
30:03en Grèce,
30:04en Belgique,
30:04en Espagne,
30:05au Portugal
30:06ou encore en Almadie ?
30:07Est-ce qu'on est face
30:07à des citoyens
30:09qui désespèrent
30:09de leurs dirigeants ?
30:10Écoutez,
30:11nous sommes dans une fin de cycle,
30:12ce que j'appelle
30:13le cycle humaniste.
30:14C'est l'ère qui a débuté
30:15à la renaissance,
30:16les grandes idées humanistes,
30:16terrorisées au siècle des Lumières
30:17par les philosophes,
30:18mises en pratique
30:19avec la démocratie
30:19et l'été naissante.
30:20Il y a eu un apnée en 1945,
30:21création du système multilatéral,
30:23l'ONU, etc.,
30:24déclaration universelle
30:24des droits de l'homme.
30:25On sait que malheureusement
30:26toutes ces valeurs
30:26parlent de moins en moins
30:28aux populations occidentales
30:29aujourd'hui.
30:3040% des jeunes américains
30:31ne considèrent pas
30:32la démocratie
30:33comme une fin en soi.
30:34Donc il y a un mal-être général
30:35dû à la fin
30:37de la croyance,
30:39dû à des déceptions également,
30:40mais en ces grandes valeurs humanistes
30:41qui ont fait notre civilisation
30:43depuis cinq siècles.
30:44Et ce malaise
30:45se traduit dans nos sociétés
30:46par des mouvements
30:47comme ceux,
30:50pas celui,
30:51ceux auxquels
30:51nous avons assisté
30:52le 17 octobre.
30:53Donc oui, il y a un malaise
30:55civilisationnel
30:55aujourd'hui en Europe,
30:57mais je dirais même
30:57dans l'entièreté de l'Occident.
30:59Et est-ce que,
30:59dernière question à l'arrivée,
31:01ce sont les partis modérés
31:02qui seront sanctionnés
31:03dans les urnes ?
31:04Sans doute,
31:05en ce moment en Europe,
31:07les partis modérés,
31:08disons, au pouvoir
31:09ne se montrent pas
31:11en mesure
31:11de savoir gérer
31:13cette crise
31:13qui a d'une ampleur
31:15assez consistante.
31:16On ne parle pas
31:17que de la France,
31:18on parle de plusieurs pays.
31:20On voit que la crise déborde
31:21et concerne énormément
31:23d'aspects,
31:23et ce n'est pas que culturels,
31:25mais existentiels,
31:26sociaux,
31:26économiques,
31:27politiques,
31:27et c'est compliqué même
31:28de commencer par réfléchir
31:29par où on commence
31:31pour traiter le problème.
31:34Donc évidemment,
31:35pour ceux qui n'ont pas
31:36l'autoritarisme
31:39dans l'ADN,
31:41c'est compliqué
31:42d'en poser une vision,
31:44et d'abord,
31:44il faut en l'avoir,
31:45il faut avoir une vision
31:46sur le long terme,
31:47mais déjà,
31:48dans un pays
31:49où il y a des règles
31:50démocratiques très fortes
31:51et donc il faut écouter
31:52en fait un certain nombre
31:53d'acteurs,
31:54voilà,
31:55c'est compliqué
31:56de prendre la main
31:57et décider
31:58où on veut mener le pays.
32:00Mais c'est clair
32:00que le manque de vision
32:01générale
32:02a produit les effets
32:04qu'on est en train de voir.
32:05Birgitte ?
32:06Oui,
32:06mais nous sommes,
32:06je pense,
32:07dans des pays sous pression
32:08et aussi dans des sociétés
32:10polarisées.
32:11Et effectivement,
32:12dans cette situation,
32:13les partis de gouvernement,
32:15les anciens grands partis
32:17populaires,
32:18ils ont beaucoup,
32:19beaucoup de mal.
32:19On a souvent dit
32:20l'Allemagne,
32:21c'est l'exemple
32:21du compromis
32:22des grandes coalitions.
32:25On va voir les limites
32:26de notre système aussi.
32:27Donc je pense
32:28qu'il va falloir
32:29rediscuter
32:30de nouveaux systèmes
32:32pour pouvoir gouverner
32:34encore.
32:34Eh bien,
32:35merci à tous les trois
32:35d'être venus en parler
32:36ce soir sur le plateau
32:37de Chaque Voix Compte.
32:39Je remercie également
32:39Marina Raffenberg
32:40qui était en direct
32:41avec nous depuis Athènes.
32:43Merci beaucoup.
32:45Dans un instant,
32:45on va poursuivre
32:46cette discussion.
32:47On va parler
32:47des rendez-vous du jour
32:49à Matignon
32:49et à l'Elysée
32:51avec des députés.
32:52Mais avant cela,
32:53quoi de neuf ?
32:54Thibaut Henoch ?
33:02Thibaut,
33:03vous vouliez nous parler
33:04ce soir du Rassemblement
33:05National
33:05qui organise donc
33:06ce week-end
33:07son congrès
33:08à Orléans.
33:09Et une manifestation
33:10est annoncée
33:11dans le centre-ville
33:12contre le parti
33:13de Marine Le Pen
33:14avec un dispositif
33:15de sécurité exceptionnel
33:16qui va être mobilisé
33:17pour éviter
33:18tout débordement.
33:19Vous voyez,
33:19c'est un peu
33:20le nouveau siège
33:20d'Orléans,
33:21Adeline.
33:22600 ans après
33:23le premier
33:24mené par Jeanne d'Arc
33:25qui délivra la ville.
33:27La voici de nouveau
33:28prise d'assaut.
33:29En l'an 2026,
33:30le siège n'est plus
33:31militaire,
33:32il est politique,
33:32il n'oppose plus
33:33des soldats anglais
33:34et français,
33:35mais des militants
33:36et des manifestants.
33:37A l'époque,
33:38il y avait 15 000 hommes
33:39en armes ce week-end.
33:40Ils seront le double
33:40jusqu'à 30 000
33:42dans le centre-ville,
33:43non plus avec des épées
33:44mais avec des pancartes.
33:45Alors justement,
33:45qui a prévu
33:46de manifester
33:47contre ce congrès
33:48du RN ?
33:49Une cinquantaine
33:49d'organisations
33:50ont appelé
33:51à cette marche
33:52contre le fascisme,
33:53le racisme
33:54et l'impérialisme
33:55selon les mots
33:56de ses organisateurs.
