00:00Ce qu'on peut dire c'est qu'à la fois à Orléans on a Serge Gouard qui est un
00:03maire impeccable sur les questions de sécurité,
00:04le préfet du Loiret c'est Hugues Moutou qui là aussi est un préfet impeccable,
00:08donc on peut dire qu'il y a des gens aux manettes qui sont en mesure de répondre à l
00:11'événement.
00:12Après, j'entends absolument les arguments du Rassemblement National qui ne veut pas annuler le Congrès,
00:16j'ai les pires craintes, je vous le dis, sur la tenue de cet événement qui à mon avis va
00:20susciter des problèmes.
00:21Je ne vois pas comment on peut échapper à des problématiques d'affrontement entre des militants de gauche et des
00:26militants du RN.
00:26Si les politiques se mettaient en branle, bon sang de bois, si quand même un jour ces gens-là pouvaient
00:33prendre le danger qui existe en France
00:35et faire preuve d'un peu de courage ? Gérard Carreyrou.
00:38Oui, c'est un problème démocratique fondamental, nous sommes à six mois du premier tour de l'élection présidentielle.
00:45Si le Front National qui est donné par les sondages actuellement, le Rassemblement National,
00:52vous savez, pour beaucoup de gens, c'est toujours le même parti, quelque part sous un nom, qui a changé
00:57il y a quelques années.
00:58Mais si le Rassemblement National ne peut pas tenir, ne pouvait pas tenir son Congrès,
01:04mais ça serait la fin de l'idée d'un système démocratique.
01:07En pleine campagne présidentielle, le parti majoritaire, en tout cas selon l'ensemble des sondages, ne pourrait pas le tenir.
01:16Alors, il y a une chose que vous venez de dire, je souhaiterais que tous les candidats, et il y
01:21en a une trentaine,
01:22c'est pas rien, il y a 30 candidats à l'élection présidentielle, que les 30 candidats s'engagent solennellement
01:29pour dire « je veux que le Congrès du parti en question puisse se tenir, comme celui de tous les
01:38autres,
01:38en campagne électorale, à Orléans ».
01:41Mais s'ils ne le font pas, c'est quelque part qu'ils adhèrent.
01:46C'est une complicité objective avec ceux qui veulent l'empêcher.
01:51Pardonnez-moi.
01:51Pascal-Pierre Garbarini, mais M. Fort, il joue sa place, samedi, aux futures élections législatives.
02:00Autrement, il va à la NPE, qui n'existe plus.
02:03Bon travail, bon travail.
02:04Mais bon sang de bonsoir, pourquoi on n'interdit pas la manifestation ?
02:08Pourquoi elle n'est pas interdite ?
02:09Mais parce que c'est impossible.
02:11Comment c'est impossible ? Avec ce qui s'est passé le 17 octobre.
02:14Alors que l'on sait qu'aux manettes, il y a l'ultra-gauche, mais il faut arrêter de dire
02:19l'ultra-gauche.
02:20Il n'y a pas que l'ultra-gauche, il y a également LFI qui est aux manettes,
02:24puisque ça fait partie de son message électoral pour capter des électeurs, ces électeurs-là.
02:30Donc on sait qu'on est dans le chaos, point.
02:32Orléans est une ville paisible.
02:34C'est une ville en plus très attractive.
02:38Il y a un congrès qui se déroule du premier parti de France aujourd'hui.
02:43C'est-à-dire qu'il y a une majorité de citoyens français qui a décidé,
02:47non seulement de voter pour le RN, mais également d'adhérer au RN.
02:52Avec le 17 octobre, ce qui s'est passé, on s'aperçoit qu'il va y avoir une manifestation d
02:59'opposition à un congrès d'un parti démocratique.
03:02Dans une démocratie, avec les élections présidentielles qui arrivent, ils vont créer le chaos comme le 17 octobre et on
03:09n'interdit pas.
03:10Qu'est-ce qu'il faut pour interdire ? Il faut qu'il y ait trois personnes sur le carreau.
03:14Qu'est-ce qu'il se passe ?
03:16D'hommes qui ont peut-être un peu d'influence dans le pays.
03:19Édouard Philippe, que dit-il ? Il a été Premier ministre.
03:22Gabriel Attal, que dit-il ? Ils sont aux abonnés absents.
03:26Ils sont planqués.
03:27Ils sont lâches.
03:29Lâches pour la démocratie.
03:31C'est là qu'ils devraient parler, M. Édouard Philippe, qui est en train de s'effondrer parce qu'il
03:35est lié à la Macronie.
03:36C'est là que M. Attal devrait parler, pour les mêmes raisons, parce que lié à la Macronie.
03:41Mais ils sont aux abonnés absents.
03:43Vous avez remarqué que depuis le 17 octobre, on n'entend plus parler du Bloc central.
03:47Il n'existe plus dans les débats.
03:48Aujourd'hui, on entend la France insoumise et le Rassemblement national qui est audite sur ces questions.
03:54Mais ce qui se passe, c'est que la démocratie est attaquée à tous les niveaux.
03:57Nous avons vu que c'est impossible aujourd'hui en France de manifester pacifiquement.
04:01Sinon, il y a des débordements.
04:02On casse, on brûle, on pille.
04:04C'est impossible d'assurer la sécurité des concitoyens.
04:08Donc, qu'est-ce qu'on fait ?
04:09Il y a des boucles WhatsApp qui se montent pour que les gens organisent leur propre défense.
04:13Les commerçants, mais aussi les habitants.
04:15C'est tout à fait délirant ce qui se passe.
04:17Et il y a, en effet, comme vous l'avez dit, le premier parti d'opposition en France qui ne
04:21peut pas s'exprimer librement.
04:22Donc, tout ce qui fonde notre pacte social est en train de s'effondrer.
04:27Les années qui viennent vont être terribles.
04:29Et moi, je crains pour l'avenir de la démocratie.
04:31Je crains pour l'avenir de la démocratie.
04:32Pas forcément, mais je pense que ces gens-là...
04:34Nous sommes dans la conflictualisation permanente.
04:36Les éditorialistes parisiens, les commentateurs, les hommes politiques,
04:40ils devraient relire ce formidable poème de Martin Niemöller, qui est très connu.
04:46« Quand les nazis sont venus chercher les communistes, je n'ai rien dit, je n'étais pas communiste.
04:50Quand ils ont fermé les sociodémocrates, je n'ai rien dit, je n'étais pas social-démocrate.
04:54Quand ils sont venus chercher les syndicalistes, je n'ai rien dit, je n'étais pas syndicaliste.
04:58Quand ils sont venus me chercher, il ne restait plus personne pour protester. »
05:01C'est ça qu'ils devraient lire, M. Philippe.