33:57On y retrouve
33:58des associations,
33:59des syndicats
34:00comme la CGT
34:01et des partis politiques.
34:03Le maire LFI
34:04de Seine-Saint-Denis,
34:05Bali Bakayoko,
34:06sera présent
34:07tout comme
34:08le premier secrétaire
34:09du PS,
34:09Olivier Faure.
34:10A quelques kilomètres
34:11de là donc,
34:13Marine Le Pen,
34:13Jordan Bardella
34:14et tous les cadres
34:16du RN
34:16seront réunis
34:17pour deux jours
34:18de congrès.
34:19La candidate
34:19crie à l'intimidation,
34:21à la tentative
34:22d'empêchement
34:23en un mot
34:23au scandale
34:24antidémocratique.
34:26Je trouve fou
34:28qu'en réalité
34:29ça ne scandalise
34:30plus personne
34:31que des mouvements
34:33cherchent à empêcher
34:34le déroulement
34:34de la vie d'un parti
34:36ou le déroulement
34:37d'une campagne.
34:38Est-ce que le Rassemblement
34:39s'en a une fois
34:40dans sa vie
34:40à organiser
34:41une manifestation
34:42pour chercher
34:43à interdire
34:43un meeting
34:44d'un autre parti
34:45politique ?
34:45Jamais.
34:46Alors le RN
34:47peut-être pas
34:48mais des militants
34:48identitaires-ci.
34:49Le mois dernier
34:50huit militants
34:51d'ultra-droite
34:51ont été condamnés
34:52pour avoir perturbé
34:53le meeting
34:54d'un maire LFI
34:55dans le Nord.
34:56C'était en mars
34:572026.
34:58Précisons par ailleurs
34:58que les organisateurs
34:59des manifestations
35:00de samedi
35:01n'appellent pas
35:02à se rendre
35:03sur les lieux
35:03du congrès du RN.
35:05Rien d'antidémocratique.
35:07Donc,
35:07d'après le maire LFI
35:08de Saint-Denis,
35:09Bali Bakayoko.
35:10Le droit de manifester
35:12existe en tant qu'elle
35:13sauf à faire
35:13la démonstration
35:14du contraire.
35:15J'irais bien sûr
35:15me présenter
35:17et participer
35:18à ce moment
35:18qui est un moment
35:19démocratique aussi
35:19d'expression politique.
35:21Nous ne sommes pas d'accord
35:21avec les discours
35:22de l'extrême droite
35:22et le projet de l'extrême droite.
35:25Un tel rassemblement
35:26contre un congrès du RN,
35:28est-ce que c'est inédit ?
35:29Non,
35:30c'est même un classique.
35:31L'IN,
35:31presque tous les congrès du RN
35:33ont été le théâtre
35:34de contre-manifestation.
35:35C'était le cas à Lille,
35:36par exemple,
35:37en 2018,
35:38quand le Front National,
35:39rappelez-vous,
35:40a changé de nom
35:40pour devenir
35:41le Rassemblement National.
35:43C'était le cas
35:43au temps du FN
35:44de Jean-Marie Le Pen.
35:46Exemple à Strasbourg
35:47en 1997,
35:48regardez.
35:51Un rassemblement
35:51pour dire non
35:52au Front National.
35:53Plus de 50 000 personnes
35:55du jamais vu ici
35:56depuis la libération.
35:57Les politiques
35:58en tête de cortège.
35:59Très vite,
35:59c'est une autre manifestation
36:01qui les devance,
36:02celle des citoyens
36:03de la ville de Strasbourg.
36:04Voilà,
36:05les moins jeunes
36:05auront reconnu Robert Rue
36:06et Dominique Voine
36:07sur les images.
36:08Et qu'est-ce qui a changé ?
36:10Le contexte
36:11et l'enjeu.
36:12Marine Le Pen
36:13est favori
36:13dans les sondages
36:14et ce double événement
36:15du week-end
36:16cristallise
36:16que pourrait être
36:17la présidentielle
36:18un face-à-face
36:18entre deux camps polarisés,
36:21un duel des extrêmes
36:22avec un débat
36:23réduit à une question
36:24RN,
36:25LFI,
36:25qui est républicain,
36:26qui ne l'est pas,
36:27qui menace ou non
36:28la démocratie.
36:29Et c'est vrai
36:29que la tension
36:30est rivée
36:30sur les questions
36:31de sécurité
36:31et les craintes
36:32de débordement,
36:33voire d'affrontement
36:34en marge de ce congrès.
36:34Du coup,
36:35on en oublie un peu
36:36les enjeux politiques
36:37de ces deux journées.
36:39Oui,
36:39deux faits politiques
36:40vont se jouer en fait
36:41et ils passeraient presque
36:42inaperçus.
36:42Le premier,
36:43c'est Jordan Bardella
36:44qui va être investi
36:45pour un nouveau mandat
36:46à la tête du parti,
36:48oublié ou effacé
36:49les enquêtes
36:50de Mediapart
36:50et ses messages
36:51antisémites exhumés.
36:52C'est comme tout cela
36:54n'avaient pas existé.
36:56Quant à la gauche,
36:57autre événement,
36:57c'est un peu
36:58le retour du NFP.
37:00Olivier Faure
37:00et Bali Akayoko
37:01dans la même marche.
37:02C'est le PS et LFI
37:04pour un jour
37:05de nouveau réunis.
37:07À force d'avoir
37:08des gens de gauche
37:10qui finissent
37:11par considérer
37:12que le débat
37:12il est entre la gauche
37:13et la gauche,
37:14eh bien,
37:14on ouvre les portes
37:16de l'Elysée
37:16à Marine Le Pen
37:17et aux siennes.
37:19Et donc,
37:19moi,
37:19je suis à chaque fois
37:21dans les rassemblements
37:22qui permettent
37:23d'avoir une parole
37:24qui est une parole commune
37:25et notre point commun,
37:26il doit être
37:27de battre l'extrême droite
37:28l'année prochaine.
37:29Le RN qui réconcilie
37:30les gauches irréconciliables
37:31sous le regard
37:32certainement interloqué
37:33de Jeanne d'Arc
37:34dans la statue
37:35qui trône au milieu
37:36de la ville
37:36ne pourra cette fois
37:37rien dans la bataille.
37:39Merci Thibault.
37:40On passe à la question
37:41qui fâche.
37:49Voilà,
37:50crainte avant le congrès
37:51du RN à Orléans,
37:52crainte aussi
37:52avant les nouvelles manifestations
37:54de samedi,
37:55comment ne pas revivre
37:56le chaos du 17 octobre.
37:58On en parle avec vous
37:59ce soir,
37:59Cyrielle Châtelain.
38:00Bonsoir.
38:01Bonsoir.
38:01Chef du groupe écologiste
38:02et social
38:02à l'Assemblée nationale,
38:03vous êtes députée
38:04de l'ISER
38:05et vous étiez à Matignon
38:06cet après-midi,
38:07vous allez nous en parler.
38:08Carole Guillaume,
38:09bonsoir.
38:09Bonsoir.
38:10Députée modem
38:10du Finistère,
38:11merci d'être là également.
38:13Et bonsoir,
38:13Jordan Guitton.
38:14Bonsoir.
38:14Députée rassemblement
38:15national de l'Aube.
38:17L'exécutif,
38:17on le dit,
38:18tente de faire retomber
38:20la pression
38:21et les critiques.
38:22Emmanuel Macron
38:23tenait ce matin
38:24un conseil de sécurité intérieure
38:25avec les renseignements.
38:27Cet après-midi,
38:28c'est Sébastien Lecornu
38:28qui recevait les représentants
38:30des partis politiques
38:30à Matignon.
38:31Elsa Mondingava,
38:32ça a donné quoi ?
38:33Alors,
38:34on revient sur ces deux rendez-vous.
38:35Le premier,
38:35vous l'avez dit,
38:36à l'Élysée,
38:37le président de la République,
38:38il est entouré
38:39du premier ministre
38:40Sébastien Lecornu,
38:41de son ministre de l'Intérieur
38:42et des services
38:42de renseignement.
38:43L'idée,
38:43c'était de revenir sur,
38:44je cite,
38:45les défauts d'anticipation
38:46et les éléments de surprise
38:48du week-end dernier.
38:49Il y a eu une annonce
38:50très commentée
38:51dans la journée.
38:52Écoutez le chef de l'État.
38:53Les règles sont simples
38:54et je crois que c'est
38:55du simple bon sens.
38:57La recommandation générale,
38:58c'est qu'il n'y ait pas
38:58de manifestation
38:59dans les jours à venir.
38:59Les gens qui veulent
39:00continuer à manifester,
39:01quand ce sont
39:02des organisations syndicales,
39:03les préfets proposeront
39:04des tracés alternatifs.
39:05Quand ce ne sont pas
39:06des organisations syndicales,
39:07partout où on le peut,
39:08on interdira.
39:10Ça, c'était l'annonce
39:11d'Emmanuel Macron
39:11et puis plus tard,
39:12une réunion à Matignon
39:14autour du Premier ministre.
39:15Là, c'était les formations
39:16politiques qui étaient conviées.
39:17On a vu la délégation
39:19à des socialistes.
39:19Ils étaient nombreux.
39:20Il y avait le premier secrétaire,
39:21le président du groupe
39:22et puis le candidat
39:23Raphaël Glucksmann
39:24chez les insoumis
39:25Manuel Bompard,
39:26la députée Manon Aubry
39:27et Paul Vannier.
39:29Il y avait les écologistes,
39:30Marine Tondelier
39:31et donc vous,
39:31Cyrielle Châtelain.
39:32Pour la droite,
39:33Bruno Retailleau
39:34et pour le Rassemblement National,
39:35pas de Marine Le Pen,
39:36pas de Jordan Bardella.
39:38Le maire de Perpignan,
39:39Louis Alliot
39:39et Edwige Diaz
39:41représentent telle partie.
39:42Alors, qu'est-ce qu'on en ressort
39:43de tout ça ?
39:44Alors déjà,
39:45premier indice,
39:45quand quelqu'un quitte la table
39:46assez vite,
39:47comme dans un dîner,
39:48c'est que visiblement,
39:48c'est pas bon.
39:49Voilà, ça ne lui a pas tellement plu.
39:50Bruno Retailleau, lui,
39:52il a autre chose à faire.
39:53Il y a tellement de monde.
39:56Le début de la réunion
39:57était tellement technique.
39:58Elle va durer longtemps
39:59et j'ai du travail.
40:00Vous partez donc plus tôt,
40:02monsieur Retailleau.
40:02Vous quittez la réunion
40:03avant la fin.
40:04Alors, ceux qui sont restés,
40:05apparemment,
40:06ils ont été plutôt déçus.
40:07Pas vraiment d'annonce,
40:09pas vraiment de décision,
40:10pas vraiment de discussion.
40:11Je vous propose d'écouter
40:12dans l'ordre
40:12Manuel Bompard
40:13pour Les Insoumis,
40:14Raphaël Glucksmann
40:14pour l'EPS Place Publique
40:17et Edwige Diaz
40:18pour le Rassemblement National.
40:20Le Premier ministre
40:21nous a fait perdre du temps
40:23et en nous faisant perdre du temps,
40:25il a fait perdre du temps
40:26au pays tout entier
40:29puisqu'il nous a présenté
40:30cette réunion
40:31comme une réunion technique.
40:32Quand vous êtes face
40:33à un mouvement social
40:33d'une telle ampleur,
40:35vous devez apporter
40:36des réponses politiques
40:37aux revendications
40:38qui sont formulées.
40:39D'abord par les lycéens
40:41puis ensuite
40:41sur la question
40:42du pouvoir d'achat.
40:43Et là-dessus,
40:44on nous a expliqué d'abord
40:45que ce n'était pas le cadre.
40:46C'était trois heures,
40:47je vous dis,
40:48où ils ont tenté
40:50de minimiser
40:50leurs responsabilités.
40:51Enfin, on a quand même
40:52M. le ministre de l'Intérieur
40:53qui nous dit
40:54que c'est inédit.
40:55C'est la première fois
40:55qu'on a affaire à ce public
40:57qui, si lui,
40:58il est surpris
40:59par ce qui se passe,
41:00qui nous laisse
41:00les clés
41:02de son ministère
41:03beaucoup plus vite
41:04que prévu.
41:06Cyrielle Châtelain,
41:07vous, vous y étiez,
41:08ça n'a servi à rien
41:09cette réunion ?
41:10Non, ça n'a servi à rien.
41:13On avait un,
41:16effectivement,
41:18ça a été très long.
41:19Très long ou très long ?
41:20Très long et très long.
41:21D'accord.
41:22Les deux.
41:22Les deux.
41:23Mais il n'y avait
41:24aucun élément d'information.
41:26C'est-à-dire que,
41:26généralement,
41:27on ne peut pas dire
41:28que ça sert souvent,
41:29mais au moins,
41:30on a des éléments
41:31d'information.
41:32Combien de compagnies
41:33avaient été mobilisées,
41:34où est-ce qu'elles
41:35avaient été affectées,
41:35quels étaient les ordres donnés,
41:37quels étaient les éléments
41:38de renseignement et les défaillances ?
41:40On n'a rien eu.
41:42Et d'un point de vue politique,
41:44c'est-à-dire que la question
41:45de comment on sort
41:46de la crise politique
41:47et la crise sociale
41:48qu'on est en train de vivre,
41:50là, la question a été évacuée.
41:52Parce que ça a duré longtemps.
41:54Ça a duré presque trois heures.
41:56Ça a duré très longtemps.
41:57Pendant trois heures,
41:57le Premier ministre
41:58et ses ministres
41:59vous ont raconté quoi ?
42:01Alors, globalement,
42:05déjà, il y a beaucoup
42:05de gens autour de la table.
42:06Donc, en fait,
42:07il y a les prises de parole,
42:08effectivement, du gouvernement.
42:09Il y a les prises de parole
42:10de l'ensemble des personnes
42:12qui sont conviées.
42:13Vous l'aurez d'une,
42:14on n'avait pas tous
42:15les mêmes avis.
42:17Même si on peut remarquer
42:18que la gauche avait fait
42:19une demande assez conjointe
42:21d'avoir des réponses politiques.
42:24Qui arriveront, donc,
42:25la semaine prochaine.
42:26Mais en fait,
42:27c'est incompréhensible.
42:28En fait, on a une manifestation
42:29samedi.
42:31Pourquoi attendre
42:32la semaine prochaine
42:33faire des annonces ?
42:33Enfin, ça n'a aucun sens.
42:35Est-ce que vous êtes inquiète
42:36pour ce week-end ?
42:36Pour la bonne tenue
42:37des manifestations de ce week-end ?
42:39Moi, là où je suis ressortie
42:40extrêmement inquiète
42:41de cette réunion,
42:41c'est-à-dire qu'on a un gouvernement
42:42qui est en incapacité
42:44de répondre à la crise sociale
42:47et à la crise politique
42:48par des propositions de fonds
42:51pour répondre à des demandes légitimes.
42:54Donc, oui,
42:54vous avez l'impression
42:55que l'exécutif est toujours
42:56dans une espèce d'urgence
42:58à rétablir l'ordre,
42:59à empêcher tout débordement
43:01et puis les revendications,
43:03la mobilisation lycéenne,
43:05la lutte contre la vie chère,
43:06on verra ça plus tard.
43:07Mais d'abord,
43:07rétablir l'ordre.
43:08Ce n'est même pas
43:08un sentiment d'urgence.
43:09C'est-à-dire que j'ai l'impression
43:10que le gouvernement
43:11n'a pas bougé depuis un mois
43:12et qu'effectivement,
43:13sa seule concentration,
43:14c'est les dispositifs
43:15de maintien de l'ordre
43:16avec un échec cuisant.
43:19Par contre,
43:19on n'a eu aucune explication
43:20aussi sur les raisons
43:21de l'échec
43:22qu'il y a eu samedi dernier.
43:24– Jordan Guitton,
43:25vous êtes inquiet, vous ?
43:26– Je suis inquiet.
43:28Depuis le début,
43:28nous, au Rassemblement National,
43:29on explique que ça se réglera
43:30dans les urnes dans six mois,
43:32en fait,
43:32cette crise politique,
43:36sécuritaire, budgétaire,
43:36un peu institutionnelle aussi
43:37avec cette Assemblée
43:38où il n'y a pas de majorité
43:39depuis deux ans.
43:40Et on explique donc
43:41que nous, ce qu'on veut,
43:42évidemment,
43:43c'est tenir d'abord
43:43notre congrès en ordre.
43:44On est un parti politique.
43:46On a toujours été respectueux
43:47de la démocratie,
43:48de notre République,
43:49dans notre histoire.
43:50Et donc, on se veut
43:51très enthousiastes
43:53sur notre congrès de samedi.
43:55Pourquoi un parti politique
43:56n'aurait pas le droit
43:56de se réunir ?
43:57On est aujourd'hui
43:57le premier parti de France
43:58avec 150 000 adhérents,
43:59avec des dizaines de parlementaires
44:01dans toutes les institutions,
44:02des milliers d'élus municipaux.
44:04Et donc, on a le droit
44:04de se réunir
44:05en tant que parti politique.
44:06Et moi, je me demande
44:07si la gauche a encore
44:08une once de respect
44:10de la démocratie dans notre pays
44:11puisque moi, personnellement,
44:12je me suis engagé en politique
44:12il y a 13 ans.
44:13Je n'ai jamais manifesté
44:14contre un autre parti politique
44:15et encore moins
44:16contre le congrès d'un autre parti politique.
44:17– Votre congrès va se tenir ?
44:18– On l'espère, évidemment.
44:20– Il me semble que la démocratie,
44:21c'est ça.
44:21Vous avez votre congrès,
44:22on aura une manifestation
44:23pour exprimer nos idées,
44:24nos propositions.
44:26Ça s'appelle la confrontation.
44:28– Que chacun manifeste en paix.
44:29– C'est normal.
44:30– Si ça ne finit pas
44:30comme samedi dernier,
44:31ce sera très bien.
44:32– Ça s'appelle la démocratie.
44:32En dehors de la manifestation,
44:34ce n'est plus une démocratie.
44:34– Moi, ce que je dis juste,
44:36c'est que nous,
44:37on ne comprend pas
44:38pourquoi des gens
44:38viennent manifester
44:39contre le congrès
44:40d'un parti politique
44:40en France en 2026.
44:42– S'agissant des appels
44:43à manifester de samedi
44:45qui, pour le coup,
44:48motif de mobilisation
44:49que la semaine dernière,
44:51avec, là encore,
44:51des craintes d'arrivée
44:54de pilleurs, de casseurs,
44:56est-ce que vous avez obtenu
44:57de la part de l'exécutif
44:58la garantie
44:59qu'il y aurait un dispositif
45:00policier suffisamment déployé
45:02en France ?
45:03Il est question de mettre
45:0420% de membres de force
45:06de l'ordre de plus
45:06par rapport à la semaine dernière.
45:08Est-ce que ça vous paraît
45:08être à la hauteur ?
45:09– Il n'y a rien qui ressort
45:10de cette réunion, en fait.
45:11On n'a eu aucun élément technique.
45:12Ma collègue est présidente
45:13de groupe au Sénat
45:14pour l'ORN
45:14et de vigilias l'a dit.
45:15Nous n'avons aucune garantie
45:17que ça se passera bien samedi.
45:18Enfin, on a quand même
45:19un ministre de l'Intérieur
45:20qui, mardi,
45:20lors des questions du gouvernement,
45:21a parlé de petite erreur.
45:22Une petite erreur
45:23qui crée 3 000 commerces détruits.
45:25À un moment donné,
45:25ce n'est pas une petite erreur.
45:26C'est une grosse erreur.
45:27– Vous avez noté
45:27qu'au moment où il le dit,
45:28il a déjà reconnu son erreur
45:31et c'est un peu d'ironie
45:32au moment où il le dit, non ?
45:33– Une ironie.
45:34Enfin, quand on est ministre
45:35de l'Intérieur de la France,
45:36qu'il y a eu 3 000 commerces pillés,
45:39je ne vous parle même pas
45:39de tout ce qui a été dégradé
45:40dans notre pays.
45:41On fera un bilan
45:42sur combien ça va coûter
45:43encore une fois
45:44aux contribuables français.
45:45Moi, je pense qu'il faut
45:46quand même que ça cesse
45:47et il faut évidemment
45:47que le ministre de l'Intérieur
45:48prenne ses responsabilités
45:49ainsi que ce gouvernement.
45:51On voit bien que ce petit conseil de classe
45:52là où le Cornu a réuni
45:53tous les partis politiques,
45:54ça n'a servi à rien,
45:55ça ne servira à rien.
45:56Nous, ce qu'on demande,
45:56c'est l'ordre pour ce week-end
45:57partout dans le pays.
45:58– Carole Guilherme,
45:59est-ce que vous aussi,
46:00vous vous dites
46:01que c'était un conseil de classe
46:02cet après-midi à Matignon ?
46:03– Non, absolument pas.
46:04D'ailleurs, vous voyez bien
46:05le théâtre politique
46:06qui se joue là
46:07et le jeu des oppositions.
46:09Des réponses ont été apportées
46:10par le gouvernement.
46:12Le déclenchement,
46:13si on retourne à la jeunesse
46:14de tout cela,
46:15on a des mobilisations lycéennes.
46:17Des premiers éléments de réponse
46:19ont été apportés
46:19par le Premier ministre,
46:21par le ministre de l'Éducation nationale.
46:22D'un côté,
46:23sur le remplacement des professeurs,
46:25de l'autre,
46:25en évoquant une adaptation
46:27de parcours sub,
46:28des rythmes scolaires, etc.
46:29Un certain nombre de choses
46:30et c'est ça la démocratie.
46:31D'ailleurs, que d'entendre
46:32qu'il y ait des dispositifs
46:33qu'il y ait avec le temps
46:34et besoin d'être améliorés.
46:36On attend d'ailleurs
46:37des propositions des oppositions
46:38de ce point de vue-là
46:39qu'on a peine à entendre
46:40et je ne crois pas
46:40que le destin de la France
46:41se joue exclusivement
46:42sur la seule question...
46:42– Moi, Krafel Glucksmann
46:43est venu à Matignon
46:44avec une liste de 10 propositions
46:45pour sortir de la crise.
46:47– Mais il y en a des propositions.
46:49– Je ne crois pas
46:50que la seule destinée de la France
46:52se joue sur la tenue exclusive
46:54du congrès du RN
46:55qui se tient à Orléans.
46:56– Justement,
46:57en dehors du congrès du RN,
46:58est-ce que la première urgence
47:00là pour l'exécutif,
47:01en fait,
47:01c'est d'abord d'éviter
47:03de nouvelles scènes de chaos
47:05comme on a vu samedi dernier ?
47:06– Évidemment,
47:07tout ce qui s'est passé,
47:08les images que l'on a tous vues
47:10et qui sont complètement déplorables
47:12du 17 octobre
47:14n'ont évidemment pas vocation
47:15à se réitérer.
47:17Donc la première réponse
47:18qui est attendue
47:19de la part du gouvernement,
47:20c'est un maintien de l'ordre
47:22qui soit suffisamment efficace
47:24pour la manifestation de samedi
47:25et celle du 5 novembre prochain.
47:27– Et justement,
47:28Cyril Châtelain,
47:29on a le sentiment
47:29quand on entend Christophe Béchut
47:32horizon à la sortie,
47:33il dit en fait
47:33que le préalable,
47:34c'est le retour au calme.
47:35Ensuite,
47:36on discute des revendications.
47:37Est-ce que finalement,
47:38le gouvernement ne se dit pas
47:39on va tester de voir
47:40comment ça se passe ?
47:41Parce que le gouvernement,
47:43vous voyez,
47:43il ne peut pas non plus céder
47:44quand il y a de la violence.
47:45Donc il peut se dire
47:46si tout se passe correctement,
47:47si les gens manifestent
47:48qu'il n'y a pas de débordement,
47:50là, ok,
47:50on pourra donner lieu
47:52à des discussions
47:53autour des revendications.
47:54Sinon,
47:55on donne le sentiment
47:55de céder
47:56après un week-end
47:57qui aura marqué
47:57de nombreux Français.
47:58Cela aurait été vrai
48:00s'il y avait eu,
48:02en fait,
48:03si d'un coup,
48:03on avait découvert
48:04les revendications
48:06samedi 17 octobre.
48:07Ça fait un mois.
48:09Ça fait un mois
48:10qu'on a des revendications lycéennes.
48:13Ça fait 15 jours
48:14que les représentants
48:15des lycéens
48:16demandent
48:16à être reçus
48:17à Matignon.
48:19Il faut
48:19l'appel
48:21à la mobilisation.
48:22Il faut 15 jours
48:24et justement,
48:24il faut 15 jours
48:25plus le fait
48:27que ça dégénère
48:28samedi
48:29pour qu'il soit reçu.
48:30En fait,
48:31en vrai,
48:31c'est catastrophique.
48:32C'est-à-dire que,
48:32oui,
48:33moi,
48:33ce que j'aimerais,
48:33ce que les Français aimeraient,
48:35c'est que quand on manifeste
48:36pacifiquement,
48:37il y ait des réponses
48:38du gouvernement.
48:39Ce n'a pas été le cas.
48:40Maintenant,
48:41il faut qu'ils arrêtent
48:42de sortir
48:43de cette vision
48:44des choses
48:44où ils pensent
48:45qu'en remettant
48:47de l'ordre,
48:47il faut qu'il y ait
48:49un maintien de l'ordre public
48:50qui permettent
48:50la manifestation
48:51et la sécurisation
48:52des commerces.
48:53Alors justement,
48:54puisque vous en parlez,
48:55moi,
48:55je me pose une vraie question
48:56ce soir.
48:58Manifesté est un droit.
48:59On se demande
48:59si ce week-end,
49:00ce n'est pas surtout un risque.
49:01Mais en fait,
49:02il y a une inquiétude...
49:03Enfin,
49:04la problématique
49:05de ce qui s'est passé,
49:07c'est que,
49:08justement,
49:08une des manières
49:09de contrevenir
49:10au droit de manifester,
49:11c'est que les personnes
49:13se demandent
49:14si elles peuvent
49:14aller manifester
49:15en sécurité.
49:16Ce n'est pas normal
49:17dans une démocratie
49:18d'aller manifester
49:19la boule au ventre.
49:20Parce qu'en fait,
49:21le droit,
49:22c'est une liberté,
49:22la manifestation.
49:23La liberté de s'exprimer,
49:24la liberté de se rassembler
49:26pour demander des choses,
49:28pour exprimer un avis.
49:29Et le fait qu'aujourd'hui,
49:30il y ait une inquiétude
49:31qui soit liée
49:32à la fois,
49:33effectivement,
49:34aux actes de pillage,
49:35mais aussi aux doctrines
49:37de force de l'ordre
49:38auxquelles nous n'avons eu
49:38aucune réponse
49:39qu'elles étaient
49:40les consignes données,
49:41où on a des départs
49:42de manifestation
49:43à Paris,
49:44à Bordeaux,
49:45à Nantes,
49:46à Grenoble,
49:46où on a des envois
49:47de gaz lacrypochènes
49:48pendant plus d'une heure
49:50au départ légal
49:52de la manifestation.
49:53En fait,
49:53il y a une incompréhension totale.
49:55Jordan Guitton,
49:56sur les manifestations
49:57de ce week-end,
49:57la préfecture de police
49:58de Paris,
49:59je ne sais pas si vous avez vu,
49:59a invité cet après-midi
50:00les commerçants
50:01à recourir
50:02à des agents privés
50:03avant samedi.
50:05C'est scandaleux.
50:06On voit bien
50:06que les commerçants
50:07ne sont pas du tout
50:07soutenus par ce gouvernement.
50:09Les commerçants,
50:09ils sont amenés
50:10à payer leurs impôts
50:11et leurs charges,
50:12à payer leurs assurances,
50:13à rembourser les dégâts
50:14de samedi dernier
50:14et on leur dit
50:15qu'il faut qu'ils payent
50:16des agents de sécurité privée.
50:17Mais dans quel monde
50:17on vit en fait ?
50:18D'où vient cette consigne ?
50:20La préfecture de police de Paris,
50:21c'est l'État.
50:21C'est scandaleux.
50:22D'où elle vient cette consigne ?
50:24Écoutez,
50:25en tout cas,
50:26il y a le gouvernement,
50:27le Premier ministre
50:28a indiqué
50:28lors de la séance
50:30de questions au gouvernement
50:31mardi et hier encore
50:33le fait que des personnels
50:35des forces de l'ordre
50:36allaient être mobilisés
50:37de manière supplémentaire
50:38justement pour faire en sorte
50:40que la prochaine manifestation
50:42ne ressemble en rien
50:43au débordement
50:44que nous avons pu constater
50:45le 17 octobre.
50:46Ensuite,
50:47je suis désolée,
50:48mais le gouvernement
50:49répond dans un premier temps
50:51sur les questions
50:52de maintien de l'ordre
50:53et dans un second temps,
50:55compte tenu des pillages,
50:56des dégradations,
50:57etc.,
50:58a indiqué à l'ensemble
50:59des commerçants
51:00et aux représentants syndicaux
51:02que des aides
51:03seraient octroyées.
51:05Donc,
51:05il y a une réponse
51:06en deux temps
51:06qui est faite aujourd'hui.
51:08On vit quand même
51:09dans un État
51:09où le gouvernement
51:10n'est pas capable
51:11d'assurer la sécurité
51:12des commerces
51:12en France en 2026
51:14avec le taux de cotisation
51:15qu'on est en train
51:15de discuter en ce moment
51:16à la soignée nationale.
51:17Moi,
51:17je me mets à la place
51:18des commerçants,
51:19je me dis qu'il n'existera
51:20plus de petits commerces.
51:22Il n'existera plus
51:23de petits commerces,
51:23mais de budget
51:24de manière générale
51:25depuis quelques semaines.
51:26Je ne sais pas si vous avez
51:26vu passer ce poste
51:27sur les réseaux sociaux
51:28d'Éric Larchevêque
51:29qui était l'ancien patron
51:30de Ledger
51:30qui est suivi par 100 000 personnes
51:32sur X entre autres.
51:33Voici ce qu'il dit ce soir.
51:34Si l'État ne peut plus
51:35nous protéger,
51:37alors nous allons
51:37arrêter de payer.
51:39C'est un peu ce que je dis
51:40sur le taux d'imposition
51:41de notre pays.
51:42On est les champions du monde,
51:43les champions d'Europe
51:43du taux d'impôt
51:44et en fait,
51:45on n'est pas capable
51:46de protéger des rues
51:47de commerçants
51:48dans notre pays.
51:48Déjà qu'il n'y a plus
51:49beaucoup de petits commerçants
51:50dans nos centres-villes.
51:51Avec ce qui s'est passé ce week-end,
51:52il y en a eu beaucoup de détruits.
51:53En fait, on va dans un monde
51:54où il n'y aura plus
51:54que des grandes surfaces
51:56avec des grosses structures,
51:58avec des agents
51:59de sécurité privés
51:59et tous les petits commerçants,
52:01ils ne pourront pas se payer
52:01un agent de sécurité
52:02sur 12 heures
52:03juste pour ouvrir
52:04et vendre quelques produits.
52:05C'est insupportable.
52:07Carole Guilherme ?
52:08Oui, alors je pense
52:08qu'il ne faut pas non plus
52:09dépeindre la France
52:10pour un pays
52:12complètement en déclin.
52:14Aujourd'hui,
52:14on a face à nous
52:15et il faut l'entendre,
52:16évidemment,
52:17et je crois que
52:18le gouvernement,
52:18de ce point de vue-là,
52:19a fait son mea culpa aussi,
52:21a provoqué cette réunion
52:22avec l'ensemble
52:23des forces politiques aujourd'hui
52:24pour entendre
52:25un certain nombre de choses
52:26et avancer,
52:27essayer,
52:27en tant que faire se peut,
52:29d'avancer dans un cadre
52:30de discussion démocratique.
52:32Il y a une première étape
52:33qui est évidemment
52:33de répondre
52:34à la manifestation
52:36de samedi
52:37et que l'ensemble
52:38des revendications
52:39puissent être
52:40d'un côté entendues
52:40et que,
52:41enfin, je comprends.
52:42Là, on a l'impression
52:42que ce week-end,
52:43c'est un petit confinement
52:44entre les couvre-feux,
52:45les manifestations interdites,
52:47le musée du Louvre,
52:48le musée d'Orsay,
52:49Picasso qui seront fermés.
52:50Les transports fermés
52:51à Marseille.
52:52Oui, voilà,
52:53les transports fermés
52:54dans le pays.
52:55de boutiques qui vont aussi
52:55descendre leur idole.
52:56Et oui,
52:56il y a des commerçants
52:57qui renoncent en fait
52:57à ouvrir.
52:58Je trouve que ça va être
52:59une drôle d'ambiance.
53:00Par rapport au message
53:00que vous avez envoyé,
53:02ça montre à l'inverse
53:02qu'on a un besoin d'État.
53:04Moi, j'en vois pas de message.
53:05Non, non, le message
53:06que vous avez lu, pardon.
53:06Ah, le message d'Éric Larchevêque, oui.
53:08Le message X que vous avez lu
53:09qui disent
53:09on va arrêter de payer, etc.
53:10Ça montre à l'inverse
53:11qu'on a besoin d'un retour
53:13de l'État, effectivement,
53:15d'un État qui sait être juste,
53:17répondre aux revendications,
53:19qui sait protéger.
53:20Et en fait,
53:20c'est un État
53:21qui depuis 10 ans
53:22est affaibli.
53:23En fait,
53:23on assiste au bilan
53:24d'Emmanuel Macron
53:26qui, en fait,
53:27a sa...
53:27Que vous avez élu ?
53:28Non, je ne vais pas élu.
53:29Ah, vous n'avez pas voté
53:30pour Emmanuel Macron ?
53:30Pardon,
53:31ce n'est pas 10 ans
53:32d'Emmanuel Macron.
53:33Bah si,
53:33c'est 10 ans d'Emmanuel Macron
53:34qui a vidé les caisses ?
53:36Moi, ce que j'ai fait,
53:37c'est que j'ai fait en sorte
53:37que l'extrême droite
53:38n'est pas vous convaincée.
53:39On ne va pas entamer tout de suite
53:41un débat sur la dette.
53:42Bon, il se trouve
53:42qu'elle a commencé
53:43à se creuser avant Emmanuel Macron.
53:45Absolument.
53:45Alors, si on regarde les États,
53:47mais on ne va effectivement
53:48pas venir sur la dette,
53:49mais il me semble quand même
53:50qu'il y a eu un creusement
53:51très fort.
53:51Mais ce que je veux dire,
53:51c'est que ça fait 10 ans
53:52qu'on a aujourd'hui
53:53un gouvernement
53:54qui est vide,
53:58un président
53:58qui n'a plus de légitimité
53:59dans sa parole
54:00et c'est extrêmement grave.
54:01Et enfin, je veux finir
54:02sur la question du déclin
54:04qu'a été élu démocratiquement.
54:05Il a été élu démocratiquement.
54:07Il n'a pas respecté son mandat.
54:08On ne va pas non plus
54:09refaire la présidentielle
54:10ni de 2017 ni de 2022.
54:12Deuxièmement,
54:13je voudrais revenir
54:13sur ce qui a été dit
54:14sur la question du déclin
54:15et sur le post X
54:16que vous avez lu.
54:17Moi, j'ai l'air souci.
54:19C'est très regardé.
54:20Vous aviez,
54:21il y a quelques minutes
54:22avant ce plateau,
54:23des discussions
54:23sur ce qui se passe en Europe
54:25et ce qui se passe dans le monde.
54:26Ce petit discours du déclin,
54:28il vient aussi
54:29de l'extrême droite
54:30ultra-libérale
54:31américaine.
54:32On voit bien
54:32qu'il y a une tentative
54:34de la part
54:35notamment des Etats-Unis
54:36ou de Poutine
54:38d'affaiblir l'Europe
54:39via la France,
54:40via ce discours-là
54:41et de soutenir...
54:43C'est précisément
54:43ce qu'on décryptait
54:44dans la première partie
54:45de l'émission.
54:45C'est pour ça que j'en fais référence
54:46et on voit que
54:47le représentant du Rassemblement national
54:49s'engouffre dans ce discours.
54:50On voit bien qu'il sert.
54:52Merci, c'est fini.
54:53Merci à tous les trois.
54:55Merci.
54:56Tout de suite,
54:56c'est Bourbon Express
54:57et le journal de l'Assemblée.
54:58Marco Pommier.
55:04Bonsoir, Marco.
55:05Bonsoir, Adélie.
55:06On commence avec une audition
55:07particulièrement tendue
55:08ce matin
55:09à l'Assemblée nationale.
55:10C'était l'audition
55:10de la ministre de la Culture.
55:11Oui, Catherine Pégard
55:12était entendue
55:13sur le budget 2027,
55:14notamment sur les crédits
55:16alloués
55:16à l'audiovisuel public.
55:18Le député LFI
55:19Emery Caron
55:20a dénoncé
55:20les 47 millions d'euros
55:22en moins prévus
55:23pour France Télévisions
55:24l'an prochain.
55:25En revanche,
55:26il a pointé du doigt,
55:27selon lui,
55:28la partialité
55:29du service public.
55:31On observe
55:32des informations orientées,
55:33des nominations politiques
55:34et des postes clés.
55:35C'est clair,
55:36le service public
55:37de l'audiovisuel
55:38n'aime pas
55:39Jean-Luc Mélenchon,
55:40ni la France Insoumise,
55:41ni ceux
55:42qui les soutiennent.
55:43Mais je le dis
55:44au cadre
55:44de cette audiovisuelle publique,
55:46soyez plus discrets,
55:48ça se voit trop.
55:49Et pendant son intervention,
55:51il a été interpellé
55:52plusieurs fois
55:52par la députée RN
55:54Caroline Parmentier,
55:55présente dans la salle.
55:56C'est là que le ton
55:57est monté,
55:58agacé.
55:59Emery Caron
55:59lui a reproché
56:00ses anciens articles
56:01dans Présent,
56:02un ex-quotidien catholique
56:03d'extrême droite écouté.
56:05Calmez-vous,
56:06Madame Parmentier,
56:07calmez-vous,
56:08calmez-vous.
56:08On sait que vous aimez Pétain,
56:10on sait que vous aimez
56:10la censure,
56:11on sait que vous aimez
56:12les fascistes,
56:13on sait que vous aimez
56:13les antisémites.
56:14Qu'est-ce qu'il y a,
56:15Monsieur Patrilitus ?
56:16Vous défendez
56:19suspension de séance.
56:20Alors la députée RN,
56:21Caroline Parmentier,
56:22n'a pas pris la parole
56:23pour lui répondre directement,
56:25mais Jérémy Patrilitus
56:26du groupe Horizon,
56:27lui, l'a fait accuser
56:28par Emery Caron.
56:29Vous l'avez peut-être
56:29entendu de défendre le RN.
56:32Monsieur Caron,
56:33vous avez jugé bon
56:34de nous traiter de fasciste.
56:36Alors, mais revenu
56:37cette citation,
56:39vous la connaissez sans doute
56:40parce que c'est un homme de lettres.
56:41Le fasciste,
56:42ça commence avec les fous,
56:43ça se réalise grâce aux salauds
56:45et ça se continue avec les cons.
56:46Je ne sais pas
56:47dans quelle catégorie
56:48vous appartenez,
56:48Monsieur Caron,
56:49mais ce qui est certain,
56:50c'est que la charge
56:50que vous avez portée
56:51contre l'audiol public,
56:52les mots que vous avez tenus,
56:54la manière dont vous avez qualifié
56:56les dirigeants,
56:57les salariés
56:58de l'audiol public
56:59est inique,
57:00odieuse et scandaleuse.
57:02Et finalement,
57:03l'audition a repris,
57:04mais l'ambiance
57:05s'est restée très tendue.
57:05On a même eu droit
57:06à une deuxième suspension
57:07de séance au cours de l'audition.
57:09On parlait des économies budgétaires,
57:11elles vont aussi concerner
57:12les anciens premiers ministres
57:13qui vont devoir
57:14un peu se serrer la ceinture.
57:16Oui, souvenez-vous,
57:17l'an dernier,
57:18déjà Sébastien Lecornu
57:19avait mis fin
57:20aux avantages
57:21à vie des anciens premiers ministres.
57:23Un décret avait limité
57:24à 10 ans
57:25après la fin
57:26de leur bail à Matignon,
57:27l'avantage voiture
57:28avec chauffeur.
57:29Oui, mais voilà,
57:30pour la députée LR
57:31Marie-Christine Dalloz,
57:3310 ans,
57:33c'est encore trop.
57:35Alors,
57:35cet après-midi,
57:35en commission des finances,
57:36elle a défendu
57:37un amendement
57:38pour diviser par deux
57:39cette durée.
57:41Les Français ne comprennent pas
57:42que 10 ans après,
57:43on ait encore un véhicule,
57:45un chauffeur
57:46et un secrétariat.
57:475 ans,
57:48c'est largement suffisant.
57:50Et les députés
57:51ont voté son amendement.
57:52Il faut dire
57:52que la facture
57:53commence à grimper.
57:55Les anciens premiers ministres
57:56ont coûté, regardez,
57:561,7 million d'euros
57:59en 2025,
58:00plus 8% en un an.
58:02Normal,
58:02ils sont de plus en plus nombreux.
58:03Ça a défilé à Matignon
58:05depuis la dissolution.
58:06Les anciens premiers ministres
58:07ne sont pas les seuls
58:08à bénéficier davantage
58:09quand ils quittent leur fonction.
58:10Il y a aussi, bien sûr,
58:11les anciens présidents.
58:12Et là,
58:13la facture va augmenter aussi.
58:14Oui, car dans 7 mois,
58:15ils ne seront plus 2,
58:16mais 3 anciens présidents.
58:18Nicolas Sarkozy,
58:19François Hollande
58:19et Emmanuel Macron.
58:21Alors,
58:21à l'Assemblée,
58:22on prépare déjà
58:23la prête-Élysée
58:24de notre futur ex-président
58:25dans une note consacrée
58:27au crédit
58:28dans le prochain budget.
58:29Marie-Christine Dalloz,
58:31chiffre à 2,3 millions
58:33en 2027,
58:34le coût des futurs
58:35bureaux d'Emmanuel Macron.
58:37Ça permettra aussi
58:38de payer le loyer,
58:40les charges,
58:40les collaborateurs,
58:41maximum 7
58:42et ses deux agents de service.
58:44Et ça,
58:44pendant 5 ans.
58:45Après,
58:45il y aura moins de collaborateurs.
58:47C'est moitié moins,
58:47après.
58:47C'est moitié moins,
58:48exactement.
58:49Après,
58:49on le rappelle,
58:49ces avantages,
58:50ils sont prévus
58:51pour tous les anciens
58:52présidents de la République.
58:53On apprend,
58:54par exemple,
58:54dans cette note,
58:55que François Hollande
58:56et Nicolas Sarkozy
58:57ont coûté,
58:58regardez,
58:581,4 million d'euros
59:00en 2025.
59:01Merci beaucoup,
59:02Marco.
59:03Merci à vous
59:04d'être venus ce soir
59:05dans chaque Voix Compte.
59:06Merci à Elsa et Thibault
59:08et merci à vous,
59:09chez vous,
59:09de nous avoir suivis.
59:11Je vous souhaite
59:11une excellente soirée
59:12sur la 8
59:13et demain,
59:13à 19h30,
59:14vous retrouverez
59:15Clément Méric.
59:15Bonne fin de semaine.
59:20Sous-titrage Société Radio-Canada

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